Psychologie Nos idées toxiques - 1ere partie
par Mireille Karsenty
mardi 30 octobre 2007 -
Sur Le P'tit HEBDO
Comment chasser nos idées négatives ?
Elles reviennent sans cesse, fragilisent notre croyance
en nous et nos capacités à avancer et grandir.
Comment les entendre ? Comment s'en débarrasser ?
Les idées toxiques sont des pensées nuisibles.
Elles génèrent un état d'esprit négatif.
Ce dernier nous amène d'autres pensées qui développent
des sentiments négatifs...
On sent que nos idées sont toxiques dans notre tête,
dans notre corps, dans notre couple.
Si l'amour que vous ressentez n'est pas celui que vous
vous voudriez ressentir, c'est parce que vous retenez des
idées toxiques dont vous ne vous êtes pas occupé de manière
efficace. La question "d'Amour" qui vous tracasse n'est pas
le problème, c'est une fausse question qui a été générée
par des sentiments négatifs. Car la colère, la rancœur,
la honte, la solitude et la culpabilité entravent notre
capacité à voir ce qu'il y a de bien chez les autres.
Le négatif jette toujours de l'ombre sur le positif.
Notre perception de la réalité est généralement
influencée par notre état émotionnel et notre perception
est subjective.
C'est lorsque l'on reconnaît que nos idées,
nos perceptions sont subjectives et fluctuantes que nous
sommes le plus objectif. Plus nous allons nous considérer
avec bienveillance, ce qui ne veut pas dire avec prétention,
plus nous serons à même de faire les bons choix pour notre
développement personnel, familial et spirituel.
Les émotions ne se surmontent pas, ce sont des messages trop
importants pour que l'on se prive de leur bon sens existentiel.
La vie de couple nécessite d'affronter et de résoudre les
sentiments négatifs pour s'inscrire dans la durée.
Le couple est un cadre à haut risque émotionnel.
N'hésitez pas à vous faire aider par un "psy"
si vous avez envie de répondre activement à cette femme
ou cet homme que vous sentez avoir envie de vivre en vous.
Mireille Karsenty - 02 652 75 45.
Psycho-sociologue,
conseillère conjugale, thérapies individuelles et couples.
30 novembre 2007
NOS IDEES TOXIQUES
Nos idées toxiques - 2eme partie - fin
par Mireille Karsenty
mardi 6 novembre 2007 -
Sur Le P'tit HEBDO
Elles ont un effet nocif sur nos comportements, nos relations,
notre couple, notre santé. C'est un vrai poison, du venin
que nous fabriquons à partir de nos émotions.
Notre premier réflexe est de les nier, ce que notre cerveau
déteste, car s'il nous envoie un message et qu'on ne le
prend pas en considération du style "j'ai peur mais je ne
dois pas avoir peur", ce système ordre / contre-ordre
augmente le niveau de peur.
Les émotions ne sont pas faites pour être dépassées,
mais pour être écoutées dans leur intelligence comme
un message de pression d'encouragement à inventer une
attitude plus adaptée à la situation.
Du venin peut sortir le vaccin !...
La pensée négative est le signe d'une souffrance qu'il est
essentiel de considérer. Elle traduit des émotions
douloureuses. Les émotions si on les ressent, les nomme,
puis si on les accepte peuvent petit à petit disparaître.
Plus on lutte contre plus elles résistent.
Lutter contre ses idées toxiques ne fait que les renforcer.
Essayez pendant quelques minutes de ne pas penser au mot
"danger". Vous allez observer, qu'alors que vous n'y avez
pas pensé jusqu'à ce moment, la consigne de ne pas y penser,
vous fait... y penser.
Le mieux pour chasser ses idées toxiques est
de les observer, de les accepter.
Accepter l'existence d'une émotion négative vous permet
ensuite de mieux prendre du recul.
Certaines pratiques de relaxation sont intéressantes pour cela,
mais si la souffrance est toujours présente c'est important,
d'être un peu soutenu.
N'hésitez pas à vous faire aider par un psy...
Mireille Karsenty - 02-652 75 45-
Psycho-sociologue,
conseillère conjugale, thérapies individuelles et couples.
par Mireille Karsenty
mardi 6 novembre 2007 -
Sur Le P'tit HEBDO
Elles ont un effet nocif sur nos comportements, nos relations,
notre couple, notre santé. C'est un vrai poison, du venin
que nous fabriquons à partir de nos émotions.
Notre premier réflexe est de les nier, ce que notre cerveau
déteste, car s'il nous envoie un message et qu'on ne le
prend pas en considération du style "j'ai peur mais je ne
dois pas avoir peur", ce système ordre / contre-ordre
augmente le niveau de peur.
Les émotions ne sont pas faites pour être dépassées,
mais pour être écoutées dans leur intelligence comme
un message de pression d'encouragement à inventer une
attitude plus adaptée à la situation.
Du venin peut sortir le vaccin !...
La pensée négative est le signe d'une souffrance qu'il est
essentiel de considérer. Elle traduit des émotions
douloureuses. Les émotions si on les ressent, les nomme,
puis si on les accepte peuvent petit à petit disparaître.
Plus on lutte contre plus elles résistent.
Lutter contre ses idées toxiques ne fait que les renforcer.
Essayez pendant quelques minutes de ne pas penser au mot
"danger". Vous allez observer, qu'alors que vous n'y avez
pas pensé jusqu'à ce moment, la consigne de ne pas y penser,
vous fait... y penser.
Le mieux pour chasser ses idées toxiques est
de les observer, de les accepter.
Accepter l'existence d'une émotion négative vous permet
ensuite de mieux prendre du recul.
Certaines pratiques de relaxation sont intéressantes pour cela,
mais si la souffrance est toujours présente c'est important,
d'être un peu soutenu.
N'hésitez pas à vous faire aider par un psy...
Mireille Karsenty - 02-652 75 45-
Psycho-sociologue,
conseillère conjugale, thérapies individuelles et couples.
SHABBAT A JERUSALEM
Shabbat à Jérusalem
par Avraham AZOULAY
mardi 27 novembre 2007 -
Sur le P'tit HEBDO.
La semaine dernière, la terre a tremblé.
Toutes les interprétations sont envisageables : un signe de D.
peut- peut-être, afin de nous réveiller ou tout simplement
la colère de Jérusalem devant l'apathie générale.
Il est vrai que nous devons te demander pardon, oh Jérusalem,
de permettre à tous ces étrangers de décider de ton avenir,
d'envisager de te placer dans un foyer d’adoption,
comme une pauvre orpheline.
Sommes- nous, comme l'a si souvent répété notre Premier
ministre, à ce point fatigués, pour les laisser nous séparer,
pratiquement sans bouger, d'une partie de notre capitale ?
Mais de quel droit, Ehud, te permets-tu un tel affront,
en disposant ainsi de notre plus grand capital,
de notre terre ? As-tu simplement interrogé ses habitants ?
Ou alors t'es-tu souvenu de ton prédécesseur qui n'a pas jugé
bon de s'en remettre au peuple avant de prendre sa décision ?
Vous donnez l’impression, toi, Georges et Abou, de fuir vos
problèmes domestiques et trouver refuge à ce sommet de
l'incertitude dans lequel eux, ont tout à gagner, quand toi
et donc nous, avons tout à perdre.
Non Ehud, personne ici ne te déteste, sois rassuré;
on ne déteste que ceux qu'on a un jour aimé ou admiré.
Ce que tu ne réalises pas aujourd'hui, c'est que ceux qui
exercent une pression incessante sur toi, ne seront plus
là demain pour te soutenir et tu seras alors bien seul Ehud,
en constatant l'étendue des dégâts que tu t'apprêtes
maintenant à commettre, comme il y a deux ans.
Comment peux-tu encore imaginer que des dirigeants qui
s'enfuient au premier coup de feu devant leurs opposants,
lutteront un jour contre le terrorisme, éduqueront leurs
enfants dans l'amour des Israéliens et nous reconnaîtront
en tant qu'Etat juif ?
Le genre de paix après laquelle tu ne cesses de courir,
te fuit, arrête donc de la poursuivre et elle se présentera
elle-même devant toi.
J'ai eu l'honneur de rencontrer dans la même semaine deux
personnalités du monde juif qui lancent des défis favorables
au peuple juif: le premier, Benny Elon pour son «initiative
israélienne» dont on vous parlera dans le numéro très
spécial de Miquets et le deuxième, celui que tout le monde
connaît et respecte,
Le Grand Rabbin de France Yossef Haïm Sitruk,
pour son idée géniale d'organiser un shabbat plein dans
les quatre coins du globe, le 8 Décembre 2007.
Monsieur le grand Rabbin, nous vous soutenons et
participerons bien évidemment à cette fantastique aventure,
mais si vous me le permettez, pourrais-je vous soumettre
une autre idée qui constituerait comme une suite de votre
formidable projet ?
Toujours à vos côtés, pourquoi ne pas aussi donner
rendez- vous à tous les Juifs du monde pour un autre
shabbat, celui de Jérusalem, à Jérusalem ?
Avraham AZOULAY.
CHABBAT CHALOM , Georges.
par Avraham AZOULAY
mardi 27 novembre 2007 -
Sur le P'tit HEBDO.
La semaine dernière, la terre a tremblé.
Toutes les interprétations sont envisageables : un signe de D.
peut- peut-être, afin de nous réveiller ou tout simplement
la colère de Jérusalem devant l'apathie générale.
Il est vrai que nous devons te demander pardon, oh Jérusalem,
de permettre à tous ces étrangers de décider de ton avenir,
d'envisager de te placer dans un foyer d’adoption,
comme une pauvre orpheline.
Sommes- nous, comme l'a si souvent répété notre Premier
ministre, à ce point fatigués, pour les laisser nous séparer,
pratiquement sans bouger, d'une partie de notre capitale ?
Mais de quel droit, Ehud, te permets-tu un tel affront,
en disposant ainsi de notre plus grand capital,
de notre terre ? As-tu simplement interrogé ses habitants ?
Ou alors t'es-tu souvenu de ton prédécesseur qui n'a pas jugé
bon de s'en remettre au peuple avant de prendre sa décision ?
Vous donnez l’impression, toi, Georges et Abou, de fuir vos
problèmes domestiques et trouver refuge à ce sommet de
l'incertitude dans lequel eux, ont tout à gagner, quand toi
et donc nous, avons tout à perdre.
Non Ehud, personne ici ne te déteste, sois rassuré;
on ne déteste que ceux qu'on a un jour aimé ou admiré.
Ce que tu ne réalises pas aujourd'hui, c'est que ceux qui
exercent une pression incessante sur toi, ne seront plus
là demain pour te soutenir et tu seras alors bien seul Ehud,
en constatant l'étendue des dégâts que tu t'apprêtes
maintenant à commettre, comme il y a deux ans.
Comment peux-tu encore imaginer que des dirigeants qui
s'enfuient au premier coup de feu devant leurs opposants,
lutteront un jour contre le terrorisme, éduqueront leurs
enfants dans l'amour des Israéliens et nous reconnaîtront
en tant qu'Etat juif ?
Le genre de paix après laquelle tu ne cesses de courir,
te fuit, arrête donc de la poursuivre et elle se présentera
elle-même devant toi.
J'ai eu l'honneur de rencontrer dans la même semaine deux
personnalités du monde juif qui lancent des défis favorables
au peuple juif: le premier, Benny Elon pour son «initiative
israélienne» dont on vous parlera dans le numéro très
spécial de Miquets et le deuxième, celui que tout le monde
connaît et respecte,
Le Grand Rabbin de France Yossef Haïm Sitruk,
pour son idée géniale d'organiser un shabbat plein dans
les quatre coins du globe, le 8 Décembre 2007.
Monsieur le grand Rabbin, nous vous soutenons et
participerons bien évidemment à cette fantastique aventure,
mais si vous me le permettez, pourrais-je vous soumettre
une autre idée qui constituerait comme une suite de votre
formidable projet ?
Toujours à vos côtés, pourquoi ne pas aussi donner
rendez- vous à tous les Juifs du monde pour un autre
shabbat, celui de Jérusalem, à Jérusalem ?
Avraham AZOULAY.
CHABBAT CHALOM , Georges.
1947 - 2007 : 60 ANS DE PARTAGE
1947-2007 : 60 ans de partage
Editorial de la semaine du 01/12/2007
Par Guy Senbel
pour Guysen International News
Vendredi 30 novembre 2007
Sur Le Site de GUYSEN INTERNATIONAL NEWS
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos
lecteurs sur la « question du partage » entre Israël et les
Palestiniens. 60 ans après le vote aux Nations Unies
le 29 novembre 1947 de la résolution 181 qui prévoyait le
« plan de partage de la Palestine » et qui devait permettre
la création de l’Etat d’Israël, la conférence d’Annapolis
prévoit cette fois un autre plan de partage :
celui des territoires israéliens.
Les principaux acteurs de cette conférence,
chefs d’Etats et Ministres des affaires étrangères, ont
préféré employé un vocabulaire diplomatique aux accents
parfois romantiques : « douloureuses concessions »,
« fin des souffrances », « normalisation »...
Ehoud Olmert aura recherché une reconnaissance et une
légitimité politique que les Israéliens lui refusent depuis
longtemps ; d’ailleurs seuls 17% d’entre eux considèrent
Annapolis comme un succès.
Annonce imprécise et empressée d’un Premier ministre dont
la coalition gouvernementale serait au bord de l’implosion :
« la réalité créée en 1967 va changer significativement ».
Oublié l’échec des Accords d’Oslo ; enfoui, l’épisode du
désengagement de Gaza ; occultée, l’incapacité des
Palestiniens à s’organiser en société démocratique.
Plus clair et plus précis, le discours de Mahmoud Abbas
traduit les conditions palestiniennes pour signer la paix :
Jérusalem Est pour capitale, retrait israélien de
Judée-Samarie, démantèlement des implantations, destruction
de la barrière anti-terroriste et libération de l’ensemble
des prisonniers…
Le soixantième anniversaire du Plan de partage de
la Palestine annonce clairement le plan de partage d’Israël,
désormais exigé par une administration américaine qui doit
améliorer son image en matière de politique étrangère et
notamment sur les questions moyen-orientales.
« Nous ne sommes pas prêts à accepter un échec des
négociations », a déclaré Condoleezza Rice lors de la
clôture du sommet d'Annapolis, soulignant que
« le chemin serait long et semé d'embûches, mais
qu'un échec ne serait pas toléré ».
Il y a plus inquiétant encore.
Les déclarations d’intention prononcées ne rendront pas plus
viable la solution territoriale votée en 1947, notamment
parce que les Palestiniens persistent dans leur refus de
reconnaître Israël en tant qu’Etat juif.
Ajoutons qu’Annapolis aura mis en scène un « conflit
israélo-palestinien », comme si à nouveau Israël et
l’Autorité palestinienne s’opposaient fondamentalement sur
des aspects fondamentaux, comme si le « conflit
israélo-palestinien » était la source des risques
d’embrasement dans la région, comme si ce conflit,
né de la création d’Israël,
était en quelque sorte la faute originelle,
ou l’accident de l’histoire…
En insistant sur le « conflit israélo-palestinien »,
les théoriciens puis les acteurs d’Annapolis n’ont pas tenu
compte d’une réalité politique de la région, celle qui
oppose au quotidien les modérés et les extrémistes.
Car c’est bien l’Iran qui constitue la menace principale pour
l’équilibre au Moyen Orient, et non les conditions de
l’entente entre Palestiniens et Israéliens.
C’est l’Iran qui organisera dans les prochains jours une
« contre conférence » dont on sait déjà qu’elle accueillera
les groupes palestiniens opposés à la paix.
C’est en Iran que des centaines d'étudiants islamistes ont
manifesté devant l'ambassade de Jordanie à Téhéran, pour
dénoncer la participation d'Amman à la conférence
organisée dans l’Etat du Maryland.
Optimiste, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Gillerman,
s'est déclaré convaincu que le monde arabo-musulman
comprend que l'Iran représente une menace, et non le conflit
israélo-palestinien, ajoutant que si les négociations de
paix israélo-palestiniennes durent trop longtemps, les pays
arabes risquent de retirer leur soutien …
Annapolis annonce encore une fois un plan de partage
territorial. Qu’en est-il du partage des cultures et des
richesses, des bonnes volontés et de la sécurité ?
C’est le partage des valeurs démocratiques et de la volonté
de vivre ensemble que préconise un Forum Méditerranéen
imaginé par le Président Nicolas Sarkozy qui dessinera
espérons-le un Moyen Orient tourné vers l’avenir et la
tolérance, et non vers le passé, la rancœur et le mépris.
La rancœur, c’est par exemple la déclaration du ministre
algérien des Anciens combattants Mohammed Cherif Abbés
mercredi 28 novembre, qui rappelait les « origines juives »
du Président Sarkozy, élu grâce au « lobby juif qui a
le monopole de l’industrie en France »…
Le mépris, c’est de penser l’avenir de la paix au Moyen
Orient sans faire de la libération des trois soldats
israéliens, otages du Hamas et du Hezbollah depuis 523 jours,
la première condition des négociations de paix,
et de vivre ensemble.
