MARDI 22 JANVIER 2008
PARACHA de ITRO
Yitro soumet à Moché une nouvelle « structure juridique »
(Sefer-Chemot, Chap-18, Versets :13-26)
Yitro vient à la rencontre de Moché dans le désert. Il constate que son gendre a pris sur lui de trancher les dilemmes de chaque enfant d’israël. Cela lui semble excessif. « Tu vas t’épuiser à la tâche » lui fait-il remarquer. Il s’empresse de lui faire une proposition dont il attend un double aval afin qu’elle soit acceptée. Celui de D… et celui de Moché.
Son idée est la suivante : « Désigne des hommes qui répondront aux questions simples du peuple. Tandis que toi Moché tu devras te pencher sur les cas les plus complexes et les soumettre à D… ». L’éternel accepta la proposition de Yitro. C’est ainsi qu’une nouvelle paracha vit le jour dans la thora. Celle qui présente dans le détail le choix de ces hommes et leur rôle.
Pour autant Moché s’était-il trompé dans sa façon de diriger le peuple ? Risquait-il vraiment de s’épuiser à la tâche s’il continuait à gérer les enfants d’israël de la sorte ?
En fait, Moché avait la capacité de répondre à chacun des dilemmes des enfants d’israël. Où puisait-il une telle force ?
La soumission qu’avait chaque individu de cette génération à leur maître, lui permettait de juger tout un chacun. En effet leur annulation à leur guide était si importante, qu’elle leur permettaient de voir leurs différents s’effacer, lorsqu’il leur livrait sa décision.
Pour autant, Moché comprit que cela ne serait pas toujours le cas. Bien des dirigeants dans les générations futures auront des difficultés à se faire entendre percevit-il.
C’est à leur intention que fut écrite cette section supplémentaire. Elle permet à une somme de personnes compétentes, d’analyser dans le détail tous les différents qui perdurent au sein du peuple, d’établir où est la vérité et de leur faire accepter leur décisions rabbiniques.
Nous comprenons dès lors pourquoi nos sages nous enseignent que Yitro a ajouté une paracha dans la thora. C’est d’ailleurs une des raisons pourquoi il est appelé « Yitro », mot qui est de la même éthymologie que « yéter-en plus », pour avoir donné à la thora une paracha supplémentaire
22 janvier 2008
LA FOURNITURE D' ELECTRECITE A GAZA N'EST PAS INTERROMPUE
MARDI 22 JANVIER 2008
SUR Le SITE D'AMBASSADE ISRAEL EN FRANCE
La fourniture d’électricité à Gaza n’est pas interrompue
Porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, 20 janvier 2008
Une femme israélienne blessée par une roquette Qassam à Sdérot, 15 janvier 2008 (Photo: Magen David Adom)
« Israël est le seul endroit au monde qui fournit de l’électricité à des organisations terroristes qui lui lancent des roquettes. La vie des Palestiniens dans la bande de Gaza n’est pas facile en raison du terrorisme qui y règne, et ceci doit être aussi clair que de l’eau de roche : le Hamas peut changer la vie de la population gazaouie en un rien de temps, s’il cesse son terrorisme. »
Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, 21 janvier 2008
La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien continue et représente environ les trois-quarts des besoins en électricité.
En réponse aux comptes-rendus des médias concernant les coupures d’électricité à Gaza, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré le dimanche 20 janvier 2008 au soir :
La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien (respectivement 124 Megawatts et 17 Megawatts) continue de façon ininterrompue. Ces 141 Megawatts représentent environ 70% des besoins en électricité de Gaza.
Alors que la fourniture en carburant par Israël à la bande de Gaza a en effet été réduite –en raison des attaques de roquettes du Hamas (1)-, le détournement de ce carburant des générateurs d’électricité domestiques vers d’autres utilisations est une décision pleine et entière du Hamas, décision apparemment prise dans un esprit de propagande destiné aux médias.
Il est remarquable de noter que tandis que la population de Gaza demeure dans le noir, les générateurs électriques des industries de fabrication de roquettes du Hamas continuent de fonctionner sans diminution de régime.
La plainte du Hamas selon laquelle il y a une crise humanitaire à Gaza est largement exagérée. Il n’y a pas carence de produits alimentaires de base, et les malades de Gaza qui ont besoin de soins dans des hôpitaux israéliens continuent d’être admis en Israël.
Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) qui fournit encore près de 70% de l’électricité à la bande de Gaza, se dit indigné par la plainte palestinienne. « C’est une feinte palestinienne, dit-il. Personne n’a cessé de fournir de l’électricité à la bande de Gaza », soulignant que les employés travaillent nuit et jour dans une station électrique à Ashkelon, se mettant eux-mêmes en danger d’être touchés par des roquettes Qassam tirés sur cette zone. (Ynet, 21 janvier 2008)
(1) : depuis le mardi 16 janvier, les organisations terroristes de la bande de Gaza ont tiré plus de 200 roquettes sur Israël, notamment sur les villes de Sdérot et d’Ashkelon.
« Nous fournissons de l’électricité à Gaza sous le feu des Qassam »
Ynet, 21 janvier 2008 Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) ne décolère pas : « La situation est totalement absurde. Nous continuons à leur [aux Palestiniens de Gaza] fournir de l’électricité (…) malgré le fait que les résidents israéliens et les travailleurs de IEC envoyés dans les zones proches de Gaza sont sous le feu des roquettes Qassam. La compagnie d’électricité envoie des gens réparer les coupures d’électricité causées par des salves de roquettes Qassam tirées tous les jours sur Sdérot et les environs, et plus d‘un travailleur a déjà été blessé dans ces attaques. »
SUR Le SITE D'AMBASSADE ISRAEL EN FRANCE
La fourniture d’électricité à Gaza n’est pas interrompue
Porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères, 20 janvier 2008
Une femme israélienne blessée par une roquette Qassam à Sdérot, 15 janvier 2008 (Photo: Magen David Adom)
« Israël est le seul endroit au monde qui fournit de l’électricité à des organisations terroristes qui lui lancent des roquettes. La vie des Palestiniens dans la bande de Gaza n’est pas facile en raison du terrorisme qui y règne, et ceci doit être aussi clair que de l’eau de roche : le Hamas peut changer la vie de la population gazaouie en un rien de temps, s’il cesse son terrorisme. »
Tsipi Livni, ministre des Affaires étrangères, 21 janvier 2008
La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien continue et représente environ les trois-quarts des besoins en électricité.
En réponse aux comptes-rendus des médias concernant les coupures d’électricité à Gaza, le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré le dimanche 20 janvier 2008 au soir :
La fourniture d’électricité à Gaza par les réseaux israélien et égyptien (respectivement 124 Megawatts et 17 Megawatts) continue de façon ininterrompue. Ces 141 Megawatts représentent environ 70% des besoins en électricité de Gaza.
Alors que la fourniture en carburant par Israël à la bande de Gaza a en effet été réduite –en raison des attaques de roquettes du Hamas (1)-, le détournement de ce carburant des générateurs d’électricité domestiques vers d’autres utilisations est une décision pleine et entière du Hamas, décision apparemment prise dans un esprit de propagande destiné aux médias.
Il est remarquable de noter que tandis que la population de Gaza demeure dans le noir, les générateurs électriques des industries de fabrication de roquettes du Hamas continuent de fonctionner sans diminution de régime.
La plainte du Hamas selon laquelle il y a une crise humanitaire à Gaza est largement exagérée. Il n’y a pas carence de produits alimentaires de base, et les malades de Gaza qui ont besoin de soins dans des hôpitaux israéliens continuent d’être admis en Israël.
Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) qui fournit encore près de 70% de l’électricité à la bande de Gaza, se dit indigné par la plainte palestinienne. « C’est une feinte palestinienne, dit-il. Personne n’a cessé de fournir de l’électricité à la bande de Gaza », soulignant que les employés travaillent nuit et jour dans une station électrique à Ashkelon, se mettant eux-mêmes en danger d’être touchés par des roquettes Qassam tirés sur cette zone. (Ynet, 21 janvier 2008)
(1) : depuis le mardi 16 janvier, les organisations terroristes de la bande de Gaza ont tiré plus de 200 roquettes sur Israël, notamment sur les villes de Sdérot et d’Ashkelon.
« Nous fournissons de l’électricité à Gaza sous le feu des Qassam »
Ynet, 21 janvier 2008 Miko Tsarfati, le président du comité des travailleurs de la Israel Electric Corporation (IEC, compagnie nationale israélienne d’électricité) ne décolère pas : « La situation est totalement absurde. Nous continuons à leur [aux Palestiniens de Gaza] fournir de l’électricité (…) malgré le fait que les résidents israéliens et les travailleurs de IEC envoyés dans les zones proches de Gaza sont sous le feu des roquettes Qassam. La compagnie d’électricité envoie des gens réparer les coupures d’électricité causées par des salves de roquettes Qassam tirées tous les jours sur Sdérot et les environs, et plus d‘un travailleur a déjà été blessé dans ces attaques. »
MARDI 22 JANVIER 2008 " TOU BICHVAT "
MARDI 22 JANVIER 2008
" TOU BICHBAT "
SUR Le SITE de :www.terredisrael.com
Tou bichvat c'est quoi ?
Le 15 du mois de Chvat correspond au Nouvel an des arbres.
C'est la fin de la saison pluvieuse et au temps de la montée de la sève dans l'arbre.
L'amandier commence à fleurir vers la mi-Chvat. c'est l'arbre qui fleurit le premier.
Tou bichvat rappelle aussi le lien du peuple juif à Israel et c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël. Tout le monde, depuis le sommet de l’Etat jusqu’au simple citoyen, est invité à planter un arbre et à manger des fruits.
Tou bichvat marque le retour du printemps et les premiers signes de renouveau de la nature, des arbres, des fleurs et des fruits, c'est un renouvellement de notre sensibilité à la beauté de la terre d'Israël.
Les arbres revêtent une valeur et un symbole importants depuis les temps bibliques. La tradition veut, aussi, que l’on plante un arbre dans le lieu de naissance de chaque enfant. Depuis sa création contemporaine en 1948, Israël a planté plus de 200 millions d'arbres, y compris dans le désert du Néguev. Toutefois, avec 8 pour cent de surface boisée, Israël demeure l’un des pays les moins boisés de la planète (la France a 27 pour cent de surface boisée).
Tou bichvat, c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël, donc connaître le sens particulier de cette terre et de découvrir la beauté des paysages de la terre d'Israël.
Sources bibliques et rabbiniques
"Et que la terre produise des végétaux, des arbres fruitiers portant selon leur espèce, un fruit pour perpétuer la semence sur la terre, et cela fut ainsi. La terre produisit des végétaux, de l'herbe portant sa semence selon son espèce et des arbres portant fruit selon son espèce." (Genèse béréchith I)
" Si tu assièges une ville durant de nombreux jours, afin de la conquérir, tu ne trancheras pas ses arbres avec la hache, car c'est par eux que tu te nourriras et tu ne les abattras point, car l'homme est comme l'arbre des champs. " (Deutéronome dévarim XX)
"Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ; ils restaureront leurs villes détruites et s'y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol, et ils ne seront plus déracinés de ce sol que Je leur ai donné, dit l'Eternel. " (Amos IX)
"Si tu es en train de planter un arbre et que l'on t'annonce la venue du Messie, termine ta plantation puis va l'accueillir. " (Avoth de rabbi Nathan)
"Comme l'arbre vient de la terre, se dresse vers le ciel et donne des fruits, ainsi en est-il de l'homme dont l'origine est la terre qui aspire à s'élever vers l'Eternel et dont les premiers fruits sont les bonnes actions. (Maharal de Prague sur Pirkey avoth).
Source : Site du Consistoire de Paris - ACIP
Déroulement de la fête de Tou bichvat
C'est une fête célébrée en famille et entre amis, très aimée des enfants. Elle se base sur un "Séder de Tou bichvate" que l'on trouve dans un livre de qabala nommé Péri Ets Hadar. On le nomme aussi Haggadah de Tou bichvate.
On essaie de se munir de ces 7 espèces venant de la terre d'Israël.
La cérémonie peut se déroule à n'importe quel moment de la journée, donc au début de ce jour juif.
• La table est décorée par les fruits.
• On commence par dire les psaumes 120 à 134, nommés Cantiques des degrés ou Chir hamaâlote, nommés ainsi parce que ces mots sont dans leur texte, mais aussi parce qu'on les disait sur les escaliers du Temple ou en montant dans la joie vers Jérusalem. Reportez vous à cette page pour ces psaumes et leurs commentaires.
• Après chaque psaume, quelqu'un dit une bénédiction sur l'un des fruits et chacun à son tour fait de même.
• Si on mange plusieurs fruits différents à la suite, on ne dit la bénédiction sur les fruits de l'arbre que pour le premier fruit.
• Toute bénédiction doit comporter 3 conditions : les mots Mélékh (roi) et Baroukh (béni le nom de D.ieu), et l'objet de cette bénédiction ; la formule est ainsi : Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré (suivis du nom du fruit), ce qui veut dire : Béni sois-Tu Hachém notre Dieu Roi du monde qui a créé...
1. Mézonote.
Un commence par les gâteaux (mézonote) faits avec le blé ou l'orge. On dit la bénédiction avant de manger ; on prend l'objet de la bénédiction dans la main droite et on dit :
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré miné mézonote. (les assistants répondent : Amen). Puis chacun fait de même, et tous répondent à chaque fois : Amen.
La bénédiction est toujours suivie immédiatement de la consommation.
2. Olives.
(Ne vous étonnez pas de lire : boré féri haêts et non pas boré péri haêts. Ce que nous écrivons est la prononciation exacte et normale de l'hébreu car le daggéche qui durcit la lettre p de péri tombe après l'une des lettres qui sont dans le tétragramme et après la lettre aleph et nous avons donc f et non pas p. C'est le b-a ba de la lecture de la Torah ; une bonne occasion pour découvrir ces règles si vous les ignorez.) Mais beaucoup ne connaissent pas cette règle et ce n'est pas le moment de le leur faire remarquer!!
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
3. Dattes.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
4. Raisins frais ou secs.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
5. Vin.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri hagguéféne (le fruit de l'arbre).
6. Figues.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
7. Grenades.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
8. Après ces 7 fruits dits de la terre d'Israël, on peut offrir d'autres beaux fruits.
9. Quand on a fini ce repas, si on a mangé une quantité d'aliment "kazayite" (29 grammes au moins) ou, pour un liquide, la quantité d'un "réviîte" (88 centilitres ou 1/8 de litre, selon d'autres décisionnaires), on dit une bénédiction générale qui reprend ces termes spécifiques cités ci-dessus lors de la bénédiction initiale. Pour les mézonotes (gâteaux), si la quantité dépasse 173 grammes ou 230 (selon d'autres), on passe à la bénédiction globale d'un repas qui est le birkate hammazone. Demander les détails précis pour la bénédiction sur chaque aliment particulier à un rabbin, ou voir dans les livres de prières où cela est généralement bien indiqué.
Beaucoup lisent les versets du Cantique des Cantiques qui parlent de ces fruits.
C'est l'occasion de faire cette recherche, très agréable, à plusieurs la découverte est encore plus agréable.
Source : Site internet du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org
TOU BICHVAT
Une fête traditionnelle… une pensée universelle
L’origine de cette fête reste floue pour beaucoup.
il semblerait cependant qu’elle soit d’origine agricole.
C'est à cette période que le premier arbre (l'amandier) fleurit, que l'année fiscale agricole débutait dans l'antiquité et qu’était prélevée la dîme sur les primeurs.
La date du quinze du mois de Chvat ne fut décidée qu’après un long débat entre les écoles de Hillel et de Shamaï. C’est d’ailleurs après une longue évolution que cette fête prendra la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. À partir du 16e siècle, lorsque les premiers kabbalistes venus d’Espagne et du Portugal s’établirent à Safed, ils décidèrent de célébrer dignement le nouvel an des arbres. Libérés de l’Inquisition, ils auraient voulu célébrer leur retour dans cette terre où ils pouvaient reprendre racine, sentir la sève couler à nouveau dans leurs veines. C’est de cette époque que vient la coutume de consommer des fruits au cours d’un repas et de bénir la nature nourricière…
Tou Bichvat est une fête juive dont le cérémonial est variable selon les pays et les coutumes. Lors d’un repas servit la veille au soir, on sert sur des tables aux nappes blanches les plus beaux fruits de la saison. On en mange alors sept obligatoirement, dans un ordre précis donné par la Torah : le blé, l'orge, l'olive, la datte, le raisin, La figue, la grenade. Certains récitent en plus des passages de la Torah qui parlent du rôle sacré des arbres et de leurs fruits…
Ensuite, sont servies sur la table quatre coupes de vin, nourriture symbolique : la première contient du vin blanc, elle marque le sommeil hivernal de la nature. La deuxième coupe contient quelques gouttes de vin rouge et du vin blanc alors que la troisième est servie avec autant de vin rouge que de vin blanc. Enfin, la dernière coupe ne contient que du vin rouge, c’est le réveil de la nature victorieuse de l’hiver glacial.
La beauté de cette fête tient dans la vision qu’elle nous offre de l’homme et de la nature. Dans la tradition juive, on voit souvent l’arbre comme une métaphore de l’être humain : « comme l'arbre vient de la terre, se dresse vers le ciel et donne des fruits, ainsi en est-il de l'homme dont l'origine est la terre qui aspire à s'élever… » (Maharal de Prague sur Pirkey avoth).
En ces temps incertains où l’homme ne cherche qu’à dominer et contrôler, cette fête juive offre aux enfants d’Israël une leçon dont tous les enfants du monde (et les hommes également) peuvent retenir les enseignements. À chaque Tou Bichvat, les enfants des écoles vont planter des milliers de jeunes arbres, pour faire reculer le désert, pour marquer le lien entre l’homme et la nature ; car l’homme dépend de la nature tout autant que la nature dépend de l’homme.
Sources :
Site internet Modia du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour et
Site du Consistoire de Paris - ACIP et
Site Children Songs and a Poem for Tu B'Shvat - Zagit-Zviya Netter
et Sur Le SITE de www.terredisrael.com
" TOU BICHBAT "
SUR Le SITE de :www.terredisrael.com
Tou bichvat c'est quoi ?
Le 15 du mois de Chvat correspond au Nouvel an des arbres.
C'est la fin de la saison pluvieuse et au temps de la montée de la sève dans l'arbre.
L'amandier commence à fleurir vers la mi-Chvat. c'est l'arbre qui fleurit le premier.
Tou bichvat rappelle aussi le lien du peuple juif à Israel et c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël. Tout le monde, depuis le sommet de l’Etat jusqu’au simple citoyen, est invité à planter un arbre et à manger des fruits.
Tou bichvat marque le retour du printemps et les premiers signes de renouveau de la nature, des arbres, des fleurs et des fruits, c'est un renouvellement de notre sensibilité à la beauté de la terre d'Israël.
Les arbres revêtent une valeur et un symbole importants depuis les temps bibliques. La tradition veut, aussi, que l’on plante un arbre dans le lieu de naissance de chaque enfant. Depuis sa création contemporaine en 1948, Israël a planté plus de 200 millions d'arbres, y compris dans le désert du Néguev. Toutefois, avec 8 pour cent de surface boisée, Israël demeure l’un des pays les moins boisés de la planète (la France a 27 pour cent de surface boisée).
Tou bichvat, c'est l'occasion de donner cours à notre amour de la terre d'Israël, donc connaître le sens particulier de cette terre et de découvrir la beauté des paysages de la terre d'Israël.
Sources bibliques et rabbiniques
"Et que la terre produise des végétaux, des arbres fruitiers portant selon leur espèce, un fruit pour perpétuer la semence sur la terre, et cela fut ainsi. La terre produisit des végétaux, de l'herbe portant sa semence selon son espèce et des arbres portant fruit selon son espèce." (Genèse béréchith I)
" Si tu assièges une ville durant de nombreux jours, afin de la conquérir, tu ne trancheras pas ses arbres avec la hache, car c'est par eux que tu te nourriras et tu ne les abattras point, car l'homme est comme l'arbre des champs. " (Deutéronome dévarim XX)
"Je ramènerai les captifs de mon peuple Israël ; ils restaureront leurs villes détruites et s'y établiront, planteront des vignes et en boiront le vin, cultiveront des jardins et en mangeront les fruits. Je les replanterai dans leur sol, et ils ne seront plus déracinés de ce sol que Je leur ai donné, dit l'Eternel. " (Amos IX)
"Si tu es en train de planter un arbre et que l'on t'annonce la venue du Messie, termine ta plantation puis va l'accueillir. " (Avoth de rabbi Nathan)
"Comme l'arbre vient de la terre, se dresse vers le ciel et donne des fruits, ainsi en est-il de l'homme dont l'origine est la terre qui aspire à s'élever vers l'Eternel et dont les premiers fruits sont les bonnes actions. (Maharal de Prague sur Pirkey avoth).
Source : Site du Consistoire de Paris - ACIP
Déroulement de la fête de Tou bichvat
C'est une fête célébrée en famille et entre amis, très aimée des enfants. Elle se base sur un "Séder de Tou bichvate" que l'on trouve dans un livre de qabala nommé Péri Ets Hadar. On le nomme aussi Haggadah de Tou bichvate.
On essaie de se munir de ces 7 espèces venant de la terre d'Israël.
La cérémonie peut se déroule à n'importe quel moment de la journée, donc au début de ce jour juif.
• La table est décorée par les fruits.
• On commence par dire les psaumes 120 à 134, nommés Cantiques des degrés ou Chir hamaâlote, nommés ainsi parce que ces mots sont dans leur texte, mais aussi parce qu'on les disait sur les escaliers du Temple ou en montant dans la joie vers Jérusalem. Reportez vous à cette page pour ces psaumes et leurs commentaires.
• Après chaque psaume, quelqu'un dit une bénédiction sur l'un des fruits et chacun à son tour fait de même.
• Si on mange plusieurs fruits différents à la suite, on ne dit la bénédiction sur les fruits de l'arbre que pour le premier fruit.
• Toute bénédiction doit comporter 3 conditions : les mots Mélékh (roi) et Baroukh (béni le nom de D.ieu), et l'objet de cette bénédiction ; la formule est ainsi : Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré (suivis du nom du fruit), ce qui veut dire : Béni sois-Tu Hachém notre Dieu Roi du monde qui a créé...
1. Mézonote.
Un commence par les gâteaux (mézonote) faits avec le blé ou l'orge. On dit la bénédiction avant de manger ; on prend l'objet de la bénédiction dans la main droite et on dit :
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré miné mézonote. (les assistants répondent : Amen). Puis chacun fait de même, et tous répondent à chaque fois : Amen.
La bénédiction est toujours suivie immédiatement de la consommation.
2. Olives.
(Ne vous étonnez pas de lire : boré féri haêts et non pas boré péri haêts. Ce que nous écrivons est la prononciation exacte et normale de l'hébreu car le daggéche qui durcit la lettre p de péri tombe après l'une des lettres qui sont dans le tétragramme et après la lettre aleph et nous avons donc f et non pas p. C'est le b-a ba de la lecture de la Torah ; une bonne occasion pour découvrir ces règles si vous les ignorez.) Mais beaucoup ne connaissent pas cette règle et ce n'est pas le moment de le leur faire remarquer!!
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
3. Dattes.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
4. Raisins frais ou secs.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
5. Vin.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri hagguéféne (le fruit de l'arbre).
6. Figues.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
7. Grenades.
Baroukh ata Ado-naï Elo-hénou Mélékh haôlam boré féri haêts (le fruit de l'arbre).
8. Après ces 7 fruits dits de la terre d'Israël, on peut offrir d'autres beaux fruits.
9. Quand on a fini ce repas, si on a mangé une quantité d'aliment "kazayite" (29 grammes au moins) ou, pour un liquide, la quantité d'un "réviîte" (88 centilitres ou 1/8 de litre, selon d'autres décisionnaires), on dit une bénédiction générale qui reprend ces termes spécifiques cités ci-dessus lors de la bénédiction initiale. Pour les mézonotes (gâteaux), si la quantité dépasse 173 grammes ou 230 (selon d'autres), on passe à la bénédiction globale d'un repas qui est le birkate hammazone. Demander les détails précis pour la bénédiction sur chaque aliment particulier à un rabbin, ou voir dans les livres de prières où cela est généralement bien indiqué.
Beaucoup lisent les versets du Cantique des Cantiques qui parlent de ces fruits.
C'est l'occasion de faire cette recherche, très agréable, à plusieurs la découverte est encore plus agréable.
Source : Site internet du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour
http://www.modia.org
TOU BICHVAT
Une fête traditionnelle… une pensée universelle
L’origine de cette fête reste floue pour beaucoup.
il semblerait cependant qu’elle soit d’origine agricole.
C'est à cette période que le premier arbre (l'amandier) fleurit, que l'année fiscale agricole débutait dans l'antiquité et qu’était prélevée la dîme sur les primeurs.
La date du quinze du mois de Chvat ne fut décidée qu’après un long débat entre les écoles de Hillel et de Shamaï. C’est d’ailleurs après une longue évolution que cette fête prendra la forme qu’on lui connaît aujourd’hui. À partir du 16e siècle, lorsque les premiers kabbalistes venus d’Espagne et du Portugal s’établirent à Safed, ils décidèrent de célébrer dignement le nouvel an des arbres. Libérés de l’Inquisition, ils auraient voulu célébrer leur retour dans cette terre où ils pouvaient reprendre racine, sentir la sève couler à nouveau dans leurs veines. C’est de cette époque que vient la coutume de consommer des fruits au cours d’un repas et de bénir la nature nourricière…
Tou Bichvat est une fête juive dont le cérémonial est variable selon les pays et les coutumes. Lors d’un repas servit la veille au soir, on sert sur des tables aux nappes blanches les plus beaux fruits de la saison. On en mange alors sept obligatoirement, dans un ordre précis donné par la Torah : le blé, l'orge, l'olive, la datte, le raisin, La figue, la grenade. Certains récitent en plus des passages de la Torah qui parlent du rôle sacré des arbres et de leurs fruits…
Ensuite, sont servies sur la table quatre coupes de vin, nourriture symbolique : la première contient du vin blanc, elle marque le sommeil hivernal de la nature. La deuxième coupe contient quelques gouttes de vin rouge et du vin blanc alors que la troisième est servie avec autant de vin rouge que de vin blanc. Enfin, la dernière coupe ne contient que du vin rouge, c’est le réveil de la nature victorieuse de l’hiver glacial.
La beauté de cette fête tient dans la vision qu’elle nous offre de l’homme et de la nature. Dans la tradition juive, on voit souvent l’arbre comme une métaphore de l’être humain : « comme l'arbre vient de la terre, se dresse vers le ciel et donne des fruits, ainsi en est-il de l'homme dont l'origine est la terre qui aspire à s'élever… » (Maharal de Prague sur Pirkey avoth).
En ces temps incertains où l’homme ne cherche qu’à dominer et contrôler, cette fête juive offre aux enfants d’Israël une leçon dont tous les enfants du monde (et les hommes également) peuvent retenir les enseignements. À chaque Tou Bichvat, les enfants des écoles vont planter des milliers de jeunes arbres, pour faire reculer le désert, pour marquer le lien entre l’homme et la nature ; car l’homme dépend de la nature tout autant que la nature dépend de l’homme.
