JOYEUX et HEUREUX ANNIVERSAIRE
a Notre Cher Fils ANDRE.
BONHEUR ,SANTE , LONGUE VIE, PROSPERITE.
Définition du Jour de l'an :
Le Jour de l'an
est le premier jour de l'année dans le calendrier solaire.
Le calendrier solaire correspond a l'année tropique
c'est a dire la durée que met la terre
pour faire un tour complet autour du soleil,
d'un équinoxe de printemps a l'autre soit :
365 jours 5 h 48 min 45,96 s
avec 5 secondes en moins tous les 1000 ans.
Historique du Jour de l'an :
Le 1er janvier
est officiellement considéré comme
le 1er jour de l'année en 1567 par un édit de Charles IX.
Notre calendrier a évolué au fil du temps :
- le calendrier romain durant 1600 ans,
- a partir de 45 av. JC, le calendrier julien (Jules César)
- depuis 1564, le calendrier grégorien (Pape Grégoire XIII).
Le jour "J" du Jour de l'an
Jour de l'an, fin d'année , Année nouvelle.
Que fétons-nous au juste ?
Les deux se confondent sans doute puisque c'est a minuit,
ou a zéro heure, exactement, le 31 décembre,
que la féte bat son plein en famille ou entre amis.
Tout le monde s'embrasse,
se congratule pour se souhaiter une bonne année.
Dans les maisons,
on réserve le premier baiser a la personne aimée
avant d'embrasser les autres.
La coutume veut que les souhaits formulés sous le gui
aient toutes les chances de se réaliser et les amours de durer.
La féte prend ainsi un petit air magique.
Et si vous n’avez pas encore présenté vos voeux
a tous vos proches le jour "J"
il vous reste tout le mois de Janvier pour le faire.
Passez de bonnes fétes de fin d'année !
BON BOUT d' AN.
30 décembre 2006
29 décembre 2006
PLAIDOYER POUR MA TERRE : HERBERT PAGANI
Hier, j'étais dans le métro et j'entendais deux dames dire :
" Encore ces juifs avec leurs histoires a l'ONU.
Quels emmerdeurs ! ".
C'est vrai. Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siecles qu'on emmerde le monde.
C'est dans notre nature, que voulez-vous.
Abraham avec son dieu unique,
Moise avec ses tables de la loi,
Jésus avec son autre joue toujours pr?te a la deuxi?me baffe.
Puis Freud, Marx, et Einstein, tous ont été des géneurs,
des révolutionnaires, des ennemis de l'Ordre.
Pourquoi ? Parce que l'ordre, quel que fut le siecle,
ne pouvait les satisfaire,
puisque c'était un ordre dont ils étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer le destin,
tel fut le destin de mes ancétres.
C'est pourquoi ils sont ha?s par tous les défenseurs de l'ordre établis.
L'antisémite de droite reproche aux juifs d'avoir fait la révolution bolchevique.
C'est vrai. Il y en avait beaucoup en 1917.
L'antisémite de gauche reproche aux juifs d'?tre les propriétaires de Manhattan, les gérants du capitalisme.
C'est vrai Il y a beaucoups de capitalistes juifs.
La raison est simple : La culture, la religion,
l'idée révolutionnaire, d'un coté,
les portefeuilles et les banques, de l'autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n'ont pas de patrie.
Maintenant qu'il en existe une,
l'antisémitisme renait de ses cendres, pardon,
de Nos cendres, et s'appelle anti-sionisme.
Il s'appliquait aux individus, Il s'applique a une nation.
Israel est un Ghetto, Jérusalem c'est Varsovie.
Les nazis qui nous assi?gent mangent du couscous et parlent arabe,
et si leur croissant se déguise parfois en faucille,
c'est pour mieux piéger les gauches du monde entier.
Moi, juif de gauche, je n'en ai rien ? faire d'une gauche
qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d'entre eux, car je suis précisément de ceux-l?.
D'accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit a la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l'économie de mon probleme.
Et mon probleme, est que depuis les déportations romaine du 1er si?cle apr?s Jésus Christ, nous avons été partout honnis, bannis, écrasés, spoliés, chassés, traqués, convertis de force. Pourquoi ? Parce que Notre religion,
Notre culture, étaient dangereuse.
Eh oui ! Quelques exemples :
Le juda?sme a été le premier a créer le shabbath,
c'est a dire le repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons,
toujours en retard d'une pyramide !
Le juda?sme interdit l'esclavage.
Vous imaginez la sympathie des romains !
Il est dit dans la Bible : la terre n'appartient pas ? l'homme mais ? Dieu.
De cette phrase découle une loi :
celle de la remise en cause de la propriété tous les 49 ans.
Vous voyez l'effet d'une loi pareille sur les Papes du moyen âge
et les bâtisseurs d'empire de la renaissance ;
Il ne fallait pas que les peuples sachent.
On commença par interdire la Bible. Puis ce fut la médisance.
Des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres : Les Ghettos, puis l'index, l'inquisition, les buchers, et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n'est qu'un exemple industriel de Génocide,
mais il y a eut des génocides artisanaux par milliers.
J'en aurais pour trois jours rien qu'a nommer tous les pogromes d'Espagne, de Russie, de Pologne et d'Afrique du Nord !
A force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voila : il n'est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l'enfant a l'assistance publique.
Je ne veux plus ?tre adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l'humour de mes propriétaires.
Je ne veux plus ?tre citoyen-locataire.
J'en ai assez de frapper aux portes de l'histoire
et d'attendre qu'on me dise " entrez " !
Je rentre et je gueule ! Je suis chez moi sur terre,
et sur terre j'ai ma terre :
Elle m'a été promise, elle sera maintenue.
Qu'est ce que le sionisme ?
Ça se réduit a une simple phrase :
" L'an prochain ? Jérusalem ".
Non, ce n'est pas un slogan du club Méditerrané.
C'est écrit dans la bible
(le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde)
et cette priere est devenue un cri, un cri qui a plus de 2 000 ans ,
et le p?re de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust,
de Chagall, de Marx, d'Einstein et m?me de Kissinger
l'ont répétée, cette phrase,
au moins une fois par ans, le jour de Pâques.
Alors, le sionisme, c'est du racisme ?
Laissez moi rire : Est-ce que " Douce France,
cher pays de mon enfance ", est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c'est le nom d'un combat de libération.
Dans le monde, chacun a ses juifs.
Les français ont les leurs :
ce sont les bretons, les occitans, les travailleurs immigrés.
Les italiens ont les siciliens, les Yankées ont leurs noirs,
les espagnols leurs basques.
Nous, nous sommes les juifs de TOUS.
A ceux qui me disent : " Et les palestiniens ?
" Je réponds : " Je suis un palestinien d'il y a 2 000 ans.
Je suis l'opprimé le plus vieux du monde ".
Je discuterai avec eux, mais je ne leur cederai pas ma place.
Il y a la bas de la place
pour deux peuples et pour deux nations.
Les frontieres sont a déterminer Ensemble.
Mais l'existence d'un pays ne peut en aucun cas exclure
l'existence de l'autre. Les options politiques d'un gouvernement
n'ont jamais remis en cause l 'existence d'une nation.
Alors pourquoi Israël ? Quand Israël sera Hors de danger,
je choisirai parmi les juifs et mes voisins Arabes,
ceux qui me sont fr?res par les idées. Aujourd'hui,
je me dois d'?tre solidaire avec tous les miens,
m?me ceux que je déteste,
au nom de cet ennemi insurmontable : le racisme.
Descartes avait tort :
Je pense, donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5 000 ans qu'on pense,
et nous n'existons toujours pas.
Je me défends, donc, je suis.
Herbert PAGANI , 11 novembre 1975
" Encore ces juifs avec leurs histoires a l'ONU.
Quels emmerdeurs ! ".
C'est vrai. Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siecles qu'on emmerde le monde.
C'est dans notre nature, que voulez-vous.
Abraham avec son dieu unique,
Moise avec ses tables de la loi,
Jésus avec son autre joue toujours pr?te a la deuxi?me baffe.
Puis Freud, Marx, et Einstein, tous ont été des géneurs,
des révolutionnaires, des ennemis de l'Ordre.
Pourquoi ? Parce que l'ordre, quel que fut le siecle,
ne pouvait les satisfaire,
puisque c'était un ordre dont ils étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer le destin,
tel fut le destin de mes ancétres.
C'est pourquoi ils sont ha?s par tous les défenseurs de l'ordre établis.
L'antisémite de droite reproche aux juifs d'avoir fait la révolution bolchevique.
C'est vrai. Il y en avait beaucoup en 1917.
L'antisémite de gauche reproche aux juifs d'?tre les propriétaires de Manhattan, les gérants du capitalisme.
C'est vrai Il y a beaucoups de capitalistes juifs.
La raison est simple : La culture, la religion,
l'idée révolutionnaire, d'un coté,
les portefeuilles et les banques, de l'autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n'ont pas de patrie.
Maintenant qu'il en existe une,
l'antisémitisme renait de ses cendres, pardon,
de Nos cendres, et s'appelle anti-sionisme.
Il s'appliquait aux individus, Il s'applique a une nation.
Israel est un Ghetto, Jérusalem c'est Varsovie.
Les nazis qui nous assi?gent mangent du couscous et parlent arabe,
et si leur croissant se déguise parfois en faucille,
c'est pour mieux piéger les gauches du monde entier.
Moi, juif de gauche, je n'en ai rien ? faire d'une gauche
qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d'entre eux, car je suis précisément de ceux-l?.
D'accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit a la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l'économie de mon probleme.
Et mon probleme, est que depuis les déportations romaine du 1er si?cle apr?s Jésus Christ, nous avons été partout honnis, bannis, écrasés, spoliés, chassés, traqués, convertis de force. Pourquoi ? Parce que Notre religion,
Notre culture, étaient dangereuse.
Eh oui ! Quelques exemples :
Le juda?sme a été le premier a créer le shabbath,
c'est a dire le repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons,
toujours en retard d'une pyramide !
Le juda?sme interdit l'esclavage.
Vous imaginez la sympathie des romains !
Il est dit dans la Bible : la terre n'appartient pas ? l'homme mais ? Dieu.
De cette phrase découle une loi :
celle de la remise en cause de la propriété tous les 49 ans.
Vous voyez l'effet d'une loi pareille sur les Papes du moyen âge
et les bâtisseurs d'empire de la renaissance ;
Il ne fallait pas que les peuples sachent.
On commença par interdire la Bible. Puis ce fut la médisance.
Des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres : Les Ghettos, puis l'index, l'inquisition, les buchers, et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n'est qu'un exemple industriel de Génocide,
mais il y a eut des génocides artisanaux par milliers.
J'en aurais pour trois jours rien qu'a nommer tous les pogromes d'Espagne, de Russie, de Pologne et d'Afrique du Nord !
A force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voila : il n'est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l'enfant a l'assistance publique.
Je ne veux plus ?tre adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l'humour de mes propriétaires.
Je ne veux plus ?tre citoyen-locataire.
J'en ai assez de frapper aux portes de l'histoire
et d'attendre qu'on me dise " entrez " !
Je rentre et je gueule ! Je suis chez moi sur terre,
et sur terre j'ai ma terre :
Elle m'a été promise, elle sera maintenue.
Qu'est ce que le sionisme ?
Ça se réduit a une simple phrase :
" L'an prochain ? Jérusalem ".
Non, ce n'est pas un slogan du club Méditerrané.
C'est écrit dans la bible
(le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde)
et cette priere est devenue un cri, un cri qui a plus de 2 000 ans ,
et le p?re de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust,
de Chagall, de Marx, d'Einstein et m?me de Kissinger
l'ont répétée, cette phrase,
au moins une fois par ans, le jour de Pâques.
Alors, le sionisme, c'est du racisme ?
Laissez moi rire : Est-ce que " Douce France,
cher pays de mon enfance ", est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c'est le nom d'un combat de libération.
Dans le monde, chacun a ses juifs.
Les français ont les leurs :
ce sont les bretons, les occitans, les travailleurs immigrés.
Les italiens ont les siciliens, les Yankées ont leurs noirs,
les espagnols leurs basques.
Nous, nous sommes les juifs de TOUS.
A ceux qui me disent : " Et les palestiniens ?
" Je réponds : " Je suis un palestinien d'il y a 2 000 ans.
Je suis l'opprimé le plus vieux du monde ".
Je discuterai avec eux, mais je ne leur cederai pas ma place.
Il y a la bas de la place
pour deux peuples et pour deux nations.
Les frontieres sont a déterminer Ensemble.
Mais l'existence d'un pays ne peut en aucun cas exclure
l'existence de l'autre. Les options politiques d'un gouvernement
n'ont jamais remis en cause l 'existence d'une nation.
Alors pourquoi Israël ? Quand Israël sera Hors de danger,
je choisirai parmi les juifs et mes voisins Arabes,
ceux qui me sont fr?res par les idées. Aujourd'hui,
je me dois d'?tre solidaire avec tous les miens,
m?me ceux que je déteste,
au nom de cet ennemi insurmontable : le racisme.
Descartes avait tort :
Je pense, donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5 000 ans qu'on pense,
et nous n'existons toujours pas.
Je me défends, donc, je suis.
Herbert PAGANI , 11 novembre 1975
PLAIDOYER POUR MA TERRE : HERBERT PAGANI
Hier, j'étais dans le métro et j'entendais deux dames dire :
" Encore ces juifs avec leurs histoires a l'ONU.
Quels emmerdeurs ! ".
C'est vrai. Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siecles qu'on emmerde le monde.
C'est dans notre nature, que voulez-vous.
Abraham avec son dieu unique,
Moise avec ses tables de la loi,
Jésus avec son autre joue toujours prete a la deuxieme baffe.
Puis Freud, Marx, et Einstein, tous ont été des géneurs,
des révolutionnaires, des ennemis de l'Ordre.
Pourquoi ? Parce que l'ordre, quel que fut le siecle,
ne pouvait les satisfaire,
puisque c'était un ordre dont ils étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer le destin,
tel fut le destin de mes ancétres.
C'est pourquoi ils sont hais par tous les défenseurs de l'ordre établis.
L'antisémite de droite reproche aux juifs d'avoir fait la révolution bolchevique.
C'est vrai. Il y en avait beaucoup en 1917.
L'antisémite de gauche reproche aux juifs d'etre les propriétaires de Manhattan, les gérants du capitalisme.
C'est vrai Il y a beaucoups de capitalistes juifs.
La raison est simple : La culture, la religion,
l'idée révolutionnaire, d'un coté,
les portefeuilles et les banques, de l'autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n'ont pas de patrie.
Maintenant qu'il en existe une,
l'antisémitisme renait de ses cendres, pardon,
de Nos cendres, et s'appelle anti-sionisme.
Il s'appliquait aux individus, Il s'applique a une nation.
Israel est un Ghetto, Jérusalem c'est Varsovie.
Les nazis qui nous assiegent mangent du couscous et parlent arabe,
et si leur croissant se déguise parfois en faucille,
c'est pour mieux piéger les gauches du monde entier.
Moi, juif de gauche, je n'en ai rien a faire d'une gauche
qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d'entre eux, car je suis précisément de ceux-la.
D'accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit a la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l'économie de mon probleme.
Et mon probleme, est que depuis les déportations romaine du 1er siecle apres Jésus Christ, nous avons été partout honnis, bannis, écrasés, spoliés, chassés, traqués, convertis de force. Pourquoi ? Parce que Notre religion,
Notre culture, étaient dangereuse.
Eh oui ! Quelques exemples :
Le judaisme a été le premier a créer le shabbath,
c'est a dire le repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons,
toujours en retard d'une pyramide !
Le judaisme interdit l'esclavage.
Vous imaginez la sympathie des romains !
Il est dit dans la Bible : la terre n'appartient pas a l'homme mais a Dieu.
De cette phrase découle une loi :
celle de la remise en cause de la propriété tous les 49 ans.
Vous voyez l'effet d'une loi pareille sur les Papes du moyen âge
et les bâtisseurs d'empire de la renaissance ;
Il ne fallait pas que les peuples sachent.
On commença par interdire la Bible. Puis ce fut la médisance.
Des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres : Les Ghettos, puis l'index, l'inquisition, les buchers, et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n'est qu'un exemple industriel de Génocide,
mais il y a eut des génocides artisanaux par milliers.
J'en aurais pour trois jours rien qu'a nommer tous les pogromes d'Espagne, de Russie, de Pologne et d'Afrique du Nord !
A force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voila : il n'est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l'enfant a l'assistance publique.
Je ne veux plus etre adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l'humour de mes propriétaires.
Je ne veux plus etre citoyen-locataire.
J'en ai assez de frapper aux portes de l'histoire
et d'attendre qu'on me dise " entrez " !
Je rentre et je gueule ! Je suis chez moi sur terre,
et sur terre j'ai ma terre :
Elle m'a été promise, elle sera maintenue.
Qu'est ce que le sionisme ?
Ça se réduit a une simple phrase :
" L'an prochain ? Jérusalem ".
Non, ce n'est pas un slogan du club Méditerrané.
C'est écrit dans la bible
(le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde)
et cette priere est devenue un cri, un cri qui a plus de 2 000 ans ,
et le p?re de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust,
de Chagall, de Marx, d'Einstein et m?me de Kissinger
l'ont répétée, cette phrase,
au moins une fois par ans, le jour de Pâques.
Alors, le sionisme, c'est du racisme ?
Laissez moi rire : Est-ce que " Douce France,
cher pays de mon enfance ", est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c'est le nom d'un combat de libération.
Dans le monde, chacun a ses juifs.
Les français ont les leurs :
ce sont les bretons, les occitans, les travailleurs immigrés.
Les italiens ont les siciliens, les Yankées ont leurs noirs,
les espagnols leurs basques.
Nous, nous sommes les juifs de TOUS.
A ceux qui me disent : " Et les palestiniens ?
" Je réponds : " Je suis un palestinien d'il y a 2 000 ans.
Je suis l'opprimé le plus vieux du monde ".
Je discuterai avec eux, mais je ne leur cederai pas ma place.
Il y a la bas de la place
pour deux peuples et pour deux nations.
Les frontieres sont a déterminer Ensemble.
Mais l'existence d'un pays ne peut en aucun cas exclure
l'existence de l'autre. Les options politiques d'un gouvernement
n'ont jamais remis en cause l 'existence d'une nation.
Alors pourquoi Israël ? Quand Israël sera Hors de danger,
je choisirai parmi les juifs et mes voisins Arabes,
ceux qui me sont fr?res par les idées. Aujourd'hui,
je me dois d'?tre solidaire avec tous les miens,
m?me ceux que je déteste,
au nom de cet ennemi insurmontable : le racisme.
Descartes avait tort :
Je pense, donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5 000 ans qu'on pense,
et nous n'existons toujours pas.
Je me défends, donc, je suis.
Herbert PAGANI , 11 novembre 1975
" Encore ces juifs avec leurs histoires a l'ONU.
Quels emmerdeurs ! ".
C'est vrai. Nous sommes des emmerdeurs.
Ça fait des siecles qu'on emmerde le monde.
C'est dans notre nature, que voulez-vous.
Abraham avec son dieu unique,
Moise avec ses tables de la loi,
Jésus avec son autre joue toujours prete a la deuxieme baffe.
Puis Freud, Marx, et Einstein, tous ont été des géneurs,
des révolutionnaires, des ennemis de l'Ordre.
Pourquoi ? Parce que l'ordre, quel que fut le siecle,
ne pouvait les satisfaire,
puisque c'était un ordre dont ils étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin,
changer le monde pour changer le destin,
tel fut le destin de mes ancétres.
