19 septembre 2007

MICHEL DRUCKER , PAS SI GENTIL QUE CA

Michel Drucker,
pas si gentil que ça par Anne Fulda

Par webmaster, mercredi 19 septembre 2007.

pour le site Figaro.fr
Sur Le Blog de : terredisrael.com

«J'ai découvert que des gens qui m'ont fait rêver sont parfois
les plus grandes impostures de ce métier. Je ne sais pas si
j'ai bon goût, mais j'ai le dégoût très sûr », tranche
Michel Drucker.
L'animateur, que l'on ne qualifie plus depuis belle lurette
de « gendre idéal », vient de fêter ses 65 ans et commence
à regarder dans le rétroviseur. Dans quelques semaines,
il publie un livre de souvenirs dans lequel il revient sur
ses origines, notamment sa judaïté, si longtemps mise de côté

Un grand gâteau envoyé par un admirateur lillois trône sur
la table basse de son bureau de l'avenue Gabriel, à Paris.
Recouvert de crème Chantilly et de petits cyclistes en
plastique, il est surmonté de cette inscription en lettres de
sucre : « Bon anniversaire, Michel ». Cela ne l'attendrit
pas outre mesure. « Enlevez-moi ce gâteau. Il a l'air de
dater de quelques jours. On risque l'intoxication »,
lance Michel Drucker, qui n'est pas du genre à prendre
des risques inconsidérés avec sa santé.
Hypocondriaque et fier de l'être, l'animateur, qui a survécu
à six présidents de la République, est un grand angoissé.
Il est terrifié à l'idée qu'un petit grain de sable,
« un pépin de santé », puisse venir gripper une machine aussi
bien huilée que la sienne. Il prend son pouls et sa tension
chaque matin. Traque toute anomalie de manière obsessionnelle.
Surtout en ce mercredi 12 septembre, jour d'enregistrement
de son émission dominicale, et date de son 65e anniversaire.
L'« événement » le trouble. Au point de rendre l'antenne
un quart d'heure avant la fin -
« C'est la première fois que cela m'arrive » -
et de multiplier les allusions à son âge pendant l'émission.
Soixante-cinq ans, c'est largement l'âge de la retraite,
normalement. Mais ce mot est tabou pour cet homme qui n'a
qu'une obsession depuis qu'il « fait » de la télévision :
ne pas décrocher. « Comment faire pour durer ?»,
a-t-il demandé il y a quarante-trois ans à Desgraupes
et Zitrone. Il aurait pu demander « Comment faire pour
ne pas mourir ? » tant il est évident que cet être à fleur
de peau, qui a toujours le trac avant une émission, sait
très bien que le jour où il quittera le petit écran,
ce sera fini. « Y a-t-il une vie après la télé ? Non.
C'est comme la politique. Regardez Chirac,
dans quel état il est. »

« Hors de question », donc, qu'il arrête. Hors de question
de sortir du « cercle magique », car « l'oubli arrive à
une vitesse phénoménale ». Si jamais, comme en 1990,
on décide de se passer de ses services, il fera de la radio,
un livre. Et du sport, aussi. « Le sport me sauvera »,
glisse-t-il, dans un souffle, comme s'il était un grand
malade en sursis. À sa manière, il l'est. Drucker est un
drogué. Drogué de télé. Drogué de travail.
C'est un monomaniaque du petit écran. Accro à la notoriété,
à l'hyperactivité. Voulant tellement en être. Pouvoir
être toujours sur la brèche, à tu et à toi avec le
président de la République comme avec Zidane.
Avec Johnny comme avec Michel (Sardou).

Drucker a compris depuis longtemps les règles qui régissent
le monde de la télévision. Depuis cet été 1968, où il a
été remercié pour avoir fait grève et avoir défilé aux
côtés - on ne se refait pas - de Sartre, Montand et
Signoret, il sait que la télévision est un monde où
« la vedette, c'est la télévision et pas le présentateur ».
« Il faut le savoir pour s'y préparer. J'y suis préparé
mais je ferai tout pour que ça n'arrive pas. » Tout plutôt
que de s'arrêter. Tout plutôt que d'affronter le vide.
À l'entendre parler de sa carrière mille fois racontée,
de ses « maîtres », de sa femme, de sa belle-fille,
de ses chiens (« J'ai récupéré des animaux de la
téléréalité qui ont un QI supérieur à celui de beaucoup
de candidats de»Secret Story* »), on se demande s'il
n'est pas, au fond, sous ses airs aimables,
devenu un peu misanthrope.

Et on se dit qu'il serait un client de rêve pour un analyste,
tant le poids de son enfance a été écrasant, prégnant, et
sa quête d'amour et de reconnaissance, évidente.
« Je voulais aimer pour être aimé », affirme-t-il en
narcissique assumé qui dit s'être « soigné tout seul »
après avoir été déclaré « inapte à toute activité
intellectuelle » par un psy que son père l'avait envoyé voir.
Et d'ajouter, oui, lui, le gentil Michel : « Je fuis les
psys et ce n'est pas les deux années que j'ai passées avec
Gérard Miller qui m'ont fait changer d'avis ! »

Tiens ! Ce que certaines mauvaises langues chuchotent en vous
demandant de garder l'anonymat, serait-il donc vrai ?
Drucker ne serait-il pas si gentil que cela ?
Son image lisse, si lisse,
pourrait-elle un jour être écornée ? La question revient
sans arrêt. Cela fait des années que l'on veut déboulonner
sa statue de commandeur audiovisuel. Et des années qu'il
répond qu'il est peut-être gentil, mais pas bête.
« J'ai fini par grandir. Je sais qui est qui.
Je connais les fausses valeurs du métier, les faux hommes de
gauche. J'ai découvert que des gens qui m'ont fait rêver,
parmi les plus adulés, sont parfois les plus grandes
impostures de ce métier. Je ne sais pas si j'ai bon goût,
mais j'ai le dégoût très sûr. » Il ne donnera pas de noms,
mais c'est dit. Envoyé, même. Sur le plateau, sous les
suntlights, Drucker joue les garçons polis. Il célèbre la
grand-messe de la proximité. People de tous bords,
unissez-vous, serrez-vous les coudes !
Il fait obligeamment passer les plats, met en valeur ses
invités, laisse ses jeunes chroniqueurs apporter la note
de piment nécessaire.
Mais, en coulisses, il n'en pense pas moins.

Il avoue même pouvoir être cynique. Il a compris, enfin, que
le téléphone sonne surtout à la rentrée, « à l'heure des
promos ». Il a compris que, dans le métier, la règle d'or,
c'est « passe-moi le sel et je te passe le poivre ».
Et il excelle dans l'exercice, déployant un sens politique
qui n'est pas mince pour tenir la place, « se débrouiller
pour qu'on ne lui pique pas ses parts de marché », comme
s'amuse le producteur Jean-Pierre Cottet, qui l'installa
dans la case du dimanche après le départ de Jacques Martin.

Toujours en bons termes avec les puissants sans pour autant
écraser ou charger les sortants, à qui il n'oublie jamais
de rendre hommage, Drucker - qui se définit comme
« le plus jeune des vieux » et se targue d'avoir su créer
« quelque chose entre le pays et lui » - est désormais
convaincu que certains de ses invités « ne continueraient
pas à remplir les salles » sans lui.

Faiseur de rois, fabricant de proximité bonasse,
il attire désormais sur son plateau, si fédérateur et
consensuel, de nombreux hommes politiques, devenus, selon
lui, de « véritables pop stars ». Ils viennent ainsi
s'ajouter aux centaines de noms et de téléphones portables
qui se bousculent dans son carnet d'adresses.
Lui le journaliste - carte de presse n° 22177 -, qui, quel
que soit l'invité, a toujours tout vu, tout connu,
tout vécu aux premières loges.

Michel Drucker a désormais des allures de pater familias
du PAF. Et, d'ailleurs, il commence à regarder dans le
rétroviseur. La mort de son frère, Jean, l'ancien PDG de M6,
n'y est pas pour rien. Dans quelques semaines, il publiera
un livre de souvenirs.
Titre :
Mais qu'est ce qu'on va faire de toi ? (Robert Laffont).
Une interrogation désolée et désespérée que ses parents
lui ont répétée pendant toute son enfance. Un livre dans
lequel il règle ses comptes avec certains intellectuels
et représentants de la gauche caviar, et dit, pour la
première fois, qu'il a adopté une petite Cambodgienne.
Un ouvrage dans lequel il revient sur son adolescence,
moins sage que l'on peut croire.

Rebelle, le jeune Drucker ? Pas vraiment.
Mais il a voulu s'échapper de son milieu, a pris en grippe
« les intellos et les bourges », et s'est même mué, un
temps, en mauvais garçon, allant jusqu'à emprunter une
voiture. Lui qui était le vilain petit canard de la
famille a mis du temps à se dégager de l'emprise
étouffante d'un père médecin de campagne à l'ancienne,
et d'une mère légèrement castratrice.
Maintenant il a grandi. Il n'a plus à faire ses preuves.
Ses parents voulaient s'intégrer tout simplement.
Lui a souhaité séduire la France. Et il y est parvenu.
Fils d'un père roumain et d'une mère autrichienne,
venus en France dans les années 30 et naturalisés en 1937,
il entendait parler yiddish ou allemand à la maison.
Aujourd'hui, l'âge aidant, il revient vers ses racines.
Et assume de plus en plus ses origines juives qu'il a
longtemps, si ce n'est niées, en tout cas occultées.
Il y a quelque temps, la chroniqueuse Claude Sarraute
lui a demandé : « Mais tu es juif, Michel ?
Mais pourquoi ne l'as-tu jamais dit ? -
Parce qu'on ne me l'a jamais demandé », a-t-il rétorqué.
Il a été baptisé catholique suivant la volonté de
son père. Cet ancien déporté cherchait ainsi « à être
plus français que les Français ».
« Ma mère, ajoute Drucker, y était opposée.
Elle disait qu'on ne peut pas être baptisé avec un père
qui s'appelle Abraham.
Elle aurait souhaité avoir des belles-filles juives. »

« Je sais d'où je viens, confie-t-il.
Et, au fil des ans, je me rapproche de ce que je suis. »
À ceux qui susurrent depuis des années qu'il est démodé,
il répond par cette phrase empruntée à Woody Allen :
« Il vaut mieux être has been que n'avoir jamais été. »

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RETOUR d ' ISRAEL .

RETOUR d' ISRAEL.
Un désir de vie indestructible de Daniel SIBONY
Par webmaster, mardi 18 septembre 2007

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Je reviens d'un bref séjour là-bas, dans ce pays où je vais
de temps à autre non pas pour "prendre la température"
du conflit ou pour mieux comprendre ce qui se passe
(je sais qu'il y a là-bas l'irrémédiable passionnant de la
condition humaine, et je me suis donné les moyens d'en
éclairer quelque chose et d'en être assez averti1); j'y fais
donc simplement de brefs séjours pour ressentir… la paix.
Vous pensez que je me moque de vous: aller chercher
la paix au Proche-Orient… Pourtant, c'est vrai, je la
ressens là-bas, profondément: très différente des
bonnes manières constipées d'ici où l'"on vous fout
la paix": là-bas je sens des forces énormes de haine,
d'amour, de jalousie, d'acquiescement… -
dont les contradictions pourraient faire que le ciel tout
entier vous tombe sur la tête, et justement, il ne le fait
pas, il se retient, toute violence suspendue, et vous êtes
là, je suis là sur la plage de Tel-Aviv ou la terrasse d'un
grand hôtel à revoir un manuscrit pour l'éditeur parisien;
tout est calme, la mer limpide est fraîche, le soleil
(dont vous avez remarqué qu'il est devenu partout méchant
sur notre planète, c'est cela le vrai problème écologique,
c'est que les réactions nucléaires là-bas, à des millions
de kilomètres, ont changé de nature, et ça dépasse les
pauvres écolos qui ressassent des économies de bouts de
chandelles quand la question est cosmique), le soleil donc,
tempéré par une brise légère nous rappelle que c'est bon
d'être là; et c'était bon tout à l'heure, à l'hôtel
King David de Jérusalem, de déjeuner au calme en face de
la vieille ville en regardant la muraille turque qui n'a
rien d'antique et la prétendue citadelle de David qui
était déjà sur nos kippas à Marrakech et qui ne date
certainement pas du Roi David mais qui rappelle
sa mémoire, sa transmission poétique, guerrière, éthique,
prometteuse d'infini, de durée, d'existence durable -
pour un peuple sans cesse menacé d'effacement parce
qu'il fut le premier à faire une certaine trouvaille.

