24 septembre 2007

ISRAEL ... LORS D' UN RAID AERIEN ........

Israël aurait prélevé du matériel nucléaire
d'origine nord-coréenne en Syrie
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 24.09.07 | 11h17
• Mis à jour le 24.09.07 | 11h17
Sur LE SITE DE : DESINFOS.COM

Israël a détruit, le 6 septembre,
lors d'un raid aérien entouré de mystère, une usine secrète
d'armement dans la région de Deir-Ezzor, en Syrie.
Pour obtenir l'accord de Washington avant cette mission,
les Israéliens avaient auparavant envoyé des commandos
s'emparer de "matériel" d'origine nord-coréenne
"lié au nucléaire"., affirme le Sunday Times,
dans son édition du 23 septembre.

Selon le journal britannique, le matériel, saisi dans un
complexe syrien, a été examiné en Israël et proviendrait
bien de Corée du Nord. Israël surveillait le site syrien
depuis des mois, selon des sources israéliennes citées
par le journal, qui ne donne toutefois pas d'indications
sur la date de la mission effectuée par le commando
Sayeret Matkal, ni le type de matériel saisi.

Un responsable américain, cité sous le couvert de l'anonymat
par le Sunday Times, ajoute que le gouvernement américain
a cherché des preuves d'activités liées au nucléaire avant
d'autoriser l'attaque aérienne des avions F-15 de l'armée
israélienne. Le raid du commando israélien a été dirigé
directement par Ehoud Barak, ancien commandant de cette
unité d'élite, qui avait le site syrien en ligne de mire
depuis sa prise de fonction au poste de ministre de la
défense le 18 juin, précise le journal.

Les premières informations sur les liens entre Damas et
Pyongyang avaient été publiées par le New York Times et
le Washington Post, qui citaient des sources des services
de renseignement américains et israéliens. Cette thèse a été
rejetée par la Corée du Nord, qui négocie actuellement avec
la communauté internationale le démantèlement de ses
installations atomiques.

FERMETÉ AMÉRICAINE VIS-À-VIS DE PYONGYANG

La seule - et timide - confirmation israélienne du raid aérien
du 6 septembre est venue du chef de l'opposition
Benjamin Netanyahu, qui a dit à la télévision qu'il avait été
consulté avant l'opération et avait ensuite adressé ses
félicitations au premier ministre Ehoud Olmert.
De source autorisée à Washington, on a également confirmé que
les Etats-Unis avaient été consultés avant l'attaque,
ce qui démontre qu'il s'agissait d'une mission d'importance
et non d'un simple vol de reconnaissance, comme cela a été
parfois avancé. Il y a trois jours, le président
George W. Bush a refusé de répondre à des questions répétées
à propos de ce raid, mais la Maison Blanche a réaffirmé avoir
une "vue réaliste" de la Corée du Nord.

La Corée du Nord doit être totalement transparente sur son
programme d'armement nucléaire, a déclaré dimanche à
New York la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice,
alors que des informations se multiplient sur une possible
collaboration avec la Syrie dans ce domaine.
"Il y a beaucoup de questions auxquelles il faudra répondre
et nous voulons pouvoir donner des réponses sur tous les
aspects du programme nucléaire nord-coréen", a déclaré la
chef de la diplomatie américaine au début d'un entretien
à New York avec son homologue chinois Yang Jiechi.

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23 septembre 2007

SOUCOT ou LA FETE DES CABANES

Souccot ou fête des cabanes

Le calendrier des fêtes de Souccot 2007

En Israel
Erev Souccot 26 Septembre 14 Tichri
Souccot 27 Septembre 15 Tichri
Hochana Raba 3 Octobre 21 Tichri
Chemi Hatséret/Simhat Thora 4 Octobre 22 Tichri

Hors d'Israel
Erev Souccot 26 Septembre 14 Tichri
Souccot 27 Septembre 15 et 16
Hochana Raba 3 Octobre 21 Tichri
Chemi Hatséret 4 Octobre 22 Tichri
Simhat Thora 5 Octobre 23 Tichri

Souccot, c'est quoi ?
Souccot est la fête des Cabanes est l'une des fêtes les plus joyeuses de la tradition juive; elle est d'ailleurs appelée Époque du Réjouissement dans la prière. La fête de Souccot débute le 15 du mois juif de Tishri (octobre) et dure sept jours, dont les deux premiers sont chômés. Elle est immédiatement suivie par la fête de Chemini Atseret.

Elle rappelle : La protection particulière que l'Eternel accorda pendant quarante ans aux enfants d'Israël, depuis leur sortie d'Egypte jusqu'à l'arrivée en terre promise.
Les cabanes que construisirent les Hébreux dans le désert.
Ces deux explications soulignent à la fois la protection générale qui s'exerce sur Israël, en tant que peuple témoin de la Révélation divine, et la valeur de chaque maison d'Israël au sens propre, comme au sens des différences approches identitaires.

Lors de leur traversée du désert, après la sortie d'Égypte, les Hébreux étaient protégés en permanence par D... sous la forme de colonnes de feu la nuit et de nuées le jour. Ils pouvaient et devaient s'en remettre entièrement à lui de façon sincère et confiante, ce qui était en fait la condition pour que Dieu leur fournisse cette protection tandis qu'ils étaient vulnérables.

Dès lors, il a institué la fête de Souccot, Fête des Cabanes, qui est la proclamation de l'abandon de soi à Dieu par la reconnaissance que la vie terrestre n'est qu'un épisode de l'âme, et que les biens matériels ne sont accordés que par le Créateur.
Aussi, pendant les sept jours de la fête, la Torah prescrit d'habiter dans des cabanes construites de feuillages et de bois, en signe de confiance en Dieu et d'indifférence au confort matériel. Toutefois la Halakha (loi) préconise de prendre les repas dans la Soucca, mais de n'y passer plus de temps que si le climat le permet, afin de ne pas dénaturer l'esprit de joie et de fête qui doit présider pendant cette semaine.

Pendant Souccot, à l'époque du Temple, on offrait 70 taureaux pour faire expiation des fautes des 70 traditionnelles nations de la terre. Une manière d'associer l'humanité au jour de Kippour d'Israël.

Les symboles de Souccot : la soucca et le Loulav
Aussitôt après le Yom Kippour, toute la famille commence dans un esprit de réjouissance la construction de la Soucca, dans le jardin, sur le balcon ou dans tout autre lieu décent à ciel ouvert.

La Soucca doit être construite selon des règles et des proportions précises, et le toît en est l'élément le plus important. A défaut, une caravane sera utilisée. Il est de coutume de décorer la Soucca, en y accrochant des fruits par exemple et en l'arrangeant de manière à la considérer comme un lieu d'habitation.

Le deuxième point clé de la fête de Souccot est le Loulav, ou rituel des Quatre Espèces (arba minim) : le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat.

Il est ordonné de prendre en main ces quatre végétaux et de les utiliser pour se réjouir devant Dieu chaque jour de la fête (sauf le Shabbat), c'est-à-dire de les agiter dans les quatre directions et vers le haut et le bas, en symbole de l'omniprésence de Dieu. Les quatre espèces représentent les quatre caractères de l'ensemble des membres du Peuple d'Israël :
· le palmier, sans parfum mais aux fruits savoureux ;
· la myrte, odorante mais sans fruit ;
· le saule, sans odeur ni fruit ;
· le cédrat ou étrog, fruit savoureux au parfum délicieux,
où les fruits symbolisent l'étude de la Torah, dont le goût est dit comparable à celui du miel, et le parfum fait allusion à l'observance des mitzvot, dont l'odeur est agréable à l'Éternel (dixit la Thorah). Elle dit aussi de réunir ensemble ces quatre espèces dans un élan de solidarité et d'unité complète du peuple d'Israël pour déclarer son attachement à Dieu.

De plus, ces quatre espèces évoquent les membres du corps humain : le cédrat, étrog, rappelle le cœur lieu de l'intellect (pour la Bible, c'est le cœur, et non le cerveau, qui est le siège des pensées) afin de mettre l'intelligence au service du Créateur, qu'Il soit béni; la branche de palmier évoque la colonne vertébrale qui soutient l'homme, afin que l'homme tende toujours vers Son service, béni soit-Il ; le myrte ressemble aux yeux, pour signifier de ne pas s'égarer après les désirs de son regard au moment des festivités; quant au saule, il symbolise les lèvres, car par la bouche l'homme pose la touche finale à son action, d'où la nécessité de mettre une bride pour ne pas se laisser aller au moment de la joie.»