Sources :
Site internet Modia du Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour et
Site du Consistoire de Paris - ACIP et
Site Children Songs and a Poem for Tu B'Shvat - Zagit-Zviya Netter
et Sur Le SITE de www.terredisrael.com
19 janvier 2008
LE VIN ROUGE : A VOTRE BON COEUR !
SAMEDI 19 JANVIER 2008
Sur Le Site de : AMBASSADE d'ISRAEL en FRANCE
Newsletter N° 254 du 18-1-2008.
Le vin rouge : à votre bon cœur !
ScienceDaily, 6 janvier 2008
Tout comme des additifs aident l’essence à être plus propre, des composants alimentaires réduisent les risques sanitaires des aliments gras. Des chercheurs israéliens du département Sciences alimentaires de l’Institut de la Recherche Agricole ont découvert que la consommation simultanée de nourriture riche en graisse et de polyphénols – que l’on trouve naturellement dans le vin rouge, les fruits et les légumes- peut réduire les risques associés aux aliments gras.
« Pour la première fois, déclare Joseph Kanner - un des auteurs du rapport paru initialement dans le FASEB Journal (Federation of American Societies for Experimental Biology)-, nous avons démontré que ces composés [les polyphénols] empêchent de façon significative l’apparition dans le plasma de composés dérivés de nourriture toxique. »
L’étude a été réalisée sur 6 hommes et 4 femmes qui prenaient des repas avec de la viande de dinde avec ou sans polyphénols, ces derniers étant ajoutés soit avant la cuisson, soit après, et agrémentés ou non d’un verre de vin rouge. Le taux de malondialdehyde (MDA) était régulièrement prélevé. Le MDA est un dérivé naturel issu de la digestion des graisses connu pour augmenter le risque de maladie cardiaque notamment. Dans cette expérience, le taux de MDA était 5 fois plus élevé dans le repas accompagné d’eau, sans polyphénols, alors qu’il était très faible quand le repas était accompagné de ces composants.
Levons donc notre verre (de vin rouge)
à cette découverte, mais buvons avec modération.
Aperçu avant impression
Sur Le Site de : AMBASSADE d'ISRAEL en FRANCE
Newsletter N° 254 du 18-1-2008.
Le vin rouge : à votre bon cœur !
ScienceDaily, 6 janvier 2008
Tout comme des additifs aident l’essence à être plus propre, des composants alimentaires réduisent les risques sanitaires des aliments gras. Des chercheurs israéliens du département Sciences alimentaires de l’Institut de la Recherche Agricole ont découvert que la consommation simultanée de nourriture riche en graisse et de polyphénols – que l’on trouve naturellement dans le vin rouge, les fruits et les légumes- peut réduire les risques associés aux aliments gras.
« Pour la première fois, déclare Joseph Kanner - un des auteurs du rapport paru initialement dans le FASEB Journal (Federation of American Societies for Experimental Biology)-, nous avons démontré que ces composés [les polyphénols] empêchent de façon significative l’apparition dans le plasma de composés dérivés de nourriture toxique. »
L’étude a été réalisée sur 6 hommes et 4 femmes qui prenaient des repas avec de la viande de dinde avec ou sans polyphénols, ces derniers étant ajoutés soit avant la cuisson, soit après, et agrémentés ou non d’un verre de vin rouge. Le taux de malondialdehyde (MDA) était régulièrement prélevé. Le MDA est un dérivé naturel issu de la digestion des graisses connu pour augmenter le risque de maladie cardiaque notamment. Dans cette expérience, le taux de MDA était 5 fois plus élevé dans le repas accompagné d’eau, sans polyphénols, alors qu’il était très faible quand le repas était accompagné de ces composants.
Levons donc notre verre (de vin rouge)
à cette découverte, mais buvons avec modération.
Aperçu avant impression
18 janvier 2008
SDEROT et L' INTIFADA DES ROQUETTES
VENDREDI 18 JANVIER 2008
de GUY SENBEL sur GUYSEN International News
Sdérot et l’Intifada des roquettes
Editorial de la semaine du 19/01/2008
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 18 janvier 2008 à 01:05
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur les terribles violences qui frappent la ville israélienne de Sdérot et ses conséquences politiques, tant pour le gouvernement israélien que pour le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.
Cette semaine, les habitants de Sdérot ont encore connu l’angoisse et la détresse. Jeudi 17 novembre, deux missiles tombent toutes les heures sur Sdérot et les kibboutz environnants. La panique est totale. Les enfants sont en état de choc. La mort rôde. Les candidats à l’exode sont de plus en plus nombreux. Aucun système d’interception performant des missiles n’a pu être mis au point. Le procédé de destruction par rayon laser des Qassams tirées depuis Gaza coûte cher, et il ne sera pas efficace avant cinq ans.
En six ans, près de 3500 missiles sont tombés sur le Néguev Occidental. En six ans, dix israéliens ont été tués par ces missiles. Depuis six ans, Sdérot est le symbole des difficultés d’Israël à répondre aux provocations et au terrorisme, instrument de conquête politique des extrémistes, que les modérés oublient souvent de condamner.
Pour tenter de réduire la menace permanente et grandissante, Tsahal a procédé cette semaine à des incursions dans la bande de Gaza afin d’éliminer les tireurs et détruire les ateliers de fabrication des missiles.
Le nombre de terroristes palestiniens armés à Gaza est aujourd’hui estimé à 20 000. Mardi 15 janvier, 17 d’entre eux ont été tués. La plupart appartenaient à des organisations terroristes.
Le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié l’incursion israélienne de « massacre ». Celui qui est censé incarner la voie de la modération condamne sans appel la politique israélienne d’élimination ciblée des terroristes, sans toutefois blâmer les responsables des tirs de Qassams. Rappelons qu’ils ne sont pas tous membres du Hamas. Des organisations terroristes prônent la destruction d’Israël, telles que la brigade Abou Rich, sont proches du Fatah ; elles sont chaque jour responsables de tirs de missiles sur le Néguev.
Face à « l’Intifada des roquettes », qui semble parfois rapprocher les Palestiniens plus qu’elle ne les sépare, Israël compte parmi ses options une intervention militaire massive, une solution parmi les plus efficaces selon nombre d’experts de l’armée, qui est écartée pour l’instant par le gouvernement. La pression internationale pour une paix qu’il faudrait signer avant la fin du mandat de George Bush exige la recherche d’une solution pacifique. En conséquence, la défense passive de Tsahal a été chargée de préparer l’évacuation des habitants de Sdérot. Le choix d’une politique de l’exode n’est donc plus improbable. Ce serait la première fois qu’Israël recule dans ses propres frontières.
C’est aussi dans ce contexte de tension extrême que le Ministre des affaires stratégiques Avigdor Libermann a décidé de quitter le gouvernement d’Ehoud Olmert. Cette démission révèle l’avancée réelle des discussions sur le transfert de territoires ou le partage de Jérusalem que le leader du parti russophone refuse de cautionner.
Si Sdérot est évacuée, les objectifs du Hamas seront atteints et sa stratégie confortée. Mercredi 16 janvier, Mahmoud Abbas a téléphoné à l’un des principaux responsables du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, pour lui présenter ses condoléances à la suite de la mort de son fils, tué lors de l’incursion mardi 15 janvier…
Si Sdérot est évacuée, le gouvernement israélien paraîtra affaibli. Ehoud Olmert cependant ne peut prendre le risque de subir une nouvelle Intifada, que les Palestiniens de Gaza appellent déjà fièrement « l’Intifada des roquettes ».
Les risques que des tirs de missiles partent également de Judée et de Samarie est bien réel. A cette question, le gouvernement israélien n’a pas de réponse.
Le Hamas qui est responsable de la détention de Guilad Shalit conduit au Sud d’Israël une sorte de guerre larvée ; une guerre que le Hezbollah, qui détient deux soldats de Tsahal, a déjà conduit contre le Nord bien avant la Deuxième guerre du Liban. Bien avant la guerre contre le Hezbollah, des Katioushot tombaient sur Kiriat Shmoné.
Dès dimanche prochain, une équipe de Guysen TV sera installée de manière permanente à Sdérot. C’est à Sdérot que se joue l’avenir de la paix, et l’histoire d’Israël.
Alors que les rumeurs sur la mort d’Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser persistent, tout Israël prie encore pour qu’ils rentrent chez eux, en vie.
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.
de GUY SENBEL sur GUYSEN International News
Sdérot et l’Intifada des roquettes
Editorial de la semaine du 19/01/2008
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 18 janvier 2008 à 01:05
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur les terribles violences qui frappent la ville israélienne de Sdérot et ses conséquences politiques, tant pour le gouvernement israélien que pour le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.
Cette semaine, les habitants de Sdérot ont encore connu l’angoisse et la détresse. Jeudi 17 novembre, deux missiles tombent toutes les heures sur Sdérot et les kibboutz environnants. La panique est totale. Les enfants sont en état de choc. La mort rôde. Les candidats à l’exode sont de plus en plus nombreux. Aucun système d’interception performant des missiles n’a pu être mis au point. Le procédé de destruction par rayon laser des Qassams tirées depuis Gaza coûte cher, et il ne sera pas efficace avant cinq ans.
En six ans, près de 3500 missiles sont tombés sur le Néguev Occidental. En six ans, dix israéliens ont été tués par ces missiles. Depuis six ans, Sdérot est le symbole des difficultés d’Israël à répondre aux provocations et au terrorisme, instrument de conquête politique des extrémistes, que les modérés oublient souvent de condamner.
Pour tenter de réduire la menace permanente et grandissante, Tsahal a procédé cette semaine à des incursions dans la bande de Gaza afin d’éliminer les tireurs et détruire les ateliers de fabrication des missiles.
Le nombre de terroristes palestiniens armés à Gaza est aujourd’hui estimé à 20 000. Mardi 15 janvier, 17 d’entre eux ont été tués. La plupart appartenaient à des organisations terroristes.
Le Président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié l’incursion israélienne de « massacre ». Celui qui est censé incarner la voie de la modération condamne sans appel la politique israélienne d’élimination ciblée des terroristes, sans toutefois blâmer les responsables des tirs de Qassams. Rappelons qu’ils ne sont pas tous membres du Hamas. Des organisations terroristes prônent la destruction d’Israël, telles que la brigade Abou Rich, sont proches du Fatah ; elles sont chaque jour responsables de tirs de missiles sur le Néguev.
Face à « l’Intifada des roquettes », qui semble parfois rapprocher les Palestiniens plus qu’elle ne les sépare, Israël compte parmi ses options une intervention militaire massive, une solution parmi les plus efficaces selon nombre d’experts de l’armée, qui est écartée pour l’instant par le gouvernement. La pression internationale pour une paix qu’il faudrait signer avant la fin du mandat de George Bush exige la recherche d’une solution pacifique. En conséquence, la défense passive de Tsahal a été chargée de préparer l’évacuation des habitants de Sdérot. Le choix d’une politique de l’exode n’est donc plus improbable. Ce serait la première fois qu’Israël recule dans ses propres frontières.
C’est aussi dans ce contexte de tension extrême que le Ministre des affaires stratégiques Avigdor Libermann a décidé de quitter le gouvernement d’Ehoud Olmert. Cette démission révèle l’avancée réelle des discussions sur le transfert de territoires ou le partage de Jérusalem que le leader du parti russophone refuse de cautionner.
Si Sdérot est évacuée, les objectifs du Hamas seront atteints et sa stratégie confortée. Mercredi 16 janvier, Mahmoud Abbas a téléphoné à l’un des principaux responsables du Hamas à Gaza, Mahmoud Zahar, pour lui présenter ses condoléances à la suite de la mort de son fils, tué lors de l’incursion mardi 15 janvier…
Si Sdérot est évacuée, le gouvernement israélien paraîtra affaibli. Ehoud Olmert cependant ne peut prendre le risque de subir une nouvelle Intifada, que les Palestiniens de Gaza appellent déjà fièrement « l’Intifada des roquettes ».
Les risques que des tirs de missiles partent également de Judée et de Samarie est bien réel. A cette question, le gouvernement israélien n’a pas de réponse.
Le Hamas qui est responsable de la détention de Guilad Shalit conduit au Sud d’Israël une sorte de guerre larvée ; une guerre que le Hezbollah, qui détient deux soldats de Tsahal, a déjà conduit contre le Nord bien avant la Deuxième guerre du Liban. Bien avant la guerre contre le Hezbollah, des Katioushot tombaient sur Kiriat Shmoné.
Dès dimanche prochain, une équipe de Guysen TV sera installée de manière permanente à Sdérot. C’est à Sdérot que se joue l’avenir de la paix, et l’histoire d’Israël.
Alors que les rumeurs sur la mort d’Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser persistent, tout Israël prie encore pour qu’ils rentrent chez eux, en vie.
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.
17 janvier 2008
OLMERT N' EST PAS UN DEMOCRATE par MIGUEL GARROTE
JEUDI 17 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de : www.terredisrael.com
Olmert n’est pas un démocrate par Miguel Garroté
Publié par admin à 7:16 dans Actualité Israel,
Israel, Moyen Orient, Palestine
Miguel Garroté : Journaliste d’investigation dès 1980
(Voxmundi, Europétrole, Le Temps, Le Nouvelliste,
Pèlerin de l’Eau Vive, La Vierge pèlerine, etc).
Ancien porte-parole du PDG de Nestlé International.
Missions et voyages dans trente pays.
Diplômé ès science politique de l’Université de Genève.
Quadrilingue français, anglais, allemand, espagnol.
Ce ne sont – évidemment – pas nos médias européens
qui vont nous dire la vérité sur ce qui se passe
réellement en Israël.
Lire les traductions – généralement anglaises –
de ce que raconte la presse israélienne, cela non
plus, ne nous révèle pas ce qui se passe réellement
en Israël. Il reste, pour nous informer,
le Web. Et celles et ceux – ils sont rarissimes –
qui intègrent, les analyses qu’ils ont trouvées sur le Web,
dans les articles qu’ils publient dans la presse écrite.
Dans la première catégorie – les journalistes d’investigation sur le Web – nous avons, par exemple, Yoav Yitzhak. Dans la deuxième catégorie – les journalistes qui intègrent, les analyses qu’ils ont trouvées sur le Web, dans les articles qu’ils publient dans la presse écrite – nous avons, par exemple, Caroline Glick du Jerusalem Post (1).
Si je suis aujourd’hui en mesure de rédiger le présent article, c’est en grande partie grâce au travail sur place, en Israël, de mes confrères Yoav Yitzhak et Caroline Glick.
Et grâce au réseau anglophone d’information d’Aaron Lerner (2).
Mais venons en aux faits.
La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni vient d’ouvrir des négociations vitales avec son homologue palestinien Ahmed Qurei. Ces négociations sont vitales car elles impliquent : 1- la partition de Jérusalem ; 2- la destruction de centaines de communautés israéliennes en Judée-Samarie et à Jérusalem; 3- l’expulsion de 100′000 à 500’00 Israéliens de leurs maisons ; 4- les frontières d’Israël ; 5- le droit à l’émigration de quelques millions d’arabes d’origine palestinienne (hostiles à Israël) vers Israël.
Or, dans les sondages les plus récents, les deux tiers des Israéliens déclarent que l’actuel gouvernement israélien n’a aucun mandat pour conduire des négociations sur ces points. Et les deux tiers des Israéliens déclarent qu’ils sont actuellement opposés à toute négociation sur Jérusalem. Vendredi 11 janvier, les sondages parus dans les médias israéliens confirmaient que le Premier ministre israélien Ehud Olmert et son gouvernement sont soutenus par seulement huit pour cent de leurs citoyens.
Lundi 14 janvier, le journaliste d’investigation Yoav Yitzhak a révélé que les services du Premier ministre Olmert ont garanti une couverture médiatique positive de la visite du Président américain Georges Bush en Israël la semaine dernière. Concrètement, les services du Premier ministre Olmert ont orchestré, des interviews exclusives, de Bush, avec Yonit Levy de la télévision israélienne Channel 2 et avec Shimon Shiffer et Nahum Barnea du journal israélien Yediot Aharonot. Tout ceci reste extrêmement court et sélectif. La majorité des Israéliens se contrefichent des théories gauchisantes de Yonit Levy, Shimon Shiffer et Nahum Barnea.
Afin d’empêcher toute manifestation contre la création d’un Etat palestinien dans le contexte actuel (manifestation pourtant légitime puisque Israël était, jusqu’à la semaine dernière, une démocratie), le gouvernement israélien et la police israélienne ont placé la semaine dernière Jérusalem sous le coup d’une loi quasi martiale. Un tiers du total des policiers israéliens a été transféré des quatre coins du pays à Jérusalem. Ecoles et entreprises ont été fermées. On a intimé les Israéliens de Jérusalem de rester chez eux ou tout au moins d’éviter la rue.
Cependant, le mercredi 9 janvier, trois manifestants se sont postés en face de l’hôtel Dan Panorama, à Jérusalem, hôtel où la presse étrangère était hébergée lors de la visite de Bush. Trois manifestants, Jeff Daube, Susie Dym et Yehudit Dassberg ont simplement essayé de distribuer à la presse étrangère un rapport sur le Fatah palestinien et l’implication de celui-ci dans des attaques terroristes contre Israël. Le rapport a été rédigé par un éminent chercheur, Arlene Kushner.
Le rapport ne contient aucune recommandation politique. Il documente simplement sur les activités terroristes du Fatah. Les trois manifestants, Jeff Daube, Susie Dym et Yehudit Dassberg ont étés détenus par la police et accusés de distribuer du matériel séditieux (est séditieux ce qui trouble l’ordre public et ce qui est concerté par des meneurs) et de causer des nuisances publiques (qui cause torts et dommages à la société).
J’en conclus que sous le règne de Ehud Olmert, soutenu par seulement huit pour cent des Israéliens, un rapport rigoureux du chercheur Arlene Kushner est donc un matériel qui trouble l’ordre public et qui est concerté par des meneurs. J’en conclus, aussi, que sous le règne de Ehud Olmert, soutenu par seulement huit pour cent des Israéliens, trois manifestants causent des torts et des dommages à la société. J’en conclus, surtout, que Olmert n’est pas un démocrate.
Sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, qu’attendent les Israéliens : pour investir massivement les rues ? Pour exiger tout de suite des élections anticipées ? Et pour obtenir à Olmert, coupable de corruptions, un visa et un billet d’avion aller simple, à destination de Moscou, par exemple ?
Outre faire le ménage persan à Busher et à Natanz, une excellente chose d’ailleurs, il faudrait peut-être, aussi, donner un bon coup de balais à Jérusalem, par exemple, sur le perron de la (très belle) villa de Monsieur Olmert. Surtout maintenant où la police est retournée dans ses quartiers habituels, ce qui devrait faciliter les manifestations libres et démocratiques à Jérusalem, y compris devant le domicile de Sire Ehud. Ce serait un beau rodage, pour cette année 2008 qui commence…
(1)http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1200308085522&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
(2) http://www.imra.org.il/
Un seul commentaire à “Olmert n’est pas un démocrate par Miguel Garroté”
# arnerasur 16 jan 2008 à 17:11
Avec le privilège d’une démocratie exemplaire d’ou vient qu’Eretz Israel
n’aie d’autre roi que César ? Pourquoi épouse-t-il le langage des nations,
elles mêmes soumises au chantage du pouvoir pétrolier arabe ?
La négociation avec Sadate était de trop. Faux calculs d’esprits faux.
La leçon du Goush Katif n’a pas suffit ? Toujours des conducteurs aveugles ?
Sur Le BLOG de : www.terredisrael.com
Olmert n’est pas un démocrate par Miguel Garroté
Publié par admin à 7:16 dans Actualité Israel,
Israel, Moyen Orient, Palestine
Miguel Garroté : Journaliste d’investigation dès 1980
(Voxmundi, Europétrole, Le Temps, Le Nouvelliste,
Pèlerin de l’Eau Vive, La Vierge pèlerine, etc).
Ancien porte-parole du PDG de Nestlé International.
Missions et voyages dans trente pays.
Diplômé ès science politique de l’Université de Genève.
Quadrilingue français, anglais, allemand, espagnol.
Ce ne sont – évidemment – pas nos médias européens
qui vont nous dire la vérité sur ce qui se passe
réellement en Israël.
Lire les traductions – généralement anglaises –
de ce que raconte la presse israélienne, cela non
plus, ne nous révèle pas ce qui se passe réellement
en Israël. Il reste, pour nous informer,
le Web. Et celles et ceux – ils sont rarissimes –
qui intègrent, les analyses qu’ils ont trouvées sur le Web,
dans les articles qu’ils publient dans la presse écrite.
Dans la première catégorie – les journalistes d’investigation sur le Web – nous avons, par exemple, Yoav Yitzhak. Dans la deuxième catégorie – les journalistes qui intègrent, les analyses qu’ils ont trouvées sur le Web, dans les articles qu’ils publient dans la presse écrite – nous avons, par exemple, Caroline Glick du Jerusalem Post (1).
Si je suis aujourd’hui en mesure de rédiger le présent article, c’est en grande partie grâce au travail sur place, en Israël, de mes confrères Yoav Yitzhak et Caroline Glick.
Et grâce au réseau anglophone d’information d’Aaron Lerner (2).
Mais venons en aux faits.
La ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni vient d’ouvrir des négociations vitales avec son homologue palestinien Ahmed Qurei. Ces négociations sont vitales car elles impliquent : 1- la partition de Jérusalem ; 2- la destruction de centaines de communautés israéliennes en Judée-Samarie et à Jérusalem; 3- l’expulsion de 100′000 à 500’00 Israéliens de leurs maisons ; 4- les frontières d’Israël ; 5- le droit à l’émigration de quelques millions d’arabes d’origine palestinienne (hostiles à Israël) vers Israël.
Or, dans les sondages les plus récents, les deux tiers des Israéliens déclarent que l’actuel gouvernement israélien n’a aucun mandat pour conduire des négociations sur ces points. Et les deux tiers des Israéliens déclarent qu’ils sont actuellement opposés à toute négociation sur Jérusalem. Vendredi 11 janvier, les sondages parus dans les médias israéliens confirmaient que le Premier ministre israélien Ehud Olmert et son gouvernement sont soutenus par seulement huit pour cent de leurs citoyens.
Lundi 14 janvier, le journaliste d’investigation Yoav Yitzhak a révélé que les services du Premier ministre Olmert ont garanti une couverture médiatique positive de la visite du Président américain Georges Bush en Israël la semaine dernière. Concrètement, les services du Premier ministre Olmert ont orchestré, des interviews exclusives, de Bush, avec Yonit Levy de la télévision israélienne Channel 2 et avec Shimon Shiffer et Nahum Barnea du journal israélien Yediot Aharonot. Tout ceci reste extrêmement court et sélectif. La majorité des Israéliens se contrefichent des théories gauchisantes de Yonit Levy, Shimon Shiffer et Nahum Barnea.
Afin d’empêcher toute manifestation contre la création d’un Etat palestinien dans le contexte actuel (manifestation pourtant légitime puisque Israël était, jusqu’à la semaine dernière, une démocratie), le gouvernement israélien et la police israélienne ont placé la semaine dernière Jérusalem sous le coup d’une loi quasi martiale. Un tiers du total des policiers israéliens a été transféré des quatre coins du pays à Jérusalem. Ecoles et entreprises ont été fermées. On a intimé les Israéliens de Jérusalem de rester chez eux ou tout au moins d’éviter la rue.
Cependant, le mercredi 9 janvier, trois manifestants se sont postés en face de l’hôtel Dan Panorama, à Jérusalem, hôtel où la presse étrangère était hébergée lors de la visite de Bush. Trois manifestants, Jeff Daube, Susie Dym et Yehudit Dassberg ont simplement essayé de distribuer à la presse étrangère un rapport sur le Fatah palestinien et l’implication de celui-ci dans des attaques terroristes contre Israël. Le rapport a été rédigé par un éminent chercheur, Arlene Kushner.
Le rapport ne contient aucune recommandation politique. Il documente simplement sur les activités terroristes du Fatah. Les trois manifestants, Jeff Daube, Susie Dym et Yehudit Dassberg ont étés détenus par la police et accusés de distribuer du matériel séditieux (est séditieux ce qui trouble l’ordre public et ce qui est concerté par des meneurs) et de causer des nuisances publiques (qui cause torts et dommages à la société).
J’en conclus que sous le règne de Ehud Olmert, soutenu par seulement huit pour cent des Israéliens, un rapport rigoureux du chercheur Arlene Kushner est donc un matériel qui trouble l’ordre public et qui est concerté par des meneurs. J’en conclus, aussi, que sous le règne de Ehud Olmert, soutenu par seulement huit pour cent des Israéliens, trois manifestants causent des torts et des dommages à la société. J’en conclus, surtout, que Olmert n’est pas un démocrate.
Sans vouloir me mêler de ce qui ne me regarde pas, qu’attendent les Israéliens : pour investir massivement les rues ? Pour exiger tout de suite des élections anticipées ? Et pour obtenir à Olmert, coupable de corruptions, un visa et un billet d’avion aller simple, à destination de Moscou, par exemple ?
Outre faire le ménage persan à Busher et à Natanz, une excellente chose d’ailleurs, il faudrait peut-être, aussi, donner un bon coup de balais à Jérusalem, par exemple, sur le perron de la (très belle) villa de Monsieur Olmert. Surtout maintenant où la police est retournée dans ses quartiers habituels, ce qui devrait faciliter les manifestations libres et démocratiques à Jérusalem, y compris devant le domicile de Sire Ehud. Ce serait un beau rodage, pour cette année 2008 qui commence…
(1)http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1200308085522&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
(2) http://www.imra.org.il/
Un seul commentaire à “Olmert n’est pas un démocrate par Miguel Garroté”
# arnerasur 16 jan 2008 à 17:11
Avec le privilège d’une démocratie exemplaire d’ou vient qu’Eretz Israel
n’aie d’autre roi que César ? Pourquoi épouse-t-il le langage des nations,
elles mêmes soumises au chantage du pouvoir pétrolier arabe ?
La négociation avec Sadate était de trop. Faux calculs d’esprits faux.
La leçon du Goush Katif n’a pas suffit ? Toujours des conducteurs aveugles ?
HOMMAGE à RUTH SHAHAR
JEUDI 17 JANVIER 2008
Pour ne pas oublier cet Hommage à RUTH SHAHAR (zal)
Sur Guysen International News
Hommage à Ruth Shahar, figure de l’Alya d’Algérie
Par Stephanie Zenati pour Guysen International News
Jeudi 17 janvier 2008 à 06:56
Lorsque les "évènements" d’Algérie éclatent en 1954, la communauté juive du pays se retrouve face à un dilemme qu’elle résume en ces mots : "la valise ou le cercueil". Et pour beaucoup, la valise c’est en France qu’ils iront la poser, faisant d’Israël une destination secondaire dans cet exil. Un reproche souvent lancé à tort contre les juifs d’Algérie, car certains s’étaient pourtant installés sur le sol hébreu bien avant le début des hostilités. Parmi eux, Ruth Shahar qui s’est éteinte le mois dernier, mais qui restera une pionnière dans l’Alya d’Algérie. Hommage.
Ruth Shahar, née Laurette Sebaoun, comprend très vite qu’Israël sera son pays et le lieu où elle pourra assouvir ses idéaux sionistes.