Et donc je suis bien là-bas, parce que toutes les violences
possibles sont retenues. Pendant qu'on croit ici,
en Europe, grâce aux images bien ciblées, que cette contrée
est à feu et à sang, ou du moins "très chaude", on est bien
là-bas avec son désir de durée, désir de vie indestructible.
Ce n'est pas rien, dans un pays où une partie de la
population considère que l'autre partie n'a rien à faire là,
qu'elle est faite d'intrus, d'envahisseurs.
Ce n'est pas faux, mais c'est ainsi: les Arabes sont venus
avec la conquête islamique, l'histoire les a mis là
depuis des siècles; personne ne peut les "virer"; et les
Juifs sont là par leur parole sur cette terre,
devenue terre "possédée" par cette parole, depuis des
millénaires; parole qui les y a ramenés, souvent à leur insu,
en plein XXème siècle. Eux aussi, personne ne peut les
chasser. Et même s'ils disparaissaient, ils seraient encore
là, dans la parole islamique qui les maudit régulièrement;
ils seraient là en négatif comme l'éternel repoussoir de
ce dernier monothéisme, qui a besoin d'eux pour nier ce
qu'il leur doit et pour mieux affirmer sa pureté.

Ainsi, malgré cette dissension fondamentale et fondatrice,
des formes subtiles de vie maintiennent les gestes du
convivial. En outre, les Israéliens ont le don de réduire
cette violence latente à des foyers ponctuels, des îlots
infimes: parfois, dans mes brefs séjours, il y a un
attentat-suicide, on l'entend, on s'interrompt dans la
conversation juste un instant, le temps de dire que c'est
triste, que c'est dommage, et on passe à autre chose.
Autre chose, ce sont les débats interminables,
les interprétations, les discussions passionnées,
les affaires. Pendant que je déjeune au King Citadelle,
non loin de moi, des Juifs parlant français discutent avec
animation; au bout de combien de temps vont-ils parler
d'immobilier? Trois minutes. Je n'ai rien contre, mais
l'immobilier reste un des domaines où les idées, trop
immobiles, n'inventent rien de transcendant.

Je sors et je hume l'air de Jérusalem,
j'aspire sa lumière fine. Sans vouloir la désacraliser,
je remarque en passant que c'est une ville de montagne,
qu'en altitude elle est plus proche de Chamonix que
d'Aix-les-Bains, elle est à près de 900m, cela rend
l'air plus pur et plus aigu, la lumière plus subtile
et inspirée. Cela veut dire aussi que ceux qui l'ont bâtie,
et le divin qui a choisi d'y "faire habiter son Nom",
s'y connaissaient en bons lieux. Remarquez, ils parlaient
non pas d'habiter (et encore de l'immobilier),
mais de faire habiter quelque chose de mystérieux,
dont le Nom de l'être est un profond symbole.
Mes pas me mènent bien sûr vers le Mur (du Temple,
pas l'autre), à travers la ruelle du souk -
où je retrouve sous d'autres formes le souk de Marrakech où
j'ai vécu; je demande distraitement à un jeune Arabe,
en anglais, "The way for the West wall… -What wall?"
me dit-il. J'y arrive, et une nouvelle image me frappe:
là-haut, la Mosquée et le Dôme, lieux fermés et bien bâtis,
bien campés sur le Mont du Temple - et même, pourquoi ne pas
adopter la version palestinienne: sur le Mont du
Temple absent, là où la Mosquée "lointaine" vient remplacer
le Temple-juif-qui-n'a-jamais-existé… Et je vois le Mur
en contrebas, et les Juifs qui prient à ciel ouvert,
"dehors" par rapport à un "dedans" qui n'existe pas,
puisqu'ils prient et s'agitent au pied du Mur.
Le contraste m'a saisi.

Une Française me reconnaît:
-Vous êtes Sibony?
Vous avez fait une conférence…
Je me permets alors de demander à sa fille israélienne
enturbannée (très religieuse) si elle savait quel jour
on visite la Mosquée.
Réponse nette:
Il ne faut pas y aller. On ira seulement le jour du Mashiah,
car pour l'instant c'est entre leurs mains.
Je m'éloigne après un bref échange, en me disant que la
folie a encore toutes ses chances, et après avoir vérifié
que la fille ne comprend pas des versets bibliques
essentiels, comme celui qui était sur les murs de la
synagogue en grotte, là à gauche du Mur,
e verset qui dit: "Acclamez son peuple, O nations,
car il vengera le sang de ses serviteurs, etc."
Ils l'ont retiré, bizarrement. En tout cas, la fille,
son fanatisme lui remplaçait tous les versets.

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18 septembre 2007

LE CARDINAL LUSTIGER

Le Cardinal.
Un symbole unique par Daniel SIBONY
Par webmaster, mardi 18 septembre 2007.
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Le Cardinal Lustiger

Le trait singulier du Cardinal Lustiger, c'est qu'étant juif
et s'étant converti au christianisme (deux choses banales
ou sans éclat particulier), il a dû maintenir toute sa vie
qu'il était juif alors que le passage au christianisme,
en principe, est fait pour dépasser ou accomplir
l'être-juif. En tout cas pas pour le maintenir.
Et lui a dû le maintenir parce que sa mère, gazée comme
juive à Auschwitz, l'a comme rappelé à ses origines,
d'un rappel radical mais voué à rester formel.
Car de fait, toute sa vie, toute l'énergie de son action
fut orientée vers la foi catholique, à propager le plus
possible. Pour le reste, il a fait son travail d'homme
d'Eglise actif et militant pour sa religion.
Apparemment c'est assez rare pour paraître exceptionnel.

En revanche, ce qui est exceptionnel, c'est cette
conjonction des deux traits, juif et catholique qui lui fut
imposé par l'événement; imposé par le destin de sa mère
et en un sens celui de son peuple;
indépendamment de sa volonté.

Conjonction certes bizarre: "être-catholique", cela contredit
radicalement "être-juif". "Jésus notre Dieu" n'est pas
recevable par un Juif religieux pas plus que par
un Juif athée.

Mais cette conjonction bizarre, il a su s'en servir,
l'incarner, car elle correspond à un montage théorique
presque idéal: porter en soi un Juif qu'on ne cesse de
convertir au catholique qu'on est devenu, un Juif qui
ne demande qu'à passer chrétien et qui y passe toute
sa vie, voilà ce qui ne pouvait que séduire le subtil
Jean-Paul II. Il a bien vu en Lustiger un symbole vivant
et prolongé de quelque chose où l'Eglise de tout temps a
cherché sa validation: l'instant fatidique où le Juif
comprend enfin que sa religion, certes originelle,
s'achève et s'accomplit dans la suivante. Ici, cet
instant précieux a duré ici toute une vie.
Il s'est incarné dans un homme vif et actif, qui a ainsi
porté l'idéal millénaire du christianisme: ramener
les Juifs qui se cramponnent à la vieille Alliance,
les amener à reconnaître la Nouvelle la Bonne Nouvelle.

Et prouver par là même la valeur de celle-ci, a fortiori.
Avec Lustiger, l'Eglise pouvait obtenir en douceur ce
qu'elle a au cours des siècles recherché par la force
ou la pression.

Avoir en soi un Juif qui n'est là que pour dire:
"Je suis Juif", un Juif inerte comme tel, puisque rien de
la transmission juive ne s'imposait dans le discours de
Lustiger, mais un Juif qui sert à doper le chrétien par
une conversion permanente, et de ce fait même inachevée
- voilà le trait unique.

C'est cela même qui est rappelé par le rite funéraire qu'a
souhaité le Cardinal: que l'on dise sur lui le Kaddish,
prière juive qu'on prononce entre autres pour les morts:
mais qu'on la dise à l'entrée de l'Eglise,
pas à l'intérieur. Dedans, ce sera le rite catholique,
celui de l'accomplissement, de l'aboutissement.
Il est vrai qu'à l'intérieur, le Notre-Père qui sera dit
est un dérivé du Kaddish, et les Psaumes qui seront
chantés furent écrits en hébreu.
Mais c'est une longue histoire.

Il est vrai aussi que faire entendre le Kaddish dans sa
langue originale, devant Notre-Dame, sur la grande place,
c'est très fort: ce Kaddish qui ne dit rien de la mort,
qui se contente de glorifier le Nom de l'être,
de l'être non pas comme Etre suprême, mais comme fonction
d'être: qui fait exister ce-qui-existe. C'est d'autant
plus fort qu'en un sens, le Cardinal ne pouvait faire
autrement que de le demander, puisqu'il était… juif;
et que ce Kaddish, sa mère gazée n'y a pas eu droit
au moment de sa mort.
Pas plus que la famille de son père
et des millions d'autres.

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17 septembre 2007

LES NEGA SIONISTES par JACQUES KUPFER

lundi 10 septembre 2007

Les nega-sionistes par Jacques Kupfer
pour l'Impact.

Et sur Le Blog de terredisrael.com -

Par webmaster, lundi 10 septembre 2007 à 19:36

L'été s'achève sous une avalanche de nouvelles qui confirment
que nous n'avons pas encore atteint le fond de l'absurde.
La palme appartient sans conteste dans cette difficile
compétition à l'incompétence, à la ministre de
l'éducation anti-nationale.

Cette fondatrice de "Chalom Akhchav" marquera son séjour
dans son ministère par des décisions que même ses
prédécesseurs gauchistes Shoulamit Aloni et Yossi Sarid
n'avaient pas imaginées. On se souvient que Youli Tamir
a autorisé la publication de livres scolaires en arabe
où la création de l'Etat Juif figurait sous le terme
de "Naqba", la catastrophe. Elle doit savoir de quoi elle
parle quand elle cite une catastrophe.


La même a décidé de réduire le budget alloué à l'éducation
juive et sioniste assurée par les jeunes filles du
"Sherout Leoumi", le service national. La raison est le
caractère trop "droitier" de ces jeunes filles qui ont
le tort de croire dans notre Thora et de propager
l'amour de toute la terre d'Israël.

Madame Tamir vient de découvrir que l'entente entre jeunes
juifs et arabes peut être améliorée par l'éducation.
Une juive aurait pu en conclure qu'il faudrait donner
aux arabes des cours concernant notre culture juive et
les droits ancestraux des Juifs sur cette terre.
Mais pas Youli Tamir. Selon ses nouvelles directives,
ce sont les élèves des lycées israéliens à Haifa qui
recevront des cours sur la "civilisation arabe"!
Apprendra-t-on aux jeunes Juifs ce qu'est le Djihad,
les textes d'un antisémitisme criminel dans le Coran,
la barbarie et l'histoire de ces squatters arabes sur notre
terre qui se présentent comme des propriétaires de longue
date? Que nenni! Tamir veut leur enseigner le sens du mot
"naqba", la pitié et la compassion pour ces pauvres
"palestiniens" qui vivent sur notre terre et la tolérance.
Toute cette tolérance qu'elle n'a pas pour les Juifs et
dont elle déborde pour les arabes! Elle leur expliquera
pourquoi les livres d'histoire et de géographie montrent
les cartes d'Israël avec les "frontières" de 1949.
Et si la démocratie et l'apathie générale prêtent vie
à son ministère,
Tamir aura réussi à élever une génération antisioniste.

Certains appellent ces idées une "idéologie".
Il est temps de cesser de parler de "Pensée" et
d'idéologie dans un tel cas car cela ne s'apparente
qu'à une pathologie extrême de haine de soi qui doit
être traitée dans un hôpital psychiatrique et non pas
à la Knesseth!

