23 février 2007
REFLEXIONS SUR UNE VISITE INOPPORTUNE
Par Cyrano pour Guysen Israël News
Mercredi 21 février 2007 à 23:59
Le pilote d’essai Charles A. Lindbergh a acquis une notoriété mondiale en mai 1927 : en solitaire, il rallie New-York à Paris au cours d’un vol sans escale. Neuf ans plus tard , il assiste aux jeux olympiques de Berlin, en présence de Hitler, qu’il considère « comme un grand homme »(1). En 1938, sur ordre du Führer, il reçoit la « croix de l’aigle allemand » des mains du maréchal Goering.
Quel rapport entre ces faits lointains et l’actualité du Proche-Orient ? Aucun , à première vue . Mais on pourrait y voir l’illustration d’un problème général, celui de la responsabilité de personnalités qui rendent visite à des dictateurs , à des chefs d’organisations criminelles ou à leurs représentants.
« On ne soupe pas avec le diable, même muni d’une longue cuillère »
Voilà une phrase qu’aurait dû méditer Ségolène Royal avant son séjour au Liban et sa rencontre avec un député du Hezbollah .Cet entretien cordial a été perçu en France, aux USA et en Israël comme une injure à la mémoire des centaines de victimes du mouvement terroriste, mis en accusation dans des attentats meurtriers et des enlèvements d’otages, et comme une manifestation de mépris à l’égard des familles des deux soldats israéliens enlevés le 12 juillet 2006.
Parmi les visites incongrues d’hommes politiques français dans cette région du monde, il faut citer celle de Jean-Marie Le Pen, président du Front national qui , en 1990, avant la première guerre du golfe, s’est rendu auprès de Saddam Hussein, et celle de Jack Lang , ancien ministre , diplomate autoproclamé qui , en 2006 , effectua une tournée en Syrie et en Iran.
Ces coups d’épée dans l’eau n’ont pas grandi leurs auteurs.
Le Hezbollah organisation terroriste et parti politique
Le Hezbollah, fondé en 1982, est considéré comme une organisation terroriste par les USA , le Canada, la Grande Bretagne, Israël et par le Parlement européen, mais non par le Conseil de l’Union Européenne , ni par l’ONU.(2) Son emblème est composé du mot Hezbollah (« parti de Dieu »), surmonté d’un fusil mitrailleur, proclamant sa nature guerrière.
La liste des actions qui lui sont imputées est longue :
-attentat contre l’ambassade américaine de Beyrouth en 1983 ( 63 morts)
-attentats contre la force multinationale en 1983 (248 morts américains et 58 morts français)
prises d’otages, dont celle du journaliste français Jean-Paul Kaufmann et du chercheur français Michel Seurat.
-affrontements armés au cours de la guerre civile libanaise de 1985 à 1990.
-guérilla au Sud Liban dans la zone occupée par Israël de 1990 à 2000 .
-attentats à Buenos Aires, en 1992 contre l’ambassade d’ Israël (29 morts) et en 1994 contre un centre culturel juif (86 morts)
-guerre larvée à la frontière nord d’Israël depuis 2000 en dépit du retrait israélien du Sud Liban , jusqu’à l’explosion de juillet 2006.
Mais le Hezbollah est aussi un parti politique avec ses députés au Parlement libanais et six ministres au gouvernement depuis juillet 2005 , ministres dont la démission récente a été le point de départ d’une crise nationale à l’issue imprévisible. C’est dans ce contexte que se situe l’entretien de Ségolène Royal avec le député du « parti de Dieu », Ali Ammar.
Tentatives d’explications
Pourquoi cette entrevue avec un représentant d’un parti dont le soutien par l’Iran des mollahs n’est un secret pour personne ?
On peut avancer plusieurs hypothèses.
- Ignorance des crimes du Hezbollah , mouvement terroriste reconnu comme tel par Lionel Jospin lui-même (les propos du premier ministre du gouvernement français devant des étudiants palestiniens au cours d’un séjour en Israël, avaient failli lui coûter la vie.) ?
Une telle méconnaissance de faits historiques apparaît impensable.
-Volonté de tourner la page vis-à-vis d’un parti régulièrement élu ?
Peut-être bien, mais dans cette logique il eût fallu qu’elle rencontrât les dirigeants du Hamas .
-Calcul électoral pour rallier ceux qui, en France, admirent le Hezbollah?
Cela n’est pas exclu.
-Amateurisme des conseillers de Ségolène Royal qui, par des voyages à l’étranger , espèrent la doter d’une stature internationale ?
Il est évident que ces périples au Chili, au Sénégal, au Liban, en Chine, au Canada, …..ont été bien mal préparés. La thèse de la maladresse des proches de Ségolène semble accréditée par l’annonce d’un remaniement de son état-major de campagne.
Mais peut-on imaginer que Laurent Fabius , Dominique Strauss-Kahn ou François Hollande auraient accepté d’accomplir une démarche aussi provocante, pour ne pas dire inepte?