La Soucca

le Loulav et l'etrog

le cédrat ou etrog


Quelques principes fondamentaux

On a l'obligation de manger dans la Soucca chaque fois qu'on prend un repas ou une collation constitué de céréales cuits (à l'exception des fruits et des boissons).

En accomplissant cette Mitsva, la personne doit réciter la bénédiction appropriée : " leychev bassoucca " : " Bénis sois tu , Eternel roi de l'Univers qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a donné l'ordre de nous asseoir dans la Soucca ".

Chacun de nous a l'obligation de manger du pain dans la Soucca le premier soir de la fête. Il faut qu'il y ait au moins Kebetsa de pain ; environ 30 grammes. On doit aussi s'efforcer d'y étudier la Thora chaque jour et de dormir uniquement dans la Soucca même si on ne fait que somnoler.

LES EXCEPTIONS
La loi étant que " la Soucca est comme notre propre maison ", il est des cas où on sera dispensé d'habiter dans la Soucca. Par exemple, une personne légèrement souffrante n'a pas besoin de dormir dans une Soucca. En effet, une telle personne n'aurait pas envie de rester dans sa propre maison si un endroit plus confortable lui était proposé. (O.H 640 :3, MB640 :6)

De la même manière, une personne incommodée par le froid ne doit pas dormir dans la Soucca. (Rama O.H 639 :2) On appliquera des mesures analogues aux autres inconforts tels que des insectes, une mauvaise odeur, bien qu'à priori il ne faille pas construire une Soucca dans un endroit où cela est susceptible d'arriver. (M.B 639 :31, O.H 640 :4)

La question qui se pose le plus fréquemment est : que faire s'il pleut pendant Souccot ?
Tant que la personne n'aurait pas quitté son propre domicile si la pluie y pénétrait, elle ne quittera pas non plus sa Soucca (Rama O.H 639 :5)

Toutefois la pluie, quelle qu'en soit la quantité, dispense de la Mitsva de dormir dans la Soucca car même un léger écoulement d'eau agace celui qui cherche à se reposer. A ce propos, une personne qui est à priori dispensée par la Hala'ha de rester dans la Soucca et y reste malgré tout n'accomplit aucune Mitsva et ne reçoit par conséquent aucune récompense. Elle est plutôt considéré comme un sot (Rama O.H 639 :7)

Les prières au Kotel à Hol Hamoed Souccot - Photos : Myriam
Les prières
KIDDOUCH du 1er soir de SOUCCOT
Ele moade Ado-naï mikrae kodech acher tikreou otame bemoadame.
Savri maranane.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam bore peri haguefen.
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher ba’har banou mikol am veromemanou mikol lachone vekidechanou bemitsvotav. vatitene lanou Ado-naï elo-hénou moadime lesim’ha ‘haguime lessassone ett hag hassouccot haze
veete yom tov mikra kodech haze zmane sim’hatenou mikra kodech zekher litsiat mitsraim, ki vanou ba’harta veotanou kidachta mikol aamim, oumoade kodchekha besim’ha ouvessassone hin’haltanou.
Baroukh Ata Ado-naï mekadech israel vehazemanime.
(si on mange dans la souccah, on dira : Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam acher kidechanou bemitvotav vetsivanou lechev bassouccah.)
Baroukh Ata Ado-naï elo-hénou melekh haolam chee’heyanou vekiyemanou vehiguianou lizmane hazé.

Nétilat yadaïm :
on se lave les mains en se versant trois fois de l’eau sur toute la main droite, puis trois fois sur toute la gauche. on dit la bénédiction avant de les essuyer.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al nétilat yadaïm.
motsi :
le chef de famille dit la bénédiction avant de couper le pain et le distribue à l’assistance. chaque personne présente répond amen. on trempe le pain dans le miel avant de le manger.
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam hamotsi lé’hèm min haarèts.

Souccah :
Pendant les sept jours de la fête, on se doit de ne prendre ses repas que dans la souccah. Si l’on consomme plus de 30g de pain ou de gâteau, on dira avant de s'y asseoir la bénédiction :
Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou lechève bassouccah.

Loulav : Pendant toute la semaine de Souccot, sauf Chabbat, chaque homme, femme et enfant s’efforcera d’accomplir cette Mitsvah exceptionnelle. On doit chaque jour agiter les "quatre espèces" ensemble durant la journée. On récite la bénédiction suivante. La première fois on dira également la prière de Chéhé’héyanou.
Bénédictions du Loulav : Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam achèr kidéchanou bémitsvotav vétsivanou al netilat loulav.Baroukh Ata Ado-naï élo-hénou mélèkh haolam chéhé’héyanou vékiyémanou véhiguianou lizmane hazé.


SIM’HAT TORAH
Sim’hat Torah est l’aboutissement d’un mois qui a enrichi toutes les dimensions de notre être. Nous nous sommes tenus dans la crainte, devant le Roi de l’univers et nous avons accepté Sa souveraineté. Nous avons reçu Son pardon et nous avons été purifiés par l’effet de Sa miséricorde. Nous avons alors éprouvé la joie de l’union avec la Divinité dans l’accomplissement de Ses Commandements.

Maintenant, c’est avec Sa Torah que nous nous réjouissons. Il est dit que la Torah elle-même se réjouit lorsque nous prenons dans nos bras les rouleaux sacrés et qu’avec eux nous dansons, l’érudit comme l’ignorant, ensemble, sans distinction aucune. Et pendant la danse, les rouleaux demeurent dans leur enveloppe de tissu traditionnelle. Car le temps alors n’est pas à l’étude.

La joie de Sim’hat Torah est bien au-delà de celle que nous pourrions retirer d’une compréhension intellectuelle. Ici encore, nous éprouvons le niveau sublime qu’atteint notre âme juive lorsque, réunis tous ensemble, nous ne faisons qu’un.

QUELQUES LOIS :
Chemini Atsérèt (hors d'Israel), nous prenons encore nos repas dans la Souccah, mais sans prononcer la bénédiction "Léchèv Bassoucah".

Sim’hat Torah, nous ne mangeons plus dans la Souccah mais dans nos maisons.
Le soir de Sim’hat Torah, nous accomplissons sept tours de la synagogue en dansant et chantant autour de la Bimah (table) avec les rouleaux de la Torah.
Le matin de Sim’hat Torah, on achève la lecture du cycle annuel de la Torah. Alors, immédiatement, est lue la première section, Béréchit, qui inaugure le cycle de la nouvelle année. Ainsi, demeurons-nous attachés de tout notre être à l’infinie sagesse de la Torah de D.ieu, la force éternelle qui nous porte depuis plus des milliers d'années.

source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia,
Site du Consistoire de Paris,
Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.

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21 septembre 2007

YOM KIPPOUR

Yom Kippour
Le calendrier de la fête de Yom Kippour 2007 en Israël

Erev Yom kippour 21 Septembre
Yom Kippour 22 Septembre 10 Tichri

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Ecoutez le début de Kol Nidreï

Les dix jours de Techouva
Les dix jours qui vont de Roch Hachana à Yom Kippour
s'appellent les "Dix Jours de Techouva".
Techouva signifie "retour" vers Hachem.
On nous donne un sursis, une dernière chance pour nous
améliorer et montrer que nous regrettons le mal que
nous avons fait.
A Yom Kippour, le jugement final est rendu.

C'est un peu comme si un enfant était appelé dans le bureau
du directeur pour mauvaise conduite. Géné de se trouver
devant le directeur, l'enfant exprime ses remords.
Ce à quoi le directeur répond en disant:
"Je suis heureux d'entendre que tu regrette ce que tu as fait.
- C'est la première étape.
- La deuxième étape, c'est de te demander ce que tu vas faire
pour changer.
- Nous allons laisser passer une semaine et voir comment
les choses évoluent.
Si la situation s'améliore, nous oublierons cet incident.
Je sais que tu es décidé à prendre les choses en main.
Je suis sûr que tu trouveras un moyen pour empêcher que de
telles choses se reproduisent. Bonne chance."

Pendant ces dix jours, il est bon de donner plus de tsédakah,
charité que d'habitude.
Donner de la tsédakah montre que nous nous soucions des autres,
spécialement du fait qu'il n'est pas facile de donner son argent.
Même une petite somme est considérée comme une grande mitsvah !

Yom Kippour, c'est quoi ?
Kippour, appelé communément «jour du grand Pardon» est le jour
de la ferveur juive par excellence.
Ce jour de jeûne et d'abstinence appelle le fidèle à revenir
vers l'Eternel d'un cœur sincère et à se réconcilier avec
son prochain.

Au cours de cette journée passée à la synagogue,
chaque juif demande à D. de pardonner ses propres fautes
et celles de la communauté, mais seulement celles commises
à l'encontre de D. Lui-même.