Les députés du Shas qui avaient déjà prouvé leur amour
d'Erets Israël en votant le processus dramatique d'Oslo,
n'ont ni protesté, ni réclamé le départ de Tamir ni,
bien entendu, envisagé de quitter ce gouvernement.
Leur amour du peuple juif et leur souci de son
éducation juive sont malheureusement uniquement limités
à ceux qui fréquentent leur système éducatif. Les autres
peuvent se voir supprimer des heures d'histoire juive,
se voir falsifier la géographie et écouter le Coran,
tout cela passe après l'amour des subventions.
Le saccage des vestiges de notre second Temple sur
le Mont du Temple par le Waqf avec la bénédiction d'Olmert
peuvent continuer sans les pousser à la moindre réaction
réelle. Barak, ce soldat aux multiples décorations aura
gagné encore une bataille cruciale en engageant trois
mille soldats pour déporter de leurs maisons deux familles
juives de Hébron. Voila un message puissant à l'égard de
nos ennemis arabes. Au lieu de mettre en exergue le
ridicule de cette opération et sa nocivité pour notre
avenir, la presse s'est empressée de donner un écho
hors de proportion aux déclarations d'un parent d'une
des familles dont la douleur a éclaté dans des phrases
inutiles. Et surtout de s'attarder sur ces soldats qui
ont refusé d'obéir aux ordres d'expulsion.
Ce seraient donc les "rabbins" qui donnent des ordres aux
soldats religieux! Il n'est pas venu à l'esprit de nos
journalistes que la décision de ne pas jeter des enfants
juifs dans la rue dans notre pays pouvait être
l'instruction minimale de la conscience juive et sioniste.
J'ai vainement attendu face aux condamnations encourues
par ces soldats, des paroles fortes de nos députés de
droite! Aucune condamnation du rôle politique que l'on
veut faire jouer à l'armée, et à la non utilisation des
forces de police seules qui auraient évité aux soldats
un cas de conscience et placé le problème sur le seul
plan légal et non politique. Barak devait-il remercier ses
électeurs arabes qui l'ont placé à la tête du parti
travailliste ou donner des signes de soumissions à
Condoleeza Rice? Le crime de patriotisme ne pardonne pas
sous le règne Olmert! On reconnaître prochainement que
ces soldats représentent le véritable esprit de Tsahal
qui est de veiller sur les familles juives sur tout
l'étendue d'Erets Israël et qu'ils sont la fierté
de notre peuple!

Nos ennemis les plus dangereux sont parfois ceux qui
parlent hébreu. La législation européenne condamne
et punit sévèrement le négationnisme.
Si on établissait enfin des lois contre
le nega-sionisme en Israël!

Jacques Kupfer

14 septembre 2007

CONSISTOIRE DE PARIS ET ALYA

Consistoire de Paris et Alya:
faux débat et vraie polémique
par Marc Haviv pour Guysen International News
Par webmaster, mardi 11 septembre 2007
Sur le Blog de Terredisrael.com

Nous sommes le 23 Aout. Comme tous les matins, aux aurores,
j'écoute la revue de presse des journaux israéliens à la
radio, le commentateur cite la première de couverture de
Haaretz, parlant d'une déclaration du Président du
consistoire de Paris, Joël Mergui.
Je devais être mal réveillé car les propos rapportés me
paraissent irréels. Je me rassure en me disant que
l'hébreu n'est pas ma langue maternelle cela ne faisant
que 35 ans que je la parle,
je dois avoir encore des lacunes.


Et puis non, après réflexion, si de telles déclarations font
la "Une" du journal réputé le plus sérieux dans ses
investigations, c'est effectivement qu'il y avait matière
à s'étonner. Pour la première fois, un dirigeant
communautaire, de la seconde communauté juive de diaspora,
la plus sioniste, devait émettre des réserves quant
à la vague d'Alya.

Tournant mon stylo 7 fois dans mes doigts, je cherche à en
savoir plus avant de réagir et j'achète le trés
respectable journal "Actu J" du 7 Septembre qui a largement
développé le sujet. Le dossier est complet, depuis
l'interview de Joël Mergui jusqu'aux nombreuses analyses
sur le phénomène de l'Alya.
Un sentiment lourd ressort de tous ses articles.
On a exposé ce qui pouvait être bien pour la communauté
juive de France en général, pour les différentes communautés
en particulier, pour les entrées financières, pour les
candidats olims etc. Cependant, je trouve qu'il aurait été
intéressant de s'interroger sur les effets positifs de
l'Alya des Juifs de France en Israël. Pour Israël, les olims
français deviennent les meilleurs des citoyens qui se
demandent chaque jour ce qu'ils pourraient faire pour
leur pays...

Là est le véritable décalage entre les juifs
français-israéliens et les juifs de France.

Nos préoccupations respectives sont souvent aux antipodes,
même si les juifs de France pensent être proches des
préoccupations des israéliens. C'est incroyable de
seulement imaginer que des représentants de la communauté
juive puissent soulever le débat de l'opportunité du retour
des juifs vers la Terre d'Israël.

Pour mémoire, même la Paracha de la semaine dernière
NITSAVIM parle de la période actuelle.


"L'Eternel ton D…, te prenant en pitié, mettra un terme à
ton exil et il te rassemblera du sein des peuples parmi
lesquels il t'aura dispersé….. Et il te ramènera,
l'Eternel ton D…, dans le pays qu'auront possédé tes pères
et tu le posséderas à ton tour et il te rendra florissant
et nombreux, plus que tes pères"
Cette prophétie ne s'applique qu'à notre exil.
C'est le seul qui nous a dispersés dans le monde entier.
Comment des autorités communautaires peuvent-elles, ainsi,
sortir de tels propos sur l'Alya? Ce n'est pas en ayant une
communauté juive de France forte que l'on renforcera Israël,
c'est justement l'inverse. C'est parce qu'Israël est fort
que la communauté juive de France est fière et libre.

Pendant 2000 ans et jusqu'à la création de l'Etat d'Israël,
aucune communauté de la diaspora ne pouvait réellement
protéger ses membres face aux autorités du pays lorsque
ces dernières avaient décidé d'agir à leur aise, le plus
souvent pour le mal de la communauté.
Dans une période fortement "Post sioniste" en Eretz,
les juifs de France qui font leur Alya ravivent le vrai
sionisme, celui qui fait vibrer les cœurs. Dans un pays où
la scission religieuse et laïque est un véritable problème
de société, les émigrants de France amènent différents
courants judaïques, traditionaliste, sioniste et sioniste
religieux, un souffle nouveau en quelque sorte.

Les juifs de France? Ils sont suffisamment bien organisés afin
de "survivre" à quelques milliers de départs. Et puis,
en France, le travail encore à faire est énorme, il y a
les brebis égarées parmi les quelques 250 000 juifs
non communautaires.

L'Alya? C'est au contraire en la favorisant que l'on renforce
le lien entre Israël et les juifs de France. Grâce à ce
mouvement d'Alya, nombreux sont les français qui auparavant
n'avaient jamais mis les pieds en Israël et qui viennent
justement pour visiter leur famille émigrante.
L'effet secondaire en est probablement plus bénéfique
qu'un séjour unique dans une synagogue à l'occasion d'une
Bar Mitsva, ou d'un mariage. Lorsque des dirigeants
communautaires ont un discours pouvant amener la confusion
dans les esprits et c'était le cas des propos
de Joël Mergui me semble-t-il, alors pour nous,
en Israël, c'est inacceptable.

Inacceptable vis-à-vis des jeunes soldats qui viennent
de France pour défendre le peuple juif en servant son armée.
Inacceptable pour ceux qui ont fait, le sacrifice ultime,
celui de leur vie pour que vivent les juifs à travers
le monde. Inacceptable vis à vis des juifs du monde entier
qui se sont retrouvés extirpés in extrémis de leur pays
d'origine, parce que pour eux le vent avait
brusquement tourné.

Et vous êtes en train de vous demander s'il faut dégarnir
la communauté juive de France!! Mais alors pour qui nous
battons nous? Pourquoi tant de sacrifices pour maintenir
ces 20000 km2 que l'on veut nous arracher? Pour qui
préservons-nous cette Terre?

Israël doit gagner une de ces batailles les plus difficiles,
la bataille démographique. Tout juif souhaitant venir
s'installer en Terre Sainte doit le faire sans retenu,
certainement pas par celle des instances dirigeantes
communautaires juives françaises. Affaiblir la communauté
juive par l'Alya? Il y a de nombreuses communautés en France
qui sont autonomes, non consistoriales, bien organisées
et qui n'ont pas d'Etat d'âme lorsque certains de leurs
membres partent, fussent ils des responsables.

Et que dire du débat sur le "manque à gagner " à cause de ceux
qui choisissent de fêter un heureux évènement en Israël.
Franchement ce raisonnement est exaspérant.
Encore un manque de considération pour les israéliens,
pour ceux qui sont justement heureux de voir leurs famille
de France leur permettre de participer aux festivités
sans se ruiner pour un billet d'Avion ou, le plus souvent
sans pouvoir participer aux fêtes familiales.
Et Pourquoi l'économie israélienne ne profiterait-elle pas
un petit peu aussi des mariages…?

Je suis convaincu, Messieurs les responsables de la communauté
juive de France, que votre devoir est d'œuvrer, certes,
pour le bien de la communauté, mais avant toute chose,
d'aider sans aucune réserve, ceux qui ont décidé de
compléter le programme Divin du retour en Terre d'Israël
Et si vous avez du mal à expliquer cela au Président
de la république française, si vous voyez un malaise
d'expliquer que ce ne sont pas tous les juifs de France
qui se sentent d'abord français et juifs ensuite,
c'est un problème que vous aurez à gérer mais pas au
détriment de l'Alya.

Si vous pensez perdre le noyau dur du judaïsme actif,
militant, communautaire, donateur, alors rédigez un
nouveau Business Plan pour chercher dans ce vivier
potentiel d'un demi million d'âmes, les remplaçants
de ces perles rares partis vers leur destin.
Motivez les brebis égarées afin d'apprécier
les institutions juives, les écoles juives,
les restaurants Cachers, les épiceries, les radios juives,
la presse juive, la synagogue, le centre communautaire,
les activités, les vacances Cachères.
Prenez une bonne agence de communication et communiquez,
demandez l'avis de vos "administrés" vous serez
certainement étonnés des réponses.
De toutes façons, les juifs de France, sauront décider
de ce qui est bien pour leur avenir
et s'ils veulent partir, informez-les, aidez-les,
mettez-les en garde mais surtout: LET MY PEOPLE GO!!!!!!!

13 septembre 2007

MAIS, SUIS - JE IDIOT ?. JE NE VOUS AVEZ PAS DIT....

Mais, suis-je idiot ? je ne vous avez pas dit ...
24 décembre 2006 - Charles Etienne NEPHTALI
Sur desinfos.com

La salle était comble bien avant le début du concert de fin
de trimestre organisé par l’école publique fréquentée par
ma petite-fille de 6 ans, Emma.
Après que la directrice et les enseignants aient remercié
le public, un petit Malien, une petite Américaine et Emma
montèrent sur scène pour interpréter l’hymne national
accompagnés au violon par un élève asiatique tout juste
plus âgé que chacun des membres du trio.


Première surprise : l’assistance et tous les autres élèves
se levèrent et agitèrent de petits drapeaux tricolores.

Deuxième surprise : il n’y eut ni hué, ni sifflet ;
que des applaudissements nourris et des cris de joie.
Imaginez la fierté du quatuor !

Se succédèrent ensuite danses et chants enfantins
interprétés par l’ensemble des élèves et, en fin de
spectacle, une vingtaine d’entre eux, âgés de 3 à 12 ans,
accompagnés au violon par deux de leurs camarades et
au piano par un troisième, interprétèrent une chanson reprise
en cœur par toute la salle. Quelle merveille !

Le titre de cette chanson ? Non, non, ce n’était ni
« Fais-moi du couscous chérie » ni « On m’appelle l’oriental »,
pas non plus « Laziza », même pas « Aïcha »
ni « Le café des délices ». Vous n’y êtes pas du tout !
C’était « Ah ! si j’étais riche »,
extraite de la comédie musicale « Un violon sur le toit ».

Mais suis-je idiot ? Je ne vous avais pas dit que cela
se passait à Boston sinon vous ne m’auriez pas donné des
titres aussi « exotiques ». L’hymne était américain,
les drapeaux tricolores et les chansons aussi.

Il est naturellement évident que si je vous avais de plus
précisé que, dans le métro emprunté pour me rendre à cette
si sympathique manifestation, tout le monde payait,
vous auriez vite réalisé que cela ne se passait pas
en France......et encore moins dans la région parisienne.

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. En effet,
en sortant, la nuit étant tombée,
il y avait des illuminations un peu partout avec ‘hanoukiyot,
sapins décorés et banderoles sur lesquelles,
en lettres scintillantes, était écrit

« Happy Hanukkah - Happy Christmas »

D’ailleurs, chaque jour, pendant cette semaine de ‘Hanouccah,
pratiquement tous les journaux publièrent des photos et
consacrèrent des articles relatifs à cette merveilleuse
fête des lumières aussi connue que Noël.

« Papy, c’est comme ça en France aussi » ? me demanda Emma.
Je n’ai pas, et pour cause, osé lui répondre,
préférant changer de conversation.

Il est à souhaiter que les dirigeants de notre pays
finissent enfin par se réveiller et par cesser d’appliquer
cette lamentable politique de l’autruche pour qu’un jour
il nous soit donné d’assister à de tels spectacles scolaires !