En vérité , quelle que soit l’hypothèse retenue, il est clair que les habits de candidate à la Présidence de la République française sont trop grands pour Ségolène : celle qui a été une brillante députée à l’Assemblée Nationale, puis une honorable Présidente de la région Poitou-Charentes , a atteint avec ses ambitions élyséennes son « niveau d’incompétence », suivant le principe de Peter* .(3)
Les vrais coupables
Toujours est-il que cette visite mal venue à l’un des acolytes de Hassan Nasrallah s’inscrit dans une série noire, celle des gaffes successives de la candidate. Ces gaffes répétées, dont le calamiteux séjour au Liban n’est qu’un exemple, ont probablement altéré la confiance de certains militants qui avaient voté pour elle lors des élections primaires du parti socialiste.
Pourquoi tant de citoyens avertis se sont-ils prononcés en sa faveur ?
C’est une grande question. Peut-être ont-ils été séduits par son apparence ou encore ont -ils été mus par une volonté de changement ? La beauté, le sourire éclatant , une denture parfaite , une excellente diction , l’aisance , une immersion prolongée dans les milieux politiques, sont autant d’ atouts remarquables, mais ils ne peuvent conférer à celle qui les possède l’étoffe d’un chef d’état. Il y a dans l’histoire du monde d’ autres cas d’engouement irréfléchi aux conséquences dramatiques , dans le cas présent, une défaite cuisante du parti de Jean Jaurès et de Léon Blum.
Sans doute nombre de ceux qui l’ont désignée regrettent-ils leur choix, mais aujourd’hui il est trop tard. A l’instar du grand comédien , le truculent Pierre Brasseur (tenant le rôle de Frédérick Lemaitre dans le chef-d’œuvre de Marcel Carné « Les Enfants du paradis »), pointant un doigt accusateur sur les auteurs d’un mélodrame de piètre facture , les coupables , dirons-nous en désignant les militants du parti socialiste, les coupables ? les voilà !
* Principe universel suivant lequel , par exemple, la promotion d’un excellent ouvrier peut faire de lui un médiocre chef d’équipe.
1- Philip Roth Le complot contre l’Amérique Gallimard 2006
2-Wikipédia Hezbollah Janvier 2007
3-Laurence J. Peter et Raymond Hull Le principe de Peter Stock 1971
Lu sur GUYSEN : " ISRAEL NEWS "
22 février 2007
LA FETE DE POURIM
D'après ce livre, la fête de Pourim a été instituée fête nationale juive par les protagonistes du livre, Mardochée et Esther. Pourim est célébré chaque année durant le mois hébreu d'Adar (février/mars, voir ci-dessous).
La fête de Pourim est classée, tout comme Hanoucca, parmi les fêtes moins importantes que celles qui sont prévues dans la Torah. Toutefois, Pourim a de tout temps été populaire dans la communauté juive ; certains ont soutenu que, même après la venue du Messie, le Livre d'Esther sera encore rappelé et que la fête de Pourim continuera à être observée (Talmud Yerushalmi, ä de mégohm i.; Maïmonide, « Yad, » Megillah).
Pourim est célébré le 14ème jour du mois hébraïque d’Adar. Cette fête joyeuse révèle la Main de D.ieu cachée dans les évènements des hommes.C’est un jour que toute la famille doit célébrer, non seulement les adultes mais aussi les enfants, garçons et filles, qui eux aussi doivent être encouragés à accomplir les Mitsvot de la fête.
Les événements commémorés par la fête de Pourim se situent au temps du roi de Perse Assuérus (le plus souvent identifié à Xerxès), dans la capitale Suse. Esther, une jeune femme qui cache ses origines juives comme le lui a conseillé son oncle Mardochée (Mordekhaï), est choisie comme nouvelle reine par Assuérus.
Dans un monde où Dieu semble être absent (le Livre d'Esther et le Cantique des cantiques sont les seuls livres de la Bible où le nom de Dieu n'est pas mentionné), les Judéens sont alors menacés d'extermination. En effet, Haman, descendant d'Amalek, ministre du roi, a persuadé celui-ci de faire publier un décret contre ce peuple pour se venger de Mardochée, le Juif qui refuse de se prosterner devant lui.
Mardochée, qui avait autrefois dénoncé un complot préparé par des « gardiens du seuil » pour tuer le roi, a connaissance de ce sombre projet. Il prévient Esther. Celle-ci demande à tout le peuple juif et à ses servantes de jeûner pendant 3 jours et de prier pour elle, tandis que Mardochée parcourt la ville couvert de cendres, en signe de deuil, pour rassembler le peuple juif.
Esther va donc au devant du roi, au péril de sa vie, et finit par dévoiler son identité juive et le complot qui vise sa communauté. Elle démasque le tyran. Le roi autorise les Juifs à se défendre contre les attaques décrétées par le ministre. Haman est pendu à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée. Mardochée est nommé premier ministre. Le sort s'est retourné contre les auteurs du funeste dessein d'extermination des Juifs.Pourim est une fête juive qui commémore la délivrance des Juifs de l'empire perse du plan d'extermination décrété par Haman, le ministre du roi Assuérus, selon le récit biblique du livre d'Esther.