En avril 1945, à peine âgée d’une vingtaine d’années, cette jeune fille quitte sa famille, appartenant à la bourgeoisie algéroise, et part avec le groupe de Faty et Moshé Hababou, pour aller s’installer en Palestine, alors sous mandat britannique.
Une grande première pour ses juifs d’Afrique du nord, pionniers dans cette aventure. Ces derniers s’établissent dans un premier temps dans un kibboutz, Hachomer Atsour, avant de rejoindre une localité face à Kalkilya, actuellement située en Judée-Samarie.
Car ce petit groupe a un objectif clair : veiller à la sécurité de l’Etat hébreu en pleine construction, et s’assurer de son bon développement. Ainsi, en s’installant dans ce point de peuplement, ces derniers peuvent œuvrer pour protéger Kfar Saba, une ville qui dès 1949 deviendra frontalière avec la 'ligne verte', autrement dit à la limite du territoire israélien.
Faire d’Israël un territoire prospère est bien la devise de Ruth Shahar, qui pendant près de 60 ans poursuit cet idéal qui l’a conduite en Terre sainte. Elle est aidée par son mari, Gad Shahar, issu de l’Alya tunisienne, puis par les nouveaux immigrants venus d’Alger, d’Oran ou de Tunis, qui renforcent le groupe francophone.
De plus en plus nombreux, ces derniers fondent en juillet 1949 le kibboutz Regavim.
Un nouveau point de peuplement bâti entièrement par ces pionniers nord-africains et italiens, qui une fois encore, permet de veiller sur les villes à proximité, à savoir Zikron, située au pied de la chaîne du Carmel, et Cesarée, sur la côte méditerranéenne.
L’engagement profondément sioniste de ces immigrants se matérialise et se concrétise alors au sein de l’Etat hébreu.
A titre d’exemple, Ruth Shahar s’engage à aider Moriel, une association qui œuvre pour la mémoire et la tradition des Juifs d’Algérie, à organiser, chaque année, au kibboutz Regavim, le grand rassemblement de ‘Yom Hastmaout’, le jour de l’indépendance.
L’occasion d’une fête qui n’est pas sans rappeler l’histoire de ce petit pays et les épreuves qu’il a dû traverser. Une manière également pour elle de restaurer la dignité du judaïsme d’Algérie dont elle est issue, et qui a bien souvent souffert des critiques lancées à son encontre, l’accusant notamment d’avoir préféré la France à l’Etat hébreu, en 1962.
Un thème qui sera d’ailleurs au cœur des discussions lors du grand 'congrès mondial du judaïsme d’Algérie', un évènement qui se tiendra à Jérusalem en mars prochain.
En attendant, Guysen souhaitait rendre un dernier hommage à cette femme qui restera une figure marquante dans l’histoire des juifs d’Algérie en Israël.
Décédée le 27 décembre dernier,
la cérémonie des ‘chlochim’aura lieu ce vendredi 18 janvier.
Pour ne pas oublier cet Hommage à RUTH SHAHAR (zal)
Sur Guysen International News
Hommage à Ruth Shahar, figure de l’Alya d’Algérie
Par Stephanie Zenati pour Guysen International News
Jeudi 17 janvier 2008 à 06:56
Lorsque les "évènements" d’Algérie éclatent en 1954, la communauté juive du pays se retrouve face à un dilemme qu’elle résume en ces mots : "la valise ou le cercueil". Et pour beaucoup, la valise c’est en France qu’ils iront la poser, faisant d’Israël une destination secondaire dans cet exil. Un reproche souvent lancé à tort contre les juifs d’Algérie, car certains s’étaient pourtant installés sur le sol hébreu bien avant le début des hostilités. Parmi eux, Ruth Shahar qui s’est éteinte le mois dernier, mais qui restera une pionnière dans l’Alya d’Algérie. Hommage.
Ruth Shahar, née Laurette Sebaoun, comprend très vite qu’Israël sera son pays et le lieu où elle pourra assouvir ses idéaux sionistes.
En avril 1945, à peine âgée d’une vingtaine d’années, cette jeune fille quitte sa famille, appartenant à la bourgeoisie algéroise, et part avec le groupe de Faty et Moshé Hababou, pour aller s’installer en Palestine, alors sous mandat britannique.
Une grande première pour ses juifs d’Afrique du nord, pionniers dans cette aventure. Ces derniers s’établissent dans un premier temps dans un kibboutz, Hachomer Atsour, avant de rejoindre une localité face à Kalkilya, actuellement située en Judée-Samarie.
Car ce petit groupe a un objectif clair : veiller à la sécurité de l’Etat hébreu en pleine construction, et s’assurer de son bon développement. Ainsi, en s’installant dans ce point de peuplement, ces derniers peuvent œuvrer pour protéger Kfar Saba, une ville qui dès 1949 deviendra frontalière avec la 'ligne verte', autrement dit à la limite du territoire israélien.
Faire d’Israël un territoire prospère est bien la devise de Ruth Shahar, qui pendant près de 60 ans poursuit cet idéal qui l’a conduite en Terre sainte. Elle est aidée par son mari, Gad Shahar, issu de l’Alya tunisienne, puis par les nouveaux immigrants venus d’Alger, d’Oran ou de Tunis, qui renforcent le groupe francophone.
De plus en plus nombreux, ces derniers fondent en juillet 1949 le kibboutz Regavim.
Un nouveau point de peuplement bâti entièrement par ces pionniers nord-africains et italiens, qui une fois encore, permet de veiller sur les villes à proximité, à savoir Zikron, située au pied de la chaîne du Carmel, et Cesarée, sur la côte méditerranéenne.
L’engagement profondément sioniste de ces immigrants se matérialise et se concrétise alors au sein de l’Etat hébreu.
A titre d’exemple, Ruth Shahar s’engage à aider Moriel, une association qui œuvre pour la mémoire et la tradition des Juifs d’Algérie, à organiser, chaque année, au kibboutz Regavim, le grand rassemblement de ‘Yom Hastmaout’, le jour de l’indépendance.
L’occasion d’une fête qui n’est pas sans rappeler l’histoire de ce petit pays et les épreuves qu’il a dû traverser. Une manière également pour elle de restaurer la dignité du judaïsme d’Algérie dont elle est issue, et qui a bien souvent souffert des critiques lancées à son encontre, l’accusant notamment d’avoir préféré la France à l’Etat hébreu, en 1962.
Un thème qui sera d’ailleurs au cœur des discussions lors du grand 'congrès mondial du judaïsme d’Algérie', un évènement qui se tiendra à Jérusalem en mars prochain.
En attendant, Guysen souhaitait rendre un dernier hommage à cette femme qui restera une figure marquante dans l’histoire des juifs d’Algérie en Israël.
Décédée le 27 décembre dernier,
la cérémonie des ‘chlochim’aura lieu ce vendredi 18 janvier.
16 janvier 2008
SOUS LE SOLEIL DE MEC SARKO
MERCREDI 16 JANVIER 2008
http://www.dailymotion.com/relevance/search/carla+et+sarkosy/video/x3v9bw_le-soleil-du-mec-sarko_creation
La fameuse opérette "Sous le soleil du Mec Sarko". (Quelques fautes dans le texte, vous ne m' en voudrasse point).Réalisation : www.lefred.fr
- On a planté les tentes libyennes
- Lors des dîners des apéros
- On a reçu des colonels
- Qui vont et qui viennent
- Au Trocadéro
- On prétend que les Italiennes
- Filles du sud ont le sang-froid
- Eh bien qu’à cela ne tienne
- Elles Craquent sous le règne
- De l’ordre nouveau
- On oublie tout
- Sous les beaux yeux du Mec Sarko
- On devient fou
- Au son des hymnes coloniaux
- Jamais seul plus d’une semaine
- Ce que l’on dit dans les journaux
- Cécilia aux présidentielles
- Et Carla pour la Noël
- Au soleil de Dingo
{Refrain:}
- Mec Sarko Mec Sarko
- Dans ton sommeil, tu chantes
- Entouré de ta cour
– Dégoûtée des rumeurs de chaque jour
- Mec Sarko Mec Sarko
- Tes journées sont trépidantes
- Mais tu sauras toujours
- Trouver un lit, une heure
- Où Faire l’amour
- Des aventures égyptiennes
- Sous le soleil des pharaons
- Ça dure à peine une semaine
- Mais quelle semaine
- On prend l’air moins con
- Les premiers soirs, on se promène
- Souriant pour feindre une photo
- Le deuxième sur toutes les chaînes
- Plus rien ne le freine
- Il part en promo
- On oublie tout
- Sous les beaux yeux du Mec Sarko
- On devient fou
- Au son des hymnes coloniaux
- Un beau jour à la fin du règne
- Du pouvoir et des beaux Lolos
- Faudrait pas que ça lui reprenne
- Une aventure américaine
- Au soleil de Texaco
{Refrain}
Textes Copyright © LeFred.fr - Dépôt SACEM - Decembre 2007
http://www.dailymotion.com/relevance/search/carla+et+sarkosy/video/x3v9bw_le-soleil-du-mec-sarko_creation
La fameuse opérette "Sous le soleil du Mec Sarko". (Quelques fautes dans le texte, vous ne m' en voudrasse point).Réalisation : www.lefred.fr
- On a planté les tentes libyennes
- Lors des dîners des apéros
- On a reçu des colonels
- Qui vont et qui viennent
- Au Trocadéro
- On prétend que les Italiennes
- Filles du sud ont le sang-froid
- Eh bien qu’à cela ne tienne
- Elles Craquent sous le règne
- De l’ordre nouveau
- On oublie tout
- Sous les beaux yeux du Mec Sarko
- On devient fou
- Au son des hymnes coloniaux
- Jamais seul plus d’une semaine
- Ce que l’on dit dans les journaux
- Cécilia aux présidentielles
- Et Carla pour la Noël
- Au soleil de Dingo
{Refrain:}
- Mec Sarko Mec Sarko
- Dans ton sommeil, tu chantes
- Entouré de ta cour
– Dégoûtée des rumeurs de chaque jour
- Mec Sarko Mec Sarko
- Tes journées sont trépidantes
- Mais tu sauras toujours
- Trouver un lit, une heure
- Où Faire l’amour
- Des aventures égyptiennes
- Sous le soleil des pharaons
- Ça dure à peine une semaine
- Mais quelle semaine
- On prend l’air moins con
- Les premiers soirs, on se promène
- Souriant pour feindre une photo
- Le deuxième sur toutes les chaînes
- Plus rien ne le freine
- Il part en promo
- On oublie tout
- Sous les beaux yeux du Mec Sarko
- On devient fou
- Au son des hymnes coloniaux
- Un beau jour à la fin du règne
- Du pouvoir et des beaux Lolos
- Faudrait pas que ça lui reprenne
- Une aventure américaine
- Au soleil de Texaco
{Refrain}
Textes Copyright © LeFred.fr - Dépôt SACEM - Decembre 2007
DES JUIFS QUI N' ONT VRAIMENT RIEN A FAIRE.
MERCREDI 16 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de www.terredisrael.com
Des Juifs qui n’ont (vraiment) rien à faire.
Par Schlomoh Brodowicz
pour Guysen International News
Lundi 14 janvier 2008 à 23:25
Qui ne connaît ce célèbre mot de Sacha Guitry : « Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage. » Quant au peintre et écrivain dadaïste Francis Picabia, il ne s’embarrassait pas d’académisme quand il écrivait : « Ceux qui médisent derrière mon dos, mon c… les contemple ».
Car sachez chers lecteurs qu’en matière de lecture, le dernier hot spot, le trendy de chez trendy, le grand chic de la prose de caniveau consiste désormais à faire saliver le grand public devant les récits craquants des secrets d’alcôve de ces grandes dames du podium politique. Elles ne sont évidemment pas toutes égales devant le déballage. Car les malheureuses que le Ciel aurait dotées d’un glamour de pruneau d’Agen n’auront évidemment pas la chance d’être de celles qui font la joie des « journalistes d’investigation ». Qu’elles soient ici assurées de notre compassion.
Et pour le coup, ces derniers jours, c’est l’ex Première dame de France qui s’y colle. Pas moins de trois bouquins lui sont consacrés. Au noble titre bien sûr, du sacro saint « droit de savoir », mais on l’avait deviné. Pourtant l’auteur de ces lignes ne croirait pas utile d’abreuver un respectable site juif d’une telle chronique s’il ne se sentait pas envahi par un sentiment de dégout en constatant que trois des noms qui sont à l’origine de ces torchons sont juifs.
Car si nous Juifs sommes fiers d’avoir été désignés de toute éternité comme le Peuple du Livre, alors à défaut d’incarner pleinement cette auguste distinction, il est tout de même de la responsabilité de tous ceux qui revendiquent leur appartenance à ce peuple de ne pas la profaner.
Alors quelques rappels, si vous le voulez bien. La Tradition de Moïse et tous les maîtres qui s’en sont faits les passeurs à travers les siècles tiennent la médisance pour le pire des péchés. Cette cuisante interdiction de colporter des ragots figure déjà dans le Lévitique (19,16). Le roi Salomon écrivit ensuite dans le Livre des Proverbes (18,21) que « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue ». Le Talmud dispose lui que s’il est permis de transgresser la Loi d’Israël pour sauver sa vie, il est en revanche trois interdictions qu’un Juif ne saurait commettre, dût-il en perdre la vie. Ce sont : le meurtre, l’adultère et l’abjuration de sa foi. Quant à l’interdiction de la médisance, ajoute le Talmud, elle est aussi cuisante que les trois réunies !
Alors chers lecteurs, faut-il être un « ultra orthodoxe » habillé par Baranne (non pas Paco…) du chapeau à la semelle pour faire sienne une telle profession de foi ? Car les éditeurs, les auteurs et les lecteurs communient bien tous ensemble dans l’idée que de tels bouquins n’ont d’autre propos que celui de faire sonner les tiroirs-caisse. Qu’on ne sort pas informé mais avili de telles lectures. Que la profession de journaliste, la démocratie, les métiers de l’information (pour ne rien dire de la littérature…) ne sortent pas grandis par ces impuissants folliculaires pour reprendre un mot de Balzac.
Lorsque Bob Woodward et Carl Weinstein du Washington Post s’obstinèrent à affronter la cécité malveillante de l’administration américaine, pour remonter les fils qui menaient des plombiers du Watergate à la Maison Blanche, ils firent œuvre pie pour la démocratie. Des têtes tombèrent et pas des moindres puisque l’ultime fut le président Richard Nixon. Mais la démocratie tant exaltée par Tocqueville en sortit grandie. Une nouvelle ère s’annonçait où tous les coups bas ne seraient plus tolérés.
Lorsqu’en France, Pierre Péan et Philippe Cohen publièrent « la face cachée du Monde », il ne s’est pas agi de sombres racontars mais de révélations édifiantes sur les mœurs cyniques et éhontées de gens qui présentaient leur quotidien comme un parangon des vertus républicaines et laïques. Du reste, cette parution entraîna une vaste remise en question à la rédaction du quotidien dont plusieurs journalistes démissionnèrent après avoir publié eux-mêmes des ouvrages très critiques. Bien sûr, avec un tirage de plus de 200 000, il y avait de l’argent à prendre mais du moins le lecteur n’était pas le dindon de la farce.
Mais faut-il que certains Juifs n’aient aucune mémoire ?
Rappelez-vous : en 1965, le très sulfureux Roger Peyrefitte publiait un livre qui fit scandale : « Les Juifs ». Cet ouvrage qui se voulait une étude de mœurs était en réalité un fatras de prose faisandée qui comportait, entre autres, un travelling nauséeux sur les lois juives de pureté familiale et leur prétendue mise en pratique dans les chambres à coucher d’une illustre famille juive de France, laquelle famille obtint par référé que ces pages à vomir soient retirées.
Et la « rumeur d’Orléans », cela vous dit quelque chose ? Alors voilà une antisèche. À la fin des années 60, il courut à Orléans le bruit que les cabines d’essayage de magasins de lingerie féminine tenus par des Juifs comportaient des trappes dans lesquelles certaines clientes disparaissaient pour être ensuite livrées à des réseaux de prostitution… Tous les démentis officiels de la police affirmant qu’aucune disparition de femme n’avait été signalée dans la région n’eurent pas raison de ce ragot. Il ne s’usa qu’avec le temps.
Alors des Juifs, censés s’offusquer des calomnies à l’encontre d’Israël dont la presse nous abreuve régulièrement ne pourraient-ils pas laisser à d’autres le soin de satisfaire les pulsions voyeuristes ?
Gardez-vous d’acheter de telles horreurs car l’interdiction de « prêter main forte à ceux qui fautent » fait aussi partie de la Tradition de Moïse.
Quant à ceux qui auraient déjà franchi le pas, qu’ils se rappellent la réponse faite par Henri Jeanson à un journaliste d’extrême droite qui lui demandait ce qu’il pensait d’un article dont il était l’auteur : « Je l’ai lu ce matin d’un derrière distrait ».
Sur Le BLOG de www.terredisrael.com
Des Juifs qui n’ont (vraiment) rien à faire.
Par Schlomoh Brodowicz
pour Guysen International News
Lundi 14 janvier 2008 à 23:25
Qui ne connaît ce célèbre mot de Sacha Guitry : « Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage. » Quant au peintre et écrivain dadaïste Francis Picabia, il ne s’embarrassait pas d’académisme quand il écrivait : « Ceux qui médisent derrière mon dos, mon c… les contemple ».
Car sachez chers lecteurs qu’en matière de lecture, le dernier hot spot, le trendy de chez trendy, le grand chic de la prose de caniveau consiste désormais à faire saliver le grand public devant les récits craquants des secrets d’alcôve de ces grandes dames du podium politique. Elles ne sont évidemment pas toutes égales devant le déballage. Car les malheureuses que le Ciel aurait dotées d’un glamour de pruneau d’Agen n’auront évidemment pas la chance d’être de celles qui font la joie des « journalistes d’investigation ». Qu’elles soient ici assurées de notre compassion.
Et pour le coup, ces derniers jours, c’est l’ex Première dame de France qui s’y colle. Pas moins de trois bouquins lui sont consacrés. Au noble titre bien sûr, du sacro saint « droit de savoir », mais on l’avait deviné. Pourtant l’auteur de ces lignes ne croirait pas utile d’abreuver un respectable site juif d’une telle chronique s’il ne se sentait pas envahi par un sentiment de dégout en constatant que trois des noms qui sont à l’origine de ces torchons sont juifs.
Car si nous Juifs sommes fiers d’avoir été désignés de toute éternité comme le Peuple du Livre, alors à défaut d’incarner pleinement cette auguste distinction, il est tout de même de la responsabilité de tous ceux qui revendiquent leur appartenance à ce peuple de ne pas la profaner.
Alors quelques rappels, si vous le voulez bien. La Tradition de Moïse et tous les maîtres qui s’en sont faits les passeurs à travers les siècles tiennent la médisance pour le pire des péchés. Cette cuisante interdiction de colporter des ragots figure déjà dans le Lévitique (19,16). Le roi Salomon écrivit ensuite dans le Livre des Proverbes (18,21) que « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue ». Le Talmud dispose lui que s’il est permis de transgresser la Loi d’Israël pour sauver sa vie, il est en revanche trois interdictions qu’un Juif ne saurait commettre, dût-il en perdre la vie. Ce sont : le meurtre, l’adultère et l’abjuration de sa foi. Quant à l’interdiction de la médisance, ajoute le Talmud, elle est aussi cuisante que les trois réunies !
Alors chers lecteurs, faut-il être un « ultra orthodoxe » habillé par Baranne (non pas Paco…) du chapeau à la semelle pour faire sienne une telle profession de foi ? Car les éditeurs, les auteurs et les lecteurs communient bien tous ensemble dans l’idée que de tels bouquins n’ont d’autre propos que celui de faire sonner les tiroirs-caisse. Qu’on ne sort pas informé mais avili de telles lectures. Que la profession de journaliste, la démocratie, les métiers de l’information (pour ne rien dire de la littérature…) ne sortent pas grandis par ces impuissants folliculaires pour reprendre un mot de Balzac.
Lorsque Bob Woodward et Carl Weinstein du Washington Post s’obstinèrent à affronter la cécité malveillante de l’administration américaine, pour remonter les fils qui menaient des plombiers du Watergate à la Maison Blanche, ils firent œuvre pie pour la démocratie. Des têtes tombèrent et pas des moindres puisque l’ultime fut le président Richard Nixon. Mais la démocratie tant exaltée par Tocqueville en sortit grandie. Une nouvelle ère s’annonçait où tous les coups bas ne seraient plus tolérés.
Lorsqu’en France, Pierre Péan et Philippe Cohen publièrent « la face cachée du Monde », il ne s’est pas agi de sombres racontars mais de révélations édifiantes sur les mœurs cyniques et éhontées de gens qui présentaient leur quotidien comme un parangon des vertus républicaines et laïques. Du reste, cette parution entraîna une vaste remise en question à la rédaction du quotidien dont plusieurs journalistes démissionnèrent après avoir publié eux-mêmes des ouvrages très critiques. Bien sûr, avec un tirage de plus de 200 000, il y avait de l’argent à prendre mais du moins le lecteur n’était pas le dindon de la farce.
Mais faut-il que certains Juifs n’aient aucune mémoire ?
Rappelez-vous : en 1965, le très sulfureux Roger Peyrefitte publiait un livre qui fit scandale : « Les Juifs ». Cet ouvrage qui se voulait une étude de mœurs était en réalité un fatras de prose faisandée qui comportait, entre autres, un travelling nauséeux sur les lois juives de pureté familiale et leur prétendue mise en pratique dans les chambres à coucher d’une illustre famille juive de France, laquelle famille obtint par référé que ces pages à vomir soient retirées.
Et la « rumeur d’Orléans », cela vous dit quelque chose ? Alors voilà une antisèche. À la fin des années 60, il courut à Orléans le bruit que les cabines d’essayage de magasins de lingerie féminine tenus par des Juifs comportaient des trappes dans lesquelles certaines clientes disparaissaient pour être ensuite livrées à des réseaux de prostitution… Tous les démentis officiels de la police affirmant qu’aucune disparition de femme n’avait été signalée dans la région n’eurent pas raison de ce ragot. Il ne s’usa qu’avec le temps.
Alors des Juifs, censés s’offusquer des calomnies à l’encontre d’Israël dont la presse nous abreuve régulièrement ne pourraient-ils pas laisser à d’autres le soin de satisfaire les pulsions voyeuristes ?
Gardez-vous d’acheter de telles horreurs car l’interdiction de « prêter main forte à ceux qui fautent » fait aussi partie de la Tradition de Moïse.
Quant à ceux qui auraient déjà franchi le pas, qu’ils se rappellent la réponse faite par Henri Jeanson à un journaliste d’extrême droite qui lui demandait ce qu’il pensait d’un article dont il était l’auteur : « Je l’ai lu ce matin d’un derrière distrait ».
15 janvier 2008
MA PRIERE POUR LE PEUPLE JUIF
MARDI 15 JANVIER 2008
MA PRIERE POUR LE PEUPLE JUIF
Par le Sheikh Abdel Hadi Palazzi,
directeur de l'Institut Culturel
Italien de la Communauté musulmane,
co-fondateur musulman et
co-président de l'Amitié Israël-Islam,
Root & Branches Ass. Ltd.
Paru dans www.IsraelNationalNews.com
du 21 décembre 2007
Traduit par Albert Soued,
écrivain, www.chez.com/soued/conf.htm
En tant que sheikh Musulman sioniste et ami du peuple Juif, je ne peux
pas me taire. Je sens un besoin moral de déclarer que les Nations du
Monde sont encore une fois en train de préparer de mauvais jours au
peuple Juif.
L'Administration Américaine qui se dit être en faveur d'une supposée
guerre contre la terreur est prête à accepter une terreur islamique
financée par l'Arabie saoudite, ainsi qu'un diktat Saoudien obligeant
les Juifs à se retirer de la Terre d'Israël. Par ordre venant de "ses
amis Américains", le peuple Juif risque d'être ramené aux "frontières
d'Auschwitz", selon l'expression d'Abba Eban (1).
Les peuples sont rarement satisfaits de leurs hommes politiques et,
aujourd'hui, les Israéliens sont dans cette situation. La plupart
d'entre eux se sentent trahis aussi bien par les politiciens de gauche
qui tentent de faire passer la reddition devant Abou Mazen comme "un
pas vers la paix" que par les politiciens nationalistes connus qui
déclarent s'opposer à la déportation des juifs hors de Judée-Samarie,
mais qui ne lèvent pas le petit doigt pour l'empêcher.
Plus le temps passe, plus on constate que la direction morale du
peuple Juif est limitée à une minorité impuissante. Le cauchemar
d'Oslo est récurrent et il est devenu plus sombre à Annapolis. C'est
la raison pour laquelle on a créé récemment à Jérusalem un Nouveau
Congrès Sioniste, une fédération d'organisations diverses,
authentiquement sionistes, bénies par le nouveau Sanhedrin (2) et par
les rabbins Israéliens qui font le plus autorité. Ce Congrès a de plus
le soutien de 30% du public laïc concerné. J'ai regretté de n'avoir
pas pu assister à cette réunion d'installation, qui s'est déroulée le
27/11/07 à Jérusalem. Mais je suis reconnaissant à Allah le Sublime de
m'avoir donné l'opportunité de remercier Pr Hillel Weiss pour
l'honneur qu'il m'a fait en m'invitant et en transmettant mes vœux aux
participants.
J'étais heureux d'avoir eu l'opportunité de répéter que les
territoires de Judée-Samarie sont le foyer qu'Allah a donné au peuple
Juif et que toute tentative de voler les propriétaires légitimes est
une déclaration de guerre contre le décret divin. Selon mon humble
avis, chacune de mes sœurs juives et chacun de mes frères juifs est
moralement obligé de lutter pour maintenir l'intégrité de la Terre
d'Israël, afin de faciliter la mission du peuple Juif d'être "la
lumière des Nations" et d'ouvrir la Voie de la Rédemption.
Les "lobbies" du pétrole imposent leur volonté de poursuivre Oslo et
ils obligent tout le monde civilisé à s'incliner devant un maître de
la kleptocratie, tel que Abou Mazen, et à financer la terreur
anti-juive. En ces jours tragiques, mon cœur est avec les Juifs en
Israël, avec ces familles juives qui risquent d'être déportées de
Judée-Samarie pour apaiser les princes du pétrole et leurs homologues
occidentaux.
Je prie pour que cette épreuve soit surmontée et défaite par de
nouveaux dirigeants Juifs, qui montreront que le rêve sioniste est
encore vivant. Dans le passé, le rêve du peuple Juif de vivre en paix
et en sécurité dans la Terre d'Israël n'a pas été effacé par des
gouvernements puissants, et aujourd'hui ce rêve ne sera pas non plus
effacé, malgré les tentatives des dictateurs Arabes, des politiciens
Américains qui cèdent à leurs exigences, et des politiciens Israéliens
corrompus qui se sont soumis à Annapolis. On pourrait facilement
entrevoir que le cauchemar qui a commencé à Oslo va maintenant
atteindre un niveau terrifiant, avec une ascension probable des
gangsters du Hamas, dans les régions évacuées par Israël, incluant
même Jérusalem.
