30 septembre 2007

HOMMAGE à SIMON WIESENTAL

Hommage à Simon Wiesenthal :
Lancement de l’ouvrage "Antisémitisme - La haine générique"
26 septembre 2007 -
Une initiative conjointe de l’Unesco,
du Centre Simon Wiesenthal et de Verbe et Lumière.
Sur Le Site de : DESINFOS.COM

M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO a lancé
aujourd’hui l’ouvrage "Antisémitisme - La haine générique.
Tributs à la mémoire de Simon Wiesenthal" au Centre
à New York qui porte son nom.


"Le jour ou s’est exprimée la voix négationniste de la Shoah
à l’Assemblée générale des Nations Unies, à quelques rues
de notre Centre pour la Tolérance, l’Unesco - le bras des
Nations Unies en matière d’éducation -
soutient l’enseignement de la Shoah et le combat contre
l’antisémitisme", a déclaré M. Mark Weitzman, Directeur
du Groupe d’action contre la haine du Centre Wiesenthal
et co-éditeur du livre.

M. Shimon Samuels, directeur pour les relations
internationales du Centre Wiesenthal, basé à Paris et
co-éditeur, a beaucoup apprécié que l’Unesco ait accordé
son patronage à ce livre, et a accueilli M. George Pataki,
ancien gouverneur de New York, en précisant que "c’était
le premier livre sur l’antisémitisme jamais publié sous
le patronage d’une filiale des Nations Unies." Il a salué
M. Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, comme étant
"un leader mondial et un ami du peuple juif". M. Samuels a
souligné que " parmi les témoignages en l’honneur de
M. Wiesenthal, on remarque la participation de trois
personnalités musulmanes, celle d’un tzigane rom et celle
d’une survivante du génocide ruandais - chacun appliquant
les leçons du combat contre l’antisémitisme dans leurs
victimologies respectives..."

M. Matsuura a répondu en félicitant les Nations Unies pour
avoir décidé de créer un "Jour de la mémoire de la Shoah"
qui se déroulera tous les ans, et a souligné que
"la Communauté internationale avait une obligation morale
de préserver la mémoire de la Shoah... afin de rendre
hommage aux victimes et de veiller à ce que de tels
terribles actes ne se reproduisent jamais plus...
Ce livre cherche à mieux faire comprendre le phénomène
du racisme et de l’antisémitisme et à développer les moyens
d’actions pour les contrer et les maîtriser."

M. Matsuura a conclu : "Le Centre Simon Wiesenthal,
pour sa part, agit en tant qu’observatoire et système de
prévention. Il alerte le monde contre les faiseurs
d’antisémitisme et élabore les actions qu’il faut."


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SELON QUE VOUS SEREZ PUISSANT OU MISERABLE...

Selon que vous serez puissant ou misérable…
par Paul Lémand pour Primo
Par webmaster, samedi 29 septembre 2007 à 19:44

Sur Le BLOG de TERREDISRAEL.COM

Un animateur vedette de la chaîne France 2 se serait rendu
coupable d’agression vis-à-vis d’un de ses collaborateurs.
Selon une main courante déposée dans un commissariat
parisien, William Leymergie aurait tenté d’étrangler un
de ses chroniqueurs.

Les syndicats montent au créneau et dénoncent cette violence.
Jean Jacques Cordival, président du syndicat CGC média
déclare : « Ce n'est pas la première fois qu'un tel incident
se produit. … Cette fois ça suffit ! Il faut que la
direction prenne des mesures pouvant aller jusqu'au
licenciement, mais dans l'immédiat il doit être suspendu de
ses fonctions et de l'antenne. »

Le SNJ (syndicat national des journalistes) juge ce
comportement indigne du service public. « Cela fait des
années qu'on a des plaintes, que des salariés arrivent
dans nos bureaux en pleurs, qu'ils subissent des pressions.
Cet homme devient excessivement violent. Il n'est pas digne
du service public car l'image qu'il en donne est proprement
scandaleuse ».

Dans la journée de jeudi, la direction de France 2
"a décidé une mise à pied" et un retrait de l'antenne pour
15 jours de l'animateur-producteur de
l'émission « Télématin ».

Primo salue la rapidité exemplaire dont a su faire preuve
France 2 lors de cet incident. En effet, moins de 4 heures
après l’intervention des syndicats, la sanction tombe.

Primo tient à saluer également l’exemplarité morale des
syndicats de France 2, qui accusent William Leymergie
d’être indigne du service public car l’image qu’il en donne
est proprement scandaleuse.

Une autre affaire, que France 2 tente de passer sous silence,
a nui grandement à l'image de probité que France 2 se donne
à bon compte. C’est celle de l’affaire Al Dura, le fameux
« reportage » de Charles Enderlin.

Il a fallu 7 ans et plusieurs actions en justice –
et encore nnous ne sommes pas certains aujourd'hui de la
collaboration pleine et entière de France 2 – pour que
la chaîne de télévision livre les dessous de l’affaire,
à savoir les rushes contenant le "meurtre" du petit
Mohamed Al Dura filmé par Tala Abu Rahma et commenté
par Charles Enderlin.

N’en déplaise aux syndicats, l’exemplarité du service
public reste à prouver et la rigueur morale à trouver.
Cette rigueur morale ne doit pas se limiter à du
déclaratif mais doit être démontrée jour après jour,
et ce, concernant toutes les informations distillées
sur cette grande chaîne de service public.

Sans vouloir en quoi que ce soit dévaloriser la douleur
de Jean-Philippe Viaud, les conséquences du reportage
diffusé par France 2 sont autrement plus graves.

Il nous suffira de noter que France 2 bouge rapidement
lorsqu’un familier des sunlights est mis en cause et devient
étrangement statique dans d’autres dossiers.
L’effet « pipole », comme on dit de nos jours.

Dans cette société qui privilégie désormais l' information
immédiate à l’analyse honnête et réfléchie, il ne fait
pas bon être humble.

Cette mésaventure est l’occasion de réfléchir sur le
harcèlement moral ou physique et donc de revenir sur
un dossier dont Primo n'a cessé de se préoccuper
depuis quelques mois.

Les faits suivants sont avérés. Nous avons changé
le prénom de la victime et n’avons pas précisé le lieu.
Mais cet article a été envoyé par nos soins aux principaux
intéressés, les mettant au défi de contredire quoique ce
soit affirmé ci-dessous. Ils se reconnaitront.

Une employée à la bibliothèque municipale d’un
arrondissement de Paris, que nous appelerons Hélène,
bibliothécaire depuis 19 ans au moment des faits,
titulaire de son poste sur concours, s’occupe
particulièrement d’un fond consacré à l’Histoire,
notamment celle du judaïsme.
Cette section est appréciée des utilisateurs, le taux
d’emprunt est excellent.
A tel point que, le 12 juillet 2005, elle est félicitée
et promue d’un grade par la directrice des Affaires culturelles.

Le conservateur de la bibliothèque, qui soutenait ce projet,
décède le même été et une nouvelle directrice est nommée.
C’est le début des ennuis pour Hélène. Dès le mois de
septembre, la nouvelle directrice décide de rapatrier les
livres dans le catalogue général. Hélène ressent cela
comme une blessure personnelle. Mais au fond, jusque là,
rien ne s’oppose à ce qu’un responsable prenne de telles
décisions, fussent-elles injustes.

Ou plutôt, rien ne s’y opposerait si…

Car, dans les histoires de harcèlement moral, il y a
toujours un petit fait duquel tout le reste découle.
A l'automne 2005, Hélène essaie fort civilement de
plaider pour la continuation de son fond littéraire
auprès des autorités compétentes.
Elle défend son projet avec acharnement.

Au travail, Hélène constate que la situation empire.
Moqueries, agressions verbales de la part d’un de ses
collègues, obstruction caractérisée de la directrice
vis-à-vis des démarches d'Hélène. L’ambiance peu à peu est
plombée. Hélène est opiniâtre : elle veut conserver ce fond
judaïque et même l’enrichir.

Mais Hélène s’aperçoit que les livres de ce fond subissent
de régulières dégradations, certains étant jetés sans
autre forme de procès à la poubelle. Cette pratique est bien
évidemment rigoureusement interdite au sein des bibliothèques.

Les livres abîmés doivent être remis à un service central
et portés au pilon par des personnes assermentées.
Ceci pour éviter toute initiative personnelle s’apparentant
à de la censure, on le comprend bien. Un fonctionnaire
ne peut décider seul du destin de chaque livre.

Hélène se bat et dénonce cette pratique.
Le 3 décembre 2005, un de ses collègues, JM, responsable
des dégradations, la provoque et veut se jeter sur elle.
Il faut, pour l’en empêcher, la présence fortuite de
deux policiers qui proposent leur aide à Hélène.

Les autres collègues, pour certains courageux, ont porté
témoignage de ce fait. D’autres, la majorité, ont
préféré se taire et détourner les yeux.

C'est la victime que l'on condamne

Et, comme toujours en pareil cas, Hélène, l’empêcheuse de
tourner en rond, s’aperçoit qu’une partie du personnel
commence à lui tourner le dos. Rien ne pourra être prouvé
des multiples petites vexations qui vont suivre et qui vont
contribuer à faire de sa vie un enfer au quotidien.
C’est le traumatisme habituel décrit par les victimes
de harcèlement moral.

Pour éviter le saccage du fond qu’elle a contribué à monter,
Hélène interpelle le service central des bibliothèques et
son collègue prend connaissance de cette initiative.

Le ton monte. Les jours, les semaines se succèdent à
travailler dans une ambiance délétère. La directrice de
la bibliothèque prend ouvertement parti pour le collègue
auteur des dégradations.

Le 25 janvier 2006, un cap est franchi. JM s’en prend à
Hélène en l’insultant « « Débile ! »,
« Sioniste protégée de partout mais ça ne va pas durer ! »
« Ils font semblant d’être avec toi pour montrer qu’ils
sont avec les sionistes ».

Cette dernière phrase est appuyée d'un coup de pied d’une
grande violence, décoché avant qu'Hélène puisse s’enfermer
dans un bureau pour se protéger de l'agression.
Les ecchymoses sont constatées par la médecine du travail.
Il s’ensuit 8 jours d’interruption de travail.

Il faut ici préciser qu'Hélène souffre d’une polyarthrite
rhumatoïde très handicapante. Un coup violent dans le
genou d'une personne souffrant de cette maladie peut avoir
des conséquences dramatiques.

Les procédures de la mairie de Paris sont extrêmement
précises lorsqu’un tel incident se produit.

Il est prévu que, pour toute agression, un encadrant doit
faire remplir par la victime une fiche technique d’analyse
d’incident le plus rapidement possible après l’incident et
doit le communiquer, avec le nom de l’agent, au conseiller
en Prévention des risques Professionnels de la Direction.
Une copie de cette fiche doit être transmise au groupe de
travail "Prévention des agressions" de la Coordination
Centrale Hygiène-Sécurité-Ergonomie.

Le problème pour Hélène est que l’encadrant est, soit la
directrice de la bibliothèque, soit l’agresseur,
c'est-à-dire ses supérieurs hiérarchiques directs, ceux qui
lui font subir l'enfer depuis des mois.

Ils ont donc tout tenté pour faire obstruction à ses
démarches, jusqu’à freiner l’obtention des papiers pour la
Sécurité Sociale. Hélène a dû payer de sa poche les
premières consultations médicales.

De février à juin 2006, Hélène s’est battue, a tout tenté,
jusqu’à demander l’intervention du Maire de Paris, sans
obtenir aucune réaction. Une procédure est en cours devant
le tribunal administratif de Paris. Les syndicats,
interpellés, n’ont pas montré un réel enthousiasme pour
aider Hélène. Pourtant, la direction des ressources
humaines, en sa commission du mois de mai 2006,
a désigné comme principaux responsables la directrice
et le supérieur hiérarchique de Hélène.

Entre temps, et afin de calmer le jeu, Hélène s’est vu
proposé une simple mutation, ce qu’elle a refusé.

Le pire reste à venir.