D'après ce livre, la fête de Pourim a été instituée fête nationale juive par les protagonistes du livre, Mardochée et Esther. Pourim est célébré chaque année durant le mois hébreu d'Adar (février/mars, voir ci-dessous).
La fête de Pourim est classée, tout comme Hanoucca, parmi les fêtes moins importantes que celles qui sont prévues dans la Torah. Toutefois, Pourim a de tout temps été populaire dans la communauté juive ; certains ont soutenu que, même après la venue du Messie, le Livre d'Esther sera encore rappelé et que la fête de Pourim continuera à être observée (Talmud Yerushalmi, ä de mégohm i.; Maïmonide, « Yad, » Megillah).
Pourim est célébré le 14ème jour du mois hébraïque d’Adar. Cette fête joyeuse révèle la Main de D.ieu cachée dans les évènements des hommes.C’est un jour que toute la famille doit célébrer, non seulement les adultes mais aussi les enfants, garçons et filles, qui eux aussi doivent être encouragés à accomplir les Mitsvot de la fête.
Les événements commémorés par la fête de Pourim se situent au temps du roi de Perse Assuérus (le plus souvent identifié à Xerxès), dans la capitale Suse. Esther, une jeune femme qui cache ses origines juives comme le lui a conseillé son oncle Mardochée (Mordekhaï), est choisie comme nouvelle reine par Assuérus.
Dans un monde où Dieu semble être absent (le Livre d'Esther et le Cantique des cantiques sont les seuls livres de la Bible où le nom de Dieu n'est pas mentionné), les Judéens sont alors menacés d'extermination. En effet, Haman, descendant d'Amalek, ministre du roi, a persuadé celui-ci de faire publier un décret contre ce peuple pour se venger de Mardochée, le Juif qui refuse de se prosterner devant lui.
Mardochée, qui avait autrefois dénoncé un complot préparé par des « gardiens du seuil » pour tuer le roi, a connaissance de ce sombre projet. Il prévient Esther. Celle-ci demande à tout le peuple juif et à ses servantes de jeûner pendant 3 jours et de prier pour elle, tandis que Mardochée parcourt la ville couvert de cendres, en signe de deuil, pour rassembler le peuple juif.
Esther va donc au devant du roi, au péril de sa vie, et finit par dévoiler son identité juive et le complot qui vise sa communauté. Elle démasque le tyran. Le roi autorise les Juifs à se défendre contre les attaques décrétées par le ministre. Haman est pendu à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée. Mardochée est nommé premier ministre. Le sort s'est retourné contre les auteurs du funeste dessein d'extermination des Juifs.Pourim est une fête juive qui commémore la délivrance des Juifs de l'empire perse du plan d'extermination décrété par Haman, le ministre du roi Assuérus, selon le récit biblique du livre d'Esther.
D'après ce livre, la fête de Pourim a été instituée fête nationale juive par les protagonistes du livre, Mardochée et Esther. Pourim est célébré chaque année durant le mois hébreu d'Adar (février/mars, voir ci-dessous).
La fête de Pourim est classée, tout comme Hanoucca, parmi les fêtes moins importantes que celles qui sont prévues dans la Torah. Toutefois, Pourim a de tout temps été populaire dans la communauté juive ; certains ont soutenu que, même après la venue du Messie, le Livre d'Esther sera encore rappelé et que la fête de Pourim continuera à être observée (Talmud Yerushalmi, ä de mégohm i.; Maïmonide, « Yad, » Megillah).
Pourim est célébré le 14ème jour du mois hébraïque d’Adar. Cette fête joyeuse révèle la Main de D.ieu cachée dans les évènements des hommes.C’est un jour que toute la famille doit célébrer, non seulement les adultes mais aussi les enfants, garçons et filles, qui eux aussi doivent être encouragés à accomplir les Mitsvot de la fête.
Les événements commémorés par la fête de Pourim se situent au temps du roi de Perse Assuérus (le plus souvent identifié à Xerxès), dans la capitale Suse. Esther, une jeune femme qui cache ses origines juives comme le lui a conseillé son oncle Mardochée (Mordekhaï), est choisie comme nouvelle reine par Assuérus.
Dans un monde où Dieu semble être absent (le Livre d'Esther et le Cantique des cantiques sont les seuls livres de la Bible où le nom de Dieu n'est pas mentionné), les Judéens sont alors menacés d'extermination. En effet, Haman, descendant d'Amalek, ministre du roi, a persuadé celui-ci de faire publier un décret contre ce peuple pour se venger de Mardochée, le Juif qui refuse de se prosterner devant lui.
Mardochée, qui avait autrefois dénoncé un complot préparé par des « gardiens du seuil » pour tuer le roi, a connaissance de ce sombre projet. Il prévient Esther. Celle-ci demande à tout le peuple juif et à ses servantes de jeûner pendant 3 jours et de prier pour elle, tandis que Mardochée parcourt la ville couvert de cendres, en signe de deuil, pour rassembler le peuple juif.