C'est pourquoi ils sont hais par tous les défenseurs de l'ordre établis.
L'antisémite de droite reproche aux juifs d'avoir fait la révolution bolchevique.
C'est vrai. Il y en avait beaucoup en 1917.
L'antisémite de gauche reproche aux juifs d'etre les propriétaires de Manhattan, les gérants du capitalisme.
C'est vrai Il y a beaucoups de capitalistes juifs.
La raison est simple : La culture, la religion,
l'idée révolutionnaire, d'un coté,
les portefeuilles et les banques, de l'autre,
sont les seules valeurs transportables,
les seules patries possibles pour ceux qui n'ont pas de patrie.
Maintenant qu'il en existe une,
l'antisémitisme renait de ses cendres, pardon,
de Nos cendres, et s'appelle anti-sionisme.
Il s'appliquait aux individus, Il s'applique a une nation.
Israel est un Ghetto, Jérusalem c'est Varsovie.
Les nazis qui nous assiegent mangent du couscous et parlent arabe,
et si leur croissant se déguise parfois en faucille,
c'est pour mieux piéger les gauches du monde entier.
Moi, juif de gauche, je n'en ai rien a faire d'une gauche
qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d'entre eux, car je suis précisément de ceux-la.
D'accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit a la différence.
Si la gauche veut me compter parmi les siens,
elle ne peut pas faire l'économie de mon probleme.
Et mon probleme, est que depuis les déportations romaine du 1er siecle apres Jésus Christ, nous avons été partout honnis, bannis, écrasés, spoliés, chassés, traqués, convertis de force. Pourquoi ? Parce que Notre religion,
Notre culture, étaient dangereuse.
Eh oui ! Quelques exemples :
Le judaisme a été le premier a créer le shabbath,
c'est a dire le repos hebdomadaire obligatoire.
Vous imaginez la joie des pharaons,
toujours en retard d'une pyramide !
Le judaisme interdit l'esclavage.
Vous imaginez la sympathie des romains !
Il est dit dans la Bible : la terre n'appartient pas a l'homme mais a Dieu.
De cette phrase découle une loi :
celle de la remise en cause de la propriété tous les 49 ans.
Vous voyez l'effet d'une loi pareille sur les Papes du moyen âge
et les bâtisseurs d'empire de la renaissance ;
Il ne fallait pas que les peuples sachent.
On commença par interdire la Bible. Puis ce fut la médisance.
Des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres : Les Ghettos, puis l'index, l'inquisition, les buchers, et plus tard les étoiles jaunes.
Auschwitz n'est qu'un exemple industriel de Génocide,
mais il y a eut des génocides artisanaux par milliers.
J'en aurais pour trois jours rien qu'a nommer tous les pogromes d'Espagne, de Russie, de Pologne et d'Afrique du Nord !
A force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout.
On extrapole et voila : il n'est de nulle part.
Nous sommes parmi les peuples comme l'enfant a l'assistance publique.
Je ne veux plus etre adopté.
Je ne veux plus que ma vie dépende de l'humour de mes propriétaires.
Je ne veux plus etre citoyen-locataire.
J'en ai assez de frapper aux portes de l'histoire
et d'attendre qu'on me dise " entrez " !
Je rentre et je gueule ! Je suis chez moi sur terre,
et sur terre j'ai ma terre :
Elle m'a été promise, elle sera maintenue.
Qu'est ce que le sionisme ?
Ça se réduit a une simple phrase :
" L'an prochain ? Jérusalem ".
Non, ce n'est pas un slogan du club Méditerrané.
C'est écrit dans la bible
(le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde)
et cette priere est devenue un cri, un cri qui a plus de 2 000 ans ,
et le p?re de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust,
de Chagall, de Marx, d'Einstein et m?me de Kissinger
l'ont répétée, cette phrase,
au moins une fois par ans, le jour de Pâques.
Alors, le sionisme, c'est du racisme ?
Laissez moi rire : Est-ce que " Douce France,
cher pays de mon enfance ", est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c'est le nom d'un combat de libération.
Dans le monde, chacun a ses juifs.
Les français ont les leurs :
ce sont les bretons, les occitans, les travailleurs immigrés.
Les italiens ont les siciliens, les Yankées ont leurs noirs,
les espagnols leurs basques.
Nous, nous sommes les juifs de TOUS.
A ceux qui me disent : " Et les palestiniens ?
" Je réponds : " Je suis un palestinien d'il y a 2 000 ans.
Je suis l'opprimé le plus vieux du monde ".
Je discuterai avec eux, mais je ne leur cederai pas ma place.
Il y a la bas de la place
pour deux peuples et pour deux nations.
Les frontieres sont a déterminer Ensemble.
Mais l'existence d'un pays ne peut en aucun cas exclure
l'existence de l'autre. Les options politiques d'un gouvernement
n'ont jamais remis en cause l 'existence d'une nation.
Alors pourquoi Israël ? Quand Israël sera Hors de danger,
je choisirai parmi les juifs et mes voisins Arabes,
ceux qui me sont fr?res par les idées. Aujourd'hui,
je me dois d'?tre solidaire avec tous les miens,
m?me ceux que je déteste,
au nom de cet ennemi insurmontable : le racisme.
Descartes avait tort :
Je pense, donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5 000 ans qu'on pense,
et nous n'existons toujours pas.
Je me défends, donc, je suis.
Herbert PAGANI , 11 novembre 1975
28 décembre 2006
CHRONOLOGIE d' ANDRE CHOURAQUI
CHRONOLOGIE D'ANDRE CHOURAQUI
POUR LIRE EN ENTIER CETTE CHRONOLOGIE d'ANDRE CHOURAQUI
CLIQUEZ en BAS de PAGE SUR :" HAUT DE PAGE "
1917
Le samedi 11 Aout a 12 heures,
naissance a Ain-Témouchent en Algérie de Nathan André Chouraqui .
Son pere, Isaac Chouraqui, viticulteur et négociant en céréales, président de la Communauté israélite, chevalier de la Légion d'Honneur, est le descendant d'une lignée de rabbis, dont le plus notoire, Saadia fils d'Elie Chouraqui (1604-1704) a laissé une ?uvre de mathématicien, d'exég?te, de po?te. Sa m?re, Mele'ha Meyer, est la fille d'Abraham Meyer, également né d'une famille originaire d'Andalousie, probablement arrivée au Maghreb ? la suite des premi?res expulsions en 1392. Elle aide sa m?re, Esther Mouchnino, ? élever ses huit enfants. Elle-m?me en aura dix.Le 18, circoncision, célébrée un Shabbat par rabbi Shlomo Amar, en présence d'Abraham Meyer, qui chantera le Qiddoush.
André Chouraqui ? 3 ans
1921-22
Commence ? apprendre l'hébreu, que le rabbin Ihya Malka lui enseigne d?s l'école maternelle ? la synagogue d'A?n-Témouchent, rue Pasteur. Dans la m?me rue, il apprendra le français au jardin d'enfants tenu par les soeurs Salésiennes (soeur Ubaldine).
1923
Eté : Attaque de paralysie infantile. Compl?tement paralysé pendant plusieurs mois, retrouve, ? force de soins et de volonté, l'usage de ses membres. Séquelles importantes au membre inférieur gauche.
1924-28
Ecole communale d'Aîn-Témouchent.
1928-34
Interne au Lycée des garçons d'Oran.
1929
29 février : Mort de son grand-p?re Abraham Meyer (Baba). Eté : Bar-Mitsva (majorité religieuse) célébrée ? Ain-Témouchent dans la grande synagogue du boulevard de la Révolution ? l'édification de laquelle, son p?re avait présidé. Il professe en chaire le chapitre 54 d'Isa?e, annonciateur de la résurrection d'Israël.
1934
Eté : Titulaire du baccalauréat (Philosophie). Séjour ? Paris, ? la Clinique de la Montagne ou le Professeur Ducroquet lui rend l'usage de sa jambe paralysée par une transplantation de muscles.
1929 - Bar Mitsva
1935 - A Oran avec un camarade
1939 - avec ses parents
1934-38
Etudes a la Faculté de Droit de Paris (rue Soufflot) ; réside a la Cité universitaire (Pavillon agronomique - 1934-1938).
1937
Licencié en Droit, Lauréat de la ville de Paris (Prix du Droit civil décerné par la Ville de Paris).
1937-39
Mene de front l'achevement de ses études de Droit (Diplômes d'Etudes supérieures de Droit public et d'Economie politique) et ses études d'hébreu et d'araméen ? l'Ecole rabbinique de France, ? la Sorbonne et ? l'Ecole des Hautes Etudes.
1939
15 ao?t : Grave accident de bicyclette dont il sort indemne. Novembre : Rencontre Colette Boyer, sa premi?re femme, en compagnie qui l'accompagnera dans la débâcle. L'enfant qui naîtra de leur union mourra ? Miliana ? l'âge de trois mois.
1939-40
Inscrit au Barreau d'Oran, il donne sa démission avant d'en ?tre chassé par les lois raciales de Vichy. (Abrogation du décret Crémieux, premier et deuxi?me statut des juifs et lois annexes 1940-1944).
1941-45
Il revient en France poursuivre ses études d'hébreu ? l'Ecole rabbinique de France repliée ? Vichy, puis ? Clermont-Ferrand (Chamali?res).
1942
Eté : Les Juifs, André Chouraqui parmi eux, sont expulsés de Clermont-Ferrand.
1942-45
André Chouraqui et Colette pendant la guerre
André Chouraqui, en compagnie de Colette, trouve refuge dans les montagnes de la Haute-Loire, ? Chaumargeais, o? le Dr Héritier met une maison ? leur disposition. Il participe ? la vie des maquis en qualité de représentant de l'O.S.E. clandestine (Oeuvre de Secours aux Enfants) pour l'Ard?che et la Haute-Loire, o? avec Albert Camus, également réfugié, ils jetaient les fondements de leurs oeuvres réciproques. Pr?s de la demeure qu'il occupe dans le village, Jacob Gordin dirige "l'école des proph?tes", o? quelques intellectuels juifs pensent ? ce que seront les lendemains de la guerre.
Georges Vajda trouve également refuge dans cette région : sous sa direction, André Chouraqui prépare alors ce qui deviendra son premier livre, L'Introduction aux Devoirs des C?urs, de Bahya Ibn Paq?da.
Apr?s la Libération, retour ? Paris, épuisé par ces années terribles. Puis il rentre en Algérie et, en 1945, il est nommé juge de paix ? compétence étendue ? Michelet, puis ? Bou Saâda (Algérie).
1946
Novembre : Obtient ? l'Université d'Alger, le diplôme de Législation algérienne, de Droit marocain, tunisien et de coutumes indig?nes.
1947
Colette gravement malade, doit regagner la France. En été 1947, André Chouraqui rencontre René Cassin, vice-président du Conseil d'Etat et président de l'Alliance israélite universelle, qui l'engage en qualité de secrétaire général adjoint de l'AIU. Il entre en ses nouvelles fonctions le 2 novembre 1947, et assume aussi le secrétariat général du Conseil pour l'éducation et la culture juives en France (CECJF) sur les ruines de la guerre, il s'agit alors de reconstruire l'édifice du juda?sme français et européen.
1948
Avril - mai : Tournée de conférences en Algérie et Tunisie, ? A?n-Témouchent, Sidi-Bel-Ab?s, Tlemcen, Alger, Sétif, Constantine, Tunis, Sfax, Sousse, Gab?s. Inspection des écoles de l'Alliance, l? o? elles existent, et fondation ou réorganisation des comités de l'Alliance ou d'Amis de l'Alliance qui renforcent l'?uvre et y contribuent.
1949
Juillet :
Du 2 au 5, en tant que vice-président de la Commission des Organisations non-gouvernementales aupr?s de l'UNICEF-UNAC(fonction qu'il occupera de 1949 ? 1956), il représente l'AIU et le CCJO (Conseil Consultatif des Organisations Juives) ? la Conférence mondiale de l'UNICEF ? Gen?ve. Il propose ? l'Exécutif de la Conférence de s'engager dans une campagne de lutte contre le trachome au Maroc : cette initiative sera suivie d'effet, et l'action de l'UNICEF dans ce domaine, s'étendra par la suite ? d'autres pays.
Du 16 au 23, ? Londres, représente l'Alliance ? la conférence européenne de l'U.J.E.C.O. (United Jewish Educationnal and Cultural Organisation) chargée de prévoir la réorganisation de l'éducation et de la culture juives en Europe. Ao?t - septembre : Voyage en Italie. Contacts avec les communautés juives. A Rome, premiers contacts avec la hiérarchie catholique, notamment avec Mgr. Tisserand et Mgr. Tardini.
15 novembre : Soutenance d'une th?se de Doctorat en Droit, devant la Faculté de Droit de Paris sur la Création de l'Etat d'Israël. Fait partie de la délégation du CCJO, ? l'Assemblée générale des Nations Unies. (Déclaration des Droits de l'homme).Ses voyages en Afrique du Nord lui permettent de réunir une documentation qui inspire ses nombreux articles et serviront ? la rédaction de ses livres sur ce sujet.
15 novembre - 21 décembre : Entreprend, apr?s une escale ? Alger, une tournée de 3000 km au Maroc. Inspection des Ecoles de l'Alliance. Prise de contacts avec les chefs de l'Administration française du Protectorat, avec les Communautés juives, avec les milieux arabes et chrétiens. Conférences dans les villes visitées. Son enqu?te sur le Juda?sme en Afrique du Nord le conduit dans les Communautés les plus reculées du Sud marocain. Participe ? l'élaboration du statut du Conseil des Communautés juives du Maroc.
Le 30 novembre, sur la route de Mogador ? Casablanca, subit un grave accident d'auto. Ses compagnons de route parmi lesquels le rabbin Isaac Rouche, sont gravement blessés. Rapporte de ce voyage une ample moisson de documents souvent inédits.Rédaction de La condition juridique de l'Israélite marocain, ? Paris et ? Saint-Maximin o? Colette s'est retirée, dans la retraite o? elle vivra jusqu'? la fin de son existence terrestre.
1950
A. Chouraqui dans les années 50
En juin (22-29) et en décembre (22-31), représente le CCJO (Conseil Consultatif des Organisations Juives) ? des conférences internationales en Suisse.
31 janvier : Participe ? des Colloques ? Paris sur le droit et la liberté ; conférences dans plusieurs villes de France, de Belgique, de Suisse et d'Italie.
Du 11 juillet au 16 ao?t : Premier voyage en Israël, par voie maritime. Inspection des ?uvres de l'Alliance et découverte des réalités d'Israël.
Au retour d'Israël, nouvelle mission en Tunisie.
Publication de nombreux articles et de ses deux premiers livres L'Introduction aux Devoirs des C?urs, de Bahya ibn Paq?da (Prix du Cercle intellectuel) et La Condition juridique de l'Israélite marocain. Ces ouvrages sont couronnés, le premier par le Cercle intellectuel, le second par l'Académie des Sciences morales et politiques (Prix Audifred). La Condition juridique sert de pi?ce ajoutée au grand débat sur l'indépendance de l'Afrique du Nord. Ce livre est étudié et discuté dans les milieux gouvernementaux, aux Nations Unies, et parmi les milieux nationalistes d'Afrique du Nord.
1951
Janvier : Troisi?me mission en Tunisie et en Libye qui acc?de ? l'indépendance. Ici et l?, avec les Autorités françaises, arabes et celles des Nations Unies pour la Lybie, o? l'immigration bat son plein, examen des graves probl?mes qui se posent aux communautés.Poursuite de l'enqu?te sur le juda?sme et réunion de la documentation qui servira ? L'Histoire des Juifs en Afrique du Nord. Visite aussi des communautés, m?me les plus isolées qui sont en voie de disparition.
Mars - avril :
Recherche sur le passé sépharade en Espagne qu'il traverse de part en part en auto, en compagnie de son fr?re Albert ; il retourne au Maroc pour parachever l'enqu?te commencée en 1949.
Séances de travail avec le Conseil des Communautés, les dirigeants des Communautés et la Résidence générale (Clauzel, Guiramand, Marchat, Soulié), comme avec les milieux scientifiques français et marocains. Rencontre avec le Général Juin.
Conférences dans différents milieux juifs, chrétiens et musulmans ? Tanger, Tétouan, Elksar, Larache, Casablanca, Rabat, Salé, Mekn?s, F?s et Marrakech.
15 novembre : André Chouraqui publie la premi?re édition de sa traduction du Cantique des cantiques, avec des gravures de Marianne Clouzot. Le livre est présenté devant Paul Claudel et une élite parisienne ? la Galerie Arts, rue du Faubourg Saint-Honoré.
Juillet - ao?t : Voyage en Italie. Conférences sur ses livres dans plusieurs villes italiennes et françaises ; interview dans la presse et ? la radio.De Paris ? Douala, traversée du Sahara dans son auto, ? l'aller par le Hoggar, au retour par le Tanezrouft. Ses compagnons de route sont le P?re René Voillaume et les petites s?urs du P?re de Foucauld Madeleine et Jeanne. Contact avec de tr?s anciennes communautés juives dans le sud algérien et marocain.
1952
Traversée du Sahara en décembre 51
17 janvier : Arrivée ? Douala, au Cameroun. Poursuite du voyage en avion vers Brazzaville et le Congo belge. A Brazzaville, ? Léopoldville, ? Luluabourg, ? Stanleyville, ? Elisabethville, ? Bukavu, ? Lusaka, ? Usumbura, accueil des communautés juives mises pour la premi?re fois en contact avec l'AIU et le juda?sme européen, au lendemain de la tragédie hitlérienne.Fondation des comités de l'Alliance. Les communautés visitées apportent un efficace concours aux ?uvres de la renaissance juive en Europe et en Israël, jusqu'? l'indépendance du Congo belge et m?me au-del?.Poursuite du voyage saharien jusqu'en Afrique du Sud. Fondation pour la premi?re fois aussi d'un comité de l'Alliance ? Johannesburg et en Rhodésie du Sud, ? Salisbury.
Apr?s sa tournée africaine, conférences en France, notamment en Alsace, ? Strasbourg, Metz, Sélestat, Mulhouse, Colmar, Belfort, puis en Suisse, ? Gen?ve, Lausanne, La Chaux de Fonds et enfin en Belgique et en Italie. Ses liens s'approfondissent avec le Cardinal Tardini et avec plusieurs membres éminents de la Curie romaine. Nouveaux voyages en Angleterre et en Afrique du Nord.
Publication de Marche vers l'Occident : les Juifs d'Afrique du Nord (P.U.F.) puis d'une traduction commentée de La Couronne du royaume de Salomon Ibn Gabirol (Revue Thomiste). Ces livres, rédigés en grande partie ? Saint-Maximin, reçoivent le Prix Zadoc Kahn, décerné par le Consistoire central des israélites de France.
Le Comité central de l'Alliance israélite universelle nomme André Chouraqui Délégué permanent de l'AIU. Ses nouvelles fonctions lui permettent de mieux se consacrer aux voyages et aux tournées de conférences ? travers quelque quatre-vingt pays, ainsi qu'? son ?uvre scientifique et littéraire.
3 Juillet - 15 novembre : Mission en Amérique. Visite de l'Argentine, de l'Uruguay, du Brésil(17 ao?t), du Chili (16 septembre), du Pérou, de Panama et des différentes républiques d'Amérique centrale, du Mexique (5 octobre), puis des Etats-Unis et du Canada. Dans tous ces pays, conférences dans les universités, les académies, les instituts, les Alliances françaises et les communautés juives. Echos et interviews dans la presse, ? la radio et ? la télévision.Aux Etats-Unis, conférences dans différentes universités américaines, dont l'Université de Brandeis, ainsi qu'au Canada.