Le président Bush prétend lire la Bible tous les jours, mais il semble
oublier qu'il y est écrit que la Terre d'Israël est un cadeau de D.
aux enfants d'Israël, les descendants d'Abraham, Isaac et Jacob. Ce
territoire n'a pas été donné à quelqu'un d'autre, en particulier les
descendants d'Ismaël, du fait que ceux-ci ont hérité d'immenses
territoires ailleurs. Ainsi, celui qui cherche à voler l'héritage
divin du peuple juif déclare la guerre non seulement à une nation
particulière, mais à D. et à sa volonté. Aussi longtemps que les
Etats-Unis ont défendu le droit d'Israël sur sa terre, Allah les a
gratifiés d'une manne d'abondance et de bénédictions, alors que
l'Empire Soviétique – qui a nié les droits nationaux du peuple juif
(3) – a été effacé de la carte du monde.
Aujourd'hui, il y a un risque que l'Administration
Américaine imite l'Union Soviétique.
Je prie pour que vienne une nouvelle
Administration Américaine plus respectueuse des droits
du peuple Juif sur sa terre.
Notes de la traduction
(1) Un des premiers ministres des Affaires Etrangères d'Israël,
d'origine sud-africaine
(2) Un Sanhedrin vient d'être élu le 17/12/07 à Jérusalem, avec le
rabbin Adin Steinstaltz comme "Nassi" (chef). Le Sanhedrin est
constitué de 71 personnalités religieuses et il a pour but d'amender
la "halakha" ou loi juive.
(3) L'union Soviétique a été un des premiers pays à reconnaître l'état
d'Israël. Par la suite, ne s'alignant pas sur la politique russe,
Israël a été mis à l'index au profit d'une politique agressivement
pro-arabe.
MA PRIERE POUR LE PEUPLE JUIF
Par le Sheikh Abdel Hadi Palazzi,
directeur de l'Institut Culturel
Italien de la Communauté musulmane,
co-fondateur musulman et
co-président de l'Amitié Israël-Islam,
Root & Branches Ass. Ltd.
Paru dans www.IsraelNationalNews.com
du 21 décembre 2007
Traduit par Albert Soued,
écrivain, www.chez.com/soued/conf.htm
En tant que sheikh Musulman sioniste et ami du peuple Juif, je ne peux
pas me taire. Je sens un besoin moral de déclarer que les Nations du
Monde sont encore une fois en train de préparer de mauvais jours au
peuple Juif.
L'Administration Américaine qui se dit être en faveur d'une supposée
guerre contre la terreur est prête à accepter une terreur islamique
financée par l'Arabie saoudite, ainsi qu'un diktat Saoudien obligeant
les Juifs à se retirer de la Terre d'Israël. Par ordre venant de "ses
amis Américains", le peuple Juif risque d'être ramené aux "frontières
d'Auschwitz", selon l'expression d'Abba Eban (1).
Les peuples sont rarement satisfaits de leurs hommes politiques et,
aujourd'hui, les Israéliens sont dans cette situation. La plupart
d'entre eux se sentent trahis aussi bien par les politiciens de gauche
qui tentent de faire passer la reddition devant Abou Mazen comme "un
pas vers la paix" que par les politiciens nationalistes connus qui
déclarent s'opposer à la déportation des juifs hors de Judée-Samarie,
mais qui ne lèvent pas le petit doigt pour l'empêcher.
Plus le temps passe, plus on constate que la direction morale du
peuple Juif est limitée à une minorité impuissante. Le cauchemar
d'Oslo est récurrent et il est devenu plus sombre à Annapolis. C'est
la raison pour laquelle on a créé récemment à Jérusalem un Nouveau
Congrès Sioniste, une fédération d'organisations diverses,
authentiquement sionistes, bénies par le nouveau Sanhedrin (2) et par
les rabbins Israéliens qui font le plus autorité. Ce Congrès a de plus
le soutien de 30% du public laïc concerné. J'ai regretté de n'avoir
pas pu assister à cette réunion d'installation, qui s'est déroulée le
27/11/07 à Jérusalem. Mais je suis reconnaissant à Allah le Sublime de
m'avoir donné l'opportunité de remercier Pr Hillel Weiss pour
l'honneur qu'il m'a fait en m'invitant et en transmettant mes vœux aux
participants.
J'étais heureux d'avoir eu l'opportunité de répéter que les
territoires de Judée-Samarie sont le foyer qu'Allah a donné au peuple
Juif et que toute tentative de voler les propriétaires légitimes est
une déclaration de guerre contre le décret divin. Selon mon humble
avis, chacune de mes sœurs juives et chacun de mes frères juifs est
moralement obligé de lutter pour maintenir l'intégrité de la Terre
d'Israël, afin de faciliter la mission du peuple Juif d'être "la
lumière des Nations" et d'ouvrir la Voie de la Rédemption.
Les "lobbies" du pétrole imposent leur volonté de poursuivre Oslo et
ils obligent tout le monde civilisé à s'incliner devant un maître de
la kleptocratie, tel que Abou Mazen, et à financer la terreur
anti-juive. En ces jours tragiques, mon cœur est avec les Juifs en
Israël, avec ces familles juives qui risquent d'être déportées de
Judée-Samarie pour apaiser les princes du pétrole et leurs homologues
occidentaux.
Je prie pour que cette épreuve soit surmontée et défaite par de
nouveaux dirigeants Juifs, qui montreront que le rêve sioniste est
encore vivant. Dans le passé, le rêve du peuple Juif de vivre en paix
et en sécurité dans la Terre d'Israël n'a pas été effacé par des
gouvernements puissants, et aujourd'hui ce rêve ne sera pas non plus
effacé, malgré les tentatives des dictateurs Arabes, des politiciens
Américains qui cèdent à leurs exigences, et des politiciens Israéliens
corrompus qui se sont soumis à Annapolis. On pourrait facilement
entrevoir que le cauchemar qui a commencé à Oslo va maintenant
atteindre un niveau terrifiant, avec une ascension probable des
gangsters du Hamas, dans les régions évacuées par Israël, incluant
même Jérusalem.
Le président Bush prétend lire la Bible tous les jours, mais il semble
oublier qu'il y est écrit que la Terre d'Israël est un cadeau de D.
aux enfants d'Israël, les descendants d'Abraham, Isaac et Jacob. Ce
territoire n'a pas été donné à quelqu'un d'autre, en particulier les
descendants d'Ismaël, du fait que ceux-ci ont hérité d'immenses
territoires ailleurs. Ainsi, celui qui cherche à voler l'héritage
divin du peuple juif déclare la guerre non seulement à une nation
particulière, mais à D. et à sa volonté. Aussi longtemps que les
Etats-Unis ont défendu le droit d'Israël sur sa terre, Allah les a
gratifiés d'une manne d'abondance et de bénédictions, alors que
l'Empire Soviétique – qui a nié les droits nationaux du peuple juif
(3) – a été effacé de la carte du monde.
Aujourd'hui, il y a un risque que l'Administration
Américaine imite l'Union Soviétique.
Je prie pour que vienne une nouvelle
Administration Américaine plus respectueuse des droits
du peuple Juif sur sa terre.
Notes de la traduction
(1) Un des premiers ministres des Affaires Etrangères d'Israël,
d'origine sud-africaine
(2) Un Sanhedrin vient d'être élu le 17/12/07 à Jérusalem, avec le
rabbin Adin Steinstaltz comme "Nassi" (chef). Le Sanhedrin est
constitué de 71 personnalités religieuses et il a pour but d'amender
la "halakha" ou loi juive.
(3) L'union Soviétique a été un des premiers pays à reconnaître l'état
d'Israël. Par la suite, ne s'alignant pas sur la politique russe,
Israël a été mis à l'index au profit d'une politique agressivement
pro-arabe.
ISRAEL , LA DEUXIEME GUERRE D' INDEPENDANCE par Mr. GURFINKIEL
MARDI 15 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de wwwterredisrael.com
Israël/ La deuxième guerre d’indépendance
par M. Gurfinkiel
Publié par admin dans Actualité Israel, d'Israel
Soixante ans après sa création,
Israël est un pays riche, futuriste, technologique et gai,
mais menacé. Sa jeunesse le sait. A 60 %, elle soutient
la droite nationaliste.
- envoi S. Pilczer
Si les jeunes Israéliens de 2008 se retrouvaient dans la situation de leurs grands parents ou de leurs arrière grands parents en 1948, à la veille de l’indépendance, quel mouvement de résistance soutiendraient-ils ?
La Haganah, l’organisation militaire semi-officielle émanant de l’Agence juive, dominée par les partis de gauche, professant une doctrine de modération stratégique ?
L’Irgoun, issue du sionisme de droite, appelant à une révolte immédiate contre les Britanniques et à la conquête de l’ensemble d’Eretz-Israël ?
Ou le groupe Stern, ultra-nationaliste, prêt à recourir aux méthodes les plus dures pour assurer la création d’un Etat juif ?
Ce sondage a été organisé à la fin de 2007. Les résultats sont éloquents. 40 % des garçons et des filles interrogés ont choisi la Haganah, 30 % l’Irgoun et 30 % le groupe Stern. En d’autres termes, la ligne dure mène par 60 % pour 40 %.
D’autres sondages, portant sur des questions voisines, donnent les mêmes résultats. Les jeunes Israéliens votent beaucoup plus à droite que leurs aînés, et manifestent aussi un patriotisme beaucoup plus net. C’est vrai des laïques comme des religieux, des jeunes nés dans le pays comme des immigrants, des Ashkénazes comme des Sépharades, des garçons comme des filles. La commission Winograd, qui a analysé les défaillances de Tsahal pendant la seconde guerre du Liban, en 2006, a confirmé que les jeunes combattants, qu’ils fassent partie des unités professionnelles, du contingent ou des réserves, ont eu une conduite au-dessus de tout reproche et un « haut degré de motivation ».
Pourquoi cette radicalisation ? On est tenté de répondre : parce que les jeunes Israéliens ont un cerveau. Le pays dans lequel ils vont grandir est moderne, riche, futuriste, technologique et gai, mais menacé. En 2000, quand il a été élu premier ministre au suffrage universel, Ariel Sharon avait observé qu’ « Israël était confronté à sa seconde guerre d’indépendance ». Huit ans plus tard, c’est toujours vrai. Sharon a eu l’immense mérite de briser partiellement la menace en Cisjordanie. Il a pris en ce qui concerne Gaza des décisions risquées qui, entre les mains de ses successeurs, se sont révélées catastrophiques. Début 2008, les nuages noirs s’amoncellent :
- Le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza ont démontré qu’ils pouvaient frapper la population civile israélienne à leur guise, et survivre. Résultat : les régions qui se trouvent à proximité immédiate de leurs bases se dépeuplent. Cela encourage ces deux organisations djihadistes à frapper plus fort, plus loin. Après Sdéroth, c’est Ashkelon qui est touché. Après la Galilée, c’est le cœur démographique d’Israël, la région de Tel-Aviv, Gush-Dan en hébreu, qui pourrait se trouver à court terme sous le tir de missiles Kassam ou Katyushka tirés de Cisjordanie.
- L’Egypte, pays arabe soi disant modéré, ayant signé un traité de paix avec Israël dès 1978, trahit ses engagements, les uns après les autres, avec un cynisme obscène. L’affaire de ces deux mille pseudo pélerins de Gaza en Arabie Saoudite, dont l’Egypte devait garantir la sécurisation et qu’elle a finalement laisser rentrer chez eux sans le moindre contrôle, est exemplaire. Que ce pays ait agi de cette façon pendant la visite privée et officielle du président français sur son territoire ne diminue en rien, on l’aura compris, la gravité de son comportement.
- Les Arabes israéliens – 1,3 millions d’âmes, 17 % de la population israélienne – sont en train de passer corps et biens du côté des extrémistes islamistes et arabes. Le meeting qui s’est déroulé hier à Nazareth, ville israélienne, est révélateur. Une foule qui ne brandit que les drapeaux palestiniens, qui traite les ministres de son pays de criminels de guerre, qui proclame sa solidarité avec le Hamas de Gaza. Aucun pays souverain ne tolèrerait cela. Certainement pas les vingt-deux pays membres de la Ligue arabe ou les cinquante-deux Etats membres de la Conférence islamique.
Le Proche-Orient ne connaît que la force. C’est dommage. Mais c’est comme cela. Si Israël se retire d’un territoire, il n’apparaît pas aux yeux de ses voisins arabes comme mature et généreux, mais comme faible. S’il n’est pas en mesure d’exercer des représailles à l’égard de l’Egypte, celle-ci continuera à le trahir. Si l’Etat juif ne convainc pas ses citoyens arabes de sa volonté politique, ces derniers basculeront définitivement du côté du djihadisme.
Les jeunes Israéliens, eux, savent cela. Ils se battront.
Eux seuls méritent notre respect et notre soutien.
© Michel Gurfinkiel, 2008
RETROUVEZ MICHEL GURFINKIEL SUR www.michelgurfinkiel.com
Sur Le BLOG de wwwterredisrael.com
Israël/ La deuxième guerre d’indépendance
par M. Gurfinkiel
Publié par admin dans Actualité Israel, d'Israel
Soixante ans après sa création,
Israël est un pays riche, futuriste, technologique et gai,
mais menacé. Sa jeunesse le sait. A 60 %, elle soutient
la droite nationaliste.
- envoi S. Pilczer
Si les jeunes Israéliens de 2008 se retrouvaient dans la situation de leurs grands parents ou de leurs arrière grands parents en 1948, à la veille de l’indépendance, quel mouvement de résistance soutiendraient-ils ?
La Haganah, l’organisation militaire semi-officielle émanant de l’Agence juive, dominée par les partis de gauche, professant une doctrine de modération stratégique ?
L’Irgoun, issue du sionisme de droite, appelant à une révolte immédiate contre les Britanniques et à la conquête de l’ensemble d’Eretz-Israël ?
Ou le groupe Stern, ultra-nationaliste, prêt à recourir aux méthodes les plus dures pour assurer la création d’un Etat juif ?
Ce sondage a été organisé à la fin de 2007. Les résultats sont éloquents. 40 % des garçons et des filles interrogés ont choisi la Haganah, 30 % l’Irgoun et 30 % le groupe Stern. En d’autres termes, la ligne dure mène par 60 % pour 40 %.
D’autres sondages, portant sur des questions voisines, donnent les mêmes résultats. Les jeunes Israéliens votent beaucoup plus à droite que leurs aînés, et manifestent aussi un patriotisme beaucoup plus net. C’est vrai des laïques comme des religieux, des jeunes nés dans le pays comme des immigrants, des Ashkénazes comme des Sépharades, des garçons comme des filles. La commission Winograd, qui a analysé les défaillances de Tsahal pendant la seconde guerre du Liban, en 2006, a confirmé que les jeunes combattants, qu’ils fassent partie des unités professionnelles, du contingent ou des réserves, ont eu une conduite au-dessus de tout reproche et un « haut degré de motivation ».
Pourquoi cette radicalisation ? On est tenté de répondre : parce que les jeunes Israéliens ont un cerveau. Le pays dans lequel ils vont grandir est moderne, riche, futuriste, technologique et gai, mais menacé. En 2000, quand il a été élu premier ministre au suffrage universel, Ariel Sharon avait observé qu’ « Israël était confronté à sa seconde guerre d’indépendance ». Huit ans plus tard, c’est toujours vrai. Sharon a eu l’immense mérite de briser partiellement la menace en Cisjordanie. Il a pris en ce qui concerne Gaza des décisions risquées qui, entre les mains de ses successeurs, se sont révélées catastrophiques. Début 2008, les nuages noirs s’amoncellent :
- Le Hezbollah au Liban et le Hamas à Gaza ont démontré qu’ils pouvaient frapper la population civile israélienne à leur guise, et survivre. Résultat : les régions qui se trouvent à proximité immédiate de leurs bases se dépeuplent. Cela encourage ces deux organisations djihadistes à frapper plus fort, plus loin. Après Sdéroth, c’est Ashkelon qui est touché. Après la Galilée, c’est le cœur démographique d’Israël, la région de Tel-Aviv, Gush-Dan en hébreu, qui pourrait se trouver à court terme sous le tir de missiles Kassam ou Katyushka tirés de Cisjordanie.
- L’Egypte, pays arabe soi disant modéré, ayant signé un traité de paix avec Israël dès 1978, trahit ses engagements, les uns après les autres, avec un cynisme obscène. L’affaire de ces deux mille pseudo pélerins de Gaza en Arabie Saoudite, dont l’Egypte devait garantir la sécurisation et qu’elle a finalement laisser rentrer chez eux sans le moindre contrôle, est exemplaire. Que ce pays ait agi de cette façon pendant la visite privée et officielle du président français sur son territoire ne diminue en rien, on l’aura compris, la gravité de son comportement.
- Les Arabes israéliens – 1,3 millions d’âmes, 17 % de la population israélienne – sont en train de passer corps et biens du côté des extrémistes islamistes et arabes. Le meeting qui s’est déroulé hier à Nazareth, ville israélienne, est révélateur. Une foule qui ne brandit que les drapeaux palestiniens, qui traite les ministres de son pays de criminels de guerre, qui proclame sa solidarité avec le Hamas de Gaza. Aucun pays souverain ne tolèrerait cela. Certainement pas les vingt-deux pays membres de la Ligue arabe ou les cinquante-deux Etats membres de la Conférence islamique.
Le Proche-Orient ne connaît que la force. C’est dommage. Mais c’est comme cela. Si Israël se retire d’un territoire, il n’apparaît pas aux yeux de ses voisins arabes comme mature et généreux, mais comme faible. S’il n’est pas en mesure d’exercer des représailles à l’égard de l’Egypte, celle-ci continuera à le trahir. Si l’Etat juif ne convainc pas ses citoyens arabes de sa volonté politique, ces derniers basculeront définitivement du côté du djihadisme.
Les jeunes Israéliens, eux, savent cela. Ils se battront.
Eux seuls méritent notre respect et notre soutien.
© Michel Gurfinkiel, 2008
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14 janvier 2008
DEUX ALLEMANDS CONTRE L' ISLAMISME
LUNDI 14 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de WWW.TERREDISRAEL.COM
Deux Allemands contre l’islamisme par Daniel Pipes
Publié par admin à 19:57 dans Actualité, Islam, Monde
Adaptation française: Alain Jean-Mairet - Envoi : S. PILCZER
Les ministres de l’Intérieur de deux Länder allemands ont pris récemment d’importantes mesures visant à contenir l’Islam radical et qui méritent une attention particulière dans l’ensemble du monde occidental.
Dans le Bade-Wurtemberg, Heribert Rech (de l’Union démocratique chrétienne, CDU, actuellement au pouvoir) a dirigé la mise au point d’un test de loyauté portant sur 30 thèmes et destiné aux candidats à la naturalisation. À la suite d’une étude intensive et sophistiquée de la vie musulmane dans son pays, le gouvernement du Bade-Wurtemberg élabora un manuel à l’attention des autorités de naturalisation indiquant que les candidats doivent s’accorder à la «structure constitutionnelle libre et démocratique» de l’Allemagne.En effet, selon une enquête, 21% des Musulmans vivant en Allemagne pensent que la Constitution allemande est inconciliable avec le Coran.
C’est pourquoi les simples questionnaires à cocher (oui/non) traditionnels ne sont plus valables dès cette année pour les candidats musulmans à la citoyenneté. Dès le 1er janvier 2006, les autorités de l’immigration qui soupçonnent des tendances islamistes sont tenues d’enquêter plus avant. Ainsi, on estime que la moitié des demandes de naturalisation donneront lieu à des entrevues personnelles d’une heure ou deux.Les questions proposées constituent un condensé des valeurs occidentales. Que pensez-vous de la démocratie, des partis politiques, de la liberté de conscience? Que feriez-vous si vous appreniez qu’une opération terroriste était en cours de préparation? Le point de vue sur les attentats du 11 septembre 2001 constitue un «élément clé», indique Dieter Biller, le directeur de l’Office des étrangers de Stuttgart: Les Juifs en étaient-ils responsables? Les 19 pirates de l’air étaient-ils des terroristes ou des combattants de la liberté? Enfin, près des deux tiers des questions traitent des rapports entre les sexes – droits de la femme, violences conjugales, «crimes d’honneur», tenue vestimentaire des femmes, mariages forcés, polygamie et homosexualité.Critiqué sur ce dossier, le ministère de l’intérieur nie toute discrimination à l’encontre des Musulmans et insiste sur la nécessité de déterminer si l’opinion exprimée par les candidats sur la constitution allemande correspond bien à leurs convictions réelles. Ainsi, les candidats qui passent le test et obtiennent la citoyenneté peuvent se voir retirer celle-ci si leurs actes ultérieurs ne correspondent pas à leur réponses «correctes».L’Allemagne n’est pas seule à imposer des exigences particulières aux candidats musulmans; en Irlande, par exemple, les requérants de sexe masculin doivent jurer qu’ils n’épouseront pas plus d’une femme.
Uwe Schünemann
La deuxième initiative a été lancée en Basse-Saxe, où le ministre de l’Intérieur, Uwe Schünemann, lui aussi membre de la CDU, déclara qu’il allait envisager de faire porter des boulets électroniques aux islamistes radicaux. Cette mesure, selon lui, permettrait aux autorités de «surveiller les quelque 3000 islamistes prêts à la violence en Allemagne, les prêcheurs de haine [c’est-à-dire les imams islamistes] et les combattants formés dans des camps terroristes à l’étranger». Il suggère que des bracelets électroniques constituent une solution valable «pour des islamistes prônant la violence et qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays en raison des menaces de torture» qui y règnent.Le marquage électronique des personnes suspectées d’activités terroristes n’est pas non plus sans précédent. En Grande-Bretagne, la méthode est en usage depuis mars 2005 et, après un démarrage cahotique, a pu être appliqué de manière assez concluante à une dizaine de suspects. En Australie, les mesures de contre-terrorisme décidées le mois passé permettent un tel marquage pour une période allant jusqu’à un an.Mais le projet de Schünemann dépasse largement le cadre de ces mesures en prévoyant de marquer non seulement les terroristes potentiels, mais aussi les «prêcheurs de haine» qui violent la loi non pas en s’adonnant personnellement à la violence, mais en prônant des croyances qui incitent d’autres à commettre des actes de terrorisme. Le marquage de ces individus constitue une réelle innovation qui s’attaque résolument à la source idéologique de la violence.Les implications peuvent en être très larges. Si l’on marque les prêcheurs de haine, pourquoi pas les autres islamistes non violents qui contribuent également à créer des milieux favorisant le terrorisme? On pourrait y inclure des activistes, des artistes, des «gamers», des courriers, des bailleurs de fonds, des intellectuels, des journalistes, des avocats, des lobbyistes, des organisateurs, des chercheurs, des commerçants et des enseignants. Bref, l’initiative de Schünemann pourrait déboucher sur le marquage électronique de tous les islamistes.Mais un tel dispositif ne révèle que la position géographique d’une personne, pas ses paroles ou ses actes, et cela compte beaucoup pour des imams et autres cadres non violents. Il serait possible, en veillant à respecter leur sphère privée, d’enregistrer leurs conversations, de filmer leurs activités, de surveiller leur courrier traditionnel et électronique. De tels contrôles pourraient être effectués discrètement ou ouvertement. Dans ce dernier cas, le marquage deviendrait l’équivalent d’une lettre de Scarlet moderne, faisant la honte de son porteur et alertant les dupes potentielles.Le projet de Schünemann signale en même temps le besoin urgent d’élaborer une définition valable de l’islamisme et des islamistes et la nécessité impérieuse, pour les autorités, d’affirmer clairement que même les islamistes non violents sont des ennemis.Rech et Schünemann proposent ainsi deux tactiques audacieuses pour la défense de l’Occident, basées toutes deux sur la compréhension du fait que la culture et les idées sont le réel champ de bataille. Je salue leur créativité et leur courage. Qui seront les prochains à adapter puis à adopter ces initiatives?
De http://fr.danielpipes.org
et Sur le BLOG de www.terredisrael.com
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Deux Allemands contre l’islamisme par Daniel Pipes
Publié par admin à 19:57 dans Actualité, Islam, Monde
Adaptation française: Alain Jean-Mairet - Envoi : S. PILCZER
Les ministres de l’Intérieur de deux Länder allemands ont pris récemment d’importantes mesures visant à contenir l’Islam radical et qui méritent une attention particulière dans l’ensemble du monde occidental.
Dans le Bade-Wurtemberg, Heribert Rech (de l’Union démocratique chrétienne, CDU, actuellement au pouvoir) a dirigé la mise au point d’un test de loyauté portant sur 30 thèmes et destiné aux candidats à la naturalisation. À la suite d’une étude intensive et sophistiquée de la vie musulmane dans son pays, le gouvernement du Bade-Wurtemberg élabora un manuel à l’attention des autorités de naturalisation indiquant que les candidats doivent s’accorder à la «structure constitutionnelle libre et démocratique» de l’Allemagne.En effet, selon une enquête, 21% des Musulmans vivant en Allemagne pensent que la Constitution allemande est inconciliable avec le Coran.
C’est pourquoi les simples questionnaires à cocher (oui/non) traditionnels ne sont plus valables dès cette année pour les candidats musulmans à la citoyenneté. Dès le 1er janvier 2006, les autorités de l’immigration qui soupçonnent des tendances islamistes sont tenues d’enquêter plus avant. Ainsi, on estime que la moitié des demandes de naturalisation donneront lieu à des entrevues personnelles d’une heure ou deux.Les questions proposées constituent un condensé des valeurs occidentales. Que pensez-vous de la démocratie, des partis politiques, de la liberté de conscience? Que feriez-vous si vous appreniez qu’une opération terroriste était en cours de préparation? Le point de vue sur les attentats du 11 septembre 2001 constitue un «élément clé», indique Dieter Biller, le directeur de l’Office des étrangers de Stuttgart: Les Juifs en étaient-ils responsables? Les 19 pirates de l’air étaient-ils des terroristes ou des combattants de la liberté? Enfin, près des deux tiers des questions traitent des rapports entre les sexes – droits de la femme, violences conjugales, «crimes d’honneur», tenue vestimentaire des femmes, mariages forcés, polygamie et homosexualité.Critiqué sur ce dossier, le ministère de l’intérieur nie toute discrimination à l’encontre des Musulmans et insiste sur la nécessité de déterminer si l’opinion exprimée par les candidats sur la constitution allemande correspond bien à leurs convictions réelles. Ainsi, les candidats qui passent le test et obtiennent la citoyenneté peuvent se voir retirer celle-ci si leurs actes ultérieurs ne correspondent pas à leur réponses «correctes».L’Allemagne n’est pas seule à imposer des exigences particulières aux candidats musulmans; en Irlande, par exemple, les requérants de sexe masculin doivent jurer qu’ils n’épouseront pas plus d’une femme.