Esther va donc au devant du roi, au péril de sa vie, et finit par dévoiler son identité juive et le complot qui vise sa communauté. Elle démasque le tyran. Le roi autorise les Juifs à se défendre contre les attaques décrétées par le ministre. Haman est pendu à la potence qu'il avait préparée pour Mardochée. Mardochée est nommé premier ministre. Le sort s'est retourné contre les auteurs du funeste dessein d'extermination des Juifs.
Histoire
La conquête babylonienne mit fin au premier Etat juif (période du Premier Temple). Sur les rives de Babylone, les déportés firent le serment de ne jamais oublier leur patrie : Si je t'oublie Jérusalem, que ma droite me refuse son service; que ma langue se colle à mon palais si je ne place Jérusalem au faîte de ma joie (Psaume 137, 5-6).
Le Temple de Jérusalem détruit, l’indépendance d’Israël perdue depuis presque 70 ans, les Juifs étaient dispersés sur des terres étrangères.La fin de l’exil annoncée par les Prophètes ne s’était pas réalisée et l’oubli de soi faisait sentir ses premiers effets.
C’est à ce moment que l’ennemi se leva pour mettre en œuvre ses plans. Cette fois, c’était Haman.
Descendant de la tribu d’Amalek férocement anti-juive, il avait conçu le projet de résoudre la “question juive” pour toujours en exterminant tous les Juifs, hommes, femmes et enfants, dans le monde entier, en un seul jour.
Ce jour-là, il le tira au sort; celui-ci désigna le 13 Adar.Et cela réussit presque. S’il n’y avait pas eu Morde’haï… Descendant du roi Chaoul et conseiller de l’empereur de Perse A’hachvéroch (Assuérus), Morde’haï sentit le danger. Il se revêtit de sacs, couvrit sa tête de cendres et alla aux portes du palais, se lamentant haut et fort, rassemblant les Juifs et les engageant à retourner à la Torah. Sa nièce, la reine Esther, le fit appeler. Il lui dit qu’elle devait aller chez le roi et plaider pour son peuple. N’ayant pas officiellement la faveur du monarque,Esther eut peur de se présenter devant lui mais elle vit qu’elle n’avait pas le choix. Elle entreprit un jeûne de trois jours et demanda que tous les Juifs fassent comme elle. Puis elle alla voir le roi...
C’est une histoire de courage et de sacrifice de soi, d’abord ceux d’Esther et de Morde’haï et ensuite ceux de tout le peuple juif. Car, pendant toute l’année où grandit le danger, aucun Juif ne choisit de se convertir, même pour sauver sa vie. Le peuple tout entier connut un profond réveil qui le ramena à la Torah et aux Mitsvot d’un cœur sincère. Pendant toute cette année, il fortifia sa foi et sa pratique des commandements de D.ieu. C’est par ce mérite qu’il put se dresser contre ses ennemis et les détruire le 13 Adar, le jour même qu’Haman avait prévu pour la “solution finale”, et recommencer à vivre librement le 14 Adar. Le peuple juif avait révélé sa personnalité profonde. Il avait gagné le droit de sortir d’exil, de retourner sur la Terre Sainte et d’y reconstruire le Temple. Comme cela arriva en ce temps-là, puisse-t-il en être de même pour nous en notre temps.
Chaque année, le 14 Adar, en accomplissant les Mitsvot de la fête de Pourim, nous réaffirmons notre attachement aux valeurs éternelles de la Torah... et nous prenons part à ce mérite qui a délivré le peuple juif au temps de Morde’hai et d’Esther.
terredisrael.com
.
18 février 2007
POUR VOUS BALADER DANS LE NORD d' ISRAEL
de Laure DREYFUS - HAIFA .
Le nord d’Israël est trop peu connu,
sûrement parce que c’est un secret bien gardé par ceux qui y sont un jour allé et ne veulent le dévoiler….
Nous avons décidé de vous le faire partager,
de vous donner par touches légères l’envie de ballades
et de retrouver le goût du passé.
Vous allez y découvrir une partie de notre Histoire pluri millénaire, mettre une image, des sons, des couleurs, et des odeurs inoubliables sur des noms, des sites et des civilisations.
Ces promenades sont accessibles à tous, en famille, ou entre amis, quelque soit leur niveau d’hébreu ou leur aptitude physique.
Lorsqu’on découvre de tels lieux historiques, qu’on foule la chaussée d’une ville antique, qu’on s’émerveille devant d’extraordinaires mosaïques, qu’on aperçoit des bains rituels, qu’on déambule dans une nécropole et que l’on y reconnaît nos symboles rejaillissant du passé, on ne peut rester insensible à ces messages d’un autre temps mais qui ont traversé les siècles, les époques, les affres et les guerres pour être aujourd’hui les emblèmes de notre Etat.
Il est difficile dans un bref article de vous décrire tous les endroits merveilleux à visiter dans notre région, ceci n’est qu’un avant goût…
Avez-vous déjà entendu parler de la ville antique de Zipori à quelques kilomètres de Haïfa ?