Ce soir, nos pensées vont vers
Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.
Guy SEMBEL
CHABBAT CHALOM, Georges
Editorial de la semaine du 01/12/2007
Par Guy Senbel
pour Guysen International News
Vendredi 30 novembre 2007
Sur Le Site de GUYSEN INTERNATIONAL NEWS
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos
lecteurs sur la « question du partage » entre Israël et les
Palestiniens. 60 ans après le vote aux Nations Unies
le 29 novembre 1947 de la résolution 181 qui prévoyait le
« plan de partage de la Palestine » et qui devait permettre
la création de l’Etat d’Israël, la conférence d’Annapolis
prévoit cette fois un autre plan de partage :
celui des territoires israéliens.
Les principaux acteurs de cette conférence,
chefs d’Etats et Ministres des affaires étrangères, ont
préféré employé un vocabulaire diplomatique aux accents
parfois romantiques : « douloureuses concessions »,
« fin des souffrances », « normalisation »...
Ehoud Olmert aura recherché une reconnaissance et une
légitimité politique que les Israéliens lui refusent depuis
longtemps ; d’ailleurs seuls 17% d’entre eux considèrent
Annapolis comme un succès.
Annonce imprécise et empressée d’un Premier ministre dont
la coalition gouvernementale serait au bord de l’implosion :
« la réalité créée en 1967 va changer significativement ».
Oublié l’échec des Accords d’Oslo ; enfoui, l’épisode du
désengagement de Gaza ; occultée, l’incapacité des
Palestiniens à s’organiser en société démocratique.
Plus clair et plus précis, le discours de Mahmoud Abbas
traduit les conditions palestiniennes pour signer la paix :
Jérusalem Est pour capitale, retrait israélien de
Judée-Samarie, démantèlement des implantations, destruction
de la barrière anti-terroriste et libération de l’ensemble
des prisonniers…
Le soixantième anniversaire du Plan de partage de
la Palestine annonce clairement le plan de partage d’Israël,
désormais exigé par une administration américaine qui doit
améliorer son image en matière de politique étrangère et
notamment sur les questions moyen-orientales.
« Nous ne sommes pas prêts à accepter un échec des
négociations », a déclaré Condoleezza Rice lors de la
clôture du sommet d'Annapolis, soulignant que
« le chemin serait long et semé d'embûches, mais
qu'un échec ne serait pas toléré ».
Il y a plus inquiétant encore.
Les déclarations d’intention prononcées ne rendront pas plus
viable la solution territoriale votée en 1947, notamment
parce que les Palestiniens persistent dans leur refus de
reconnaître Israël en tant qu’Etat juif.
Ajoutons qu’Annapolis aura mis en scène un « conflit
israélo-palestinien », comme si à nouveau Israël et
l’Autorité palestinienne s’opposaient fondamentalement sur
des aspects fondamentaux, comme si le « conflit
israélo-palestinien » était la source des risques
d’embrasement dans la région, comme si ce conflit,
né de la création d’Israël,
était en quelque sorte la faute originelle,
ou l’accident de l’histoire…
En insistant sur le « conflit israélo-palestinien »,
les théoriciens puis les acteurs d’Annapolis n’ont pas tenu
compte d’une réalité politique de la région, celle qui
oppose au quotidien les modérés et les extrémistes.
Car c’est bien l’Iran qui constitue la menace principale pour
l’équilibre au Moyen Orient, et non les conditions de
l’entente entre Palestiniens et Israéliens.
C’est l’Iran qui organisera dans les prochains jours une
« contre conférence » dont on sait déjà qu’elle accueillera
les groupes palestiniens opposés à la paix.
C’est en Iran que des centaines d'étudiants islamistes ont
manifesté devant l'ambassade de Jordanie à Téhéran, pour
dénoncer la participation d'Amman à la conférence
organisée dans l’Etat du Maryland.
Optimiste, l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Gillerman,
s'est déclaré convaincu que le monde arabo-musulman
comprend que l'Iran représente une menace, et non le conflit
israélo-palestinien, ajoutant que si les négociations de
paix israélo-palestiniennes durent trop longtemps, les pays
arabes risquent de retirer leur soutien …
Annapolis annonce encore une fois un plan de partage
territorial. Qu’en est-il du partage des cultures et des
richesses, des bonnes volontés et de la sécurité ?
C’est le partage des valeurs démocratiques et de la volonté
de vivre ensemble que préconise un Forum Méditerranéen
imaginé par le Président Nicolas Sarkozy qui dessinera
espérons-le un Moyen Orient tourné vers l’avenir et la
tolérance, et non vers le passé, la rancœur et le mépris.
La rancœur, c’est par exemple la déclaration du ministre
algérien des Anciens combattants Mohammed Cherif Abbés
mercredi 28 novembre, qui rappelait les « origines juives »
du Président Sarkozy, élu grâce au « lobby juif qui a
le monopole de l’industrie en France »…
Le mépris, c’est de penser l’avenir de la paix au Moyen
Orient sans faire de la libération des trois soldats
israéliens, otages du Hamas et du Hezbollah depuis 523 jours,
la première condition des négociations de paix,
et de vivre ensemble.
Ce soir, nos pensées vont vers
Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.
Guy SEMBEL
CHABBAT CHALOM, Georges
29 novembre 2007
DISCOURS DE TSIPI LIVNI
Discours de Tsipi Livni ,
Le Mardi 27 Novembre 2007
Sur Le Site de :
AMBASSADE d'ISRAEL EN FRANCE
ISRAEL DIPLOMATIC NETWORK
Tsipi Livni s’adressant à la conférence d’Annapolis,
27 novembre 2007 (Crédit photo : Shahar Azran)
La ministre israélienne des Affaires étrangères s’est
particulièrement adressée, tout au long de son discours,
aux Etat arabes présents autour de la table, et ce dès
les formules introductives de politesse.
Tsipi Livni a rappelé que le Plan de partage de 1947 visait
à répondre aux deux aspirations nationales, juive et arabe,
sur leur terre. Cette décision se voulait une « réponse au
conflit passé [débuté au début du XXe siècle] ».
La population juive a accepté ce choix, rappelle-t-elle,
choix qui peut encore être aujourd’hui fait par le monde
arabe en général et les Palestiniens en particulier.
Tsipi Livni rappelle encore que le 14 mai 1948,
ce jour que les Palestiniens nomment « Naqba »(la catastrophe)
la Déclaration d’Indépendance d’Israël stipulait :
« Nous tendons la main de l'amitié, de la paix et du bon
voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs
peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive
indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël
est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du
Moyen Orient. » Cette main « est encore tendue vers la paix
à tout le monde arabe et musulman, sans exception :
Palestiniens, Liban, Syrie, Arabie-Saoudite, Oman, Bahreïn,
Maroc et Indonésie. »
La ministre ajoute plus loin : « Je dis à mes collègues
palestiniens : ne déplorez pas l’établissement de l’Etat
d’Israël. Etablissez votre propre Etat, réjouissez-vous en
et nous nous réjouirons avec vous, puisque pour nous,
la création de votre Etat n’est pas notre « naqba »,
notre désastre, sous réserve que le mot « naqba » soit détruit
du lexique arabe lorsqu’on se réfère à Israël.
La ministre met ses espoirs de paix sous les auspices de
Menahem Begin et Anouar el-Sadate qui ont choisi,
il y a 30 ans, « d’influencer le cours de l’histoire plutôt
que de s’y soumettre », et l’opinion des peuples a suivi.
C’est aux leaders de montrer la voie.
Pour Tsipi Livni, savoir que le conflit a une solution ne
suffit pas. Il faut atteindre cette solution, ce qui dépend
d’abord de nous, des deux parties. Mais cela dépend également
de la capacité des leaders à venir à bout de l’extrémisme et
du terrorisme. « Et je ne parle pas seulement des parties
directement impliquées dans le conflit a-t-elle dit.
Cette tâche centrale incombe au monde entier,
et particulièrement au monde arabe et musulman. »
Mme Livni a largement évoqué, en outre, les problèmes posés
par le Hamas, le Hezbollah et l’Iran. « Il n’y a plus les
Arabes d’un côté et les Juifs de l’autre », mais le camp de
ceux qui sont réunis ici – Juifs, Musulmans et Chrétiens,
Israéliens Arabes, Américains et Européens.
« Vous savez qui n’est pas venu – ceux qui travaillent
contre la conférence. Les organisations et les leaders qui
utilisent le nom de Dieu pour semer la haine, pour envoyer
les enfants à la mort. »
Elle a rappelé que la normalisation avec les Etats arabes
n’était pas une rétribution à Israël pour être parvenu à
faire la paix avec ses voisins. « La normalisation n’est pas
quelque chose que vous donnez et qu’Israël reçoit ; c’est
quelque chose dont tout le monde bénéficie. »
Ironisant sur ceux qui ne veulent pas serrer la main à un
leader israélien, Tsipi Livni a demandé aux dirigeants arabes
d’imaginer « le pire scénario », celui où une telle
« poignée de main entre un Israélien et un leader arabe dont
le pays n’a pas de relations diplomatiques avec Israël est
diffusé dans le monde entier ». Alors les extrémistes
comprendraient, selon la ministre israélienne, qu’une
ère s’ouvre. Que le processus en cours ne trahit pas,
mais au contraire soutient le monde arabe.
« Vous pouvez aider Israël à aider les Palestiniens. »
Tsipi Livni s’est dite heureuse de voir tous les dirigeants
arabes et musulmans ici présents, cette image d’eux tous
réunis autour d’une table valant plus que 1000 mots.
« Votre présence ici est importante pour le monde entier
– elle est importante pour vous, dans vos pays, elle est
importante pour l’Autorité Palestinienne,
et elle est importante pour Israël ».
Le Mardi 27 Novembre 2007
Sur Le Site de :
AMBASSADE d'ISRAEL EN FRANCE
ISRAEL DIPLOMATIC NETWORK
Tsipi Livni s’adressant à la conférence d’Annapolis,
27 novembre 2007 (Crédit photo : Shahar Azran)
La ministre israélienne des Affaires étrangères s’est
particulièrement adressée, tout au long de son discours,
aux Etat arabes présents autour de la table, et ce dès
les formules introductives de politesse.
Tsipi Livni a rappelé que le Plan de partage de 1947 visait
à répondre aux deux aspirations nationales, juive et arabe,
sur leur terre. Cette décision se voulait une « réponse au
conflit passé [débuté au début du XXe siècle] ».
La population juive a accepté ce choix, rappelle-t-elle,
choix qui peut encore être aujourd’hui fait par le monde
arabe en général et les Palestiniens en particulier.
Tsipi Livni rappelle encore que le 14 mai 1948,
ce jour que les Palestiniens nomment « Naqba »(la catastrophe)
la Déclaration d’Indépendance d’Israël stipulait :
« Nous tendons la main de l'amitié, de la paix et du bon
voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs
peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive
indépendante pour le bien commun de tous. L'Etat d'Israël
est prêt à contribuer au progrès de l'ensemble du
Moyen Orient. » Cette main « est encore tendue vers la paix
à tout le monde arabe et musulman, sans exception :
Palestiniens, Liban, Syrie, Arabie-Saoudite, Oman, Bahreïn,
Maroc et Indonésie. »
La ministre ajoute plus loin : « Je dis à mes collègues
palestiniens : ne déplorez pas l’établissement de l’Etat
d’Israël. Etablissez votre propre Etat, réjouissez-vous en
et nous nous réjouirons avec vous, puisque pour nous,
la création de votre Etat n’est pas notre « naqba »,
notre désastre, sous réserve que le mot « naqba » soit détruit
du lexique arabe lorsqu’on se réfère à Israël.
La ministre met ses espoirs de paix sous les auspices de
Menahem Begin et Anouar el-Sadate qui ont choisi,
il y a 30 ans, « d’influencer le cours de l’histoire plutôt
que de s’y soumettre », et l’opinion des peuples a suivi.
C’est aux leaders de montrer la voie.
Pour Tsipi Livni, savoir que le conflit a une solution ne
suffit pas. Il faut atteindre cette solution, ce qui dépend
d’abord de nous, des deux parties. Mais cela dépend également
de la capacité des leaders à venir à bout de l’extrémisme et
du terrorisme. « Et je ne parle pas seulement des parties
directement impliquées dans le conflit a-t-elle dit.
Cette tâche centrale incombe au monde entier,
et particulièrement au monde arabe et musulman. »
Mme Livni a largement évoqué, en outre, les problèmes posés
par le Hamas, le Hezbollah et l’Iran. « Il n’y a plus les
Arabes d’un côté et les Juifs de l’autre », mais le camp de
ceux qui sont réunis ici – Juifs, Musulmans et Chrétiens,
Israéliens Arabes, Américains et Européens.
« Vous savez qui n’est pas venu – ceux qui travaillent
contre la conférence. Les organisations et les leaders qui
utilisent le nom de Dieu pour semer la haine, pour envoyer
les enfants à la mort. »
Elle a rappelé que la normalisation avec les Etats arabes
n’était pas une rétribution à Israël pour être parvenu à
faire la paix avec ses voisins. « La normalisation n’est pas
quelque chose que vous donnez et qu’Israël reçoit ; c’est
quelque chose dont tout le monde bénéficie. »
Ironisant sur ceux qui ne veulent pas serrer la main à un
leader israélien, Tsipi Livni a demandé aux dirigeants arabes
d’imaginer « le pire scénario », celui où une telle
« poignée de main entre un Israélien et un leader arabe dont
le pays n’a pas de relations diplomatiques avec Israël est
diffusé dans le monde entier ». Alors les extrémistes
comprendraient, selon la ministre israélienne, qu’une
ère s’ouvre. Que le processus en cours ne trahit pas,
mais au contraire soutient le monde arabe.
« Vous pouvez aider Israël à aider les Palestiniens. »
Tsipi Livni s’est dite heureuse de voir tous les dirigeants
arabes et musulmans ici présents, cette image d’eux tous
réunis autour d’une table valant plus que 1000 mots.
« Votre présence ici est importante pour le monde entier
– elle est importante pour vous, dans vos pays, elle est
importante pour l’Autorité Palestinienne,
et elle est importante pour Israël ».
COMMENT NEGOCIER POUR UNE PAIX
JEUDI 29 NOVEMBRE 2007 -
Pour se Souvenir de cet article :
" Comment négocier pour une paix "
Nous devons etre Tous unis Aujourd'hui pour ne pas trahir
Menahem BEGIN ,(Zal ) Georges
Comment négocier pour une paix
Publié par admin à 7:45 dans articles du blog
Titre anglais original :
“ How to negotiate for ‘peace’ ”, Yehuda Avner
Première parution : The Jerusalem Post (11/9/2003)
Repris par Jewish World Review Sept. 17, 2003- 20 Elul 5763
Traduction française : Henri Orquera
Ce Jour Sur le BLOG de : www.terredisrael.com -
Jimmy Carter, fermier cultivateur d’arachides,
avait transformé la Maison Blanche
en un établissement austère. En accord avec ses convictions
calvinistes, il se moulait dans le rôle d’un citoyen-président.
Il interdisait qu’on l’appelle Chef, avait presque supprimé
le budget loisirs, vendu le yacht présidentiel, réduit
la flottille de limousines, et, plus généralement, débarrassé
son palais de toutes ses manières, artifices et prétentions.
Il portait lui-même son attaché-case.
Aussi, lorsqu’il accueillit le Premier Ministre Menahem Begin
à la Maison Blanche, en juillet 1977, avec une cérémonie
aussi flamboyante que pour un roi, une salve de 19 coups
de canon, une revue de tous les services armés et une parade
chorégraphique de la Vieille Garde du Corps des Fifres et
Tambours, en livrée blanche, de l’Armée Révolutionnaire,
les médias estimaient, avec juste raison, qu’il s’agissait
d’une marque de haute estime, ou de pure flatterie.
L’ambassadeur américain, Samuel Lewis, a confié qu’il
s’agissait d’un peu des deux : «Le Président était persuadé
qu’en traitant Begin avec du miel, il en obtiendrait bien
davantage qu’avec du vinaigre.»
Et, de fait, les discussions avaient démarré d’une manière
décente. Les deux dirigeants et leurs conseillers avaient
échangé leurs points de vue sur des sujets aussi sensibles
que les pourparlers de paix israélo-arabes de Genève,
la mauvaise conduite soviétique dans la Corne de l’Afrique,
et les menaces de l’Organisation Armée de la Palestine au
Sud Liban. Ensuite, il y avait eu une pause, et quand
le café avait été servi, le Président [américain] et
le Premier Ministre [israélien] l’avaient siroté en silence,
chacun jaugeant l’autre, comme si, d’un commun accord,
ils se préparaient à ce qui allait suivre.
Ensuite, Begin présenta, d’une manière extrêmement détaillée,
la croyance du Likoud au droit inaliénable du peuple juif
sur la terre d’Israël. S’agissant du premier sommet entre
un Premier Ministre du Likoud et un Président américain,
Menahem Begin avait décidé que Jimmy Carter entendrait
sa position à la source même.