Charles Etienne NEPHTALI Actuellement à Boston
Sur le Site de : desinfos.com

12 septembre 2007

HISTOIRE DE L' ALPHABET HEBRAIQUE

La trés belle histoire de l'alphabet hébraique
(www.alephbeth.net)

Vingt-deux lettres primordiales qui deviennent vingt-six dans
l'alphabet des écritures européennes occidentales.
Vingt-six lettres qui ont une mémoire très ancienne,
dont l'origine
remonte à plusieurs milliers d'années, une mémoire
qui s'est transmise
de génération en génération de manière tout a fait inconsciente et qui
encore aujourd'hui se trouve enfouie dans les couches profondes de
notre inconscient culturel.

Bérechith (au commencement). Rav Hamnouna le Vénérable dit : "Nous
trouvons ici un renversement de l'ordre des lettres de l'alphabet, les
deux premiers mots Berechith Bara (au commencement créa) commencent
par un beth, tandis que les deux mots suivants, Elokim eth commencent
avec aleph".
La raison en est la suivante : quand L'Eternel, s'apprêta à créer le
monde, toutes les lettres de l'alphabet étaient encore embryonnaires,
et durant deux mille années L'Eternel, les contempla et se réjouit
d'elles. Quand Il décida de créer le monde, toutes les lettres se
présentèrent à lui dans l'ordre inverse:

La lettre Tav s'avança et plaida :

"Qu'Il te plaise, Maître du Monde, de me placer le premier dans la
création du monde, car je suis la lettre qui conclut vérité(Emeth) qui
est gravée sur Ton Sceau, et Toi-Même as pour nom EMETH, il est donc
convenable au Roi de créer le monde avec moi. L'Eternel lui répondit :
"tu es méritant et juste, mais il n'est pas correct que je commence la
création du monde avec toi, puisque tu es destiné à servir de marque
sur les fronts des fidèles (Ezéckiel 9:4) qui observent la Loi d'Aleph
à Tav, et par l'absence de cette marque, les autres seront tués; et,
de plus, tu formes la conclusion de la mort (Maveth). C'est pourquoi
tu n'es pas approprié pour initier la création du monde".

, , Le Shine vint ensuite et plaida :

"Maître du monde, qu'il te plaise de commencer le monde avec moi, car
je suis la lettre initiale de ton nom "Shaddaï", et il est préférable
de créer le monde par un nom sacré." L'Eternel lui répondit :
"tu es juste, tu es bon, tu es vrai, mais je ne peux commencer la
création du monde avec toi puisque tu fais parti du groupe de lettres
exprimant la contrefaçon, Shéquer (mensonge), qui n'existe uniquement
si le Kouf et le Rech t'attirent dans leurs dispositions. C'est
pourquoi un mensonge doit, pour être crédible, commencer par quelque
chose de vrai. Le Shine est une lettre de vérité, lettre par laquelle
les patriarches ont communié avec L'Eternel ; mais Kouf et Rech sont
des lettres appartenant au coté néfaste qui, afin d'être crédible,
s'attachent le Shine, formant ainsi une Quésher(conspiration)".
Ayant entendu tout cela, le Shine disparut.

Le Tsadé entra et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car je
suis le signe des Tsaddikim (justes), et Toi même te nomme juste,
comme il est écrit :
Car l'Eternel est juste, il aime ce qui est juste : quiconque est
droit contemplera sa face (Psaumes 11.7). C'est pourquoi il convient
de créer le monde avec moi".
L'Eternel, lui répondit :
"Tsadé, tu désignes la vertu, mais tu dois rester dissimuler, et ne
doit pas trop te révéler, sinon tu serais cause d'offense pour le
monde. Tu es formé de la lettre Noun (symbolisant le principe féminin)
surmontée par la lettre Youd (le principe masculin). Et c'est le
mystère de la création d'Adam HaRishon(le premier homme), qui fut créé
avec deux visages (mâle et femelle combinés). De la même façon, le
Noun et le Youd dans le Tsadé ne sont pas face à face, ainsi le tu est
tourné vers le haut ou vers le bas".
L'Eternel lui dit en plus :
"viendra le temps où je te scierai, afin de provoquer le face à face,
mais ceci se fera dans un autre lieu". Il partit alors.

La lettre Pé arriva et plaida ainsi :

"Qu'il te plaise, Maître du monde, de créer le monde avec moi, car je
désigne Pourquana(la délivrance) que tu dois apporter au monde. C'est
pourquoi, il convient que le monde soit créé avec moi".
L'Eternel répondit :
"Tu es digne, mais tu représentes Pesha (la transgression) et, de
plus, tu te tiens comme le serpent, qui frappe en haut et revient vers
son corps, symbole de l'homme coupable qui plie sa tête et étend sa
main".

La lettre Ayin fut pareillement refusée en raison de Avon
(l'iniquité), quoiqu'elle prétendit représenter Anavah (l'humilité).

Alors le Samekh parut et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car je
représente Semikah (le soutien) pour celui qui tombe, comme il est
écrit : L'Eternel soutient tous ceux qui tombent, et redresse ceux qui
sont courbés. (Psaume 145.14).
L'Eternel, répondit :
"C'est justement la raison pour laquelle tu dois rester à ta place,
car si tu l'abandonnais, que deviendraient ceux qui chutent et qui
s'appuient sur toi?".
Elle partit aussitôt.

Le Noun entra et plaida son mérite en tant que lettre initiale de Nora
(prodigieux en louanges), ainsi que de Nava (agréable, désirable) est
la louange du juste. (Psaume 33.1).

L'Eternel, dit :
"Noun, retourne à ta place, car c'est à cause de toi (Néfilah, qui
représente la chute) que le Samekh est revenu à sa place. Reste donc
sous son soutien".
Le Noun revint aussitôt à sa place.

, Le Mèm se présenta et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car
j'introduis le mot Mélekh (Roi) qui est ton titre".
L'Eternel répondit :
"C'est exact mais je ne peux pas t'employer dans la création du monde
pour la simple raison que le monde a besoin d'un roi. Retourne donc à
ta place ainsi que le Lamed et le Kaph puisque le monde ne peut
exister sans un Mélekh.

A ce moment, le Kaph descendit de son trône de gloire et tremblant et
frémissant dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi car je
suis ton Kavod (gloire). Et lorsque que Kaph descendit de son trône de
gloire, deux cent mille mondes s'ébranlèrent, le trône chancela et
tous les mondes frémirent et s'apprêtèrent à tomber en ruine.
L'Eternel s'écria :
"Kaph, que fais tu ici ? Je ne créerais pas le monde avec toi.
Retourne à ta place, car en toi réside Kélayah (extermination)".
Il partit aussitôt et retourna à sa place.

La lettre Youd se présenta alors et dit :

"Qu'il te plaise, Maître du monde, de m'utiliser en premier pour la
création du monde, puisque je réside en premier dans le nom sacré".
L'Eternel répondit :
"Il est suffisant pour toi d'être gravé et inscrit en moi, tu es le
canal de ma volonté ; tu dois rester dans mon nom".

, Le teth se présenta et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car par
moi tu es appelé Tov (bon) et Yachar (droit)".
L'Eternel lui répondit :
"Je ne créerais pas le monde avec toi, car le bien que tu représente
est caché et dissimulé en toi, comme il est écrit : Oh combien est
abondante la bonté que tu dissimules pour ceux qui te craignent, que
tu témoignes à ce qui ont foi en toi, en face des fils de
l'homme.(Psaume 31.20). Puisque la bonté est blottie en toi, elle n'a
pas part dans le monde que je vais créer, mais seulement dans le Olam
Aba(monde à venir). En outre, c'est parce que la bonté est cachée en
toi que les portes du temple s'affaleront, comme il est écrit : Les
portes se sont enfoncées dans le sol (Lamentations 2.9). En plus, la
lettre H'eth est à ton coté, et réunies, vous générez le H'eth
(péché). c'est pour cette raison que ces deux lettres ne doivent pas
se trouver dans les noms des tribus".
Il partit aussitôt.

Alors le Zaïn se présenta et se mit en avant, disant :

"Maître du monde, qu'il te plaise de me mettre à la tête de la
création puisque je représente l'observance du Chabbat, comme il est
écrit : Rappelle-toi (Zakhor) le jour du chabbat pour le sanctifier
(Exode 20.8).
L'Eternel répondit :
"je ne créérais pas le monde avec toi, car tu désignes la guerre par
la forme d'un glaive saillant ou d'une lance".
Zaïn se retira aussitot de sa présence.

, Le Vav entra et s'avanca en disant :

"Maître du monde, qu'il te plaise de m'utiliser en premier pour la
création du monde, car je suis une des lettres de ton Nom. L'Eternel
lui dit :
"Toi, Vav ainsi que Hé, il vous suffit d'être les lettres de mon Nom,
de faire parti du mystère de mon Nom, gravées et inscrites dans mon
Nom. Je ne vous donnerais donc pas la première place dans la création
du monde".

, Apparurent alors les lettres Daleth et Guimel, qui revendiquèrent la
même place.

L'Eternel leur addressa une réponse similaire en disant :
"Il devrait vous suffire de demeurer l'un à coté de l'autre puisque
les pauvres ne cesseront pas dans le pays (deutéronome 15.11), et ont
besoin de bienveillance. Le Daleth désigne Dalouth (pauvreté), et le
Guimel désigne Guémilouth (bienfaisance). Donc, ne vous séparez jamais
l'un de l'autre et qu'il vous suffise de vous assister l'un et
l'autre".

Le Beth entra alors et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de me placer en tête de la création
du monde, puisque je représente les Berakhoth (bénédictions) que l'on
t'offre en haut et en bas".
L'Eternel lui dit :
"Assurément, c'est avec toi que je créérais le monde et tu formeras le
début de la création du monde".

La lettre Aleph resta à sa place sans se présenter.

L'Eternel dit :
"Aleph ! pourquoi n'es-tu pas venu à moi comme les autres lettres ?".
Il répondit :
"Maître du monde, j'ai vu toutes les autres lettres se retirer de ta
présence sans résultat, alors que pouvais-je faire ? De plus, puisque
tu as déjà accordé ce grand cadeau à la lettre Beth, il ne serait pas
convenable pour le Roi Suprême de reprendre le cadeau qu'il a fait à
son serviteur pour le donner à un autre".
L'Eternel lui dit :
"Aleph, bien que je commencerais la création du monde avec le Beth, tu
resteras la première des lettres. Mon unité ne sera exprimé par une
autre que toi, sur toi seront basés tous les calculs et les opérations
du monde, et l'unité sera seulement exprimé par la lettre Aleph.

11 septembre 2007

ROSH HASHANA - YOM KIPPOUR " LE JOUR DU GRAND PARDON "

Rosh Hashana

1er Tichri - 13 septembre 2007

Rosh Hashana (littéralement, "tête de l'année")
marque le début de l'année juive civile.
Cette fête est mentionnée dans la Bible (Lév. 23:23-25) :
"Au septième mois, le premier jour du mois, aura lieu
pour vous un repos solennel : commémoration par une fanfare*,
convocation sainte..." Le terme Rosh Hashana,
"commencement de l'année", est un terme rabbinique,
comme le sont d'ailleurs les thèmes redoutables de la fête :
repentir, préparation au jour du jugement divin et
prière pour une année fructueuse.

Les deux jours de la fête tombent les 1er et 2 Tishri
du calendrier juif. Les principales coutumes
de Rosh Hashana sont la sonnerie du shofar au milieu
d'un office assez long qui souligne les thèmes de ce jour
et le repas de fête pris en famille pour inaugurer
la nouvelle année. Des prières de repentir s'ajoutent
à la liturgie ordinaire.
A maints égards, Israël commence l'année à Rosh Hashana.

* Le chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle

Les traditions culinaires Les célébrations commencent
au coucher du soleil. Les nourritures offertes
traditionnellement pour la nouvelle année sont sucrées,
en symbole d’une année à venir pleine de douceurs :
des morceaux de pommes et de Hallah
(pain brioché en forme de tresse) trempés dans du miel,
pain d’épices au miel, pâtisseries à base de miel
et de noix et strudel de pommes.
Les plats salés sucrés sont aussi à l’honneur
(patates douces, oignons caramélisés, poulet aux pruneaux..)

Le second soir de Rosh Hashanah, il est aussi d’usage
de manger un fruit qui n’a pas été goûté depuis longtemps.
On prend fréquemment la grenade, symbole de fertilité
de par le nombre de ses graines.
Mais les dates fraiches, les figues sont aussi à l’honneur.


YOM KIPPOUR
10 Tichri - 22 septembre 2007

"Gmar Hatima tova" en hébreu :
"Puissiez-vous être inscrit dans le Livre de la Vie"
est une bénédiction que l'on se souhaite
avant le jour de Yom Kippour.