1953
30 janvier : Nouvelle mission et conférences en Tunisie, puis dans le Sud de l'Algérie, o? les probl?mes politiques rev?tent une acuité nouvelle.
L'American Jewish Commitee publie la version américaine de La condition juridique de l'israélite marocain, sous le titre The social and legal status of the Jews of French Marroco, préfacé par Jacob Blaustein.
Juin - juillet : Fait une longue tournée en auto ? travers l'Autriche, l'Allemagne, la Finlande, la Su?de, la Norv?ge, le Danemark, la Hollande, et la Belgique en compagnie du P?re Voillaume et des petites s?urs Madeleine et Jeanne.Contacts avec la hiérarchie catholique et les Eglises protestantes. Conférences avec les dirigeants juifs survivants dans ces pays.
Publication d'une nouvelle édition du Cantique des cantiques avec une préface du P. Lucien Marie.
18 octobre : Conférence ? Ath?nes. En Israël, fondation du Comité des Amis de l'Alliance sous la présidence de Moshé Sharett alors Ministre des Affaires Etrang?res, et peu apr?s, Président du Conseil. Ce comité comprend les hautes personnalités du pays. Sa fondation a des échos dans la presse mondiale, confirmant la réconciliation de l'Alliance israélite et du sionisme. Non seulement l'Alliance ne se retirera pas d'Israël, mais encore y investira-t-elle des forces nouvelles sur le plan de l'enseignement secondaire et de la formation de ses maîtres. Au cours de ce voyage s'élabore pour la premi?re fois le projet de construction du Lycée de l'Alliance ? Tel-Aviv ; l'Ambassadeur de France, Mr. Pierre-Eug?ne Gilbert, et Mr. Edmond de Rothschild rendent possible la réalisation de ce projet.Apr?s Israël, sans revenir ? Paris, poursuite du voyage vers l'Ethiopie et douze autres pays d'Afrique.
1954
En Erythrée et en Ethiopie, sur les traces de Joseph Halévy et de sa mission de 1870 pour l'Alliance, prise de contacts avec les Falachas, ? Asmara, ? Gondar. Soul?ve le probl?me des Falachas aupr?s du Gouvernement. Le Président de l'Etat, I. Ben-Tsevi s'y intéresse personnellement.Dans la matinée du 1er Janvier, longue audience de l'Empereur Ha?lé Sélassié qui le reçoit dans son palais d'Addis-Abéba. Le probl?me des Falachas sert d'introduction ? une conversation sur les relations entre l'Ethiopie et Israël dont les résultats ne tarderont pas ? se faire sentir dans plusieurs domaines.Nouveau voyage en Afrique du Sud, dont les gouvernements sont alors aveugles devant les conséquences de la politique d'apartheid, et sourds devant les avertissements qui lui sont donnés. Au cours de ce voyage, André Chouraqui a fait une trentaine de conférences dans 14 pays : articles et interviews (presse, radio, télévision). Son action est appuyée par les Ambassadeurs de France, et, lorsqu'il y en a, les représentants d'Israël.
Au retour d'Afrique, pour traduire les Psaumes, séjour en Provence, ? Saint-Maximin et ? la Sainte-Baume, dans l'ermitage du P. Ceslas Rzewuski.
1955
Publication, aux Presses Universitaires de France, o? André Chouraqui est devenu Directeur de la Collection Sina?, d'une dizaine de volumes de Baron, Buber, Luzzato, Halkine et Ma?monide. Cette collection fait en ce domaine ?uvre pionni?re ; elle servira d'exemple ? plusieurs éditeurs français, qui se mettront alors ? publier quantités de livres traitant de Juda?ca ou d'Israël.Publie sa traduction commentée des Psaumes dans cette collection.
Publication, ? partir de cette année, d'une série de trois livres : L'Etat d'Israël, L'Histoire du Juda?sme, et La Pensée juive (Collection "Que sais-je ?" Presse Universitaire de France). Ces livres, traduits en plusieurs langues, atteindront une diffusion totale de plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.
1956
2 juillet : L'année est marquée pour lui par l'audience privée que lui accorde ce jour le pape Pie XII, longuement préparée par des conversations de fond menées ? la Secrétairerie d'Etat, notamment avec Mgr. Tardini et Mgr Veuillot, le futur cardinal de Paris. Les relations de l'Eglise avec le monde juif et Israël sont longuement évoquées. Des solutions sont esquissées, une voie se fraye, des jalons sont posés, une direction se dessine. Le 19 juin 1956 et le 30 juin, les entretiens qu'il avait eus avec Mgr. Tardini furent probablement décisifs pour les attitudes nouvelles qui se préparaient alors au Vatican.
Cette m?me année, André Chouraqui est invité par le Gouvernement d'Israël pour une mission en Israël.
Ao?t ? novembre : Il est présent au moment de la Campagne de Suez. Il obtient le concours du Gouvernement d'Israël pour la création du Comité pour l'Entente religieuse en Israël et dans le monde. Ce comité sera effectivement organisé le 29 décembre 1958. Il groupe des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans et joue un rôle utile pour l'approfondissement des relations inter-religieuses et interconfessionnelles. Il en est le Secrétaire honoraire, le Vice-président, puis le Président.Le vendredi qui préc?de la Campagne de Suez, premi?re rencontre avec David Ben Gourion. Au cours de ce voyage, il resserre les liens entre les dirigeants d'Israël et l'Alliance. Le 28 octobre 1956, conférence chez le Président d'Israël, I. Ben Tsevi, en présence des principaux dirigeants du pays.Conférences dans les principales villes. Pendant la Campagne de Suez, il parle sur les ondes d'Israël et de France.Au cours de ce séjour, André Chouraqui décide de s'établir en Israël.
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1917
Le samedi 11 Aout a 12 heures,
naissance a Ain-Témouchent en Algérie de Nathan André Chouraqui .
Son pere, Isaac Chouraqui, viticulteur et négociant en céréales, président de la Communauté israélite, chevalier de la Légion d'Honneur, est le descendant d'une lignée de rabbis, dont le plus notoire, Saadia fils d'Elie Chouraqui (1604-1704) a laissé une ?uvre de mathématicien, d'exég?te, de po?te. Sa m?re, Mele'ha Meyer, est la fille d'Abraham Meyer, également né d'une famille originaire d'Andalousie, probablement arrivée au Maghreb ? la suite des premi?res expulsions en 1392. Elle aide sa m?re, Esther Mouchnino, ? élever ses huit enfants. Elle-m?me en aura dix.Le 18, circoncision, célébrée un Shabbat par rabbi Shlomo Amar, en présence d'Abraham Meyer, qui chantera le Qiddoush.
André Chouraqui ? 3 ans
1921-22
Commence ? apprendre l'hébreu, que le rabbin Ihya Malka lui enseigne d?s l'école maternelle ? la synagogue d'A?n-Témouchent, rue Pasteur. Dans la m?me rue, il apprendra le français au jardin d'enfants tenu par les soeurs Salésiennes (soeur Ubaldine).
1923
Eté : Attaque de paralysie infantile. Compl?tement paralysé pendant plusieurs mois, retrouve, ? force de soins et de volonté, l'usage de ses membres. Séquelles importantes au membre inférieur gauche.
1924-28
Ecole communale d'Aîn-Témouchent.
1928-34
Interne au Lycée des garçons d'Oran.
1929
29 février : Mort de son grand-p?re Abraham Meyer (Baba). Eté : Bar-Mitsva (majorité religieuse) célébrée ? Ain-Témouchent dans la grande synagogue du boulevard de la Révolution ? l'édification de laquelle, son p?re avait présidé. Il professe en chaire le chapitre 54 d'Isa?e, annonciateur de la résurrection d'Israël.
1934
Eté : Titulaire du baccalauréat (Philosophie). Séjour ? Paris, ? la Clinique de la Montagne ou le Professeur Ducroquet lui rend l'usage de sa jambe paralysée par une transplantation de muscles.
1929 - Bar Mitsva
1935 - A Oran avec un camarade
1939 - avec ses parents
1934-38
Etudes a la Faculté de Droit de Paris (rue Soufflot) ; réside a la Cité universitaire (Pavillon agronomique - 1934-1938).
1937
Licencié en Droit, Lauréat de la ville de Paris (Prix du Droit civil décerné par la Ville de Paris).
1937-39
Mene de front l'achevement de ses études de Droit (Diplômes d'Etudes supérieures de Droit public et d'Economie politique) et ses études d'hébreu et d'araméen ? l'Ecole rabbinique de France, ? la Sorbonne et ? l'Ecole des Hautes Etudes.
1939
15 ao?t : Grave accident de bicyclette dont il sort indemne. Novembre : Rencontre Colette Boyer, sa premi?re femme, en compagnie qui l'accompagnera dans la débâcle. L'enfant qui naîtra de leur union mourra ? Miliana ? l'âge de trois mois.
1939-40
Inscrit au Barreau d'Oran, il donne sa démission avant d'en ?tre chassé par les lois raciales de Vichy. (Abrogation du décret Crémieux, premier et deuxi?me statut des juifs et lois annexes 1940-1944).
1941-45
Il revient en France poursuivre ses études d'hébreu ? l'Ecole rabbinique de France repliée ? Vichy, puis ? Clermont-Ferrand (Chamali?res).
1942
Eté : Les Juifs, André Chouraqui parmi eux, sont expulsés de Clermont-Ferrand.
1942-45
André Chouraqui et Colette pendant la guerre
André Chouraqui, en compagnie de Colette, trouve refuge dans les montagnes de la Haute-Loire, ? Chaumargeais, o? le Dr Héritier met une maison ? leur disposition. Il participe ? la vie des maquis en qualité de représentant de l'O.S.E. clandestine (Oeuvre de Secours aux Enfants) pour l'Ard?che et la Haute-Loire, o? avec Albert Camus, également réfugié, ils jetaient les fondements de leurs oeuvres réciproques. Pr?s de la demeure qu'il occupe dans le village, Jacob Gordin dirige "l'école des proph?tes", o? quelques intellectuels juifs pensent ? ce que seront les lendemains de la guerre.
Georges Vajda trouve également refuge dans cette région : sous sa direction, André Chouraqui prépare alors ce qui deviendra son premier livre, L'Introduction aux Devoirs des C?urs, de Bahya Ibn Paq?da.
Apr?s la Libération, retour ? Paris, épuisé par ces années terribles. Puis il rentre en Algérie et, en 1945, il est nommé juge de paix ? compétence étendue ? Michelet, puis ? Bou Saâda (Algérie).
1946
Novembre : Obtient ? l'Université d'Alger, le diplôme de Législation algérienne, de Droit marocain, tunisien et de coutumes indig?nes.
1947
Colette gravement malade, doit regagner la France. En été 1947, André Chouraqui rencontre René Cassin, vice-président du Conseil d'Etat et président de l'Alliance israélite universelle, qui l'engage en qualité de secrétaire général adjoint de l'AIU. Il entre en ses nouvelles fonctions le 2 novembre 1947, et assume aussi le secrétariat général du Conseil pour l'éducation et la culture juives en France (CECJF) sur les ruines de la guerre, il s'agit alors de reconstruire l'édifice du juda?sme français et européen.
1948
Avril - mai : Tournée de conférences en Algérie et Tunisie, ? A?n-Témouchent, Sidi-Bel-Ab?s, Tlemcen, Alger, Sétif, Constantine, Tunis, Sfax, Sousse, Gab?s. Inspection des écoles de l'Alliance, l? o? elles existent, et fondation ou réorganisation des comités de l'Alliance ou d'Amis de l'Alliance qui renforcent l'?uvre et y contribuent.
1949
Juillet :
Du 2 au 5, en tant que vice-président de la Commission des Organisations non-gouvernementales aupr?s de l'UNICEF-UNAC(fonction qu'il occupera de 1949 ? 1956), il représente l'AIU et le CCJO (Conseil Consultatif des Organisations Juives) ? la Conférence mondiale de l'UNICEF ? Gen?ve. Il propose ? l'Exécutif de la Conférence de s'engager dans une campagne de lutte contre le trachome au Maroc : cette initiative sera suivie d'effet, et l'action de l'UNICEF dans ce domaine, s'étendra par la suite ? d'autres pays.
Du 16 au 23, ? Londres, représente l'Alliance ? la conférence européenne de l'U.J.E.C.O. (United Jewish Educationnal and Cultural Organisation) chargée de prévoir la réorganisation de l'éducation et de la culture juives en Europe. Ao?t - septembre : Voyage en Italie. Contacts avec les communautés juives. A Rome, premiers contacts avec la hiérarchie catholique, notamment avec Mgr. Tisserand et Mgr. Tardini.
15 novembre : Soutenance d'une th?se de Doctorat en Droit, devant la Faculté de Droit de Paris sur la Création de l'Etat d'Israël. Fait partie de la délégation du CCJO, ? l'Assemblée générale des Nations Unies. (Déclaration des Droits de l'homme).Ses voyages en Afrique du Nord lui permettent de réunir une documentation qui inspire ses nombreux articles et serviront ? la rédaction de ses livres sur ce sujet.
15 novembre - 21 décembre : Entreprend, apr?s une escale ? Alger, une tournée de 3000 km au Maroc. Inspection des Ecoles de l'Alliance. Prise de contacts avec les chefs de l'Administration française du Protectorat, avec les Communautés juives, avec les milieux arabes et chrétiens. Conférences dans les villes visitées. Son enqu?te sur le Juda?sme en Afrique du Nord le conduit dans les Communautés les plus reculées du Sud marocain. Participe ? l'élaboration du statut du Conseil des Communautés juives du Maroc.
Le 30 novembre, sur la route de Mogador ? Casablanca, subit un grave accident d'auto. Ses compagnons de route parmi lesquels le rabbin Isaac Rouche, sont gravement blessés. Rapporte de ce voyage une ample moisson de documents souvent inédits.Rédaction de La condition juridique de l'Israélite marocain, ? Paris et ? Saint-Maximin o? Colette s'est retirée, dans la retraite o? elle vivra jusqu'? la fin de son existence terrestre.
1950
A. Chouraqui dans les années 50
En juin (22-29) et en décembre (22-31), représente le CCJO (Conseil Consultatif des Organisations Juives) ? des conférences internationales en Suisse.
31 janvier : Participe ? des Colloques ? Paris sur le droit et la liberté ; conférences dans plusieurs villes de France, de Belgique, de Suisse et d'Italie.
Du 11 juillet au 16 ao?t : Premier voyage en Israël, par voie maritime. Inspection des ?uvres de l'Alliance et découverte des réalités d'Israël.
Au retour d'Israël, nouvelle mission en Tunisie.
Publication de nombreux articles et de ses deux premiers livres L'Introduction aux Devoirs des C?urs, de Bahya ibn Paq?da (Prix du Cercle intellectuel) et La Condition juridique de l'Israélite marocain. Ces ouvrages sont couronnés, le premier par le Cercle intellectuel, le second par l'Académie des Sciences morales et politiques (Prix Audifred). La Condition juridique sert de pi?ce ajoutée au grand débat sur l'indépendance de l'Afrique du Nord. Ce livre est étudié et discuté dans les milieux gouvernementaux, aux Nations Unies, et parmi les milieux nationalistes d'Afrique du Nord.
1951
Janvier : Troisi?me mission en Tunisie et en Libye qui acc?de ? l'indépendance. Ici et l?, avec les Autorités françaises, arabes et celles des Nations Unies pour la Lybie, o? l'immigration bat son plein, examen des graves probl?mes qui se posent aux communautés.Poursuite de l'enqu?te sur le juda?sme et réunion de la documentation qui servira ? L'Histoire des Juifs en Afrique du Nord. Visite aussi des communautés, m?me les plus isolées qui sont en voie de disparition.
Mars - avril :
Recherche sur le passé sépharade en Espagne qu'il traverse de part en part en auto, en compagnie de son fr?re Albert ; il retourne au Maroc pour parachever l'enqu?te commencée en 1949.
Séances de travail avec le Conseil des Communautés, les dirigeants des Communautés et la Résidence générale (Clauzel, Guiramand, Marchat, Soulié), comme avec les milieux scientifiques français et marocains. Rencontre avec le Général Juin.
Conférences dans différents milieux juifs, chrétiens et musulmans ? Tanger, Tétouan, Elksar, Larache, Casablanca, Rabat, Salé, Mekn?s, F?s et Marrakech.
15 novembre : André Chouraqui publie la premi?re édition de sa traduction du Cantique des cantiques, avec des gravures de Marianne Clouzot. Le livre est présenté devant Paul Claudel et une élite parisienne ? la Galerie Arts, rue du Faubourg Saint-Honoré.
Juillet - ao?t : Voyage en Italie. Conférences sur ses livres dans plusieurs villes italiennes et françaises ; interview dans la presse et ? la radio.De Paris ? Douala, traversée du Sahara dans son auto, ? l'aller par le Hoggar, au retour par le Tanezrouft. Ses compagnons de route sont le P?re René Voillaume et les petites s?urs du P?re de Foucauld Madeleine et Jeanne. Contact avec de tr?s anciennes communautés juives dans le sud algérien et marocain.
1952
Traversée du Sahara en décembre 51
17 janvier : Arrivée ? Douala, au Cameroun. Poursuite du voyage en avion vers Brazzaville et le Congo belge. A Brazzaville, ? Léopoldville, ? Luluabourg, ? Stanleyville, ? Elisabethville, ? Bukavu, ? Lusaka, ? Usumbura, accueil des communautés juives mises pour la premi?re fois en contact avec l'AIU et le juda?sme européen, au lendemain de la tragédie hitlérienne.Fondation des comités de l'Alliance. Les communautés visitées apportent un efficace concours aux ?uvres de la renaissance juive en Europe et en Israël, jusqu'? l'indépendance du Congo belge et m?me au-del?.Poursuite du voyage saharien jusqu'en Afrique du Sud. Fondation pour la premi?re fois aussi d'un comité de l'Alliance ? Johannesburg et en Rhodésie du Sud, ? Salisbury.
Apr?s sa tournée africaine, conférences en France, notamment en Alsace, ? Strasbourg, Metz, Sélestat, Mulhouse, Colmar, Belfort, puis en Suisse, ? Gen?ve, Lausanne, La Chaux de Fonds et enfin en Belgique et en Italie. Ses liens s'approfondissent avec le Cardinal Tardini et avec plusieurs membres éminents de la Curie romaine. Nouveaux voyages en Angleterre et en Afrique du Nord.
Publication de Marche vers l'Occident : les Juifs d'Afrique du Nord (P.U.F.) puis d'une traduction commentée de La Couronne du royaume de Salomon Ibn Gabirol (Revue Thomiste). Ces livres, rédigés en grande partie ? Saint-Maximin, reçoivent le Prix Zadoc Kahn, décerné par le Consistoire central des israélites de France.
Le Comité central de l'Alliance israélite universelle nomme André Chouraqui Délégué permanent de l'AIU. Ses nouvelles fonctions lui permettent de mieux se consacrer aux voyages et aux tournées de conférences ? travers quelque quatre-vingt pays, ainsi qu'? son ?uvre scientifique et littéraire.
3 Juillet - 15 novembre : Mission en Amérique. Visite de l'Argentine, de l'Uruguay, du Brésil(17 ao?t), du Chili (16 septembre), du Pérou, de Panama et des différentes républiques d'Amérique centrale, du Mexique (5 octobre), puis des Etats-Unis et du Canada. Dans tous ces pays, conférences dans les universités, les académies, les instituts, les Alliances françaises et les communautés juives. Echos et interviews dans la presse, ? la radio et ? la télévision.Aux Etats-Unis, conférences dans différentes universités américaines, dont l'Université de Brandeis, ainsi qu'au Canada.