Le Secrétaire d’État, Cyrus Vance, homme habituellement calme,
commença à s’agiter en entendant dire qu’Israël ne
renoncerait ni à la Judée, ni à la Samarie, ni à la bande
de Gaza. Il soutenait que cela rendrait vain tout plan
de paix pour une conférence de Genève.
Le Président pensait de même. Carter affichait un masque
de politesse, en regardant ses notes, mais on pouvait voir,
à ses mâchoires serrées, qu’il contenait son irritation
intérieure. Il répondit, avec son accent de paysan :
« Monsieur Le Premier Ministre, mon impression est que
votre insistance sur vos droits sur les Territoires et
Gaza peut être interprétée comme un signe de mauvaise foi.
Elle fera comprendre votre intention de rendre permanente
l’occupation militaire de ces zones. Cela mettra un terme
à tous les espoirs de négociation. Il serait incompatible
avec mes responsabilités de Président des États-Unis de ne
pas vous le dire, aussi exactement et aussi sincèrement
que je le peux, MONSIEUR BEGIN ! »
Tandis que l’exaspération faisait étinceler ses yeux d’un
bleu pâle, Carter martelait : « Il ne peut y avoir
d’occupation militaire permanente de ces territoires
conquis par la force. » Nous, les officiels israéliens,
qui étions autour de la table de conférence,
dans la Salle du Conseil, où avait lieu la réunion,
regardions chacun d’eux du coin de l’œil. Mais Begin
s’était préparé à cette rencontre avec ce Président
de la période post-Watergate et de renouveau moral,
Carter, le prêcheur, sensible à la droiture personnelle.
Puis, Begin se pencha en arrière et se mit à fixer,
d’un regard faussement doux, au-dessus de la tête du Président,
le vieux chandelier de bronze, qui surplombait la grande
table de chêne. Il n’allait pas se laisser bousculer.
Il savait que lui et le Président étaient sur des
trajectoires totalement différentes, et qu’il s’agissait
d’une confrontation sans issue à propos du cœur du pays
biblique. Carter était tout aussi ferme, il ne plierait
pas. Néanmoins, Begin devait, d’une manière ou d’une autre, persuader cet homme de jugement, désireux de soigner et de guérir, ce réalisateur énergique à l’esprit empirique d’ingénieur, qu’il voulait vraiment et honnêtement la paix, et que les Territoires n’étaient pas seulement une question de droits historiques, mais aussi une question de sécurité, vitale pour son peuple. Quand il recommença à regarder Carter, ce fut avec un regard grave et impérieux. « Monsieur le président, je vais vous confier quelque chose de personnel – non à mon sujet, mais au sujet de ma génération. Ce que vous avez entendu concernant les droits, qui sont ceux du peuple Juif, sur la terre d’Israël, peut vous sembler académique, théorique, voire discutable. Mais pas à ma génération. Pour ma génération de Juifs, ces liens éternels sont des vérités irréfutables et incontournables, aussi anciennes que le temps qui s’est écoulé. Elles touchent au cœur même de notre identité nationale. Car nous sommes une nation ancienne qui revient chez elle. Nous sommes comme une génération biblique de souffrance et de courage. Nous sommes la génération de la Destruction et de la Rédemption. Nous sommes la génération qui s’est relevée de l’abîme sans fond de l’enfer. » Sa voix envoûtante avait des accents de réflexion profonde et semblait rejoindre la mémoire des générations. L’âpre ardeur de son langage focalisait l’attention intense des assistants autour de la table. «Nous étions un peuple sans espoir, Monsieur Le Président. Nous avons été saignés à blanc, non pas une fois, ni deux fois, mais de siècle en siècle, encore et encore. Nous avons perdu un tiers de notre peuple en une génération, la mienne. Un million et demi de ses membres étaient des enfants, les nôtres. Personne n’est venu à notre secours. Nous avons souffert et sommes morts seuls. Nous ne pouvions rien faire. Mais maintenant, nous pouvons. Maintenant, nous pouvons nous défendre nous-mêmes. » Soudain, il se mit debout, le visage aussi dur que l’acier, et dit avec intrépidité : « J’ai une carte. »
Un aide déroula énergiquement une carte d’un mètre sur deux entre les deux hommes. Et Begin poursuivit :« Cette carte n’a rien de remarquable, c’est une carte standard de notre pays, sur laquelle figure l’ancienne ligne d’armistice, appelée ‘Ligne Verte’, telle qu’elle a existé jusqu’à la Guerre des Six Jours, en 1967 ». Il fit courir son doigt le long de la frontière défunte, qui serpente au centre du pays. « Et, comme vous le voyez, nos cartographes militaires ont simplement indiqué les très faibles distances de la profondeur de défense que nous avions, lors de cette guerre. » Il se pencha au-dessus de la table et désigna la zone montagneuse, de couleur brun sombre, qui couvre la partie nord de la carte.« Les Syriens tenaient les sommets de ces montagnes, Monsieur Le Président. Nous étions tout en bas. » Ses doigts se posèrent sur les hauteurs du Golan, puis s’arrêtèrent sur la bande de terre verte, en dessous. « Là, c’est la vallée de Hula. Sa largeur est inférieure à 10 miles [16 km]. Ils tiraient au canon sur nos villes et nos villages du sommet de ces montagnes, jour et nuit. » Carter regardait, les mains croisées sous le menton. Les doigts du Premier Ministre allaient maintenant plus au sud, vers Haïfa, il continua : « La ligne d’armistice était à moins de 20 miles [32 Km] de notre plus grande ville portuaire. » Ensuite, il s’arrêta sur Netanya : « Ici, notre pays se réduisait à une étroite bande, large de 9 miles [moins de 14 Km 500]. » Le Président américain hocha la tête et dit :« Je comprends. » Mais Begin n’était pas sûr qu’il ait vraiment compris. Son doigt tremblait et sa voix grondait : « 14 Km et demi, Monsieur Le Président ! Inconcevable ! Indéfendable ! » Carter ne fit aucun commentaire. Le doigt de Begin était maintenant au-dessus de Tel Aviv et martelait la carte :
«Ici vivent un million de Juifs, à 12 miles [18 Km] de cette ligne d’armistice indéfendable. Et ici, entre Haïfa, au nord, et Ashkelon, au sud» (ses doigts couraient du haut en bas de la plaine côtière) – «vivent les deux tiers de notre population totale. Et cette plaine côtière est si étroite qu’une attaque par surprise, menée par une colonne de chars, pourrait, en quelques minutes, couper le pays en deux. Car celui qui tient ces montagnes» (l’extrémité de ses doigts tapotait les sommets de la Judée et de la Samarie) «tient la veine jugulaire d’Israël entre ses doigts. »
Ses yeux sombres, intenses, balayèrent le visage de marbre du puissant homme assis en face de lui, et, avec la conviction de celui qui a toujours combattu pour tout ce qu’il a obtenu, il déclara de manière lapidaire : «Messieurs, il n’est pas question de revenir à ces lignes. Dans notre environnement impitoyable et implacable, aucune nation ne peut être rendue aussi vulnérable et survivre».
Carter pencha la tête en avant, pour mieux inspecter la carte, mais ne dit toujours rien. Ses yeux étaient aussi indéchiffrables que de l’eau. «Monsieur le Président», poursuivit Begin, sur un ton qui ne tolérait pas l’indifférence, «c’est la carte de notre sécurité nationale, et j’utilise ces termes sans emphase et dans leur sens le plus littéral. C’est notre carte de survie. Et la différence entre le passé et aujourd’hui, c’est uniquement cela : la survie. Aujourd’hui, les membres de notre peuple peuvent défendre leurs femmes et leurs enfants. Dans le passé, ils ne le pouvaient pas. En fait, ils devaient les livrer aux tueurs nazis. Nous avons été ‘tertiés’, Monsieur Le Président… »
Carter leva la tête.
« Quel mot est-ce là, Monsieur le Premier Ministre ? »
«’Tertiés’, pas décimés. L’origine du mot ‘décimé’
est un sur dix. Quand une légion romaine était coupable
d’insubordination, un homme sur dix était passé au fil
de l’épée.
Dans notre cas, ce fut un sur trois – ‘tertiés’ ! »
Alors, les yeux humides et d’une voix décidée, tenace, et en pesant chaque mot, Begin déclara : « Monsieur, j’en fais le serment devant vous, au nom du peuple juif : cela n’arrivera plus jamais. » Puis l’émotion le submergea. Il crispa ses lèvres, qui commençaient à trembler. Il fixa la carte sans la voir, luttant pour endiguer les larmes qui lui venaient aux yeux. Il crispa les poings et les pressa si fort sur la table, que leurs articulations devinrent toutes blanches. Il se tint là, la tête courbée, le cœur brisé, plein de dignité. Un silence de mort se fit dans la salle. Saisi par sa méditation personnelle sur la Shoah infernale, Begin regardait fixement vers le lointain, au-delà de Carter, avec une étrange retenue dans les yeux. C’était comme si, dans sa contemplation, il passait au travers de ce Président baptiste, sudiste, membre du Renouveau, sur cette route à l’intérieur de lui-même, depuis cette intimité juive, profonde, lieu d’une plainte infinie et d’une foi éternelle, et d’une longue, longue mémoire, comme s’il était enfoui là, avec Moïse et les Maccabées.
Carter baissa la tête et se figea dans une attitude d’immobilité respectueuse. D’autres regardaient ailleurs. Le tic-tac de l’horloge ancienne sur la cheminée de marbre devint soudain audible. Une éternité semblait suspendue à chaque battement. Le silence était assourdissant. C’était comme l’éclair d’une résolution nationale de ne jamais revenir à ces lignes [d’armistice]. Graduellement, avec lenteur, le Premier Ministre se dressa de toute sa hauteur, et la salle reprit vie. Carter suggéra respectueusement une pause, mais Begin répondit que ce n’était pas nécessaire. Il avait fait son devoir.
Yehuda Avner * © The Jerusalem Post
* L’auteur, ancien diplomate, a été le conseiller de quatre
Premiers ministres, dont Menahem Begin.
Pour se Souvenir de cet article :
" Comment négocier pour une paix "
Nous devons etre Tous unis Aujourd'hui pour ne pas trahir
Menahem BEGIN ,(Zal ) Georges
Comment négocier pour une paix
Publié par admin à 7:45 dans articles du blog
Titre anglais original :
“ How to negotiate for ‘peace’ ”, Yehuda Avner
Première parution : The Jerusalem Post (11/9/2003)
Repris par Jewish World Review Sept. 17, 2003- 20 Elul 5763
Traduction française : Henri Orquera
Ce Jour Sur le BLOG de : www.terredisrael.com -
Jimmy Carter, fermier cultivateur d’arachides,
avait transformé la Maison Blanche
en un établissement austère. En accord avec ses convictions
calvinistes, il se moulait dans le rôle d’un citoyen-président.
Il interdisait qu’on l’appelle Chef, avait presque supprimé
le budget loisirs, vendu le yacht présidentiel, réduit
la flottille de limousines, et, plus généralement, débarrassé
son palais de toutes ses manières, artifices et prétentions.
Il portait lui-même son attaché-case.
Aussi, lorsqu’il accueillit le Premier Ministre Menahem Begin
à la Maison Blanche, en juillet 1977, avec une cérémonie
aussi flamboyante que pour un roi, une salve de 19 coups
de canon, une revue de tous les services armés et une parade
chorégraphique de la Vieille Garde du Corps des Fifres et
Tambours, en livrée blanche, de l’Armée Révolutionnaire,
les médias estimaient, avec juste raison, qu’il s’agissait
d’une marque de haute estime, ou de pure flatterie.
L’ambassadeur américain, Samuel Lewis, a confié qu’il
s’agissait d’un peu des deux : «Le Président était persuadé
qu’en traitant Begin avec du miel, il en obtiendrait bien
davantage qu’avec du vinaigre.»
Et, de fait, les discussions avaient démarré d’une manière
décente. Les deux dirigeants et leurs conseillers avaient
échangé leurs points de vue sur des sujets aussi sensibles
que les pourparlers de paix israélo-arabes de Genève,
la mauvaise conduite soviétique dans la Corne de l’Afrique,
et les menaces de l’Organisation Armée de la Palestine au
Sud Liban. Ensuite, il y avait eu une pause, et quand
le café avait été servi, le Président [américain] et
le Premier Ministre [israélien] l’avaient siroté en silence,
chacun jaugeant l’autre, comme si, d’un commun accord,
ils se préparaient à ce qui allait suivre.
Ensuite, Begin présenta, d’une manière extrêmement détaillée,
la croyance du Likoud au droit inaliénable du peuple juif
sur la terre d’Israël. S’agissant du premier sommet entre
un Premier Ministre du Likoud et un Président américain,
Menahem Begin avait décidé que Jimmy Carter entendrait
sa position à la source même.
Le Secrétaire d’État, Cyrus Vance, homme habituellement calme,
commença à s’agiter en entendant dire qu’Israël ne
renoncerait ni à la Judée, ni à la Samarie, ni à la bande
de Gaza. Il soutenait que cela rendrait vain tout plan
de paix pour une conférence de Genève.
Le Président pensait de même. Carter affichait un masque
de politesse, en regardant ses notes, mais on pouvait voir,
à ses mâchoires serrées, qu’il contenait son irritation
intérieure. Il répondit, avec son accent de paysan :
« Monsieur Le Premier Ministre, mon impression est que
votre insistance sur vos droits sur les Territoires et
Gaza peut être interprétée comme un signe de mauvaise foi.
Elle fera comprendre votre intention de rendre permanente
l’occupation militaire de ces zones. Cela mettra un terme
à tous les espoirs de négociation. Il serait incompatible
avec mes responsabilités de Président des États-Unis de ne
pas vous le dire, aussi exactement et aussi sincèrement
que je le peux, MONSIEUR BEGIN ! »
Tandis que l’exaspération faisait étinceler ses yeux d’un
bleu pâle, Carter martelait : « Il ne peut y avoir
d’occupation militaire permanente de ces territoires
conquis par la force. » Nous, les officiels israéliens,
qui étions autour de la table de conférence,
dans la Salle du Conseil, où avait lieu la réunion,
regardions chacun d’eux du coin de l’œil. Mais Begin
s’était préparé à cette rencontre avec ce Président
de la période post-Watergate et de renouveau moral,
Carter, le prêcheur, sensible à la droiture personnelle.
Puis, Begin se pencha en arrière et se mit à fixer,
d’un regard faussement doux, au-dessus de la tête du Président,
le vieux chandelier de bronze, qui surplombait la grande
table de chêne. Il n’allait pas se laisser bousculer.
Il savait que lui et le Président étaient sur des
trajectoires totalement différentes, et qu’il s’agissait
d’une confrontation sans issue à propos du cœur du pays
biblique. Carter était tout aussi ferme, il ne plierait
pas. Néanmoins, Begin devait, d’une manière ou d’une autre, persuader cet homme de jugement, désireux de soigner et de guérir, ce réalisateur énergique à l’esprit empirique d’ingénieur, qu’il voulait vraiment et honnêtement la paix, et que les Territoires n’étaient pas seulement une question de droits historiques, mais aussi une question de sécurité, vitale pour son peuple. Quand il recommença à regarder Carter, ce fut avec un regard grave et impérieux. « Monsieur le président, je vais vous confier quelque chose de personnel – non à mon sujet, mais au sujet de ma génération. Ce que vous avez entendu concernant les droits, qui sont ceux du peuple Juif, sur la terre d’Israël, peut vous sembler académique, théorique, voire discutable. Mais pas à ma génération. Pour ma génération de Juifs, ces liens éternels sont des vérités irréfutables et incontournables, aussi anciennes que le temps qui s’est écoulé. Elles touchent au cœur même de notre identité nationale. Car nous sommes une nation ancienne qui revient chez elle. Nous sommes comme une génération biblique de souffrance et de courage. Nous sommes la génération de la Destruction et de la Rédemption. Nous sommes la génération qui s’est relevée de l’abîme sans fond de l’enfer. » Sa voix envoûtante avait des accents de réflexion profonde et semblait rejoindre la mémoire des générations. L’âpre ardeur de son langage focalisait l’attention intense des assistants autour de la table. «Nous étions un peuple sans espoir, Monsieur Le Président. Nous avons été saignés à blanc, non pas une fois, ni deux fois, mais de siècle en siècle, encore et encore. Nous avons perdu un tiers de notre peuple en une génération, la mienne. Un million et demi de ses membres étaient des enfants, les nôtres. Personne n’est venu à notre secours. Nous avons souffert et sommes morts seuls. Nous ne pouvions rien faire. Mais maintenant, nous pouvons. Maintenant, nous pouvons nous défendre nous-mêmes. » Soudain, il se mit debout, le visage aussi dur que l’acier, et dit avec intrépidité : « J’ai une carte. »
Un aide déroula énergiquement une carte d’un mètre sur deux entre les deux hommes. Et Begin poursuivit :« Cette carte n’a rien de remarquable, c’est une carte standard de notre pays, sur laquelle figure l’ancienne ligne d’armistice, appelée ‘Ligne Verte’, telle qu’elle a existé jusqu’à la Guerre des Six Jours, en 1967 ». Il fit courir son doigt le long de la frontière défunte, qui serpente au centre du pays. « Et, comme vous le voyez, nos cartographes militaires ont simplement indiqué les très faibles distances de la profondeur de défense que nous avions, lors de cette guerre. » Il se pencha au-dessus de la table et désigna la zone montagneuse, de couleur brun sombre, qui couvre la partie nord de la carte.« Les Syriens tenaient les sommets de ces montagnes, Monsieur Le Président. Nous étions tout en bas. » Ses doigts se posèrent sur les hauteurs du Golan, puis s’arrêtèrent sur la bande de terre verte, en dessous. « Là, c’est la vallée de Hula. Sa largeur est inférieure à 10 miles [16 km]. Ils tiraient au canon sur nos villes et nos villages du sommet de ces montagnes, jour et nuit. » Carter regardait, les mains croisées sous le menton. Les doigts du Premier Ministre allaient maintenant plus au sud, vers Haïfa, il continua : « La ligne d’armistice était à moins de 20 miles [32 Km] de notre plus grande ville portuaire. » Ensuite, il s’arrêta sur Netanya : « Ici, notre pays se réduisait à une étroite bande, large de 9 miles [moins de 14 Km 500]. » Le Président américain hocha la tête et dit :« Je comprends. » Mais Begin n’était pas sûr qu’il ait vraiment compris. Son doigt tremblait et sa voix grondait : « 14 Km et demi, Monsieur Le Président ! Inconcevable ! Indéfendable ! » Carter ne fit aucun commentaire. Le doigt de Begin était maintenant au-dessus de Tel Aviv et martelait la carte :
«Ici vivent un million de Juifs, à 12 miles [18 Km] de cette ligne d’armistice indéfendable. Et ici, entre Haïfa, au nord, et Ashkelon, au sud» (ses doigts couraient du haut en bas de la plaine côtière) – «vivent les deux tiers de notre population totale. Et cette plaine côtière est si étroite qu’une attaque par surprise, menée par une colonne de chars, pourrait, en quelques minutes, couper le pays en deux. Car celui qui tient ces montagnes» (l’extrémité de ses doigts tapotait les sommets de la Judée et de la Samarie) «tient la veine jugulaire d’Israël entre ses doigts. »
Ses yeux sombres, intenses, balayèrent le visage de marbre du puissant homme assis en face de lui, et, avec la conviction de celui qui a toujours combattu pour tout ce qu’il a obtenu, il déclara de manière lapidaire : «Messieurs, il n’est pas question de revenir à ces lignes. Dans notre environnement impitoyable et implacable, aucune nation ne peut être rendue aussi vulnérable et survivre».