Ce site ravira les amoureux de mosaïques, on y trouve la Mona Lisa de Galilée, le visage gracieux et mystérieux d’une jeune fille galiléenne. Cette ville fut conquise par Hérode, Rabbi Yeouda Hanassi y transféra dans un premier temps le Sanedrin, et y signa la Mishna vers l’an 200. Les sages de Zipori participèrent à l’écriture du Talmud de Jérusalem (400). Une synagogue entièrement décorée de mosaïques où sont représentés, au sol les douze signes du zodiaque. Il est extrêmement intéressant d’ y observer l’interaction culturelle avec la civilisation gréco-romaine dans cette cité extrêmement bien conservée.
(Image de la mosaïque)
En parlant de mosaïques si vous etes dans la région de Beit Shean, rendez vous à Beit Alfa, vous y trouverez la représentation du sacrifice d’Isaac, et de l’arche sainte dans une synagogue datant du 5e siècle
(image)
A la sortie de Tivon se dresse Beit Shearim, c’est une cité funéraire construite dans le ventre de la roche entre le 2e et le 4e siècle l’art populaire juif de la période d’occupation romaine y est magnifiquement représenté. On y retrouve les principaux symboles du judaïsme : la Menora, le Aron Hakodesh, le shoffar, le loulav et le Etrog. Le village de Beit Shearim était un centre spirituel de première importance du peuple juif à l’époque du Rav Yeouda Hanassi qui y transféra finalement sa synagogue et le Sanedrin qu’il présidait. En 220, date de son décès il y fut enterré et Beit Shearim devint la nécropole centrale de l’époque de la Mishna et du Talmud.
Dans la Haggada il est écrit : « un rabbin est décédé sa place est à Beit Shearim ».
(Image)
Armaggedon vous dit quelque chose?
En hébreu il s’agit de Tel Meguido, dès le 3e siècle avant notre ère, la ville était déjà fortifiée, 1000 ans plus tard elle était l’un des centres du pouvoir égyptien car en plus de sa position stratégique la ville se trouvait sur la « route de la Mer » principale voie de circulation entre l’Egypte et Damas. Le roi David conquit la ville, le roi Salomon la fit prospérer. Un musée et un film vous permettront de synthétiser et de comprendre la succession des civilisations.
Plus au nord, vous pouvez visiter Tel Hazor et son acropole de 120 dounam, les hébreux s’y établirent au 9e siècle avant JC, le commerce du bronze en fit sa richesse, le roi Salomon y fit bâtir des murailles.
Si déjà vous etes dans le coin, venez découvrir la réserve naturelle de Gamla, où se trouve l’une des plus ancienne synagogue au monde (époque des hasmonéens) et où aujourd’hui se niche une importante colonie d’aigle.
(encadre pub pour la amouta tayarout baGolan)
Vos promenades vous permettront de rassembler les pièces du puzzle de notre histoire.
Au fil des visites, bercés par l’odeur enivrante des figuiers et de la vigne sauvage, rafraîchis par les facétieux cours d’eau qui sillonnent la Galilée et le Golan vous verrez que notre pays n’a rien à envier à la Grèce ou à l’Italie.
Si vous etes d’humeur moins studieuse et plus sportive et qu’une marche les pieds dans l’eau vous donne envie, il existe un grand nombre de promenades pédestres.
Certaines allient cultures et marche comme Banias, Tel Dan ou la forteresse de Nimrod, d’autres vous obligeront à sauter dans l’eau dans de magnifiques piscines naturelles surplombées de cascades dans un environnement féerique (Yeoudia pour les sportifs).
(encadre publicitaire pour les cartes d’abonnement matmon)
Comment organiser votre séjour découverte?
Vous pouvez décider de prendre Haïfa comme lieu de villégiature la plus part des sites sont à moins d’une moins d’heure de la ville.
Mais vous pouvez séjourner dans le nord, vous n’aurez que l’embarras du choix entre les chambres chez l’habitant, les petites cabanes à la campagne ou sur les rives du lac de Tibériade ou réserver une chambre dans un des hôtels de luxe, tout est possible à chacun selon ses envies et son budget.
Les « zimmers » de plus en plus nombreuses en Galilée, et offrent pour la plupart un bon confort et d’excellents petits déjeuners servis dans le jardin par la maîtresse des lieux.
L’ambiance y est familiale et agréable et les prix généralement raisonnables.
17 février 2007
AU BOUT DE L'OBJECTIF, LA LIBERTE....
LE MONDE 16 Fevrier 2007
LONDRES CORRESPONDANT,
Jean - Pierre LANGELLIER
MERCI au MONDE Pour Cette Publication
Le 12 février 1938, à 5 heures du matin,
Kurt Rosenberg grimpe, quatre à quatre, vers le pont du "Hansa", un paquebot de ligne parti de Hambourg, et qui s'apprête à accoster sur les quais de l'Hudson. Il a 22 ans. Il est juif allemand. Avec son appareil Leica, il veut immortaliser les gratte-ciel de Manhattan qui l'émerveillent, en cette aube pour lui si prometteuse. Il a fui le nazisme, il commence une nouvelle vie. Hélas, la lumière est trop faible. Il ne pourra pas prendre sa photo.