1953
30 janvier : Nouvelle mission et conférences en Tunisie, puis dans le Sud de l'Algérie, o? les probl?mes politiques rev?tent une acuité nouvelle.
L'American Jewish Commitee publie la version américaine de La condition juridique de l'israélite marocain, sous le titre The social and legal status of the Jews of French Marroco, préfacé par Jacob Blaustein.
Juin - juillet : Fait une longue tournée en auto ? travers l'Autriche, l'Allemagne, la Finlande, la Su?de, la Norv?ge, le Danemark, la Hollande, et la Belgique en compagnie du P?re Voillaume et des petites s?urs Madeleine et Jeanne.Contacts avec la hiérarchie catholique et les Eglises protestantes. Conférences avec les dirigeants juifs survivants dans ces pays.
Publication d'une nouvelle édition du Cantique des cantiques avec une préface du P. Lucien Marie.
18 octobre : Conférence ? Ath?nes. En Israël, fondation du Comité des Amis de l'Alliance sous la présidence de Moshé Sharett alors Ministre des Affaires Etrang?res, et peu apr?s, Président du Conseil. Ce comité comprend les hautes personnalités du pays. Sa fondation a des échos dans la presse mondiale, confirmant la réconciliation de l'Alliance israélite et du sionisme. Non seulement l'Alliance ne se retirera pas d'Israël, mais encore y investira-t-elle des forces nouvelles sur le plan de l'enseignement secondaire et de la formation de ses maîtres. Au cours de ce voyage s'élabore pour la premi?re fois le projet de construction du Lycée de l'Alliance ? Tel-Aviv ; l'Ambassadeur de France, Mr. Pierre-Eug?ne Gilbert, et Mr. Edmond de Rothschild rendent possible la réalisation de ce projet.Apr?s Israël, sans revenir ? Paris, poursuite du voyage vers l'Ethiopie et douze autres pays d'Afrique.
1954
En Erythrée et en Ethiopie, sur les traces de Joseph Halévy et de sa mission de 1870 pour l'Alliance, prise de contacts avec les Falachas, ? Asmara, ? Gondar. Soul?ve le probl?me des Falachas aupr?s du Gouvernement. Le Président de l'Etat, I. Ben-Tsevi s'y intéresse personnellement.Dans la matinée du 1er Janvier, longue audience de l'Empereur Ha?lé Sélassié qui le reçoit dans son palais d'Addis-Abéba. Le probl?me des Falachas sert d'introduction ? une conversation sur les relations entre l'Ethiopie et Israël dont les résultats ne tarderont pas ? se faire sentir dans plusieurs domaines.Nouveau voyage en Afrique du Sud, dont les gouvernements sont alors aveugles devant les conséquences de la politique d'apartheid, et sourds devant les avertissements qui lui sont donnés. Au cours de ce voyage, André Chouraqui a fait une trentaine de conférences dans 14 pays : articles et interviews (presse, radio, télévision). Son action est appuyée par les Ambassadeurs de France, et, lorsqu'il y en a, les représentants d'Israël.
Au retour d'Afrique, pour traduire les Psaumes, séjour en Provence, ? Saint-Maximin et ? la Sainte-Baume, dans l'ermitage du P. Ceslas Rzewuski.
1955
Publication, aux Presses Universitaires de France, o? André Chouraqui est devenu Directeur de la Collection Sina?, d'une dizaine de volumes de Baron, Buber, Luzzato, Halkine et Ma?monide. Cette collection fait en ce domaine ?uvre pionni?re ; elle servira d'exemple ? plusieurs éditeurs français, qui se mettront alors ? publier quantités de livres traitant de Juda?ca ou d'Israël.Publie sa traduction commentée des Psaumes dans cette collection.
Publication, ? partir de cette année, d'une série de trois livres : L'Etat d'Israël, L'Histoire du Juda?sme, et La Pensée juive (Collection "Que sais-je ?" Presse Universitaire de France). Ces livres, traduits en plusieurs langues, atteindront une diffusion totale de plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.
1956
2 juillet : L'année est marquée pour lui par l'audience privée que lui accorde ce jour le pape Pie XII, longuement préparée par des conversations de fond menées ? la Secrétairerie d'Etat, notamment avec Mgr. Tardini et Mgr Veuillot, le futur cardinal de Paris. Les relations de l'Eglise avec le monde juif et Israël sont longuement évoquées. Des solutions sont esquissées, une voie se fraye, des jalons sont posés, une direction se dessine. Le 19 juin 1956 et le 30 juin, les entretiens qu'il avait eus avec Mgr. Tardini furent probablement décisifs pour les attitudes nouvelles qui se préparaient alors au Vatican.
Cette m?me année, André Chouraqui est invité par le Gouvernement d'Israël pour une mission en Israël.
Ao?t ? novembre : Il est présent au moment de la Campagne de Suez. Il obtient le concours du Gouvernement d'Israël pour la création du Comité pour l'Entente religieuse en Israël et dans le monde. Ce comité sera effectivement organisé le 29 décembre 1958. Il groupe des Juifs, des Chrétiens, des Musulmans et joue un rôle utile pour l'approfondissement des relations inter-religieuses et interconfessionnelles. Il en est le Secrétaire honoraire, le Vice-président, puis le Président.Le vendredi qui préc?de la Campagne de Suez, premi?re rencontre avec David Ben Gourion. Au cours de ce voyage, il resserre les liens entre les dirigeants d'Israël et l'Alliance. Le 28 octobre 1956, conférence chez le Président d'Israël, I. Ben Tsevi, en présence des principaux dirigeants du pays.Conférences dans les principales villes. Pendant la Campagne de Suez, il parle sur les ondes d'Israël et de France.Au cours de ce séjour, André Chouraqui décide de s'établir en Israël.
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25 décembre 2006
MANITOU , LE RASSEMBLEUR DES EGARES
Manitou, le rassembleur des égarés
Par Noémie Grynberg pour Guysen Israël News
Dimanche 24 décembre 2006
A l’occasion des dix ans de la disparition du Rav Léon Ashkénazi,
jeudi 21 décembre,
l’Université Bar Ilan organisait, en collaboration
avec la faculté de philosophie
et le "Centre du Judaisme Sépharade pour la société, la culture et l’éducation", un colloque ? sa mémoire intitulé :
"Le secret de l’hébra?sme : kabbale, philosophie et éducation".
Cette journée d’étude a rassemblé prés de 500 personnes, dont beaucoup de ses anciens éleves et disciples, venus écouter les enseignements du "Maître", et pour faire plus ample connaissance avec la personnalité si particuliere de Manitou.
37 personnalités du monde académique étaient présentes pour animer les différentes sessions dédiées ? la pensée et a l’?uvre de Manitou dans son ensemble : professeurs d’université, chercheurs, rabbins. Tous ont tenté de cerner un aspect de l’?uvre du Rav Léon Ashkénazi, de ce génie de l’humain et de l’homme juif en particulier.
Parmi les intervenants, on peut citer Shmuel Trigano,
Marc-Alain Ouaknine, le sociologue Erik Cohen
ou encore l’historien Yossef Sharvit, initiateur du colloque.
Manitou, homme d’exception,
c’est d’abord le parcours de la "Galout" a la renaissance hébra?que.
On est encore loin d’apprécier a sa juste valeur,
dix ans apres sa disparition, la portée incommensurable de sa pensée.
La figure de Manitou est multiple :
leader éducatif et spirituel, amoureux des textes et de la langue hébra?ques.
Ce qui définit plus particuli?rement Manitou,
c’est son sens de l’humour unique, révélant esprit et réflexion profonde, instaurant une distanciation a la fois entre sa condition d’homme mortel et son rôle intemporel de rabbin. Certains, non sans malice, ont interprété son totem en "Manie tout".
Manitou était avant tout un "EI", un éclaireur israélite.
C’est au sein de ce mouvement de jeunesse qu’il a hérité de son nom de totem qui retranscrit bien sa nature de meneur d’hommes, de guide spirituel, de chef.
Manitou voyait dans les "EI" l’expression d’un pluralisme juif (orthodoxe, sioniste, libéral), d’un mod?le pour les futures générations ? reconstruire apr?s le désastre de la Shoah en Europe. Manitou se définissait lui-m?me comme "un juif redevenu Hébreu".
Tel était son engagement :
redonner une identité hébra?que au Juif revenant d’exil sur sa terre,
un des grands messages de son enseignement.
Léon Ashkénazi était non seulement un enseignant,
un interpr?te de la Tora, un talmudiste
mais aussi un « passeur » du message biblique a travers ses diverses dimensions, un kabbaliste, un psychologue, un philosophe, un pédagogue, un visionnaire.
Il se voulait un éveilleur d’esprit.
Ayant étudié, au-del? de la simple tradition juive,
la philosophie, la sociologie, les lettres, l’anthropologie et m?me l’ethnologie, en un mot les sciences humaines et sociales, sa pensée en a gardé de profondes références, venant éclairer d’un angle nouveau la connaissance ancestrale de ses p?res.
Loin de rejeter les mati?res profanes,
Manitou s’en est servi pour approfondir et appuyer sa réflexion juive.
Plus qu’un simple rabbin ou précepteur,
Manitou était d’une curiosité intellectuelle sans borne
et d’une connaissance éclectique.
Son absence laisse encore un grand vide dans le monde de la pensée juive moderne. Son combat était pour un juda?sme orthodoxe moderne et éclairé, ancré dans la réalité du monde et du présent.
Il souhaitait des Juifs actifs dans la société civile,
la pratique des mitsvot dans la vie quotidienne,
dans les actes de tous les jours, dans le vrai rapport aux autres.
Manitou était pour l’action dans la sphere collective et nationale,
qui forme la nouvelle identité juive en Israël.
Héritier du renouveau de la pensée juive émanant de l’école de Paris,
Manitou a principalement enseigné en français.
Homme de l’oral, il n’a que tres peu écrit,
mais il a laissé derriere lui des milliers d’heures de cours enregistrées que ses disciples se chargent actuellement de retranscrire et de publier.
Il aura fallu une décennie apr?s sa disparition pour que son enseignement pénetre enfin les cercles israéliens et les universités.
L’école de Paris On ne peut comprendre Manitou
sans aborder ce que représente l’école de Paris.
Contrairement a l’école allemande de pensée prônant la symbiose universaliste,
l’école de Paris apparue au début de XX?me si?cle avec des penseurs comme Emmanuel Levinas, réintroduit la dimension intellectuelle du juda?sme.
L’école de Paris considere le juda?sme comme une pensée a part enti?re ;
le fait juif y trouve une nouvelle définition :
une tradition composée de notions claires et d’idéal contre la doctrine.
L’identité juive devient sujet d’étude.
L’ensemble de cette attitude méne la pensée juive française a une créativité intellectuelle qui invente des questions et une pensée universelle.
L’école de Paris voit également au travers du juda?sme
une philosophie de l’histoire.
Manitou va plus loin : pour lui, dieu est "in chronique" (dans le temps).
La pensée de Manitou Le Rav Ashkénazi est l’artisan d’une réconciliation entre juda?sme d’Orient et d’Occident, entre Tora et science.
Disciple de l’école de Paris et de la renaissance de la pensée juive,
Manitou insiste sur le caract?re éternel du peuple d’Israël
et sur sa capacité ? vivre la modernité.
Manitou proposait une synth?se entre les sciences juives d’érudition pratiquées dans les universités (philologie, ethnographie) et l’étude talmudique traditionnelle, synth?se qu’il appelait "la réunification des forces".
Ainsi, le maître ne se privait pas d’allier sources juives et exégeses modernes pour dispenser son enseignement original et riche, véritable reformulation en langage contemporain de haut niveau des textes les plus anciens de la tradition.
Il a retissé le lien entre juda?sme et esprit universitaire.
Le Rav Léon Ashkénazi prônait une philosophie du dialogue basée sur la dialectique et la logique des oppositions : la dialogique du messianisme.
Israël, porteur de liberté car ?tre en devenir,
s’oppose au déterminisme d’Essav, ?tre achevé.
Dans sa recherche comparée entre les cultures,
Manitou s’est attaché a confronter prophétie et mythologie,
hassidisme et psychologie, spiritualité et matérialité,
culture et morale, sujet et objet.
Il a ainsi cherché a expliquer la faillite de la morale
dans toutes les grandes civilisations.
Une des dimensions principales de l’enseignement de Manitou repose aussi et surtout sur le sionisme comme la premi?re étape de la délivrance.
Le sionisme devient un fait concret et politique,
une réalisation de la promesse divine.
Manitou insistera aussi sur le triptyque de l’identité juive originelle :
un peuple (Abraham), une terre (David), une Tora (Moise).
L’unité fait le sacré.
Manitou était également un traducteur,sur le mode midrashique,
c’est-?-dire une traduction adaptée selon les époques.
Il a redéfini une terminologie dépoussiérée du contexte chrétien de la "Galout" pour les termes hébreux en français moderne.
L’?uvre du Rav Léon Ashkénazi est immense.
Il serait vain de tenter de la résumer en quelques phrases.
Dans tout son enseignement,
Manitou a risqué de briser les carcans pour mieux respecter ensuite la tradition. Révolutionnaire dans sa démarche,
il a ouvert le monde de la pensée juive a de vastes horizons.
Sa pensée éclairante et éclairée reste un guide vers la profondeur toujours renouvelée des sources juives.
Sa lumi?re savante, éclectique, curieuse de tout,
tournée vers l’extérieur et vers l’autre
sans se couper de soi-m?me et de ses racines,
aura apporté une richesse formidable
a l’élite spirituelle religieuse orthodoxe d’aujourd’hui.
Par Noémie Grynberg pour Guysen Israël News
Dimanche 24 décembre 2006
A l’occasion des dix ans de la disparition du Rav Léon Ashkénazi,
jeudi 21 décembre,
l’Université Bar Ilan organisait, en collaboration
avec la faculté de philosophie
et le "Centre du Judaisme Sépharade pour la société, la culture et l’éducation", un colloque ? sa mémoire intitulé :
"Le secret de l’hébra?sme : kabbale, philosophie et éducation".
Cette journée d’étude a rassemblé prés de 500 personnes, dont beaucoup de ses anciens éleves et disciples, venus écouter les enseignements du "Maître", et pour faire plus ample connaissance avec la personnalité si particuliere de Manitou.
37 personnalités du monde académique étaient présentes pour animer les différentes sessions dédiées ? la pensée et a l’?uvre de Manitou dans son ensemble : professeurs d’université, chercheurs, rabbins. Tous ont tenté de cerner un aspect de l’?uvre du Rav Léon Ashkénazi, de ce génie de l’humain et de l’homme juif en particulier.
Parmi les intervenants, on peut citer Shmuel Trigano,
Marc-Alain Ouaknine, le sociologue Erik Cohen
ou encore l’historien Yossef Sharvit, initiateur du colloque.
Manitou, homme d’exception,
c’est d’abord le parcours de la "Galout" a la renaissance hébra?que.
On est encore loin d’apprécier a sa juste valeur,
dix ans apres sa disparition, la portée incommensurable de sa pensée.
La figure de Manitou est multiple :
leader éducatif et spirituel, amoureux des textes et de la langue hébra?ques.
Ce qui définit plus particuli?rement Manitou,
c’est son sens de l’humour unique, révélant esprit et réflexion profonde, instaurant une distanciation a la fois entre sa condition d’homme mortel et son rôle intemporel de rabbin. Certains, non sans malice, ont interprété son totem en "Manie tout".
Manitou était avant tout un "EI", un éclaireur israélite.
C’est au sein de ce mouvement de jeunesse qu’il a hérité de son nom de totem qui retranscrit bien sa nature de meneur d’hommes, de guide spirituel, de chef.
Manitou voyait dans les "EI" l’expression d’un pluralisme juif (orthodoxe, sioniste, libéral), d’un mod?le pour les futures générations ? reconstruire apr?s le désastre de la Shoah en Europe. Manitou se définissait lui-m?me comme "un juif redevenu Hébreu".
Tel était son engagement :
redonner une identité hébra?que au Juif revenant d’exil sur sa terre,
un des grands messages de son enseignement.
Léon Ashkénazi était non seulement un enseignant,
un interpr?te de la Tora, un talmudiste
mais aussi un « passeur » du message biblique a travers ses diverses dimensions, un kabbaliste, un psychologue, un philosophe, un pédagogue, un visionnaire.
Il se voulait un éveilleur d’esprit.
Ayant étudié, au-del? de la simple tradition juive,
la philosophie, la sociologie, les lettres, l’anthropologie et m?me l’ethnologie, en un mot les sciences humaines et sociales, sa pensée en a gardé de profondes références, venant éclairer d’un angle nouveau la connaissance ancestrale de ses p?res.
Loin de rejeter les mati?res profanes,
Manitou s’en est servi pour approfondir et appuyer sa réflexion juive.
Plus qu’un simple rabbin ou précepteur,
Manitou était d’une curiosité intellectuelle sans borne
et d’une connaissance éclectique.
Son absence laisse encore un grand vide dans le monde de la pensée juive moderne. Son combat était pour un juda?sme orthodoxe moderne et éclairé, ancré dans la réalité du monde et du présent.
Il souhaitait des Juifs actifs dans la société civile,
la pratique des mitsvot dans la vie quotidienne,
dans les actes de tous les jours, dans le vrai rapport aux autres.
Manitou était pour l’action dans la sphere collective et nationale,
qui forme la nouvelle identité juive en Israël.
Héritier du renouveau de la pensée juive émanant de l’école de Paris,
Manitou a principalement enseigné en français.
Homme de l’oral, il n’a que tres peu écrit,
mais il a laissé derriere lui des milliers d’heures de cours enregistrées que ses disciples se chargent actuellement de retranscrire et de publier.
Il aura fallu une décennie apr?s sa disparition pour que son enseignement pénetre enfin les cercles israéliens et les universités.
L’école de Paris On ne peut comprendre Manitou
sans aborder ce que représente l’école de Paris.
Contrairement a l’école allemande de pensée prônant la symbiose universaliste,
l’école de Paris apparue au début de XX?me si?cle avec des penseurs comme Emmanuel Levinas, réintroduit la dimension intellectuelle du juda?sme.
L’école de Paris considere le juda?sme comme une pensée a part enti?re ;
le fait juif y trouve une nouvelle définition :
une tradition composée de notions claires et d’idéal contre la doctrine.
L’identité juive devient sujet d’étude.
L’ensemble de cette attitude méne la pensée juive française a une créativité intellectuelle qui invente des questions et une pensée universelle.
L’école de Paris voit également au travers du juda?sme
une philosophie de l’histoire.
Manitou va plus loin : pour lui, dieu est "in chronique" (dans le temps).
La pensée de Manitou Le Rav Ashkénazi est l’artisan d’une réconciliation entre juda?sme d’Orient et d’Occident, entre Tora et science.
Disciple de l’école de Paris et de la renaissance de la pensée juive,
Manitou insiste sur le caract?re éternel du peuple d’Israël
et sur sa capacité ? vivre la modernité.
Manitou proposait une synth?se entre les sciences juives d’érudition pratiquées dans les universités (philologie, ethnographie) et l’étude talmudique traditionnelle, synth?se qu’il appelait "la réunification des forces".
Ainsi, le maître ne se privait pas d’allier sources juives et exégeses modernes pour dispenser son enseignement original et riche, véritable reformulation en langage contemporain de haut niveau des textes les plus anciens de la tradition.
Il a retissé le lien entre juda?sme et esprit universitaire.
Le Rav Léon Ashkénazi prônait une philosophie du dialogue basée sur la dialectique et la logique des oppositions : la dialogique du messianisme.
Israël, porteur de liberté car ?tre en devenir,
s’oppose au déterminisme d’Essav, ?tre achevé.