Il faut demander individuellement pardon pour les offenses
commises à l'encontre du prochain (les fautes envers un être
humain sont considérées comme plus graves que celles
contre D.). C'est pourquoi il est préférable de commencer
le procédé de repentance bien avant Yom Kippour en
contactant ceux envers qui on aurait pêché tout au long
de cette année et de leur demander sincèrement de
vous pardonner.

Pendant ce temps, chaque être humain passerait devant D.
Qui décide alors de les inscrire dans le livre de la Vie
ou non. Pendant Yom Kippour, chaque juif demande donc
à être inscrit dans le livre de la Vie.

Cinq interdictions doivent être respectées
pendant Yom Kippour :
- Il est interdit de boire et de manger
- Il est interdit de se laver
- Il est interdit de se frictionner le corps
- Il est interdit de porter des chaussures en cuir
- Il est interdit d'avoir des relations intimes

La religion veut que les Juifs suivent, pendant Yom Kippour,
un jeûne de 25 heures, et respectent certaines règles
du Shabbat (par exemple, ne pas travailler, ni allumer de feu).
A cet égard, Kippour est appelé également dans la
liturgie juive "le Shabbath des Shabbath".
Les enfants de moins de 13 ans ainsi que les personnes
malades et les femmes qui viennent d'accoucher dans les
trois derniers jours ne sont pas tenus d'observer le jeûne.

Au moment où sonne le Chofar, à la fin, le jeûne est terminé,
les portes du Ciel se referment et plus aucune demande
de pardon n'arrive à Dieu.

Le sens
« Quiconque dit je fauterai et Kipour me pardonnera,
le jour de Kipour ne pardonnera pas » (Traité Yoma 86b)

«Le repentir et le jour de Kipour n'effacent que les
fautes commises vis-à-vis de l'Omniprésent,
comme la consommation des mets interdits ou l'union avec
des personnes interdites, mais les fautes vis-à-vis de
son prochain comme le blesser, le maudire, le voler etc.,
ne sont pardonnées qui si l'on s'est réconcilié avec
l'offensé ; et même si l'on a rendu ce que l'on devait,
il faudra aussi se réconcilier, et même si le préjudice
n'est que moral, il faudra se réconcilier…
Et un homme ne sera pas cruel au point de refuser
son pardon à l'offenseur. Et au moment où l'offenseur
demandera pardon, on pardonnera avec un cœur sincère et
un désir de paix, car telle est la conduite d'Israël. »
(Rambam. Lois du repentir)

Les interdits et les obligations
Le jour de Kippour est marqué de cinq interdits qui
concernent les hommes et les femmes :
· Interdiction de travailler
· Interdiction de manger et boire
· Interdiction de se laver ou de s'enduire de crème
· Interdiction de mettre des chaussures de cuir
· Interdiction de l'intimité conjugale.

Rappelons et précisons les obligations pendant
le jour de Kippour :
- examen personnel.
- aller demander pardon.
- réparer les préjudices faits.
- ne pas travailler.
- jeuner

Le jeûne
Il faut jeûner en solide et en boisson.
La règle de nos Sages est simple : quand une personne est
malade, s'il y a divergence entre son avis et celui du
soignant pour savoir si elle peut jeûner ou non sans
mettre sa vie en danger, il faut toujours suivre l'avis
de la personne qui est la plus permissive car on ne peut
pas prendre de risque avec la vie.
Ne pas aller selon ces règles de santé est une
transgression grave, âvéra qacha.
Le malade qui doit boire ou manger le fera par petites
quantités : moins d'un oeuf, moins que la quantité qui
se placerait dans un côté de la joue.

On donne à manger aux animaux normalement.

Les enfants, jusqu'à l'âge de neuf ans
(avis du Rav Ôvadia Yossef) sont dispensés de l'obligation
de jeûne (eine 'hova). Ensuite, on les habitue progressivement
(léharguil) par quelques heures de jeûne jusqu'à l'âge de la
bar mitsva ou bat mitva où ils seront soumis au jeûne complet
comme les adultes.

Piqoua'h néféche (le sauvetage d'une vie, envers soi
ou autrui) do'hé tsom (repousse l'obligation de jeûne) et
celui qui ne respecte pas cette règle commet une
infraction très grave, âvéra qacha.

Le judaïsme choisit toujours la vie.

Conseils simples et efficaces
1. Boire beaucoup et régulièrement la veille.
2. Manger la veille des repas consistants et qui tiennent au
corps (riz, par exemple) et non pas des plats pimentés ou
de ceux qui donnent soif ou des lourdeurs ou
des gazs abdominaux.
3. Prendre dans le calme la séouda mafséqéte, le repas
avant le commencement du jeûne, qui est une grande mitsva.
4. De même, le repas après le jeûne et ne pas se ruer vers
des gâteaux et friandises.
Beaucoup commencent par prendre une tasse de thé chaud
et sucré et s'en portent bien. Ensuite, après une pause,
manger sans excès ce premier repas qui comporte des plats
nourrissants. Beaucoup apprécient de le commencer par une soupe.

Seder de Yom Kippour
Veille de Yom Kippour
- Allumage des lumières
- prendre un repas copieux repas avant le jeûne
- Allez entendre à la Synagogue Kol Nidreï qui ouvre
le jour de Kippour

Yom Kippour
- prières
- En fin de journée, cérémonies de clôture,
la Neila récapitule tout l'effort de techouva que
nous avons entrepris
- Cérémonie du chofar
- Arvit
- bénédiction de la lune.
- Repas
- on commence la construction de la Souccah


source : Rav Yehoshua Ra'hamim Dufour, Wikimédia,
Site du Consistoire de Paris,
Ministère des Affaires Etrangères d'Israel.

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20 septembre 2007

LE JOUR LE PLUS LONG

Le jour le plus long
par Avraham AZOULAY
jeudi 20 septembre 2007 à 09:12

Sur Le Blog de terredisrael.com

En Israël, seule la fête de Rosh Hashana dure deux jours,
comme si nous avions besoin de plus de temps pour réaliser
nos erreurs, nous souvenir ou nous questionner.
L’émotion que nous procure à tous cette première fête de
l’année, est à chaque fois au rendez-vous. Elle est
rendue plus intense dès que retentit le cri poignant du
chofar, et ce grand frisson nous fait sortir d'un an
de torpeur et d'amnésie.

Ce sont des jours bien particuliers : Roch Hashana nous
enchante et nous envoûte, mais elle nous inquiète aussi
parce qu’elle nous projette dans les replis de notre
conscience, nous pousse dans nos retranchements les plus
intimes, , nous met face à nos responsabilités et à nos
manques aussi. Hélas oui, nous avons parfois flanché ;
souvent par faiblesse et négligence, quelquefois,
avouons-le par peur et par découragement.

A présent, comme des gamins pris en faute, conscients d'avoir
commis tant d’erreurs, nous avancerons, anxieux, vers notre
Créateur, réalisant que c’est ce jour là que tout va se
décider pour l’année à venir :
vie, santé, bonheur et prospérité.

Ce sera, pour nous tous l’occasion de retrouver notre
simplicité et d'admettre notre véritable dimension.
Après nos prières, le cœur meurtri et encore trop
lourd, nous nous rassemblerons autour d’un point
d'eau, endroit de vie, pour y jeter nos péchés.

Les débats, on le sait, seront houleux mais c’est emplis
de respect que nous accepterons toutes les décisions
issues de ce jour le plus long.

Que cette année apporte la liberté à nos soldats emprisonnés
et la lumière à nos dirigeants, qu’elle nous rapproche
malgré nos différences, que tous nos actes soient empreints
de grandeur et que tous ceux qui souffrent
trouvent le soulagement.

Quant à nos ennemis, nous réussirons à les paralyser ou les
anéantir, sûrement, en nous souvenant qui nous sommes
réellement, en réalisant nos promesses envers nous-mêmes
d'abord, envers les autres ensuite. Envers D.ieu enfin.

Shana Tova à tous et à toutes.

LES YEUX DANS LES YEUX

Les yeux dans les yeux par Avraham AZOULAY
Par AZOULAY, jeudi 20 septembre 2007 à 09:17.

L'examen d'admission est à présent terminé ;
Rosh Hashana est déjà derrière nous.
Rien de notre profil n’aura échappé au Grand Patron, ni
les expériences bonnes et mauvaises auxquelles on se sera
livrés cette année. Quel rôle compte t-Il donc nous
attribuer ? Jouera-t-on dans ce film dont le scénario
simple, sans rebondissements, mais oh combien captivant,
débouche sur un « happy end » ? Nous l’espérons de tout
notre cœur, comptant sur Sa grande mansuétude.