Uwe Schünemann
La deuxième initiative a été lancée en Basse-Saxe, où le ministre de l’Intérieur, Uwe Schünemann, lui aussi membre de la CDU, déclara qu’il allait envisager de faire porter des boulets électroniques aux islamistes radicaux. Cette mesure, selon lui, permettrait aux autorités de «surveiller les quelque 3000 islamistes prêts à la violence en Allemagne, les prêcheurs de haine [c’est-à-dire les imams islamistes] et les combattants formés dans des camps terroristes à l’étranger». Il suggère que des bracelets électroniques constituent une solution valable «pour des islamistes prônant la violence et qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays en raison des menaces de torture» qui y règnent.Le marquage électronique des personnes suspectées d’activités terroristes n’est pas non plus sans précédent. En Grande-Bretagne, la méthode est en usage depuis mars 2005 et, après un démarrage cahotique, a pu être appliqué de manière assez concluante à une dizaine de suspects. En Australie, les mesures de contre-terrorisme décidées le mois passé permettent un tel marquage pour une période allant jusqu’à un an.Mais le projet de Schünemann dépasse largement le cadre de ces mesures en prévoyant de marquer non seulement les terroristes potentiels, mais aussi les «prêcheurs de haine» qui violent la loi non pas en s’adonnant personnellement à la violence, mais en prônant des croyances qui incitent d’autres à commettre des actes de terrorisme. Le marquage de ces individus constitue une réelle innovation qui s’attaque résolument à la source idéologique de la violence.Les implications peuvent en être très larges. Si l’on marque les prêcheurs de haine, pourquoi pas les autres islamistes non violents qui contribuent également à créer des milieux favorisant le terrorisme? On pourrait y inclure des activistes, des artistes, des «gamers», des courriers, des bailleurs de fonds, des intellectuels, des journalistes, des avocats, des lobbyistes, des organisateurs, des chercheurs, des commerçants et des enseignants. Bref, l’initiative de Schünemann pourrait déboucher sur le marquage électronique de tous les islamistes.Mais un tel dispositif ne révèle que la position géographique d’une personne, pas ses paroles ou ses actes, et cela compte beaucoup pour des imams et autres cadres non violents. Il serait possible, en veillant à respecter leur sphère privée, d’enregistrer leurs conversations, de filmer leurs activités, de surveiller leur courrier traditionnel et électronique. De tels contrôles pourraient être effectués discrètement ou ouvertement. Dans ce dernier cas, le marquage deviendrait l’équivalent d’une lettre de Scarlet moderne, faisant la honte de son porteur et alertant les dupes potentielles.Le projet de Schünemann signale en même temps le besoin urgent d’élaborer une définition valable de l’islamisme et des islamistes et la nécessité impérieuse, pour les autorités, d’affirmer clairement que même les islamistes non violents sont des ennemis.Rech et Schünemann proposent ainsi deux tactiques audacieuses pour la défense de l’Occident, basées toutes deux sur la compréhension du fait que la culture et les idées sont le réel champ de bataille. Je salue leur créativité et leur courage. Qui seront les prochains à adapter puis à adopter ces initiatives?
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13 janvier 2008
KADHAFI SE FAIT TAILLER UN COSTARD
DIMANCHE 13 JANVIER 2008
VIDEO
Sur Le BLOG de : www.terredisrael.com
Kadhafi se fait tailler un costard par Apathie
Publié par admin à 9:42 dans Actualité, France -
Israel, Islam, Moyen Orient, Moyen Orient,
Terrorisme, vidéo
Kadhafi se fait tailler un costard par Apathie - cliquez ici
Jean-Michel Apathie taille un costard au tyran Kadhafi,
invité et reçu en France par Sarkozy avec tous les honneurs…
au grand déshonneur du président français.
Kadhafi est un dictateur, terroriste, tortionnaire
et antisémite.
Sa visite officielle en France le 10/12/07 est une honte !
VIDEO
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Kadhafi se fait tailler un costard par Apathie
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au grand déshonneur du président français.
Kadhafi est un dictateur, terroriste, tortionnaire
et antisémite.
Sa visite officielle en France le 10/12/07 est une honte !
DANS LA VERANDA
DIMANCHE 13 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de :www.terredisrael.com
Albert Bensoussan - dans la veranda (b)
Publié par admin à 18:01 dans Afrique du Nord,
Blog A. Bensoussan, Judaisme, Temoignage, lecture
Sur LE BLOG DE TERREDISRAEL
OUEST-FRANCE - jeudi 27 décembre 2007 -
Albert Bensoussan signe dans la veranda
Connu comme linguiste à l’université de Rennes 2,
Albert Bensoussan est aussi un romancier.
Son Algérie natale lui a inspiré de nombreux écrits.
Cette fois, Albert Bensoussan a pris la véranda pour lieu centrifuge de récits et nouvelles, tous nourris de souvenirs d’enfance et de jeunesse à Alger.
« Protégée d’un grillage, se souvient-il, elle donnait sur une cour.
C’était un lieu de vie, la bonne se tenait là pour moudre le café le matin, la famille s’y installait le soir pour dîner. L’été, nous y restions longtemps pour jouir de sa fraîcheur. »
La véranda était aussi un magnifique lieu d’observation, surtout pour un enfant curieux. « L’épisode des jumelles trouvées dans le tiroir est véridique. » Une aubaine puisque cela permettra à l’enfant d’aider à sauver une femme en péril…
« Les histoires sont toutes vraies… C’est vrai que j’ai failli être une des victimes des ‘’ trois poseuses de bombes ‘’, par exemple.
Mais j’avais été retenu par un prof, je suis arrivé en retard au rendez-vous… Je pars de souvenirs d’enfance, mais l’histoire avance. » Ainsi écrit-il pour attaquer le récit : « Notre véranda fut à l’occasion une tour de guet… » Une véranda qu’il a eu l’occasion de revoir, en 1982. « Elle avait été repeinte en vert. » Vingt ans après, l’émotion fut au rendez-vous.
Mais les ouvrages d’Albert Bensoussan ne se résument pas à des histoires. Son écriture est riche de couleurs et de saveurs. « J’ai gardé la mémoire des mots. À l’époque, qui plus est, je lisais le Dictionnaire du français d’Afrique du Nord de Lanly. Il ne faut pas oublier qu’à Alger, dès le Moyen Âge, toutes sortes de cultures et de langues se croisaient. S’était formée une lingua franca… Un de mes oncles, marin, parlait ainsi différentes langues lorsqu’il racontait quelque chose… »
On ne s’étonnera pas que certains de ses lecteurs avouent avoir la larme à l’œil en goûtant ce patrimoine humain que peut être une façon de raconter la vie.
Gérard PERNON
Pratique. Dans la véranda (Ed Al Manar, 102 pages, 18€)
d’Albert Bensoussan, avec des illustrations de Michel Tyszblat.
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Albert Bensoussan - dans la veranda (b)
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OUEST-FRANCE - jeudi 27 décembre 2007 -
Albert Bensoussan signe dans la veranda
Connu comme linguiste à l’université de Rennes 2,
Albert Bensoussan est aussi un romancier.
Son Algérie natale lui a inspiré de nombreux écrits.
Cette fois, Albert Bensoussan a pris la véranda pour lieu centrifuge de récits et nouvelles, tous nourris de souvenirs d’enfance et de jeunesse à Alger.
« Protégée d’un grillage, se souvient-il, elle donnait sur une cour.
C’était un lieu de vie, la bonne se tenait là pour moudre le café le matin, la famille s’y installait le soir pour dîner. L’été, nous y restions longtemps pour jouir de sa fraîcheur. »
La véranda était aussi un magnifique lieu d’observation, surtout pour un enfant curieux. « L’épisode des jumelles trouvées dans le tiroir est véridique. » Une aubaine puisque cela permettra à l’enfant d’aider à sauver une femme en péril…
« Les histoires sont toutes vraies… C’est vrai que j’ai failli être une des victimes des ‘’ trois poseuses de bombes ‘’, par exemple.
Mais j’avais été retenu par un prof, je suis arrivé en retard au rendez-vous… Je pars de souvenirs d’enfance, mais l’histoire avance. » Ainsi écrit-il pour attaquer le récit : « Notre véranda fut à l’occasion une tour de guet… » Une véranda qu’il a eu l’occasion de revoir, en 1982. « Elle avait été repeinte en vert. » Vingt ans après, l’émotion fut au rendez-vous.
Mais les ouvrages d’Albert Bensoussan ne se résument pas à des histoires. Son écriture est riche de couleurs et de saveurs. « J’ai gardé la mémoire des mots. À l’époque, qui plus est, je lisais le Dictionnaire du français d’Afrique du Nord de Lanly. Il ne faut pas oublier qu’à Alger, dès le Moyen Âge, toutes sortes de cultures et de langues se croisaient. S’était formée une lingua franca… Un de mes oncles, marin, parlait ainsi différentes langues lorsqu’il racontait quelque chose… »
On ne s’étonnera pas que certains de ses lecteurs avouent avoir la larme à l’œil en goûtant ce patrimoine humain que peut être une façon de raconter la vie.
Gérard PERNON
Pratique. Dans la véranda (Ed Al Manar, 102 pages, 18€)
d’Albert Bensoussan, avec des illustrations de Michel Tyszblat.
11 janvier 2008
LES ORIGINES DE LA SOLUTION FINALE
VENDREDI 11 JANVIER 2008
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Les Origines de la Solution finale
Par Christopher R. Browning
Publié par admin à 16:23 dans Shoa,
Site CRIF, articles du blog, lecture
L’évolution de la politique antijuive des nazis.
Septembre 1939 Mars 1942
Disons le tout de go, ce livre est un monument.
Sa lecture est impérative pour tous ceux que l’histoire de la Shoah intéresse et interpelle.
Le talent de chercheur de Christopher R. Browning, qui est de la trempe d’un Raul Hilberg, se conjugue avec une plume alerte et incisive. L’abondance des notes, en fin de volume, cent pages, témoigne du souci du détail et de la précision des auteurs.
L’objectif avoué est de montrer l’irrésistible enchaînement, la spirale infernale qui a conduit, au fil des années, à la catastrophe.
« La plupart des historiens s’accordent sur le fait qu’il n’y a pas eu de théorie du « big bang » à propos des origines de la « solution finale » qui serait fondée sur une décision singulière prise à un moment précis. Il est généralement admis que le processus de décision s’est inscrit dans la durée et fut progressif »Au départ, fin septembre 1939, les nazis disposent d’un programme grandiose de recomposition démographique de la sphère germanique. Ce programme, basé sur des critères raciaux sociaux-darwiniens, envisage, sans états d’âme, le déplacement de millions de personnes. Il s’est, explique Browning, imposé au fur et à mesure, en fonction de circonstances historiques, notamment le refus de la Pologne d’accepter un statut de vassal dans le Nouvel Ordre allemand ou encore la décision de Staline de parvenir à un accord avec l’Allemagne nazie sur un partage de la Pologne. Sans oublier le refus, par l’Occident, d’entériner un nouveau fait accomplie en Europe orientale. Il s’agissait donc, à la fois de conquérir un Lebensraum à l’Est et de débarrasser le Reich allemand en expansion de ses Juifs. « Le puissant soutien dont bénéficiait l’impérialisme racial allemand à l’Est, fut l’un des fondements sur lesquels se construirait le futur consensus au sujet de l’extermination des Juifs ».
Avec l’invasion du pays, la terreur commence en Pologne. On arrête, on tue et, surtout, on expulse vers l’Est les éléments indésirables : Polonais, Juifs, Tziganes afin de préparer le terrain à une recomposition démographique. Toutefois, les Allemands tirent de cette période un enseignement qui dessine les contours de leur attitude future : « Dans bien des cas, il était plus facile de tuer que de déplacer ».
La politique antijuive des nazis en Pologne, entre 1939 et 1941 a trop souvent, dit C.R. Browning, été perçue, sinon déformée, à travers le prisme de la catastrophe qui allait suivre. Or, les choses se sont déroulées suivant un scénario qui s’est adapté en cours de route en fonction des situations créées. En fait, « la consolidation d’un Lebensraum dans les territoires annexés et la résolution de la question juive s’avérèrent, au moins au début, des objectifs non pas complémentaires, mais concurrents ». Sans oublier que les dirigeants nazis avaient souvent des intérêts divergents. Ainsi « l’alliance nouée entre Frank et Göring obligea Himmler à faire des concessions ».
Une partie très intéressante de l’ouvrage est consacrée aux tentatives des Nazis de trouver une solution territoriale, loin de l’Allemagne, au « problème juif ». On envisagera, par exemple, un Etat juif , un Judenreservat ( Réserve juive), autour de Lublin. Himmler déclare : « J’espère effacer le concept même de Juif grâce à une possible émigration en masse vers une colonie en Afrique ou ailleurs ». Il songe déjà, en fait, à l’île de Madagascar. Il se fera fort, pour ce faire, d’obliger la France à céder ce territoire à l’Allemagne. A ce propos, des précisions très intéressantes nous sont données. L’idée un « Etat juif à Madagascar » est due à deux antisémites anglais, Henry Hamilton Beamish et Arnold Leese ainsi qu’à un certain Georg de Pottere.
A la fin des années 1930, les gouvernements britannique, français et polonais en avaient caressé l’idée tout comme le Joint, organisation caritative juive américaine. Une commission polonaise avait même été dépêchée sur place et conclu à la possibilité d’accueillir sur l’île jusqu’à 7000 familles. Les Allemands, eux, pensent à des contingents d’un million d’individus par an pendant quatre ans. Le président du Judenrat de Varsovie, Adam Czerniakow, fait d’ailleurs état de cette éventualité dans son journal. Mais la difficulté allemande à venir à bout de la Grande-Bretagne empêchera ce plan de se réaliser. On parle à présent d’une destination mystérieuse qualifiée de « territoire restant à déterminer ».
Dès lors, Hitler, selon Martin Bormann « avait désormais un autre point de vue sur certaines questions, un point de vue pas vraiment plus amical ». Est-ce à dire que le Führer et ses plus proches collaborateurs envisagent déjà, en 1941, la « solution finale ? ». « Je ne le pense pas », dit Browning. « Ce qui changea, à l’évidence, ce fut la destination des Juifs expulsés ». Mais il faut noter déjà que « le problème juif que les nazis s’étaient donné pour mission de résoudre se révélait rebelle à toute solution basée sur l’expulsion ». « L’assassinat était dans l’air ». Mais il faudra d’abord passer par un étape, celle de la ghettoïsation. Avec, en arrière pensée, l’idée de faire rendre gorge aux Juifs, parqués dans des ghettos, des richesses qu’ils avaient accumulées contre de la nourriture.
Lodz, une « attraction touristique », sera le premier grand ghetto dans l’empire allemand. Les Juifs du Sud de la Pologne sont arrachés à leurs foyers et transformés en réfugiés misérables regroupés à Cracovie, à Radom ou à Lublin. L’exploitation éhontée va de pair avec la famine et les épidémies. Quiconque tente de s’échapper du ghetto est immédiatement exécuté.
Pour ce qui est des Juifs d’Allemagne, leur émigration a été autorisée jusqu ‘au 18 octobre 1941. En réalité, la catastrophe commence à se dessiner avec les préparatifs de l’opération Barbarossa. Ces préparatifs, explique l’auteur, « ont mis en branle une chaîne fatale d’événements et la « guerre de destruction » meurtrière a rapidement ouvert la porte à l’assassinat de masse, dans un premier temps des Juifs soviétiques et dans un second, des Juifs européens ». En somme, « l’intensification des assassinats de Juifs soviétiques va ouvrir la voie à la solution finale ». Le 22 juin 1941, l’armée allemande pénètre en Union Soviétique. Prévue comme une guerre-éclair, l’opération est un véritable carnage. Tandis que 6000 soldats de l’Armée rouge meurent chaque jour au combat, 2700 à 4200 Juifs, hommes, femmes, enfants et vieillards sont assassinés quotidiennement. Les nazis passent désormais des mauvais traitements à l’assassinat systématique. A Garsden et à Bialstok, ce sont, selon les mots de Raul Hilberg, les « premiers nettoyages meurtriers ». « Les ordres criminels d’en haut et les pulsions violentes d’en bas créent un climat de violence absolue ». Aux soldats allemands se joignent des centaines de policiers locaux, les Schutzmannschaften.Bref, une constatation s’impose : en août 1941, tous les facteurs sont en place pour franchir le seuil de la liquidation totale des Juifs de l’Union soviétique occupée. Près de Minsk et de Moguilev, des expériences de gazage ont lieu en septembre 1941. Le monoxyde de carbone instillé dans des camions fait son apparition.Le 20 janvier 1942 se tient la tristement célèbre Conférence de Wannsee. Dès lors la condamnation à mort des Juifs européens s’organise. Le Zyklon B et les crématoires font leur apparition. La rencontre entre l’expert SS des déportations, Adolf Eichmann et le fonctionnaire de l’euthanasie, Christian Wirth est à l’origine de la mise sur pied d’un vaste plan d’extermination. Un site expérimental est installé à Belzec. Puis viendront Chelmno, Semlin, Auschwitz-Birkenau…
Transportés comme du bétail, les Juifs, enregistrés comme des passagers doivent s’acquitter d’une taxe de 50 marks pour leurs frais de « voyage ».
Six millions de morts ! A lire absolument.
Jean-Pierre Allali (*)
Editions Les Belles Lettres. Octobre 2007. 640 pages. 35 euros
Sur Le BLOG de: www.terredisrael.com
Les Origines de la Solution finale
Par Christopher R. Browning
Publié par admin à 16:23 dans Shoa,
Site CRIF, articles du blog, lecture
L’évolution de la politique antijuive des nazis.
Septembre 1939 Mars 1942
Disons le tout de go, ce livre est un monument.
Sa lecture est impérative pour tous ceux que l’histoire de la Shoah intéresse et interpelle.
Le talent de chercheur de Christopher R. Browning, qui est de la trempe d’un Raul Hilberg, se conjugue avec une plume alerte et incisive. L’abondance des notes, en fin de volume, cent pages, témoigne du souci du détail et de la précision des auteurs.
L’objectif avoué est de montrer l’irrésistible enchaînement, la spirale infernale qui a conduit, au fil des années, à la catastrophe.
« La plupart des historiens s’accordent sur le fait qu’il n’y a pas eu de théorie du « big bang » à propos des origines de la « solution finale » qui serait fondée sur une décision singulière prise à un moment précis. Il est généralement admis que le processus de décision s’est inscrit dans la durée et fut progressif »Au départ, fin septembre 1939, les nazis disposent d’un programme grandiose de recomposition démographique de la sphère germanique. Ce programme, basé sur des critères raciaux sociaux-darwiniens, envisage, sans états d’âme, le déplacement de millions de personnes. Il s’est, explique Browning, imposé au fur et à mesure, en fonction de circonstances historiques, notamment le refus de la Pologne d’accepter un statut de vassal dans le Nouvel Ordre allemand ou encore la décision de Staline de parvenir à un accord avec l’Allemagne nazie sur un partage de la Pologne. Sans oublier le refus, par l’Occident, d’entériner un nouveau fait accomplie en Europe orientale. Il s’agissait donc, à la fois de conquérir un Lebensraum à l’Est et de débarrasser le Reich allemand en expansion de ses Juifs. « Le puissant soutien dont bénéficiait l’impérialisme racial allemand à l’Est, fut l’un des fondements sur lesquels se construirait le futur consensus au sujet de l’extermination des Juifs ».
Avec l’invasion du pays, la terreur commence en Pologne. On arrête, on tue et, surtout, on expulse vers l’Est les éléments indésirables : Polonais, Juifs, Tziganes afin de préparer le terrain à une recomposition démographique. Toutefois, les Allemands tirent de cette période un enseignement qui dessine les contours de leur attitude future : « Dans bien des cas, il était plus facile de tuer que de déplacer ».
La politique antijuive des nazis en Pologne, entre 1939 et 1941 a trop souvent, dit C.R. Browning, été perçue, sinon déformée, à travers le prisme de la catastrophe qui allait suivre. Or, les choses se sont déroulées suivant un scénario qui s’est adapté en cours de route en fonction des situations créées. En fait, « la consolidation d’un Lebensraum dans les territoires annexés et la résolution de la question juive s’avérèrent, au moins au début, des objectifs non pas complémentaires, mais concurrents ». Sans oublier que les dirigeants nazis avaient souvent des intérêts divergents. Ainsi « l’alliance nouée entre Frank et Göring obligea Himmler à faire des concessions ».
Une partie très intéressante de l’ouvrage est consacrée aux tentatives des Nazis de trouver une solution territoriale, loin de l’Allemagne, au « problème juif ». On envisagera, par exemple, un Etat juif , un Judenreservat ( Réserve juive), autour de Lublin. Himmler déclare : « J’espère effacer le concept même de Juif grâce à une possible émigration en masse vers une colonie en Afrique ou ailleurs ». Il songe déjà, en fait, à l’île de Madagascar. Il se fera fort, pour ce faire, d’obliger la France à céder ce territoire à l’Allemagne. A ce propos, des précisions très intéressantes nous sont données. L’idée un « Etat juif à Madagascar » est due à deux antisémites anglais, Henry Hamilton Beamish et Arnold Leese ainsi qu’à un certain Georg de Pottere.
A la fin des années 1930, les gouvernements britannique, français et polonais en avaient caressé l’idée tout comme le Joint, organisation caritative juive américaine. Une commission polonaise avait même été dépêchée sur place et conclu à la possibilité d’accueillir sur l’île jusqu’à 7000 familles. Les Allemands, eux, pensent à des contingents d’un million d’individus par an pendant quatre ans. Le président du Judenrat de Varsovie, Adam Czerniakow, fait d’ailleurs état de cette éventualité dans son journal. Mais la difficulté allemande à venir à bout de la Grande-Bretagne empêchera ce plan de se réaliser. On parle à présent d’une destination mystérieuse qualifiée de « territoire restant à déterminer ».
Dès lors, Hitler, selon Martin Bormann « avait désormais un autre point de vue sur certaines questions, un point de vue pas vraiment plus amical ». Est-ce à dire que le Führer et ses plus proches collaborateurs envisagent déjà, en 1941, la « solution finale ? ». « Je ne le pense pas », dit Browning. « Ce qui changea, à l’évidence, ce fut la destination des Juifs expulsés ». Mais il faut noter déjà que « le problème juif que les nazis s’étaient donné pour mission de résoudre se révélait rebelle à toute solution basée sur l’expulsion ». « L’assassinat était dans l’air ». Mais il faudra d’abord passer par un étape, celle de la ghettoïsation. Avec, en arrière pensée, l’idée de faire rendre gorge aux Juifs, parqués dans des ghettos, des richesses qu’ils avaient accumulées contre de la nourriture.
Lodz, une « attraction touristique », sera le premier grand ghetto dans l’empire allemand. Les Juifs du Sud de la Pologne sont arrachés à leurs foyers et transformés en réfugiés misérables regroupés à Cracovie, à Radom ou à Lublin. L’exploitation éhontée va de pair avec la famine et les épidémies. Quiconque tente de s’échapper du ghetto est immédiatement exécuté.
Pour ce qui est des Juifs d’Allemagne, leur émigration a été autorisée jusqu ‘au 18 octobre 1941. En réalité, la catastrophe commence à se dessiner avec les préparatifs de l’opération Barbarossa. Ces préparatifs, explique l’auteur, « ont mis en branle une chaîne fatale d’événements et la « guerre de destruction » meurtrière a rapidement ouvert la porte à l’assassinat de masse, dans un premier temps des Juifs soviétiques et dans un second, des Juifs européens ». En somme, « l’intensification des assassinats de Juifs soviétiques va ouvrir la voie à la solution finale ». Le 22 juin 1941, l’armée allemande pénètre en Union Soviétique. Prévue comme une guerre-éclair, l’opération est un véritable carnage. Tandis que 6000 soldats de l’Armée rouge meurent chaque jour au combat, 2700 à 4200 Juifs, hommes, femmes, enfants et vieillards sont assassinés quotidiennement. Les nazis passent désormais des mauvais traitements à l’assassinat systématique. A Garsden et à Bialstok, ce sont, selon les mots de Raul Hilberg, les « premiers nettoyages meurtriers ». « Les ordres criminels d’en haut et les pulsions violentes d’en bas créent un climat de violence absolue ». Aux soldats allemands se joignent des centaines de policiers locaux, les Schutzmannschaften.Bref, une constatation s’impose : en août 1941, tous les facteurs sont en place pour franchir le seuil de la liquidation totale des Juifs de l’Union soviétique occupée. Près de Minsk et de Moguilev, des expériences de gazage ont lieu en septembre 1941. Le monoxyde de carbone instillé dans des camions fait son apparition.Le 20 janvier 1942 se tient la tristement célèbre Conférence de Wannsee. Dès lors la condamnation à mort des Juifs européens s’organise. Le Zyklon B et les crématoires font leur apparition. La rencontre entre l’expert SS des déportations, Adolf Eichmann et le fonctionnaire de l’euthanasie, Christian Wirth est à l’origine de la mise sur pied d’un vaste plan d’extermination. Un site expérimental est installé à Belzec. Puis viendront Chelmno, Semlin, Auschwitz-Birkenau…
Transportés comme du bétail, les Juifs, enregistrés comme des passagers doivent s’acquitter d’une taxe de 50 marks pour leurs frais de « voyage ».
Six millions de morts ! A lire absolument.
Jean-Pierre Allali (*)
Editions Les Belles Lettres. Octobre 2007. 640 pages. 35 euros
DECLARATION DU PRESIDENT BUSH
VENDREDI 11 JANVIER 2008
Sur: ISRAEL - DIASPORA.INFO
10.01.2008
L'actualité en question
Déclaration du président Bush sur le processus de paix
par La Maison Blanche
La déclaration de Bush après sa visite à Israël et à l'Autorité palestinienne n'est pas aussi banale qu'on pourrait le croire.
Voici le texte de la déclaration. Robert Cotta en fait un commentaire dans l'article qui suit.
Le président :
Bon après-midi. J'aimerais tout d'abord remercier le premier
ministre Olmert et le président Abbas de l'hospitalité qu'ils m'ont offerte
ici en Terre sainte. Nous avons eu des entretiens productifs, et il est
maintenant temps de faire les choix difficiles.
J'ai fait comprendre, tant au premier ministre Olmert qu'au président
Abbas, que des progrès devaient être réalisés sur quatre plans parallèles.
Premièrement, les deux parties doivent respecter les engagements qu'elles
ont pris en vertu de la « feuille de route ». Deuxièmement, les
Palestiniens doivent construire leur économie et leurs institutions
politiques et de sécurité. Pour ce faire, ils ont besoin de l'aide
d'Israël, de la région, et de la communauté internationale. Troisièmement,
j'ai réitéré ma reconnaissance à l'égard de la Ligue arabe pour
l'initiative de paix qu'elle a mise en avant, et j'ai demandé à tous les
pays arabes de tendre la main à Israël, une démarche qui n'a que trop
tardé.
Quatrièmement, les parties doivent s'atteler à la négociation. J'ai exhorté
les deux dirigeants à s'assurer que leurs équipes négocient sérieusement,
dès aujourd'hui. Je soutiens fermement la décision qu'ils ont prise de
continuer à se réunir au sommet régulièrement, parce que ce sont eux, j'en
suis convaincu, qui peuvent, et doivent, prendre l'initiative.
Je partage avec ces deux dirigeants la vision de deux États démocratiques,
Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Ils
croient tous deux qu'une telle issue est dans l'intérêt de leurs peuples et
sont résolus à négocier une solution pour y arriver.
Le point de départ des négociations sur le statut permanent qui permettront
de s'acheminer vers cet objectif est clair : l'occupation qui a commencé en
1967 doit s'achever. L'accord (de paix) doit établir la Palestine comme
patrie du peuple palestinien, de même qu'Israël est la terre du peuple
juif. Les négociateurs doivent veiller à ce qu'Israël ait des frontières
sûres, reconnues et défendables. Ils doivent également s'assurer que l'État
palestinien soit viable, doté d'un territoire contigu, souverain et
indépendant.