Dans sa recherche comparée entre les cultures,
Manitou s’est attaché a confronter prophétie et mythologie,
hassidisme et psychologie, spiritualité et matérialité,
culture et morale, sujet et objet.
Il a ainsi cherché a expliquer la faillite de la morale
dans toutes les grandes civilisations.
Une des dimensions principales de l’enseignement de Manitou repose aussi et surtout sur le sionisme comme la premi?re étape de la délivrance.
Le sionisme devient un fait concret et politique,
une réalisation de la promesse divine.
Manitou insistera aussi sur le triptyque de l’identité juive originelle :
un peuple (Abraham), une terre (David), une Tora (Moise).
L’unité fait le sacré.
Manitou était également un traducteur,sur le mode midrashique,
c’est-?-dire une traduction adaptée selon les époques.
Il a redéfini une terminologie dépoussiérée du contexte chrétien de la "Galout" pour les termes hébreux en français moderne.
L’?uvre du Rav Léon Ashkénazi est immense.
Il serait vain de tenter de la résumer en quelques phrases.
Dans tout son enseignement,
Manitou a risqué de briser les carcans pour mieux respecter ensuite la tradition. Révolutionnaire dans sa démarche,
il a ouvert le monde de la pensée juive a de vastes horizons.
Sa pensée éclairante et éclairée reste un guide vers la profondeur toujours renouvelée des sources juives.
Sa lumi?re savante, éclectique, curieuse de tout,
tournée vers l’extérieur et vers l’autre
sans se couper de soi-m?me et de ses racines,
aura apporté une richesse formidable
a l’élite spirituelle religieuse orthodoxe d’aujourd’hui.
LE PERE DESBOIS : UN JUSTE HONORE a MARSEILLE
Un Juste honoré a Marseille …
le Pére Patrick Desbois
Par Jean Lévy pour Guysen Israël News
Dimanche 24 décembre 2006
Il avait déja reçu le 24 mai 2006,
le " Prix des Droits de l’Homme "
décerné par le B’nai B’rith France
lors du Gala de clôture du "Printemps des Droits de l’Homme"
dans le cadre prestigieux du Pavillon Dauphine a Paris.
Jeudi 22 décembre 2006,
il a été honoré par le Consistoire de Marseille,
présidé par Monsieur Zvi Ammar,
et par toute la Communauté juive de Marseille
en présence de Monseigneur Pontier,
archev?que de Marseille,
de Monsieur Reouven Ohana,
grand rabbin de Marseille,
des représentants du culte protestant,
des représentants du culte musulman,
de Monsieur Isidore Aragones,
Président du CRIF régional,
du représentant
de Monsieur Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille,
de Monsieur Michel Vauzelle,
Président du Conseil Régional,
de Monsieur Jean-Noël Guérini, Président du Conseil Général,
et de nombreux Présidents d’associations et responsables communautaires
et de nombreux journalistes.
Cette manifestation s’est déroulée dans les Salons de l’Etoile en présence de 500 personnes et d’un groupe d’enfants de la Chorale de Jérusalem .
Le Pére Patrick Desbois
est un homme simple "comme tout le monde."
Il a 50 ans, mince, cheveux noirs,
rev?tu de son habit de pr?tre.
C’est un pr?tre catholique.
Il est chargé des relations de l’Eglise catholique avec le Juda?sme.
C’est un proche du Cardinal Lustiger.
Il est le petit-fils d’un résistant déporté
dans un camp ukrainien qui lui avait raconté son histoire,
et , en particulier, qui avait vu les Juifs ukrainiens partir vers la mort pendant plusieurs années.
Tres marqué par le récit de son grand pere,
il a décidé il y a 3 ans, de s’investir dans un extraordinaire
travail de mémoire pour donner a tous les Juifs massacrés
par les nazis une sépulture juive.
Entourés d’experts, il parcourt l’Ukraine pour retrouver
des charniers remplis de cadavres .
Il a déja retrouvé 400 fosses sur les 1200 répertoriées.
Dans ces fosses, les Juifs étaient jetés apr?s avoir été fusillés.
Tous n’étaient pas morts immédiatement,
et remuaient pendant 2 a 3 jours avant de mourir.
Certains étaient jetés vivants
dans les fosses par manque de munitions.
En Ukraine,
le Pere Patrick Desbois interroge les habitants
des villes et des villages, jeunes enfants ou adolescents a l’époque,
et maintenant agés de 75 ou 80 ans
Au début, il se heurtait a une réticence importante.
Les gens ne parlaient pas.
Mais, le Pere Desbois, habillé en pr?tre, leur inspire confiance,
et ils sont souvent soulagés, ils racontent ce qu’ils ont vu.
Leurs témoignages sont terribles, hallucinants .
Les Nazis amenaient par train des milliers de Juifs
en leur faisant croire qu’il allaient rejoindre la Palestine,
puis, arrivés sur place, ils les faisaient se déshabiller,
et étaient immédiatement fusillés
et jetés dans les fosses comme des animaux.
Lorsqu’une fosse est découverte,
le P?re Desbois fait venir des rabbins
pour faire la priere des morts.
Par ailleurs, tout son travail est fait pour avoir des preuves
de cette "Shoah par balles" contre les négationnistes.
Le Pére Desbois fait part de plusieurs témoignages bouleversants.
Le nombre des morts dans ces charniers
avoisine 1,5 millions dans 1200 fosses,
mais le génocide en Ukraine n’est pas le seul,
et le Pére Desbois compte faire le m?me travail dans les Pays baltes.
Le Pére Patrick Desbois est un Homme avec un grand H ;
C’est véritablement un Juste.
Tous les Juifs du monde
doivent connaître son extraordinaire ?uvre de mémoire,
et lui doivent une reconnaissance infinie.
Par son ?uvre, il apporte sa pierre a notre Humanité ,
ses lettres de noblesse a la Fraternité.
24 décembre 2006
URI DAN , EST MORT
Uri Dan est mort LE 24-12-2006
Le célebre journaliste et écrivain israélien Uri Dan (Z.L)
est mort dimanche 24 décembre
a l'hôpital Méir de Kfar Saba
des suites d'un cancer du poumon .Il avait 71 ans.
Il venait de publier :
"Ariel Sharon. Entretiens intimes avec Uri Dan."
A l'occasion de la parution de son huitieme
et dernier ouvrage il y a quelques semaines seulement,
Uri Dan avait reçu des journalistes de Guysen.TV
dans son appartement de Jaffa.
Malade et fatigué, il avait cependant accepté
de nous accorder un long entretien que nous mettrons
en ligne des aujourd'hui.
Grand témoin de la vie politique israélienne,
Uri Dan était l'ami intime
et l'un des principaux conseillers d'Ariel Sharon :
"Depuis 1954, j'étais de tous ses combats, militaires
et politiques, mais aussi le témoin de toutes ses blessures
intimes, de mari et de pere endeuillé",
nous confiait-il récemment.
Partisan d'une politique ferme en matiere de sécurité,
Uri Dan ne cachait pas son désir fort de voir revenir
Ariel Sharon au premier plan de la vie politique israélienne.
"En Israël, prier Dieu,
c'est le prix d'un appel téléphonique local !
Au pays des miracles, tout est possible.
Et puis Ariel Sharon nous a appris l'optimisme...
" Journaliste au "Jerusalem Post"
et correspondant du "New York Post" en Israël,
Uri Dan était un auteur intransigeant,
optimiste et préoccupé, comme son ami Ariel Sharon,
par l'avenir des Israéliens et des Juifs de la Diaspora.
Uri Dan (Z.L) sera enterré mardi 26 décembre au cimetiere de Guivat Shaoul.
Le célebre journaliste et écrivain israélien Uri Dan (Z.L)
est mort dimanche 24 décembre
a l'hôpital Méir de Kfar Saba
des suites d'un cancer du poumon .Il avait 71 ans.
Il venait de publier :
"Ariel Sharon. Entretiens intimes avec Uri Dan."
A l'occasion de la parution de son huitieme
et dernier ouvrage il y a quelques semaines seulement,
Uri Dan avait reçu des journalistes de Guysen.TV
dans son appartement de Jaffa.
Malade et fatigué, il avait cependant accepté
de nous accorder un long entretien que nous mettrons
en ligne des aujourd'hui.
Grand témoin de la vie politique israélienne,
Uri Dan était l'ami intime
et l'un des principaux conseillers d'Ariel Sharon :
"Depuis 1954, j'étais de tous ses combats, militaires
et politiques, mais aussi le témoin de toutes ses blessures
intimes, de mari et de pere endeuillé",
nous confiait-il récemment.
Partisan d'une politique ferme en matiere de sécurité,
Uri Dan ne cachait pas son désir fort de voir revenir
Ariel Sharon au premier plan de la vie politique israélienne.
"En Israël, prier Dieu,
c'est le prix d'un appel téléphonique local !
Au pays des miracles, tout est possible.
Et puis Ariel Sharon nous a appris l'optimisme...
" Journaliste au "Jerusalem Post"
et correspondant du "New York Post" en Israël,
Uri Dan était un auteur intransigeant,
optimiste et préoccupé, comme son ami Ariel Sharon,
par l'avenir des Israéliens et des Juifs de la Diaspora.
Uri Dan (Z.L) sera enterré mardi 26 décembre au cimetiere de Guivat Shaoul.
23 décembre 2006
LES BEIGNETS DE HANOUKA
LES BEIGNETS DE HANOUKA
Les beignets de Hanouka SOUFGANIOTH
Par Roxane Rouas pour Guysen Israël News
Lundi 18 décembre 2006 .
Comme toujours les f?tes juives sont autant d’occasion
de retrouver sur nos tables des mets alléchants
trouvant leurs origines dans quelque allégorie.
Ainsi, pour Hanouka,
le miracle de l’huile, th?me central de la célébration,
est rappelé dans la cuisine par la présence plus importante
qu’? l’accoutumée d’huile utilisée pour frire les mets traditionnels.
Moins connues, en revanche,
sont les origines de la consommation de nombreux produits laitiers.
Ceci proviendrait de la commémoration des exploits de Judith.
Cette derni?re sauva sa ville assiégée –Béthulie en Judée ,
de l’ennemi Holopherne en lui offrant a déguster un fromage salé
lui ayant donné soif, de sorte que pour se désaltérer,
il but beaucoup de vin et qu’elle put l’éliminer, un fois ce dernier aviné.
A l’occasion de Hanouka,
les juifs Ashkénazes mangent des latkes de pomme de terre
(beignets de pomme de terre rapée),
ainsi que des mets contenant du fromage blanc
et de la cr?me aigre tels que les blintzes ou du gâteau au fromage.
Tr?s spécifique chez les juifs d origine russes
est la cérémonie du « thé enflammé » qui représente la lumi?re du feu.
Tout le monde met un morceau de sucre dans une cuillere,
verse du cognac dessus, puis l’enflamme et le laisse tomber dans un verre de thé.
Les Séfarades, eux, mangent des beignets au sirop
dont l’appellation varie : zalabias, loukoumades, sfenj et yoyos
ainsi que des bimuelos au fromage.
Les Italiens mangent des morceaux de poulets plongés dans la pâte a cr?pes et frits.
Les Marocains mangent du « couscous au coq »
dont la chair a été frite ? l’huile au lieu d’?tre bouillie.
Quant au couscous au beurre, il est accompagné de lait.
Enfin, en Israël,
les étals des marchés et des viennoiseries regorgent de beignets
fantaisies appelés soufganioth.
Il s’agit de beignets décorés avec imagination de toutes sortes de couleurs,
et fourrés a des parfums tr?s variés (chocolats blanc, au lait, noir, noisette ; confiture de lait, confitures de fruits…).Nous vous en communiquons ci-apr?s la recette de base, avec une garniture ? la confiture…. A vous de jouer de votre imagination pour inventer toutes les garnitures gourmandes qui vous plaisent. Hag Saméah et Bon appétit. SOUFGANIOTH Ingrédients pour environ 20 beignets : * 500 g de farine* 10g de levure boulang?re* 1 verre de sucre en poudre* 2 ?ufs entiers* ? verre d’huile * 1 pincée de sel* confiture* sucre glaceProcédé : • Diluer la levure dans ? verre d’eau ti?de. Réserver• Dans un saladier ? part, mélanger tous les ingrédients restants, ? l’exception de la confiture et du sucre glace. Si l’on dispose d’un robot muni d’un crochet, travailler la pâte ? l’aide de ce dernier de sorte ? obtenir une pâte molle, ni s?che ni liquide (la pâte doit se décoller du bord sans attacher mais ne pas ?tre s?che). Sinon, on doit aboutir au m?me résultat mais en pétrissant ? la main (plus long et moins pratique mais ça marche quand m?me…)• Couvrir et laisser reposer dans un endroit chaud et humide de préférence, le temps que la pâte double de volume. En fonction des conditions atmosphériques, cette opération peut mettre 2 ? 3 heures ? aboutir. • Une fois la pâte levée, la retravailler (manuellement ou au crochet), puis l’abaisser au rouleau sur un plan fariné sur une épaisseur de 1 cm. •
Une fois la pâte ainsi abaissée, découper des ronds ? l’aide d’un verre.
• Au centre du rond, disposer une cuill?re de confiture (ou toute autre garniture)
• Recouvrir d’un autre rond de pâte et souder les 2 bords de pâte avec un peu d’eau en pinçant tout autour avec les doigts
• Poser les beignets crus sur une tôle huilée. Les recouvrir d’un linge propre et laisser de nouveau lever pendant environ ? heure
• Parall?lement, préparer un bain de friture et plonger les beignets dans l’huile chaude
• Retourner les beignets a l’aide d’un écumoire, de sorte ? faire dorer les 2 faces
• Servir les beignets chauds, saupoudrés de sucre glace .
Les beignets de Hanouka SOUFGANIOTH
Par Roxane Rouas pour Guysen Israël News
Lundi 18 décembre 2006 .
Comme toujours les f?tes juives sont autant d’occasion
de retrouver sur nos tables des mets alléchants
trouvant leurs origines dans quelque allégorie.
Ainsi, pour Hanouka,
le miracle de l’huile, th?me central de la célébration,
est rappelé dans la cuisine par la présence plus importante
qu’? l’accoutumée d’huile utilisée pour frire les mets traditionnels.
Moins connues, en revanche,
sont les origines de la consommation de nombreux produits laitiers.
Ceci proviendrait de la commémoration des exploits de Judith.
Cette derni?re sauva sa ville assiégée –Béthulie en Judée ,
de l’ennemi Holopherne en lui offrant a déguster un fromage salé
lui ayant donné soif, de sorte que pour se désaltérer,
il but beaucoup de vin et qu’elle put l’éliminer, un fois ce dernier aviné.
A l’occasion de Hanouka,
les juifs Ashkénazes mangent des latkes de pomme de terre
(beignets de pomme de terre rapée),
ainsi que des mets contenant du fromage blanc
et de la cr?me aigre tels que les blintzes ou du gâteau au fromage.
Tr?s spécifique chez les juifs d origine russes
est la cérémonie du « thé enflammé » qui représente la lumi?re du feu.
Tout le monde met un morceau de sucre dans une cuillere,
verse du cognac dessus, puis l’enflamme et le laisse tomber dans un verre de thé.
Les Séfarades, eux, mangent des beignets au sirop
dont l’appellation varie : zalabias, loukoumades, sfenj et yoyos
ainsi que des bimuelos au fromage.
Les Italiens mangent des morceaux de poulets plongés dans la pâte a cr?pes et frits.
Les Marocains mangent du « couscous au coq »
dont la chair a été frite ? l’huile au lieu d’?tre bouillie.
Quant au couscous au beurre, il est accompagné de lait.
Enfin, en Israël,
les étals des marchés et des viennoiseries regorgent de beignets
fantaisies appelés soufganioth.
Il s’agit de beignets décorés avec imagination de toutes sortes de couleurs,
et fourrés a des parfums tr?s variés (chocolats blanc, au lait, noir, noisette ; confiture de lait, confitures de fruits…).Nous vous en communiquons ci-apr?s la recette de base, avec une garniture ? la confiture…. A vous de jouer de votre imagination pour inventer toutes les garnitures gourmandes qui vous plaisent. Hag Saméah et Bon appétit. SOUFGANIOTH Ingrédients pour environ 20 beignets : * 500 g de farine* 10g de levure boulang?re* 1 verre de sucre en poudre* 2 ?ufs entiers* ? verre d’huile * 1 pincée de sel* confiture* sucre glaceProcédé : • Diluer la levure dans ? verre d’eau ti?de. Réserver• Dans un saladier ? part, mélanger tous les ingrédients restants, ? l’exception de la confiture et du sucre glace. Si l’on dispose d’un robot muni d’un crochet, travailler la pâte ? l’aide de ce dernier de sorte ? obtenir une pâte molle, ni s?che ni liquide (la pâte doit se décoller du bord sans attacher mais ne pas ?tre s?che). Sinon, on doit aboutir au m?me résultat mais en pétrissant ? la main (plus long et moins pratique mais ça marche quand m?me…)• Couvrir et laisser reposer dans un endroit chaud et humide de préférence, le temps que la pâte double de volume. En fonction des conditions atmosphériques, cette opération peut mettre 2 ? 3 heures ? aboutir. • Une fois la pâte levée, la retravailler (manuellement ou au crochet), puis l’abaisser au rouleau sur un plan fariné sur une épaisseur de 1 cm. •
Une fois la pâte ainsi abaissée, découper des ronds ? l’aide d’un verre.
• Au centre du rond, disposer une cuill?re de confiture (ou toute autre garniture)
• Recouvrir d’un autre rond de pâte et souder les 2 bords de pâte avec un peu d’eau en pinçant tout autour avec les doigts
• Poser les beignets crus sur une tôle huilée. Les recouvrir d’un linge propre et laisser de nouveau lever pendant environ ? heure
• Parall?lement, préparer un bain de friture et plonger les beignets dans l’huile chaude
• Retourner les beignets a l’aide d’un écumoire, de sorte ? faire dorer les 2 faces
• Servir les beignets chauds, saupoudrés de sucre glace .
THANK YOU , ORIANA !
THANK YOU, ORIANA !
Par Cyrano pour Guysen Israël News
Mardi 18 janvier 2005 .
«thankyouoriana.it»
victime d’un lynchage médiatique apres la publication
de la « La rage et l’orgueil »
(1). La parution de la traduction française de son nouveau livre « La force de la raison »
(2) – ? lire absolument et a faire lire -
est l’occasion de rendre hommage a cette journaliste italienne.