Car les dossiers des postulants se trouvent encore sur Son
bureau. Tant que Sa signature n’a pas été apposée, tous les
espoirs sont permis. Dans Son immense bienveillance, D. nous
permet même de passer l’épreuve de rattrapage. Nous avons
jusqu’à Yom Kippour pour nous y préparer. En s'assurant
le pardon de notre entourage, nous renforcerons nos chances
de parvenir au poste que nous désirons si ardemment occuper.
Aussi avant de nous rendre à ce face à face, il nous faudra
effectuer un nouveau marathon, un 110 mètres haies,
une course aux réparations.

Nul doute que tous ceux que nous avons blessés, offensés,
oubliés ou malmenés...répondront favorablement à nos
excuses. Bien sûr, il ne s’agira pas là d’un acte de routine
et il faudra prendre le temps nécessaire pour engager un
vrai dialogue, profond et sincère.

C’est l’occasion annuelle et inespérée de mettre de coté
notre satané orgueil, notre soi-disant honneur !
Quelques mots, de simples gestes d'affection, une ou
deux questions posées avec franchise, et voici que des
portes vont s'ouvrir. Certains attendent notre coup de
fil depuis des années et nous espérons tous avoir le courage
d'accomplir ce geste tant désiré. Laissons-nous donc aller,
pardonnons sans compter, sans aucune gêne ni retenue,
on a tout à y gagner…

Message personnel à tous ceux que je ne pourrai pas joindre :
J'ai reçu avant Rosh Hashana, une quantité de SMS
(comme vous sûrement)...La moitié d'entre eux n'étaient pas
signés, alors pardon si je n'ai pas pu vous répondre.
Bien sûr, avant les fêtes, j'ai contacté un grand nombre
d'amis, mais voilà que je me souviens déjà de tous ceux que
j'ai oubliés, pour mille raisons valables.
Veuillez me pardonner.
Et pardon encore à vous tous, relations professionnelles
et chers lecteurs si le P'tit Hebdo ne vous a pas toujours
consacré ni le temps ni l’attention que vous escomptiez.
Offrez-lui une autre chance pour cette nouvelle année,
il tâchera de ne pas vous décevoir. Lui pardonnez- vous ?

Merci. H’atima Tova

Sur Le Blog de terredisrael.com -

19 septembre 2007

INCITATION A LA HAINE

Incitation à la haine

Tournant important dans l'affaire al-Dura:
Tsahal réclame la vidéo intégrale de la scène,
C. Glick

Nul doute qu'il s'agit là d'une décision qui pourrait s'avérer
déterminante pour l'issue de cette affaire et
la reconnaissance du tort considérable qu'elle a causé à
l'image d'Israël.
Le fait que C. Glick, la célèbre éditorialiste du
" Jerusalem Post ", couvre ce développement, et prenne fait
et cause pour Karsenty, ajoute à l'espoir que nous sommes
très nombreux à caresser, à savoir, que la justice française
prenne enfin au sérieux les preuves indéniables, précisément
contenues dans la vidéo détenue par France 2, montrant
plusieurs mises en scène, moins dramatiques que celle
d'al-Dura, mais curieusement similaires, si l'on en croit le
témoignage de ceux qui ont pu visionner le document filmé.
Souhaitons que cette nouvelle conjoncture, plus favorable
que les précédentes, voie l'aboutissement favorable des
efforts et de la ténacité dont Philippe Karsenty a fait
preuve dans son combat pour qu'apparaisse enfin la vérité
dans cette affaire.
C'est ce que je lui souhaite personnellement.
(Menahem Macina).

Imprimer Envoyer à un ami
17/09/07.

Original anglais : "IDF demands uncut al-Dura tape".
Traduction française : Menahem Macina


L’armée israélienne de défense (Tsahal) est sortie de son
silence officiel sur une affaire qui remonte à sept ans,
et qui a été considérée comme une calomnie meurtrière
[1] à l’encontre de Tsahal et de l’Etat d’Israël.

Le 10 septembre, le commandant de Police adjoint du Bureau
du Porte-parole de Tsahal, le colonel Shlomi Am-Shalom,
a adressé une lettre au correspondant permanent en Israël
de la chaîne de télévision France 2, Charles Enderlin, à
propos du reportage réalisé par Enderlin,
le 30 septembre 2000, dont une séquence de 55 secondes a
été diffusée sur ce qui s’est passé au carrefour de
Netsarim au centre de la bande de Gaza, censée démontrer
que Tsahal aurait pris sous son tir l’enfant al-Dura,
alors âgé de 12 ans, et l’aurait tué.

Après sa diffusion exclusive, le même jour, France 2
offrit gracieusement la vidéo à tous les médias.
Le film, et le récit de la mort d’al-Dura prétendument
attribuée à Tsahal furent rapidement rediffusés dans
le monde entier.

En quelques jours, al-Dura devint un symbole de la guerre
palestinienne contre Israël. A plusieurs reprises, des
terroristes et leurs partisans ont évoqué son patronage
pour justifier leurs assassinats d’Israéliens,
de Juifs et de leurs défenseurs occidentaux.

Dans sa lettre, le colonel Schlomo Am-Shalom, demande
l’entièreté du film de 27 minutes, tourné ce jour-là
par le caméraman de France 2, Talal Abu-Rahma, ainsi que
la séquence filmée par le même le 1er octobre 2000.
Am-Shalom a demandé que les films, de qualité diffusable,
soient envoyés à son bureau, avant le 15 septembre,
dernier délai. Jusqu’ici, France 2 n’a pas encore déféré
à cette demande.

La démarche de Tsahal a pour toile de fond la bataille
juridique menée contre France 2 par l’observateur des
médias français, Philippe Karsenty, concernant la
couverture médiatique de l’affaire al-Dura.

L’année dernière, France 2 et Enderlin ont assigné en justice
Karsenty, qui dirige le site Web d’observation de la presse,
Media Ratings, sous le chef d’inculpation de diffamation,
pour une lettre, diffusée en 2004, accusant France 2 d’avoir
mis en scène le reportage sur al-Dura.

Karsenty exigeait également la démission d’Enderlin et de la
responsable de l’information, Arlette Chabot, pour leur
rôle dans la diffusion de ce bobard médiatique supposé.

En octobre 2006, un tribunal français donna raison à France 2
et à Enderlin contre Karsenty.

Le tribunal reconnaissait que Karsenty avait fourni des
preuves importantes indiquant que l’événement avait été
mis en scène. Toutefois, dans son jugement, favorable aux
plaignants, les juges dirent que les accusations de
Karsenty manquaient de crédibilité parce que,
affirmaient-ils à tort, ses accusations reposaient sur
une seule source.

Le tribunal soulignait aussi qu’aucune autorité israélienne,
ni l’armée – qui est pourtant la plus concernée -,
ni le [ministère] de la Justice, n’avaient accordé le plus
infime crédit aux allégations [de Karsenty] concernant
l’authenticité du reportage de France 2.

Dans sa lettre à Enderlin, Am-Shalom conteste l’assertion
des juges, en ces termes :
« Je dois faire remarquer [que leur affirmation] ne
correspond ni aux tentatives répétées, faites par Tsahal,
pour recevoir le matériel filmé, ni aux conclusions de la
commission d'enquête de l’armée [sur les prétendus tirs],
qui ont été largement diffusées dans les médias
internationaux et français. »

Am-Shalom donne le détail les résultats de l’investigation
de Tsahal concernant l’incident. Cette enquête fut
ordonnée par le Major-général Yom Tov Samia, qui était
alors Commandant en chef de la zone sud.

Citant Samia, Am-Shalom écrit :

« Le général a clairement établi que, d’après l’analyse de
tous les éléments recueillis sur les lieux, y compris
l’emplacement de la position de Tsahal, la trajectoire
des balles, l’endroit où se trouvaient le père
[Jamal al-Dura], et son fils, derrière un obstacle,
la cadence des tirs, l’angle de pénétration des balles dans
le mur derrière le père et son enfant, et l’heure des
événements, nous pouvons exclure, avec la plus grande
certitude, la possibilité que les tirs, qui ont apparemment
atteint l’enfant et son père, aient pu être le fait des
soldats de Tsahal, qui, à ce moment-là, se trouvaient à
l’intérieur de leur position fixe [au carrefour]. »

Am-Shalom note en outre que :

« Le général Samia a insisté auprès de moi sur le fait que
toutes ses tentatives en vue de recevoir les matériaux
filmés, pour les besoins de son enquête, ont été rejetées. »

Tsahal a un besoin urgent de cette séquence filmée, affirme
Am-Shalom, car
« elle a été réclamée pour le commentaire du jugement
du 19 octobre 2006 [contre Karsenty] sur cette question,
qui doit venir en discussion devant une cour d’appel
française le 19 septembre. »
Et d’ajouter :
« Ayant eu connaissance de ce qu’il y a eu des tentatives
de mise en scène médiatique d’événements [le même jour],
et comme un doute a été soulevé dans ce sens concernant le
récit disputé, nous avons demandé à recevoir les matériaux
susmentionnés afin d'en finir avec cet épisode et
de parvenir à la vérité. »

Dans le passé, Tsahal a hésité à prendre une position ferme
dans l’affaire al-Dura. A l’époque de l’incident,
le lieutenant-général Shaül Mofaz, alors chef d’état-major,
ainsi qu’Ehud Barak, alors Premier ministre et ministre de
la Défense, n’ont pas ouvertement soutenu l’enquête de Samia,
ni ses résultats.