Yom Kippour, dix jours après Roch Hachanah,
est le jour du grand pardon et de "contrition"
(Lév. 23: 26-32) afin qu'on puisse être lavé de ses fautes.
Unique jour de jeûne prescrit par la Bible,
c'est l'occasion pour l'individu d'énumérer ses mauvaises
actions et de procéder à l'examen de ses fautes.
Ce jour-là, le juif doit prier pour le pardon des fautes
commises envers Dieu et amender son comportement vis-à-vis
de son prochain. Les principaux préceptes de Yom Kippour -
offices prolongés et 25 heures de jeûne -
sont observés par bon nombre de personnes ordinairement
non pratiquantes.

Yom Kippour l'emporte en solennité sur toute autre fête,
y compris Roch Hachanah. Ce jour-là, le pays s'immobilise
totalement pendant 25 heures; les lieux de divertissement
sont fermés; la télévision et la radio cessent
leurs émissions - y compris les informations;
les transports publics sont suspendus et les routes
elles mêmes sont fermées. Le souvenir de la guerre de 1973 -
une attaque-surprise lancée contre Israël,
le jour de Kippour, par l'Egypte et la Syrie -
rend cette solennité plus prégnante encore en Israël.

Sur le Site : histoiredesjuifs.com

10 septembre 2007

TOUT COMMENCE ET TOUT RECOMMENCE

TOUT COMMENCE et TOUT RECOMMENCE
TICHRI
Albert Bensoussan
Tichri :
Tout commence et tout recommence

Tichri frappe à notre porte, à coups redoublés, comme un poing
sur le coeur. Avec l'aigu de ses deux i évocateurs du cri.
Le son prend appui sur ce t initial qui pose modestement
la voix dans le feutre et sur le groupe consonantique chr,
alliance d'un chuintement qui se forme dans la cuillère
de la langue et de la consonne liquide r qui, roulée en haut
du palais par la pointe linguale -
mais roulée à la façon orientale, et non grasseyée au fond
de la gorge comme le font les Français et les Ashkénazes -
expulse le second i. Dans le langage les consonnes servent
à habiller les voyelles et à les colorer, et donc, quand
nous prononçons tichri, nous expulsons et crachons un cri aigu.
Tichri représente le septième mois de l'année lunaire.
C'est aussi le premier mois de l'année hébraïque
et l'anniversaire de la Création.
Qui commence par la " tête de l'an " - Rosh Hachana -
et marque l'entrée dans la repentance et l'imploration,
au dixième jour, du Pardon. De là, cet avertissement ou
ce cri redoublé de tichri, prélude au h'atanou -
nous sommes coupables, nous avons péché, nous implorons le pardon -
de la prière de Kippour.
Me revoilà au terme de cette année liturgique, au long de laquelle
on déroule le rouleau de la Torah où, chaque samedi,
nous lisons un chapitre, ce qu'on appelle une péricope,
en hébreu paracha. Eh bien ! lorsqu'on arrive au bout du rouleau,
donc lorsque Moïse disparaît dans un baiser
(c'est le sens que je donne, selon une vieille tradition,
à l'expression qui signe la mort de Moshé :
al pi Hachem, que l'on traduit aussi par " sur l'ordre de l'Éternel ",
mais qu'André Chouraqui rend, merveilleusement fidèle, par
" sur la bouche de IHVH ") pour se fondre dans le souffle divin,
alors nous ne refermons le rouleau (Premier Sefer)
que pour le rouvrir tout aussitôt (deuxième Sefer)
en cette fête de la Torah - Simh'at Torah -,
où nous dansons avec la Loi, comme avec une Promise, et voilà :
nous reprenons tout depuis le début.
En Tichri, tout commence et tout recommence.
Comme tout ce qui existe et tout ce qui est se nomme, le monde et le cosmos et nous-mêmes ne sommes qu'effets de langue. Conséquences d'une énonciation. La mutité, de ce fait, équivaudrait à l'absence de monde. Bien que le monde existe pour le muet : il le nomme intérieurement, sans remuer les lèvres, sans émettre de son. Tout comme il existe pour l'aveugle qui ne sait ce qu'est Jour et ce qu'est Nuit.
Donc la nomination est primordiale. Elle est - serait ? - antérieure à la Création. Pour que la lumière soit il a fallu que quelqu'un - Lui - dise : Que la lumière soit. Et la lumière fut. Ou, dans le gracieux balancement de l'hébreu : Yéhi Or Vayéhi Or.
Pour comprendre le monde et les choses, nous ne disposons que de récits, tous pareils, à peu de choses près, pour nous dire - et donc créer - le temps primitif et l'espace de ce temps. La Bible est un livre merveilleux et fascinant parce qu'elle dit bien tout en prenant son temps. Elle raconte. Elle est le Livre. Elle est la Vérité. Chacun de ses mots déroulés crée l'espace et le temps. Le premier mot prononcé a donc été, en toute logique, Berechit.
(D'aucuns s'étonneront que la Bible ne commence pas par la première lettre de l'alphabet. Que ce soit la deuxième lettre, Beth, - ancien idéogramme représentant la maison - qui marque le début du Livre. Le Livre qui est, en effet, notre demeure, l'endroit où nous vivons et existons. L'explication est toute simple : Aleph représente le Créateur, et nous savons que cet idéogramme primitif avait la forme stylisée des cornes du bœuf Apis, divinité égyptienne, que Moïse avait dû croiser en son jeune temps. Donc D.ieu est Aleph : Il n'allait pas se nommer Lui-même. Puisque nommer c'est faire accéder à la création et à l'existence. D.ieu échappe à la Création, qui lui est extérieure ; et lorsqu'Il doit se nommer, pour en finir avec la curiosité des hommes - par exemple, la vaine inquisition de Jacob qui, lors du fameux combat avec " l'ange " ou " l'homme-D.ieu " (Ish), ne reçoit pas de réponse -, et répondre au questionnement de Moïse au buisson ardent : il ne sait et ne peut dire que " je suis qui je suis ", en l'exprimant, de surcroît, au futur. Eh'yé asher eh'yé. Cette spirale expressive ou, disons, cette pirouette, est une non-réponse, et D.ieu nous échappera à tout jamais. L'homme, en sa finitude, ne saurait avoir accès à l'infini, ni même concevoir Celui que la mystique juive a défini comme l'Ein-Sof, le Sans-Limite.)
Berechit. Au commencement. Laissons parler le philologue. Le recours philologique, en effet, éclaire de façon fondamentale car axée sur le langage et la nomination primordiale, notre cheminement. Une fois admis que la voix s'est posée, il faut que les lèvres se descellent, qu'elles laissent passer le souffle, qu'elles fassent entendre le grondement intérieur d'un corps qui n'est que matière en fusion et en éruption. Et donc, nous avons dans cette parole initiale une consonne occlusive sonore : le Be se décrit comme deux lèvres soudées qui cèdent sous la pression du souffle, et c'est l'explosion. D'aucuns parleront, peut-être, de Big Bang, un mot des plus occlusifs et explosifs aussi. Nous avons bien là cette explosion première qui, en dispersant tous azimut une matière prodigieusement concentrée, de la taille d'un dé à coudre, a fait le vide d'un plein de gaz, emplissant le néant d'une magma bouillonnant.
Que se passe-t-il lorsque, disons, le volcan entre en éruption : le bouchon saute - et remarquons bien le mot " bouchon " : le b de l'explosion, de la désocclusion, et le ch du glissement fluide de la matière en fusion. Bé-ré-chit est un moteur à explosion à trois temps : le bouchon du Bé qui saute, le ré, consonne liquide qui dit le roulement fluide, et le chit allusif du bruit que fait la matière en gestation qui chute, sonore invasion du vide.
Un seul mot dit, renferme et nomme toute la Création. Prodigieux " dé à coudre " - Fingerut en yiddish, ainsi que s'appelait le lumineux grand-rabbin qui forma tant de pieux rabbins dans l'Algérie de mon adolescence, béni soit son nom -, un dé qui permet de ravauder après coup toute l'histoire de l'univers, la terre, la mer et le ciel, les choses et les plantes, les animaux et les hommes.
Mais pourquoi et comment s'arrêter en chemin ? Deux mots sont soudés en une seule émission de voix. Après Berechit vient Bara, alliance d'une consonne occlusive sonore et d'une consonne liquide roulante. Habillant et colorant de sens les voyelles : nous passons de l'étroit à l'ouvert : e-e-i suggère l'effort dans l'étrécissement culminant au i aigu - comme si la matière s'élevait dans une longue cheminée rétrécie au bout et peinait à se frayer chemin -, alors qu'aussitôt après, le bouchon ayant sauté, la voie est libre et largement ouverte : le a représente, en effet, l'ouverture maximale de la bouche. La bouche du volcan.
Et voilà comment en deux mots le cosmos se met en place sous la métaphore d'une explosion ou d'une éruption volcanique, ou d'un séisme avec réplique : d'abord l'âpreté du Berechit avec sa fermeture de voyelle, puis la réplique du Bara tout en ouverture et en profusion. Alors oui, le Berechit Bara a précédé dans la nomination le Big Bang ainsi nommé au XX° siècle. La Torah l'a énoncé depuis des millénaires. Et qui sait qui l'a dit en premier ? Si c'est un scribe - et c'est forcément probable -, alors il avait du génie. Le génie du langage. Mais toute la Bible, toute la Torah est marquée au sceau d'une langue géniale et primordiale, parce qu'imagée, suggestive, disant beaucoup en peu de mots, merveilleusement énigmatique, c'est-à-dire se prêtant à d'infinies divagations sur le sens et dont le ressort est, le plus souvent, la paronomase ou jeu de mots, comme si le Créateur, en nous disant, en nous créant, avait voulu jouer avec nous et voir comment nous allions nous en sortir dans les ténèbres cosmiques - comiques ? -, ou disons alors dans cette existence cosmico-comique qui est échue à l'homme et dont seuls les sages ont peu ou prou levé le voile. Les autres - la masse, le magma - ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et croient vraiment que le bâton trempé dans l'eau s'est plié en deux, ou que la terre est plate, ferme et solide (à vrai dire, ils sont de moins en moins nombreux à le croire).
Alors si vous regardez le ciel et tous ces points lumineux, dont on vous dira que cette tête d'épingle que vous arrivez à détacher du noir absolu est, peut-être, un million de fois plus grosse que le soleil, et que tout ce qui semble épinglé sur le dais bleu nuit du ciel n'est qu'une vertigineuse toupie tourbillonnante, et que la terre tourne à quarante mille kilomètres par vingt-quatre heures, bref toutes ces choses incroyables, eh bien ! soyez émerveillés, fermez la bouche - pe, en hébreu : et cette consonne occlusive sourde dit cette fois la clôture - et ouvrez vos lèvres - pht en hébreu, du verbe liphtoah' , où l'on admirera le passage du p fermé au ph entrouvert, le son f représentant une consonne fricative labiodentale ; autrement dit, les dents supérieures se posent sur la lèvre inférieure et le souffle crée le frottement à l'ouverture -, bref, dans cet émerveillement qui vous fait entrouvrir les lèvres et émettre ce léger sifflement d'émerveillement, vous répéterez les deux mots qui ont fondé le Tout : Berechit Bara.
Shana Tova 5768
Abraham Ben Shoshan

28 août 2007

MOISE LE PROPHETE

MOÏSE, le prophète,

Sur le Site : ALEPHBETH.NET -

Prophète et législateur, il fit sortir le peuple hébreu
d'Egypte pour le mener aux frontières de la Terre promise.
Il est le personnage central de la naissance et de
la formulation de la religion juive.
Si l'on en croit la Bible, le nom Moché (Moïse) s'explique
de la façon suivante: Elle l'appela Moché et dit
" c'est que je l'ai tiré des eaux " (Exode 2,10).

Moïse, fils d'Amram et de Yochèvèt, tous deux issus de
la tribu de Lévi, naquit en Égypte au moment où Pharaon
donnait cet ordre à tout son peuple:
"Tout fils [hébreu] qui naîtra, vous le jetterez dans
le Nil "(Exode 1,22). Trois mois durant, sa mère le cacha
dans sa maison, mais, ne pouvant le dissimuler plus longtemps,
elle le mit dans un panier de jonc qu'elle alla déposer sur le Nil.
C'est là que la fille de Pharaon le découvrit et décida de l'adopter.
Moïse grandit en,prince égyptien. Or, un jour, voyant un Egyptien
frapper un esclave hébreu, il le tua et dut fuir l'egypte.
Dans sa fuite, il atteignit Madian, où il épousa Tsipporah,
l'une des sept filles de Jéthro, prêtre de la ville.
Tandis qu'il faisait paître les troupeaux de son beau-père,
il arriva au mont Horeb, où, du milieu d'un buisson ardent qui ne se consumait pas, D. lui apparut. Il lui ordonna de retourner en Égypte pour délivrer ses frères du joug de l'esclavage.
Après maintes hésitations, Moïse accepta cette mission, mais, comme il avait des difficultés d'élocution, il fut convenu qu'Aaron, son frère, parlerait en son nom (Exode 4).