Depuis cette agression, Hélène a été mise à pied. Elle ne
perçoit plus que 670 euros de salaire mensuel.
L’agresseur, à quelques mois de la retraite au moment des
faits, a bénéficié d’une promotion, ce qui lui a permis
de collecter des points supplémentaires.
Il s’agit d’une pratique courante dans les administrations.

Harcelée, frappée par un supérieur hiérarchique alors
qu’elle était en état de faiblesse dûe à une maladie grave
et invalidante, privée de ressources par une décision
inique, Hélène a vu son état de santé empirer.

Elle attend maintenant que le tribunal administratif veuille
bien statuer sur son sort. Nous sommes en Septembre 2007.
L’affaire date de presque deux ans, sans aucune réaction
des responsables administratifs, syndicaux et politiques.

Une décision humaine, normale, aurait été de proposer à
Hélène un soutien dans cette épreuve, la reconnaissance de
son statut de victime, une réparation et la condamnation
du fonctionnaire responsable des coups. La simple dignité
aurait commandé de prendre son parti plutôt que celui de
l’agresseur et auteur d’insultes gravissimes répétées.

Primo est conscient du fait que, dans tout harcèlement,
il y a des facteurs déclenchants qui échappent à la simple
logique cartésienne. Primo, qui connaît bien Hélène, sait
combien elle peut parfois être intransigeante et donc
agaçante pour certains.

Mais nous savons que cette intransigeance, elle se
l’applique aussi à elle-même. Nous aurions été bien heureux
de pouvoir en dire autant du milieu professionnel dans
lequel elle évolue.

Quelles que soient les circonstances et l’intensité des
animosités qui peuvent se créer dans le monde du travail,
le fait de frapper une personne plus faible et
hiérarchiquement inférieure reste et doit rester
inacceptable, et donc condamnable.

Ce qui motive les lignes qui précèdent n'est donc pas
seulement lié aux insultes antisémites qu'Hélène a subies
- inexcusables par ailleurs - mais à cette simple ligne
de conduite qui devrait rester la règle dans toute la
société et, a fortiori, dans la fonction publique.

Que serait la justice ?

La justice consisterait à rétablir Hélène dans ses fonctions,
à s'assurer qu'elle recoive les arriérés de salaire qu'elle
n'avait pas perçu jusqu'à aujourd'hui du fait de ce scandale,
à prendre des dispositions pour que les auteurs de ces
harcèlements et de l'agression soient clairement sanctionnés,
et qu'elle reçoive un dédommagement significatif en
reconnaissance du préjudice subi.

Primo, en relatant ce fait, s’attend à des réactions
politiques ou syndicales, voire à des plaintes pour
diffamation. Nous en avons l’habitude. Cet article a été
envoyé par courriel aux personnes concernées avec
possibilité pour elles de réagir, voire d’infirmer les
propos que nous tenons. Sur ce point, nous sommes tranquilles.

Mais décidément, Hélène n’a pas eu de chance.

Elle aurait dû travailler à France 2 au lieu de prendre soin
des livres dans une bibliothèque. Les médias et les
syndicats, voire les politiques, auraient certainement été
un peu plus réactifs et indignés... Très indignés !

Paul Lémand © Primo, 28 septembre 2007

Pour des raisons bien compréhensibles, il est préférable
de préserver l'anonymat d'Hélène. Vous pouvez cependant
lui manifester votre soutien et votre solidarité en lui
envoyant un courrier par voie postale uniquement.
Primo lui fera suivre.

Ecrivez à Hélène,
Primo Europe, BP 19, 94001 Créteil cedex.

29 septembre 2007

70 CABANES A JERUSALEM

70 cabanes à Jérusalem par le rabbin Jacquot Grunewald
Par webmaster, vendredi 28 septembre 2007
Et sur Le BLOG de terredisrael.com -

Or donc les nations dirent au Bon Dieu :
Si Tu nous avais donné la Tora, nous l’aurions observée
nous aussi ! Et bien soit, répondit Dieu...
Je vous propose une mitsva (commandement) facile : Allez
construire des soucot. Vous y habiterez la semaine
prochaine. Aussitôt, tous grimpèrent sur les toits (plats)
des maisons d’Orient et, joyeusement, montèrent les
cabanes de la fête. Mais au premier jour, quand les uns et
les autres s’apprêtaient à prendre le repas dans la souca,
il fut une chaleur insupportable... Jamais de tout l’été
il n’avait fait aussi chaud. Impossible de rester sous le
toit brûlant des cabanes rituelles ! Et le Midrash de
raconter que, fous de rage, les constructeurs ruèrent dans
les parois des soucot pour s’en retourner dans leurs
maisons en dur. Fin de l’épisode.

Ce texte, qui figure dans les premières pages du traité
talmudique Avoda Zara, veut sans doute reprocher aux
nations de proclamer trop vite... la mort de Dieu.
Les constructeurs ne comprenaient pas qu’on puisse leur
demander d’obéir à un ordre impossible à observer.
C’est donc, disaient-ils, que cet ordre n’existe pas.
Ou que le Donneur d’ordres est mort.

L’Histoire d’Israël, elle, commence avec Abraham à qui Dieu
annonce la naissance d’un fils, chargé d’une mission
essentielle et qu’Il demande de... mettre à mort.
Abraham ne comprenait pas. Il aurait pu, d’ailleurs, c’est
également un Midrash qui le suggère, refuser le sacrifice
en expliquant pourquoi il ne fallait pas obéir !
Mais il n’a pas, et jamais n’aurait proclamé la mort de Dieu.
Retour à la souca : Quand le soleil ou la pluie sont
excessives, rien n’oblige le fidèle à s’entêter outre
mesure pour accomplir la mitsva. Il regrette l’état
climatique des choses, rentre dans son appartement, fait
kidouch, et se dit que demain il fera moins chaud.
Ou plus sec. Et qu’alors il pourra obéir à la Tora.

La leçon figure dans le Choul’han Aroukh,
le code des lois rabbiniques. Quant à l’histoire des cabanes
abattues, elle n’a pas pour unique objet d’indiquer quel
doit être a contrario le comportement d’Israël. Les Sages
ont inventé cette fable parce que la conversion des nations
au culte du Dieu unique, la conversion de demain ! passe
par la fête de Soucot. Il nous plaît d’imaginer qu’elle
puisse dessiner une solution pour Jérusalem sur la terre
des nations... unies.

Soucot est l’une des trois fêtes bibliques de pèlerinage.
Sa parenté avec Pessah est évidente. Les deux solennités
durent une semaine et l’une et l’autre doivent rappeler
l’intervention de Dieu en faveur des Hébreux avant leur
installation sur la terre promise. Cependant Pessah est
une fête intime, réservée à Israël. L’agneau pascal,
mitsva essentielle du séder à l’époque du Temple,
ne pouvait être goûté par une personne étrangère au judaïsme.
Aucun autre Commandement n’a pareil statut. Soucot,
au contraire, est une fête universelle. Les soixante-dix
taureaux présentés sur l’autel pendant la fête avaient pour
objet d’obtenir le pardon en faveur des soixante-dix nations,
chiffre conventionnel pour désigner l’humanité dans sa
diversité. Le prophète Zacharie qui a assisté, lui, à la
reconstruction du premier Temple, fait un pas de plus.
En dépit des terribles souffrances que les goïm de son
époque ont infligé à Israël. Au dernier chapitre du Livre
qui consigne ses propos, il proclame que les "survivants
de toutes les nations qui auront marché contre Jérusalem,
monteront année après année, se prosterner devant le Roi
L’Éternel Tsevaot et célébrer la fête des Soucot".

Aujourd’hui, dans l’État d’Israël, plusieurs groupes
chrétiens, bannières et pancartes en tête, participent
pendant Soucot, au défilé joyeux qui, à l’appel de la
municipalité, fait le tour des murailles de Jérusalem.
Première étape de la prédication de Zacharie ?
Quoi qu’il en soit, elle exprime bien l’amour porté
à Jérusalem, l’espoir aussi, qu’elle met au cœur.

Jérusalem souffre d’un trop plein d’amour.
Certaines formes d’un fondamentalisme juif, mais surtout
les revendications de l’islam, sans oublier, bien sûr,
les demandes du Vatican pour un statut spécial des lieux
saints, expriment à leur manière la passion universelle
pour Jérusalem. Faut-il y répondre selon la leçon que
suggère Pessah ou Soucot ? La grande réunion de Soucot
en hommage à Dieu Un qu’annonce Zacharie pourrait inspirer
les hommes chargés de la politique, et surtout, en finir
avec l’image révoltante de la foi faite violence.
Elle pourrait permettre à la foi de féconder l’espérance.

Jacquot Grunewald
est l’auteur du livre Le bonheur de vivre à Jérusalem

28 septembre 2007

NICOLAS SARKOZY et LE DOSSIER NUCLEAIRE IRANIEN

Nicolas Sarkozy et le dossier nucléaire iranien
Editorial de la semaine du 29/09/2007

Par Guy Senbel pour Guysen International News

Jeudi 27 septembre 2007 à 23:

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de
nos lecteurs sur la question de la nucléarisation de l’Iran
qui fut au cœur de l’Assemblée générale des Nations Unies
mardi 25 septembre. Le ton ironique employé par les médias
peut laisser pantois ceux qui pensent que quelque chose
d’important est en train de se produire au Moyen Orient.
Lyrique, gaulliste, flou, humaniste, distant,
passe-muraille ou passe-partout…, tout a été dit pour
essayer de relativiser l’intervention de Nicolas Sarkozy,
quelques jours après avoir essayé de disqualifier les
propos d’un Bernard Kouchner que certains attendaient
plus dans un costume humanitaire que politique,
employant sans complexe ‘’des mots qui choquent’’.


Pourtant, les ‘’guerres humanitaires’’ existent bel et bien : au Kossovo, en Afghanistan, dans l’Est de l’Afrique, voire en Irak, les démocraties occidentales déploient des moyens énormes, non sans risques pour les responsables politiques qui les conduisent, pour que cessent les massacres, l’injustice des dictatures, le malheur des plus démunis. Il était bien cohérent que Nicolas Sarkozy propose son New Deal à lui : ‘’une meilleure répartition des richesses mondiales’’.

Les politiques de la terreur menées par les organisations extrémistes ou les dictatures trouvent toujours un écho favorable auprès de ceux qui n’ont plus rien à perdre, et pour lesquels l’espoir ne veut plus dire grand-chose. Le 20 septembre 2007 par exemple, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaïda appelait la branche maghrébine de son organisation à ‘’nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne qui ont fait leur retour en Algérie’’. Le lendemain, la dénonciation absurde et à peine voilée par Al-Qaïda d’un post-colonialisme incarné par la présence d’entreprises occidentales au Maghreb se traduisait par un attentat en Algérie contre un car transportant des techniciens d’une entreprise française de travaux publics… Le seul mort fut l’auteur de l’attentat… Si ‘’l’opération’’ n’avait pas échoué, le carnage prévu se serait produit.

L’idée d’un New Deal est belle, mais sa réalisation risque de prendre du temps, et en attendant qu’elle s’inscrive dans les mentalités des dirigeants de ce monde, et ce sera sans doute le rôle majeur de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, l’Iran aura accumulé suffisamment de matière fissile en 2009 pour fabriquer une bombe… Les deux résolutions du Conseil de sécurité, la 1737 et la 1747, adoptées à l’unanimité en décembre 2006 et mars 2007 ont légèrement affecté l’économie iranienne… Mais ni la Russie ni la Chine ne sont favorables à une troisième résolution.

Alors, n’en déplaise à ceux qui auront cherché à exploiter les différends entre un Bernard Kouchner engagé dans sa réflexion sur les dangers de la nucléarisation de l’Iran et un Président français tout autant déterminé à inquiéter le régime iranien, dont le Président Ahmadinejad a fait une nouvelle fois la preuve d’un cynisme angoissant en remerciant les travaux réalisés par l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, en confirmant les travaux très avancés du nucléaire iranien et en le décrétant ‘’clos’’… Voilà pourquoi Paris s’acharne à contourner l’ONU par des sanctions prises dans un cadre européen.