A une date aussi récente que le 23 juin 2006,
le Brigadier-général Miri Regev, alors porte-parole de Tsahal,
déclarait encore au Haaretz :

« Je ne suis pas en mesure de décider si Tsahal est
responsable ou non de la mort d’al-Dura. »

Au lendemain du procès au civil de Karsenty,
l’an dernier, Tsahal a été l’objet d’une critique
considérable, tant en Israël, que de la part de groupes
juifs à l’étranger, pour son silence sur cette question.

Tandis que Tsahal gardait un silence officiel,
des enquêtes privées, réalisées au cours des années
écoulées par divers organismes de presse et des militants
sur le Web, ont gravement mis en cause la véracité
du reportage de France 2.

Ces investigations ont démontré que les prétendues
"attaques" de Tsahal contre des civils palestiniens ont été
ouvertement mises en scène par des caméramen et des
habitants palestiniens du lieu, durant toute la journée
où al-Dura aurait prétendument été abattu,
au carrefour de Netsarim.

Am-Shalom a adressé des copies de sa lettre au général Samia,
au Major-général Dan Harel, qui prend ses fonctions comme
chef d’état-major, au représentant de France 2 en Israël,
au président de la chaîne France 2, et à Philippe Karsenty.

Caroline Glick
© Jerusalem Post.

DESINFOS.COM
18 septembre 2007 - Caroline Glick |
Jerusalem Post
-Traduction française : Menahem Macina

MICHEL DRUCKER , PAS SI GENTIL QUE CA

Michel Drucker,
pas si gentil que ça par Anne Fulda

Par webmaster, mercredi 19 septembre 2007.

pour le site Figaro.fr
Sur Le Blog de : terredisrael.com

«J'ai découvert que des gens qui m'ont fait rêver sont parfois
les plus grandes impostures de ce métier. Je ne sais pas si
j'ai bon goût, mais j'ai le dégoût très sûr », tranche
Michel Drucker.
L'animateur, que l'on ne qualifie plus depuis belle lurette
de « gendre idéal », vient de fêter ses 65 ans et commence
à regarder dans le rétroviseur. Dans quelques semaines,
il publie un livre de souvenirs dans lequel il revient sur
ses origines, notamment sa judaïté, si longtemps mise de côté

Un grand gâteau envoyé par un admirateur lillois trône sur
la table basse de son bureau de l'avenue Gabriel, à Paris.
Recouvert de crème Chantilly et de petits cyclistes en
plastique, il est surmonté de cette inscription en lettres de
sucre : « Bon anniversaire, Michel ». Cela ne l'attendrit
pas outre mesure. « Enlevez-moi ce gâteau. Il a l'air de
dater de quelques jours. On risque l'intoxication »,
lance Michel Drucker, qui n'est pas du genre à prendre
des risques inconsidérés avec sa santé.
Hypocondriaque et fier de l'être, l'animateur, qui a survécu
à six présidents de la République, est un grand angoissé.
Il est terrifié à l'idée qu'un petit grain de sable,
« un pépin de santé », puisse venir gripper une machine aussi
bien huilée que la sienne. Il prend son pouls et sa tension
chaque matin. Traque toute anomalie de manière obsessionnelle.
Surtout en ce mercredi 12 septembre, jour d'enregistrement
de son émission dominicale, et date de son 65e anniversaire.
L'« événement » le trouble. Au point de rendre l'antenne
un quart d'heure avant la fin -
« C'est la première fois que cela m'arrive » -
et de multiplier les allusions à son âge pendant l'émission.
Soixante-cinq ans, c'est largement l'âge de la retraite,
normalement. Mais ce mot est tabou pour cet homme qui n'a
qu'une obsession depuis qu'il « fait » de la télévision :
ne pas décrocher. « Comment faire pour durer ?»,
a-t-il demandé il y a quarante-trois ans à Desgraupes
et Zitrone. Il aurait pu demander « Comment faire pour
ne pas mourir ? » tant il est évident que cet être à fleur
de peau, qui a toujours le trac avant une émission, sait
très bien que le jour où il quittera le petit écran,
ce sera fini. « Y a-t-il une vie après la télé ? Non.
C'est comme la politique. Regardez Chirac,
dans quel état il est. »

« Hors de question », donc, qu'il arrête. Hors de question
de sortir du « cercle magique », car « l'oubli arrive à
une vitesse phénoménale ». Si jamais, comme en 1990,
on décide de se passer de ses services, il fera de la radio,
un livre. Et du sport, aussi. « Le sport me sauvera »,
glisse-t-il, dans un souffle, comme s'il était un grand
malade en sursis. À sa manière, il l'est. Drucker est un
drogué. Drogué de télé. Drogué de travail.
C'est un monomaniaque du petit écran. Accro à la notoriété,
à l'hyperactivité. Voulant tellement en être. Pouvoir
être toujours sur la brèche, à tu et à toi avec le
président de la République comme avec Zidane.
Avec Johnny comme avec Michel (Sardou).

Drucker a compris depuis longtemps les règles qui régissent
le monde de la télévision. Depuis cet été 1968, où il a
été remercié pour avoir fait grève et avoir défilé aux
côtés - on ne se refait pas - de Sartre, Montand et
Signoret, il sait que la télévision est un monde où
« la vedette, c'est la télévision et pas le présentateur ».
« Il faut le savoir pour s'y préparer. J'y suis préparé
mais je ferai tout pour que ça n'arrive pas. » Tout plutôt
que de s'arrêter. Tout plutôt que d'affronter le vide.
À l'entendre parler de sa carrière mille fois racontée,
de ses « maîtres », de sa femme, de sa belle-fille,
de ses chiens (« J'ai récupéré des animaux de la
téléréalité qui ont un QI supérieur à celui de beaucoup
de candidats de»Secret Story* »), on se demande s'il
n'est pas, au fond, sous ses airs aimables,
devenu un peu misanthrope.

Et on se dit qu'il serait un client de rêve pour un analyste,
tant le poids de son enfance a été écrasant, prégnant, et
sa quête d'amour et de reconnaissance, évidente.
« Je voulais aimer pour être aimé », affirme-t-il en
narcissique assumé qui dit s'être « soigné tout seul »
après avoir été déclaré « inapte à toute activité
intellectuelle » par un psy que son père l'avait envoyé voir.
Et d'ajouter, oui, lui, le gentil Michel : « Je fuis les
psys et ce n'est pas les deux années que j'ai passées avec
Gérard Miller qui m'ont fait changer d'avis ! »

Tiens ! Ce que certaines mauvaises langues chuchotent en vous
demandant de garder l'anonymat, serait-il donc vrai ?
Drucker ne serait-il pas si gentil que cela ?
Son image lisse, si lisse,
pourrait-elle un jour être écornée ? La question revient
sans arrêt. Cela fait des années que l'on veut déboulonner
sa statue de commandeur audiovisuel. Et des années qu'il
répond qu'il est peut-être gentil, mais pas bête.
« J'ai fini par grandir. Je sais qui est qui.
Je connais les fausses valeurs du métier, les faux hommes de
gauche. J'ai découvert que des gens qui m'ont fait rêver,
parmi les plus adulés, sont parfois les plus grandes
impostures de ce métier. Je ne sais pas si j'ai bon goût,
mais j'ai le dégoût très sûr. » Il ne donnera pas de noms,
mais c'est dit. Envoyé, même. Sur le plateau, sous les
suntlights, Drucker joue les garçons polis. Il célèbre la
grand-messe de la proximité. People de tous bords,
unissez-vous, serrez-vous les coudes !
Il fait obligeamment passer les plats, met en valeur ses
invités, laisse ses jeunes chroniqueurs apporter la note
de piment nécessaire.
Mais, en coulisses, il n'en pense pas moins.