Qu'importe ! Il a en poche - et c'est l'essentiel - une lettre d'introduction. Il se présente au magasin Leica, sur la Ve Avenue, où il est engagé comme réparateur. Le lendemain, le service des douanes vient lui chercher noise, bien que ses papiers soient en règle.
L'Amérique de l'avant-guerre et de l'après dépression n'est pas toujours tendre avec les immigrants. Pour son bien, et celui de son employeur, Kurt sera muté à San Francisco.
Comme Kurt, plusieurs dizaines de réfugiés, hommes et femmes, débarquent ainsi sur la Ve Avenue, à la fin des années 1930. Ils sont pris en charge par Alfred Boch, directeur du magasin new-yorkais. Ils n'ont pas d'argent, mais ils portent autour du cou leur seule richesse, monnayable à tout instant, un Leica flambant neuf. Ils sont logés et nourris au Great Northern Hotel, sur la 57e Rue, avant qu'on leur trouve un travail dans une usine ou un laboratoire prêts à utiliser leur savoir-faire.
Ces rescapés du nazisme, promis comme beaucoup de juifs allemands à une mort probable, ont été sauvés en grand secret par l'un des plus prestigieux patrons de l'industrie allemande, Ernst Leitz, héritier de l'entreprise qui a révolutionné la photographie en inventant le Leica.
Le scénario de ces discrets sauvetages était bien au point. Ernst Leitz embauchait un jeune juif qui bénéficiait d'une formation plus ou moins longue dans l'usine familiale de Wetzlar, au nord de Francfort. Sous un prétexte professionnel, l'apprenti recevait ensuite un billet pour New York, payé par le patron, des lettres d'introduction rédigées par ses adjoints et un visa obtenu par l'entreprise. Sans oublier, bien sûr, l'indispensable appareil photo.
Cet épisode humanitaire, longtemps méconnu, a été mis au jour et reconstitué par Frank Dabba Smith, un rabbin d'origine américaine, qui vit à Londres. Selon ses recoupements, Ernst Leitz a aidé de cinquante à soixante personnes à quitter l'Allemagne nazie. Il a permis aussi, par ses interventions, à au moins vingt-trois juifs ou conjoints de juifs contraints de rester au pays d'échapper aux rigueurs des "châtiments" que le régime hitlérien avait décrétés à leur encontre. Rien de comparable, bien sûr, numériquement, avec l'"exploit" d'Oskar Schindler, l'industriel des Sudètes qui sauva de la mort mille deux cents juifs polonais. Mais les risques pris par Ernst Leitz étaient du même ordre.
Qui est cet homme tranquille, humble, courageux, respecté et aimé de ses employés ? Il est d'abord le légataire d'une tradition morale, enracinée dans de fortes convictions protestantes. Son père, Ernst I, fut un patron progressiste qui instaura, dans son entreprise, l'un des premiers systèmes d'assurance maladie. Né en 1871, Ernst II est, très jeune, orphelin de mère. Il est recruté par son père en 1906 et met un point d'honneur à apprendre par coeur les prénoms de tous les salariés. En 1923, après la mort de son père, l'hyper-inflation fait rage en Allemagne et répand la misère. Ernst imprime à Wetzlar une monnaie parallèle qui permettra aux ouvriers d'acheter la nourriture qu'il importe du Danemark.
Ce riche patron est d'une mise modeste. Il porte toujours le même chapeau râpé et ne possède que trois costumes. Sa simplicité est légendaire. Sur la porte de son bureau, il a fait inscrire : "Entrez sans frapper." Son seul luxe est la très belle maison, "Haus Friedwart", où il vit, avec sa famille, sur une colline proche de l'usine. C'est une villa de pierre blanche, avec portique et loggia, construite et meublée dans le style Art nouveau par le grand architecte allemand Bruno Paul. Cet homme accessible et chaleureux, qui vit en spartiate, est un démocrate authentique. En 1933, année de l'arrivée d'Hitler au pouvoir, Ernst Leitz s'est présenté comme candidat aux élections dans les rangs de l'ex-parti libéral de gauche, DDP, fondé naguère par l'industriel juif Walter Rathenau. Il a violemment critiqué les nazis, qu'il comparait à des "singes bruns".
Pourquoi Ernst Leitz a-t-il sauvé des juifs au risque de sa vie ? De son vivant, Ernst Leitz n'a mentionné qu'une seule fois cette partie de sa vie longtemps restée dans l'ombre. Dans un document qu'il lira en 1947, à Wetzlar, devant un tribunal chargé de la dénazification, qui l'acquittera, tant sont nombreux les témoignages en sa faveur, il soulignera que ses actes découlaient simplement d'une "attitude fondamentalement démocratique". Pour son petit-fils, Knut, qui garde de son grand-père un souvenir ému, l'explication est simple : "Il haïssait voir les gens souffrir." Le rabbin Frank Dabba Smith compare la résistance, tenace et secrète, d'Ernst Leitz au comportement des vieux juifs, fidèles à la devise "Agir beaucoup, parler peu". Ernst Leitz peut donner libre cours à son altruisme efficace entre 1933 et la Nuit de cristal (9 novembre 1938), qui marque le début des pogroms et des déportations de juifs. Au-delà de cette date fatidique, il continue, mais plus difficilement. Seul le bouclage des frontières allemandes, après l'invasion de la Pologne, le 1er septembre 1939, met un terme forcé à son action.