Carter pencha la tête en avant, pour mieux inspecter la carte, mais ne dit toujours rien. Ses yeux étaient aussi indéchiffrables que de l’eau. «Monsieur le Président», poursuivit Begin, sur un ton qui ne tolérait pas l’indifférence, «c’est la carte de notre sécurité nationale, et j’utilise ces termes sans emphase et dans leur sens le plus littéral. C’est notre carte de survie. Et la différence entre le passé et aujourd’hui, c’est uniquement cela : la survie. Aujourd’hui, les membres de notre peuple peuvent défendre leurs femmes et leurs enfants. Dans le passé, ils ne le pouvaient pas. En fait, ils devaient les livrer aux tueurs nazis. Nous avons été ‘tertiés’, Monsieur Le Président… »
Carter leva la tête.
« Quel mot est-ce là, Monsieur le Premier Ministre ? »
«’Tertiés’, pas décimés. L’origine du mot ‘décimé’
est un sur dix. Quand une légion romaine était coupable
d’insubordination, un homme sur dix était passé au fil
de l’épée.
Dans notre cas, ce fut un sur trois – ‘tertiés’ ! »
Alors, les yeux humides et d’une voix décidée, tenace, et en pesant chaque mot, Begin déclara : « Monsieur, j’en fais le serment devant vous, au nom du peuple juif : cela n’arrivera plus jamais. » Puis l’émotion le submergea. Il crispa ses lèvres, qui commençaient à trembler. Il fixa la carte sans la voir, luttant pour endiguer les larmes qui lui venaient aux yeux. Il crispa les poings et les pressa si fort sur la table, que leurs articulations devinrent toutes blanches. Il se tint là, la tête courbée, le cœur brisé, plein de dignité. Un silence de mort se fit dans la salle. Saisi par sa méditation personnelle sur la Shoah infernale, Begin regardait fixement vers le lointain, au-delà de Carter, avec une étrange retenue dans les yeux. C’était comme si, dans sa contemplation, il passait au travers de ce Président baptiste, sudiste, membre du Renouveau, sur cette route à l’intérieur de lui-même, depuis cette intimité juive, profonde, lieu d’une plainte infinie et d’une foi éternelle, et d’une longue, longue mémoire, comme s’il était enfoui là, avec Moïse et les Maccabées.
Carter baissa la tête et se figea dans une attitude d’immobilité respectueuse. D’autres regardaient ailleurs. Le tic-tac de l’horloge ancienne sur la cheminée de marbre devint soudain audible. Une éternité semblait suspendue à chaque battement. Le silence était assourdissant. C’était comme l’éclair d’une résolution nationale de ne jamais revenir à ces lignes [d’armistice]. Graduellement, avec lenteur, le Premier Ministre se dressa de toute sa hauteur, et la salle reprit vie. Carter suggéra respectueusement une pause, mais Begin répondit que ce n’était pas nécessaire. Il avait fait son devoir.
Yehuda Avner * © The Jerusalem Post
* L’auteur, ancien diplomate, a été le conseiller de quatre
Premiers ministres, dont Menahem Begin.
NOUVEL AN H'ASSIDIQUE
GENERATION GUEOULA
Evénement :
19 Kislev - 29 Novembre 2007 : Nouvel AN H'ASSIDIQUE
Cette date : Coincidence ou Prévision ..., Georges
Sujet : Naissance de la H’assidout H’abad
Le Maguid de Mézritch était le maître de l’Admour Hazaken.
Il fut Rabbi pendant douze ans. Durant toute cette période
il oeuvra afin de développer l’ouvrage de son prédécesseur,
le Baal chem tov. Il quitta ce monde le 19 kislev 1772.
Après son départ ses éléves ne trouvèrent pas dans leur rangs,
un homme aux épaules suffisamment larges pour pouvoir faire
face aux oppositions de plus en plus virulentes de leurs
opposants, les « mitnaguedims ».
Après que le fils du Maguid, comme Rabbi Menah’em Mendel
de Vitebsk s’efforcèrent de prendre tour à tour la direction
du mouvement H’assidique, aucun des deux ne réussit à
donner un nouvel essor à la diffusion
du H’assidisme en Russie.
Rabbi Menah’em de Vitebsk et Rabbi Avraham de Kalisk
insistèrent auprès de l’Admour Hazaken afin qu’il accepte de
prendre la direction du mouvement. Après maintes hésitations
il acquiesça. Sous son impulsion la H’assidout fut plus
largement diffusée en Russie blanche. Elle était maintenant
enseignée à travers des développements rationnels et non plus
seulement à travers des mots qui touchent les sentiments de l’homme.
Les accusations contre l’œuvre de l’Admour Hazaken furent multiples dans le ciel comme sur terre. Ses enseignements bousculaient un peu plus les traditions ancéstrales de nos frères d’Europe de l’Est. Bons nombres d’entre eux s’interrogèrent sur le bien-fondé du H’assidisme et de ses enseignements.
Lorsque l’Admour Hazaken fut emprisonné le 25 Tichri 1798 en tant qu’ennemi de l’état Russe dans la forteresse de Peter Parlov, l’opposition atteignit son paroxisme. Pour autant la libération de l’Admour Hazaken le 19 kislev 1798 fut tout aussi miraculeuse.
Elle révéla au monde entier combien D… était avec lui. Il devint évident aux yeux de chacun des enfants d’israël que le H’assidisme était l’émanation de la thora.
Cette date est donc importante.
Elle est le début de la nouvelle année H’assidique
et le point de départ de toutes les bonnes décisions.
Aussi en ce jour du 19 Kislev 5768 (jeudi 29 Novembre)
souhaitons-nous mutuellement H’ag Saméah’.
Que nous soyons tous inscrits et scellés pour une bonne et
douce année. Emplie d’étude de H’assidout et de vie H’assidique.
Que cette nouvelle année soit bénie par la venue dès
aujourd’hui de notre juste Machiah’.
HAG SAMEAH
Evénement :
19 Kislev - 29 Novembre 2007 : Nouvel AN H'ASSIDIQUE
Cette date : Coincidence ou Prévision ..., Georges
Sujet : Naissance de la H’assidout H’abad
Le Maguid de Mézritch était le maître de l’Admour Hazaken.
Il fut Rabbi pendant douze ans. Durant toute cette période
il oeuvra afin de développer l’ouvrage de son prédécesseur,
le Baal chem tov. Il quitta ce monde le 19 kislev 1772.
Après son départ ses éléves ne trouvèrent pas dans leur rangs,
un homme aux épaules suffisamment larges pour pouvoir faire
face aux oppositions de plus en plus virulentes de leurs
opposants, les « mitnaguedims ».
Après que le fils du Maguid, comme Rabbi Menah’em Mendel
de Vitebsk s’efforcèrent de prendre tour à tour la direction
du mouvement H’assidique, aucun des deux ne réussit à
donner un nouvel essor à la diffusion
du H’assidisme en Russie.
Rabbi Menah’em de Vitebsk et Rabbi Avraham de Kalisk
insistèrent auprès de l’Admour Hazaken afin qu’il accepte de
prendre la direction du mouvement. Après maintes hésitations
il acquiesça. Sous son impulsion la H’assidout fut plus
largement diffusée en Russie blanche. Elle était maintenant
enseignée à travers des développements rationnels et non plus
seulement à travers des mots qui touchent les sentiments de l’homme.
Les accusations contre l’œuvre de l’Admour Hazaken furent multiples dans le ciel comme sur terre. Ses enseignements bousculaient un peu plus les traditions ancéstrales de nos frères d’Europe de l’Est. Bons nombres d’entre eux s’interrogèrent sur le bien-fondé du H’assidisme et de ses enseignements.
Lorsque l’Admour Hazaken fut emprisonné le 25 Tichri 1798 en tant qu’ennemi de l’état Russe dans la forteresse de Peter Parlov, l’opposition atteignit son paroxisme. Pour autant la libération de l’Admour Hazaken le 19 kislev 1798 fut tout aussi miraculeuse.
Elle révéla au monde entier combien D… était avec lui. Il devint évident aux yeux de chacun des enfants d’israël que le H’assidisme était l’émanation de la thora.
Cette date est donc importante.
Elle est le début de la nouvelle année H’assidique
et le point de départ de toutes les bonnes décisions.
Aussi en ce jour du 19 Kislev 5768 (jeudi 29 Novembre)
souhaitons-nous mutuellement H’ag Saméah’.
Que nous soyons tous inscrits et scellés pour une bonne et
douce année. Emplie d’étude de H’assidout et de vie H’assidique.
Que cette nouvelle année soit bénie par la venue dès
aujourd’hui de notre juste Machiah’.
HAG SAMEAH
LE 29 NOVEMBRE DOIT - IL ETRE UN JOUR DE FETE
JEUDI 29 NOVEMBRE 2007
Lire cet Article pour se rappeler les evenements depuis
La résolution de l'Assemblée Génerale de l'O.N.U.
Il y a 60 ans. Georges
Le 29 novembre doit-il être un jour de fête ?
Publié par admin à 5:51 dans articles du blog
Par Caroline B. Glick
pour www.jewishworldreview.com -
Adaptation française de Sentinelle 5768
Sur le BLOG de : www.terredisrael.com
Il y a un peu de poésie perverse dans le fait que la
conférence d’Annapolis se tienne la même semaine que
le 60ème anniversaire de la résolution de
l’Assemblée Générale de l’ONU recommandant que le Mandat
britannique sur la Palestine donne lieu à une partition
entre un Etat juif et un Etat arabe.
Ce que la confluence des évènements permet de montrer,
c’est combien peu de choses ont changé en 60 ans.
Aussi bien la résolution de l’ONU en 1947 que la conférence
d’Annapolis sont consacrées à la charge d’obliger
le Peuple juif à compromettre ses droits, par une soumission
pour se concilier les voisins d’Israël, qui maintiennent
encore après 60 ans leur refus d’accepter le droit
du Peuple juif à la souveraineté sur sa terre.
Et toutes deux sont présentées comme des réussites
diplomatiques par le gouvernement israélien.
Le gouvernement Olmert, soutenu par les media de
Gauche israéliens, a présenté la décision des Etats arabes
et musulmans, comme l’Arabie saoudite, la Syrie,
le Pakistan et l’Indonésie - qui n’acceptent pas le droit
d’Israël à l’existence – de participer à la conférence
d’Annapolis comme une percée majeure.
Mais c’est une absurdité. Les représentants de ces Etats
utiliseront la plateforme fournie par l’Amérique pour
condamner Israël, exactement comme ils utilisent toute
autre plateforme internationale pour ce faire.
De même, le gouvernement Olmert, soutenu par les medias de
Gauche d’Israël, célèbre la résolution de 1947 de l’ONU,
comme si c’était le fondement de la légitimité
internationale d’Israël.
Non seulement cela est faux, mais avec les années,
la perception qu’Israël doit sa légitimité à cette résolution
de l’ONU a eu un effet corrosif sur la capacité d’Israël
à conduire une politique étrangère d’une manière qui fasse
avancer son intérêt national. L’effet est évident dans la
conduite de la politique étrangère du gouvernement Olmert.
Le 29 novembre 1947, l’Assemblée Générale de l’ONU a adopté
la résolution 181. Comme résolution de l’Assemblée Générale,
la 181 n’avait pas force de loi internationale.
Le fondement légal international de l’Etat juif a été
le Mandat sur la Palestine de 1922 de la Ligue des Nations,
qui a chargé le gouvernement britannique d’administrer la
zone désignée comme le futur Etat juif.
De fait, si elle a produit quelque chose, la résolution 181
a cherché à légitimer des décisions illégales prises par les
Britanniques tout au long de son mandat.
Comme le Mandat de la Ligue des Nations le stipulait
clairement, la Grande Bretagne était supposée gérer le
territoire de la Palestine mandataire, et encourager
l’établissement d’un Etat juif qui remplacerait
finalement le gouvernement mandataire britannique.
Pourtant, pratiquement depuis le début, les Britanniques firent juste le contraire. Ils établirent le royaume hachémite de Transjordanie sur la plus grande partie du pays destiné à l’Etat juif. De plus, ils prirent toutes les mesures possibles pour empêcher les Juifs d’établir un Etat sur le reste du territoire. Ils bloquèrent l’immigration juive, et limitèrent les droits de Juifs d’acheter et d’aménager la terre à une petite portion du territoire – qu’ils pensaient être trop petite pour soutenir un Etat souverain.
C’est à cause de l’échec britannique visant à détruire le sionisme et à empêcher la population juive d’établir leur Etat que le plan de Partition de l’ONU a été introduit. C’est-à-dire que, loin de fonder un Etat juif, la 181 acceptait simplement une entité nationale déjà existante. En dépit des plus grands efforts de la Grande Bretagne, les Juifs avaient déjà établi leur Etat en 1947. Il aurait existé même si la résolution n’avait pas été adoptée.
Malheureusement, plutôt que de reconnaître le vrai fondement légal d’Israël et à travers lui, ses propres droits sur la Judée, la Samarie et Jérusalem, Israël agit comme si ses frontières légales étaient déterminées par le Conseil de Sécurité de l’ONU. Sa gratitude mal placée envers l’ONU a entraîné les gouvernements israéliens successifs à ignorer et à minimiser le mauvais traitement d’Israël par l’ONU.
Pendant les 40 dernières années, loin de rester fidèle à la haute opinion d’Israël sur le sujet, l’ONU a été le principal moteur derrière la campagne de refus du droit d’Israël à l’existence. L’ONU a relégué Israël au statut de citoyen de seconde classe, souffrant de discrimination systématique dans tout le système de l’ONU. Le traitement inique de l’ONU place celle-ci en violation de l’affirmation de sa propre Charte stipulant que tout Etat doit être traité avec équité. Et de fait, cela a corrompu l’organisation au-delà de toute réparation possible.
Si l’on en revient à 1975, l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Chaim Herzog se dressa devant l’Assemblée Générale et déchira la résolution intrinsèquement antisémite assimilant le sionisme à une forme de racisme. Mais au cours des 15 dernières années, la capacité d’Israël à se dresser face à la discrimination de l’ONU s’est érodée. Cette érosion de la capacité d’Israël à reconnaître l’agressivité de l’ONU comme telle a été creusée à de nouvelles profondeurs sous le gouvernement Olmert. Loin de placer à l’ONU de côté, le Premier Ministre Ehud Olmert et la ministre des affaires étrangère Tzipi Livni ont adopté l’organisme hostile, et lui ont conféré le pouvoir de déterminer leur politique internationale sur les trois menaces les plus importantes pour la sécurité nationale d’Israël : le programme d’armes nucléaires de l’Iran ; la puissance du Hezbollah au Liban ; et le terrorisme palestinien et sa guerre politique contre l’Etat juif.