Il avoue même pouvoir être cynique. Il a compris, enfin, que
le téléphone sonne surtout à la rentrée, « à l'heure des
promos ». Il a compris que, dans le métier, la règle d'or,
c'est « passe-moi le sel et je te passe le poivre ».
Et il excelle dans l'exercice, déployant un sens politique
qui n'est pas mince pour tenir la place, « se débrouiller
pour qu'on ne lui pique pas ses parts de marché », comme
s'amuse le producteur Jean-Pierre Cottet, qui l'installa
dans la case du dimanche après le départ de Jacques Martin.

Toujours en bons termes avec les puissants sans pour autant
écraser ou charger les sortants, à qui il n'oublie jamais
de rendre hommage, Drucker - qui se définit comme
« le plus jeune des vieux » et se targue d'avoir su créer
« quelque chose entre le pays et lui » - est désormais
convaincu que certains de ses invités « ne continueraient
pas à remplir les salles » sans lui.

Faiseur de rois, fabricant de proximité bonasse,
il attire désormais sur son plateau, si fédérateur et
consensuel, de nombreux hommes politiques, devenus, selon
lui, de « véritables pop stars ». Ils viennent ainsi
s'ajouter aux centaines de noms et de téléphones portables
qui se bousculent dans son carnet d'adresses.
Lui le journaliste - carte de presse n° 22177 -, qui, quel
que soit l'invité, a toujours tout vu, tout connu,
tout vécu aux premières loges.

Michel Drucker a désormais des allures de pater familias
du PAF. Et, d'ailleurs, il commence à regarder dans le
rétroviseur. La mort de son frère, Jean, l'ancien PDG de M6,
n'y est pas pour rien. Dans quelques semaines, il publiera
un livre de souvenirs.
Titre :
Mais qu'est ce qu'on va faire de toi ? (Robert Laffont).
Une interrogation désolée et désespérée que ses parents
lui ont répétée pendant toute son enfance. Un livre dans
lequel il règle ses comptes avec certains intellectuels
et représentants de la gauche caviar, et dit, pour la
première fois, qu'il a adopté une petite Cambodgienne.
Un ouvrage dans lequel il revient sur son adolescence,
moins sage que l'on peut croire.

Rebelle, le jeune Drucker ? Pas vraiment.
Mais il a voulu s'échapper de son milieu, a pris en grippe
« les intellos et les bourges », et s'est même mué, un
temps, en mauvais garçon, allant jusqu'à emprunter une
voiture. Lui qui était le vilain petit canard de la
famille a mis du temps à se dégager de l'emprise
étouffante d'un père médecin de campagne à l'ancienne,
et d'une mère légèrement castratrice.
Maintenant il a grandi. Il n'a plus à faire ses preuves.
Ses parents voulaient s'intégrer tout simplement.
Lui a souhaité séduire la France. Et il y est parvenu.
Fils d'un père roumain et d'une mère autrichienne,
venus en France dans les années 30 et naturalisés en 1937,
il entendait parler yiddish ou allemand à la maison.
Aujourd'hui, l'âge aidant, il revient vers ses racines.
Et assume de plus en plus ses origines juives qu'il a
longtemps, si ce n'est niées, en tout cas occultées.
Il y a quelque temps, la chroniqueuse Claude Sarraute
lui a demandé : « Mais tu es juif, Michel ?
Mais pourquoi ne l'as-tu jamais dit ? -
Parce qu'on ne me l'a jamais demandé », a-t-il rétorqué.
Il a été baptisé catholique suivant la volonté de
son père. Cet ancien déporté cherchait ainsi « à être
plus français que les Français ».
« Ma mère, ajoute Drucker, y était opposée.
Elle disait qu'on ne peut pas être baptisé avec un père
qui s'appelle Abraham.
Elle aurait souhaité avoir des belles-filles juives. »

« Je sais d'où je viens, confie-t-il.
Et, au fil des ans, je me rapproche de ce que je suis. »
À ceux qui susurrent depuis des années qu'il est démodé,
il répond par cette phrase empruntée à Woody Allen :
« Il vaut mieux être has been que n'avoir jamais été. »

Sur Le Blog de terredisrael.com -

RETOUR d ' ISRAEL .

RETOUR d' ISRAEL.
Un désir de vie indestructible de Daniel SIBONY
Par webmaster, mardi 18 septembre 2007

Sur Le Blog de terredisrael.com -

Je reviens d'un bref séjour là-bas, dans ce pays où je vais
de temps à autre non pas pour "prendre la température"
du conflit ou pour mieux comprendre ce qui se passe
(je sais qu'il y a là-bas l'irrémédiable passionnant de la
condition humaine, et je me suis donné les moyens d'en
éclairer quelque chose et d'en être assez averti1); j'y fais
donc simplement de brefs séjours pour ressentir… la paix.
Vous pensez que je me moque de vous: aller chercher
la paix au Proche-Orient… Pourtant, c'est vrai, je la
ressens là-bas, profondément: très différente des
bonnes manières constipées d'ici où l'"on vous fout
la paix": là-bas je sens des forces énormes de haine,
d'amour, de jalousie, d'acquiescement… -
dont les contradictions pourraient faire que le ciel tout
entier vous tombe sur la tête, et justement, il ne le fait
pas, il se retient, toute violence suspendue, et vous êtes
là, je suis là sur la plage de Tel-Aviv ou la terrasse d'un
grand hôtel à revoir un manuscrit pour l'éditeur parisien;
tout est calme, la mer limpide est fraîche, le soleil
(dont vous avez remarqué qu'il est devenu partout méchant
sur notre planète, c'est cela le vrai problème écologique,
c'est que les réactions nucléaires là-bas, à des millions
de kilomètres, ont changé de nature, et ça dépasse les
pauvres écolos qui ressassent des économies de bouts de
chandelles quand la question est cosmique), le soleil donc,
tempéré par une brise légère nous rappelle que c'est bon
d'être là; et c'était bon tout à l'heure, à l'hôtel
King David de Jérusalem, de déjeuner au calme en face de
la vieille ville en regardant la muraille turque qui n'a
rien d'antique et la prétendue citadelle de David qui
était déjà sur nos kippas à Marrakech et qui ne date
certainement pas du Roi David mais qui rappelle
sa mémoire, sa transmission poétique, guerrière, éthique,
prometteuse d'infini, de durée, d'existence durable -
pour un peuple sans cesse menacé d'effacement parce
qu'il fut le premier à faire une certaine trouvaille.

Et donc je suis bien là-bas, parce que toutes les violences
possibles sont retenues. Pendant qu'on croit ici,
en Europe, grâce aux images bien ciblées, que cette contrée
est à feu et à sang, ou du moins "très chaude", on est bien
là-bas avec son désir de durée, désir de vie indestructible.
Ce n'est pas rien, dans un pays où une partie de la
population considère que l'autre partie n'a rien à faire là,
qu'elle est faite d'intrus, d'envahisseurs.
Ce n'est pas faux, mais c'est ainsi: les Arabes sont venus
avec la conquête islamique, l'histoire les a mis là
depuis des siècles; personne ne peut les "virer"; et les
Juifs sont là par leur parole sur cette terre,
devenue terre "possédée" par cette parole, depuis des
millénaires; parole qui les y a ramenés, souvent à leur insu,
en plein XXème siècle. Eux aussi, personne ne peut les
chasser. Et même s'ils disparaissaient, ils seraient encore
là, dans la parole islamique qui les maudit régulièrement;
ils seraient là en négatif comme l'éternel repoussoir de
ce dernier monothéisme, qui a besoin d'eux pour nier ce
qu'il leur doit et pour mieux affirmer sa pureté.

Ainsi, malgré cette dissension fondamentale et fondatrice,
des formes subtiles de vie maintiennent les gestes du
convivial. En outre, les Israéliens ont le don de réduire
cette violence latente à des foyers ponctuels, des îlots
infimes: parfois, dans mes brefs séjours, il y a un
attentat-suicide, on l'entend, on s'interrompt dans la
conversation juste un instant, le temps de dire que c'est
triste, que c'est dommage, et on passe à autre chose.
Autre chose, ce sont les débats interminables,
les interprétations, les discussions passionnées,
les affaires. Pendant que je déjeune au King Citadelle,
non loin de moi, des Juifs parlant français discutent avec
animation; au bout de combien de temps vont-ils parler
d'immobilier? Trois minutes. Je n'ai rien contre, mais
l'immobilier reste un des domaines où les idées, trop
immobiles, n'inventent rien de transcendant.