Promesse présidentielle tenue, la France a été cette semaine au rendez-vous de l’histoire. Au cours de la 62ème assemblée générale de l’ONU, Nicolas Sarkozy a montré qu’il ne mégote pas avec les risques de conflit et de prolifération nucléaire. Si Téhéran se dote de l’arme nucléaire, cela fera ‘’courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde’’.

Parce que l’Iran menace de rayer Israël de la carte, la seule démocratie moyen orientale, et parce que l’Iran nucléaire sera suivi par une Arabie saoudite nucléaire, une Egypte nucléaire, des pays du Golfe atomiques, une Turquie atomique. Parce que l’Iran et ses dirigeants, comme tous les dirigeants qui organisent leur pouvoir pour échapper au système démocratique sont imprévisibles, et refusent de prendre au sérieux les menaces occidentales.

Parce que le danger est réel, il était important que Sarkozy parle plus fort que le Président Bush sur le sujet, il était important que la principale puissance européenne montre aussi que le danger n’est pas régional mais global.

Israël aura réussi à passer avec efficacité un message que de trop nombreux chroniqueurs considéraient par trop alarmiste il y a six mois à peine. Le nucléaire iranien n’est pas le seul dossier vital pour l’avenir d’Israël, mais l’Iran constitue sans aucun doute le principal maillon d’une chaîne de la terreur qui maintient en otage les trois soldats enlevés par le Hamas et le Hezbollah il y a quinze mois.

Ce soir, en pleine fête de Souccot qui célèbre l’unité du
peuple juif, nos pensées vont vers Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser. Nos pensées vont aussi
vers tous les hommes d’influence, épris de justice et de
liberté, qui n’en n’ont peut-être pas encore fait assez
pour que le monde libre n’oublie pas qu’une résolution
de l’ONU a été votée pour qu’ils recouvrent,
il y a plus d’un an déjà, leur liberté.

Sur Le BLOG de terredisrael.com.

LE CONFLIT ISRAELO - PALESTINIEN

Le conflit israélo-palestinien -
Quelques repères historiques pour mieux comprendre
par Zvi Tenney
Par webmaster, vendredi 28 septembre 2007
Sur Le BLOG de TERREDISRAEL.COM -

La présence du peuple d’Israël en Palestine, Terre de Canaan,
remonte pour le moins à 1200 av. J-C et sa souveraineté sur
cette Terre date de l’établissement du Royaume d’Israël
en 1005 environ av. J-C. Pour ceux, que le récit biblique
laisse sceptiques, on rappellera que ce sont là des faits
attestés également par des vestiges archéologiques, tels
que la stèle du Pharaon Méneptah datée de 1210 av. J-C.
ou celle de Mesha, roi de Moab, datée de 830 av.J-C ou
encore celle de Tell Dan datée du 9eme siècle av. J-C.
Dans tous ces témoignages écrits il est fait mention,
comme dans la Bible, d’Israël parmi les Etats de cette
région, avec ses rois et ses combats, pratiquant la même
religion et parlant la même langue qu’aujourd’hui.

La destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586
av. J-C. et celle du Second Temple par les Romains en l'an 70
de notre ère, ne mirent pas fin à la présence juive en
Terre d'Israël. Depuis, la reconquête du pays devint
l'aspiration suprême du peuple juif dispersé.
Le "retour à Sion” est resté le fervent souhait exprimé dans
les prières quotidiennes et à l’occasion de toute
célébration nationale ou même familiale (la formule de
condoléances: “Puisse la reconstruction de Jérusalem
t’apporter réconfort “ étant caractéristique de cet
état d’esprit ).

Après l'invasion arabe, en 636, les juifs devinrent certes,
pour la première fois, minorité dans leur propre pays.
Mais au XVIIe siècle déjà, la population juive se renforça
à la suite de l'immigration provoquée par le faux messie
Shabbtai Zvi, de sorte que dès 1868 les juifs constituaient
la majorité de la population de Jérusalem.

Avec l'affaiblissement, puis l'effondrement de l'Empire
ottoman, les perspectives de “reconquête” de la Terre
d'Israël devinrent concrètes. Les espoirs frustrés de la
période des Lumières et l’aggravation de manifestations
d'antisémitisme en Europe (l’affaire Dreyfus étant parmi
la plus connue), convainquirent de nombreux juifs et
notamment Herzl, de la nécessité d’¦uvrer activement pour
le retour à Sion.

L'immigration juive en Terre d'Israël, qui s'intensifia dès
1881, contribua à un essor économique sans précédent.
Cet essor attira une immigration arabe massive en provenance
des autres provinces de l'Empire ottoman. Avant ces grands
mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle,
la Terre d'Israël, rebaptisée "Palestina” par l'Empire
romain (en référence à la présence des Philistins douze
siècles auparavant), était quasiment dépeuplée.”Un désert
parsemé de quelques bourgades”, c’est là le témoignage de
tous les archéologues, historiens et écrivains qui la
visitèrent à l'époque.

Après la première guerre mondiale, le Proche Orient qui était
jusqu’alors sous l’emprise de l’Empire ottoman fut découpé
pour créer les pays que nous connaissons aujourd’hui
(la Syrie, le Liban, l’Irak). Pour ce qui était de la
Palestine, sur ses deux rives du Jourdain,
la Société des Nations (source de la légitimité internationale
avant la création de l’ONU), décida en avril 1920, de la
destiner à la création d’un Foyer National Juif
“compte tenu des liens historiques du peuple juif avec
la Palestine“. Elle fut donc, à cette fin, confiée en Mandat
à la Grande-Bretagne qui devait mener à bien la mise en
application de cette décision.

C’est alors que commencèrent les pressions du monde arabe
pour torpiller ce projet : il était impensable pour ce
monde arabo-musulman que “les juifs puissent être souverains
en Terre d’Islam”, et qui plus est, en référence à” leurs
liens historiques à la Palestine “, liens que ce monde
dénie purement et simplement. Le Temple juif par exemple
n’est qu’un “mythe” pour les Arabes et ils sont tout à
fait sincères quand ils l’affirment.
Comme le fait remarquer Eric Marty (dans son livre
”Bref séjour à Jérusalem”, Gallimard 2003),
le Coran en effet ne parle pas du Temple juif,
il l’assimile à la “Mosquée très éloignée “ (al-Aqsa).
La Mosquée du même nom, construite quelques siècles plus tard,
en tient donc lieu et place puisque la seule nommée.
Cette torsion, ce retournement du temps des événements
bibliques sont d’ailleurs fascinants pour tout lecteur
non musulman du Coran, conclue Eric Marty.

En 1922, à la suite de ces pressions politiques, les Arabes
palestiniens se virent octroyer un Etat sur 80 % du
territoire de la Palestine mandataire, toute la partie
à l’Est du Jourdain qui pris le nom de Jordanie.
Le feu roi Hussein lui-même le répétait en toute occasion :
"La Jordanie est la Palestine”. Il ne restait donc pour
l’établissement du Foyer National Juif que la partie Ouest
de la Palestine, entre le Jourdain et la mer.
Mais les pressions politiques arabes ne cessèrent pas pour
autant. Elles devaient s’accompagner désormais d’actes de
violences sanglants contre la population juive,
le cas le plus tragique étant le pogrom de 1929 contre
la population juive de Hébron.

Décimés par la Shoah, les Juifs durent se résigner à une
deuxième amputation de leur pays en 1947 : bien que le plan
de partage de l'ONU ne leur attribuât que 10 % de la
Palestine mandataire, ils acceptèrent le compromis onusien.
Mais constants dans leur refus de toute possibilité d’une
souveraineté juive, les Arabes le rejetèrent et lancèrent
une attaque concertée pour détruire, le minuscule Etat juif
qui venait de naître. Sûres de leur victoire, les armées
arabes sommèrent leurs frères palestiniens de quitter
leurs maisons en attendant leur imminent et victorieux
retour. Ceux qui suivirent ce conseil et ceux qui fuirent
les combats menés par Israël pour sa survie, se groupèrent
dans des camps de réfugiés dans les pays arabes voisins.
Conscient de l’arme politique que constitue la souffrance
et la misère de ces réfugiés, le monde arabe s’est refusé
à faire quoique ce soit pour améliorer leur sort.
Israël pour sa part a donné asile à des centaines de
milliers de réfugiés juifs provenant de pays arabes.

A l’issue de cette guerre furent fixées les frontières de
cesser le feu de l’Etat d’Israël, l'Egypte s'emparant de
la bande de Gaza et la Jordanie de la partie occidentale
du Jourdain (rebaptisée "Cisjordanie”).Cette situation
durera de 1948 à 1967 mais aucun pays arabe n’accepta pour
autant de faire la paix avec Israël.
C'est d’ailleurs en 1964, trois ans avant la guerre des
six jours, que le Président égyptien, Nasser, créa l'OLP
(Organisation de libération de la Palestine) non pas pour
"libérer" la Cisjordanie et la bande de Gaza (alors,
comme précisé plus haut, sous occupation jordanienne et
Egyptienne), mais pour raser l'Etat juif et le
remplacer par une Palestine arabe sous égide égyptienne.
En 1967 l’Egypte pris l’initiative d’une attaque armée
contre Israël avec le concours de la Syrie et de
la Jordanie dans le but déclaré de le détruire.
Israël réussit à contenir cette offensive concertée,
repoussant ses attaquants au-delà du Jourdain et des
hauteurs du Golan ainsi que de la péninsule du Sinaï.

C’est alors que l’opinion publique occidentale adopta, dans
son ensemble, une attitude critique vis-à-vis d’Israël,
substituant à l’analyse des racines véritables du conflit,
une structure de pensée pertinente aux universaux
occidentaux en vogue, à savoir: colonialisme, invasion,
occupation, violation des droits de l’homme etc.
Un doigt accusateur était pointé sur Israël (qui n’avait
fait que se défendre contre une attaque qui visait à
le détruire), passant sous silence le refus permanent des
Arabes de négocier un quelconque accord de paix avec
l’Etat juif. Et pourtant, s’il en fallait confirmation,
en septembre 1967, le Sommet arabe réuni à Khartoum
décidait, officiellement et ouvertement, des fameux
trois "NON": non à la négociation, non à la
réconciliation et non à la reconnaissance d'Israël.

En 1974, l'OLP approuva le "plan par étapes", autrement dit,
accepter dans un premier temps l'établissement d'un Etat
palestinien en Cisjordanie et à Gaza pour faciliter la
destruction d'Israël. En 1993, le chef de l’OLP, Arafat
signa les accords d'Oslo puis expliqua peu après, dans
une mosquée de Johannesburg, que pour lui, Oslo n'était
que la répétition du pacte signé entre le prophète
Mohammed et la tribu qurayshite en 629 :
une trêve (houdna) signée en position de faiblesse pour
mieux vaincre l'ennemi, le temps venu. Fayçal Husseini,
dirigeant palestinien, célébré par les médias pour sa
“modération”, ne déclarait-il pas au journal égyptien,
”Al Arabi” du 2 juillet 2001 que les Accords d'Oslo
étaient “un cheval de Troie”, destiné à pourvoir les
Palestiniens d'une base territoriale pour conduire une
guérilla permanente qui devrait aboutir à la création
d'un Etat palestinien sur les ruines d'Israël ?

En effet l'Autorité palestinienne qui, en 1995, devint
souveraine sur la totalité de la population arabe de
Judée-Samarie et de la bande de Gaza, confirma très
vite ses véritables intentions : constitution d'une force
armée, incitation à la haine anti-juive et délégitimation
de l’existence même d’Israël dans les médias et dans les
écoles

La propagande arabe n’a pas eu grand mal à convaincre
l’opinion publique occidentale que les implantations juives
étaient la cause principale du conflit. Mais voilà, c’est
précisément après qu'Ehoud Barak alors premier Ministre se
soit engagé en Juillet 2000 à les démanteler, acceptant
l'établissement d'un Etat palestinien sur 97 % de la
Judée-Samarie et 100 % de la bande de Gaza que les
Palestiniens déclenchèrent “l’Intifada al-Aqsa”, une guerre
utilisant des bombes humaines explosant dans les
concentrations de population civile en Israël….
Les Palestiniens ne pouvaient accepter la seule condition
posée en contre-partie par Barak : ”La fin du conflit”.