Depuis que le programme nucléaire de l’Iran a été dénoncé pour la première fois en 2002, Israël a soutenu les efforts des USA pour prendre en charge la menace à travers le Conseil de Sécurité de l’ONU. A la lumière du soutien chinois et russe à l’Iran, cette politique n’a jamais eu aucun sens. Et pourtant, alors que l’Iran a encore progressé plus que jamais vers de installations nucléaires, depuis cinq ans, Israël a subordonné ses efforts pour empêcher la progression nucléaire de l’Iran à un organisme qui est institutionnellement incapable de faire quoi que ce soit pour empêcher l’Iran d’obtenir la bombe.
Pendant la guerre avec le Hezbollah en 2006, le conseil de Sécurité de l ONU a conduit la charge pour condamner Israël. Pourtant, plutôt que de laisser de côté l’organisme hostile, le gouvernement Olmert choisit de lui conférer encore plus de pouvoir. Le Conseil de Sécurité, qui tenait quotidiennement des sessions spéciales pour attaquer Israël et l’accuser de crimes de guerre, a été autorisé à poser les termes du cessez-le-feu. Et Israël adopta la résolution de cessez-le-feu qui permettait au Hezbollah de se réarmer et d’affirmer son contrôle non seulement sur le Sud Liban, mais au Nord de la rivière Litani.
Israël poussa aussi avec enthousiasme à l’expansion de la force de la FINUL au Sud Liban, sous le contrôle de laquelle le Hezbollah a été autorisé à réarmer, et Israël a été empêché de mener des actions militaires pour neutraliser la menace croissante contre son territoire.
Et enfin il y a les Palestiniens. Le jour où Israël fête le 60ème anniversaire de la résolution 181, l’ONU portera le deuil au cours d’une journée officielle de solidarité avec le peuple palestinien. De fait, l’ONU marquera l’anniversaire en adoptant une douzaine de résolutions condamnant Israël – la plupart rédigées par les mêmes pays que ceux ayant envoyé des représentants à Annapolis pour condamner Israël.
Comme avec l’Iran et le Hezbollah, de même avec les Palestiniens, le gouvernement Olmert a répondu à la radicalisation croissante de la société palestinienne par l’expansion de l’autorité de l’ONU sur le conflit. Cela n’est jamais plus apparent que dans la promotion par le gouvernement de l’UNWRA (Agence de l’ONU pour les Réfugiés Palestiniens).
Après que le Hamas ait remporté les élections palestiniennes en janvier 2006, Israël a appelé la communauté internationale à augmenter son soutien financier à l’UNWRA. Celle-ci, qui gère les camps de réfugiés palestiniens, a permis que ces camps soient utilisés comme des bases terroristes. Le seul objectif de l’UNWRA est de perpétuer la détresse des soi-disant réfugiés palestiniens et de leurs descendants, en les empêchant d’être réinstallés de façon permanente dans les pays où ils ont vécu pendant quatre générations. Et pourtant, le gouvernement est devenu l’une des avocats les plus fervents de ces agences.
Le gouvernement Olmert dénigre ses critiques qui soulignent que la conférence d’Annapolis est dommageable pour la sécurité nationale d’Israël comme opposée à la paix. Dans la même veine, il attaque les partisans d’Israël qui critiquent l’ONU pour sa stratégie politique anti-israélienne. Le 18 novembre, des experts juridiques internationaux, des législateurs américains et des diplomates israéliens en retraite se sont réunis à New York pour une conférence intitulée : « Piratage des droits de l’homme : la diabolisation d’Israël par les Nations Unies », parrainée par le‘Touro College’, ‘The Hudson Institute’ [l’un des plus anciens et prestigieux centres de réflexion stratégique aux USA], et l’Association Américaine des Avocats et Juristes Juifs. Le seul défenseur de l’ONU à ce conclave était l’ambassadeur adjoint à l’ONU Daniel Carmon.
Carmon minimisa l’effet du traitement discriminatoire d’Israël par l’ONU comme seulement déplaisant, et soutint l’utilité de l’ONU avec l’Iran, les Palestiniens et le Liban. Il réprimanda les défenseurs d’Israël pour s’attaquer à l’ONU, et fit en général tout son possible pour démoraliser l’auditoire.
Comme Esther Kandel, une militante juive qui a participé à un groupe de pression au congrès américain pour interrompre le financement de l’UNWRA, du fait de son soutien au terrorisme, l’a déclaré à la revue ‘Jewish Week’ : « Il n’est pas utile, quand nous travaillons à informer les membres du congrès sur la fraude et la malignité de l’UNWRA, d’avoir un représentant d’Israël qui dise que l’UNWRA est une bonne chose. Je me sens minée et coulée par le gouvernement d’Israël sur ce problème ».
Le problème auquel les partisans d’Israël sont confrontés pour s’opposer au gouvernement Olmert est le même que celui éprouvé par les Israéliens qui comprennent combien la politique étrangère du gouvernement est dangereuse et autodestructrice. Dans les deux cas, ces mêmes officiels aveugles qui croient qu’ils ont accompli quelque chose de grand quand des Etats arabes et islamiques ont accepté de siéger à la même table que les Israéliens, mais en condamnant en face à face l’Etat juif : ces officiels qui considèrent une résolution légale insignifiante et faillie comme un grand succès diplomatique, dictent la loi.
Jusqu’à ce qu’Israël ait des dirigeants qui mènent une politique étrangère fondée sur la reconnaissance de la réalité et la célébration des réalisations du Peuple juif pour bâtir un Etat sûr, les partisans d’Israël continueront d’être déconcertés par le gouvernement israélien, et le peuple israélien d’être agressé et humilié.
JWR contributor Caroline B. Glick is the senior Middle
East Fellow at the Center for Security Policy in
Washington, DC and the deputy managing editor
of The Jerusalem Post.
28 novembre 2007
27 novembre 2007
IL ETAIT UNE FOIS .....LES JUIFS DE LIBYE
MARDI 27 NOVEMBRE 2007
Sur Le Blog Terredisrael
Jacques TAIEB :
IL ETAIT UNE FOIS...LES JUIFS DE LIBYE
Jacques Taieb :
Les Juifs furent acculés au départ car leur sécurité physique
était menacée
Natif de Tunisie, spécialiste de l’histoire du Maghreb,
Jacques Taïeb sera l’un des intervenants de la manifestation
organisée conjointement par le CRIF et le Centre Rachi
d’Art et de Culture consacrée aux Juifs de Libye :
« Il était une fois…Les Juifs de Libye»,
qui se déroulera le 5 décembre 2007 à 20h30 au Centre Rachi.
Il répond à nos questions.
Pour vous, c’est quoi la Libye ?
Libye, nom tiré d’une tribu berbère, les Lebou, plusieurs siècles avant J.C. (1000 ans) et qui va être attribué à une contrée située à l’ouest du Nil. En 1911, l’Italie applique le nom au pays actuel avec ses trois régions : la Tripolitaine à l’ouest, la Cyrénaïque à l’est et le Fezzan au Sud.
C’est actuellement un pays arabe étrangement gouverné et riche de son pétrole. C’est aussi un pays où, jusqu’au milieu du XX ème siècle, vivait une importante communauté juive, très ancienne, fondée après la destruction du Second Temple (70 après J.C.) voire avant cette date. Une des plus anciennes communautés juives du monde.
Pourquoi, selon vous, les Juifs de Libye ont-ils choisi l’exil ?
A la limite, les Juifs ne choisirent rien du tout. Ils furent acculés au départ car leur sécurité physique était menacée, et ce, de 1948 à 1952.
Période charnière marquée par la naissance d’Israël, l’indépendance du pays fin 1951, les massacres anti-juifs de 1945 à 1948 avec des départs massifs et une résistance efficace des groupes d’auto-défense, en 1948, qui limitèrent les pertes humaines chez les Juifs de Tripoli.
Pourquoi, pour qui, maintenir vivace le souvenir d’une communauté juive millénaire qui a compté jusqu’à quarante mille personnes et dont il ne reste pratiquement plus personne ?
Pour des raisons très simples. D’abord, ne serait-ce que par son ancienneté, cette communauté était un élément-clef des diasporas. Ensuite parce que, sur place, elle eut une vie culturelle active, riche, diversifiée, surtout à l’époque moderne : XVIII ème, XIX ème et XX ème siècles. Sans doute aussi, comme n’importe quelle communauté juive disparue, il faut perpétuer son souvenir.
Pour qui ? Pour les descendants de ceux qui vécurent dans cette contrée d’islam treize siècles durant, mais aussi pour d’autres, Juifs ou non, d’autant que le pays, ses habitants et la communauté juive de naguère, sont fort mal connus.
Propos recueillis par Jean-Pierre Allali Pour le CRIF
Sur Le Blog Terredisrael
Jacques TAIEB :
IL ETAIT UNE FOIS...LES JUIFS DE LIBYE
Jacques Taieb :
Les Juifs furent acculés au départ car leur sécurité physique
était menacée
Natif de Tunisie, spécialiste de l’histoire du Maghreb,
Jacques Taïeb sera l’un des intervenants de la manifestation
organisée conjointement par le CRIF et le Centre Rachi
d’Art et de Culture consacrée aux Juifs de Libye :
« Il était une fois…Les Juifs de Libye»,
qui se déroulera le 5 décembre 2007 à 20h30 au Centre Rachi.
Il répond à nos questions.
Pour vous, c’est quoi la Libye ?
Libye, nom tiré d’une tribu berbère, les Lebou, plusieurs siècles avant J.C. (1000 ans) et qui va être attribué à une contrée située à l’ouest du Nil. En 1911, l’Italie applique le nom au pays actuel avec ses trois régions : la Tripolitaine à l’ouest, la Cyrénaïque à l’est et le Fezzan au Sud.
C’est actuellement un pays arabe étrangement gouverné et riche de son pétrole. C’est aussi un pays où, jusqu’au milieu du XX ème siècle, vivait une importante communauté juive, très ancienne, fondée après la destruction du Second Temple (70 après J.C.) voire avant cette date. Une des plus anciennes communautés juives du monde.
Pourquoi, selon vous, les Juifs de Libye ont-ils choisi l’exil ?
A la limite, les Juifs ne choisirent rien du tout. Ils furent acculés au départ car leur sécurité physique était menacée, et ce, de 1948 à 1952.
Période charnière marquée par la naissance d’Israël, l’indépendance du pays fin 1951, les massacres anti-juifs de 1945 à 1948 avec des départs massifs et une résistance efficace des groupes d’auto-défense, en 1948, qui limitèrent les pertes humaines chez les Juifs de Tripoli.
Pourquoi, pour qui, maintenir vivace le souvenir d’une communauté juive millénaire qui a compté jusqu’à quarante mille personnes et dont il ne reste pratiquement plus personne ?
Pour des raisons très simples. D’abord, ne serait-ce que par son ancienneté, cette communauté était un élément-clef des diasporas. Ensuite parce que, sur place, elle eut une vie culturelle active, riche, diversifiée, surtout à l’époque moderne : XVIII ème, XIX ème et XX ème siècles. Sans doute aussi, comme n’importe quelle communauté juive disparue, il faut perpétuer son souvenir.
Pour qui ? Pour les descendants de ceux qui vécurent dans cette contrée d’islam treize siècles durant, mais aussi pour d’autres, Juifs ou non, d’autant que le pays, ses habitants et la communauté juive de naguère, sont fort mal connus.
Propos recueillis par Jean-Pierre Allali Pour le CRIF
MANIFESTATION CONTRE ANNAPOLIS
MARSI 27 NOVEMBRE 2007
ISRAELINFOS.net
17 Kisslev 5768
27.11.2007
Numéro 350
A LA UNE
Manifestation contre Annapolis
Plus de dix mille personnes se sont rassemblées lundi soir à
Jérusalem contre la tenue du sommet international pour la
paix, à l’appel du Conseil des localités de
Judée-Samarie (Yesha).
«Ehud Olmert, tu n’as aucun mandat pour renoncer à la moindre
parcelle de la Terre d’Israël» a déclaré durant la
manifestation, Shaoul Goldstein, le président du conseil
régional du Gush Etzion, qui a également confié
à Israelinfos.net son regret que la droite n’arrive à s‘unir
dans les moments de crise, et émis le vœu que tous les
opposants aux négociations d'Annapolis présentent un front
commun de contestation. Plusieurs députés et dirigeants des
implantations se sont succédés à la tribune installée
devant la résidence du premier ministre à Jérusalem, pour
protester contre la tenue de ce sommet durant lequel
Israéliens et Palestiniens doivent annoncer la reprise
des négociations de paix pour un règlement définitif du
conflit. Le député Tzvi Endel (Ihoud Leoumi) qui a
qualifié le chef du gouvernement "d'être sans doute
le Premier ministre le plus dangereux pour le pays depuis
la création de l’Etat d’Israël" a vivement été applaudi.
Le député Doudou Rotem (Israël Beteinou) est également
intervenu pour demander à Ehud Olmert de ne faire aucune
concession sur la Judée-Samarie et Jérusalem.
Des parlementaires de Shass et de Kadima étaient venus
soutenir les manifestants, ce qui a amené les députés
Effi Eitam et Arié Eldad du parti Ihoud Leoumi, à
boycotter ce rassemblement en signe de protestation contre
la présence de membres de la coalition. Pinhas Wallerstein,
président du conseil régional de Binyamin, a pour sa part
affirmé que cette réunion représentait "une menace réelle pour
l’Etat d’Israël", et a appelé à une mobilisation générale.
Diplomatie
SOMMET D'ANNAPOLIS
- Le président américain George Bush a reçu séparément
le Premier ministre israélien et
le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas,
avant l'ouverture officielle de la conférence internationale
ce mardi. Il a assuré les deux hommes du soutien de
l’administration américaine pour faire aboutir les
pourparlers, et s’est affirmé optimiste pour l’avenir.
Ehud Olmert a par ailleurs émis le vœu que cette réunion
permette de normaliser également les relations entre
l’Etat hébreu et les pays arabes voisins.
- Le chef de la diplomatie syrienne Walid Mouallem, a réaffirmé lundi que la restitution du plateau du Golan n’était pas négociable. "La reconnaissance d'Israël est liée à son retrait de tous les territoires arabes occupés en 1967", a-t-il ajouté. Damas avait annoncé dimanche sa participation au sommet international d'Annapolis, après avoir obtenu des Etats-Unis qu'y soit abordée la question de son conflit territorial avec Israël sur le plateau du Golan occupé par Israël depuis la guerre des six jours et annexé en 1981. La Syrie sera représentée par son vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Mekdad.
- Les groupes islamistes palestiniens réunis à Gaza pour une "conférence du refus" ont affirmé leur opposition à la relance du processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Le Hamas qui a organisé ce rassemblement, a déclaré «rejeter par avance toutes les solutions de paix qui négligent les droits du peuple palestinien». Mahmoud Zahar, un des chefs du mouvement à Gaza, a notamment rappelé que «la Palestine va du fleuve Jourdain jusqu'à la mer Méditerranée, des frontières syrienne et libanaise au nord, à la frontière égyptienne au sud", exprimant ainsi le refus de tout droit à l’existence d’Israël. Un porte-parole du mouvement islamiste a pour sa part souligné que les Palestiniens ne tiendraient aucun compte des éventuelles décisions prises à Annapolis, et précisé que la délégation emmenée par Mahmoud Abbas n'était pas légitime.
- Le ministre palestinien de l'Information Riyad Al-Maliki, a déclaré à l'issue de la réunion hebdomadaire du cabinet palestinien à Ramallah, que toute manifestation hostile à la conférence internationale de paix serait interdite.
- Le chef de la diplomatie du Bahreïn a annoncé avoir refusé la proposition de son homologue israélienne d'établir des relations diplomatiques entre les deux pays. Le Cheikh Khaled Ben-Ahmed al-Khalifa avait rencontré Tzipi Livni le mois dernier à New York.
Sécurité
- L’état d’alerte des forces de sécurité israéliennes instauré dimanche, sera maintenu jusqu’à mercredi dans tout le pays. Des milliers de policiers ont été mobilisés, des barrages routiers installés sur les principales routes d'accès aux grandes villes israéliennes, et des contrôles systématiques sont opérés par la police dans les secteurs à forte densité de population.
- Un membre du Hamas a été tué dans un raid aérien qui a fait également quatre blessés, tandis que deux autres Palestiniens qui tentaient de placer des explosifs sur la barrière de sécurité, ont été abattus avant de pouvoir commettre leur méfait.
Insolite
Un drapeau israélien a été homologué par le livre des Records Guinness comme étant le plus grand du monde. Ce drapeau présenté dimanche dans la région de Massada est long de 200 mètres sur une largeur de 100 mètres et pèse 5200 kilos. C’est une religieuse philippine qui a financé sa fabrication pour un demi million de dollars ayant, assure-t-elle, reçu une vision divine lui enjoignant de le faire.
Israelinfos.net vous souhaite une agréable journée.
25 novembre 2007
SHABBAT MONDIAL : ET POURQUOI PAS ?!.