Il est essentiel que chaque partie comprenne que la satisfaction des
objectifs fondamentaux de l'autre est la clé d'un accord réussi. La
sécurité d'Israël et la viabilité de l'État palestinien sont dans l'intérêt
mutuel des deux parties.
Trouver un accord nécessitera des concessions politiques douloureuses de
part et d'autre. S'il appartient aux deux parties de trancher les questions
territoriales, je crois que tout accord de paix entre elles nécessitera des
ajustements mutuellement acceptés à la ligne d'armistice de 1949 afin de
refléter les réalités actuelles et de s'assurer que l'État palestinien sera
viable et continu. Je pense que nous devons considérer la création d'un
État palestinien et d'un nouveau mécanisme international comprenant des
indemnisations pour résoudre la question des réfugiés palestiniens.
J'ai affirmé à chaque dirigeant que la mise en ouvre de tout accord
dépendrait du respect de la feuille de route. Aucune partie ne devrait
entreprendre une activité allant à l'encontre des obligations contractées
en vertu de ce document ou causant préjudice à la négociation d'un statut
définitif. Pour les Israéliens, cela signifie l'arrêt de l'expansion des
colonies et le démantèlement des postes avancés non autorisés. Pour les
Palestiniens, cela signifie contrer les terroristes et démanteler leurs
infrastructures.
Je sais que Jérusalem est une question difficile. Les deux parties ont de
profondes inquiétudes politiques et religieuses. Je sais que le règlement
de cette question sera l'un des écueils les plus difficiles à surmonter sur
le chemin de la paix, mais c'est celui que nous avons choisi.
La sécurité est fondamentale. Aucun accord, aucun État palestinien ne peut
naître de la terreur. Je réaffirme le ferme engagement de l'Amérique envers
la sécurité d'Israël.
La création d'un État palestinien n'a que trop tardé. Les Palestiniens le
méritent. Cet État renforcera la stabilité de la région et contribuera à la
sécurité d'Israël. Un accord de paix peut et doit intervenir avant la fin
de l'année. Je sais que chaque dirigeant approuve cet objectif important,
et je suis résolu à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'atteindre.
Je vous remercie.
: info@israël-diaspora.info
Sur: ISRAEL - DIASPORA.INFO
10.01.2008
L'actualité en question
Déclaration du président Bush sur le processus de paix
par La Maison Blanche
La déclaration de Bush après sa visite à Israël et à l'Autorité palestinienne n'est pas aussi banale qu'on pourrait le croire.
Voici le texte de la déclaration. Robert Cotta en fait un commentaire dans l'article qui suit.
Le président :
Bon après-midi. J'aimerais tout d'abord remercier le premier
ministre Olmert et le président Abbas de l'hospitalité qu'ils m'ont offerte
ici en Terre sainte. Nous avons eu des entretiens productifs, et il est
maintenant temps de faire les choix difficiles.
J'ai fait comprendre, tant au premier ministre Olmert qu'au président
Abbas, que des progrès devaient être réalisés sur quatre plans parallèles.
Premièrement, les deux parties doivent respecter les engagements qu'elles
ont pris en vertu de la « feuille de route ». Deuxièmement, les
Palestiniens doivent construire leur économie et leurs institutions
politiques et de sécurité. Pour ce faire, ils ont besoin de l'aide
d'Israël, de la région, et de la communauté internationale. Troisièmement,
j'ai réitéré ma reconnaissance à l'égard de la Ligue arabe pour
l'initiative de paix qu'elle a mise en avant, et j'ai demandé à tous les
pays arabes de tendre la main à Israël, une démarche qui n'a que trop
tardé.
Quatrièmement, les parties doivent s'atteler à la négociation. J'ai exhorté
les deux dirigeants à s'assurer que leurs équipes négocient sérieusement,
dès aujourd'hui. Je soutiens fermement la décision qu'ils ont prise de
continuer à se réunir au sommet régulièrement, parce que ce sont eux, j'en
suis convaincu, qui peuvent, et doivent, prendre l'initiative.
Je partage avec ces deux dirigeants la vision de deux États démocratiques,
Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Ils
croient tous deux qu'une telle issue est dans l'intérêt de leurs peuples et
sont résolus à négocier une solution pour y arriver.
Le point de départ des négociations sur le statut permanent qui permettront
de s'acheminer vers cet objectif est clair : l'occupation qui a commencé en
1967 doit s'achever. L'accord (de paix) doit établir la Palestine comme
patrie du peuple palestinien, de même qu'Israël est la terre du peuple
juif. Les négociateurs doivent veiller à ce qu'Israël ait des frontières
sûres, reconnues et défendables. Ils doivent également s'assurer que l'État
palestinien soit viable, doté d'un territoire contigu, souverain et
indépendant.
Il est essentiel que chaque partie comprenne que la satisfaction des
objectifs fondamentaux de l'autre est la clé d'un accord réussi. La
sécurité d'Israël et la viabilité de l'État palestinien sont dans l'intérêt
mutuel des deux parties.
Trouver un accord nécessitera des concessions politiques douloureuses de
part et d'autre. S'il appartient aux deux parties de trancher les questions
territoriales, je crois que tout accord de paix entre elles nécessitera des
ajustements mutuellement acceptés à la ligne d'armistice de 1949 afin de
refléter les réalités actuelles et de s'assurer que l'État palestinien sera
viable et continu. Je pense que nous devons considérer la création d'un
État palestinien et d'un nouveau mécanisme international comprenant des
indemnisations pour résoudre la question des réfugiés palestiniens.
J'ai affirmé à chaque dirigeant que la mise en ouvre de tout accord
dépendrait du respect de la feuille de route. Aucune partie ne devrait
entreprendre une activité allant à l'encontre des obligations contractées
en vertu de ce document ou causant préjudice à la négociation d'un statut
définitif. Pour les Israéliens, cela signifie l'arrêt de l'expansion des
colonies et le démantèlement des postes avancés non autorisés. Pour les
Palestiniens, cela signifie contrer les terroristes et démanteler leurs
infrastructures.
Je sais que Jérusalem est une question difficile. Les deux parties ont de
profondes inquiétudes politiques et religieuses. Je sais que le règlement
de cette question sera l'un des écueils les plus difficiles à surmonter sur
le chemin de la paix, mais c'est celui que nous avons choisi.
La sécurité est fondamentale. Aucun accord, aucun État palestinien ne peut
naître de la terreur. Je réaffirme le ferme engagement de l'Amérique envers
la sécurité d'Israël.
La création d'un État palestinien n'a que trop tardé. Les Palestiniens le
méritent. Cet État renforcera la stabilité de la région et contribuera à la
sécurité d'Israël. Un accord de paix peut et doit intervenir avant la fin
de l'année. Je sais que chaque dirigeant approuve cet objectif important,
et je suis résolu à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'atteindre.
Je vous remercie.
: info@israël-diaspora.info
GEORGE BUSH , ISRAEL ET L' HISTOIRE
VENDREDI 11 JANVIER 2008
Sur Le Site de GUYSEN INTERNATIONAL NEWS.
George Bush, Israël et l’Histoire
Editorial de la semaine du 12/01/2008
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 11 janvier 2008 à 01:00
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la visite historique de George Bush en Israël, et sur les intentions et les motivations du Président américain et leurs conséquences possibles pour l’avenir d’Israël.
La visite d’un Président américain dans l’Etat juif n’est pas anodine. Seuls trois hôtes de la Maison Blanche avaient visité Israël depuis sa création : Richard Nixon en 1974, Jimmy Carter en 1979 et Bill Clinton en 1994. Chaque fois, ce fut pour préparer la paix, ou la cosigner. Et chaque fois, la paix s’est échangée contre des territoires.
Après la visite prometteuse qu’il avait effectuée en Israël en 1998, alors qu’il était gouverneur du Texas, George Bush avait eu des mots plutôt inattendus sur le conflit entre Israël et les Palestiniens au début de son premier mandat présidentiel : « On ne pourra pas faire la paix à leur place »… Des mots qui ne préfiguraient pas la fameuse « feuille de route » préparée par le Secrétariat d’Etat américain, et qui conduisit les Israéliens à quitter la bande de Gaza au cours de l’été 2005.
Depuis l’arrivée de George Bush en Israël mercredi 9 janvier, l’amitié avec les Etats-Unis est soigneusement rappelée, voire célébrée dans la presse américaine ou israélienne ; l’amitié entre George Bush et Ehoud Olmert défraye même la chronique. Les points qu’ils ont en commun sont, il est vrai, nombreux : ils sont tous deux amateurs de footing et de cigare, leurs cotes de popularité sont au plus bas, ils sont tous deux à la pointe de la critique du terrorisme islamiste, et ils nourrissent de grandes ambitions pour l’avenir de la paix et de la sécurité en Israël.
Cette amitié inspire la confiance. Et cette confiance mutuelle consolide le chemin de paix tracé à Annapolis au mois de novembre dernier. Ehoud Olmert, présenté pour l’occasion dans la presse américaine comme un homme qui croit sincèrement à la sincérité de George Bush, a évoqué les « douloureuses concessions », et en écho, le Président Bush a répété jeudi 10 janvier que le « moment de faire des choix difficiles était arrivé », faisant ainsi du départ des Israéliens de Judée et Samarie une condition indispensable à la paix.
A tout juste un an de la fin de l’exercice de son mandat au mois de janvier 2009, George Bush doit aller vite s’il veut marquer de son empreinte l’histoire des relations internationales, et par là-même donner une image moins négative du rôle joué par l’Amérique au Moyen Orient ces sept dernières années.
Il tient absolument à ce que l’accord de paix soit signé avant la fin de l’année 2008. Et s’il le faut, « George Bush pourrait revenir ici au moins une fois d’ici la fin de son mandat », a précisé vendredi 10 janvier le conseiller américain à la sécurité nationale.
La paix et la création d’un Etat palestinien sont devenues deux priorités au cours des mandats de George Bush. Aujourd’hui, ces priorités sont aussi celles du Premier ministre israélien et du Président Shimon Pérès. Ils veulent sans doute partager une même page de l’Histoire.
Leurs échecs politiques respectifs les invitent à vouloir laisser à leur tour leurs noms dans le livre de la paix. Mais alors que George Bush est en train d’écrire une page de l’histoire diplomatique américaine, eux sont responsables de l’histoire d’Israël.
A ce titre, ils ne peuvent oublier qu’ils sont aussi les garants de principes fondamentaux. Le principe de l’appartenance de Jérusalem au peuple juif. Le principe de l’indivisibilité de Jérusalem sous une souveraineté israélienne. Le principe juif qui consiste à placer la vie au-dessus de tout. Le principe de l’amour du prochain.
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit,
Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, victimes du terrorisme
palestinien et de la dernière guerre du Liban.
Retenus depuis 566 jours par le Hamas et le Hezbollah,
ils sont encore dans l’ombre de l’Histoire.
A l’heure où George Bush poursuit son voyage au Moyen Orient,
visitant bientôt des pays arabes alliés et amis des Etats-Unis,
c’est cette ombre qui nous hante.
GUY SENBEL
Sur Le Site de GUYSEN INTERNATIONAL NEWS.
George Bush, Israël et l’Histoire
Editorial de la semaine du 12/01/2008
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 11 janvier 2008 à 01:00
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur la visite historique de George Bush en Israël, et sur les intentions et les motivations du Président américain et leurs conséquences possibles pour l’avenir d’Israël.
La visite d’un Président américain dans l’Etat juif n’est pas anodine. Seuls trois hôtes de la Maison Blanche avaient visité Israël depuis sa création : Richard Nixon en 1974, Jimmy Carter en 1979 et Bill Clinton en 1994. Chaque fois, ce fut pour préparer la paix, ou la cosigner. Et chaque fois, la paix s’est échangée contre des territoires.
Après la visite prometteuse qu’il avait effectuée en Israël en 1998, alors qu’il était gouverneur du Texas, George Bush avait eu des mots plutôt inattendus sur le conflit entre Israël et les Palestiniens au début de son premier mandat présidentiel : « On ne pourra pas faire la paix à leur place »… Des mots qui ne préfiguraient pas la fameuse « feuille de route » préparée par le Secrétariat d’Etat américain, et qui conduisit les Israéliens à quitter la bande de Gaza au cours de l’été 2005.
Depuis l’arrivée de George Bush en Israël mercredi 9 janvier, l’amitié avec les Etats-Unis est soigneusement rappelée, voire célébrée dans la presse américaine ou israélienne ; l’amitié entre George Bush et Ehoud Olmert défraye même la chronique. Les points qu’ils ont en commun sont, il est vrai, nombreux : ils sont tous deux amateurs de footing et de cigare, leurs cotes de popularité sont au plus bas, ils sont tous deux à la pointe de la critique du terrorisme islamiste, et ils nourrissent de grandes ambitions pour l’avenir de la paix et de la sécurité en Israël.
Cette amitié inspire la confiance. Et cette confiance mutuelle consolide le chemin de paix tracé à Annapolis au mois de novembre dernier. Ehoud Olmert, présenté pour l’occasion dans la presse américaine comme un homme qui croit sincèrement à la sincérité de George Bush, a évoqué les « douloureuses concessions », et en écho, le Président Bush a répété jeudi 10 janvier que le « moment de faire des choix difficiles était arrivé », faisant ainsi du départ des Israéliens de Judée et Samarie une condition indispensable à la paix.
A tout juste un an de la fin de l’exercice de son mandat au mois de janvier 2009, George Bush doit aller vite s’il veut marquer de son empreinte l’histoire des relations internationales, et par là-même donner une image moins négative du rôle joué par l’Amérique au Moyen Orient ces sept dernières années.
Il tient absolument à ce que l’accord de paix soit signé avant la fin de l’année 2008. Et s’il le faut, « George Bush pourrait revenir ici au moins une fois d’ici la fin de son mandat », a précisé vendredi 10 janvier le conseiller américain à la sécurité nationale.
La paix et la création d’un Etat palestinien sont devenues deux priorités au cours des mandats de George Bush. Aujourd’hui, ces priorités sont aussi celles du Premier ministre israélien et du Président Shimon Pérès. Ils veulent sans doute partager une même page de l’Histoire.
Leurs échecs politiques respectifs les invitent à vouloir laisser à leur tour leurs noms dans le livre de la paix. Mais alors que George Bush est en train d’écrire une page de l’histoire diplomatique américaine, eux sont responsables de l’histoire d’Israël.
A ce titre, ils ne peuvent oublier qu’ils sont aussi les garants de principes fondamentaux. Le principe de l’appartenance de Jérusalem au peuple juif. Le principe de l’indivisibilité de Jérusalem sous une souveraineté israélienne. Le principe juif qui consiste à placer la vie au-dessus de tout. Le principe de l’amour du prochain.
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit,
Ehoud Goldwasser et Eldad Reguev, victimes du terrorisme
palestinien et de la dernière guerre du Liban.
Retenus depuis 566 jours par le Hamas et le Hezbollah,
ils sont encore dans l’ombre de l’Histoire.
A l’heure où George Bush poursuit son voyage au Moyen Orient,
visitant bientôt des pays arabes alliés et amis des Etats-Unis,
c’est cette ombre qui nous hante.
GUY SENBEL
10 janvier 2008
PARACHA : CHEMOTH , VAERA , BO
Parachat de la semaine: Chémot
PARACHA : CHEMOTH Le 29 DECEMBRE 2007
La vraie compassion
« Moïse grandit, il alla parmi ses frères et vit leur profonde détresse » (Chemot 2 : 11).
Rachi commente : « Moïse leur prêta une grande attention, entrevit leurs souffrances et en fut très affligé ». Conscient de la peine endurée par le peuple juif, Moïse fit plus que partager leur douleur par la pensée… Moïse, pour sa part, délaissa son bien-être et son confort pour partager le difficile sort de ses frères juifs… et il s’empressa de leur apporter son aide effective.
Le Midrash rapporte que Moïse vit leurs souffrances et s’épancha dans un sanglot : « Cela me désole de vous voir ainsi. Si seulement, je pouvais mourir pour vous éviter tant de peines… et Moïse les aida à transporter leurs lourds chargements sur ses épaules ».
Moïse insista pour partager leurs souffrances afin, d’une part, d’alléger leur tâche, mais surtout, pour mieux les connaître et les comprendre…
Son implication, profondément sincère et affective, fut la raison pour laquelle il ne put admettre l’injustice dont ils étaient victimes.
Lorsqu’il vit deux juifs se battre, il intervint promptement « Pourquoi vous battez-vous l’un l’autre ? »
Cette même sensibilité poussa Moïse à secourir les filles de Yithro des mains des bergers malfaisants qui les empêchaient d’abreuver leur troupeau.
Moïse, profondément peiné à la vue de la souffrance humaine, s’ingénia toujours à assister les personnes en danger ou dans le besoin.
Le Rabbi de Gour, Sfat Emet, avait l’habitude de dire que l’habilité de chacun à s’aider soi-même se mesurait à l’aune de ses facultés à aider son prochain.
Une femme enceinte rendit un jour visite au Rav Haïm Brisker et lui dit qu’elle devait accoucher incessamment mais qu’elle n’avait pas les moyens de subvenir à ses besoins ni à ceux de l’enfant à naître.
Le Rav demanda à son épouse « Pourquoi n’y a-t-il pas d’association humanitaire qui s’occupe de venir en aide à des femmes dans cette situation ? » La Rabbanite lui dit qu’elle connaissait cette dame et qu’elle avait appris que son mari l’avait abandonnée depuis plusieurs mois, la laissant sans ressources… « Dans ce cas, nous devons accueillir cette jeune femme, prendre soin d’elle pour l’accouchement et lui accorder des subsides pendant deux ans, le temps qu’elle puisse rétablir sa situation », affirma le Rav .
C’est ce qui arriva. Le Rav Haïm s’occupa de la Brit Mila qui eut lieu chez eux et il assura la subsistance de la mère et de l’enfant comme promis (Ouvdot vé Anhagot le Beth Brisk).
Le fait d’avoir partagé la peine de son prochain représentait pour le Rav Haïm Brisker une mitsva aussi importante que celle de prier ou d’étudier la Torah « Quand une âme en peine me rend visite, disait-il, ses problèmes me touchent tant que j’en perds mon appétit et mon sommeil » (Er’Ah le Anav).
Le Rav Zalman Montzapi organisa un jour une grande manifestation au profit des couples sans enfants. Il demanda qu’une liste des noms de ces couples soit établie afin qu’il puisse prier pour eux…
Quand les gens arrivèrent à la Maison d’études où se déroulait la manifestation, le Rav Zalman, à la vue du très grand nombre de personne, éclata en sanglots « C’en est trop, c’est au-dessus de mes forces, pleurait-il. Je ne puis assumer le fardeau de tous ces gens ! Hakadoch Barouh Hou, vois le chagrin de tous ces gens en grand désarroi… Que leurs noms s’élèvent vers Toi pour que Tu leur accordes la joie d’enfanter » (Olamo shel Tsadik).
Source: cyber-contact.com.
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PARACHAT : VAERA SAMEDI 5 JANVIER 2008
La Patience et l’Ecoute
« L’Eternel parla à Moïse et à Aaron et leur ordonna au sujet des enfants d’Israël… »(Chemot 6 : 13).
Rachi commente « L’Eternel recommanda à Moïse et à Aaron de les conduire avec beaucoup de patience et de tolérance. »
Hakadoch Baroukh Hou les prévint : « Mes enfants sont irritables et difficiles à convaincre. Soyez-en avertis ! Ils risquent de vous agresser et peut-être vous lyncheront-ils ! » (Midrach Rabba Chemot 7 : 2).
Le devoir pour un dirigeant Juif d’être patient et bienveillant est rapporté dans la Guemara (Sanhédrin 8a) qui décrit les qualités requises pour devenir Juge (Dayan). « Jusqu’à quel degré peut-il être à l’écoute des gens et tolérer leurs turpitudes ? » demande-t-elle. « Porte-le dans ton sein comme la nourrice porte le nourrisson » (Behaalotekha 11 : 12).
La comparaison avec la nourrice, explique la Torah Temima, situe le degré de patience qu’elle doit avoir à l’égard d’un enfant qui peut être très irritable et insupportable… Une maman peut être exaspérée par les pleurs de son enfant et pourtant elle ne le repousse jamais avec colère… Au contraire, elle s’habitue à redoubler de patience pour l’élever, le cajoler et lui dispenser tendresse et caresses…
Lorsque nos Sages comparent un Dayan à une nourrice ce n’est pas seulement pour l’effet allégorique mais pour bien préciser que son degré de patience et de considération à l’égard de son prochain doit lui être comparable… Un Dayan ne peut pas dire : « Ce n’est pas dans mes attributions de subir vos discours insensés et vos lamentations » car écouter est son devoir …
Même si un plaideur a un comportement particulièrement impétueux, le Dayan se doit de rester calme et patient et l’écouter jusqu’à la fin de son plaidoyer…
L’importance de la patience ne se limite pas au seul devoir des dayanim mais s’applique à toutes les relations humaines : Maître à élève, parent à enfant, dirigeant à subordonné… Tout leader se doit de retenir ses impulsions; il se doit d’écouter les avis de son entourage comme un Rav se doit de comprendre les préoccupations de ses élèves, à défaut, il ne sera pas entendu.
« Le Maître irascible enseigne mal » (Pirké Avot 2 :5) parce qu’il perdra patience lorsque ses élèves se tromperont… De même le Meiri (Taanit 4a) écrit « Si on peut comprendre qu’un Talmid ‘Hakham puisse s’emporter lorsqu’il voit une personne se comporter d’une façon contraire aux enseignements de la Torah, il doit cependant contrôler son ressentiment, se montrer patient à son égard et lui expliquer avec douceur ce que la Torah attend de lui… ». A défaut, il poussera son interlocuteur à s’éloigner encore plus de l’enseignement de nos Sages…
Le Roi Salomon disait « Chasse la colère de ton coeur et éloigne ainsi les souffrances de ton corps » (Kohelet 11 : 10).
Avoir de la patience est une qualité particulièrement recommandée dans les relations familiales; c’est la meilleure façon de communiquer avec son épouse, ses enfants, ses frères et sœurs… Le manque de retenue ne rapportera rien, au contraire, il ne fera que détruire.
La Michna enseigne les trois sujets qu’un maître de maison se doit de vérifier la veille du Chabat : « Avez-vous prélevé la dîme ? Avez-vous fait le Erouv ? Allumez les lumières du Chabat ! » Rabba bar Rav Huna précise que l’on doit dire ces paroles avec calme et pondération pour que les personnes à qui elles s’adressent soient attentives et réalisent la Mitsva avec ferveur.
De nos ancêtres, de mémoire bénie, nous apprenons la manière de procéder pour l’éducation des enfants… Le verset dit : « Itzhak appela Yaacov et le bénit, puis il lui ordonna : ne prends pas femme parmi les filles de Canaan » (Toledot 28 : 1).
Le Hafets Haïm précise que si un parent veut influencer favorablement son enfant et l'aider véritablement à faire de bons choix, il doit conseiller son enfant dans un climat d’amour et de bénédiction. Un enfant a, en effet, beaucoup plus de mal à suivre les conseils de ses parents quand leurs instructions sont formulées avec rigueur et autorité que lorsqu’ils sont donnés calmement et avec tendresse…
C’est pourquoi, Itzhak commença d’abord par bénir son fils et qu’il lui ordonna par la suite de ne pas épouser une cananéenne. Fort de l’enseignement de son père, Yaacov put se sortir de toutes les situations difficiles – avec Esaü et Laban notamment – grâce à son calme et à sa patience.
Le Hazon Ich enseignait que l’habilité à influencer les autres tenait surtout à la vertu du silence… Une haute personnalité de l’Education Nationale lui demanda un jour de s’élever vivement contre une certaine politique menée dans ce domaine « Ne comprenez-vous pas ? » lui dit-il « Les gens m’écoutent justement parce que je m’ingénie à ne jamais parler avec emportement » (Peer Hador).
Source: cyber-contact.com
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PARACHAT : BO du 12 JANVIER 2008
Parachat de la semaine: Bo
Les trois dernières plaies sont énoncées dans cette sidra. Il y a bien entendu la sortie d’Egypte après les dix coups. Entre cette fin d’esclavage et le début de l’ère de la liberté un texte attire notre attention.
D. annonce à Moshé de demander au futur peuple libre de traîner un agneau et de l’abattre. C’est le premier agneau pascal avant qu’il ne devienne une règle principale dans la cérémonie future de la fête de Pessah. En Terre d’Israël, l’abattage de cet agneau n’a pu avoir lieu que dans l’enceinte du Temple de Jérusalem. Depuis deux mille ans nous mentionnons dans le Séder l’exigence d’un tel sacrifice sans pouvoir l’accomplir faute de lieu adéquat.
Pourquoi donc Moshé exige de ce peuple une si grande épreuve sachant que l’agneau est aussi l’emblème de la divinité égyptienne.
Le sang de cet agneau est aspergé sur les liteaux des maisons des hébreux comme un signe de reconnaissance ou un signe d’affranchissement de ce peuple longtemps esclave. Grâce à ce signe, l’ange de la mort va épargner les premiers nés hébreux. Il fallait se débarrasser du carcan de l’homme qui veut asservir son semblable. Il fallait aussi se débarrasser de la force idolâtre qui est souvent une autre forme d’esclavage plus courante même dans une société que se déclare monothéiste.
La Mézouza à chaque entrée dans nos appartements symbolise le courage de nos ancêtres face à leurs bourreaux et leur volonté d’acquérir la liberté définitivement. Un cinquième parmi les hébreux ont réussi le test et ont traîné l’agneau dans les rues égyptiennes. Ce chiffre donne raison à ceux parmi les sages qui considèrent que les quatre cinquièmes sont morts lors de la neuvième plaie : les ténèbres.
Le judaïsme est un mode de vie fait d’actions qui mettent à l’épreuve notre liberté. Si nous ne prenons pas garde, nous avons tant de facilités qui nous plongent dans un monde tentaculaire, un monde qui s’accapare de nos pensées et fatalement de nos actes.
Les lois dictées par D. pour son peuple à peine libéré lui donnent le choix d’agir ou le contraire. Par exemple, Moshé exige que les hébreux se reposent le Chabbat. Ce n’est pas seulement un jour de repos donc un jour de cessation d’activités que les syndicats de tout pays ont obtenu grâce à des actions musclées. Il est aussi notre volonté de nous soumettre au Saint Béni Soit-Il. Il faut que l’esprit de liberté qui a soufflé le jour de notre sortie d’Egypte s’exprime par cette Mitsva. C’est pourquoi nous ajoutons dans le Kiddouch : « en souvenir de la sortie d’Egypte ».
A chaque événement calendaire nous nous rappelons le formidable départ d’un peuple au milieu d’un autre. Seul D. pouvait arriver à cette fin.
Source: Psemaine.
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PARACHA : CHEMOTH Le 29 DECEMBRE 2007
La vraie compassion
« Moïse grandit, il alla parmi ses frères et vit leur profonde détresse » (Chemot 2 : 11).
Rachi commente : « Moïse leur prêta une grande attention, entrevit leurs souffrances et en fut très affligé ». Conscient de la peine endurée par le peuple juif, Moïse fit plus que partager leur douleur par la pensée… Moïse, pour sa part, délaissa son bien-être et son confort pour partager le difficile sort de ses frères juifs… et il s’empressa de leur apporter son aide effective.