Rien donc d’étonnant que le retrait israélien de la bande de
Gaza en Août 2005, n’ait rien changé à l’attitude
Palestinienne. Le Hamas, faction dominante de la société
palestinienne, déclare depuis et avec plus de force que
jamais: “le combat continuera jusqu’à la libération de
toutes les terres palestiniennes”. Son dirigeant Mahmud
E-Zahar, précisait au quotidien israélien “Haaretz”
(26/10/05): ”Les frontières de 1967 ne sont qu’une étape
dans notre combat, notre but est toute la Palestine qui
est Terre Sainte de l’Islam

Il est donc clair que c'est ce refus de l'existence même
d'Israël qui est la véritable racine du conflit
Israélo-palestinien. Eric Marty, dans son livre cité plus
haut, définit ce refus en ces termes : "L'un des scénarios
- et pas le moindre -de la guerre que livrent les
Palestiniens aux Israéliens a pour noyau métaphysique
l'effacement absolu de l'être juif en tant
qu'insupportable rival parce que dépositaire de l'origine."

C’est dire combien ardu semble être le chemin vers une
solution pacifique avec les Palestiniens. Il n’est
cependant pas démuni de toute ouverture d’espoir,
les accords de paix avec la Jordanie et l’Egypte en sont
la preuve. Mais pour cela il faudrait que se créent des
circonstances qui conduisent également les Arabes
palestiniens à une vision réaliste concernant la présence
incontournable d’Israël dans la région. Ce processus
pourrait, sans nul doute, être encouragé et accéléré si,
aussi bien en Israël que dans l’opinion publique
occidentale, ceux qui s’acharnent à considérer ce conflit
comme “une lutte anticolonialiste contre l’occupation et
l’oppression”, prenaient enfin conscience des véritables
données du conflit et les faisaient valoir, clairement
et sans ambages en toute occasion. N’est-il pas prouvé que,
c’est là, la façon la meilleure de s’acheminer correctement
vers la solution de tout problème aussi complexe soit-il ?

Zvi Tenney Ancien ambassadeur d’Israël

Sur le Blog de terredisrael.com

27 septembre 2007

NICOLAS SARKOZY HONORE YAD VASHEM

Nicolas Sarkozy honore Yad Vashem.

Par Caroll Azoulay
pour Guysen International News.

Lundi 24 septembre 2007 à 15:00


Le 25 octobre prochain, le président du Comité directeur de
Yad Vashem sera décoré de l’ordre de la Légion d’Honneur par
le Président français Nicolas Sarkozy.
Le lendemain, 26 octobre, Avner Shalev s’envolera pour
l’Espagne afin d’y recevoir le Prix Concorde décerné par la
Fondation Prince des Asturies.

C’est une première : le président français Nicolas Sarkozy
décernera au président du Comité directeur de Yad Vashem -
le Mémorial du souvenir des victimes et des héros de la
Shoah établi par la Knesset en 1953 -
Avner Shalev, la Légion d’Honneur.

Au cours de la cérémonie qui se déroulera, d’ici le mois
prochain, l’Élysée honorera "la personne qui a fait de
Yad Vashem un lieu de renom, d’échange mutuel
intergénérationnel pour les jeunes issus de tous les
horizons et de toutes les cultures".

"Cette prestigieuse distinction vous est accordée pour
l’extraordinaire travail que vous avez accompli à
travers le monde en faveur la transmission de la mémoire
de l’Holocauste" est-il précisé dans la lettre adressée
à A.Shalev par la présidence française.

"Elle représente la récompense accordée à un homme de paix,
symbolisant la tolérance et la sincérité".

La Légion d’Honneur sera remise à Avner Shalev le 25 octobre
prochain au Palais de l’Élysée.

Quelques jours avant, Yad Vashem s’était vu décerner le Prix
Concorde par la Fondation Prince des Asturies.

L’institution avait ainsi été choisie parmi 48 nominés
originaires de 28 pays.

"Outre le fait qu’ils expriment la reconnaissance de
l’importance du travail réalisé par Yad Vashem à travers
le monde, ces prestigieux prix internationaux montrent que
la mémoire de la Shoah a une profonde signification pour la
compréhension et la coexistence entre les familles des
nations, aujourd’hui et à travers les âges"
a indiqué A. Shalev en réponse à ce déluge de
distinctions honorifiques.

Nommé à la tête de Yad Vashem en 1993,
A. Shalev a, dès la prise de ses fonctions, tenté de
redéfinir la notion de perpétuation du souvenir de la Shoah
en introduisant des concepts novateurs, notamment dans le
domaine de la recherche et de l’éducation.

Cette démarche a conduit à la création de l'Ecole
Internationale des Etudes sur l'Holocauste,
le développement du Fond d'archives et bien sûr,
l'ouverture du nouveau musée en 2005.

Résolu à ce que la transmission de la mémoire de la Shoah
ne connaisse ni frontières politiques ni barrières
linguistiques, Avner Shalev avait inauguré en janvier 2007
le nouveau site internet en persan de Yad Vashem, alors
qu'au même moment, le président iranien Mahmoud
Ahmadinejad faisait des déclarations relevant du plus
pure négationisme.

Cette audacieuse initiative montrait là encore,
s'il était nécessaire, le dynamisme et l'esprit d'ouverture
du responsable de Yad Vashem.

GUYSEN " INTERNATIONAL NEWS "

26 septembre 2007

VOUS AVEZ DIT " GUERRE " MONSIEUR KOUCHNER

Vous avez dit "guerre", monsieur Kouchner,
vous n'avez pas tort... par André Glucksmann,
philosophe (Le Figaro)
Par webmaster, mercredi 26 septembre 2007 ?
Sur le Blog de terredisrael.com

Un mot suffit pour soulever la tempête.
Immédiatement les encriers des commentateurs entrent en
ébullition et les chancelleries d'Europe occidentale
publient leur désapprobation d'une façon fort peu
diplomatique.

En évoquant le risque de guerre qu'implique la volonté
iranienne de construire la bombe, et la nécessité de
s'y préparer afin de l'empêcher, Bernard Kouchner aurait-il
commis un blasphème témoignant de sa naïveté et de son
manque de métier ?

Il fut illico chapitré par ses collègues, Sergueï Lavrov à
Moscou ou D'Alema à Rome (« Non si debba parlare de guerra
in questo momento »). Idem à Berlin mezza voce.
Pourtant il faudra s'y faire, la « bourde », en apparence
intempestive du French Doctor, nouveau chef de la diplomatie
française, exprime une opinion méditée de longue date.

Lorsque, neuf mois avant l'élection présidentielle,
j'interviewais, en compagnie de Yasmina Reza et Pascal
Bruckner, le candidat Sarkozy sur les grands axes de la
politique étrangère qu'il entendait conduire, sa réponse
fusa claire et décidée : « La crise iranienne est sans doute
la crise internationale la plus grave actuellement. »

Un an après, le diagnostic est encore plus exact.
Que requiert cette gravité ? La « fermeté », répondait
le futur président, qui visiblement n'a pas changé d'avis.
Devant les ambassadeurs de France, réunis le 27 août 2007
à l'Élysée, il évoqua la terrible menace et souligna la
nécessité « d'échapper à une alternative catastrophique :
la bombe iranienne ou le bombardement de l'Iran ».

La « fermeté », nouvelle, de la France commence par une
réforme du vocabulaire, elle rejette les euphémismes et
les tabous linguistiques : si risque de guerre il y a,
il ne faut pas le scotomiser, mais au contraire le nommer,
en parler distinctement afin justement de tout faire pour
stopper l'escalade, avant « l'alternative catastrophique ».

Le moment est bien calculé, Bernard Kouchner jette son pavé
dans la mare des non-dits diplomatiques et prononce le mot
« guerre » à la veille de son voyage à Moscou.
Le destinataire n° 1 du message est son homologue russe qui
proteste, mais enregistre : si Moscou continue à bloquer
toute sanction effective, susceptible d'appuyer les
remontrances jusqu'alors platoniques du Conseil de sécurité,
la France s'emploiera, hors Conseil, à mobiliser
l'Union européenne qui draine plus de 50 % du commerce
extérieur de Téhéran.

À charge pour des sanctions économiques dures de tenter de
bloquer la spirale nucléaire iranienne. Bref,
Bernard Kouchner convie les Européens à passer outre aux
manoeuvres dilatoires de Moscou à l'ONU.

Lorsque le sage désigne la lune, les imbéciles contemplent
son doigt. Lorsque Kouchner parle de « guerre », nombre
d'Européens estiment qu'il s'agit d'un gros mot lâché tel
un coup de pistolet dans l'atmosphère feutrée des
négociations respectueuses.

La révélation de l'effort clandestin et illégal de l'Iran
pour franchir le seuil du nucléaire militaire date d'août
2002. Depuis, malgré toutes les confirmations de l'AIEA,
les négociations, menées principalement par Londres,
Paris et Berlin, n'ont abouti à rien.

Il est temps de peser franchement les risques. Y a-t-il péril
en la demeure ? Tous les experts s'accordent sur la capacité
technique de l'industrie iranienne : deux ou quatre ans
suffisent pour atteindre le point de non-retour.
Donc le temps presse. Mais la perspective d'un Iran nucléaire
suffit-elle pour que de toute urgence les démocraties se
mobilisent et interdisent, bon gré, mal gré, le
franchissement du seuil ultime ? Ou bien faut-il considérer
avec Jacques Chirac (janvier 2007) qu'une puissance militaire
nucléaire de plus ou de moins ne mérite pas qu'on se mette
martel en tête ?

Certes, la guerre froide est restée froide au sommet: 45 ans
durant, la dissuasion a bloqué l'escalade belliqueuse entre
les deux blocs. Pareil équilibre de la terreur n'avait
pourtant rien d'automatique. Les crises ont succédé aux
crises jusqu'à celle de Cuba (1961) où, témoignent les
archives américaines et russes, tout se joua au bord du
gouffre et manqua échapper à la prudence de Kennedy
et Khrouchtchev.

L'idée que la bombe iranienne serait sans conséquence pour la
paix du monde relève de la plus ignare des fantasmagories,
d'autant que l'Arabie saoudite, la Turquie, l'Égypte
n'entendent pas subir l'hégémonie nucléaire iranienne
sans, à leur tour, transgresser le traité de
non-prolifération (TNP). Attention aux dégâts !

Dans le mouchoir de poche d'un Proche-Orient aux frontières
mal définies, aux entrelacs communautaires, aux enjeux
théologico-pétroliers énormes, une guerre civile nucléaire
devient l'horizon que dessinent, fût-ce à leur insu,
les bricoleurs de Téhéran.

Le pot au noir irakien n'aura-t-il rien appris à personne ? On croit savoir ce qu'on dit en parlant de « guérilla, » « vietnamisation », etc. On se trompe. La guérilla espagnole contre Napoléon, les résistances antihitlériennes, les insurrections anticoloniales visaient en premier une armée étrangère, en deuxième lieu les « collaborateurs » et, à l'occasion, la population afin de la mobiliser par l'intimidation.

L'ordre des cibles s'inverse en Irak. Les GI's ne sont pas prioritaires : ils ont perdu 3 700 des leurs en quatre ans. Alors que dans les mois « chauds » on dénombre 3 000 victimes irakiennes, femmes et enfants d'abord, explosées non par les Américains, mais par la soi-disant « guérilla. » Si les Américains sont désemparés, c'est qu'ils affrontent un adversaire capable de tuer les siens à l'infini - plus j'en tue, plus tu perds. Impossible de protéger chaque Irakien contre ce terrorisme indiscriminé. Le chaos est plus fort que les hélicos, les tanks et le fric. On connaissait, en Russie, les stratégies de la « terre brûlée » qui firent le vide devant l'envahisseur.