Shabbat mondial : Et pourquoi pas ?!
Par Caroll Azoulay pour Guysen International News
Par webmaster, dimanche 25 novembre 2007 à 06:30
Et Sur Le BLOG de wwww.terredisrael.com
Fermez les yeux et imaginez une journée sans sms, mail, msn,
téléphone mobile, téléphone fixe, beepers, télévision,
web cam et interphone. Poursuivez le voyage, en décidant
à présent d’oublier voitures, cigarettes, travail, planning
et autres agendas électroniques. Vous venez d’entrer dans une
troisième dimension, crée de toutes pièces par un judaïsme
visionnaire qui, des millénaires auparavant, su prévoir
qu’un jour, l’homme moderne serait avalé par le système.
Une dimension nommée 'Shabbat',
et dont la traduction littérale pourrait être la cessation
du travail, mais aussi, le repos, voir, en hébreu moderne,
la grève des activités…
Un concept révolutionnaire en ce qu’il inciterait l’homme à
se mettre en retrait de l’ordre établi et à imposer son
propre rythme sur une période déterminée de vingt-quatre heures.
Une nouvelle cadence, débarrassée des parasites inhérents à
la vie quotidienne et dont le tempo serait la méditation,
la relation à l’autre, le repos du corps et de l’esprit.
Formule unique en son genre offerte au peuple juif comme un
cadeau et comme une alliance garante de sa longévité,
le Shabbat est, dans la mystique juive, comparé à une fiancée
venant à la rencontre de son bien aimé.
Symbole d’union céleste et de réunion entre les hommes,
le Shabbat est un des liens les plus précieux tissés entre
le Créateur et le peuple juif.
Afin d’inciter tous ceux qui n’auraient pas encore osé
le faire, à pousser la porte de cet univers hors du temps,
le Grand Rabbin de France, Yosseph Haim Sitruk a lancé un
appel solennel aux juifs du monde entier afin qu’ils
acceptent, le 8 décembre prochain,
de "vivre et de se réjouir ensemble autour d’un même jour
d’unité et de solidarité".
Selon lui, "puisque nous ne pouvons pas, encore, nous réunir
dans un même endroit, nous pouvons exprimer notre unité
dans un même temps et tout autour du monde".
"Il ne s’agit pas seulement d’un événement 'religieux' mais
bien d’un événement 'juif universel' ou chacun fera ce qu’il
peut, l’un des objectifs étant de tenter de combler le fossé
qui sépare malheureusement trop souvent les religieux de
ceux qui ne le sont pas. Chaque effort sera bénéfique à
l’ensemble du peuple juif" a précisé le Rav Sitruk à
Guysen International News.
"Nous espérons que les juifs qui ont déjà goûté à la saveur
du Shabbat sauront ouvrir leurs portes à tous ceux qui en ont
été privés jusqu’à maintenant". Sans promettre de "retour
sur investissement immédiat", le Rav Sitruk, avec son humour
habituel, assure ne pas vouloir axer cette initiative sur
les "possibles récompenses que l’on pourrait en retirer,
mais davantage sur la beauté du Shabbat".
Afin de donner l’élan nécessaire au succès de cette initiative,
le Rav Sitruk s’est assuré les services de deux publicistes
reconnus qui "nous ont concoctés une campagne de presse non
conventionnelle sur le Shabbat.
Au lieu des images traditionnelles de mère juive allumant
les bougies de Shabbat, nous aurons par exemple une chanson
intitulée "la fièvre du vendredi soir", directement inspirée,
vous l’avez compris, du célèbre "Saturday Night Fever"
de John Travolta. Les paroles, qui invitent bien évidemment
tout le monde à faire Shabbat, sont épatantes !
" indique le Rav Sitruk.
Soutenue et encouragée par les Grands Rabbins d’Israël
et l’ensemble des dirigeants de communautés de Diaspora,
cette initiative originale bénéficie par ailleurs de
l’aide d’un réseau bénévole qui s’est spontanément créé
afin de relayer cet appel dans le monde entier.
Depuis Miami, Rivka témoigne ainsi de l’enthousiasme
suscité par ce challenge qu’elle espère voir relever par
un maximum de personnes.
"Nous avons développé un site internet dans toutes les
langues pour permettre au plus grand nombre d’être informé
sur ce Shabbat qui aura lieu le 8 décembre prochain,
le 4e jour de la fête de Hanoukka, fête des lumières.
Nous avons déjà reçu des milliers de messages de juifs
qui désirent s’associer à ce moment unique. Beaucoup d’entre eux n’ont jamais fait Shabbat, mais ils ont compris le message d’unité et de rassemblement que veut transmettre le Rabbin Sitruk à travers cette initiative" affirme Rivka.
Pour que ce grand projet collectif, qui se traduira au bout du compte par une initiative privée, puisse se réaliser, le Rabbin Sitruk a demandé aux chefs de communautés juives de dispenser les informations nécessaires aux personnes n’ayant encore jamais respecté Shabbat, et d’imaginer des solutions leur permettant d’être éventuellement accueilli dans des familles et des synagogues. Des repas communautaires seront ainsi organisés dans la plupart des grandes villes de France pour que chacun puisse partager ce moment.
Et alors que bon nombre assimilent le Shabbat à un ensemble de règles contraignantes, Rivka les comparent à une simple… procédure de débarrassage. "Pour pourvoir apprécier un bon repas, il faut d’abord débarrasser la table et faire place nette des multitudes de choses qui s’y amassent" explique t-elle. Si le Shabbat interdit un certain nombre d’actions (toutes liées à une nomenclature bien précise regroupant 49 travaux interdits) c’est justement pour nous permettre de faire d’autres activités" précise Rivka.
"La Guemara explique que tant que le peuple juif 'gardera' le Shabbat, le Shabbat gardera le peuple juif. Le Shabbat c’est un avant-goût du monde futur et c’est accéder à la liberté, car aujourd’hui la liberté ce n’est pas de pouvoir faire, mais de prendre la liberté de ne pas faire" précise le Rav Sitruk.
Sorte de cure de désintoxication hebdomadaire, le Shabbat, en nous coupant des contraintes quotidiennes (faire à manger, répondre au téléphone, travailler, ou tondre la pelouse) nous réconcilie en effet avec la valeur exacte du temps.
En nous interdisant, il nous permet.
Et les premiers bénéficiaires sont évidemment les enfants.
"Un jour, un enfant demanda à son père combien il gagnait de l’heure" raconte Rikva. "100 dollars de l’heure" lui répondit son père. Une heure après, le petit garçon revint de sa chambre tout excité en montrant à son père le contenu de sa tirelire : 100 dollars, tout juste, qu’il tendit fièrement à son père. "Pourquoi me donne tu cet argent" ?, lui demanda son père. "Est-ce que tu peux me consacrer une heure de ton temps ?" répondit l’enfant.
C’est une histoire vraie et terrible " indique Rivka pour illustrer la formidable opportunité que représente le Shabbat dans la relation parent-enfant.
"Les (sur) activités de chacun diminuent de plus en plus la perspective de dîner ensemble, et de communiquer autour de la table. Pour certains, le Shabbat représente désormais le seul rendez-vous familial hebdomadaire, et joue donc le rôle de pivot permettant à la cellule familiale d’être cimentée envers et contre tous les aléas de la vie moderne" explique Rivka.
"J’aime D-ieu et j’aime les juifs, et j’ai toujours tenté, à travers des événements comme le Yom Athora ou comme le Yom Alimoud, de les faire se rencontrer, tout simplement" rappelle le Rav Sitruk.
"Le peuple juif est un petit peuple, mais possède des talents inouïs. Si on sait utiliser les compétences de chacun on peut arriver à des choses immenses. Or je suis attristé par la déperdition d’énergie provoquée par la division, la haine gratuite, l’ignorance et l’indifférence. Il faut donc trouver le dénominateur commun qui nous permettra de nous investir ensemble. Et le Shabbat du 8 décembre en est un" affirme le Rav Sitruk.
Interrogé sur la question de savoir si l’on peut espérer des retombées 'spirituelles' de ce geste shabatique international alors que l’avenir d’Israël est remis en question, le Rav Sitruk citant un verset, répond : "le Shabbat est une source de bénédictions. Alors essayons et nous verrons !"
Samedi 8 Décembre 2007 Chabbat Hanoukka Paracha Mikets www.oneshabbatogether.org Contact : info@oneshabbatogether.org
24 novembre 2007
PRENDRE LES RISQUES A ANNAPOLIS
Daniel Saada : prendre les risques à Annapolis
Par webmaster, samedi 24 novembre 2007 à 17:24
Sur le BLOG de : www.terredisrael.com
Le Crif en action
«On a la conviction qu’il n’y a pas d’alternative.
Il faut aller de l’avant». C’est ce qu’a déclaré
Daniel Saada, le nouveau ministre conseiller de
l’Ambassade d’Israël en France.
Lundi 5 novembre, le diplomate a été reçu par le bureau
exécutif pour faire un point sur la situation politique
au Proche-Orient et présenter la conférence d’Annapolis.
Plein d’espoir et d’optimisme, Daniel Saada a expliqué
que contrairement à Oslo, où les questions fondamentales
avaient été mises de côté pour donner une importance
réelle à la reconnaissance mutuelle entre les deux parties,
les responsables politiques réunis aux Etats-Unis ,
aborderont les questions litigieuses sans réserve :
- la création d’un Etat palestinien,
- Jérusalem,
- les frontières,
- le retour des refugiés,
- la répartition des ressources en eau,
- etc..
« Si nous n’essayons pas, la rencontre n’aura pas d’intérêt »,
a-t-il estimé.
«C’est la première fois depuis 14 ans qu’une négociation
israélo-palestinienne tente de trouver une solution sur ces
questions», a indiqué Daniel Saada, qui a illustré cette
volonté par les rencontres en tête à tête entre le président
palestinien, Mahmoud Abbas, et le Premier ministre israélien,
Ehud Olmert.
Il a également évoqué l’échec de Camp David à l’été 2000 où
Arafat avait rejeté l’ensemble des propositions d’Ehud Barak.
D’après lui, le monde palestinien n’était pas prêt et
Yasser Arafat, à l’époque, n’était pas convaincu que le monde
arabe le laisserait accepter ces propositions. « Aujourd’hui
les fractures politiques sont bousculées dans le monde arabe
et palestinien. Il y a une leçon à tirer de l’échec de Camp
David », a assuré Daniel Saada.
Le programme nucléaire iranien est aussi une des sources de
fractures du monde arabe. « Il s’agit d’une question
internationale et de moins en moins un problème israélien ».
Le Ministre conseiller a constaté avec satisfaction les
efforts des chancelleries occidentales et notamment française
et s’est félicité de l’évolution des relations bilatérales
entre la France et Israël depuis quelques années.
« Il fait bon d’être un diplomate israélien à Paris en 2007 »
a-t-il déclaré
Par ailleurs, Daniel Saada a salué le CRIF pour son
engagement et ses prises de position. « Le CRIF est un acteur
politique indispensable dans la cité et joue un rôle qui va
au-delà de l’intérêt communautaire », a-t-il estimé.
REFLEXION SUR LE TEHILIM - PSAUME 137
SAMEDI 24 NOVEMBRE 2007
Réflexion sur le Tehilim - Psaume 137
par Albert Bensoussan
Par webmaster, samedi 24 novembre 2007 à 17:38 ::
Sur le Blog de: terredisrael.com
L’autre soir mon écran m’envoie une chanson israélienne,
que je trouve quelque peu mièvre musicalement au regard de
son contenu : Im eshkah’er Yeroushalaïm.
Je reconnais aussitôt, car mon oreille en fut bercée pendant
toute ma jeunesse, les versets tant psalmodiés – ou pleurés
– du psaume 137.
137, que voilà un bon chiffre ! car 1 + 3 + 7 = 11 = 2.
C’est le chiffre de la dualité : Sion et Jérusalem.
De l’une est issue la Torah, de l’autre la Parole divine.
Autant dire une dualité ramenée à l’unité, comme duel et un
à la fois est le couple primordial ish / isha, pétri
même chair, baçar mi baçari.
Mais pour l’heure nous sommes à Babel, dans l’exil et la
confusion : « Sur les fleuves de Babel là nous étions et
pleurions aussi au souvenir de Sion » (Al-naharot babel
cham yachavnou gam bah’inou bezoh’renou et-tsion).
Comment le Tehilim fait-il un tel bond dans le temps ?
Et David, le compositeur de ces chants, peut-il adoucir sur
sa harpe – son kinor – le dur chemin de l’exode plus de cinq
cents après avoir régné à Sion ?
Les Sages, dans la logique de leur science, et la certitude
de leur savoir, ont avancé l’idée que David avait « vu »
-- dans une vision prophétique – la destruction du Temple que
son fils Salomon allait bâtir à Jérusalem ; oui, il aurait
vu les hordes d’Hébreux en route pour Babylone. Soit.
L’âme naïve peut faire taire sa raison et se couler dans la
pensée magique qui abolit toute chronologie.
Mais nous pensons que le temps n’a rien à voir à l’affaire,
puisqu’en fait, dans notre langue ancienne et l’écriture de
la Torah, passé et futur se confondent en un présent
permanent, intemporel.
Je serai qui Je serai, dit D.ieu à Moïse au buisson ardent,
et nous entendons et comprenons bien : Je suis qui Je suis.
C’est-à-dire Je suis en permanence, hors des catégories
contingentes de l’horloge des hommes, Je suis en éternité.
C’est pourquoi nous n’attachons pas une importance radicale
au scribe du Tehilim. Le roi David est-il l’auteur de tous
ces psaumes ? Eh bien, soit ! Il n’empêche que le Tehilim
nous parle dans notre temps et parcourt notre histoire,
la montant et la descendant à l’image de l’échelle de Jacob.
Alors, dans ce psaume 137, les verbes de la plainte s’expriment au futur, mais nous les comprenons et traduisons au présent : Si je t’oublie – Im eshkah’er… qu’elle oublie – tishkar.
Le lecteur du Sefer est familier de ce régime verbal qui fait de notre Torah un livre éternel parce que tous temps confondus.
S’il est vrai que sur notre planète bleue il y a nuit et il y a jour, comme nous l’apprenons au premier chapitre de la Genèse, dès lors qu’on s’élève dans le ciel, ces catégories lumineuses disparaissent, et avec elles le temps. Plus de nuit, plus de jour, plus d’hier, plus de demain, mais le ténébreux éclat d’un temps perçu comme immobile alors même qu’à nos yeux, fondu en espace, il file vertigineusement.
C’est de cette ambiguïté que naît la poésie, et le baroque espagnol, par la voix d’un Góngora (dont la judéité, aux dires de ses détracteurs, pointait du nez), sut donner dans ses Solitudes une vision du monde évoluant dans la « confusion », celle du temps et de l’espace, par le récit d’un naufragé, d’un premier homme, perdu au milieu des ombres, « foulant des crépuscules (crepúsculos pisando) »… et « la douteuse lueur du jour (la dudosa luz del día) ». C’est la naissance du monde et l’homme est seul dans la nuit : Berechit.
Le psaume 137 nous situe au milieu du chemin, dans une ouverture qui semble annoncer les plus célèbres vers italiens : « Au milieu du chemin de notre vie, je me suis retrouvé dans une forêt obscure.
J'avais perdu la voie droite », ainsi qu’a chanté Dante Alighieri (Nel mezzo del cammin di nostra vita…). Nous sommes là avec le psalmiste, « sur les fleuves de Babel », hors les murs de la ville, ainsi qu’il sied aux bannis et aux réprouvés. Ainsi naguère, dans notre longue Golah, les Juifs avaient eu obligation, en la Tlemcen du XV° siècle, de camper au-delà des portes de la ville… jusqu’à l’avènement du miraculeux Rab Ephraïm Enkaoua qui, ayant guéri la fille du sultan, avait obtenu de ce dernier la grâce d’habiter au cœur de la capitale almohade.
L’histoire se répète. Mais là nous sommes aux portes de Babylone et le peuple hébreu se lamente sur son Paradis perdu, « au souvenir de Sion (bezoh’renou et-tsion) ». Ces Hébreux interdits de séjour ont suspendu leurs harpes aux branches des saules, ‘aravim. Et l’on sait que le saule est l’arbre du souvenir nostalgique. Mais c’est aussi cet arbre originaire de Mésopotamie, berceau d’Abraham, dont la feuille, ’aravah, associée au loulav et suspendue à la Soukka, qui est tente d’exil, a un rôle protecteur.
L’interprétation kabbalistique fait de l’’aravah le symbole de celui qui est exclu de l’étude de la Torah et des mitzvot, des bonnes actions, symbole du rejet et de la désolation ; par ailleurs, le saule est associé à la bouche, et donc ici au mutisme de ce peuple qui a perdu son Temple et l’exercice du culte. C’est pourquoi, dans ce psaume 137, les harpes sont suspendues aux branches du saule, et le texte précise : betoh’ah, tout au fond de l’arbre, tout dedans, noyées dans le bruissement du feuillage.