« Un intellectuel est un homme qui pense
et qui, a toute occasion, dit ce qu’il pense » (Jean-Paul Sartre)
Oriana Fallaci se défendrait d’?tre présentée comme une intellectuelle, mais le combat qu’elle mene est bien celui de l’intelligence face ? l’obscurantisme et ? la tyrannie. Elle exprime haut et fort sa vision prophétique des menaces qui p?sent sur nos sociétés, vision qui se confirme chaque jour. Une professionnelle non-conformisteOriana Fallaci est une femme d’action, une journaliste de talent, un écrivain engagé. Adolescente, elle participe avec sa famille ? la résistance anti-nazie ? Rome. Encore mineure, elle écrit des chroniques judiciaires pour un journal local.Elle deviendra cél?bre en tant que grand reporter :- correspondante de guerre au Vietnam, au Pakistan, au Bangladesh, au Proche-Orient... et envoyée spéciale dans des zones de turbulence. Ces missions ne sont pas sans risques : en 1968, elle est gri?vement blessée au cours des émeutes étudiantes de Mexico ;- elle réalise des interviews de personnalités politiques de premier plan. Elle osera interviewer l’ayatollah Khomeiny, et lui faire baisser les yeux (oh blasph?me : elle s’est dévoilée devant le maître de l’Iran !) ; elle fera bégayer Yasser Arafat qui s’était emp?tré dans son discours ;- elle se trouve ? New York pendant les attentats du 11 septembre 2001. Elle prend alors conscience du péril que représente ce « fascisme vert » et m?ne désormais un combat contre l’islamisme conquérant, par ses articles et ses livres.On se souvient de son fameux pamphlet « La honte de l’Europe » o? elle crie son mépris et sa haine de ceux qui, ? gauche comme ? droite, soutiennent le terrorisme islamiste et ne font rien pour lutter contre la résurgence de l’antisémitisme en Europe. Paru ? l’un des pires moments de l’Intifada en avril 2002, cet article a été perçu comme une bouffée d’oxyg?ne par une communauté juive française se sentant abandonnée.La publication en France de « La rage et l’orgueil », on le sait, lui a valu un proc?s o? le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) ont cherché sans succ?s ? en interdire la diffusion en France (« racisme-racisme ! »).Des articles diffamatoires, des caricatures injurieuses ont paru dans la presse du monde entier, en Italie notamment, véritables proc?s en sorcellerie ? l’époque o? les écrits tiennent lieu de b?chers et d’autodafés.Un passé oubliéOriana Fallaci, avec la fougue qu’on lui connaît, brosse l’histoire de l’islam conquérant qui, trois ans apr?s la mort du proph?te, envahit l’Egypte, le Maghreb, l’Espagne et une partie de la France.Quelques si?cles plus tard, le relais est pris par les Turcs islamisés de l’empire ottoman. Les armées de la «Sublime Porte» sont arr?tées devant Vienne par une coalition de pays européens (avec l’Angleterre, mais sans la France).Ces conqu?tes sont accompagnées de tueries, de viols, de destructions d’églises ou de leur transformation en mosquées. Mais le reflux de l’islam apr?s la bataille navale de Lepante (7 octobre 1571) et l’échec du si?ge de Vienne (12 septembre 1683) n’a pas mis un terme ? ses ambitions.Une capitulation au grand jourPour Oriana Fallaci, nous vivons une période o? l’islam cherche ? faire main basse sur l’Europe sans recourir aux armes, grâce ? une immigration croissante, ? la fécondité de ses femmes et, ? une moindre échelle, au prosélytisme.Elle dénonce la complicité des dirigeants européens qui en 1974 ont abdiqué devant les exigences de la Ligue arabe et de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) usant de l’arme du pétrole.Les membres du Parlement européen ont cédé sur tout : - sur le Proche-Orient, en épousant les conditions de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). L’Union européenne a pris des positions qui n’ont gu?re évolué depuis ;- sur la coopération euro-arabe. La création d’un comité permanent vise ? promouvoir la culture arabe et sa diffusion. Son credo s’exprime dans la revue “Eurabia” qui soutient inlassablement la propagande des pays arabes (4).
Les accords pris par l’Union européenne en notre nom transforment certaines de nos villes et de nos banlieues en colonies musulmanes, véritables Etats dans l’Etat. Les activistes, nouveaux conquérants, cherchent, au nom de la liberté et des droits de l’homme, ? imposer leurs m?urs et ? faire taire toute critique. Et lorsque la résistance est trop vive, ils recourent aux menaces et ? l’assassinat, comme récemment aux Pays-Bas.Oriana Fallaci dénonce un clergé catholique qui ferme les yeux sur tout cela et fait des concessions sans contrepartie comme la construction d’une grande mosquée ? Rome alors qu’aucune chapelle n’est autorisée en Arabie Saoudite. Que l’on ne nous dise pas qu’il s’agit l? des élucubrations d’une excitée. Elles sont corroborées de toutes parts :- Cette th?se de l’invasion rampante est clairement exprimée par Gilles Kepel, éminent géopoliticien : « Les affidés de Ben Laden [estiment] que l’Espagne est terre d’islam depuis l’Andalousie musulmane et que le djihad y est licite contre les « occupants ». Dans cette logique, le 11 Mars n’est que la premi?re bataille d’une Reconquista ? l’envers, dont l’Europe est l’horizon » (5) .
- C’est encore dans “Le Monde” qu’est décrite la mutation de Vénissieux, ville de 60 000 habitants proche de Lyon, en fief de l’islam. André Gerin, maire communiste de Vénissieux, est ? la t?te d’une commune comptant aujourd’hui douze mosquées. « Toutes les femmes sont voilées, on a l’impression d’?tre au bled... » et les plaques des rues en langue française ont un parfum d’anachronisme (6).
- Enfin, le juge Jean-Louis Brugui?re vient de déclarer publiquement le 12 janvier 2005 que « l’évaluation de la menace terroriste n’invite pas ? l’optimisme. Le nombre de mises en examen ? Paris dans les procédures relevant de l’islamisme radical a augmenté de 166% entre 2003 et 2004 » (7).
Avis aux détracteursLa premi?re édition de « La Force de la raison » a été mise sous presse 24 heures apr?s le carnage de Madrid (11 mars 2004). Au travers du compte-rendu de ce livre, nous souhaitons saluer le courage d’Oriana Fallaci, lui dire notre admiration pour son combat, lui signaler qu’elle n’est pas seule. D’autres femmes se battent au sein m?me de la société musulmane telles l’écrivain bengali Talisma Nasrin, la députée néerlandaise d’origine somalienne Yaan Hirsi Ali, l’avocate iranienne Chirine Ebadi, Prix Nobel de la Paix, qui fait actuellement l’objet dans son pays de tracasseries judiciaires, la journaliste canadienne Irshad Manji (8),
enfin l’anthropologue Dounia Bouzar qui vient de démissionner du Conseil français du culte musulman (CFCM). Mme Bouzar estime qu’un probl?me fondamental n’y est jamais abordé, celui d’une définition claire du Musulman dans « le contexte de pluralisme démocratique la?c français ».Des critiques ne manqueront pas de s’élever contre ce br?lot anti-islamiste. Nous suggérons ? leurs auteurs d’éviter les accusations globales et les injures en privilégiant une analyse contestant les faits qu’elle rapporte, ce qui leur sera sans doute beaucoup plus difficile.
Références 1 – Oriana Fallaci. « La rage et l’orgueil ». Editions Plon, 2002 – Oriana Fallaci. « La force de la raison ». Editions du Rocher 2004 –
Oriana Fallaci. « La honte de l’Europe ». Article publié dans la revue “Panorama » et repris dans « Il Corriere della Serra ». 12 avril 2002 -
Bat Ye'or. « Le dialogue Euro-Arabe et la naissance d'Eurabia ». « Observatoire du monde juif », Bulletin n° 4/5, décembre 2002 -
Gilles Kepel. « L’islamisme gagnera-t-il la bataille de l’Europe ? ». « Le Monde », 11 janvier 2005.
Mustapha Kessous. « La longue dérive de Vénissieu ». « Le Monde », 14 janvier 2005..
« Le Monde », 14 janvier 2005. Irshad Manji. « Musulmane mais libre ». Grasset, 2004
Par Cyrano pour Guysen Israël News
Mardi 18 janvier 2005 .
«thankyouoriana.it»
est un site internet créé en 2002
pour apporter un soutienOriana Fallaci,
victime d’un lynchage médiatique apres la publication
de la « La rage et l’orgueil »
(1). La parution de la traduction française de son nouveau livre « La force de la raison »
(2) – ? lire absolument et a faire lire -
est l’occasion de rendre hommage a cette journaliste italienne.
« Un intellectuel est un homme qui pense
et qui, a toute occasion, dit ce qu’il pense » (Jean-Paul Sartre)
Oriana Fallaci se défendrait d’?tre présentée comme une intellectuelle, mais le combat qu’elle mene est bien celui de l’intelligence face ? l’obscurantisme et ? la tyrannie. Elle exprime haut et fort sa vision prophétique des menaces qui p?sent sur nos sociétés, vision qui se confirme chaque jour. Une professionnelle non-conformisteOriana Fallaci est une femme d’action, une journaliste de talent, un écrivain engagé. Adolescente, elle participe avec sa famille ? la résistance anti-nazie ? Rome. Encore mineure, elle écrit des chroniques judiciaires pour un journal local.Elle deviendra cél?bre en tant que grand reporter :- correspondante de guerre au Vietnam, au Pakistan, au Bangladesh, au Proche-Orient... et envoyée spéciale dans des zones de turbulence. Ces missions ne sont pas sans risques : en 1968, elle est gri?vement blessée au cours des émeutes étudiantes de Mexico ;- elle réalise des interviews de personnalités politiques de premier plan. Elle osera interviewer l’ayatollah Khomeiny, et lui faire baisser les yeux (oh blasph?me : elle s’est dévoilée devant le maître de l’Iran !) ; elle fera bégayer Yasser Arafat qui s’était emp?tré dans son discours ;- elle se trouve ? New York pendant les attentats du 11 septembre 2001. Elle prend alors conscience du péril que représente ce « fascisme vert » et m?ne désormais un combat contre l’islamisme conquérant, par ses articles et ses livres.On se souvient de son fameux pamphlet « La honte de l’Europe » o? elle crie son mépris et sa haine de ceux qui, ? gauche comme ? droite, soutiennent le terrorisme islamiste et ne font rien pour lutter contre la résurgence de l’antisémitisme en Europe. Paru ? l’un des pires moments de l’Intifada en avril 2002, cet article a été perçu comme une bouffée d’oxyg?ne par une communauté juive française se sentant abandonnée.La publication en France de « La rage et l’orgueil », on le sait, lui a valu un proc?s o? le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) ont cherché sans succ?s ? en interdire la diffusion en France (« racisme-racisme ! »).Des articles diffamatoires, des caricatures injurieuses ont paru dans la presse du monde entier, en Italie notamment, véritables proc?s en sorcellerie ? l’époque o? les écrits tiennent lieu de b?chers et d’autodafés.Un passé oubliéOriana Fallaci, avec la fougue qu’on lui connaît, brosse l’histoire de l’islam conquérant qui, trois ans apr?s la mort du proph?te, envahit l’Egypte, le Maghreb, l’Espagne et une partie de la France.Quelques si?cles plus tard, le relais est pris par les Turcs islamisés de l’empire ottoman. Les armées de la «Sublime Porte» sont arr?tées devant Vienne par une coalition de pays européens (avec l’Angleterre, mais sans la France).Ces conqu?tes sont accompagnées de tueries, de viols, de destructions d’églises ou de leur transformation en mosquées. Mais le reflux de l’islam apr?s la bataille navale de Lepante (7 octobre 1571) et l’échec du si?ge de Vienne (12 septembre 1683) n’a pas mis un terme ? ses ambitions.Une capitulation au grand jourPour Oriana Fallaci, nous vivons une période o? l’islam cherche ? faire main basse sur l’Europe sans recourir aux armes, grâce ? une immigration croissante, ? la fécondité de ses femmes et, ? une moindre échelle, au prosélytisme.Elle dénonce la complicité des dirigeants européens qui en 1974 ont abdiqué devant les exigences de la Ligue arabe et de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) usant de l’arme du pétrole.Les membres du Parlement européen ont cédé sur tout : - sur le Proche-Orient, en épousant les conditions de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). L’Union européenne a pris des positions qui n’ont gu?re évolué depuis ;- sur la coopération euro-arabe. La création d’un comité permanent vise ? promouvoir la culture arabe et sa diffusion. Son credo s’exprime dans la revue “Eurabia” qui soutient inlassablement la propagande des pays arabes (4).
Les accords pris par l’Union européenne en notre nom transforment certaines de nos villes et de nos banlieues en colonies musulmanes, véritables Etats dans l’Etat. Les activistes, nouveaux conquérants, cherchent, au nom de la liberté et des droits de l’homme, ? imposer leurs m?urs et ? faire taire toute critique. Et lorsque la résistance est trop vive, ils recourent aux menaces et ? l’assassinat, comme récemment aux Pays-Bas.Oriana Fallaci dénonce un clergé catholique qui ferme les yeux sur tout cela et fait des concessions sans contrepartie comme la construction d’une grande mosquée ? Rome alors qu’aucune chapelle n’est autorisée en Arabie Saoudite. Que l’on ne nous dise pas qu’il s’agit l? des élucubrations d’une excitée. Elles sont corroborées de toutes parts :- Cette th?se de l’invasion rampante est clairement exprimée par Gilles Kepel, éminent géopoliticien : « Les affidés de Ben Laden [estiment] que l’Espagne est terre d’islam depuis l’Andalousie musulmane et que le djihad y est licite contre les « occupants ». Dans cette logique, le 11 Mars n’est que la premi?re bataille d’une Reconquista ? l’envers, dont l’Europe est l’horizon » (5) .
- C’est encore dans “Le Monde” qu’est décrite la mutation de Vénissieux, ville de 60 000 habitants proche de Lyon, en fief de l’islam. André Gerin, maire communiste de Vénissieux, est ? la t?te d’une commune comptant aujourd’hui douze mosquées. « Toutes les femmes sont voilées, on a l’impression d’?tre au bled... » et les plaques des rues en langue française ont un parfum d’anachronisme (6).
- Enfin, le juge Jean-Louis Brugui?re vient de déclarer publiquement le 12 janvier 2005 que « l’évaluation de la menace terroriste n’invite pas ? l’optimisme. Le nombre de mises en examen ? Paris dans les procédures relevant de l’islamisme radical a augmenté de 166% entre 2003 et 2004 » (7).
Avis aux détracteursLa premi?re édition de « La Force de la raison » a été mise sous presse 24 heures apr?s le carnage de Madrid (11 mars 2004). Au travers du compte-rendu de ce livre, nous souhaitons saluer le courage d’Oriana Fallaci, lui dire notre admiration pour son combat, lui signaler qu’elle n’est pas seule. D’autres femmes se battent au sein m?me de la société musulmane telles l’écrivain bengali Talisma Nasrin, la députée néerlandaise d’origine somalienne Yaan Hirsi Ali, l’avocate iranienne Chirine Ebadi, Prix Nobel de la Paix, qui fait actuellement l’objet dans son pays de tracasseries judiciaires, la journaliste canadienne Irshad Manji (8),
enfin l’anthropologue Dounia Bouzar qui vient de démissionner du Conseil français du culte musulman (CFCM). Mme Bouzar estime qu’un probl?me fondamental n’y est jamais abordé, celui d’une définition claire du Musulman dans « le contexte de pluralisme démocratique la?c français ».Des critiques ne manqueront pas de s’élever contre ce br?lot anti-islamiste. Nous suggérons ? leurs auteurs d’éviter les accusations globales et les injures en privilégiant une analyse contestant les faits qu’elle rapporte, ce qui leur sera sans doute beaucoup plus difficile.
Références 1 – Oriana Fallaci. « La rage et l’orgueil ». Editions Plon, 2002 – Oriana Fallaci. « La force de la raison ». Editions du Rocher 2004 –
Oriana Fallaci. « La honte de l’Europe ». Article publié dans la revue “Panorama » et repris dans « Il Corriere della Serra ». 12 avril 2002 -
Bat Ye'or. « Le dialogue Euro-Arabe et la naissance d'Eurabia ». « Observatoire du monde juif », Bulletin n° 4/5, décembre 2002 -
Gilles Kepel. « L’islamisme gagnera-t-il la bataille de l’Europe ? ». « Le Monde », 11 janvier 2005.
Mustapha Kessous. « La longue dérive de Vénissieu ». « Le Monde », 14 janvier 2005..
« Le Monde », 14 janvier 2005. Irshad Manji. « Musulmane mais libre ». Grasset, 2004
LES RELIGIONS MEURTRIERES
«Les religions meurtri?res» de Elie Barnavi
Par Cyrano pour Guysen Israël NewsJeudi 21 décembre 2006 .
Dans cet ouvrage publié chez Flammarion,
Elie Barnavi,
ancien ambassadeur d’Israël en France (2000-2002),
met sa connaissance de l’histoire au service d’une interprétation de l’actualité.
(1)Comment et pourquoi une religion peut-elle ?tre ? l’origine de tueries ?
Comment s’opposer a ce fléau ?
C’est pour Elie Barnavi la grande affaire du XXIe si?cle.
Le titre peut choquer. La « part meurtriere des religions »
eut été plus juste, car les religions ont aussi des effets positifs,
mais le titre retenu met l’accent sur les innombrables victimes du djihad
des débuts de l’islam et des déviations du christianisme qu’ont été
les Croisades, l’Inquisition et les guerres de religion.
Elie Barnavi est professeur d’histoire a l’université de Tel-Aviv.
Ses travaux d’historien l’ont amené a s’intéresser a la Sainte-Ligue,
« parti de Dieu », mouvement extrémiste catholique du XVIe si?cle.
Les structures mentales des membres de ce parti totalitaire
occidental lui sont apparues tres proches de celles des « fous de Dieu »
du Hezbollah («parti de Dieu» en arabe) libanais.
Il est clair pour Elie Barnavi que le fondamentalisme révolutionnaire
est une déviation de l’esprit humain, une déraison sans spécificité de pays,
d’époque ni de religion et qu’il nous faut faire un effort d’imagination
pour tenter de comprendre ces mentalités,
tr?s éloignées de notre univers culturel.Essayons de résumer ce livre dont le but est de nous apprendre « comment la foi peut faire de certains des assassins » et de nous armer contre un tel adversaire.Un préalable : des mots-clefs ? définirSi l’on veut savoir de quoi il est question, il nous faut retenir «que le fondamentalisme est une lecture particuli?re de la religion», un retour aux premiers textes sacrés - la Bible, les Evangiles ou le Coran -, déclarant nul et non avenu ce qui ne s’y trouve pas et, bien entendu, écartant toute tentative de réforme. Ceci, souligne Elie Barnavi, est particuli?rement vrai pour le Coran « loi divine, éternelle et immuable ».Les fondamentalismes révolutionnaires sont « une lecture totalitaire de la religion ». Ces fondamentalistes sont violemment exclusifs et cherchent par tous les moyens ? imposer leurs convictions, au mépris de la vie de ceux qui ne les partagent pas. Ils sont ou ont été présents dans les trois grandes religions monothéistes.Les fondamentalismes révolutionnaires? Le fondamentalisme révolutionnaire juif est une réalité. Il a mené et m?ne un combat pour la sauvegarde de la terre d’Israël biblique. Il est ? l’origine de l’assassinat d’Yitzhak Rabin et des désordres d’ao?t 2005 au moment du désengagement de la bande de Gaza. Mais l’Etat israélien a eu le dessus et ces groupes minoritaires sont de peu de poids dans les décisions politiques.? Le fondamentalisme révolutionnaire chrétien en France s’est exprimé pour la derni?re fois de façon violente au XVIe si?cle et la défaite de la Sainte-Ligue catholique devant les troupes d’Henri de Navarre, futur Henri IV, a été son ultime sursaut. Depuis, le fondamentalisme chrétien est devenu de plus en plus marginal, tandis que s’affirmait la la?cité en France avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (9 décembre 1905). Elie Barnavi évoque bri?vement les activistes chrétiens aux Etats-Unis, lanceurs de bombes sur des cliniques qui pratiquent des avortements. Ce activistes appartiennent ? des groupuscules non représentatifs.? Le fondamentalisme révolutionnaire musulman est, ? l’évidence, le plus nocif, toujours menaçant et ses ambitions sont planétaires : l’instauration d’un califat mondial avec la charia pour tous et le voile pour les femmes. ? Les Islamistes militants, héritiers des Fr?res musulmans, sont nombreux dans le monde arabo-musulman et leur objectif immédiat est de déstabiliser les régimes en place pour les transformer en républiques islamiques. La situation s’est compliquée avec l’enlisement américain en Irak, la montée en puissance du Hezbollah et du Hamas, la volonté affichée de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.En Europe ils constituent des réseaux de quelques centaines de membres, néanmoins redoutables comme l’ont montré les attentats de Madrid et de Londres. Certains islamistes vivent comme des poissons dans l’eau au sein de communautés fermées et la réactivation de leurs cellules dormantes frappe un pays occidental au moment choisi pour infléchir sa politique. Des musulmans modérés condamnent ces actions, mais leurs voix sont faiblement perçues. Que faire ? Les propositions d’Elie BarnaviL’auteur ne dissimule pas son embarras : il propose des « bouts de réponse qui seront peut-?tre des débuts de solutions ». Il est plus ? l’aise lorsqu’il décrit les causes du fiasco américain en Afghanistan, en Somalie ou en Irak. Pour lui, les mesures ? prendre sont multiples :- vis-?-vis du monde arabo-musulman, il préconise des mesures d’ordre militaire, économique et diplomatique en insistant sur la nécessité d’une coopération entre les Etats-Unis et l’Europe sur ces trois plans ;- vis-?-vis des musulmans d’Europe, il propose de miser sur la la?cité et de s’opposer au communautarisme. Il est capital pour Elie Barnavi de défendre « bec et ongles » l’héritage de la civilisation des Lumi?res contre l’obscurantisme et de le faire partager par les populations issues de nations qui ignorent ce que sont la démocratie et la liberté.Ne nous y trompons pas : il s’agit d’un livre important, écrit par un homme ayant l’expérience de la diplomatie et une connaissance approfondie de l’histoire, rigoureux dans son argumentation, dépourvu de tout sectarisme, et qui nous conjure de prendre au sérieux les menaces d’un Ahmadinejad, comme on aurait d? le faire de celles de l’auteur de Mein Kampf.Elie Barnavi nous exhorte ? ne pas croire que le r?glement des conflits locaux mettra fin au terrorisme international. Son message s’adresse aux dirigeants plus qu’aux citoyens des pays concernés.Souhaitons qu’il soit entendu par les uns et les autres.Le péril islamiste diversement appréhendéElie Barnavi n’est pas le premier ? dénoncer le péril islamiste. On se souvient des prises de position d’Oriana Fallaci.