Aujourd'hui des incendiaires homicides et suicidaires inaugurent la stratégie implacable de la population brûlée. Il ne s'agit pas d'une résistance à l'occupant, pas même d'une guerre civile, mais plus diaboliquement d'une guerre absolue contre les civils.

Rien là qui doive émouvoir nos mollahs iraniens, lesquels se déclarèrent, par la bouche du « modéré » Rafsandjani, prêts à la vitrification de 15 millions des leurs pour la gloire théologique d'avoir éradiqué l'entité sioniste, préliminaire obligé d'une chasse universelle aux croisés et aux infidèles.

Le sacrifice des siens et de soi, l'autodestruction systématique d'un peuple jusqu'à épuisement des fureurs obsidionales n'est nullement une pathologie inédite. Les cruautés collectives qui horrifièrent Montaigne, le sang, la dévastation et la mort que peignit Grimmelhausen rappellent que ces pestes sont européennes. Mais aucun des furieux ne disposait encore de nos joujoux atomiques.

Merci à Frederic Attali (Consistoire)

25 septembre 2007

LE CHOIX DU NOM DE LA FETE DE SOUCCOT

Le choix du nom de la fête de Souccot

La fête de Souccot doit son nom à la mitsva que nous avons de
siéger dans la soucca durant les sept jours de féstivités.
Pour autant cette célébration véhicule d’autres mitsvots qui
lui sont spécifiques. La mitsva du loulav où quatre espèces
sont unies pour ne faire qu’un seul bouquet en fait partie.
Malgré tout c’est la mitsva de résider dans la soucca qui a
été retenue pour désigner le troisième moment où les
enfants d’israël montaient à Yerouchalayim pour voir le
Beth Hamikdach.
Quelle est la raison ?
« Vivre dans la soucca » se distingue des autres
obligations propres à Souccot par le temps que nous
devons lui consacrer. Nous devons y manger, y dormir
et même y recevoir nos amis durant les sept jours de
festivités. De par elle-même la soucca doit être
construite avant Souccot.
Par contre la mitsva du « loulav » ne nous prend chaque
jour qu’un court moment. Ce bouquet peut même être
préparé durant Souccot.
Pour autant la vraie raison qui permet à la fête de
Souccot de porter le nom de la mitsva de la « soucca »
est la suivante.
En y vivant nous sommes enveloppés par ce commandement
durant l’ensemble des sept jours !
Le traité Yebamot (63a) enseigne qu ‘un homme se sent
accompli grâce à la maison où il habite. Que ce soit
au moment où il y demeure ou lorsqu’il est à l’extérieur.
Durant les sept jours de souccot nous puisons notre fierté
dans notre ralliement à cette « habitation provisoire »
qu’est la soucca. C’est donc d’une mitsva que nous
tirons notre force.
Le traité Avoda Zara (3a) souligne qu’habiter dans la
« soucca » est une mitsva facile à réaliser.
Cette démarche ne nécessite pas d’attention ou de
compréhension particulière. Il nous est juste demandé
de faire de cette « maison provisoire » notre chez nous.
La H’assidout nous offre une lecture plus profonde de
cette affirmation talmudique. En prenant la décision
d’être les défenseurs acharnés des commandements de
l’Eternel durant toute l’année, la largesse se déposera dans
toutes nos entreprises. Cette déclaration s’appuie sur les
propos du talmud (Avoda Zara 3a) : « La soucca (comme tous
les autres commandements) est un commandement (qui amènera
par sa réalisation) la facilité (dans tout) ! ».
Que D… fasse que les nombreux préparatifs à la fête
de Souccot nous permettent de vivre dès aujourd’hui
la venue de notre juste Machiah’.
Sur Le Site de EZRA : GENERATION GUEOULA.

24 septembre 2007

ISRAEL ... LORS D' UN RAID AERIEN ........

Israël aurait prélevé du matériel nucléaire
d'origine nord-coréenne en Syrie
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 24.09.07 | 11h17
• Mis à jour le 24.09.07 | 11h17
Sur LE SITE DE : DESINFOS.COM

Israël a détruit, le 6 septembre,
lors d'un raid aérien entouré de mystère, une usine secrète
d'armement dans la région de Deir-Ezzor, en Syrie.
Pour obtenir l'accord de Washington avant cette mission,
les Israéliens avaient auparavant envoyé des commandos
s'emparer de "matériel" d'origine nord-coréenne
"lié au nucléaire"., affirme le Sunday Times,
dans son édition du 23 septembre.

Selon le journal britannique, le matériel, saisi dans un
complexe syrien, a été examiné en Israël et proviendrait
bien de Corée du Nord. Israël surveillait le site syrien
depuis des mois, selon des sources israéliennes citées
par le journal, qui ne donne toutefois pas d'indications
sur la date de la mission effectuée par le commando
Sayeret Matkal, ni le type de matériel saisi.

Un responsable américain, cité sous le couvert de l'anonymat
par le Sunday Times, ajoute que le gouvernement américain
a cherché des preuves d'activités liées au nucléaire avant
d'autoriser l'attaque aérienne des avions F-15 de l'armée
israélienne. Le raid du commando israélien a été dirigé
directement par Ehoud Barak, ancien commandant de cette
unité d'élite, qui avait le site syrien en ligne de mire
depuis sa prise de fonction au poste de ministre de la
défense le 18 juin, précise le journal.

Les premières informations sur les liens entre Damas et
Pyongyang avaient été publiées par le New York Times et
le Washington Post, qui citaient des sources des services
de renseignement américains et israéliens. Cette thèse a été
rejetée par la Corée du Nord, qui négocie actuellement avec
la communauté internationale le démantèlement de ses
installations atomiques.

FERMETÉ AMÉRICAINE VIS-À-VIS DE PYONGYANG

La seule - et timide - confirmation israélienne du raid aérien
du 6 septembre est venue du chef de l'opposition
Benjamin Netanyahu, qui a dit à la télévision qu'il avait été
consulté avant l'opération et avait ensuite adressé ses
félicitations au premier ministre Ehoud Olmert.
De source autorisée à Washington, on a également confirmé que
les Etats-Unis avaient été consultés avant l'attaque,
ce qui démontre qu'il s'agissait d'une mission d'importance
et non d'un simple vol de reconnaissance, comme cela a été
parfois avancé. Il y a trois jours, le président
George W. Bush a refusé de répondre à des questions répétées
à propos de ce raid, mais la Maison Blanche a réaffirmé avoir
une "vue réaliste" de la Corée du Nord.

La Corée du Nord doit être totalement transparente sur son
programme d'armement nucléaire, a déclaré dimanche à
New York la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice,
alors que des informations se multiplient sur une possible
collaboration avec la Syrie dans ce domaine.
"Il y a beaucoup de questions auxquelles il faudra répondre
et nous voulons pouvoir donner des réponses sur tous les
aspects du programme nucléaire nord-coréen", a déclaré la
chef de la diplomatie américaine au début d'un entretien
à New York avec son homologue chinois Yang Jiechi.

Sur le Site de : DESINFOS.COM

23 septembre 2007

SOUCOT ou LA FETE DES CABANES

Souccot ou fête des cabanes

Le calendrier des fêtes de Souccot 2007

En Israel
Erev Souccot 26 Septembre 14 Tichri
Souccot 27 Septembre 15 Tichri
Hochana Raba 3 Octobre 21 Tichri
Chemi Hatséret/Simhat Thora 4 Octobre 22 Tichri

Hors d'Israel
Erev Souccot 26 Septembre 14 Tichri
Souccot 27 Septembre 15 et 16
Hochana Raba 3 Octobre 21 Tichri
Chemi Hatséret 4 Octobre 22 Tichri
Simhat Thora 5 Octobre 23 Tichri

Souccot, c'est quoi ?
Souccot est la fête des Cabanes est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive; elle est d'ailleurs appelée Époque du Réjouissement dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 du mois juif de Tishri (octobre) et dure sept jours, dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Chemini Atseret.

Elle rappelle : La protection particulière que l'Eternel accorda pendant quarante ans aux enfants d'Israël, depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée en terre promise.
Les cabanes que construisirent les Hébreux dans le désert.
Ces deux explications soulignent à la fois la protection générale qui s'exerce sur Israël, en tant que peuple témoin de la Révélation divine, et la valeur de chaque maison d'Israël au sens propre, comme au sens des différences approches identitaires.

Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Égypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par D... sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables.

Dès lors, il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur.
Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en Dieu et d'indifférence au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi) préconise de prendre les repas dans la Soucca, mais de n'y passer plus de temps que si le climat le permet, afin de ne pas dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.

Pendant Souccot, à l'époque du Temple, on offrait 70 taureaux pour faire expiation des fautes des 70 traditionnelles nations de la terre. Une manière d'associer l'humanité au jour de Kippour d'Israël.

Les symboles de Souccot : la soucca et le Loulav
Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.

La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toît en est l'élément le plus important. A défaut, une caravane sera utilisée. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.

Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav, ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

Il est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour se réjouir devant Dieu chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est-à-dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membres du Peuple d'Israël :
· le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;
· la myrte, odorante mais sans fruit ;
· le saule, sans odeur ni fruit ;
· le cédrat ou étrog, fruit savoureux au parfum délicieux,
où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Éternel (dixit la Thorah). Elle dit aussi de réunir ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du peuple d'Israël pour déclarer son attachement à Dieu.

De plus, ces quatre espèces évoquent les membres du corps humain : le cédrat, étrog, rappelle le cœur lieu de l'intellect (pour la Bible, c'est le cœur, et non le cerveau, qui est le siège des pensées) afin de mettre l'intelligence au service du Créateur, qu'Il soit béni; la branche de palmier évoque la colonne vertébrale qui soutient l'homme, afin que l'homme tende toujours vers Son service, béni soit-Il ; le myrte ressemble aux yeux, pour signifier de ne pas s'égarer après les désirs de son regard au moment des festivités; quant au saule, il symbolise les lèvres, car par la bouche l'homme pose la touche finale à son action, d'où la nécessité de mettre une bride pour ne pas se laisser aller au moment de la joie.»


La Soucca

le Loulav et l'etrog

le cédrat ou etrog


Quelques principes fondamentaux

On a l'obligation de manger dans la Soucca chaque fois qu'on prend un repas ou une collation constitué de céréales cuits (à l'exception des fruits et des boissons).

En accomplissant cette Mitsva, la personne doit réciter la bénédiction appropriée : " leychev bassoucca " : " Bénis sois tu , Eternel roi de l'Univers qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a donné l'ordre de nous asseoir dans la Soucca ".

Chacun de nous a l'obligation de manger du pain dans la Soucca le premier soir de la fête. Il faut qu'il y ait au moins Kebetsa de pain ; environ 30 grammes. On doit aussi s'efforcer d'y étudier la Thora chaque jour et de dormir uniquement dans la Soucca même si on ne fait que somnoler.