Le Midrash rapporte que Moïse vit leurs souffrances et s’épancha dans un sanglot : « Cela me désole de vous voir ainsi. Si seulement, je pouvais mourir pour vous éviter tant de peines… et Moïse les aida à transporter leurs lourds chargements sur ses épaules ».
Moïse insista pour partager leurs souffrances afin, d’une part, d’alléger leur tâche, mais surtout, pour mieux les connaître et les comprendre…
Son implication, profondément sincère et affective, fut la raison pour laquelle il ne put admettre l’injustice dont ils étaient victimes.
Lorsqu’il vit deux juifs se battre, il intervint promptement « Pourquoi vous battez-vous l’un l’autre ? »
Cette même sensibilité poussa Moïse à secourir les filles de Yithro des mains des bergers malfaisants qui les empêchaient d’abreuver leur troupeau.
Moïse, profondément peiné à la vue de la souffrance humaine, s’ingénia toujours à assister les personnes en danger ou dans le besoin.
Le Rabbi de Gour, Sfat Emet, avait l’habitude de dire que l’habilité de chacun à s’aider soi-même se mesurait à l’aune de ses facultés à aider son prochain.
Une femme enceinte rendit un jour visite au Rav Haïm Brisker et lui dit qu’elle devait accoucher incessamment mais qu’elle n’avait pas les moyens de subvenir à ses besoins ni à ceux de l’enfant à naître.
Le Rav demanda à son épouse « Pourquoi n’y a-t-il pas d’association humanitaire qui s’occupe de venir en aide à des femmes dans cette situation ? » La Rabbanite lui dit qu’elle connaissait cette dame et qu’elle avait appris que son mari l’avait abandonnée depuis plusieurs mois, la laissant sans ressources… « Dans ce cas, nous devons accueillir cette jeune femme, prendre soin d’elle pour l’accouchement et lui accorder des subsides pendant deux ans, le temps qu’elle puisse rétablir sa situation », affirma le Rav .
C’est ce qui arriva. Le Rav Haïm s’occupa de la Brit Mila qui eut lieu chez eux et il assura la subsistance de la mère et de l’enfant comme promis (Ouvdot vé Anhagot le Beth Brisk).
Le fait d’avoir partagé la peine de son prochain représentait pour le Rav Haïm Brisker une mitsva aussi importante que celle de prier ou d’étudier la Torah « Quand une âme en peine me rend visite, disait-il, ses problèmes me touchent tant que j’en perds mon appétit et mon sommeil » (Er’Ah le Anav).
Le Rav Zalman Montzapi organisa un jour une grande manifestation au profit des couples sans enfants. Il demanda qu’une liste des noms de ces couples soit établie afin qu’il puisse prier pour eux…
Quand les gens arrivèrent à la Maison d’études où se déroulait la manifestation, le Rav Zalman, à la vue du très grand nombre de personne, éclata en sanglots « C’en est trop, c’est au-dessus de mes forces, pleurait-il. Je ne puis assumer le fardeau de tous ces gens ! Hakadoch Barouh Hou, vois le chagrin de tous ces gens en grand désarroi… Que leurs noms s’élèvent vers Toi pour que Tu leur accordes la joie d’enfanter » (Olamo shel Tsadik).
Source: cyber-contact.com.
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PARACHAT : VAERA SAMEDI 5 JANVIER 2008
La Patience et l’Ecoute
« L’Eternel parla à Moïse et à Aaron et leur ordonna au sujet des enfants d’Israël… »(Chemot 6 : 13).
Rachi commente « L’Eternel recommanda à Moïse et à Aaron de les conduire avec beaucoup de patience et de tolérance. »
Hakadoch Baroukh Hou les prévint : « Mes enfants sont irritables et difficiles à convaincre. Soyez-en avertis ! Ils risquent de vous agresser et peut-être vous lyncheront-ils ! » (Midrach Rabba Chemot 7 : 2).
Le devoir pour un dirigeant Juif d’être patient et bienveillant est rapporté dans la Guemara (Sanhédrin 8a) qui décrit les qualités requises pour devenir Juge (Dayan). « Jusqu’à quel degré peut-il être à l’écoute des gens et tolérer leurs turpitudes ? » demande-t-elle. « Porte-le dans ton sein comme la nourrice porte le nourrisson » (Behaalotekha 11 : 12).
La comparaison avec la nourrice, explique la Torah Temima, situe le degré de patience qu’elle doit avoir à l’égard d’un enfant qui peut être très irritable et insupportable… Une maman peut être exaspérée par les pleurs de son enfant et pourtant elle ne le repousse jamais avec colère… Au contraire, elle s’habitue à redoubler de patience pour l’élever, le cajoler et lui dispenser tendresse et caresses…
Lorsque nos Sages comparent un Dayan à une nourrice ce n’est pas seulement pour l’effet allégorique mais pour bien préciser que son degré de patience et de considération à l’égard de son prochain doit lui être comparable… Un Dayan ne peut pas dire : « Ce n’est pas dans mes attributions de subir vos discours insensés et vos lamentations » car écouter est son devoir …
Même si un plaideur a un comportement particulièrement impétueux, le Dayan se doit de rester calme et patient et l’écouter jusqu’à la fin de son plaidoyer…
L’importance de la patience ne se limite pas au seul devoir des dayanim mais s’applique à toutes les relations humaines : Maître à élève, parent à enfant, dirigeant à subordonné… Tout leader se doit de retenir ses impulsions; il se doit d’écouter les avis de son entourage comme un Rav se doit de comprendre les préoccupations de ses élèves, à défaut, il ne sera pas entendu.
« Le Maître irascible enseigne mal » (Pirké Avot 2 :5) parce qu’il perdra patience lorsque ses élèves se tromperont… De même le Meiri (Taanit 4a) écrit « Si on peut comprendre qu’un Talmid ‘Hakham puisse s’emporter lorsqu’il voit une personne se comporter d’une façon contraire aux enseignements de la Torah, il doit cependant contrôler son ressentiment, se montrer patient à son égard et lui expliquer avec douceur ce que la Torah attend de lui… ». A défaut, il poussera son interlocuteur à s’éloigner encore plus de l’enseignement de nos Sages…
Le Roi Salomon disait « Chasse la colère de ton coeur et éloigne ainsi les souffrances de ton corps » (Kohelet 11 : 10).
Avoir de la patience est une qualité particulièrement recommandée dans les relations familiales; c’est la meilleure façon de communiquer avec son épouse, ses enfants, ses frères et sœurs… Le manque de retenue ne rapportera rien, au contraire, il ne fera que détruire.
La Michna enseigne les trois sujets qu’un maître de maison se doit de vérifier la veille du Chabat : « Avez-vous prélevé la dîme ? Avez-vous fait le Erouv ? Allumez les lumières du Chabat ! » Rabba bar Rav Huna précise que l’on doit dire ces paroles avec calme et pondération pour que les personnes à qui elles s’adressent soient attentives et réalisent la Mitsva avec ferveur.
De nos ancêtres, de mémoire bénie, nous apprenons la manière de procéder pour l’éducation des enfants… Le verset dit : « Itzhak appela Yaacov et le bénit, puis il lui ordonna : ne prends pas femme parmi les filles de Canaan » (Toledot 28 : 1).
Le Hafets Haïm précise que si un parent veut influencer favorablement son enfant et l'aider véritablement à faire de bons choix, il doit conseiller son enfant dans un climat d’amour et de bénédiction. Un enfant a, en effet, beaucoup plus de mal à suivre les conseils de ses parents quand leurs instructions sont formulées avec rigueur et autorité que lorsqu’ils sont donnés calmement et avec tendresse…
C’est pourquoi, Itzhak commença d’abord par bénir son fils et qu’il lui ordonna par la suite de ne pas épouser une cananéenne. Fort de l’enseignement de son père, Yaacov put se sortir de toutes les situations difficiles – avec Esaü et Laban notamment – grâce à son calme et à sa patience.
Le Hazon Ich enseignait que l’habilité à influencer les autres tenait surtout à la vertu du silence… Une haute personnalité de l’Education Nationale lui demanda un jour de s’élever vivement contre une certaine politique menée dans ce domaine « Ne comprenez-vous pas ? » lui dit-il « Les gens m’écoutent justement parce que je m’ingénie à ne jamais parler avec emportement » (Peer Hador).
Source: cyber-contact.com
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PARACHAT : BO du 12 JANVIER 2008
Parachat de la semaine: Bo
Les trois dernières plaies sont énoncées dans cette sidra. Il y a bien entendu la sortie d’Egypte après les dix coups. Entre cette fin d’esclavage et le début de l’ère de la liberté un texte attire notre attention.
D. annonce à Moshé de demander au futur peuple libre de traîner un agneau et de l’abattre. C’est le premier agneau pascal avant qu’il ne devienne une règle principale dans la cérémonie future de la fête de Pessah. En Terre d’Israël, l’abattage de cet agneau n’a pu avoir lieu que dans l’enceinte du Temple de Jérusalem. Depuis deux mille ans nous mentionnons dans le Séder l’exigence d’un tel sacrifice sans pouvoir l’accomplir faute de lieu adéquat.
Pourquoi donc Moshé exige de ce peuple une si grande épreuve sachant que l’agneau est aussi l’emblème de la divinité égyptienne.
Le sang de cet agneau est aspergé sur les liteaux des maisons des hébreux comme un signe de reconnaissance ou un signe d’affranchissement de ce peuple longtemps esclave. Grâce à ce signe, l’ange de la mort va épargner les premiers nés hébreux. Il fallait se débarrasser du carcan de l’homme qui veut asservir son semblable. Il fallait aussi se débarrasser de la force idolâtre qui est souvent une autre forme d’esclavage plus courante même dans une société que se déclare monothéiste.
La Mézouza à chaque entrée dans nos appartements symbolise le courage de nos ancêtres face à leurs bourreaux et leur volonté d’acquérir la liberté définitivement. Un cinquième parmi les hébreux ont réussi le test et ont traîné l’agneau dans les rues égyptiennes. Ce chiffre donne raison à ceux parmi les sages qui considèrent que les quatre cinquièmes sont morts lors de la neuvième plaie : les ténèbres.
Le judaïsme est un mode de vie fait d’actions qui mettent à l’épreuve notre liberté. Si nous ne prenons pas garde, nous avons tant de facilités qui nous plongent dans un monde tentaculaire, un monde qui s’accapare de nos pensées et fatalement de nos actes.
Les lois dictées par D. pour son peuple à peine libéré lui donnent le choix d’agir ou le contraire. Par exemple, Moshé exige que les hébreux se reposent le Chabbat. Ce n’est pas seulement un jour de repos donc un jour de cessation d’activités que les syndicats de tout pays ont obtenu grâce à des actions musclées. Il est aussi notre volonté de nous soumettre au Saint Béni Soit-Il. Il faut que l’esprit de liberté qui a soufflé le jour de notre sortie d’Egypte s’exprime par cette Mitsva. C’est pourquoi nous ajoutons dans le Kiddouch : « en souvenir de la sortie d’Egypte ».
A chaque événement calendaire nous nous rappelons le formidable départ d’un peuple au milieu d’un autre. Seul D. pouvait arriver à cette fin.
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JE ME SUIS REVEILLE EN COLERE
JEUDI 10 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de: TERREDISRAEL.COM
Je me suis réveillé en colère Par Marek Halter
Publié par admin à 8:12 dans Actualité,
Actualité France, Actualité Israel, Antisémistisme,
Dialogue inter religieux, Monde, Moyen Orient,
Palestine, Site CRIF, lecture
Il y a déjà de nombreuses années que Marek Halter a planté ses pénates au cœur du pletzl, dans le quartier juif du Marais, à Saint-Paul.
Tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il vente, il traverse le square des Vosges et, souvent, s’y attarde en musardant sur un banc public devant la statue équestre du roi Louis XIII. Le square des Vosges est précisément le héros de son nouveau livre.
C’est là qu’il rencontre un mystérieux personnage, un de ces Juifs pieux reconnaissables entre tous avec « sa longue barbe noire parcourue de fils blancs », son « large chapeau noir » et sa « redingote élimée ».
Un homme avec lequel il va, au fil des jours, entamer des conversations sur les sujets d’actualité les plus divers.« Vous avez l’air en colère, monsieur Halter ».
Oui, Marek Halter est en colère car, comme aimait le dire François Truffaut, « ce qui caractérise un Juif, c’est qu’il se réveille tous les matins en colère ».
Et les sujets ne manquent pas, dans le monde, tous les jours, pour entretenir cette colère, ce qui nous vaut un ouvrage incisif et argumenté composé de vingt-et-un chapitres, du « premier matin » au vingt-et-unième.
A travers sa propre expérience de Juif venu d’ailleurs, l’auteur raconte les difficultés de l’immigrant considéré comme « apatride », subissant les tracasseries bureaucratiques et qui mettra vingt ans à obtenir la nationalité française, grâce à Simone Veil, alors ministre de la Santé sous Giscard d’Estaing. Vingt ans aussi pour retrouver son prénom d’origine alors que l’administration s’obstinait à le nommer « Aron ». « Je suis né en Pologne, j’ai grandi en Russie, j’ai vécu en Argentine et ma mémoire est juive. Cependant je suis français ». Dès lors, explique Marek Halter, comment ne pas être sensible aux problèmes des nouveaux arrivants dans notre pays, comment ne pas être solidaire avec des gens qui sont en butte aux mêmes angoisses que celles qu’il a lui-même connues. Cette première discussion ouvre la voie, immanquablement à un débat sur le communautarisme et, par ricochet sur l’islam de France.
Prenant comme modèle idéal, « la façon dont les multiples communautés de la société américaine manifestent leur fidélité à leurs origines et, en même temps, à la patrie qui les rassemble », Halter conclue : « A l’heure de la mondialisation, la richesse d’un pays réside dans sa diversité culturelle et ethnique. Appartenant à l’antique tradition mosaïque, ce n’est pas l’amour que je réclame aux diverses communautés qui peuplent mon pays, mais le respect, celui des lois et de la liberté de chacun ». Certes, mais que penser des émeutes de banlieue ? Ne sont-elles pas le signe d’une impossible intégration ? Réponse : « Sans un effort économique et sans une réelle insertion sociale, le fossé entre la population des banlieues et le reste du pays ne sera pas comblé de sitôt ». Suivent des considérations sur l’islam intégriste, le racisme, l’antisémitisme. Pour Marek Halter, ce qui caractérise notre époque, c’est que les mentalités ont changé : « Aujourd’hui, la plupart des racistes n’osent plus revendiquer leurs idées : ils en ont honte ».
Sur ce point et quand on se réfère aux prises de position d’un Ahmadinejad, du ministre algérien des Anciens Combattants (Moudjahiddines), Mohamed Cherif Abbas, commentant la visite annoncée de Nicolas Sarkozy à Alger ou les délires verbaux d’un Dieudonné ou de la tribu Ka, l’auteur nous semble un peu optimiste.
A propos des femmes qu’il incite à « casser la baraque » pour se libérer de l’oppression, l’auteur avoue ne pas être convaincu par l’efficacité de l’interdiction du voile islamique dans les espaces officiels de la République : « Que vaut-il mieux : qu’une fille voilée apprenne les principes de la démocratie ou qu’elle enlève son voile et accepte les règles de l’islam extrême ? » Quant aux écolos, leur « chantage » exaspère Halter qui s’élève contre l’introduction des ours dans les Pyrénées et considère que les Verts posent de bonnes questions mais offrent de mauvaises réponsesLe conflit israélo-arabe ne saurait échapper à la conversation, le terrorisme aussi : « C’est vrai, je suis attaché à Israël, à son existence. Existence qu’Israël doit avant tout à sa présence ininterrompue sur cette terre depuis qu’Abraham a acheté, il y a quatre mille ans, un terrain près de Hébron au Hittite Ephron, fils de Cohar ». Favorable à la création d’un Etat palestinien, Halter avoue : « J’ai peur pour Israël ».
Autre sujet de courroux, pour l’auteur : l’Europe. « Dès qu’on me parle d’Europe, ma colère se multiplie », affirme Marek Halter qui dénombre trois « bêtises ». Qu’avait-on besoin de proposer un référendum en 1995. Pourquoi élargir indéfiniment l’Europe ? « On n’invite pas ses voisins dans une maison en chantier ». Enfin, quelle erreur, pour les Français, d’avoir dit « non » à l’Europe en mai 2005 !La démocratie, la Russie de Poutine, les limites de l’action humanitaire, l’antiaméricanisme primaire font aussi l’objet des conversations de l’auteur avec son ami Loubavitch.On parle souvent du « devoir de mémoire ».
Cela irrite Halter au plus haut point. Cette expression le gêne. « J’irais jusqu’à dire qu’elle me met en colère ». Colère encore contre les altermondialistes. « Mais pourquoi sont-ils si vieux, ces jeunes altermondialistes ? » Des altermondialistes racistes et staliniens comme on a pu en voir à Durban. « Si leur altermonde est bien celui-là, alors je n’en veux surtout pas ». « Vous restez un indécrottable optimiste, monsieur Halter, malgré vos justes colères, dira le Juif religieux du square des Vosges à l’auteur lors de l’une de leurs rencontres. C’est effectivement le sentiment qui ressort de la lecture de ce petit livre militant, truffé de références et d’anecdotes bibliques et talmudiques et agrémenté de souvenirs personnels toujours émouvants. Très enrichissant.
Jean-Pierre Allali (*)
Editions Robert Laffont. Novembre 2007. 198 pages. 17 euros
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Je me suis réveillé en colère Par Marek Halter
Publié par admin à 8:12 dans Actualité,
Actualité France, Actualité Israel, Antisémistisme,
Dialogue inter religieux, Monde, Moyen Orient,
Palestine, Site CRIF, lecture
Il y a déjà de nombreuses années que Marek Halter a planté ses pénates au cœur du pletzl, dans le quartier juif du Marais, à Saint-Paul.
Tous les jours, qu’il pleuve ou qu’il vente, il traverse le square des Vosges et, souvent, s’y attarde en musardant sur un banc public devant la statue équestre du roi Louis XIII. Le square des Vosges est précisément le héros de son nouveau livre.
C’est là qu’il rencontre un mystérieux personnage, un de ces Juifs pieux reconnaissables entre tous avec « sa longue barbe noire parcourue de fils blancs », son « large chapeau noir » et sa « redingote élimée ».
Un homme avec lequel il va, au fil des jours, entamer des conversations sur les sujets d’actualité les plus divers.« Vous avez l’air en colère, monsieur Halter ».
Oui, Marek Halter est en colère car, comme aimait le dire François Truffaut, « ce qui caractérise un Juif, c’est qu’il se réveille tous les matins en colère ».
Et les sujets ne manquent pas, dans le monde, tous les jours, pour entretenir cette colère, ce qui nous vaut un ouvrage incisif et argumenté composé de vingt-et-un chapitres, du « premier matin » au vingt-et-unième.
A travers sa propre expérience de Juif venu d’ailleurs, l’auteur raconte les difficultés de l’immigrant considéré comme « apatride », subissant les tracasseries bureaucratiques et qui mettra vingt ans à obtenir la nationalité française, grâce à Simone Veil, alors ministre de la Santé sous Giscard d’Estaing. Vingt ans aussi pour retrouver son prénom d’origine alors que l’administration s’obstinait à le nommer « Aron ». « Je suis né en Pologne, j’ai grandi en Russie, j’ai vécu en Argentine et ma mémoire est juive. Cependant je suis français ». Dès lors, explique Marek Halter, comment ne pas être sensible aux problèmes des nouveaux arrivants dans notre pays, comment ne pas être solidaire avec des gens qui sont en butte aux mêmes angoisses que celles qu’il a lui-même connues. Cette première discussion ouvre la voie, immanquablement à un débat sur le communautarisme et, par ricochet sur l’islam de France.
Prenant comme modèle idéal, « la façon dont les multiples communautés de la société américaine manifestent leur fidélité à leurs origines et, en même temps, à la patrie qui les rassemble », Halter conclue : « A l’heure de la mondialisation, la richesse d’un pays réside dans sa diversité culturelle et ethnique. Appartenant à l’antique tradition mosaïque, ce n’est pas l’amour que je réclame aux diverses communautés qui peuplent mon pays, mais le respect, celui des lois et de la liberté de chacun ». Certes, mais que penser des émeutes de banlieue ? Ne sont-elles pas le signe d’une impossible intégration ? Réponse : « Sans un effort économique et sans une réelle insertion sociale, le fossé entre la population des banlieues et le reste du pays ne sera pas comblé de sitôt ». Suivent des considérations sur l’islam intégriste, le racisme, l’antisémitisme. Pour Marek Halter, ce qui caractérise notre époque, c’est que les mentalités ont changé : « Aujourd’hui, la plupart des racistes n’osent plus revendiquer leurs idées : ils en ont honte ».
Sur ce point et quand on se réfère aux prises de position d’un Ahmadinejad, du ministre algérien des Anciens Combattants (Moudjahiddines), Mohamed Cherif Abbas, commentant la visite annoncée de Nicolas Sarkozy à Alger ou les délires verbaux d’un Dieudonné ou de la tribu Ka, l’auteur nous semble un peu optimiste.
A propos des femmes qu’il incite à « casser la baraque » pour se libérer de l’oppression, l’auteur avoue ne pas être convaincu par l’efficacité de l’interdiction du voile islamique dans les espaces officiels de la République : « Que vaut-il mieux : qu’une fille voilée apprenne les principes de la démocratie ou qu’elle enlève son voile et accepte les règles de l’islam extrême ? » Quant aux écolos, leur « chantage » exaspère Halter qui s’élève contre l’introduction des ours dans les Pyrénées et considère que les Verts posent de bonnes questions mais offrent de mauvaises réponsesLe conflit israélo-arabe ne saurait échapper à la conversation, le terrorisme aussi : « C’est vrai, je suis attaché à Israël, à son existence. Existence qu’Israël doit avant tout à sa présence ininterrompue sur cette terre depuis qu’Abraham a acheté, il y a quatre mille ans, un terrain près de Hébron au Hittite Ephron, fils de Cohar ». Favorable à la création d’un Etat palestinien, Halter avoue : « J’ai peur pour Israël ».
Autre sujet de courroux, pour l’auteur : l’Europe. « Dès qu’on me parle d’Europe, ma colère se multiplie », affirme Marek Halter qui dénombre trois « bêtises ». Qu’avait-on besoin de proposer un référendum en 1995. Pourquoi élargir indéfiniment l’Europe ? « On n’invite pas ses voisins dans une maison en chantier ». Enfin, quelle erreur, pour les Français, d’avoir dit « non » à l’Europe en mai 2005 !La démocratie, la Russie de Poutine, les limites de l’action humanitaire, l’antiaméricanisme primaire font aussi l’objet des conversations de l’auteur avec son ami Loubavitch.On parle souvent du « devoir de mémoire ».
Cela irrite Halter au plus haut point. Cette expression le gêne. « J’irais jusqu’à dire qu’elle me met en colère ». Colère encore contre les altermondialistes. « Mais pourquoi sont-ils si vieux, ces jeunes altermondialistes ? » Des altermondialistes racistes et staliniens comme on a pu en voir à Durban. « Si leur altermonde est bien celui-là, alors je n’en veux surtout pas ». « Vous restez un indécrottable optimiste, monsieur Halter, malgré vos justes colères, dira le Juif religieux du square des Vosges à l’auteur lors de l’une de leurs rencontres. C’est effectivement le sentiment qui ressort de la lecture de ce petit livre militant, truffé de références et d’anecdotes bibliques et talmudiques et agrémenté de souvenirs personnels toujours émouvants. Très enrichissant.
Jean-Pierre Allali (*)
Editions Robert Laffont. Novembre 2007. 198 pages. 17 euros
09 janvier 2008
ISLAM : LE CAS LOUIS CHAGNON
MERCREDI 9 JANVIER 2008
Mis en ligne le 29 septembre 2006,
par M. Macina, sur le site upjf.org
Islam
Avant le cas Redeker, il y eut (il y a encore…) le cas Chagnon
Un de mes homologues, animateur de sites, me rappelle fort opportunément ce texte du professeur de philosophie, Louis Chagnon. Certes, ce dernier n’a pas été menacé de mort, mais il n’en a pas moins vécu une véritable descente aux enfers, dont il n’est d’ailleurs pas encore complètement remonté, puisque les tribunaux n’ayant pas, selon lui, fait droit à ses exigences légitimes de réhabilitation, il s’est pourvu en cassation. A lire avec un regard latéral sur l’affaire Redeker. (Menahem Macina).
Texte original :
" De la 5ème à la correctionnelle ",
par Louis Chagnon, paru dans Le Figaro du 6 février 2004,
et repris ici du site Primo-Europe.
Peu de professeurs d'histoire peuvent se targuer d'avoir eu un extrait de leur cours cité sur France-info. C'est ce qui m'est arrivé, un jour de décembre 2003, le commentaire n'était certes pas flatteur, mais enfin, si ce cours avait été médiocre, il aurait sombré dans les oubliettes de l'enseignement public et personne n'en aurait parlé.
Ce cours sur la naissance de l'islam, au programme des classes de 5ème, a duré plusieurs séances mais seule celle consacrée au début de la conquête arabe a retenu l'attention. J'avais appris à mes élèves que Mahomet avait pillé des caravanes, qu'il avait utilisé l'assassinat comme outil politique et fait massacrer une tribu juive. Ces affirmations ont provoqué la très vive réaction de sept parents d'élèves qui se sont déclarés "scandalisés" par ce qu'ils avaient trouvé dans les cahiers d'histoire de leurs enfants (alors que, sur les sept personnes, seules deux sont réellement des parents de collégiens que j'ai eus en 5ème...).
Ce collectif de parents a demandé ma suspension de l'Education Nationale en m'accusant de "racisme anti-musulman", ils a envoyé à l'AFP un communiqué qui a été relayé par plusieurs journaux, et, pour faire bonne mesure, il a saisi le MRAP et la Ligue des Droits de l'Homme, qui me poursuivent aujourd'hui en justice.
Un inspecteur d'académie, dépêché pour enquête dix jours après mon départ du collège (départ prévu et sans aucun lien avec cette affaire), a alors établi un rapport abondant dans le sens de ces parents. Ce rapport m'accusait de "déclarations racistes", sans que son auteur m'ait jamais vu ou m’ai jamais parlé.
J'apprenais ainsi qu'il existe des "gênes musulmans", puisque l'inspecteur d'académie transformait cette religion en race. Optique partagée par le MRAP et la Ligue des Droits de l'Homme qui m'accusent "de diffamation à caractère racial et de provocation à la haine raciale", bien que, dans les phrases incriminées, je ne parle pas des musulmans mais des faits et gestes de Mahomet pendant sa période médinoise, que le manuel scolaire utilisé (1) place au début de la leçon sur la conquête arabe. L'amalgame entre Mahomet, simple mortel du VIIe siècle, et tous les musulmans du passé et du présent relève du plus pur procès d'intention.
Mais qu'en est-il de la vérité historique ?
Mahomet (2), chassé de La Mecque en 622, n'avait plus de ressources, "l'Envoyé d'Allah" ne pouvant travailler, il recourut au vol, en l'occurrence, le pillage des caravanes de La Mecque, ce qui lui permit d'accumuler un butin et de lever son "armée privée", pour reprendre les termes de Maxime Rodinson, historien bien connu de l'histoire musulmane.