? Dans ses articles et ses livres, la grande journaliste italienne, aujourd’hui disparue, exprimait les m?mes craintes que l’historien sur le risque islamiste et la nécessité de lutter : « C’est contraire ? la Raison que d’espérer que l’incendie s’éteindra tout seul ». Elle écrivait ces lignes dans « La force de la Raison » ? la veille des attentats de Madrid (3).
Dans le m?me ouvrage, elle mettait en garde les Américains qui s’appr?taient ? attaquer l’Irak - les populations chiites et sunnites ignorent le sens de démocratie et de liberté - et elle prédisait pour les Etats-Unis un second Vietnam ou pire. Comme Elie Barnavi, elle considérait que le concours actif de l’Europe est nécessaire pour vaincre le terrorisme, mais elle doutait de la volonté des dirigeants d’une « Europe devenue Eurabie »
(2) ? Tous les observateurs ne partagent pas ces craintes.Des points de vue opposés s’expriment ici ou l? sur la réalité du « fascisme vert », tel celui de Jean-Claude Guillebaud.
? Pour cet éminent journaliste, les violences quotidiennes des islamistes sont comparables aux clapots des temp?tes maritimes tandis que le calme r?gne dans les profondeurs. Il fait allusion au travail constructif d’un groupe d’amitié islamo-chrétienne fondé en 1993 et dont le dynamisme est pour lui une source d’espoir !
(3) Jean-Claude Guillebaud croit-t-il que les candidats islamikazes et les él?ves des Madrasas noueront demain un dialogue constructif avec les chrétiens ? Incroyable na?veté d’un journaliste chevronné qui se rév?le aujourd’hui un adepte de la méthode Coué (4).
Pourtant, cette méthode qui consiste ? ne voir que le bon côté des choses n’a pas fait ses preuves dans la gestion des conflits. L’heure des choix Ne rien faire ? la façon des Munichois ou se déterminer en faveur d’une option radicale, notamment ? l’égard de l’Iran ? Existe-t-il d’autres solutions pour régler la grande affaire du XXIe si?cle ? Je n’aimerais pas ?tre ? la place des hommes politiques qui seront confrontés ? ce type de décisions.
Vous pouvez lire :THANK YOU, ORIANA !
Sources1- Elie Barnavi. Les religions meurtri?res. Collection Café Voltaire. Flammarion. Paris, 2006. 140 pages. ISBN : 2080690477.
2- Oriana Fallaci. La force de la Raison. Editions du Rocher. 2004. 232 pages.
3- Jean–Claude Guillebaud. Pour en finir avec le go?t du sang. in Le Nouvel Observateur N° 2135 du 30 novembre au 6 décembre 2006.
4- Emile Coué. La méthode Coué. Préface de Roger Dadoun. Ed. Manucius, 2006. 182 pages.
Par Cyrano pour Guysen Israël NewsJeudi 21 décembre 2006 .
Dans cet ouvrage publié chez Flammarion,
Elie Barnavi,
ancien ambassadeur d’Israël en France (2000-2002),
met sa connaissance de l’histoire au service d’une interprétation de l’actualité.
(1)Comment et pourquoi une religion peut-elle ?tre ? l’origine de tueries ?
Comment s’opposer a ce fléau ?
C’est pour Elie Barnavi la grande affaire du XXIe si?cle.
Le titre peut choquer. La « part meurtriere des religions »
eut été plus juste, car les religions ont aussi des effets positifs,
mais le titre retenu met l’accent sur les innombrables victimes du djihad
des débuts de l’islam et des déviations du christianisme qu’ont été
les Croisades, l’Inquisition et les guerres de religion.
Elie Barnavi est professeur d’histoire a l’université de Tel-Aviv.
Ses travaux d’historien l’ont amené a s’intéresser a la Sainte-Ligue,
« parti de Dieu », mouvement extrémiste catholique du XVIe si?cle.
Les structures mentales des membres de ce parti totalitaire
occidental lui sont apparues tres proches de celles des « fous de Dieu »
du Hezbollah («parti de Dieu» en arabe) libanais.
Il est clair pour Elie Barnavi que le fondamentalisme révolutionnaire
est une déviation de l’esprit humain, une déraison sans spécificité de pays,
d’époque ni de religion et qu’il nous faut faire un effort d’imagination
pour tenter de comprendre ces mentalités,
tr?s éloignées de notre univers culturel.Essayons de résumer ce livre dont le but est de nous apprendre « comment la foi peut faire de certains des assassins » et de nous armer contre un tel adversaire.Un préalable : des mots-clefs ? définirSi l’on veut savoir de quoi il est question, il nous faut retenir «que le fondamentalisme est une lecture particuli?re de la religion», un retour aux premiers textes sacrés - la Bible, les Evangiles ou le Coran -, déclarant nul et non avenu ce qui ne s’y trouve pas et, bien entendu, écartant toute tentative de réforme. Ceci, souligne Elie Barnavi, est particuli?rement vrai pour le Coran « loi divine, éternelle et immuable ».Les fondamentalismes révolutionnaires sont « une lecture totalitaire de la religion ». Ces fondamentalistes sont violemment exclusifs et cherchent par tous les moyens ? imposer leurs convictions, au mépris de la vie de ceux qui ne les partagent pas. Ils sont ou ont été présents dans les trois grandes religions monothéistes.Les fondamentalismes révolutionnaires? Le fondamentalisme révolutionnaire juif est une réalité. Il a mené et m?ne un combat pour la sauvegarde de la terre d’Israël biblique. Il est ? l’origine de l’assassinat d’Yitzhak Rabin et des désordres d’ao?t 2005 au moment du désengagement de la bande de Gaza. Mais l’Etat israélien a eu le dessus et ces groupes minoritaires sont de peu de poids dans les décisions politiques.? Le fondamentalisme révolutionnaire chrétien en France s’est exprimé pour la derni?re fois de façon violente au XVIe si?cle et la défaite de la Sainte-Ligue catholique devant les troupes d’Henri de Navarre, futur Henri IV, a été son ultime sursaut. Depuis, le fondamentalisme chrétien est devenu de plus en plus marginal, tandis que s’affirmait la la?cité en France avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (9 décembre 1905). Elie Barnavi évoque bri?vement les activistes chrétiens aux Etats-Unis, lanceurs de bombes sur des cliniques qui pratiquent des avortements. Ce activistes appartiennent ? des groupuscules non représentatifs.? Le fondamentalisme révolutionnaire musulman est, ? l’évidence, le plus nocif, toujours menaçant et ses ambitions sont planétaires : l’instauration d’un califat mondial avec la charia pour tous et le voile pour les femmes. ? Les Islamistes militants, héritiers des Fr?res musulmans, sont nombreux dans le monde arabo-musulman et leur objectif immédiat est de déstabiliser les régimes en place pour les transformer en républiques islamiques. La situation s’est compliquée avec l’enlisement américain en Irak, la montée en puissance du Hezbollah et du Hamas, la volonté affichée de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.En Europe ils constituent des réseaux de quelques centaines de membres, néanmoins redoutables comme l’ont montré les attentats de Madrid et de Londres. Certains islamistes vivent comme des poissons dans l’eau au sein de communautés fermées et la réactivation de leurs cellules dormantes frappe un pays occidental au moment choisi pour infléchir sa politique. Des musulmans modérés condamnent ces actions, mais leurs voix sont faiblement perçues. Que faire ? Les propositions d’Elie BarnaviL’auteur ne dissimule pas son embarras : il propose des « bouts de réponse qui seront peut-?tre des débuts de solutions ». Il est plus ? l’aise lorsqu’il décrit les causes du fiasco américain en Afghanistan, en Somalie ou en Irak. Pour lui, les mesures ? prendre sont multiples :- vis-?-vis du monde arabo-musulman, il préconise des mesures d’ordre militaire, économique et diplomatique en insistant sur la nécessité d’une coopération entre les Etats-Unis et l’Europe sur ces trois plans ;- vis-?-vis des musulmans d’Europe, il propose de miser sur la la?cité et de s’opposer au communautarisme. Il est capital pour Elie Barnavi de défendre « bec et ongles » l’héritage de la civilisation des Lumi?res contre l’obscurantisme et de le faire partager par les populations issues de nations qui ignorent ce que sont la démocratie et la liberté.Ne nous y trompons pas : il s’agit d’un livre important, écrit par un homme ayant l’expérience de la diplomatie et une connaissance approfondie de l’histoire, rigoureux dans son argumentation, dépourvu de tout sectarisme, et qui nous conjure de prendre au sérieux les menaces d’un Ahmadinejad, comme on aurait d? le faire de celles de l’auteur de Mein Kampf.Elie Barnavi nous exhorte ? ne pas croire que le r?glement des conflits locaux mettra fin au terrorisme international. Son message s’adresse aux dirigeants plus qu’aux citoyens des pays concernés.Souhaitons qu’il soit entendu par les uns et les autres.Le péril islamiste diversement appréhendéElie Barnavi n’est pas le premier ? dénoncer le péril islamiste. On se souvient des prises de position d’Oriana Fallaci.
? Dans ses articles et ses livres, la grande journaliste italienne, aujourd’hui disparue, exprimait les m?mes craintes que l’historien sur le risque islamiste et la nécessité de lutter : « C’est contraire ? la Raison que d’espérer que l’incendie s’éteindra tout seul ». Elle écrivait ces lignes dans « La force de la Raison » ? la veille des attentats de Madrid (3).
Dans le m?me ouvrage, elle mettait en garde les Américains qui s’appr?taient ? attaquer l’Irak - les populations chiites et sunnites ignorent le sens de démocratie et de liberté - et elle prédisait pour les Etats-Unis un second Vietnam ou pire. Comme Elie Barnavi, elle considérait que le concours actif de l’Europe est nécessaire pour vaincre le terrorisme, mais elle doutait de la volonté des dirigeants d’une « Europe devenue Eurabie »
(2) ? Tous les observateurs ne partagent pas ces craintes.Des points de vue opposés s’expriment ici ou l? sur la réalité du « fascisme vert », tel celui de Jean-Claude Guillebaud.
? Pour cet éminent journaliste, les violences quotidiennes des islamistes sont comparables aux clapots des temp?tes maritimes tandis que le calme r?gne dans les profondeurs. Il fait allusion au travail constructif d’un groupe d’amitié islamo-chrétienne fondé en 1993 et dont le dynamisme est pour lui une source d’espoir !
(3) Jean-Claude Guillebaud croit-t-il que les candidats islamikazes et les él?ves des Madrasas noueront demain un dialogue constructif avec les chrétiens ? Incroyable na?veté d’un journaliste chevronné qui se rév?le aujourd’hui un adepte de la méthode Coué (4).
Pourtant, cette méthode qui consiste ? ne voir que le bon côté des choses n’a pas fait ses preuves dans la gestion des conflits. L’heure des choix Ne rien faire ? la façon des Munichois ou se déterminer en faveur d’une option radicale, notamment ? l’égard de l’Iran ? Existe-t-il d’autres solutions pour régler la grande affaire du XXIe si?cle ? Je n’aimerais pas ?tre ? la place des hommes politiques qui seront confrontés ? ce type de décisions.
Vous pouvez lire :THANK YOU, ORIANA !
Sources1- Elie Barnavi. Les religions meurtri?res. Collection Café Voltaire. Flammarion. Paris, 2006. 140 pages. ISBN : 2080690477.
2- Oriana Fallaci. La force de la Raison. Editions du Rocher. 2004. 232 pages.
3- Jean–Claude Guillebaud. Pour en finir avec le go?t du sang. in Le Nouvel Observateur N° 2135 du 30 novembre au 6 décembre 2006.
4- Emile Coué. La méthode Coué. Préface de Roger Dadoun. Ed. Manucius, 2006. 182 pages.
LES RELIGIONS MEURTRIERES
«Les religions meurtri?res» de Elie Barnavi
Par Cyrano pour Guysen Israël News
Jeudi 21 décembre 2006
Dans cet ouvrage publié chez Flammarion,
Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France (2000-2002),
met sa connaissance de l’histoire au service d’une interprétation de l’actualité. (1)
Comment et pourquoi une religion peut-elle ?tre a l’origine de tueries ?
Comment s’opposer a ce fléau ?
C’est pour Elie Barnavi la grande affaire du XXIe si?cle.
Le titre peut choquer. La « part meurtri?re des religions » e?t été plus juste, car les religions ont aussi des effets positifs, mais le titre retenu met l’accent sur les innombrables victimes du djihad des débuts de l’islam et des déviations du christianisme qu’ont été les Croisades, l’Inquisition et les guerres de religion.
Elie Barnavi est professeur d’histoire ? l’université de Tel-Aviv. Ses travaux d’historien l’ont amené a s’intéresser ? la Sainte-Ligue, « parti de Dieu », mouvement extrémiste catholique du XVIe si?cle. Les structures mentales des membres de ce parti totalitaire occidental lui sont apparues tr?s proches de celles des « fous de Dieu » du Hezbollah («parti de Dieu» en arabe) libanais. Il est clair pour Elie Barnavi que le fondamentalisme révolutionnaire est une déviation de l’esprit humain, une déraison sans spécificité de pays, d’époque ni de religion et qu’il nous faut faire un effort d’imagination pour tenter de comprendre ces mentalités, tr?s éloignées de notre univers culturel.Essayons de résumer ce livre dont le but est de nous apprendre « comment la foi peut faire de certains des assassins » et de nous armer contre un tel adversaire.Un préalable : des mots-clefs ? définirSi l’on veut savoir de quoi il est question, il nous faut retenir «que le fondamentalisme est une lecture particuli?re de la religion», un retour aux premiers textes sacrés - la Bible, les Evangiles ou le Coran -, déclarant nul et non avenu ce qui ne s’y trouve pas et, bien entendu, écartant toute tentative de réforme. Ceci, souligne Elie Barnavi, est particuli?rement vrai pour le Coran « loi divine, éternelle et immuable ».Les fondamentalismes révolutionnaires sont « une lecture totalitaire de la religion ». Ces fondamentalistes sont violemment exclusifs et cherchent par tous les moyens ? imposer leurs convictions, au mépris de la vie de ceux qui ne les partagent pas. Ils sont ou ont été présents dans les trois grandes religions monothéistes.Les fondamentalismes révolutionnaires? Le fondamentalisme révolutionnaire juif est une réalité. Il a mené et m?ne un combat pour la sauvegarde de la terre d’Israël biblique. Il est ? l’origine de l’assassinat d’Yitzhak Rabin et des désordres d’ao?t 2005 au moment du désengagement de la bande de Gaza. Mais l’Etat israélien a eu le dessus et ces groupes minoritaires sont de peu de poids dans les décisions politiques.? Le fondamentalisme révolutionnaire chrétien en France s’est exprimé pour la derni?re fois de façon violente au XVIe si?cle et la défaite de la Sainte-Ligue catholique devant les troupes d’Henri de Navarre, futur Henri IV, a été son ultime sursaut. Depuis, le fondamentalisme chrétien est devenu de plus en plus marginal, tandis que s’affirmait la la?cité en France avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat (9 décembre 1905). Elie Barnavi évoque bri?vement les activistes chrétiens aux Etats-Unis, lanceurs de bombes sur des cliniques qui pratiquent des avortements. Ce activistes appartiennent ? des groupuscules non représentatifs. ? Le fondamentalisme révolutionnaire musulman est, ? l’évidence, le plus nocif, toujours menaçant et ses ambitions sont planétaires : l’instauration d’un califat mondial avec la charia pour tous et le voile pour les femmes. ? Les Islamistes militants, héritiers des Fr?res musulmans, sont nombreux dans le monde arabo-musulman et leur objectif immédiat est de déstabiliser les régimes en place pour les transformer en républiques islamiques. La situation s’est compliquée avec l’enlisement américain en Irak, la montée en puissance du Hezbollah et du Hamas, la volonté affichée de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.En Europe ils constituent des réseaux de quelques centaines de membres, néanmoins redoutables comme l’ont montré les attentats de Madrid et de Londres. Certains islamistes vivent comme des poissons dans l’eau au sein de communautés fermées et la réactivation de leurs cellules dormantes frappe un pays occidental au moment choisi pour infléchir sa politique. Des musulmans modérés condamnent ces actions, mais leurs voix sont faiblement perçues. Que faire ? Les propositions d’Elie BarnaviL’auteur ne dissimule pas son embarras : il propose des « bouts de réponse qui seront peut-?tre des débuts de solutions ». Il est plus ? l’aise lorsqu’il décrit les causes du fiasco américain en Afghanistan, en Somalie ou en Irak. Pour lui, les mesures ? prendre sont multiples :- vis-?-vis du monde arabo-musulman, il préconise des mesures d’ordre militaire, économique et diplomatique en insistant sur la nécessité d’une coopération entre les Etats-Unis et l’Europe sur ces trois plans ;- vis-?-vis des musulmans d’Europe, il propose de miser sur la la?cité et de s’opposer au communautarisme. Il est capital pour Elie Barnavi de défendre « bec et ongles » l’héritage de la civilisation des Lumi?res contre l’obscurantisme et de le faire partager par les populations issues de nations qui ignorent ce que sont la démocratie et la liberté.Ne nous y trompons pas : il s’agit d’un livre important, écrit par un homme ayant l’expérience de la diplomatie et une connaissance approfondie de l’histoire, rigoureux dans son argumentation, dépourvu de tout sectarisme, et qui nous conjure de prendre au sérieux les menaces d’un Ahmadinejad, comme on aurait d? le faire de celles de l’auteur de Mein Kampf.Elie Barnavi nous exhorte ? ne pas croire que le r?glement des conflits locaux mettra fin au terrorisme international. Son message s’adresse aux dirigeants plus qu’aux citoyens des pays concernés.Souhaitons qu’il soit entendu par les uns et les autres.Le péril islamiste diversement appréhendéElie Barnavi n’est pas le premier ? dénoncer le péril islamiste. On se souvient des prises de position d’Oriana Fallaci.? Dans ses articles et ses livres, la grande journaliste italienne, aujourd’hui disparue, exprimait les m?mes craintes que l’historien sur le risque islamiste et la nécessité de lutter : « C’est contraire ? la Raison que d’espérer que l’incendie s’éteindra tout seul ». Elle écrivait ces lignes dans « La force de la Raison » ? la veille des attentats de Madrid (3). Dans le m?me ouvrage, elle mettait en garde les Américains qui s’appr?taient ? attaquer l’Irak - les populations chiites et sunnites ignorent le sens de démocratie et de liberté - et elle prédisait pour les Etats-Unis un second Vietnam ou pire. Comme Elie Barnavi, elle considérait que le concours actif de l’Europe est nécessaire pour vaincre le terrorisme, mais elle doutait de la volonté des dirigeants d’une « Europe devenue Eurabie » (2) ? Tous les observateurs ne partagent pas ces craintes.Des points de vue opposés s’expriment ici ou l? sur la réalité du « fascisme vert », tel celui de Jean-Claude Guillebaud. ? Pour cet éminent journaliste, les violences quotidiennes des islamistes sont comparables aux clapots des temp?tes maritimes tandis que le calme r?gne dans les profondeurs. Il fait allusion au travail constructif d’un groupe d’amitié islamo-chrétienne fondé en 1993 et dont le dynamisme est pour lui une source d’espoir ! (3) Jean-Claude Guillebaud croit-t-il que les candidats islamikazes et les él?ves des Madrasas noueront demain un dialogue constructif avec les chrétiens ? Incroyable na?veté d’un journaliste chevronné qui se rév?le aujourd’hui un adepte de la méthode Coué (4). Pourtant, cette méthode qui consiste ? ne voir que le bon côté des choses n’a pas fait ses preuves dans la gestion des conflits. L’heure des choixNe rien faire ? la façon des Munichois ou se déterminer en faveur d’une option radicale, notamment ? l’égard de l’Iran ? Existe-t-il d’autres solutions pour régler la grande affaire du XXIe si?cle ? Je n’aimerais pas ?tre ? la place des hommes politiques qui seront confrontés ? ce type de décisions
.Vous pouvez lire :THANK YOU, ORIANA ! Sources1- Elie Barnavi. Les religions meurtri?res. Collection Café Voltaire. Flammarion. Paris, 2006. 140 pages. ISBN : 2080690477
.2- Oriana Fallaci. La force de la Raison. Editions du Rocher. 2004. 232 pages.