LES EXCEPTIONS
La loi étant que " la Soucca est comme notre propre maison ", il est des cas où on sera dispensé d'habiter dans la Soucca. Par exemple, une personne légèrement souffrante n'a pas besoin de dormir dans une Soucca. En effet, une telle personne n'aurait pas envie de rester dans sa propre maison si un endroit plus confortable lui était proposé. (O.H 640 :3, MB640 :6)

De la même manière, une personne incommodée par le froid ne doit pas dormir dans la Soucca. (Rama O.H 639 :2) On appliquera des mesures analogues aux autres inconforts tels que des insectes, une mauvaise odeur, bien qu'à priori il ne faille pas construire une Soucca dans un endroit où cela est susceptible d'arriver. (M.B 639 :31, O.H 640 :4)

La question qui se pose le plus fréquemment est : que faire s'il pleut pendant Souccot ?
Tant que la personne n'aurait pas quitté son propre domicile si la pluie y pénétrait, elle ne quittera pas non plus sa Soucca (Rama O.H 639 :5)

Toutefois la pluie, quelle qu'en soit la quantité, dispense de la Mitsva de dormir dans la Soucca car même un léger écoulement d'eau agace celui qui cherche à se reposer. A ce propos, une personne qui est à priori dispensée par la Hala'ha de rester dans la Soucca et y reste malgré tout n'accomplit aucune Mitsva et ne reçoit par conséquent aucune récompense. Elle est plutôt considéré comme un sot (Rama O.H 639 :7)

Les prières au Kotel à Hol Hamoed Souccot - Photos : Myriam
Les prières
KIDDOUCH du 1er soir de SOUCCOT
Ele moade Ado-naï mikrae kodech acher tikreou otame bemoadame.
Savri maranane.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam bore peri haguefen.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher ba’har banou mikol am veromemanou mikol lachone vekidechanou bemitsvotav. vatitene lanou Ado-naï elo-hénou moadime lesim’ha ‘haguime lessassone ett hag hassouccot haze
veete yom tov mikra kodech haze zmane sim’hatenou mikra kodech zekher litsiat mitsraim, ki vanou ba’harta veotanou kidachta mikol aamim, oumoade kodchekha besim’ha ouvessassone hin’haltanou.
Baroukh Ata Ado-naï mekadech israel vehazemanime.
(si on mange dans la souccah, on dira : Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher kidechanou bemitvotav vetsivanou lechev bassouccah.)
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam chee’heyanou vekiyemanou vehiguianou lizmane hazé.

Nétilat yadaïm :
on se lave les mains en se versant trois fois de l’eau sur toute la main droite, puis trois fois sur toute la gauche. on dit la bénédiction avant de les essuyer.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al nétilat yadaïm.
motsi :
le chef de famille dit la bénédiction avant de couper le pain et le distribue à l’assistance. chaque personne présente répond amen. on trempe le pain dans le miel avant de le manger.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam hamotsi lé’hèm min haarèts.

Souccah :
Pendant les sept jours de la fête, on se doit de ne prendre ses repas que dans la souccah. Si l’on consomme plus de 30g de pain ou de gâteau, on dira avant de s'y asseoir la bénédiction :
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lechève bassouccah.

Loulav : Pendant toute la semaine de Souccot, sauf Chabbat, chaque homme, femme et enfant s’efforcera d’accomplir cette Mitsvah exceptionnelle. On doit chaque jour agiter les "quatre espèces" ensemble durant la journée. On récite la bénédiction suivante. La première fois on dira également la prière de Chéhé’héyanou.
Bénédictions du Loulav : Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al netilat loulav.Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou lizmane hazé.


SIM’HAT TORAH
Sim’hat Torah est l’aboutissement d’un mois qui a enrichi toutes les dimensions de notre être. Nous nous sommes tenus dans la crainte, devant le Roi de l’univers et nous avons accepté Sa souveraineté. Nous avons reçu Son pardon et nous avons été purifiés par l’effet de Sa miséricorde. Nous avons alors éprouvé la joie de l’union avec la Divinité dans l’accomplissement de Ses Commandements.

Maintenant, c’est avec Sa Torah que nous nous réjouissons. Il est dit que la Torah elle-même se réjouit lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux sacrés et qu’avec eux nous dansons, l’érudit comme l’ignorant, ensemble, sans distinction aucune. Et pendant la danse, les rouleaux demeurent dans leur enveloppe de tissu traditionnelle. Car le temps alors n’est pas à l’étude.

La joie de Sim’hat Torah est bien au-delà de celle que nous pourrions retirer d’une compréhension intellectuelle. Ici encore, nous éprouvons le niveau sublime qu’atteint notre âme juive lorsque, réunis tous ensemble, nous ne faisons qu’un.

QUELQUES LOIS :
Chemini Atsérèt (hors d'Israel), nous prenons encore nos repas dans la Souccah, mais sans prononcer la bénédiction "Léchèv Bassoucah".

Sim’hat Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah mais dans nos maisons.
Le soir de Sim’hat Torah, nous accomplissons sept tours de la synagogue en dansant et chantant autour de la Bimah (table) avec les rouleaux de la Torah.
Le matin de Sim’hat Torah, on achève la lecture du cycle annuel de la Torah. Alors, immédiatement, est lue la première section, Béréchit, qui inaugure le cycle de la nouvelle année. Ainsi, demeurons-nous attachés de tout notre être à l’infinie sagesse de la Torah de D.ieu, la force éternelle qui nous porte depuis plus des milliers d'années.

source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia,
Site du Consistoire de Paris,
Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.

SUR LE SITE DE :TERREDISRAEL.COM

21 septembre 2007

YOM KIPPOUR

Yom Kippour
Le calendrier de la fête de Yom Kippour 2007 en Israël

Erev Yom kippour 21 Septembre
Yom Kippour 22 Septembre 10 Tichri

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Ecoutez le début de Kol Nidreï

Les dix jours de Techouva
Les dix jours qui vont de Roch Hachana à Yom Kippour
s'appellent les "Dix Jours de Techouva".
Techouva signifie "retour" vers Hachem.
On nous donne un sursis, une dernière chance pour nous
améliorer et montrer que nous regrettons le mal que
nous avons fait.
A Yom Kippour, le jugement final est rendu.

C'est un peu comme si un enfant était appelé dans le bureau
du directeur pour mauvaise conduite. Géné de se trouver
devant le directeur, l'enfant exprime ses remords.
Ce à quoi le directeur répond en disant:
"Je suis heureux d'entendre que tu regrette ce que tu as fait.
- C'est la première étape.
- La deuxième étape, c'est de te demander ce que tu vas faire
pour changer.
- Nous allons laisser passer une semaine et voir comment
les choses évoluent.
Si la situation s'améliore, nous oublierons cet incident.
Je sais que tu es décidé à prendre les choses en main.
Je suis sûr que tu trouveras un moyen pour empêcher que de
telles choses se reproduisent. Bonne chance."

Pendant ces dix jours, il est bon de donner plus de tsédakah,
charité que d'habitude.
Donner de la tsédakah montre que nous nous soucions des autres,
spécialement du fait qu'il n'est pas facile de donner son argent.
Même une petite somme est considérée comme une grande mitsvah !

Yom Kippour, c'est quoi ?
Kippour, appelé communément «jour du grand Pardon» est le jour
de la ferveur juive par excellence.
Ce jour de jeûne et d'abstinence appelle le fidèle à revenir
vers l'Eternel d'un cœur sincère et à se réconcilier avec
son prochain.

Au cours de cette journée passée à la synagogue,
chaque juif demande à D. de pardonner ses propres fautes
et celles de la communauté, mais seulement celles commises
à l'encontre de D. Lui-même.

Il faut demander individuellement pardon pour les offenses
commises à l'encontre du prochain (les fautes envers un être
humain sont considérées comme plus graves que celles
contre D.). C'est pourquoi il est préférable de commencer
le procédé de repentance bien avant Yom Kippour en
contactant ceux envers qui on aurait pêché tout au long
de cette année et de leur demander sincèrement de
vous pardonner.

Pendant ce temps, chaque être humain passerait devant D.
Qui décide alors de les inscrire dans le livre de la Vie
ou non. Pendant Yom Kippour, chaque juif demande donc
à être inscrit dans le livre de la Vie.

Cinq interdictions doivent être respectées
pendant Yom Kippour :
- Il est interdit de boire et de manger
- Il est interdit de se laver
- Il est interdit de se frictionner le corps
- Il est interdit de porter des chaussures en cuir
- Il est interdit d'avoir des relations intimes

La religion veut que les Juifs suivent, pendant Yom Kippour,
un jeûne de 25 heures, et respectent certaines règles
du Shabbat (par exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu).
A cet égard, Kippour est appelé également dans la
liturgie juive "le Shabbath des Shabbath".
Les enfants de moins de 13 ans ainsi que les personnes
malades et les femmes qui viennent d'accoucher dans les
trois derniers jours ne sont pas tenus d'observer le jeûne.

Au moment où sonne le Chofar, à la fin, le jeûne est terminé,
les portes du Ciel se referment et plus aucune demande
de pardon n'arrive à Dieu.

Le sens
« Quiconque dit je fauterai et Kipour me pardonnera,
le jour de Kipour ne pardonnera pas » (Traité Yoma 86b)

«Le repentir et le jour de Kipour n'effacent que les
fautes commises vis-à-vis de l'Omniprésent,
comme la consommation des mets interdits ou l'union avec
des personnes interdites, mais les fautes vis-à-vis de
son prochain comme le blesser, le maudire, le voler etc.,
ne sont pardonnées qui si l'on s'est réconcilié avec
l'offensé ; et même si l'on a rendu ce que l'on devait,
il faudra aussi se réconcilier, et même si le préjudice
n'est que moral, il faudra se réconcilier…
Et un homme ne sera pas cruel au point de refuser
son pardon à l'offenseur. Et au moment où l'offenseur
demandera pardon, on pardonnera avec un cœur sincère et
un désir de paix, car telle est la conduite d'Israël. »
(Rambam. Lois du repentir)

Les interdits et les obligations
Le jour de Kippour est marqué de cinq interdits qui
concernent les hommes et les femmes :
· Interdiction de travailler
· Interdiction de manger et boire
· Interdiction de se laver ou de s'enduire de crème
· Interdiction de mettre des chaussures de cuir
· Interdiction de l'intimité conjugale.

Rappelons et précisons les obligations pendant
le jour de Kippour :
- examen personnel.
- aller demander pardon.
- réparer les préjudices faits.
- ne pas travailler.
- jeuner

Le jeûne
Il faut jeûner en solide et en boisson.
La règle de nos Sages est simple : quand une personne est
malade, s'il y a divergence entre son avis et celui du
soignant pour savoir si elle peut jeûner ou non sans
mettre sa vie en danger, il faut toujours suivre l'avis
de la personne qui est la plus permissive car on ne peut
pas prendre de risque avec la vie.
Ne pas aller selon ces règles de santé est une
transgression grave, âvéra qacha.
Le malade qui doit boire ou manger le fera par petites
quantités : moins d'un oeuf, moins que la quantité qui
se placerait dans un côté de la joue.

On donne à manger aux animaux normalement.

Les enfants, jusqu'à l'âge de neuf ans
(avis du Rav Ôvadia Yossef) sont dispensés de l'obligation
de jeûne (eine 'hova). Ensuite, on les habitue progressivement
(léharguil) par quelques heures de jeûne jusqu'à l'âge de la
bar mitsva ou bat mitva où ils seront soumis au jeûne complet
comme les adultes.

Piqoua'h néféche (le sauvetage d'une vie, envers soi
ou autrui) do'hé tsom (repousse l'obligation de jeûne) et
celui qui ne respecte pas cette règle commet une
infraction très grave, âvéra qacha.

Le judaïsme choisit toujours la vie.

Conseils simples et efficaces
1. Boire beaucoup et régulièrement la veille.
2. Manger la veille des repas consistants et qui tiennent au
corps (riz, par exemple) et non pas des plats pimentés ou
de ceux qui donnent soif ou des lourdeurs ou
des gazs abdominaux.
3. Prendre dans le calme la séouda mafséqéte, le repas
avant le commencement du jeûne, qui est une grande mitsva.
4. De même, le repas après le jeûne et ne pas se ruer vers
des gâteaux et friandises.
Beaucoup commencent par prendre une tasse de thé chaud
et sucré et s'en portent bien. Ensuite, après une pause,
manger sans excès ce premier repas qui comporte des plats
nourrissants. Beaucoup apprécient de le commencer par une soupe.

Seder de Yom Kippour
Veille de Yom Kippour
- Allumage des lumières
- prendre un repas copieux repas avant le jeûne
- Allez entendre à la Synagogue Kol Nidreï qui ouvre
le jour de Kippour

Yom Kippour
- prières
- En fin de journée, cérémonies de clôture,
la Neila récapitule tout l'effort de techouva que
nous avons entrepris
- Cérémonie du chofar
- Arvit
- bénédiction de la lune.
- Repas
- on commence la construction de la Souccah


source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia,
Site du Consistoire de Paris,
Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.