Moïse, alors âgé de quatre-vingts ans, parut devant pharaon. Mais celui-ci refusa catégoriquement de laisser partir les Israélites.
D. affligea alors pharaon et les égyptiens de dix plaies, dont seule la dernière, la plus sévère, la mort des premiers-nés, persuada pharaon de libérer les Hébreux. Lorsque,les égyptiens à leurs trousses, les Hébreux arrivèrent à la mer des Joncs (mer Rouge), Moïse leva sa verge.
Alors s'ouvrant en deux, la mer laissa passer les enfants d'Israël à pied sec. Mais, lorsque les égyptiens, menés par pharaon, s'y aventurèrent à leur tour, les eaux se refermèrent sur eux et ils furent engloutis. Alors Moïse et les Hébreux entonnèrent un cantique de louanges et de remerciements au Seigneur.

Après une errance de courte durée dans le désert du Sinaï, ils atteignirent le mont Sinaï aussi connu sous le nom de "montagne de D. » et que la tradition identifie au mont Horeb.
Là, D. leur apparut, et leur donna les Dix Commandements par l'entremise de Moïse (Exode 20,1-17): Moïse monta au sommet du mont Sinaï, où il resta quarante jours et quarante nuits sans boire ni manger, pour recevoir les tables de 1'Alliance.

Alors qu'il était sur la montagne, les Hébreux demandèrent à Aaron de leur construire un Veau d'or qui ferait office de divinité. Lorsque à son retour Moïse vit l'idole, son courroux fut si grand qu'il brisa les tables de l'Alliance. Jetant le Veau au feu, il en réduisit l'or en poudre, et le mêla à de l'eau qu'il fit ingurgiter à ceux qui avaient péché. Cet épisode ne l'empêcha pas de supplier D. de ne pas détruire son peuple. Cédant à ses supplications, D. consentit à ne pas l'effacer de la surface de la terre.
Puis, Moïse remonta sur le mont Sinaï, où il demeura à nouveau quarante jours et quarante nuits, pour y recevoir de nouvelles Tables. Selon la tradition, il y reçut en outre le Pentateuque (loi écrite) où est consignée toute la législation du judaïsme, ainsi que la loi orale(Chab 93b).
D. lui ayant ordonné de faire construire un sanctuaire, Moïse en confia l'exécution à Betsalel.

Lorsqu'il redescendit de la montagne son visage étincelait.
Aussi se voila-t-il la face pour que les Hébreux puissent encore lui parler. D. punit Moïse de sa désobéissance à Mara. En effet, au lieu de parler au rocher pour en obtenir de l'eau, comme D. le lui avait ordonné, Moïse le frappa. Aussi D. lui interdit-il de pénétrer en Terre promise. Moïse le supplia d'annuler le décret, mais en vain.

Lorsque, à la tête de son peuple, il en atteignit les frontières, il grimpa au sommet du mont Nébo pour y mourir, et de là, D. lui fit voir le pays tout entier.
Moïse mourut à l'âge de cent vingt ans. Ses yeux ne s'étaient pas obscurcis, et sa vigueur était toujours égale. Avant de mourir, Moïse rassembla une dernière fois les Hébreux pour leur transmettre les lois et leur faire ses dernières recommandations. Jusqu'à ce jour, l'emplacement de sa tombe reste inconnu.

Selon la Bible, Moïse est le plus grand prophète qu'ait jamais eu le peuple juif (Deutéronome 34,10): " Il ne s'est plus levé, en Israël, de prophète comme Moïse, lui que l'Éternel a connu face à face. "
Les difficultés auxquelles Moïse dut faire face sont sans nombre:
il fut d'abord le seul à juger les conflits qui agitaient la nation. C'est seulement plus tard, sur la suggestion de Jéthro, son beau-père, qu'il nomma d'autres juges pour le seconder (Exode 18,13-23).
En outre, dans le désert, les Hébreux ne cessaient de le harceler de leurs problèmes et de lui demander de les ramener en Égypte.
Puis son cousin Korah, issu comme lui de la tribu de Lévi, rassembla deux cent cinquante notables parmi les Hébreux, pour les inciter à la révolte (Nombres 16,1-19).
Enfin, pour couronner le tout, son propre frère Aaron et sa sœur Myriam prétendirent qu'ils lui étaient égaux en matière de prophétie et le critiquèrent pour avoir épousé une Koushite (Nombres 12,1-15).
Dans les batailles contre Amaleq (Exode 17,813), contre Sihon, le roi amorite de Hechbon (Deutéronome 2,31-33) et contre Og, roi du Bachan (Deutéronome 3,1-4), Moïse dut faire montre de talents de chef militaire.

Avant de mourir, il bénit toutes les tribus d'Israël, sans émettre une seule critique contre quiconque. Il est appelé le " Serviteur de Dieu » (Deutéronome 34,5). On le décrit aussi comme "très humble, plus humble qu'aucun homme sur la surface de la terre » (Nombres 12,3).

La littérature rabbinique considère que Moïse représente le plus grand des maîtres,
l'homme avec lequel D. s'entretint " face à face »,
l'intermédiaire entre l'homme et D., le plus grand des prophètes et le réceptacle de la
Loi divine.
Cependant, les plus grandes précautions sont prises pour éviter de lui attribuer des pouvoirs divins ou semi-divins. Moïse n'est qu'un être humain, se trompant comme un homme, et on tente ainsi de parer toute tentation de culte de la personnalité:
c'est D. et non Moïse qui donna la Torah au peuple d'Israël. On peut ainsi observer, dans la pensée rabbinique, le souci d'affirmer la suprématie de Moïse, tout en lui refusant, par ailleurs, tout caractère divin.
D. aurait donc dicté à Moïse l'ensemble du Pentateuque, et
Moïse est appelé Moché rabbénou (Moïse, notre maître).

Selon la tradition, Moïse naquit le 7 Adar et mourut
le jour de son cent vingtième anniversaire.
Plus tard, on a choisi cette date comme jour de commémoration
du souvenir des morts dont la sépulture est inconnue.

LORSQUE L' ALYA INQUIETE LE PRESIDENT DU CONSISTOIRE

LORSQUE L' ALYA INQUIETE LE PRESIDENT DU CONSISTOIRE.

L’Alya menacerait la pérennité de la communauté juive française
… Des propos virulents, foncièrement polémiques voire choquants,
ont été récemment prononcés par le représentant principal
du Consistoire, Joël Mergui.
Retour sur une interview donnée ici
au journal Haaretz le 23 août dernier.
"Le lien étroit entre le judaïsme français et Israël
vide notre communauté.
Sur les 600 000 juifs qui vivent en France
(dont la moitié habite Paris), seul un tiers entretient
un lien avec la communauté et propose un enseignement
juif" rappelle le docteur Mergui. "
Un tiers est déjà dans un processus d’assimilation.
L’autre tiers se situe dans une position intermédiaire.
Toute l’éducation de la communauté juive, depuis des années, reposait sur un rapport d’identification avec Israël. Par exemple par le biais de délégations solidaires lors de l’Intifada. Mais ma peur, c’est que nous ayons trop réussi. Nous avons tellement travaillé sur ça, avec le tiers qui est resté lié avec la communauté. Et maintenant, ce lien très fort avec Israël risque de vider la communauté juive de France". Joël Mergui tient à prévenir que ses paroles ne constituent pas "une crainte anti sioniste". Et pourtant, lors de sa visite dans notre pays la semaine dernière, le président du Consistoire de Paris n’a pas manqué d’alerter tous ses interlocuteurs sur cette question : Yaacov Edery le Ministre de l’Intégration, le Rav Shlomo Amar Grand Rabbin séfarade d’Israël ou Zéev Bielski directeur de l’Agence Juive (Sohnout). Cette visite a été pour lui l’occasion de mettre en garde contre un "dommage potentiel" représenté par l’Alyah française vis-à-vis de la communauté juive de France. "Je leur dis que durant toutes ces années, notre objectif était d’aider Israël par des dons, des voyages et l’Alyah. Maintenant, il s’agit de réfléchir, non seulement au moyen de faire venir les juifs en Israël, mais également comment renforcer la structure communautaire en France. Je ne suis pas opposé à l’Alyah mais je souhaite une idéologie réaliste. Notre responsabilité vis-à-vis d’Israël ne doit en aucun cas empiéter sur celle que nous devons à notre communauté. Si cela continue ainsi, nous risquons de perdre la moitié de la communauté d’ici 20 ans".
Selon Mergui, plus de 80 000 juifs français avec la nationalité israélienne habiteraient en Terre Sainte. D’après les données fournies par le Ministère de l’Intégration et de l’Alyah, et l’Agence Juive, le rythme de l’Alyah des juifs français a augmenté au cours de ces dernières années, atteignant une moyenne de 3000 immigrants par an. Il se dit même que les chiffres réels seraient plus élevés dans la mesure ou certains mettent un certain temps à obtenir la nationalité israélienne.
Mais selon le président du Consistoire, un autre danger guette la communauté juive de France (ou peut être le Consistoire lui-même ?) : celui de l’organisation de festivités en Israël. Sur les 800 couples de Paris unis cette année, la moitié des mariages s’est déroulée sur notre sol. Pour l’ensemble des fêtes organisées l’année dernière en Israël, il s’agit de plus de 1000. Selon Mergui, "il ne se passe pas un jour" sans qu’une inhumation n’ait lieu en Israël. Que faut il en conclure ? "C’est peut être beau et réconfortant, mais le résultat, c’est que de moins en moins de personnes viennent dans nos synagogues à Paris pour bénéficier des services communautaires que nous leur proposons. Il faut rappeler que pour une grande partie de juifs français, l’unique occasion de venir dans une synagogue se produit lors d’un mariage ou d’une Bar Mitsva. Et c’est l’occasion pour nous de créer un lien avec ces juifs. Mais cette opportunité se perd". En outre, on l’aura compris aisément, cet afflux de festivités en Israël entraînerait, selon Mergui, des difficultés financières pour les instituions juives françaises, qui perdraient ainsi des rentrées d’argent conséquentes …

Toutefois, l’intention du président du Consistoire ne
serait pas d’enrayer le processus de l’Alyah.
Il devient selon lui difficile de trouver aujourd’hui,
" en cherchant minutieusement, un juif qui n’est pas mêlé
à un juif qui fait son Alyah ".

Les réactions d’indignation à ces propos sont déjà, en Israël
comme en France, très nombreuses.

24 août 2007

NAISSANCE DU MOUVEMENT FRANCOPHONE ISRAELIEN

NETANYA FETE LA NAISSANCE DU MOUVEMENT FRANCOPHONE ISRAELIEN

Netanya fête la naissance du Mouvement Francophone Israélien.

Par Stephanie Zenati et Marie Meyer
pour Guysen International News.

Jeudi 23 août 2007 à 11:24


Mercredi 22 août, plus de 5000 personnes
se sont réunies
à Netanya, pour fêter la création
du Mouvement Francophone Israélien.


La soirée a été ponctuée par l'intervention
de Richard Prasquier, President du CRIF,
et par les chanteurs Sharit Haddad
et Guy Mardel, très appréciés du public.

''Il s'agit de joindre l'utile à l'agréable'',
nous a confié Francky Pérez, l'animateur de la soirée.

Même si de nombreuses personnes, touristes et Israéliens,
sont venues principalement pour assister aux concerts,
la plupart d'entre eux ont exprimé un vif intérêt
pour ce mouvement.

''Les francophones ont besoin de se regrouper en Israël'', ont déclaré plusieurs spectateurs.
Richard Prasquier, lors de son discours, a insisté sur le nombre de juifs français vivant en Israël.

'' Il y a aujourd'hui 600 000 juifs francophones en Israël, et pratiquement le même nombre en France''.
Selon lui, le Mouvement Francophone Israélien. permettra à la communauté francophone d'avoir un réel moyen d'expression et ''de réaliser une alyah de conviction et non de fuite''.

Celui-ci sera fédérateur, apolitique et ouvert à tous.