Cette armée fut l'outil avec lequel il imposa son pouvoir politique et religieux, les deux étant étroitement liés. Ces pillages furent de véritables batailles avec morts d'hommes, la tradition les nomme expéditions, ou razzias. Mahomet avait besoin de la violence des batailles pour imposer son pouvoir politique, mais aussi pour démontrer sa légitimité comme prophète face aux incrédules, les victoires prouvant qu'Allah le soutenait.
Ces pillages sont donc fondamentaux dans l'histoire de Mahomet et de l'islam. Les biographes scientifiques reconnaissent aussi que Mahomet a utilisé l'assassinat comme moyen politique : il a fait exécuter des intellectuels et poètes juifs, une chanteuse et une pleureuse qui s'étaient moqué de lui dans leurs poèmes.
Après la bataille du Fossé, Mahomet fit massacrer tous les hommes de la troisième et dernière tribu juive de Médine, les Quraizah, de 600 à 900 personnes, en mai 627, et les femmes et les enfants furent vendus comme esclaves. Tous ces faits sont connus depuis quatorze siècles et se trouvent dans toutes les biographies scientifiques de Mahomet, dans les sources musulmanes de son histoire comme celle de Ibn 'Isâq, auteur musulman de la Sira, biographie de Mahomet du VIIIe siècle, ou celle de Tabarî, auteur musulman du IXe siècle ; on trouve, dans le Coran, des éléments se rapportant à ces faits, p. ex., la sourate VIII, intitulée le butin. Le massacre des Quraizah est évoqué à la sourate XXXIII, verset 263.
Le professeur d'histoire serait-il aujourd'hui chargé de cacher aux collégiens des faits historiques établis ?
Il y a encore quelques années, un professeur d'histoire pouvait donner à ses élèves un début d'apprentissage d'esprit critique sur l'islam, il est vrai sur un seul thème, celui de la condition féminine. Par exemple, dans les fiches pédagogiques du CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) de l'Académie de Lyon, des passages du Coran à ce sujet étaient cités, un des exemples donnés était : Sourate IV, verset 38 : "Les hommes sont supérieurs aux femmes... Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises... Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l'a désobéissance... Vous les battrez..." (4).
Aujourd'hui la condition féminine est passée à la trappe : vous seriez bien en peine de trouver un extrait du Coran pour l'évoquer dans les fiches du CRDP, ou dans le manuel scolaire utilisé dans le collège où j'ai exercé.
Evidemment, dans ce même manuel, vous ne trouverez pas de références aux pillages des caravanes de La Mecque, ni au massacre des juifs, ni même aux versets concernant la condition féminine, encore moins aux chrétiens. Les versets du Coran, cités dans ce manuel sont particulièrement choisis pour éviter tout aspect critique. Tout doit être positif dans le cours sur le monde musulman.
Il est, bien entendu, inconcevable de montrer les musulmans comme des esclavagistes. C'est pourtant une réalité historique que l’esclavage était présent dans la civilisation arabo-musulmane. Or la "culpabilité" de l'esclavage ne devant être supportée que par les Européens. Les représentations des guerriers musulmans, dans ce manuel, excluent toute violence, ceux-ci ne se battent pas mais brandissent des bannières et jouent de la trompette (5). Il y a bien un texte de Tabarî (6) concernant la bataille de Qadisiyya, en 637, entre Perses et musulmans, mais, dans ce texte, les morts sont uniquement musulmans, et il traite surtout des éléphants de combat des Perses ; d'ailleurs, la question posée aux élèves est : "Comment les Arabes parviennent-ils à faire fuir les éléphants ?" Conclusion : les collégiens retiendront que les guerriers musulmans jouaient de la trompette et combattaient des éléphants ! En fait, ce manuel est d'une suavité confondante sur ce sujet, et finit par ne plus respecter du tout la réalité historique.
La présentation de l'empire musulman est complètement tronquée. Si le manuel rappelle l'existence du statut de "protégé" (dhimmi) des chrétiens ou des juifs qui, moyennant un impôt, pouvaient garder leur religion, l'élève ne saura jamais ce qui se passait s'ils refusaient d'acquitter cet impôt : c'était l'esclavage ou la mort. La conclusion du manuel est assez effarante : "L'Empire arabe devient ainsi un Empire musulman, où les différences entre vainqueurs et vaincus disparaissent dans l'unité de la même foi"(7).
C'est faux, les populations chrétiennes ou juives qui se sont retrouvées sous la domination musulmane ont subi des massacres, des spoliations, des persécutions, l'esclavage. Des mesures discriminatoires touchaient les non-musulmans, comme, par exemple, le port de vêtements distinctifs, l'interdiction de porter des armes, ou de porter des signes de leur religion, comme une croix, l'interdiction de restaurer une église ou une synagogue, le prosélytisme chrétien et le mariage avec une musulmane étaient punis de mort. Le statut de "dhimmi" n'a jamais disparu. La "tolérance" musulmane s'inscrivait, en fait, dans une série de discriminations (8).
La violence fait partie de l'histoire de l'empire musulman, l'islam est né dans la violence, le nier ne fait qu'encourager l'islamisme le plus radical, puisque l'esprit critique est, par définition, une garantie contre les excès.
Or, dans ce cas précis - l'Education Nationale -,
les auteurs des manuels scolaires démissionnent
Refuser la critique historique d'une religion revient à faire du prosélytisme pour celle-ci. C'est un danger, car certains courants islamistes ne font pas la distinction entre le religieux et le politique, comme dans nos démocraties. La critique doit pouvoir s'exercer sur l'islam comme sur toute autre religion, ou phénomène historique. Mahomet doit devenir un sujet d'étude comme les autres. Le "politiquement correct" doit être banni de l'enseignement, il est d'ailleurs incompatible avec la déontologie de l'historien.
A contrario, dans ce manuel, la critique historique s'applique sur tout autre sujet ; la représentation de chevaliers chrétiens de la Reconquista est beaucoup moins pacifique que la représentation des guerriers musulmans. Ils se battent, un guerrier musulman est même transpercé d'une lance et tombe de cheval (9). Quant aux croisades, là aussi, on atteint des sommets : "elles ont développé, chez les musulmans, l'image d'un Occident agressif " (10).
La conquête arabo-musulmane des territoires chrétiens du Proche-Orient, d'Afrique du Nord et de la Péninsule ibérique n'aurait, quant à elle, jamais eu un caractère agressif ? Bien sûr que non, puisque les guerriers musulmans étaient des mélomanes pourchassant des éléphants !
L'Histoire tourne à la farce !
En fait, les croisés n'ont fait que reconquérir des territoires anciennement chrétiens. Est-ce que l'on cache le massacre de la Saint-Barthélemy ? Bien évidemment non, les élèves ont même droit à une gravure représentant cet événement, qui montre donc des meurtres de protestants, hommes, femmes et enfants, par des catholiques (11). Cela ne choque personne et aucun parent ne crie au racisme anti-catholique. Les représentations de la violence ne concernent que le monde occidental. Nous en arrivons à une vision parfaitement manichéenne et fausse de l'histoire : le positif relève des civilisations extra-européennes et le négatif de l'Occident.
Est-ce là de l'esprit critique ? Les professeurs doivent-ils inculquer l'absence d'esprit critique ? Est-ce ainsi que les enseignants doivent former les futurs citoyens ?
Ce n'est pas en masquant aux collégiens des faits historiques que nous leur apprendrons à devenir des adultes responsables. Toutes les sociétés ont eu leurs événements peu glorieux, il faut savoir les assumer pour éviter qu'ils se reproduisent. Or, en ce qui concerne l'islam, c'est exactement le contraire. L'ignorance fait toujours des ravages et quand elle s'allie à l'intolérance, cela ne peut mener qu'à l'extrémisme. La méconnaissance de l'histoire musulmane en France est abyssale, cela permet à certains de censurer tout ce qui pourrait montrer l'islam dans sa réalité historique. L'appartenance religieuse est alors utilisée comme une arme identitaire et politique. L'histoire de l'islam n'est pas et ne doit pas être l'apologie de l'islam.
Car le plus scandaleux est que mon cours a été censuré. Les "autorités de tutelle" ont autorisé la suppression de mon cours des cahiers d'élèves, à la demande de deux personnes qui n'ont d'autre légitimité que leur religion. Aujourd'hui, en France, on peut donc obtenir la censure d'un professeur de l'Education Nationale parce que le cours ne correspond pas à des préjugés religieux historiquement faux !
Que mon cours ait entraîné de telles réactions est la preuve qu'il a soulevé un problème sensible : comment enseigner le monde musulman aujourd'hui en France d'une façon laïque ?
L'enseignant est face à un dilemme : doit-il cacher des faits historiques à ses élèves, sous le prétexte de respecter la religion musulmane, ou doit-il respecter la vérité historique, au risque de heurter des convictions religieuses ? Pour ma part, j'estime que le respect commence par la vérité historique même si elle est déplaisante.
Si l'on veut que l'enseignant transmette un savoir digne de ce nom, il doit être libre de ses propos sans aucune tutelle politique ou religieuse, ce qui est d'ailleurs dans les textes de loi. Un professeur d'histoire n'est pas un professeur de mythes ou de contes de fées.
Quelle que soit la confession religieuse des élèves - qu'un enseignant, dans une école laïque, n'a d'ailleurs pas à connaître -, toute censure religieuse doit être proscrite avec la plus grande fermeté. Malheureusement, force est de constater que cela n'est pas le cas. L'enseignant est dorénavant sous surveillance religieuse.
Naturellement, les termes sont toujours sujets à débat dans le cadre historique ; par contre, ils ne devraient pas être source de poursuites judiciaires ; une société qui remplace le débat démocratique par les tribunaux est une société malade.
Dans un pays démocratique et laïc, la citoyenneté et l'"islamité" ne peuvent s'entendre que par la distinction du spirituel et du temporel. Relater des faits historiques sur Mahomet n'a rien à voir avec un quelconque jugement de valeur sur le message spirituel de l'islam. Assumer son histoire et accepter la critique de sa religion, cela fait partie des règles d'une vie démocratique. La foi religieuse doit rester dans la sphère privée et n'a pas à être une arme politique ou un moyen de pression.
Hélas, aujourd'hui, la démocratie en France est bel et bien en danger : qu'un enseignant puisse être traîné devant les tribunaux par des organismes instrumentalisés par des théocrates, pour avoir relaté les faits et gestes d'un personnage mort il y a quatorze siècles, le prouve assez.
Le message est ainsi clair en direction de tout le corps enseignant : ceci est un avertissement, et celui ou celle qui ne rentreront pas dans le rang du " politiquement correct " subiront le même sort.
Cela porte un nom : le terrorisme intellectuel.
Louis Chagnon
© Le Figaro
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Notes
1. Bordas, Histoire-géographie, 5° édition, 1997.
2. Je renvoie à la biographie de Mahomet par Maxime Rodinson, dans la collection Points, Seuil. Les lecteurs pourront se référer également à : Tor Andrae, Mahomet, sa vie et sa doctrine, Paris 1945 ; W.M. Watt, Mahomet à Médine, Payot, 1959 ; Anne-Marie Delcambre, Mahomet, Desclée de Brouwer ; Jacqueline Chabbi, Le seigneur des tribus, éditions Agnès Vienot, en attendant celle de René Marchand.
3. Le Coran, dans la traduction de D. Masson, publiée dans La Pléiade.
4. Il s'agit de la traduction de Kasimirski, aux éditions Garnier-Flammarion.
5. Bordas, Histoire-géographie, 5° édition, 1997 p. 31.
6. Idem.
7. Idem, p. 30.
8. Dans le cadre d'un article de journal, je ne peux pas aborder tous les problèmes liés au statut de "dhimmi". Je renvoie aux travaux de Bat Ye'or, spécialiste des minorités religieuses dans les pays d'Islam.
9. Idem, p. 65.
10. Idem, p. 64.
11. Idem, p. 169.
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[Texte aimablement signalé par N. Ciarapica.]
Mis en ligne le 29 septembre 2006,
par M. Macina, sur le site upjf.org
Mis en ligne le 29 septembre 2006,
par M. Macina, sur le site upjf.org
Islam
Avant le cas Redeker, il y eut (il y a encore…) le cas Chagnon
Un de mes homologues, animateur de sites, me rappelle fort opportunément ce texte du professeur de philosophie, Louis Chagnon. Certes, ce dernier n’a pas été menacé de mort, mais il n’en a pas moins vécu une véritable descente aux enfers, dont il n’est d’ailleurs pas encore complètement remonté, puisque les tribunaux n’ayant pas, selon lui, fait droit à ses exigences légitimes de réhabilitation, il s’est pourvu en cassation. A lire avec un regard latéral sur l’affaire Redeker. (Menahem Macina).
Texte original :
" De la 5ème à la correctionnelle ",
par Louis Chagnon, paru dans Le Figaro du 6 février 2004,
et repris ici du site Primo-Europe.
Peu de professeurs d'histoire peuvent se targuer d'avoir eu un extrait de leur cours cité sur France-info. C'est ce qui m'est arrivé, un jour de décembre 2003, le commentaire n'était certes pas flatteur, mais enfin, si ce cours avait été médiocre, il aurait sombré dans les oubliettes de l'enseignement public et personne n'en aurait parlé.
Ce cours sur la naissance de l'islam, au programme des classes de 5ème, a duré plusieurs séances mais seule celle consacrée au début de la conquête arabe a retenu l'attention. J'avais appris à mes élèves que Mahomet avait pillé des caravanes, qu'il avait utilisé l'assassinat comme outil politique et fait massacrer une tribu juive. Ces affirmations ont provoqué la très vive réaction de sept parents d'élèves qui se sont déclarés "scandalisés" par ce qu'ils avaient trouvé dans les cahiers d'histoire de leurs enfants (alors que, sur les sept personnes, seules deux sont réellement des parents de collégiens que j'ai eus en 5ème...).
Ce collectif de parents a demandé ma suspension de l'Education Nationale en m'accusant de "racisme anti-musulman", ils a envoyé à l'AFP un communiqué qui a été relayé par plusieurs journaux, et, pour faire bonne mesure, il a saisi le MRAP et la Ligue des Droits de l'Homme, qui me poursuivent aujourd'hui en justice.
Un inspecteur d'académie, dépêché pour enquête dix jours après mon départ du collège (départ prévu et sans aucun lien avec cette affaire), a alors établi un rapport abondant dans le sens de ces parents. Ce rapport m'accusait de "déclarations racistes", sans que son auteur m'ait jamais vu ou m’ai jamais parlé.
J'apprenais ainsi qu'il existe des "gênes musulmans", puisque l'inspecteur d'académie transformait cette religion en race. Optique partagée par le MRAP et la Ligue des Droits de l'Homme qui m'accusent "de diffamation à caractère racial et de provocation à la haine raciale", bien que, dans les phrases incriminées, je ne parle pas des musulmans mais des faits et gestes de Mahomet pendant sa période médinoise, que le manuel scolaire utilisé (1) place au début de la leçon sur la conquête arabe. L'amalgame entre Mahomet, simple mortel du VIIe siècle, et tous les musulmans du passé et du présent relève du plus pur procès d'intention.
Mais qu'en est-il de la vérité historique ?
Mahomet (2), chassé de La Mecque en 622, n'avait plus de ressources, "l'Envoyé d'Allah" ne pouvant travailler, il recourut au vol, en l'occurrence, le pillage des caravanes de La Mecque, ce qui lui permit d'accumuler un butin et de lever son "armée privée", pour reprendre les termes de Maxime Rodinson, historien bien connu de l'histoire musulmane.
Cette armée fut l'outil avec lequel il imposa son pouvoir politique et religieux, les deux étant étroitement liés. Ces pillages furent de véritables batailles avec morts d'hommes, la tradition les nomme expéditions, ou razzias. Mahomet avait besoin de la violence des batailles pour imposer son pouvoir politique, mais aussi pour démontrer sa légitimité comme prophète face aux incrédules, les victoires prouvant qu'Allah le soutenait.
Ces pillages sont donc fondamentaux dans l'histoire de Mahomet et de l'islam. Les biographes scientifiques reconnaissent aussi que Mahomet a utilisé l'assassinat comme moyen politique : il a fait exécuter des intellectuels et poètes juifs, une chanteuse et une pleureuse qui s'étaient moqué de lui dans leurs poèmes.
Après la bataille du Fossé, Mahomet fit massacrer tous les hommes de la troisième et dernière tribu juive de Médine, les Quraizah, de 600 à 900 personnes, en mai 627, et les femmes et les enfants furent vendus comme esclaves. Tous ces faits sont connus depuis quatorze siècles et se trouvent dans toutes les biographies scientifiques de Mahomet, dans les sources musulmanes de son histoire comme celle de Ibn 'Isâq, auteur musulman de la Sira, biographie de Mahomet du VIIIe siècle, ou celle de Tabarî, auteur musulman du IXe siècle ; on trouve, dans le Coran, des éléments se rapportant à ces faits, p. ex., la sourate VIII, intitulée le butin. Le massacre des Quraizah est évoqué à la sourate XXXIII, verset 263.
Le professeur d'histoire serait-il aujourd'hui chargé de cacher aux collégiens des faits historiques établis ?
Il y a encore quelques années, un professeur d'histoire pouvait donner à ses élèves un début d'apprentissage d'esprit critique sur l'islam, il est vrai sur un seul thème, celui de la condition féminine. Par exemple, dans les fiches pédagogiques du CRDP (Centre Régional de Documentation Pédagogique) de l'Académie de Lyon, des passages du Coran à ce sujet étaient cités, un des exemples donnés était : Sourate IV, verset 38 : "Les hommes sont supérieurs aux femmes... Les femmes vertueuses sont obéissantes et soumises... Vous réprimanderez celles dont vous aurez à craindre l'a désobéissance... Vous les battrez..." (4).
Aujourd'hui la condition féminine est passée à la trappe : vous seriez bien en peine de trouver un extrait du Coran pour l'évoquer dans les fiches du CRDP, ou dans le manuel scolaire utilisé dans le collège où j'ai exercé.
Evidemment, dans ce même manuel, vous ne trouverez pas de références aux pillages des caravanes de La Mecque, ni au massacre des juifs, ni même aux versets concernant la condition féminine, encore moins aux chrétiens. Les versets du Coran, cités dans ce manuel sont particulièrement choisis pour éviter tout aspect critique. Tout doit être positif dans le cours sur le monde musulman.
Il est, bien entendu, inconcevable de montrer les musulmans comme des esclavagistes. C'est pourtant une réalité historique que l’esclavage était présent dans la civilisation arabo-musulmane. Or la "culpabilité" de l'esclavage ne devant être supportée que par les Européens. Les représentations des guerriers musulmans, dans ce manuel, excluent toute violence, ceux-ci ne se battent pas mais brandissent des bannières et jouent de la trompette (5). Il y a bien un texte de Tabarî (6) concernant la bataille de Qadisiyya, en 637, entre Perses et musulmans, mais, dans ce texte, les morts sont uniquement musulmans, et il traite surtout des éléphants de combat des Perses ; d'ailleurs, la question posée aux élèves est : "Comment les Arabes parviennent-ils à faire fuir les éléphants ?" Conclusion : les collégiens retiendront que les guerriers musulmans jouaient de la trompette et combattaient des éléphants ! En fait, ce manuel est d'une suavité confondante sur ce sujet, et finit par ne plus respecter du tout la réalité historique.
La présentation de l'empire musulman est complètement tronquée. Si le manuel rappelle l'existence du statut de "protégé" (dhimmi) des chrétiens ou des juifs qui, moyennant un impôt, pouvaient garder leur religion, l'élève ne saura jamais ce qui se passait s'ils refusaient d'acquitter cet impôt : c'était l'esclavage ou la mort. La conclusion du manuel est assez effarante : "L'Empire arabe devient ainsi un Empire musulman, où les différences entre vainqueurs et vaincus disparaissent dans l'unité de la même foi"(7).
C'est faux, les populations chrétiennes ou juives qui se sont retrouvées sous la domination musulmane ont subi des massacres, des spoliations, des persécutions, l'esclavage. Des mesures discriminatoires touchaient les non-musulmans, comme, par exemple, le port de vêtements distinctifs, l'interdiction de porter des armes, ou de porter des signes de leur religion, comme une croix, l'interdiction de restaurer une église ou une synagogue, le prosélytisme chrétien et le mariage avec une musulmane étaient punis de mort. Le statut de "dhimmi" n'a jamais disparu. La "tolérance" musulmane s'inscrivait, en fait, dans une série de discriminations (8).
La violence fait partie de l'histoire de l'empire musulman, l'islam est né dans la violence, le nier ne fait qu'encourager l'islamisme le plus radical, puisque l'esprit critique est, par définition, une garantie contre les excès.
Or, dans ce cas précis - l'Education Nationale -,
les auteurs des manuels scolaires démissionnent
Refuser la critique historique d'une religion revient à faire du prosélytisme pour celle-ci. C'est un danger, car certains courants islamistes ne font pas la distinction entre le religieux et le politique, comme dans nos démocraties. La critique doit pouvoir s'exercer sur l'islam comme sur toute autre religion, ou phénomène historique. Mahomet doit devenir un sujet d'étude comme les autres. Le "politiquement correct" doit être banni de l'enseignement, il est d'ailleurs incompatible avec la déontologie de l'historien.
A contrario, dans ce manuel, la critique historique s'applique sur tout autre sujet ; la représentation de chevaliers chrétiens de la Reconquista est beaucoup moins pacifique que la représentation des guerriers musulmans. Ils se battent, un guerrier musulman est même transpercé d'une lance et tombe de cheval (9). Quant aux croisades, là aussi, on atteint des sommets : "elles ont développé, chez les musulmans, l'image d'un Occident agressif " (10).
La conquête arabo-musulmane des territoires chrétiens du Proche-Orient, d'Afrique du Nord et de la Péninsule ibérique n'aurait, quant à elle, jamais eu un caractère agressif ? Bien sûr que non, puisque les guerriers musulmans étaient des mélomanes pourchassant des éléphants !
L'Histoire tourne à la farce !
En fait, les croisés n'ont fait que reconquérir des territoires anciennement chrétiens. Est-ce que l'on cache le massacre de la Saint-Barthélemy ? Bien évidemment non, les élèves ont même droit à une gravure représentant cet événement, qui montre donc des meurtres de protestants, hommes, femmes et enfants, par des catholiques (11). Cela ne choque personne et aucun parent ne crie au racisme anti-catholique. Les représentations de la violence ne concernent que le monde occidental. Nous en arrivons à une vision parfaitement manichéenne et fausse de l'histoire : le positif relève des civilisations extra-européennes et le négatif de l'Occident.
Est-ce là de l'esprit critique ? Les professeurs doivent-ils inculquer l'absence d'esprit critique ? Est-ce ainsi que les enseignants doivent former les futurs citoyens ?
Ce n'est pas en masquant aux collégiens des faits historiques que nous leur apprendrons à devenir des adultes responsables. Toutes les sociétés ont eu leurs événements peu glorieux, il faut savoir les assumer pour éviter qu'ils se reproduisent. Or, en ce qui concerne l'islam, c'est exactement le contraire. L'ignorance fait toujours des ravages et quand elle s'allie à l'intolérance, cela ne peut mener qu'à l'extrémisme. La méconnaissance de l'histoire musulmane en France est abyssale, cela permet à certains de censurer tout ce qui pourrait montrer l'islam dans sa réalité historique. L'appartenance religieuse est alors utilisée comme une arme identitaire et politique. L'histoire de l'islam n'est pas et ne doit pas être l'apologie de l'islam.
Car le plus scandaleux est que mon cours a été censuré. Les "autorités de tutelle" ont autorisé la suppression de mon cours des cahiers d'élèves, à la demande de deux personnes qui n'ont d'autre légitimité que leur religion. Aujourd'hui, en France, on peut donc obtenir la censure d'un professeur de l'Education Nationale parce que le cours ne correspond pas à des préjugés religieux historiquement faux !
Que mon cours ait entraîné de telles réactions est la preuve qu'il a soulevé un problème sensible : comment enseigner le monde musulman aujourd'hui en France d'une façon laïque ?
L'enseignant est face à un dilemme : doit-il cacher des faits historiques à ses élèves, sous le prétexte de respecter la religion musulmane, ou doit-il respecter la vérité historique, au risque de heurter des convictions religieuses ? Pour ma part, j'estime que le respect commence par la vérité historique même si elle est déplaisante.
Si l'on veut que l'enseignant transmette un savoir digne de ce nom, il doit être libre de ses propos sans aucune tutelle politique ou religieuse, ce qui est d'ailleurs dans les textes de loi. Un professeur d'histoire n'est pas un professeur de mythes ou de contes de fées.
Quelle que soit la confession religieuse des élèves - qu'un enseignant, dans une école laïque, n'a d'ailleurs pas à connaître -, toute censure religieuse doit être proscrite avec la plus grande fermeté. Malheureusement, force est de constater que cela n'est pas le cas. L'enseignant est dorénavant sous surveillance religieuse.
Naturellement, les termes sont toujours sujets à débat dans le cadre historique ; par contre, ils ne devraient pas être source de poursuites judiciaires ; une société qui remplace le débat démocratique par les tribunaux est une société malade.
Dans un pays démocratique et laïc, la citoyenneté et l'"islamité" ne peuvent s'entendre que par la distinction du spirituel et du temporel. Relater des faits historiques sur Mahomet n'a rien à voir avec un quelconque jugement de valeur sur le message spirituel de l'islam. Assumer son histoire et accepter la critique de sa religion, cela fait partie des règles d'une vie démocratique. La foi religieuse doit rester dans la sphère privée et n'a pas à être une arme politique ou un moyen de pression.
Hélas, aujourd'hui, la démocratie en France est bel et bien en danger : qu'un enseignant puisse être traîné devant les tribunaux par des organismes instrumentalisés par des théocrates, pour avoir relaté les faits et gestes d'un personnage mort il y a quatorze siècles, le prouve assez.
Le message est ainsi clair en direction de tout le corps enseignant : ceci est un avertissement, et celui ou celle qui ne rentreront pas dans le rang du " politiquement correct " subiront le même sort.
Cela porte un nom : le terrorisme intellectuel.
Louis Chagnon
© Le Figaro
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Notes
1. Bordas, Histoire-géographie, 5° édition, 1997.
2. Je renvoie à la biographie de Mahomet par Maxime Rodinson, dans la collection Points, Seuil. Les lecteurs pourront se référer également à : Tor Andrae, Mahomet, sa vie et sa doctrine, Paris 1945 ; W.M. Watt, Mahomet à Médine, Payot, 1959 ; Anne-Marie Delcambre, Mahomet, Desclée de Brouwer ; Jacqueline Chabbi, Le seigneur des tribus, éditions Agnès Vienot, en attendant celle de René Marchand.
3. Le Coran, dans la traduction de D. Masson, publiée dans La Pléiade.
4. Il s'agit de la traduction de Kasimirski, aux éditions Garnier-Flammarion.
5. Bordas, Histoire-géographie, 5° édition, 1997 p. 31.
6. Idem.
7. Idem, p. 30.
8. Dans le cadre d'un article de journal, je ne peux pas aborder tous les problèmes liés au statut de "dhimmi". Je renvoie aux travaux de Bat Ye'or, spécialiste des minorités religieuses dans les pays d'Islam.
9. Idem, p. 65.
10. Idem, p. 64.
11. Idem, p. 169.
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[Texte aimablement signalé par N. Ciarapica.]
Mis en ligne le 29 septembre 2006,
par M. Macina, sur le site upjf.org
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