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20 septembre 2007

LE JOUR LE PLUS LONG

Le jour le plus long
par Avraham AZOULAY
jeudi 20 septembre 2007 à 09:12

Sur Le Blog de terredisrael.com

En Israël, seule la fête de Rosh Hashana dure deux jours,
comme si nous avions besoin de plus de temps pour réaliser
nos erreurs, nous souvenir ou nous questionner.
L’émotion que nous procure à tous cette première fête de
l’année, est à chaque fois au rendez-vous. Elle est
rendue plus intense dès que retentit le cri poignant du
chofar, et ce grand frisson nous fait sortir d'un an
de torpeur et d'amnésie.

Ce sont des jours bien particuliers : Roch Hashana nous
enchante et nous envoûte, mais elle nous inquiète aussi
parce qu’elle nous projette dans les replis de notre
conscience, nous pousse dans nos retranchements les plus
intimes, , nous met face à nos responsabilités et à nos
manques aussi. Hélas oui, nous avons parfois flanché ;
souvent par faiblesse et négligence, quelquefois,
avouons-le par peur et par découragement.

A présent, comme des gamins pris en faute, conscients d'avoir
commis tant d’erreurs, nous avancerons, anxieux, vers notre
Créateur, réalisant que c’est ce jour là que tout va se
décider pour l’année à venir :
vie, santé, bonheur et prospérité.

Ce sera, pour nous tous l’occasion de retrouver notre
simplicité et d'admettre notre véritable dimension.
Après nos prières, le cœur meurtri et encore trop
lourd, nous nous rassemblerons autour d’un point
d'eau, endroit de vie, pour y jeter nos péchés.

Les débats, on le sait, seront houleux mais c’est emplis
de respect que nous accepterons toutes les décisions
issues de ce jour le plus long.

Que cette année apporte la liberté à nos soldats emprisonnés
et la lumière à nos dirigeants, qu’elle nous rapproche
malgré nos différences, que tous nos actes soient empreints
de grandeur et que tous ceux qui souffrent
trouvent le soulagement.

Quant à nos ennemis, nous réussirons à les paralyser ou les
anéantir, sûrement, en nous souvenant qui nous sommes
réellement, en réalisant nos promesses envers nous-mêmes
d'abord, envers les autres ensuite. Envers D.ieu enfin.

Shana Tova à tous et à toutes.

LES YEUX DANS LES YEUX

Les yeux dans les yeux par Avraham AZOULAY
Par AZOULAY, jeudi 20 septembre 2007 à 09:17.

L'examen d'admission est à présent terminé ;
Rosh Hashana est déjà derrière nous.
Rien de notre profil n’aura échappé au Grand Patron, ni
les expériences bonnes et mauvaises auxquelles on se sera
livrés cette année. Quel rôle compte t-Il donc nous
attribuer ? Jouera-t-on dans ce film dont le scénario
simple, sans rebondissements, mais oh combien captivant,
débouche sur un « happy end » ? Nous l’espérons de tout
notre cœur, comptant sur Sa grande mansuétude.

Car les dossiers des postulants se trouvent encore sur Son
bureau. Tant que Sa signature n’a pas été apposée, tous les
espoirs sont permis. Dans Son immense bienveillance, D. nous
permet même de passer l’épreuve de rattrapage. Nous avons
jusqu’à Yom Kippour pour nous y préparer. En s'assurant
le pardon de notre entourage, nous renforcerons nos chances
de parvenir au poste que nous désirons si ardemment occuper.
Aussi avant de nous rendre à ce face à face, il nous faudra
effectuer un nouveau marathon, un 110 mètres haies,
une course aux réparations.

Nul doute que tous ceux que nous avons blessés, offensés,
oubliés ou malmenés...répondront favorablement à nos
excuses. Bien sûr, il ne s’agira pas là d’un acte de routine
et il faudra prendre le temps nécessaire pour engager un
vrai dialogue, profond et sincère.

C’est l’occasion annuelle et inespérée de mettre de coté
notre satané orgueil, notre soi-disant honneur !
Quelques mots, de simples gestes d'affection, une ou
deux questions posées avec franchise, et voici que des
portes vont s'ouvrir. Certains attendent notre coup de
fil depuis des années et nous espérons tous avoir le courage
d'accomplir ce geste tant désiré. Laissons-nous donc aller,
pardonnons sans compter, sans aucune gêne ni retenue,
on a tout à y gagner…

Message personnel à tous ceux que je ne pourrai pas joindre :
J'ai reçu avant Rosh Hashana, une quantité de SMS
(comme vous sûrement)...La moitié d'entre eux n'étaient pas
signés, alors pardon si je n'ai pas pu vous répondre.
Bien sûr, avant les fêtes, j'ai contacté un grand nombre
d'amis, mais voilà que je me souviens déjà de tous ceux que
j'ai oubliés, pour mille raisons valables.
Veuillez me pardonner.
Et pardon encore à vous tous, relations professionnelles
et chers lecteurs si le P'tit Hebdo ne vous a pas toujours
consacré ni le temps ni l’attention que vous escomptiez.
Offrez-lui une autre chance pour cette nouvelle année,
il tâchera de ne pas vous décevoir. Lui pardonnez- vous ?

Merci. H’atima Tova

Sur Le Blog de terredisrael.com -

19 septembre 2007

INCITATION A LA HAINE

Incitation à la haine

Tournant important dans l'affaire al-Dura:
Tsahal réclame la vidéo intégrale de la scène,
C. Glick

Nul doute qu'il s'agit là d'une décision qui pourrait s'avérer
déterminante pour l'issue de cette affaire et
la reconnaissance du tort considérable qu'elle a causé à
l'image d'Israël.
Le fait que C. Glick, la célèbre éditorialiste du
" Jerusalem Post ", couvre ce développement, et prenne fait
et cause pour Karsenty, ajoute à l'espoir que nous sommes
très nombreux à caresser, à savoir, que la justice française
prenne enfin au sérieux les preuves indéniables, précisément
contenues dans la vidéo détenue par France 2, montrant
plusieurs mises en scène, moins dramatiques que celle
d'al-Dura, mais curieusement similaires, si l'on en croit le
témoignage de ceux qui ont pu visionner le document filmé.
Souhaitons que cette nouvelle conjoncture, plus favorable
que les précédentes, voie l'aboutissement favorable des
efforts et de la ténacité dont Philippe Karsenty a fait
preuve dans son combat pour qu'apparaisse enfin la vérité
dans cette affaire.
C'est ce que je lui souhaite personnellement.
(Menahem Macina).

Imprimer Envoyer à un ami
17/09/07.

Original anglais : "IDF demands uncut al-Dura tape".
Traduction française : Menahem Macina


L’armée israélienne de défense (Tsahal) est sortie de son
silence officiel sur une affaire qui remonte à sept ans,
et qui a été considérée comme une calomnie meurtrière
[1] à l’encontre de Tsahal et de l’Etat d’Israël.

Le 10 septembre, le commandant de Police adjoint du Bureau
du Porte-parole de Tsahal, le colonel Shlomi Am-Shalom,
a adressé une lettre au correspondant permanent en Israël
de la chaîne de télévision France 2, Charles Enderlin, à
propos du reportage réalisé par Enderlin,
le 30 septembre 2000, dont une séquence de 55 secondes a
été diffusée sur ce qui s’est passé au carrefour de
Netsarim au centre de la bande de Gaza, censée démontrer
que Tsahal aurait pris sous son tir l’enfant al-Dura,
alors âgé de 12 ans, et l’aurait tué.

Après sa diffusion exclusive, le même jour, France 2
offrit gracieusement la vidéo à tous les médias.
Le film, et le récit de la mort d’al-Dura prétendument
attribuée à Tsahal furent rapidement rediffusés dans
le monde entier.

En quelques jours, al-Dura devint un symbole de la guerre
palestinienne contre Israël. A plusieurs reprises, des
terroristes et leurs partisans ont évoqué son patronage
pour justifier leurs assassinats d’Israéliens,
de Juifs et de leurs défenseurs occidentaux.

Dans sa lettre, le colonel Schlomo Am-Shalom, demande
l’entièreté du film de 27 minutes, tourné ce jour-là
par le caméraman de France 2, Talal Abu-Rahma, ainsi que
la séquence filmée par le même le 1er octobre 2000.
Am-Shalom a demandé que les films, de qualité diffusable,
soient envoyés à son bureau, avant le 15 septembre,
dernier délai. Jusqu’ici, France 2 n’a pas encore déféré
à cette demande.

La démarche de Tsahal a pour toile de fond la bataille
juridique menée contre France 2 par l’observateur des
médias français, Philippe Karsenty, concernant la
couverture médiatique de l’affaire al-Dura.

L’année dernière, France 2 et Enderlin ont assigné en justice
Karsenty, qui dirige le site Web d’observation de la presse,
Media Ratings, sous le chef d’inculpation de diffamation,
pour une lettre, diffusée en 2004, accusant France 2 d’avoir
mis en scène le reportage sur al-Dura.

Karsenty exigeait également la démission d’Enderlin et de la
responsable de l’information, Arlette Chabot, pour leur
rôle dans la diffusion de ce bobard médiatique supposé.

En octobre 2006, un tribunal français donna raison à France 2
et à Enderlin contre Karsenty.

Le tribunal reconnaissait que Karsenty avait fourni des
preuves importantes indiquant que l’événement avait été
mis en scène. Toutefois, dans son jugement, favorable aux
plaignants, les juges dirent que les accusations de
Karsenty manquaient de crédibilité parce que,
affirmaient-ils à tort, ses accusations reposaient sur
une seule source.

Le tribunal soulignait aussi qu’aucune autorité israélienne,
ni l’armée – qui est pourtant la plus concernée -,
ni le [ministère] de la Justice, n’avaient accordé le plus
infime crédit aux allégations [de Karsenty] concernant
l’authenticité du reportage de France 2.

Dans sa lettre à Enderlin, Am-Shalom conteste l’assertion
des juges, en ces termes :
« Je dois faire remarquer [que leur affirmation] ne
correspond ni aux tentatives répétées, faites par Tsahal,
pour recevoir le matériel filmé, ni aux conclusions de la
commission d'enquête de l’armée [sur les prétendus tirs],
qui ont été largement diffusées dans les médias
internationaux et français. »

Am-Shalom donne le détail les résultats de l’investigation
de Tsahal concernant l’incident. Cette enquête fut
ordonnée par le Major-général Yom Tov Samia, qui était
alors Commandant en chef de la zone sud.

Citant Samia, Am-Shalom écrit :

« Le général a clairement établi que, d’après l’analyse de
tous les éléments recueillis sur les lieux, y compris
l’emplacement de la position de Tsahal, la trajectoire
des balles, l’endroit où se trouvaient le père
[Jamal al-Dura], et son fils, derrière un obstacle,
la cadence des tirs, l’angle de pénétration des balles dans
le mur derrière le père et son enfant, et l’heure des
événements, nous pouvons exclure, avec la plus grande
certitude, la possibilité que les tirs, qui ont apparemment
atteint l’enfant et son père, aient pu être le fait des
soldats de Tsahal, qui, à ce moment-là, se trouvaient à
l’intérieur de leur position fixe [au carrefour]. »

Am-Shalom note en outre que :

« Le général Samia a insisté auprès de moi sur le fait que
toutes ses tentatives en vue de recevoir les matériaux
filmés, pour les besoins de son enquête, ont été rejetées. »

Tsahal a un besoin urgent de cette séquence filmée, affirme
Am-Shalom, car
« elle a été réclamée pour le commentaire du jugement
du 19 octobre 2006 [contre Karsenty] sur cette question,
qui doit venir en discussion devant une cour d’appel
française le 19 septembre. »
Et d’ajouter :
« Ayant eu connaissance de ce qu’il y a eu des tentatives
de mise en scène médiatique d’événements [le même jour],
et comme un doute a été soulevé dans ce sens concernant le
récit disputé, nous avons demandé à recevoir les matériaux
susmentionnés afin d'en finir avec cet épisode et
de parvenir à la vérité. »

Dans le passé, Tsahal a hésité à prendre une position ferme
dans l’affaire al-Dura. A l’époque de l’incident,
le lieutenant-général Shaül Mofaz, alors chef d’état-major,
ainsi qu’Ehud Barak, alors Premier ministre et ministre de
la Défense, n’ont pas ouvertement soutenu l’enquête de Samia,
ni ses résultats.