S'il eut affaire à la justice après la guerre, c'est parce qu'il fut contraint en 1942 de prendre une décision douloureuse : adhérer au Parti nazi. Les autorités du Reich avaient menacé, s'il refusait, de l'exproprier et de limoger les cadres de son entreprise. Il céda, dira-t-il plus tard, pour "éviter le scénario le plus extrême".
L'action d'Ernst Leitz n'aurait pas été possible sans l'existence d'une petite merveille technique : le Leica. Mis au point par l'ingénieur Oskar Barnack, et lancé en 1925 à la Foire de Leipzig, ce 35 mm est un objet à la fois facilement maniable et de haute qualité. Grâce à son énorme succès, le Leica fait la fortune et la réputation de l'usine Leitz, devenue stratégique pour le Reich. Elle produira toutes sortes d'appareils pour l'armée et l'aviation allemandes, et jusqu'au système de navigation des fusées V2.
La Gestapo est plus ou moins au courant des activités secrètes d'Ernst Leitz. Si elle se garde de l'arrêter, c'est parce que Hitler a un besoin urgent des devises que rapportent les produits Leica. Les nazis savent aussi que la qualité et la cohésion de l'usine ne survivraient pas à une arrestation du patron.
Quant à Kurt Rosenberg, une fois installé aux Etats-Unis, il a pu savourer son hobby, la photographie. Il a laissé plus de mille clichés, dont certains avaient été pris dès son départ de Wetzlar et pendant sa traversée de l'Atlantique. En 1943, il se portera volontaire au combat. Le 20 avril 1944, le navire qui le transportait sera torpillé en Méditerranée. Il mourra avec cinq cents autres soldats américains. Il venait d'avoir 28 ans.
Jean-Pierre Langellier
MERCI POUR CETTE INFORMATION .
12 février 2007
DISCOURS DE L'AMBASSADEUR DE FRANCE EN ISRAEL MONSIEUR JEAN - MICHEL CASA
Discours de l’ambassadeur de France en Israël,
Mr.Jean-Michel Casa lors de l’enterrement d’Ilan Halimi a Jérusalem
Par Jean-Michel Casa, Ambassadeur de France en Israël
Samedi 10 février 2007 ? 19:06
Cimetiere Ar Hamenourot, Jérusalem le 09/02/07
En ce jour de recueillement et de douleur,
c'est a la famille d'Ilan que vont mes pensées ;
a vous surtout, Madame Ruth Halimi, sa maman,
a vous dont la dignité et le courage
nous bouleversent tous tres profondément.
La mort d'un enfant est inconcevable ;
au-dela du pensable, elle renverse l'ordre du monde,
elle est une insulte a la terre et au ciel.
La mort d'un enfant est plus intolérable encore
quand elle est l'oeuvre de tortionnaires barbares,
un crime abominable que les mots ne peuvent dire.
Ilan était un homme, jeune,
débordant de vie, d'énergie et de joie.
Le visage rayonnant qu'il y a un an,
nous avons tous découvert, sur nos écrans de télévision,
sur les couvertures des magazines,
durant ces insupportables semaines de séquestration,
puis avec cette mort, terrible .
Ilan est devenu tous les hommes,
au nom meme de cette obligation entiere, unique, profonde,
qui est faite a chacun d'entre nous de respecter la vie.
Ilan était aussi un enfant, le vôtre, madame ;
mais il est aussi devenu notre enfant, chaque enfant.
Ilan était un Français, l'un des nôtres ;
il est devenu tous les Français ;
des Français stupéfaits qu'un tel acte, en deça de l'humain,
ait pu etre commis, ait meme été possible.
Ilan était juif, se sentait juif, se pensait juif.
La haine qui a servi de terreau a cette violence,
a ce déchainement de haine et d'abjection,
a ce crime, fait obligation a la société française
toute entiere de se remettre en cause,
de se mobiliser pour combattre toute résurgence du poison
de l'anti-sémitisme, sans la moindre concession.
C'est une obligation, et qui vaut pour l'humanité toute entiere,
a ne jamais baisser la garde, a ne jamais détourner les yeux
devant le retour possible du monstre, a ne rien laisser passer.
Nous avons encore en mémoire l'immense manifestation
de soutien du peuple français dans les rues de Paris,
ou encore cet office religieux a la grande Synagogue
de la rue de la Victoire, ou le Président de la République
est venu en personne témoigner de sa peine profonde
et de son trouble, mais aussi du soutien
de l'ensemble de la République Française :
car c'est la République aussi qui s'est sentie,
avec l'assassinat d'Ilan, agressée, humiliée.
Madame, la République vous devait la vérité
sur la mort de votre fils.
Aujourd'hui, tous les tortionnaires et les assassins d'Ilan
ont été retrouvés, ont été arretés.