Mais voilà que le Perse vainqueur demande à l’esclave hébreu de chanter et de le divertir. Tout comme Samson aveugle et dépossédé de sa force chevelue est sommé de réjouir, par sa lourdeur impuissante d’ours enchaîné, la foule philistine massée dans le temple, et va appeler sur elle le châtiment du ciel en précipitant les colonnes, ainsi le peuple exilé consent-il à dépendre, à reprendre sa harpe et à exprimer sa douleur, avant d’excréter ses imprécations. Aux ‘erou ‘erou ! – « rasez, rasez ! » - des Babyloniens répondront en fin de psaume ces verbes de vengeance, aussi expressifs qu’agressifs : yoh’ez, « écrasez », nipets, « fracassez ».
Mais avant la malédiction vient la plainte qui s’exprime comme un acte de foi. Non, ici, pas de cendre sur la tête ni de poing frappant la poitrine, pas d’accablement ni de démission, pas de victimisation déplorable, mais le serment positif de garder vive la mémoire de Sion et de retrouver la voie droite dont parlera Dante. Alors s’élève le verset le plus beau, le plus fort de toute l’histoire d’Israël : « Si je t’oublie, Jérusalem, que ma droite s’oublie (ou se dessèche) », qu’il faut scander en hébreu Im eshkah’eh’ Yeroushalaïm tishkah’ yemini.
Vers parfaitement rythmé par la répétition du verbe lishkoah’ = oublier, conjugué au futur (mais au sens présent) : eshkah’ = j’oublierai et tishk’ah’ = elle oubliera, autrement dit, qu’elle oublie ! La forme tishkah’, avec sa consonne T occlusive sourde initiale, relayée par la consonne K occlusive sourde médiane, dit bien la violence de l’expression verbale : qu’elle s’oublie, ma main, qu’elle dépérisse ou se dessèche, qu’elle oublie de fonctionner.
Quant à l’objet de cet oubli, la main, comment ne pas voir la répétition plaintive de la voyelle I : yemini ? Et surtout, comment ne pas voir en yemini le rappel musical, par l’initiale ye répétée, de Yeroushalaïm ? Nous avons là un procédé poétique des plus élaborés et des plus efficaces.
C’est cela la beauté du vers, par ailleurs choyé par la répétition de ce doux chuchotis – esh -- au sein de Yeroushalaïm et de eshkah’eh’. Et enfin, ce rythme du vers en neuf pieds scandé 1-3-5, en respectant la gradation impaire de un à trois à cinq, est proprement le rythme élégiaque, que l’on retrouvera en poésie latine dans le rythme dactylique (le dactyle se compose d’une longue suivie de deux brèves ˉ ˘ ˘).
Eh bien ! si l’on songe qu’en poésie latine le dactyle est suivi du spondée (composé de deux longues ˉ ˉ), nous voyons apparaître là un antécédent de l’hexamètre dactylique latin avec ce jeu subtilement rythmé de eshkah’eh’ – dactyle : une longue + deux brèves – et de tishkah’ – spondée : deux longues, ici bien martelées en deux temps, tish-kah’. En définitive, l’amour choyé de Jérusalem s’exprime d’une voix brisée s’étranglant dans la plainte, sur la corde aigue de la harpe décrochée du saule.
Mais lorsqu’on pleure, on pleure à plusieurs reprises, les larmes sont abondantes et réitératives, et donc si la main dépérit en même temps que la voix se perd dans le cri, la langue à son tour va se paralyser et coller au palais. Et le vers se prolonge ainsi : tidbak lechoni leh’iki. Avec cet impératif d’une rare violence tout en occlusives sourdes T + K à l’initiale et en finale, avec au milieu les occlusives sonores D + B : quatre occlusives en un mot de deux syllabes, c’est un record et c’est éminemment expressif de violence, car la consonne occlusive n’est rien d’autre qu’un blocage du souffle brutalement relâché ; l’occlusive, c’est la consonne de l’explosion (ainsi explique-t-on le fameux big-bang de la Genèse par les deux violentes occlusives sonores bilabiales de Berechit Bara). Mais par ce vers, nous voyons aussi se prolonger la plainte initiale dans lechoni suivi de leh’iki : trois I aigus et c’est la poursuite du cri.
Mais enfin, ce cri, cette plainte, cette violence des sons, tout cela est au service de la résolution finale, exprimée à nouveau sous forme de condition : im-lo ezkereh’i im lo a’ale et-yeroushalaïm ‘al rosh simh’ati : « si je ne me souviens de toi, si je n’élève Jérusalem en (sur la) tête de ma joie ». Ainsi l’acte de foi exprimé dans la plus haute poésie se ramène-t-il à l’obligation de mémoire.
On sait, depuis, que l’impératif Yizkor - « il se rappellera », « rappelle-toi » - est devenu un impératif catégorique du judaïsme.
Mais ici, la mémoire ne s’applique pas aux malheurs qui vont
suivre – et, en dernier lieu, à la Shoah --,
ce souvenir sur lequel nous prêtons serment depuis
vingt-six siècles est celui de la Cité de la Torah,
celle d’où sont issues la Loi et la Parole : Jérusalem.
23 novembre 2007
DE L'AMNESIE EN POLITIQUE
VENDREDI 23 NOVEMBRE 2007 -
De l’amnésie en politique.
Par Sydney Touati pour Guysen International News
Mercredi 21 novembre 2007 à 23:46
Israël est confronté depuis la destruction du second temple
en 70 après J.C. à une situation exceptionnelle, voire unique.
Le peuple juif, dispersé parmi les nations, a du maintenir
son identité et survivre sans terre, sans armée, sans police,
sans jamais faire usage de la force pour assurer sa cohésion,
sa sécurité, sa défense.
Cette situation de peuple « paria », de peuple « tabou »,
objet d’attitudes ambivalentes de la part des pays
« hôtes » a perduré jusqu’à la création de
l’Etat d’Israël en 1948.
Si, toutes les grandes Nations
(certaines l’ont fait avec réticence) ont reconnu et
accepté l’existence de ce nouvel Etat, il n’en va pas
de même pour les pays arabo-musulmans.
Ces derniers n’ont jamais admis l’existence de
l’Etat juif et ont fait de sa destruction, l’axe de
leur politique extérieure et intérieure.
Une obsession « délirante » s’est emparée de la plupart
des gouvernements arabo-musulmans, englués dans toutes
les formes d’antisémitismes, notamment celles héritées
des nazis et de l’ex-clan soviétique.
Comment a réagi Israël face à l’attitude hostile des pays arabes ?
On peut distinguer deux périodes : de la création de l’Etat juif à 1967 et de 1967 à nos jours.
Au cours de la première période, Israël a une politique cohérente et lisible. Il se bat pour défendre son existence. Il collectionne les victoires.
A partir de 1967, la politique d’Israël devient sinon incompréhensible, du moins opaque. Les différents gouvernements hésitent, entrent dans des considérations défiant le bon sens. Ils engagent des pourparlers de paix avec un adversaire au double langage. Sur fond du chant des sirènes des accords d’Oslo, des dizaines, des centaines d’israéliens sont victimes d’attentats atroces. Les discours antisémites les plus invraisemblables ont libre cours…mais les gouvernants persistent à croire qu’ils peuvent parvenir à la paix…
Le divorce, qui s’observe dans la plupart des démocraties, entre gouvernants et gouvernés, prend ici un relief dramatique.
La conférence d’Annapolis, qui doit se tenir dans quelques jours est entourée d’un halo de mystère. Si de bonnes décisions étaient réservées au peuple juif, nul doute que ses représentants ne cacheraient pas leurs intentions. Un mauvais coup se prépare. Les semeurs de rêves font à nouveau payer au peuple juif le prix de leur croyance. Combien de drames, de morts, de crimes vont encore fleurir sur les ambitions de ceux qui veulent entrer dans l’histoire par la porte du dépeçage d’Israël ? Les dirigeants des démocraties ne tirent donc jamais la moindre leçon des expériences récentes ?
Chaque centimètre carré de territoire abandonné donne davantage de poids aux extrémistes et renforce leur détermination. Le représentant de la « non-autorité palestinienne » sera balayé des territoires qu’Israël a laissé, comme il a été chassé de Gaza. Les pseudo modérés discrédités par des années de corruption et de népotisme ne tiendront pas longtemps face à la « rue arabe » enivrée par la haine des juifs dans laquelle elle baigne depuis des dizaines d’années. La moindre allumette, qu’elle vienne du Hamas ou d’ailleurs, mettra le feu à cette poudrière.
L’histoire se répète. Mais contrairement à ce que disait Marx, la deuxième fois n’a jamais été une comédie pour le peuple juif. L’air qu’entonnent les pacifistes naïfs se termine toujours par un chant funèbre. Derrière les illusions perdues, les ambitions déçues, ce sont des juifs que l’on blesse, que l’on tue, que l’on enterre.
Que les dirigeants d’Israël s’en souviennent à l’instant où ils s’apprêtent à négocier ce qui ne l’est pas.
S.TOUATI
ANNAPOLIS ET LE SPECTRE DE LA COLONISATION
VENDREDI 23 NOVEMBRE 2007 -
Annapolis et le spectre de la colonisation
Editorial de la semaine du 27/11/2007
Par Guy Senbel pour Guysen International News
et Sur Le BLOG de www.terredisrael.com
Annapolis et le spectre de la colonisation
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention
de nos lecteurs sur la conférence d’Annapolis, qui
accueillera mardi 27 novembre quarante pays venus saisir ce
que David Welch, le sous-secrétaire d’Etat américain en
charge des questions du Proche Orient, qualifie
d’« opportunité pour tous ceux qui voudraient prendre des
mesures en faveur de la paix ».
La formule est vague. Et l’ambition demeure floue.
Si le programme de la conférence existe bel et bien,
le programme pour la paix reste à définir, et à appliquer.
Les spéculations se multiplient et certaines hypothèses,
dont le plan de partage de Jérusalem, se confirment, tout
comme se confirme le supposé désengagement de nombre de
« Yishouvim » de Judée-Samarie.
La rue israélienne s’inquiète de voir ainsi partir un Premier
ministre qui donne l’image de brader la sécurité d’Israël,
dans l’absence de concertation claire et de déclaration
d’intention précise. Et cette conférence parle de paix
globale, non de sécurité globale.
Cette semaine, 48 missiles Qassam et obus de mortiers
se sont abattus sur Sdérot et dans la région du
Neguev occidental.
Si la conférence d’Annapolis pose de nombreux problèmes de
fond, elle pose aussi de difficiles problèmes d’image :
Annapolis apparaît comme le théâtre des solutions à
mettre en place pour résoudre le légendaire « conflit
» israélo-palestinien, comme si chaque concession
territoriale ou financière israélienne réalisée depuis
ces vingt dernières années n’avait pas compté.
Le conflit israélo-palestinien est une formule,
qui désigne Israël comme étant au cœur de l’instabilité de
la Région. Elle avait été employée à l’occasion des
« Accords d’Oslo » il y a 13 ans déjà.
La recherche de solution au « conflit israélo-palestinien »
n’avait rien donné sinon des années d’Intifada, efficace
formule de communication pour légitimer le terrorisme.
Israël aujourd’hui n’est pas en conflit avec l’Autorité
palestinienne. D’ailleurs le Premier ministre israélien,
qualifié d’irresponsable par la députée du Likoud
Limor Livnat, a donné son feu vert pour la livraison de
25 blindés et deux millions de cartouches à
l’Autorité palestinienne.
Olmert et Abbas affirment désormais se battre ensemble
contre le Hamas et les mouvements terroristes palestiniens.
De même, Israël n’avait pas déclaré la guerre au Liban au
cours de l’été 2006, mais au Hezbollah.
Enfin, Israël tente de se défendre contre les terroristes
palestiniens, non contre les Palestiniens.
La crise du Moyen Orient est idéologique.
Elle dépasse les simples questions de frontières et
oppose ceux qui veulent construire une paix sincère et
durable aux tenants de la guerre sainte.
Caduque, l’expression « conflit israélo-palestinien » l’est devenue depuis que les Palestiniens sont partagés entre les terroristes, les partisans de la guerre permanente contre Israël d’une part et les modérés qui désirent l’instauration d’un Etat sur des bases démocratiques d’autre part. Hamas et Fatah sont même en guerre, terrible et sanglante.
La cause du conflit n’est plus seulement le refus arabe du caractère juif de l’Etat d’Israël, mais le rejet politique de la nature démocratique de ses institutions politiques.
Réducteur, le « conflit israélo-palestinien » fait de nouveau d’Israël un pays dominateur dont il suffirait de gommer le caractère impérialiste pour signer une paix définitive. Le terme de « colonisation » a même été employé par le Ministre français des affaires étrangères, au cours de sa visite au Moyen Orient, pour engager les forces en présence à accepter le principe faire des concessions en échange de la paix. Provocation toute relative, mais qui replace Israël à l’origine du conflit, et qui en serait responsable en somme.
Au cours d’une interview exclusive accordée à Guysen TV, Bernard Kouchner a affirmé avec autorité à notre journaliste Daniel Haïk qu’il faisait « tout » pour libérer le soldat franco-israélien Guilad Shalit. La conférence d’Annapolis sera peut-être l’occasion de parler des trois soldats israéliens capturés au début de l’été 2006, et de constater que les pays et les mouvements terroristes, complices et responsables de leur enlèvement, seront absents. Mais comment décider de la paix en l’absence des principaux responsables des conflits et des tensions au Moyen Orient ? Le dirigeant syrien Bachar El Assad, Ismaïl Haniyeh, le leader du Hamas, Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, ne seront pas présents à Annapolis.
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, détenu par le Hamas, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, pris en otage par le Hezbollah. Ce soir, nous pensons aussi à Ido Zoldan (Z’L), assassiné par des terroristes palestiniens sur les routes de Judée-Samarie, lundi 19 novembre. Ido avait 28 ans. Nous pensons à Tehila, sa jeune veuve, et à ses deux enfants, Aharon et Rachel.
Chabbat Shalom,
A la semaine prochaine,
Guy Senbel
et Sur Le BLOG de terredisrael.com
Annapolis et le spectre de la colonisation
Editorial de la semaine du 27/11/2007
Par Guy Senbel pour Guysen International News
et Sur Le BLOG de www.terredisrael.com
Annapolis et le spectre de la colonisation
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention
de nos lecteurs sur la conférence d’Annapolis, qui
accueillera mardi 27 novembre quarante pays venus saisir ce
que David Welch, le sous-secrétaire d’Etat américain en
charge des questions du Proche Orient, qualifie
d’« opportunité pour tous ceux qui voudraient prendre des
mesures en faveur de la paix ».
La formule est vague. Et l’ambition demeure floue.
Si le programme de la conférence existe bel et bien,
le programme pour la paix reste à définir, et à appliquer.
Les spéculations se multiplient et certaines hypothèses,
dont le plan de partage de Jérusalem, se confirment, tout
comme se confirme le supposé désengagement de nombre de
« Yishouvim » de Judée-Samarie.
La rue israélienne s’inquiète de voir ainsi partir un Premier
ministre qui donne l’image de brader la sécurité d’Israël,
dans l’absence de concertation claire et de déclaration
d’intention précise. Et cette conférence parle de paix
globale, non de sécurité globale.
Cette semaine, 48 missiles Qassam et obus de mortiers
se sont abattus sur Sdérot et dans la région du
Neguev occidental.
Si la conférence d’Annapolis pose de nombreux problèmes de
fond, elle pose aussi de difficiles problèmes d’image :
Annapolis apparaît comme le théâtre des solutions à
mettre en place pour résoudre le légendaire « conflit
» israélo-palestinien, comme si chaque concession
territoriale ou financière israélienne réalisée depuis
ces vingt dernières années n’avait pas compté.
Le conflit israélo-palestinien est une formule,
qui désigne Israël comme étant au cœur de l’instabilité de
la Région. Elle avait été employée à l’occasion des
« Accords d’Oslo » il y a 13 ans déjà.
La recherche de solution au « conflit israélo-palestinien »
n’avait rien donné sinon des années d’Intifada, efficace
formule de communication pour légitimer le terrorisme.
Israël aujourd’hui n’est pas en conflit avec l’Autorité
palestinienne. D’ailleurs le Premier ministre israélien,
qualifié d’irresponsable par la députée du Likoud
Limor Livnat, a donné son feu vert pour la livraison de
25 blindés et deux millions de cartouches à
l’Autorité palestinienne.
Olmert et Abbas affirment désormais se battre ensemble
contre le Hamas et les mouvements terroristes palestiniens.
De même, Israël n’avait pas déclaré la guerre au Liban au
cours de l’été 2006, mais au Hezbollah.
Enfin, Israël tente de se défendre contre les terroristes
palestiniens, non contre les Palestiniens.
La crise du Moyen Orient est idéologique.
Elle dépasse les simples questions de frontières et
oppose ceux qui veulent construire une paix sincère et
durable aux tenants de la guerre sainte.
Caduque, l’expression « conflit israélo-palestinien » l’est devenue depuis que les Palestiniens sont partagés entre les terroristes, les partisans de la guerre permanente contre Israël d’une part et les modérés qui désirent l’instauration d’un Etat sur des bases démocratiques d’autre part. Hamas et Fatah sont même en guerre, terrible et sanglante.