A une date aussi récente que le 23 juin 2006,
le Brigadier-général Miri Regev, alors porte-parole de Tsahal,
déclarait encore au Haaretz :

« Je ne suis pas en mesure de décider si Tsahal est
responsable ou non de la mort d’al-Dura. »

Au lendemain du procès au civil de Karsenty,
l’an dernier, Tsahal a été l’objet d’une critique
considérable, tant en Israël, que de la part de groupes
juifs à l’étranger, pour son silence sur cette question.

Tandis que Tsahal gardait un silence officiel,
des enquêtes privées, réalisées au cours des années
écoulées par divers organismes de presse et des militants
sur le Web, ont gravement mis en cause la véracité
du reportage de France 2.

Ces investigations ont démontré que les prétendues
"attaques" de Tsahal contre des civils palestiniens ont été
ouvertement mises en scène par des caméramen et des
habitants palestiniens du lieu, durant toute la journée
où al-Dura aurait prétendument été abattu,
au carrefour de Netsarim.

Am-Shalom a adressé des copies de sa lettre au général Samia,
au Major-général Dan Harel, qui prend ses fonctions comme
chef d’état-major, au représentant de France 2 en Israël,
au président de la chaîne France 2, et à Philippe Karsenty.

Caroline Glick
© Jerusalem Post.

DESINFOS.COM
18 septembre 2007 - Caroline Glick |
Jerusalem Post
-Traduction française : Menahem Macina

MICHEL DRUCKER , PAS SI GENTIL QUE CA

Michel Drucker,
pas si gentil que ça par Anne Fulda

Par webmaster, mercredi 19 septembre 2007.

pour le site Figaro.fr
Sur Le Blog de : terredisrael.com

«J'ai découvert que des gens qui m'ont fait rêver sont parfois
les plus grandes impostures de ce métier. Je ne sais pas si
j'ai bon goût, mais j'ai le dégoût très sûr », tranche
Michel Drucker.
L'animateur, que l'on ne qualifie plus depuis belle lurette
de « gendre idéal », vient de fêter ses 65 ans et commence
à regarder dans le rétroviseur. Dans quelques semaines,
il publie un livre de souvenirs dans lequel il revient sur
ses origines, notamment sa judaïté, si longtemps mise de côté

Un grand gâteau envoyé par un admirateur lillois trône sur
la table basse de son bureau de l'avenue Gabriel, à Paris.
Recouvert de crème Chantilly et de petits cyclistes en
plastique, il est surmonté de cette inscription en lettres de
sucre : « Bon anniversaire, Michel ». Cela ne l'attendrit
pas outre mesure. « Enlevez-moi ce gâteau. Il a l'air de
dater de quelques jours. On risque l'intoxication »,
lance Michel Drucker, qui n'est pas du genre à prendre
des risques inconsidérés avec sa santé.
Hypocondriaque et fier de l'être, l'animateur, qui a survécu
à six présidents de la République, est un grand angoissé.
Il est terrifié à l'idée qu'un petit grain de sable,
« un pépin de santé », puisse venir gripper une machine aussi
bien huilée que la sienne. Il prend son pouls et sa tension
chaque matin. Traque toute anomalie de manière obsessionnelle.
Surtout en ce mercredi 12 septembre, jour d'enregistrement
de son émission dominicale, et date de son 65e anniversaire.
L'« événement » le trouble. Au point de rendre l'antenne
un quart d'heure avant la fin -
« C'est la première fois que cela m'arrive » -
et de multiplier les allusions à son âge pendant l'émission.
Soixante-cinq ans, c'est largement l'âge de la retraite,
normalement. Mais ce mot est tabou pour cet homme qui n'a
qu'une obsession depuis qu'il « fait » de la télévision :
ne pas décrocher. « Comment faire pour durer ?»,
a-t-il demandé il y a quarante-trois ans à Desgraupes
et Zitrone. Il aurait pu demander « Comment faire pour
ne pas mourir ? » tant il est évident que cet être à fleur
de peau, qui a toujours le trac avant une émission, sait
très bien que le jour où il quittera le petit écran,
ce sera fini. « Y a-t-il une vie après la télé ? Non.
C'est comme la politique. Regardez Chirac,
dans quel état il est. »

« Hors de question », donc, qu'il arrête. Hors de question
de sortir du « cercle magique », car « l'oubli arrive à
une vitesse phénoménale ». Si jamais, comme en 1990,
on décide de se passer de ses services, il fera de la radio,
un livre. Et du sport, aussi. « Le sport me sauvera »,
glisse-t-il, dans un souffle, comme s'il était un grand
malade en sursis. À sa manière, il l'est. Drucker est un
drogué. Drogué de télé. Drogué de travail.
C'est un monomaniaque du petit écran. Accro à la notoriété,
à l'hyperactivité. Voulant tellement en être. Pouvoir
être toujours sur la brèche, à tu et à toi avec le
président de la République comme avec Zidane.
Avec Johnny comme avec Michel (Sardou).

Drucker a compris depuis longtemps les règles qui régissent
le monde de la télévision. Depuis cet été 1968, où il a
été remercié pour avoir fait grève et avoir défilé aux
côtés - on ne se refait pas - de Sartre, Montand et
Signoret, il sait que la télévision est un monde où
« la vedette, c'est la télévision et pas le présentateur ».
« Il faut le savoir pour s'y préparer. J'y suis préparé
mais je ferai tout pour que ça n'arrive pas. » Tout plutôt
que de s'arrêter. Tout plutôt que d'affronter le vide.
À l'entendre parler de sa carrière mille fois racontée,
de ses « maîtres », de sa femme, de sa belle-fille,
de ses chiens (« J'ai récupéré des animaux de la
téléréalité qui ont un QI supérieur à celui de beaucoup
de candidats de»Secret Story* »), on se demande s'il
n'est pas, au fond, sous ses airs aimables,
devenu un peu misanthrope.

Et on se dit qu'il serait un client de rêve pour un analyste,
tant le poids de son enfance a été écrasant, prégnant, et
sa quête d'amour et de reconnaissance, évidente.
« Je voulais aimer pour être aimé », affirme-t-il en
narcissique assumé qui dit s'être « soigné tout seul »
après avoir été déclaré « inapte à toute activité
intellectuelle » par un psy que son père l'avait envoyé voir.
Et d'ajouter, oui, lui, le gentil Michel : « Je fuis les
psys et ce n'est pas les deux années que j'ai passées avec
Gérard Miller qui m'ont fait changer d'avis ! »

Tiens ! Ce que certaines mauvaises langues chuchotent en vous
demandant de garder l'anonymat, serait-il donc vrai ?
Drucker ne serait-il pas si gentil que cela ?
Son image lisse, si lisse,
pourrait-elle un jour être écornée ? La question revient
sans arrêt. Cela fait des années que l'on veut déboulonner
sa statue de commandeur audiovisuel. Et des années qu'il
répond qu'il est peut-être gentil, mais pas bête.
« J'ai fini par grandir. Je sais qui est qui.
Je connais les fausses valeurs du métier, les faux hommes de
gauche. J'ai découvert que des gens qui m'ont fait rêver,
parmi les plus adulés, sont parfois les plus grandes
impostures de ce métier. Je ne sais pas si j'ai bon goût,
mais j'ai le dégoût très sûr. » Il ne donnera pas de noms,
mais c'est dit. Envoyé, même. Sur le plateau, sous les
suntlights, Drucker joue les garçons polis. Il célèbre la
grand-messe de la proximité. People de tous bords,
unissez-vous, serrez-vous les coudes !
Il fait obligeamment passer les plats, met en valeur ses
invités, laisse ses jeunes chroniqueurs apporter la note
de piment nécessaire.
Mais, en coulisses, il n'en pense pas moins.

Il avoue même pouvoir être cynique. Il a compris, enfin, que
le téléphone sonne surtout à la rentrée, « à l'heure des
promos ». Il a compris que, dans le métier, la règle d'or,
c'est « passe-moi le sel et je te passe le poivre ».
Et il excelle dans l'exercice, déployant un sens politique
qui n'est pas mince pour tenir la place, « se débrouiller
pour qu'on ne lui pique pas ses parts de marché », comme
s'amuse le producteur Jean-Pierre Cottet, qui l'installa
dans la case du dimanche après le départ de Jacques Martin.

Toujours en bons termes avec les puissants sans pour autant
écraser ou charger les sortants, à qui il n'oublie jamais
de rendre hommage, Drucker - qui se définit comme
« le plus jeune des vieux » et se targue d'avoir su créer
« quelque chose entre le pays et lui » - est désormais
convaincu que certains de ses invités « ne continueraient
pas à remplir les salles » sans lui.

Faiseur de rois, fabricant de proximité bonasse,
il attire désormais sur son plateau, si fédérateur et
consensuel, de nombreux hommes politiques, devenus, selon
lui, de « véritables pop stars ». Ils viennent ainsi
s'ajouter aux centaines de noms et de téléphones portables
qui se bousculent dans son carnet d'adresses.
Lui le journaliste - carte de presse n° 22177 -, qui, quel
que soit l'invité, a toujours tout vu, tout connu,
tout vécu aux premières loges.

Michel Drucker a désormais des allures de pater familias
du PAF. Et, d'ailleurs, il commence à regarder dans le
rétroviseur. La mort de son frère, Jean, l'ancien PDG de M6,
n'y est pas pour rien. Dans quelques semaines, il publiera
un livre de souvenirs.
Titre :
Mais qu'est ce qu'on va faire de toi ? (Robert Laffont).
Une interrogation désolée et désespérée que ses parents
lui ont répétée pendant toute son enfance. Un livre dans
lequel il règle ses comptes avec certains intellectuels
et représentants de la gauche caviar, et dit, pour la
première fois, qu'il a adopté une petite Cambodgienne.
Un ouvrage dans lequel il revient sur son adolescence,
moins sage que l'on peut croire.

Rebelle, le jeune Drucker ? Pas vraiment.
Mais il a voulu s'échapper de son milieu, a pris en grippe
« les intellos et les bourges », et s'est même mué, un
temps, en mauvais garçon, allant jusqu'à emprunter une
voiture. Lui qui était le vilain petit canard de la
famille a mis du temps à se dégager de l'emprise
étouffante d'un père médecin de campagne à l'ancienne,
et d'une mère légèrement castratrice.
Maintenant il a grandi. Il n'a plus à faire ses preuves.
Ses parents voulaient s'intégrer tout simplement.
Lui a souhaité séduire la France. Et il y est parvenu.
Fils d'un père roumain et d'une mère autrichienne,
venus en France dans les années 30 et naturalisés en 1937,
il entendait parler yiddish ou allemand à la maison.
Aujourd'hui, l'âge aidant, il revient vers ses racines.
Et assume de plus en plus ses origines juives qu'il a
longtemps, si ce n'est niées, en tout cas occultées.
Il y a quelque temps, la chroniqueuse Claude Sarraute
lui a demandé : « Mais tu es juif, Michel ?
Mais pourquoi ne l'as-tu jamais dit ? -
Parce qu'on ne me l'a jamais demandé », a-t-il rétorqué.
Il a été baptisé catholique suivant la volonté de
son père. Cet ancien déporté cherchait ainsi « à être
plus français que les Français ».
« Ma mère, ajoute Drucker, y était opposée.
Elle disait qu'on ne peut pas être baptisé avec un père
qui s'appelle Abraham.
Elle aurait souhaité avoir des belles-filles juives. »

« Je sais d'où je viens, confie-t-il.
Et, au fil des ans, je me rapproche de ce que je suis. »
À ceux qui susurrent depuis des années qu'il est démodé,
il répond par cette phrase empruntée à Woody Allen :
« Il vaut mieux être has been que n'avoir jamais été. »

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