''C'est ce qui manquait en Israël : un mouvement de cohésion.'', a déclaré l'ancien chanteur Guy Mardel.
''Quand les Français arrivent pour s'installer en Israël, ils sont perdus. Ils ont besoin d'être davantage pris en compte''.

Yossi Taieb, fondateur de ce projet, envisage également de créer un véritable lobby francophone en Israël.

Cette idée est plutôt mal accueillie par les Israéliens francophones.

''Le lobby est un mot qui fait peur'', nous confie l'un d'entre eux.
'' Il faut être tous unis : c'est bien le slogan de ce mouvement, non ?''
Malgré son absence, la maire de Netanya Mme Fierberg-Ikar, a fait part de son soutien.

Pour elle, cette soirée était également un moyen de remercier les Français qui viennent de plus en plus nombreux en Israël.
'' Nous espérons que ce mouvement permettra de resserrer les liens entre Israël et la France'', ont déclaré les organisateurs de la soirée.

Cependant ils ont tenu à exprimer leur incompréhension devant le rejet d'Israël par la Francophonie.
Quoiqu'il en soit, cette soirée a été une réussite, et a permis à ce mouvement novateur de prendre un bon départ.

Sur GUYSEN INTERNATIONAL NEWS.

22 août 2007

HUMOUR DU 22 AOUT 2007

"Loisirs et détente" de : Georges Chouraqui
Humour du 22 août 2007

Blague du jour :
Deux abeilles discutent :
- J'ai Internet dans ma ruche?
- Chouette, donne moi ton e-miel!

Bétisier du jour :
Education : La Camargue est régulièrement inondée par les côtes du Rhône.

Réflexion du jour :
Rien n'est perdu tant que vous n'avez pas commencé à vous en occuper.

Histoire drôle du 22 août 2007
Le patron appelle un de ses employés dans son bureau.
-"Gérard", lui dit-il, "Ça fait maintenant une année que tu es dans la boîte. Tu as commencé comme standardiste, puis une semaine plus tard, tu as été promu comme commercial, et un mois après, tu devenais chef de secteur. Quatre mois plus tard, tu devenais vice-président. Maintenant, il est temps pour moi de prendre ma retraite, et je veux que ce soit toi qui diriges la compagnie. Alors, qu'est-ce que tu penses de tout ça ?
- C'est super, merci, répond Bernard
- Merci ? demande le patron.
C'est tout ce que ça t'inspire ?
- Heu, non, dit l'employé. Merci papa."

ISRAEL NE BAISSERA PAS LES BRAS.....

ISRAEL NE BAISSERA PAS LES BRAS....

Israël ne baissera pas les bras...
Par André NAMIECH, mercredi 15 août 2007

Sur le Blog de terredisrael.com

Je me réfère à l’article que Monsieur Ben Caspit a fait paraître dans le Blog « Terre d’Israël » le 14 août 2007 . Je l’en remercie et l’en félicite. Il a raison de se révolter contre l’hypocrisie du monde occidental et de ses réactions frileuses, face à la menace terroriste que fait peser l’Iran, aujourd’hui, dans le monde. Doit-on s’en étonner ? Monsieur Caspit rappelle que les « leaders du monde démocratique » auraient pu bombarder les chambres à gaz qu’Hitler avait mis en œuvre et qui exterminaient des milliers de Juifs journellement. Ils le savaient… Ils auraient pu limiter ce massacre, mais ne l’ont pas fait…

Cela me rappelle le texte qu’un Monsieur Martin Niemöller, avait écrit, alors qu’il était interné dans le camp d’extermination de Dachau. Je reproduis ci-après son aveu, pour constater avec amertume que cela ne semble pas avoir changer les mentalités…

« Quand ils sont venus chercher les communistes, je n’ai pas protesté, parce que je ne suis pas communiste… Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n’ai pas protesté, parce que je ne suis pas Juif… Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai pas protesté, parce que je ne suis pas syndicaliste… Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai pas protesté, parce que je ne suis pas catholique… Et lorsqu’ils sont venus me chercher, il n’y avait plus personne pour protester »… Signé : Martin Niemöller - Dachau

Israël en a tiré la leçon et ne baissera pas les bras
pour assurer sa propre survie...
quoi qu'en pensent les médias...

NOUS NE NOUS RENDRONS PAS.

NOUS NE NOUS RENDRONS PAS.

Nous ne nous rendrons pas
Par webmaster, mardi 14 août 2007 à 21:59 :

Sur le BLOG de terredisrael.com

Une proposition de discours du Premier Ministre
par le journaliste Ben Caspit

Messieurs, leaders du Monde : Moi, Premier ministre d´Israël, je m´adresse a vous depuis Jérusalem, tout en ayant sous les yeux les images pleines d´horreur du village de Cana. Le cœur de tout être humain se meurtrit et se rétrécit en voyant ces images : il n´y a pas de mots qui puissent réconforter face à un tel désastre. Et cependant, je vous regarde droit dans les yeux et vous dit haut et fort : Israël va continuer son opération militaire au Liban

L´armée israélienne va continuer à attaquer les cibles d´où sont tirées les roquettes sur les hôpitaux, les maisons d´enfants et les écoles. J´ai donné mes instructions a la Défense et à l´armée israélienne pour continuer à localiser les bases à partir desquelles ces roquettes sont emmagasinées, et les endroits à partir desquels ces bombes sont lancées sur Israël.

Nous n´hésitons pas, ni nous excusons, ni nous rendons. Si des roquettes sont lancées de nouveau depuis le village de Cana, nous allons bombarder Cana de nouveau. Aujourd’hui, demain. Ici, ailleurs et partout. Les enfants de la-bas auraient pu dormir tranquillement si ce n´était à cause des messagers du diable qui ont capturé leur territoire, et l´utilisent pour transformer les vies de nos enfants en enfer.

Messieurs, il est temps de comprendre : l´Etat Juif no va plus être arreté. Nous n´allons plus permettre à personne, plus jamais, de profiter des endroits peuplés pour tuer nos citoyens. Personne ne va plus se cacher derrière les femmes et enfants dans le but de tuer nos femmes et nos enfants. L´anarchie a pris fin. Vous pouvez NOUS excommunier ou condamner, cesser de nous rendre visite et si cela est nécessaire nous cesserons de vous rendre visite également

Je parle aujourd´hui au nom de 6 millions de citoyens israéliens qui sont bombardés et de tous les 6 millions de Juifs réduits en poussière par des sauvages en Europe. Dans les deux cas, les peuples qui ont été ou sont derrière ces horribles crimes sont des barbares qui se sont proposé d´éliminer les juifs de la face de la Terre, comme a dit Hitler, ou de les effacer du Globe, comme le dit aujourd´hui Mahmud Ahmedinejad

Et vous l´ignorez aujourd´hui exactement de la même manière que vous l´avez ignoré autrefois. Ceci ne se passera plus. Nous n´aurons plus à attendre nos sauveurs venant bombarder les chambres a gaz, nous avons notre propre force aérienne maintenant. Chaque endroit à partir duquel sont lancées les roquettes seront des cibles légitimes pour nos attaques. Il doit être dit, une fois pour toutes au monde entier : vous êtes les bienvenus pour NOUS juger, condamner ou critiquer, mais pour NOUS tuer ? JAMAIS PLUS

Il y a de cela quatre mois, j´ai été élu Premier ministre d´Israël, sur la base d´une évacuation de 90% de la Judée et la Samarie, l´endroit où a debuté le judaïsme, pour mettre fin a la majorité de l´occupation et permettre aux palestiniens de prendre un nouveau départ dans un pays indépendant.

Ariel Sharon, le Premier ministre me précédant, s’était retiré totalement de la bande de Gaza jusqu´a la frontière internationale donnant aux palestiniens l´opportunité de construire une nouvelle réalité. Le Premier ministre Ehoud Barak juste avant lui avait mis fin à une longue occupation au Liban permettant à ce pays de prospérer sur des bases démocratiques ainsi que de développer son économie

Qu´a reçu l´Etat d´Israël en retour ? Avons nous bénéficié d´un moment de paix ? La main que nous avons tendue a-t-elle été serrée ? Notre initiative de Camp David a relancé sur NOUS une vague de terrorisme quittant la vie de plus de 1000 hommes, femmes et enfants : Je ne me souviens pas que vous ayez été tellement choqués alors. Est-ce dû au fait que nous ne vous ayons pas permis de voir des images d´organes déchiquetés d´adolescents de Tel Aviv, ou des restes des victimes de la bombe placée dans un hôtel de Netanya durant les fêtes de la Pâques juive

Et bien nous avons nos propres méthodes. Nous n´exhibons pas nos victimes devant les cameras, nous faisons notre deuil en silence. Nous ne dansons pas sur les toits lorsque nous voyons les corps des enfants de nos ennemis morts. Nous exprimons une tristesse et un regret sincères. Ces autres attitudes sont le fait des comportements animaux de nos ennemis.

Aujourd’hui ils viennent NOUS tuer, demain ce sera votre tour. Vous en avez eu déjà l´expérience, et vous l´aurez encore et encore.

Une fois nous être retirés de Gaza nous avons été bombardés depuis le sud et un de nos soldats a été kidnappé. Je ne me souviens pas vous avoir vu paniquer alors. Et maintenant, 6 ans après notre retrait du Liban, nous entendons les critiques acerbes et sommes témoins des crimes d´un dangereux messager de l´Iran, un radical qui a séquestré tout un pays au nom du fanatisme religieux et essaye de prendre Israël en otage sur son chemin vers Jérusalem, à partir duquel il pense continuer sur Paris et Londres

Une énorme base de terrorisme a été établie par l´Iran et placée sur notre frontière mettant en risque la vie de nos citoyens, grossissant sous nos yeux, et attendant le moment ou l´Iran deviendrait une puissance nucléaire qui NOUS obligerait à nous agenouiller. Ne commettez pas l´erreur de penser que nous allons le faire seuls. Vous, les leaders du Monde libre, allez le faire avec NOUS

Finalement aujourd´hui, je mets fin a une parade d´hypocrisie. Je ne me souviens pas de réactions similaires quand 100 citoyens sont assassinés tous les jours en Irak. L´islam sunnite est en train de tuer les Musulmans et ils tuent tous des américains et le monde ne dit rien. Et je ne me souviens pas non plus d´une réaction similaire quand les Russes ont mis à feu des villes pour réprimer les rebellions en Chéchénie (un des pays de la Russie

Qu´avons-nous pour stimuler votre soif de justice ? Pourquoi nous ? Qu´est-ce qui non rend tellement unique a vos yeux ?

Vous regardant en face, parlant haut et fort, je me tiens debout devant vous aujourd´hui et ne m´excuse, ni pleure, ni me rends. Ce combat est pour notre liberté, notre droit a maintenir une vie normale dans notre pays légitime. Ceci est aussi votre combat. Je prie pour que vous le compreniez maintenant ou vous le regretterez plus tard.

(Traduction de la version anglaise par Catherine Saïd)

Hebrew version http://www.nrg.co.il/online/1/ART1/457/134.html

Sur le BLOG de terredisrael.com

PAROLE DE JERUSALEM

Parole de Jérusalem par Albert Bensoussan
Par webmaster, lundi 20 août 2007
Sur le Blog de terredisrael.com.

J’ai, posé au front et enroulé au cœur comme une lanière
de cuir, le premier verset du chapitre 62 d’Isaïe –
Iesha’yahou est son nom, qui signifie « Yah sauvera »,
« salut de Dieu » par la voix prophétique.
Isaïe là, à bout de souffle, jette encore ce cri d’amour
pour la ville de tous les espoirs Léma’an Tsion…
Léma’an Yérouchalaïm, à l’adresse de Sion,
à l’adresse de Jérusalem.
Souvent je me suis demandé si l’invocation des deux noms
toujours unis en complémentarité obéissait au seul effet
d’harmonie. À un jeu poétique.
Sans doute car l’on avait déjà au chant 2 d’Isaïe
ce même balancement: « Car de Sion sortira la Loi
et de Jérusalem la Parole d’Achem » –
c’est ce qu’on lit au-dessus de l’armoire sainte
(aron hakodesh) où sont rangés les rouleaux de la Torah.
Mais il faut citer cette phrase magnifique dans
l’incomparable beauté hébraïque de Iesha’yahou :
Ki mitsione tetsé Torah ou dvar-Adochem mirouchalaïm.
À Sion l’énonciation de la Torah, qui s’opère à travers
les sons ke-tse-te, ce frottement de langue et dents,
évoquant bien l’élocution, l’avènement de la Loi.
À Jérusalem, par l’ouverture en « a », les « ch »
feutrés et la mouillure en « m »,
la musique choyée, la parole d’amour.