La cause du conflit n’est plus seulement le refus arabe du caractère juif de l’Etat d’Israël, mais le rejet politique de la nature démocratique de ses institutions politiques.
Réducteur, le « conflit israélo-palestinien » fait de nouveau d’Israël un pays dominateur dont il suffirait de gommer le caractère impérialiste pour signer une paix définitive. Le terme de « colonisation » a même été employé par le Ministre français des affaires étrangères, au cours de sa visite au Moyen Orient, pour engager les forces en présence à accepter le principe faire des concessions en échange de la paix. Provocation toute relative, mais qui replace Israël à l’origine du conflit, et qui en serait responsable en somme.
Au cours d’une interview exclusive accordée à Guysen TV, Bernard Kouchner a affirmé avec autorité à notre journaliste Daniel Haïk qu’il faisait « tout » pour libérer le soldat franco-israélien Guilad Shalit. La conférence d’Annapolis sera peut-être l’occasion de parler des trois soldats israéliens capturés au début de l’été 2006, et de constater que les pays et les mouvements terroristes, complices et responsables de leur enlèvement, seront absents. Mais comment décider de la paix en l’absence des principaux responsables des conflits et des tensions au Moyen Orient ? Le dirigeant syrien Bachar El Assad, Ismaïl Haniyeh, le leader du Hamas, Hassan Nasrallah, le leader du Hezbollah, ne seront pas présents à Annapolis.
Ce soir, nous pensons à Guilad Shalit, détenu par le Hamas, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, pris en otage par le Hezbollah. Ce soir, nous pensons aussi à Ido Zoldan (Z’L), assassiné par des terroristes palestiniens sur les routes de Judée-Samarie, lundi 19 novembre. Ido avait 28 ans. Nous pensons à Tehila, sa jeune veuve, et à ses deux enfants, Aharon et Rachel.
Chabbat Shalom,
A la semaine prochaine,
Guy Senbel
et Sur Le BLOG de terredisrael.com
22 novembre 2007
ISRAEL NOTRE TERRE
JEUDI 22 NOVEMBRE 2007 -
Sujet : Israël : Notre terre
Israël est notre terre.
Elle est notre propriété parce que D… a promis à Avraham
qu'Il donnerait ce pays à sa descendance.
L'Eternel resta fidèle à son engagement en nous permettant
de conquérir le territoire de Canaan à l'époque
de Yéhochoua. Ces terres devinrent alors notre pays, Israël.
Depuis cette époque, elle est notre propriété pour toujours.
Nous nous devons dès lors de défendre avec certitude et
détermination notre héritage.
Aucun autre argument ne peut justifier cet acquis.
Avancer l'idée qu'avoir résidé sur cette terre dans le passé
nous permet de justifier sa propriété aujourd 'hui est une
erreur. Les indiens vécurent en Amérique bien avant
l'arrivée des colons américains. Pour autant personne
n'envisagerait aujourd'hui de considérer les indiens
propriétaires de cette terre.
La reconnaissance d'Israël par l'O.N.U en 1948 comme
un pays à part entière ne nous donne pas plus de poids pour
légitimiser notre existence. Cette organisation n'est pas
habilitée à attribuer à un tiers, ce qui n'est pas sa
propriété.
De plus à supposer que l'O.N.U change aujourd'hui d'opinion
à notre égard, Israël serait-il moins notre pays ?
Il résulte de cette analyse que seule la promesse de D…
à Avraham, s'engageant à nous donner la terre d'Israël
justifie notre propriété pour toujours.
Cette affirmation est inscrite dans la « Bible »
en laquelle toutes les religions croient.
Leurs prières sont fondées sur les textes de ce livre.
L'O.N.U elle-même débute ses cessions en citant des textes
de la Bible.
Cela nous montre à combien, affirmer qu'Israël est notre
possession en s'appuyant sur ce saint livre est fondé.
Que D… fasse qu'aujourd'hui encore, nous ayons le mérite
de monter en Israël avec la venue de notre juste Machiah'.
Issu d'un Discours du Rabbi de Loubavitch-Chlémout Haarets
- Y.Y Goutnick
20 novembre 2007
QUAND ISRAEL ASSUMERA T-ELLE L'INDIVISIBILITE DE SA CAPITALE ?
mardi 20 novembre 2007
Quand Israël assumera t-elle l’indivisibilité de sa capitale ?
par Ftouh Souhail de Tunis
Par webmaster, mardi 20 novembre 2007 :
Sur Le BLOG de : www.terredisrael.com -
La Knesset a adopté mercredi en lecture préliminaire un projet
de loi très important exigeant que tout éventuel compromis
sur Jérusalem, soit approuvé par une majorité de 80 députés.
C’est une décision, à notre sens, courageuse de la part des
législateurs israéliens qui vient pour rassurer quant aux
menacent qui planent sur un éventuel partage de la capitale
d’Israël prévue par la conférence d’ Annapolis .
Ce projet de loi est de nature a protéger la ville sainte de
toute tentative de toucher à son statut indivisible proclamé
déjà par une loi fondamentale votée 1980 .Il était louable
d’ailleurs que les législateurs israéliens interviennent
ainsi car Jérusalem, réunifiée devra restée comme capitale
éternelle et indivisible du peuple juif .Mais il ne faut
jusqu’à présent qu'une majorité simple de 61 députés, sur 120
que compte la Knesset, pour changer cette loi .
Le risque de toucher à la loi actuelle proviendra d’une
majorité au sein de la coalition du parti Kadima qui est
tentée de s’aventurier à violer l’indivisibilité de
Jérusalem malgré que cette décision est en contradiction
avec les aspirations du peuple juif qui ne voudrait plus
voire la capitale de l’Etat d’Israël scindée et divisée.
Ce partage de la ville constituera une trahison sans
précèdent à la Déclaration d’indépendance de l’Etat d’Israël
qu’il a mit en valeur Jérusalem unifié et Libre
il y’a tout juste 60 ans.
La question à poser aujourd’hui,
c’est quand Israël assumera t-elle définitivement
l’indivisibilité de sa capitale ? Jusqu’à ce moment,
la Knesset n’a donné qu’une approbation préalable à ce projet
de loi pour rendre plus difficiles d'éventuelles tentatives
de concessions sur Jérusalem. Le texte doit encore être
approuvé en commission et subir trois lectures -
ne procédure qui pourrait prendre des mois.
La souveraineté d’Israël sur la ville réunifiée reste donc
menacée par ces déclarations qui laissent entendre récemment qu'Israël devrait restituer aux palestiniens des quartiers aux périphériques de Jérusalem dans le cadre d'un accord de paix. .l’adjoint du premier ministre Haïm Ramon a même évoqué ouvertement une nouvelle division de la ville !
Il faut donc que l'ensemble du peuple d'Israël s’oppose à des concessions dramatiques jusqu’à l’adoption d’une loi définitive qui exigera une majorité qualifiée des deux tiers des députés du Knesset (au lieu d'une majorité simple) pour se rassurer que l'ensemble de Jérusalem demeure comme capitale éternelle et indivisible de l'Etat juif.
Cette initiative courageuse du Knesset (qui revient au député du Likoud Gideon Sarr rédacteur du projet) se manifeste donc au bon moment , pour sauver l’indivisibilité de la ville Sainte et s’interposer devant les intentions dangereuses de certains responsables israéliens laissant entendre qu’Israël pourrait renoncer au contrôle à certains quartiers de la ville dans l’attente d’un hypothétique règlement permanent du conflit israélo-palestinien !
Il parait que la volonté du partage de Jérusalem, capitale éternel d’Israël, est une maladie incurable pour certains israéliens, peu jaloux, de voir leur ville- symbole divisée et exposée à tous les dangers.
Le peuple juif, la « Lumière des Nations » qui a toujours témoigné de la moralité et de la justice universelle ne pourrait accepter ce partage injuste de Jérusalem avec un autre Etat qui n’a ni les valeurs, ni la culture du peuple juif.
Ce qui unit les Juifs, ce qui les caractérise en tant que nation, c’est leur foi à Jérusalem. Vous vous reconnaissez comme nation à travers Jérusalem. Jérusalem qui a élevée, instruit et éclairée le peuple juif ne pouvait donc en aucun cas être partagée au regard de l’Etat juif.
Le peuple juif dispose du seul Etat au monde qui a renoncé à des gains territoriaux acquis dans des guerres d’autodéfense au nom de la paix avec ses voisins. Mais il parait que le destin historiquement assigné au peuple juif est d’être contesté dans son unique pays et dans sa propre capitale. Il est tristement constaté encore que le peuple juif, qui a vécu la situation d’exil et d’éloignement, est incapable aujourd’hui de dire d’une seule voie que « Jérusalem n’est pas négociable ».
En principe la question de l’indivisibilité de Jérusalem devait être question unanime et non pas un sujet de controverse, tout comme la question des « réfugiés palestiniens » qui suscite cette hésitation si Israël est un Etat à caractère juif ou un Etat neutre où les Juifs seraient minoritaire.
A mon sens, au lieu de faire des concessions dramatiques au risque d’une grande fracture avec l’histoire et la société israélienne, Israël est invité à établir une véritable victoire à Annapolis en osant assumer l’indivisibilité de sa capitale et surtout la présence juive dans cette ville comme dans tous le pays.
Le partage de Jérusalem constituera une rupture avec la mémoire des fils loyaux d'Israël qui se sont relevés de la poussière pour fonder une nation parmi les nations et ont bâtis un foyer pour tous les persécutés en jurant de ne plus abandonner Jérusalem qui résume , à elle seule , l’essentielle de l’histoire et la souffrance juive .
Le « rassemblement » d'Israël et son rétablissement dans le pays en ayant Jérusalem comme capitale « aux Juifs premièrement » devait garder la même ferveur qu’auparavant et être la ligne de conduite des faiseurs de décisions et des législateurs israéliens afin de ne plus voir la ville de David encore divisée et ruinée.
Curieusement, à l’heure où la Knesset intervient pour sauver l’indivisibilité de Jérusalem la triste Organisation islamique pour l'éducation, les sciences et la culture (ISESCO) s’est rapidement apparue à la surface pour condamner avec hypocrisie les fouilles israéliennes à Jérusalem. L"ISESCO a appelée la communauté internationale à "intervenir d'urgence pour faire pression sur le gouvernement israélien en vue de mettre fin aux fouilles qui menacent la mosquée Al-Aqsa et son enceinte" ( communiqué du jeudi 15 octobre).
Combien de fois nous devons appeler à ces institutions arabes veillottes qu’il n'y a tout simplement aucun lien islamique à Jérusalem, que la mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher à Jérusalem ne peuvent pas représenter le troisième lieu saint de l’Islam.
Ceux qui condamnent les fouilles de Jérusalem occulte le fait que l’Islam n'éprouvait pas de sympathie particulière pour cette ville. Il permit à ces fidèles de prier tournés vers Jérusalem pendant quelques mois, pensant ainsi convaincre les juifs de se tourner vers l'islam. La tentative ayant échouée, il prononça le 12 février 624, l'interdiction de prier en direction de Jérusalem. Cette ville ne fut jamais pour les musulmans un lieu saint.
Parallèlement, le peuple Juif voit son enracinement à Jérusalem remonter jusqu'à l'époque du patriarche Abraham, là où se trouvent les fondations du Temple. Il sera donc honteux et scandaleux à la fois d'interrompre les fouilles, cela fait parti de l'histoire d’Israël et de son peuple .De quoi se mêle donc cette organisation islamique ? Il est sûrement gênant pour les palestiniens de faire apparaître au grand jour la vérité .C’est juste pour cela qu'ils veulent faire arrêter les fouilles. J’espère qu'ils ne pourront pas le faire, nous attendons tous la suite de ces fouilles avec grande impatience !
Jérusalem était la capitale d'Israël plus de 1000 ans avant Jésus donc plus de 15 siècles avant que Rome ne devienne la capitale de la chrétienté et plus de 16 siècles avant que la Mecque ne devienne la capitale des différentes nations arabes. Ceci nous amène à considérer que se sont bien nos amis juifs qui ont vécus les différentes « occupations » d'Eretz Israël : Romaine jusqu’en 313 environ de notre ère. ; Byzantine 313 à 636 ; Arabe 636 à 1099 ; Croisés de 1099 à 1291 ; Mamluks 1291 à 1516 et Ottomane 1517 à 1917.
Ceci nous donne 6 occupations étrangères, mais il y a toujours eu une présence juive sur cette terre. Sommes nous aujourd’hui devant une 7 colonisation initiée cette fois par les palestiniens qui veulent effacés définitivement ce qui reste de la présence juive ?
Au cours de douze siècles, la présence juive sur Jérusalem ne s'effaça jamais, et la reconquête de la capitale du Roi David devint l'aspiration suprême du peuple dispersé. Déjà depuis 1868, les juifs constituaient la majorité de la population de Jérusalem. De tous les peuples qui se sont succédés en Judée depuis la destruction du Second Temple par les Romains, seuls les Juifs sont encore à Jérusalem. . Le dernier État souverain hébergé à Jérusalem fut l’État juif détruit par les Romains en 70.
Nombre de nos concitoyens, en revanche, ignorent ou nient cette continuité et transforment le retour juif en invasion, la libération en colonialisme. Ils suivent la ligne de pensée antisémite qui voyait dans la renaissance d'Israël une anomalie.
Les prétentions des Arabes palestiniens à la propriété de Jérusalem n’ont donc aucune base sérieuse car ils ne sont venus en nombre en Israël que lorsque les Juifs ont commencé à rentrer dans leur pays, à partir des années 1870-80 et ont commencé à le faire refleurir.
Durant la guerre des Six Jours, ce n'est pas des mains des Palestiniens qu'Israël reconquît la Judée, la Samarie et Jérusalem Est. Ces territoires étaient de fait occupés par la Jordanie depuis 1948. A-t-on une seule fois demandé au souverain Hachémite de restituer ces territoires aux Palestiniens ? Est-ce qu'une seule résolution de l'ONU a vu le jour à ce sujet ? Non. Ne nous demandons pas alors pourquoi tous ces Palestiniens ont soudainement découvert leur identité nationale à Jérusalem après qu'Israël a unifié la ville ?
Une image et une voix devait rester gravées dans la mémoire collective des Israéliens, depuis la guerre de six jours : la photo de parachutistes, visages extasiés, au pied du mur des Lamentations, et la voix du commandant de leur brigade, le général Motta Gur, annonçant : « Le mont du Temple est entre nos mains ».
Le 7 juin 1967, en effet, l’armée israélienne libère l’esplanade du Mont du Temple juif et toute la vieille ville de Jérusalem. Ce beau matin, lorsque Tsahal a libéré la capitale divisée d’Israël, le peuple juif est revenu au plus saint de ses lieux saints et il ne pourra s’en séparer jamais. De ce jour, le peuple juif martyrisé depuis des sicles a retrouvé enfin sa capitale réunifiée et éternelle de l’Etat d’Israël.
Jérusalem est une ville délivrée au peuple du Shalom, elle traduit l’attachement de nos frères juifs, depuis deux millénaires, à Sion, une des collines symbolisant Jérusalem unique pour les juifs, alors que chrétiens et les musulmans tournent les yeux vers Rome et La Mecque.
Depuis la libération de Jérusalem, le mur des Lamentations, avait acquis une importance croissante pour les fidèles juifs qui venaient y pleurer la chute du Temple, le dernier vestige juif. On doit avouer aujourd’hui qu’avant la libération, Les jordaniens ne toléraient pas ces prières au sur le mur des Lamentations, et excluait tout culte juif sur l’esplanade.
Ces « retrouvailles » du peuple d’Israël avec Jérusalem ne pourraient être gâchées par un retrait israélien d’un seul morceau de la ville Sainte. Pour les Israéliens qui habitent dans les quartiers juifs de Jérusalem et ses environs, tout retrait signifie devenir des enclaves juives en territoire infiltré par le Hamas, les Brigades An-Nasser Salah Addin, les Brigades Abu Ali Mustafa, les Brigades Fatah's Al-Aqsa Martyrs, les Brigades Al-Aqsa, les Brigades Islamic Jihad's Al-Quds, les Brigades National Résistance et les Brigades Qassam .L’équation est simple : partager Jérusalem = c’est exposer sa liberté aux dangers.
Je dirais même à ceux qui résument la question dans l’internationalisation de Jérusalem que le retrait israélien des trois Lieux Saints de Jérusalem (le Mur Occidental du Temple, le Saint Sépulcre et l’Esplanade des Mosquées) serait une catastrophe pour les Juifs, pour les Chrétiens et pour les Musulmans. Car jusqu’à présent, seule la présence de l’armée israélienne a permis et permet encore un accès libre, pacifique et discipliné à ces Lieux Saints.
Remplacer l’armée israélienne par des forces armées floues
au mandat ambigu, genre casques bleus, verts ou roses,
c’est le chaos garanti dans les vingt-quatre heures.
Ceux qui en doutent ont la mémoire courte et sélective !
(Les dangers du partage de Jérusalem seront exposés dans
Le courrier prochain.)
Ftouh Souhail de Tunis ;
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