Ils répondront de leur crime devant la justice,
dont nous devons attendre légitimement la plus grande sévérité.
Les autorités françaises feront tout pour qu'une telle tragédie
n'arrive plus, plus jamais.
Je voudrais encore partager avec cette mere –
qui, aujourd'hui, est la mere de chacun d'entre nous -
cette pensée, qui, je crois, vient du Talmud,
et qui dit qu'"apres leur mort, les Justes sont appelés vivants".
Oui, Ilan est vivant, il restera pour toujours vivant dans nos coeurs.
Au moment ou il rejoint cette Terre Sainte, a Jérusalem,
nous souhaitons avec ferveur
que son corps et son ame reposent en paix.
( Amen ) MERCI a Mr. Jean - Michel CASA
pour ce temoignage. G.C
09 février 2007
QUAND ISRAEL NE FAIT PAS PARTIE DU DECOR
INFOLIVE.TV.
Jeudi 8 Fevrier 2007.
Quand Israël ne fait pas partie du décor,
les Palestiniens n'intéressent personne
Olivier Rafowicz Infolive.
tv jeudi 8 février 2007
Depuis quelques temps déja,
de drôles de choses se passent dans la bande de Gaza.
Les Palestiniens s'entretuent.
Pas tous les Palestiniens,
les membres des mouvements Fatah et Hamas.
Des dizaines de morts et des centaines de blessés sont le résultat de cette tuerie fratricide entre les modérés du Fatah et les fondamentalistes du Hamas.
S'il n'y avait pas autant de morts,
on pourrait penser que ce conflit inter palestinien
est une grande mascarade,
une sorte d'épreuve sportive pour savoir qui est le plus fort.
Mais ce n'est pas du sport.
C'est un début de guerre civile au cours de laquelle,
comme d'habitude malheureusement dans ce type de guerre, tombent des femmes et des enfants, tués par erreur, parce qu'ils se trouvaient au mauvais endroit.
En observant de plus pr?s cette situation gravissime qui se déroule dans la bande de Gaza depuis plusieurs semaines déj?, deux évidences sautent aux yeux des observateurs avertis.
La premi?re est que, lorsque des Palestiniens
tuent des Palestiniens, que des combattants
du Fatah pén?trent dans une mosquée
et tirent sur des fid?les,
personne dans le monde n'est réellement surpris,
en tous cas, ceci n'éveille chez personne un sentiment
de stupeur ou de critique acerbe.
Donc, si les Palestiniens tuent des Palestiniens,
l'effet est médiocre, voire nul, au niveau
de la presse internationale,
qui cherche toujours plus de sensations et de scoops.
Par contre, si des Israéliens tuent des Palestiniens armés,
dans le cadre d'un conflit compliqué,
qui dure malheureusement,
les morts palestiniens sont comptabilisés,
répertoriés, m?me classifiés, selon l'âge,
le nom et le sexe. Pourquoi ??
Pourquoi une telle différence pour l'appréciation des morts palestiniens?
Il semble, sans vouloir rentrer dans une polémique trop profonde, que ce ne sont pas les victimes qui comptent, ce sont les responsables. Il y aurait une relation psychomédiatique entre la raison d'?tre victime et les responsables, ou perçus comme tels.
Dans cette guerre fratricide ou des dizaines de Palestiniens ont déj? perdu la vie, les victimes n'ont pas du tout le m?me poids médiatique et politique que lors d’affrontements entre l'armée israélienne et les militants de différents groupes armés.
C'est peut-?tre la preuve que l'impact du conflit israélo-palestinien a un effet démesuré, grâce ou par le biais de la présence de l'Etat d'Israël. Si les Israéliens ne font pas partie du décor, les Palestiniens n'intéressent personne et leurs morts encore moins.
Cruelle vérité, absurde affirmation, peut ?tre, en tous cas, le plus grand succ?s de marketing du probl?me palestinien c'est Israël et Tsahal, sans eux, le produit n'est plus vendable.
Le Fatah l'a compris. C'est pour cela qu'il relie son action anti Hamas, entre autres, ? des intér?ts israéliens de la bande de Gaza, comme par exemple, en annonçant que Guilad Shalit a été tenu prisonnier dans l'Université islamique de Gaza. Cette volonté médiatique de continuer ? parler d'Israël dans le cadre d'un conflit inter palestinien est le moyen pour le Fatah de continuer ? intéresser la communauté internationale.
Plus haut, nous avons mentionné une seconde évidence, c'est que pour sortir de l'impasse, qu'elle soit inter palestinienne ou autre, les Palestiniens ont besoin d'Israël. Le Fatah de Mohamed Dahlan, semble aujourd'hui, non seulement utiliser la carte israélienne mais également se rapprocher de l'Etat d'Israël parce que la seule chance de s'en sortir se trouve dans une alliance d'intér?ts et une reconnaissance franche de cet intér?t commun entre l'Etat hébreu et le peuple palestinien. Peut ?tre, sommes-nous ? l'aube d'une prise de conscience politique chez les Palestiniens modérés, et, espérons, également chez les autres. La chance des Palestiniens, c'est Israël.