Je sors et je hume l'air de Jérusalem,
j'aspire sa lumière fine. Sans vouloir la désacraliser,
je remarque en passant que c'est une ville de montagne,
qu'en altitude elle est plus proche de Chamonix que
d'Aix-les-Bains, elle est à près de 900m, cela rend
l'air plus pur et plus aigu, la lumière plus subtile
et inspirée. Cela veut dire aussi que ceux qui l'ont bâtie,
et le divin qui a choisi d'y "faire habiter son Nom",
s'y connaissaient en bons lieux. Remarquez, ils parlaient
non pas d'habiter (et encore de l'immobilier),
mais de faire habiter quelque chose de mystérieux,
dont le Nom de l'être est un profond symbole.
Mes pas me mènent bien sûr vers le Mur (du Temple,
pas l'autre), à travers la ruelle du souk -
où je retrouve sous d'autres formes le souk de Marrakech où
j'ai vécu; je demande distraitement à un jeune Arabe,
en anglais, "The way for the West wall… -What wall?"
me dit-il. J'y arrive, et une nouvelle image me frappe:
là-haut, la Mosquée et le Dôme, lieux fermés et bien bâtis,
bien campés sur le Mont du Temple - et même, pourquoi ne pas
adopter la version palestinienne: sur le Mont du
Temple absent, là où la Mosquée "lointaine" vient remplacer
le Temple-juif-qui-n'a-jamais-existé… Et je vois le Mur
en contrebas, et les Juifs qui prient à ciel ouvert,
"dehors" par rapport à un "dedans" qui n'existe pas,
puisqu'ils prient et s'agitent au pied du Mur.
Le contraste m'a saisi.

Une Française me reconnaît:
-Vous êtes Sibony?
Vous avez fait une conférence…
Je me permets alors de demander à sa fille israélienne
enturbannée (très religieuse) si elle savait quel jour
on visite la Mosquée.
Réponse nette:
Il ne faut pas y aller. On ira seulement le jour du Mashiah,
car pour l'instant c'est entre leurs mains.
Je m'éloigne après un bref échange, en me disant que la
folie a encore toutes ses chances, et après avoir vérifié
que la fille ne comprend pas des versets bibliques
essentiels, comme celui qui était sur les murs de la
synagogue en grotte, là à gauche du Mur,
e verset qui dit: "Acclamez son peuple, O nations,
car il vengera le sang de ses serviteurs, etc."
Ils l'ont retiré, bizarrement. En tout cas, la fille,
son fanatisme lui remplaçait tous les versets.

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18 septembre 2007

LE CARDINAL LUSTIGER

Le Cardinal.
Un symbole unique par Daniel SIBONY
Par webmaster, mardi 18 septembre 2007.
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Le Cardinal Lustiger

Le trait singulier du Cardinal Lustiger, c'est qu'étant juif
et s'étant converti au christianisme (deux choses banales
ou sans éclat particulier), il a dû maintenir toute sa vie
qu'il était juif alors que le passage au christianisme,
en principe, est fait pour dépasser ou accomplir
l'être-juif. En tout cas pas pour le maintenir.
Et lui a dû le maintenir parce que sa mère, gazée comme
juive à Auschwitz, l'a comme rappelé à ses origines,
d'un rappel radical mais voué à rester formel.
Car de fait, toute sa vie, toute l'énergie de son action
fut orientée vers la foi catholique, à propager le plus
possible. Pour le reste, il a fait son travail d'homme
d'Eglise actif et militant pour sa religion.
Apparemment c'est assez rare pour paraître exceptionnel.

En revanche, ce qui est exceptionnel, c'est cette
conjonction des deux traits, juif et catholique qui lui fut
imposé par l'événement; imposé par le destin de sa mère
et en un sens celui de son peuple;
indépendamment de sa volonté.

Conjonction certes bizarre: "être-catholique", cela contredit
radicalement "être-juif". "Jésus notre Dieu" n'est pas
recevable par un Juif religieux pas plus que par
un Juif athée.

Mais cette conjonction bizarre, il a su s'en servir,
l'incarner, car elle correspond à un montage théorique
presque idéal: porter en soi un Juif qu'on ne cesse de
convertir au catholique qu'on est devenu, un Juif qui
ne demande qu'à passer chrétien et qui y passe toute
sa vie, voilà ce qui ne pouvait que séduire le subtil
Jean-Paul II. Il a bien vu en Lustiger un symbole vivant
et prolongé de quelque chose où l'Eglise de tout temps a
cherché sa validation: l'instant fatidique où le Juif
comprend enfin que sa religion, certes originelle,
s'achève et s'accomplit dans la suivante. Ici, cet
instant précieux a duré ici toute une vie.
Il s'est incarné dans un homme vif et actif, qui a ainsi
porté l'idéal millénaire du christianisme: ramener
les Juifs qui se cramponnent à la vieille Alliance,
les amener à reconnaître la Nouvelle la Bonne Nouvelle.

Et prouver par là même la valeur de celle-ci, a fortiori.
Avec Lustiger, l'Eglise pouvait obtenir en douceur ce
qu'elle a au cours des siècles recherché par la force
ou la pression.

Avoir en soi un Juif qui n'est là que pour dire:
"Je suis Juif", un Juif inerte comme tel, puisque rien de
la transmission juive ne s'imposait dans le discours de
Lustiger, mais un Juif qui sert à doper le chrétien par
une conversion permanente, et de ce fait même inachevée
- voilà le trait unique.

C'est cela même qui est rappelé par le rite funéraire qu'a
souhaité le Cardinal: que l'on dise sur lui le Kaddish,
prière juive qu'on prononce entre autres pour les morts:
mais qu'on la dise à l'entrée de l'Eglise,
pas à l'intérieur. Dedans, ce sera le rite catholique,
celui de l'accomplissement, de l'aboutissement.
Il est vrai qu'à l'intérieur, le Notre-Père qui sera dit
est un dérivé du Kaddish, et les Psaumes qui seront
chantés furent écrits en hébreu.
Mais c'est une longue histoire.

Il est vrai aussi que faire entendre le Kaddish dans sa
langue originale, devant Notre-Dame, sur la grande place,
c'est très fort: ce Kaddish qui ne dit rien de la mort,
qui se contente de glorifier le Nom de l'être,
de l'être non pas comme Etre suprême, mais comme fonction
d'être: qui fait exister ce-qui-existe. C'est d'autant
plus fort qu'en un sens, le Cardinal ne pouvait faire
autrement que de le demander, puisqu'il était… juif;
et que ce Kaddish, sa mère gazée n'y a pas eu droit
au moment de sa mort.
Pas plus que la famille de son père
et des millions d'autres.

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Sur Le Blog de terredisrael.com.

17 septembre 2007

LES NEGA SIONISTES par JACQUES KUPFER

lundi 10 septembre 2007

Les nega-sionistes par Jacques Kupfer
pour l'Impact.

Et sur Le Blog de terredisrael.com -

Par webmaster, lundi 10 septembre 2007 à 19:36

L'été s'achève sous une avalanche de nouvelles qui confirment
que nous n'avons pas encore atteint le fond de l'absurde.
La palme appartient sans conteste dans cette difficile
compétition à l'incompétence, à la ministre de
l'éducation anti-nationale.

Cette fondatrice de "Chalom Akhchav" marquera son séjour
dans son ministère par des décisions que même ses
prédécesseurs gauchistes Shoulamit Aloni et Yossi Sarid
n'avaient pas imaginées. On se souvient que Youli Tamir
a autorisé la publication de livres scolaires en arabe
où la création de l'Etat Juif figurait sous le terme
de "Naqba", la catastrophe. Elle doit savoir de quoi elle
parle quand elle cite une catastrophe.


La même a décidé de réduire le budget alloué à l'éducation
juive et sioniste assurée par les jeunes filles du
"Sherout Leoumi", le service national. La raison est le
caractère trop "droitier" de ces jeunes filles qui ont
le tort de croire dans notre Thora et de propager
l'amour de toute la terre d'Israël.

Madame Tamir vient de découvrir que l'entente entre jeunes
juifs et arabes peut être améliorée par l'éducation.
Une juive aurait pu en conclure qu'il faudrait donner
aux arabes des cours concernant notre culture juive et
les droits ancestraux des Juifs sur cette terre.
Mais pas Youli Tamir. Selon ses nouvelles directives,
ce sont les élèves des lycées israéliens à Haifa qui
recevront des cours sur la "civilisation arabe"!
Apprendra-t-on aux jeunes Juifs ce qu'est le Djihad,
les textes d'un antisémitisme criminel dans le Coran,
la barbarie et l'histoire de ces squatters arabes sur notre
terre qui se présentent comme des propriétaires de longue
date? Que nenni! Tamir veut leur enseigner le sens du mot
"naqba", la pitié et la compassion pour ces pauvres
"palestiniens" qui vivent sur notre terre et la tolérance.
Toute cette tolérance qu'elle n'a pas pour les Juifs et
dont elle déborde pour les arabes! Elle leur expliquera
pourquoi les livres d'histoire et de géographie montrent
les cartes d'Israël avec les "frontières" de 1949.
Et si la démocratie et l'apathie générale prêtent vie
à son ministère,
Tamir aura réussi à élever une génération antisioniste.