3- Jean–Claude Guillebaud. Pour en finir avec le go?t du sang. in Le Nouvel Observateur N° 2135 du 30 novembre au 6 décembre 2006.
4- Emile Coué. La méthode Coué. Préface de Roger Dadoun. Ed. Manucius, 2006. 182 pages.
22 décembre 2006
CE QUE LES PAYS MUSULMANS DEVRAIENT ENSEIGNER
Ce que les pays musulmans
devraient enseigner sur l'Holocauste -
par Ayaan Hirsi Ali
Par webmaster, jeudi 21 décembre 2006
Le Figaro - le 20 décembre 2006
Un jour de 1994, je vivais alors a Ede,
une petite ville hollandaise,
ma demi-soeur est venue me rendre visite.
Elle et moi avions toutes deux demandé asile en Hollande.
Je l'ai obtenu, pas elle.
L'obtention du droit d'asile m'a donné la chance de pouvoir étudier.
Ma demi-soeur n'a pas eu cette possibilité.
Afin d'etre admise A étudier dans l'institut
d'enseignement supérieur pour lequel je postulais,
je devais réussir trois examens,
un de langue, un d'éducation civique et un d'histoire.
C'est au cours de la session de préparation a l'épreuve
d'histoire que j'ai, pour la premiere fois, entendu parler de l'Holocauste.
J'avais 24 ans a cette époque, et ma demi-soeur 21 ans.
A cette époque, le génocide rwandais et le nettoyage ethnique
en ex-Yougoslavie occupaient la une des médias.
Le jour ou ma demi-soeur est venue,
ma tete résonnait encore des horreurs qui avaient
frappé 6 millions de Juifs en Allemagne, en Hollande,
en France et en Europe de l'Est.
J'ai alors appris que des innocents -
hommes, femmes et enfants - avaient été séparés
les uns des autres. L'épaule marquée d'une étoile jaune,
déportés dans les camps par trains entiers,
ils avaient été gazés pour la seule raison qu'ils étaient juifs.
Ce fut l'entreprise génocidaire la plus cruelle
et la plus systématique de toute l'histoire de l'humanité.
J'ai vu des images montrant des amoncellements de squelettes,
dont certains d'enfants. J'ai entendu les témoignages horrifiants
des rescapés de la terreur d'Auschwitz et de Sobibor.
J'ai raconté tout cela a ma demi-soeur et lui ai montré ces images
dans mon manuel d'histoire.
Ce qu'elle m'a répondu me choqua bien plus
que les horribles informations contenues dans mon livre.
«C'est un mensonge, cria-t-elle avec beaucoup de conviction.
Les Juifs savent s'y prendre pour aveugler les gens.
Ils n'ont été ni tués, ni gazés, ni massacrés.
Mais je prie Allah pour qu'un jour,
tous les Juifs du monde soient détruits. »
Ma jeune soeur de 21 ans ne disait pas grand-chose de nouveau.
De mon enfance en Arabie saoudite,
je me souviens que mes professeurs, ma mere et nos voisins
nous répétaient quasi quotidiennement que les Juifs étaient
l'incarnation du mal, les ennemis jurés des musulmans
et que leur seul but était de détruire l'Islam.
Nous ne recevions jamais aucune information sur l'Holocauste.
(... )
On estime la population juive globale actuelle
aux alentours de 15 millions.
Elle doit meme dépasser les 20 millions.
En termes de fertilité, leur croissance démographique
est comparable a celle des pays développés,
tout comme l'est la pyramide des âges.
Les musulmans, eux sont entre 1,2 et 1,5 milliard
et ils sont en moyenne tres jeunes.
Le consentement (certes tacite) de la grande majorité
des musulmans au theme de la conférence négationniste
en est l'élément le plus choquant.
Je ne peux pas m'empecher de me demander :
Pourquoi personne, a Riyad, au Caire, a Jakarta,
a Lahore, n'a organisé de contre-conférence
condamnant Ahmanidejad ?
Pourquoi les 57 membres de l'Organisation
de la conférence islamique ont-ils gardé le silence ?
La réponse pourrait etre aussi simple qu'horrible :
pendant des générations, les dirigeants de ces pays
prétendument musulmans ont bourré le crâne
de leurs populations avec une propagande similaire
a celle qu'ont connu, en leur temps, les Allemands :
a savoir que les Juifs étaient la vermine et devaient
etre traités comme telle.
En Europe, la conclusion logique de cette propagande
fut la Shoah. Si Ahmadinejad continue sur sa lancée,
il n'aura pas besoin de pousser beaucoup les musulmans complaisants.
Peut-etre devrions-nous faire le compte des organisations caritatives musulmanes tissées d'antisémitisme.
Leurs collegues occidentaux et chrétiens oeuvrant
dans le tiers-monde devraient endosser la responsabilité
d'informer les musulmans -
tout comme les non-musulmans - sur l'Holocauste.
Ayaan Hirsi Ali est une ancienne député hollandaise
, d'origine somalienne,
elle a écrit le scénario du film Soumission
dont l'auteur,
Theo Van Gogh a été assassiné par un islamiste radical.
Copyright 2006 Global viewpoint .
12 décembre 2006
LES TROIS EXILS : " JUIFS d' ALGERIE "
«Les trois exils -
Juifs d’Algérie» de Benjamin Stora
Par Cyrano pour Guysen Israël News
Mercredi 29 novembre 2006
La présence juive en Afrique du Nord remonte a l’Antiquité ;
elle a précédé de plus de 1000 ans la conquete arabe.
Publié par les éditions Stock,
le livre de Benjamin Stora
porte sur une période récente, 1830-1962.
Pour l’historien,
les juifs d’Algérie ont depuis 1830 vécu trois exils :
le premier est leur détachement progressif
de la communauté musulmane,
détachement dont l’aboutissement est le décret Crémieux qui,
en 1870, leur accorde collectivement la nationalité française.
Le deuxieme est l’abrogation de ce décret en 1940
par le gouvernement de Vichy.
Le troisieme est leur «rapatriement» massif en métropole en 1962.
Notre propos est de résumer ce livre
et notamment certains passages particulierement édifiants
sur les suites inattendues du débarquement
des Alliés en Afrique du Nord (8 novembre 1942).
La plupart de ceux qui ont vécu cette période
ne connaissent pas les luttes qu’il a suscitées
parmi les différents protagonistes :
- instances dirigeantes de l’Algérie, émanation de Vichy ;
- représentants de la «France combattante» de Charles de Gaulle,
qui militaient pour prendre le pouvoir ;
- autorités américaines, au jeu ambigu ;
- et une communauté juive désemparée.
Le premier exil, fruit d’une assimilation accélérée
En 1830, les 25 000 juifs d’Algérie ont bien des ressemblances avec les musulmans :
ils en partagent la langue,
les habitudes vestimentaires et alimentaires ;
ils s’en distinguent bien sur par la religion
mais aussi par leur statut humiliant de « dhimmis »
.L’arrivée des Français leur fera perdre ce statut de sujets
de seconde zone de l’Empire Ottoman...
C’est sans doute l’une des raisons du bon accueil fait aux colonisateurs.
Peu a peu, le français s’impose comme deuxieme langue apres l’arabe, puis comme la premiere langue pour les plus jeunes ; les vetements « indigenes », le sarouel, la ceinture en tissu et la chéchia seront remplacés par les vetements « européens ».
Tout cela demandera des dizaines d’années.Pour couronner cette volonté d’assimilation, le décret Crémieux (1870) accorde aux juifs la nationalité française avec les obligations militaires et la possibilité d’accéder aux postes administratifs.De 1870 a 1940, donc sur plusieurs générations, les juifs d’Algérie sont des Français a part entiere.
A la veille de la Deuxieme Guerre mondiale,
nombre d’entre eux ne comprennent plus que la langue de Moliere,
l’école laique est plus fréquentée que les écoles religieuses
et seule une minorité d’éleves déserte la classe le samedi.
Le deuxieme exil : retour a l’indigénat.
La défaite française devant l’armée allemande en mai 1940
et l’Armistice signée par la France transforment
la République en Etat français avec Vichy pour capitale
et le maréchal Pétain a la tete de son gouvernement.
Des lois raciales sont promulguées en France et en Algérie.
En octobre 1940, le décret Crémieux est abrogé :
la mention « nationalité française »
est remplacée sur les papiers d’identité des citoyens déchus
par celle de « juif indigene ».
Les juifs sont chassés de l’administration ;
leurs biens, leurs commerces, leurs entreprises sont aryanisés
et un numerus clausus est instauré dans les écoles,
conduisant a l’éviction d’éleves juifs des lycées.
Le 8 novembre 1942, une libération a retardement
L’arrivée des troupes américaines en Algérie est perçue
par la communauté juive, on s’en doute, comme une libération.
Chacun imagine qu’il pourra tres vite réintégrer son administration,
son école ou son université ;
les jeunes gens en âge de servir esperent quitter immédiatement les camps du Sud algérien ou ils sont internés et rejoindre des unités combattantes pour lutter contre les Allemands…
Il faudra attendre plusieurs mois pour cela. Mais il y a pire, l’abrogation du décret Crémieux est confirmée au Journal officiel du 18 mars 1943... Et cela, au nom de l’antiracisme ! C’est seulement le 23 octobre 1943, pres d’un an apres le débarquement américain que le décret Crémieux est rétabli. Ainsi les héros algérois du 8 novembre 1942, commandés par José Aboulker, juifs pour la plupart et parmi lesquels figurait Jean Daniel, sont demeurés « juifs indigenes » jusqu’en octobre 1943 !
Et l’on sait que ce groupe de 400 conjurés a permis l’entrée des Américains a Alger sans coup férir en paralysant le commandement et les organes de transmission des troupes aux ordres de Vichy, épargnant ainsi la vie de milliers de soldats des deux camps.
Le troisieme exil : les juifs ont choisi la France
En 1962 la majorité des juifs, au nombre de 130 000, quittent l’Algérie pour la Métropole et ceux qui avaient souhaité devenir les citoyens de la jeune République algérienne les y rejoindront peu de temps apres.
On pourrait s’étonner de ce choix,
alors que l’Etat d’Israël existe depuis 1948.
Manifestement, a de rares exceptions pres,
la question ne s’est pas posée, tant les liens entre les juifs d’Algérie
et la France étaient étroits et cela malgré la blessure infligée par l’abrogation du décret Crémieux et les atermoiements qui ont précédé sa restauration.
Ainsi, écrit Benjamin Stora «les juifs d’Algérie
se sont déplacés trois fois :
hors de la tradition juive en terre d’islam,
hors de la communauté française de 1940 a 1943,
hors de la terre algérienne en 1962».
Avec la guerre des Six Jours en 1967,
l’attachement profond a l’Etat Juif s’est revivifié
et depuis quelques années les enfants
et les petits-enfants des juifs rapatriés d’Algérie
sont de plus en plus nombreux a faire leur aliyah...
Est-ce la l’amorce d’un quatrieme exil ?
Benjamin Stora, Les trois exils - Juifs d’Algérie.
Editions Stock, 2006. 236 pages. ISBN : 2234058635
Juifs d’Algérie» de Benjamin Stora
Par Cyrano pour Guysen Israël News
Mercredi 29 novembre 2006
La présence juive en Afrique du Nord remonte a l’Antiquité ;
elle a précédé de plus de 1000 ans la conquete arabe.
Publié par les éditions Stock,
le livre de Benjamin Stora
porte sur une période récente, 1830-1962.
Pour l’historien,
les juifs d’Algérie ont depuis 1830 vécu trois exils :
le premier est leur détachement progressif
de la communauté musulmane,
détachement dont l’aboutissement est le décret Crémieux qui,
en 1870, leur accorde collectivement la nationalité française.
Le deuxieme est l’abrogation de ce décret en 1940
par le gouvernement de Vichy.
Le troisieme est leur «rapatriement» massif en métropole en 1962.
Notre propos est de résumer ce livre
et notamment certains passages particulierement édifiants
sur les suites inattendues du débarquement
des Alliés en Afrique du Nord (8 novembre 1942).
La plupart de ceux qui ont vécu cette période
ne connaissent pas les luttes qu’il a suscitées
parmi les différents protagonistes :
- instances dirigeantes de l’Algérie, émanation de Vichy ;
- représentants de la «France combattante» de Charles de Gaulle,
qui militaient pour prendre le pouvoir ;
- autorités américaines, au jeu ambigu ;
- et une communauté juive désemparée.
Le premier exil, fruit d’une assimilation accélérée
En 1830, les 25 000 juifs d’Algérie ont bien des ressemblances avec les musulmans :
ils en partagent la langue,
les habitudes vestimentaires et alimentaires ;
ils s’en distinguent bien sur par la religion
mais aussi par leur statut humiliant de « dhimmis »
.L’arrivée des Français leur fera perdre ce statut de sujets
de seconde zone de l’Empire Ottoman...
C’est sans doute l’une des raisons du bon accueil fait aux colonisateurs.
Peu a peu, le français s’impose comme deuxieme langue apres l’arabe, puis comme la premiere langue pour les plus jeunes ; les vetements « indigenes », le sarouel, la ceinture en tissu et la chéchia seront remplacés par les vetements « européens ».
Tout cela demandera des dizaines d’années.Pour couronner cette volonté d’assimilation, le décret Crémieux (1870) accorde aux juifs la nationalité française avec les obligations militaires et la possibilité d’accéder aux postes administratifs.De 1870 a 1940, donc sur plusieurs générations, les juifs d’Algérie sont des Français a part entiere.
A la veille de la Deuxieme Guerre mondiale,
nombre d’entre eux ne comprennent plus que la langue de Moliere,
l’école laique est plus fréquentée que les écoles religieuses
et seule une minorité d’éleves déserte la classe le samedi.
Le deuxieme exil : retour a l’indigénat.
La défaite française devant l’armée allemande en mai 1940
et l’Armistice signée par la France transforment
la République en Etat français avec Vichy pour capitale
et le maréchal Pétain a la tete de son gouvernement.
Des lois raciales sont promulguées en France et en Algérie.
En octobre 1940, le décret Crémieux est abrogé :
la mention « nationalité française »
est remplacée sur les papiers d’identité des citoyens déchus
par celle de « juif indigene ».
Les juifs sont chassés de l’administration ;
leurs biens, leurs commerces, leurs entreprises sont aryanisés
et un numerus clausus est instauré dans les écoles,
conduisant a l’éviction d’éleves juifs des lycées.
Le 8 novembre 1942, une libération a retardement
L’arrivée des troupes américaines en Algérie est perçue
par la communauté juive, on s’en doute, comme une libération.
Chacun imagine qu’il pourra tres vite réintégrer son administration,
son école ou son université ;
les jeunes gens en âge de servir esperent quitter immédiatement les camps du Sud algérien ou ils sont internés et rejoindre des unités combattantes pour lutter contre les Allemands…
Il faudra attendre plusieurs mois pour cela. Mais il y a pire, l’abrogation du décret Crémieux est confirmée au Journal officiel du 18 mars 1943... Et cela, au nom de l’antiracisme ! C’est seulement le 23 octobre 1943, pres d’un an apres le débarquement américain que le décret Crémieux est rétabli. Ainsi les héros algérois du 8 novembre 1942, commandés par José Aboulker, juifs pour la plupart et parmi lesquels figurait Jean Daniel, sont demeurés « juifs indigenes » jusqu’en octobre 1943 !
Et l’on sait que ce groupe de 400 conjurés a permis l’entrée des Américains a Alger sans coup férir en paralysant le commandement et les organes de transmission des troupes aux ordres de Vichy, épargnant ainsi la vie de milliers de soldats des deux camps.
Le troisieme exil : les juifs ont choisi la France
En 1962 la majorité des juifs, au nombre de 130 000, quittent l’Algérie pour la Métropole et ceux qui avaient souhaité devenir les citoyens de la jeune République algérienne les y rejoindront peu de temps apres.
On pourrait s’étonner de ce choix,
alors que l’Etat d’Israël existe depuis 1948.
Manifestement, a de rares exceptions pres,
la question ne s’est pas posée, tant les liens entre les juifs d’Algérie
et la France étaient étroits et cela malgré la blessure infligée par l’abrogation du décret Crémieux et les atermoiements qui ont précédé sa restauration.
Ainsi, écrit Benjamin Stora «les juifs d’Algérie
se sont déplacés trois fois :
hors de la tradition juive en terre d’islam,
hors de la communauté française de 1940 a 1943,
hors de la terre algérienne en 1962».
Avec la guerre des Six Jours en 1967,
l’attachement profond a l’Etat Juif s’est revivifié
et depuis quelques années les enfants
et les petits-enfants des juifs rapatriés d’Algérie
sont de plus en plus nombreux a faire leur aliyah...
Est-ce la l’amorce d’un quatrieme exil ?
Benjamin Stora, Les trois exils - Juifs d’Algérie.
Editions Stock, 2006. 236 pages. ISBN : 2234058635
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