Ailleurs, dans les Lamentations (Eykha) qu’on lit pour Tich’a Beav, on retrouve ce même balancement entre « fille de Sion… fille de Jérusalem » – Bath Yérouchalaïm …Bath Tsion.
En fait, Sion et Jérusalem sont les deux noms de la même ville, unis également à la dernière ligne de l’hymne national, l’Hatikva, que je n’ai jamais pu chanter jusqu’au bout, étouffé de sanglots : Erets Tsion veYérouchalaïm. Sion est Jérusalem, car elle énonce la ville sainte, et désigne même toute la terre d’Israël, ce pourquoi elle est à l’origine du mouvement moderne de libération, le sionisme – autre mot devenu anathème pour tant de vilaines gens qui croient résoudre le problème en diabolisant l’autre.


Comme toujours, en matière biblique, on ne peut lire un texte et se pencher sur un mot sans aller chercher du côté de l’étymologie. N’oublions pas qu’étymon, en grec, signifie « véritable » et renvoie au sens, ce pourquoi l’étymologie est avant tout recherche de la vérité.
Eh bien ! tsion en hébreu, vient de la racine tsiah, qui désigne la sècheresse et la ruine. De là que tsion représente d’abord un lieu désert et solitaire. Comme l’était la terre de Canaan avant l’arrivée des Hébreux ? la terre de Palestine avant l’établissement du Yichouv au début du XX° siècle ? Il y en avait, certes, bien avant, des Juifs, il y en a toujours eu, sur cette terre sainte, mais ils étaient là pour prier et pleurer avec Jérémie sur la ruine de Sion, justement, et non pour la reconstruire en recomposant l’identité hébraïque.

Tsion désignait aussi une des collines de Jérusalem, déserte et désolée, qui fut aussi, selon la tradition, le mont Moriah où Abraham mena Isaac au sacrifice. David la choisit pour en faire la résidence – chekhina – de la divinité, autour de laquelle Salomon, ensuite, édifia le Temple. Sion, c’est donc la demeure du Dieu d’Israël, c’est le Temple et le mont du Temple. C’est le cœur de la ville qui se construit alors et qui sera appelée Jérusalem. Ce pourquoi Sion et Jérusalem sont synonymes et interchangeables.


Voilà une énigme, ce nom de Jérusalem, sur laquelle on a beaucoup glosé. Comment l’ignorant pourrait-il y apporter sa pierre ? Risquons-nous : le mot yéroushah existe bien en hébreu avec le sens d’héritage. Dérivé d’un verbe yarosh qui, dans mon dictionnaire d’Abraham Elmaleh (« Imprimé dans l’État d’Israël – 1951 », comme le proclame fièrement la page de garde) a le sens multiple de « posséder, hériter, conquérir, chasser, prendre, saisir, s’emparer, déposséder, succéder à ». Que chacun choisisse son sens et se fasse une opinion. Quant à chalaïm, il dérive à l’évidence de chalom. Et même si ce n’est pas l’origine exacte des mots, qui se perdent dans les ténèbres de l’Histoire, c’est ainsi que nous les entendons aujourd’hui. Ainsi le nom de la ville serait compris comme un « héritage de paix », ou comme la « Paix héritée ». Mais aussi comme possession ou conquête de la paix. Ou encore comme « chasse ou quête de la paix », avec ce que cela suppose de dépossession ou de supplantation, qu’on pourrait rattacher à l’épisode éloquent – ou métaphorique – de Jacob et Ésaü. Gardons pour nous l’interprétation qui fait de Jérusalem le siège ou la résidence de la paix. Et, bien entendu, la formulation verbale est un futur (Yerou), par quoi l’on voit à quel point aujourd’hui, et de façon constante dans l’histoire de cette ville et de cette terre, ce futur s’inscrit dans la nécessité : Jérusalem n’est pas la ville de la paix, mais elle sera, peut-être, un jour – et, pour les croyants, à l’avènement du Messie –, une ville de paix. Quoi d’étonnant, après cela, que je n’aie jamais pu prononcer ce mot sans pleurer, comme l’on pleure sur ce qui n’est plus ou sur une hypothèse d’avenir indéfiniment reculée…. !


Mais voilà, donc, Isaïe, ce prophète primordial, qui chante, au chapitre 62, « Pour l’amour de Iéroushalaïm » – j’adopte les graphies de notre grand traducteur et exégète André Chouraqui (zal). Historiquement, selon Chouraqui, on distingue trois périodes d’écriture du livre d’Isaïe, la première vers 739-732 avant notre ère, correspond à l’invasion du royaume de Juda par l’Assyrie et, consécutivement, au retrait du prophète au désert ; la seconde, rédigée à l’évidence par un autre scribe, se situe deux siècles plus tard, au moment de la déportation à Babylone, au VI° siècle avant notre ère ; et, enfin, le troisième Isaïe, auteur des chapitres 56 à 66, et donc de celui qui nous intéresse ici, le chapitre 62, qui sembleraient avoir été écrits juste avant ou après le retour de cet exil babylonien. Notons que l’ensemble du livre d’Isaïe a été retrouvé dans les urnes d’argile de Qumrân, ce qui a permis une datation fiable, et que ce rouleau magnifique de beauté, de poésie et de grandeur prophétique, est le joyau du musée du Livre à Jérusalem, où on peut le contempler d’une seule pièce et d’un seul coup d’œil, déroulé en entier et monté sur un grand châssis rond.

Ce chapitre 62 d’Isaïe est un chant à la gloire de Sion reconstruite et renommée. Elle perdra les noms d’infamie dont on la gratifia après qu’elle eut été détruite, et le peuple exilé à Babylone. Elle ne sera plus une ’azouvah, une femme délaissée – du verbe ‘azov, signifiant abandonner, délaisser, quitter, la divorcée se disant ha’azivah. Et Sion, entendu comme l’ensemble de la ville et du pays, ne sera plus appelé chemamah, qui est la désolation, la ruine, la solitude, de la racine chamem, qui est désolé, désert, rejoignant ainsi le sens initial de tsion. Car ce n’est pas le destin du désert de demeurer désertique, la foi hébraïque n’y consent pas, et c’est ce qu’exprime le prophète propagateur d’espoir, qui en appelle à l’union et la foi des hommes. Cette foi capable, justement, de soulever des montagnes. Le nouveau nom de la montagne Sion sera Jérusalem, bien sûr. Et la « fille de Sion » – Bath Tsion – sera rachetée, sauvée avec tout le peuple par son Seigneur – guéouley Achem –, qui fait réapparaître la guéoulah, la délivrance, alors qu’on vit encore en golah, en exil, c’est-à-dire en captivité, l’adjectif goleh signifiant tout à la fois, « exilé, banni, proscrit » (selon Elmaleh). Alors que, par une subtile paronomase dont la Torah a le secret, le mot guéoulah est donné avec le sens de « rachat, délivrance, salut ». À l’inverse de Jérémie qui prêche constamment le deuil, la destruction, la catastrophe – bien sûr, pour la prévenir et, comme Jonas aussi, amener le peuple à faire une salutaire repentance –, car Jérémie est un prophète pour les heures de deuil de Tich’a Beav, le prophète Isaïe est le prédicateur de l’espoir et de la délivrance. Ainsi voit-il Jérusalem rétablie en sa royauté (62, 3) : « Tu seras (véhayit – un passé renversé par le vav qui en fait un futur) une couronne de splendeur (‘atereth tiféreth) dans la main (beyad) d’Adochem, une tiare royale (outsniyouf méloukhah) dans le paume (caf) de ton Elohim ». Oui, à Jérusalem, la fiancée royale, la couronne et la tiare.
C’est pourquoi il entame ce chant 62 par l’un de ses plus beaux versets : Léma’an Tsion lo éh’acheh , qu’on peut traduire « Pour toi Tsion je ne ferai pas mystère » (de la racine h’ashaï : « secret, mystère, calme »), ou comme Chouraqui : « Pour Sion, je ne me tairai pas », plus justement que Jean Kœnig dans la Pléiade, qui délaye inutilement la parole économe et efficace du prophète : « Pour l’amour de Sion, je ne garderai pas le silence ». Et la fin de ce verset, oulma’an yéroushalaïm lo eshkot, en parfaite réitération synonymique : « et pour toi Jérusalem je ne me tairai pas », que Chouraqui traduit en inversant les deux verbes : « pour Ieroushalaïm, je ne me calmerai pas », là où la Pléiade, pour sa part, traduit « pour l’amour de Jérusalem, je ne me tiendrai pas tranquille », ce qui n’est pas une formulation très heureuse.
En mettant en bouche ce dernier vers, comment ne pas voir et sentir et entendre qu’il est, aux deux premiers mots, toute gourmandise, avec cette accumulation des liquides « l », « r » et de la bilabiale « m », et, pour le jeu vocalique ces deux « ou » qui situent la voix tout au fond de la gorge pour mieux l’amener ensuite à l’ouverture béante du « a » répété à quatre reprises, ce tout savoureux étant couronné par le son « yod » qui ouvre et referme Yérouchalaïm. Je ne sais si dans l’histoire et la géographie il est une seule ville dont le nom soit aussi harmonieux, aussi doux à dire, aussi succulent aux lèvres. Qu’on m’en cite une seule, mais non ! Yérouchalaïm est une ville unique, déjà énigmatique par son étymologie et son histoire – certains l’interprétant comme une forme d’un mésopotamien uru ou ur, en hébreu ‘ir, signifiant « ville », et d’un Shalimou, dieu cananéen antérieur. (Et si pour les musulmans cette ville est nommée Al Quds, qui signifie « la Sainte », où l’on retrouve le mot hébreu kaddosh, tant mieux et grand bien ! ce nom n’a rien à voir avec la cité de David. Il s’agit d’une autre ville, d’un autre concept, et d’une perception différente du monde. Respectons-la, tout en marquant bien notre différence. Notons, d’ailleurs, que la ville de Jérusalem n’est jamais mentionnée sous ce nom dans le Coran.)

On peut accepter toutes les hypothèses. On peut même laisser en suspens ce curieux pluriel chalaïm, d’un chalom, lui, évident. Ce qui compte aux yeux de philologue poète que veut être ici le commentateur, c’est cette beauté charnelle du mot, qui fait penser que s’il échappe à l’analyse grammaticale et sémantique, s’il est l’objet de tant d’interprétations contradictoires ou complémentaires, s’il demeure mystérieux comme un diamant qui aurait surgi de la mine tout taillé et lumineux avec ses 58 facettes (5+8=13, et 13 est, ô merveille ! la guematria de Yerouchalaïm), c’est qu’il s’agit d’un mot sacré, d’une parole venue d’en haut, de la divinité. Sans être mystique tout en l’étant, on peut admettre que Yérouchalaïm a été donné par Celui qui a nommé la Création. Est-ce assez pour comprendre l’émotion que l’on peut ressentir en caressant ce mot sur ses lèvres ?
Albert Bensoussan

Sur le Blog de terredisrael.com

19 août 2007

DOUBLE LANGAGE

Sur le Site de MIGDAL, www.migdal.org.il

Stylistique sur la forme
DOUBLE LANGAGE,
Dans l'autorité palestinienne, nous accomplissons ce que nous promettons.
Seuls les imbéciles peuvent croire que
Nous ne lutterons pas contre le terrorisme.
Parce que, il y a quelque chose de certain pour nous :
L'honnêteté et la transparence sont fondamentales pour atteindre nos idéaux.
Nous démontrons que c'est une grande stupidité de croire que
Les mafias continueront à faire partie du paysage palestinien comme avec Arafat.
Nous assurons, sans l'ombre d'un doute, que
La justice sociale sera le but principal de notre devoir.
Malgré cela, il y a encore des gens stupides qui s'imaginent que
L'on puisse continuer à gouverner
Avec les ruses de la vieille politique « arafatienne »
Quand nous assumerons le pouvoir, nous ferons tout pour que
Soit mis fin aux assassinats de civils innocents juifs
Nous ne permettrons d'aucune façon que
Nos enfants meurent en martyr
Nous accomplirons nos desseins même si
Les réserves économiques se vident complètement
Nous exercerons le pouvoir jusqu'à ce que
Vous aurez compris qu'à partir de maintenant
Nous sommes la « nouvelle autorité palestinienne »

MAINTENANT, RELISEZ A PARTIR DE LA DERNIERE LIGNE ,
CHAQUE LIGNE, EN REMONTANT VERS LE HAUT.
Animation Migdal 2004 "Double langage"