Certains appellent ces idées une "idéologie".
Il est temps de cesser de parler de "Pensée" et
d'idéologie dans un tel cas car cela ne s'apparente
qu'à une pathologie extrême de haine de soi qui doit
être traitée dans un hôpital psychiatrique et non pas
à la Knesseth!

Les députés du Shas qui avaient déjà prouvé leur amour
d'Erets Israël en votant le processus dramatique d'Oslo,
n'ont ni protesté, ni réclamé le départ de Tamir ni,
bien entendu, envisagé de quitter ce gouvernement.
Leur amour du peuple juif et leur souci de son
éducation juive sont malheureusement uniquement limités
à ceux qui fréquentent leur système éducatif. Les autres
peuvent se voir supprimer des heures d'histoire juive,
se voir falsifier la géographie et écouter le Coran,
tout cela passe après l'amour des subventions.
Le saccage des vestiges de notre second Temple sur
le Mont du Temple par le Waqf avec la bénédiction d'Olmert
peuvent continuer sans les pousser à la moindre réaction
réelle. Barak, ce soldat aux multiples décorations aura
gagné encore une bataille cruciale en engageant trois
mille soldats pour déporter de leurs maisons deux familles
juives de Hébron. Voila un message puissant à l'égard de
nos ennemis arabes. Au lieu de mettre en exergue le
ridicule de cette opération et sa nocivité pour notre
avenir, la presse s'est empressée de donner un écho
hors de proportion aux déclarations d'un parent d'une
des familles dont la douleur a éclaté dans des phrases
inutiles. Et surtout de s'attarder sur ces soldats qui
ont refusé d'obéir aux ordres d'expulsion.
Ce seraient donc les "rabbins" qui donnent des ordres aux
soldats religieux! Il n'est pas venu à l'esprit de nos
journalistes que la décision de ne pas jeter des enfants
juifs dans la rue dans notre pays pouvait être
l'instruction minimale de la conscience juive et sioniste.
J'ai vainement attendu face aux condamnations encourues
par ces soldats, des paroles fortes de nos députés de
droite! Aucune condamnation du rôle politique que l'on
veut faire jouer à l'armée, et à la non utilisation des
forces de police seules qui auraient évité aux soldats
un cas de conscience et placé le problème sur le seul
plan légal et non politique. Barak devait-il remercier ses
électeurs arabes qui l'ont placé à la tête du parti
travailliste ou donner des signes de soumissions à
Condoleeza Rice? Le crime de patriotisme ne pardonne pas
sous le règne Olmert! On reconnaître prochainement que
ces soldats représentent le véritable esprit de Tsahal
qui est de veiller sur les familles juives sur tout
l'étendue d'Erets Israël et qu'ils sont la fierté
de notre peuple!

Nos ennemis les plus dangereux sont parfois ceux qui
parlent hébreu. La législation européenne condamne
et punit sévèrement le négationnisme.
Si on établissait enfin des lois contre
le nega-sionisme en Israël!

Jacques Kupfer

14 septembre 2007

CONSISTOIRE DE PARIS ET ALYA

Consistoire de Paris et Alya:
faux débat et vraie polémique
par Marc Haviv pour Guysen International News
Par webmaster, mardi 11 septembre 2007
Sur le Blog de Terredisrael.com

Nous sommes le 23 Aout. Comme tous les matins, aux aurores,
j'écoute la revue de presse des journaux israéliens à la
radio, le commentateur cite la première de couverture de
Haaretz, parlant d'une déclaration du Président du
consistoire de Paris, Joël Mergui.
Je devais être mal réveillé car les propos rapportés me
paraissent irréels. Je me rassure en me disant que
l'hébreu n'est pas ma langue maternelle cela ne faisant
que 35 ans que je la parle,
je dois avoir encore des lacunes.


Et puis non, après réflexion, si de telles déclarations font
la "Une" du journal réputé le plus sérieux dans ses
investigations, c'est effectivement qu'il y avait matière
à s'étonner. Pour la première fois, un dirigeant
communautaire, de la seconde communauté juive de diaspora,
la plus sioniste, devait émettre des réserves quant
à la vague d'Alya.

Tournant mon stylo 7 fois dans mes doigts, je cherche à en
savoir plus avant de réagir et j'achète le trés
respectable journal "Actu J" du 7 Septembre qui a largement
développé le sujet. Le dossier est complet, depuis
l'interview de Joël Mergui jusqu'aux nombreuses analyses
sur le phénomène de l'Alya.
Un sentiment lourd ressort de tous ses articles.
On a exposé ce qui pouvait être bien pour la communauté
juive de France en général, pour les différentes communautés
en particulier, pour les entrées financières, pour les
candidats olims etc. Cependant, je trouve qu'il aurait été
intéressant de s'interroger sur les effets positifs de
l'Alya des Juifs de France en Israël. Pour Israël, les olims
français deviennent les meilleurs des citoyens qui se
demandent chaque jour ce qu'ils pourraient faire pour
leur pays...

Là est le véritable décalage entre les juifs
français-israéliens et les juifs de France.

Nos préoccupations respectives sont souvent aux antipodes,
même si les juifs de France pensent être proches des
préoccupations des israéliens. C'est incroyable de
seulement imaginer que des représentants de la communauté
juive puissent soulever le débat de l'opportunité du retour
des juifs vers la Terre d'Israël.

Pour mémoire, même la Paracha de la semaine dernière
NITSAVIM parle de la période actuelle.


"L'Eternel ton D…, te prenant en pitié, mettra un terme à
ton exil et il te rassemblera du sein des peuples parmi
lesquels il t'aura dispersé….. Et il te ramènera,
l'Eternel ton D…, dans le pays qu'auront possédé tes pères
et tu le posséderas à ton tour et il te rendra florissant
et nombreux, plus que tes pères"
Cette prophétie ne s'applique qu'à notre exil.
C'est le seul qui nous a dispersés dans le monde entier.
Comment des autorités communautaires peuvent-elles, ainsi,
sortir de tels propos sur l'Alya? Ce n'est pas en ayant une
communauté juive de France forte que l'on renforcera Israël,
c'est justement l'inverse. C'est parce qu'Israël est fort
que la communauté juive de France est fière et libre.

Pendant 2000 ans et jusqu'à la création de l'Etat d'Israël,
aucune communauté de la diaspora ne pouvait réellement
protéger ses membres face aux autorités du pays lorsque
ces dernières avaient décidé d'agir à leur aise, le plus
souvent pour le mal de la communauté.
Dans une période fortement "Post sioniste" en Eretz,
les juifs de France qui font leur Alya ravivent le vrai
sionisme, celui qui fait vibrer les cœurs. Dans un pays où
la scission religieuse et laïque est un véritable problème
de société, les émigrants de France amènent différents
courants judaïques, traditionaliste, sioniste et sioniste
religieux, un souffle nouveau en quelque sorte.

Les juifs de France? Ils sont suffisamment bien organisés afin
de "survivre" à quelques milliers de départs. Et puis,
en France, le travail encore à faire est énorme, il y a
les brebis égarées parmi les quelques 250 000 juifs
non communautaires.

L'Alya? C'est au contraire en la favorisant que l'on renforce
le lien entre Israël et les juifs de France. Grâce à ce
mouvement d'Alya, nombreux sont les français qui auparavant
n'avaient jamais mis les pieds en Israël et qui viennent
justement pour visiter leur famille émigrante.
L'effet secondaire en est probablement plus bénéfique
qu'un séjour unique dans une synagogue à l'occasion d'une
Bar Mitsva, ou d'un mariage. Lorsque des dirigeants
communautaires ont un discours pouvant amener la confusion
dans les esprits et c'était le cas des propos
de Joël Mergui me semble-t-il, alors pour nous,
en Israël, c'est inacceptable.

Inacceptable vis-à-vis des jeunes soldats qui viennent
de France pour défendre le peuple juif en servant son armée.
Inacceptable pour ceux qui ont fait, le sacrifice ultime,
celui de leur vie pour que vivent les juifs à travers
le monde. Inacceptable vis à vis des juifs du monde entier
qui se sont retrouvés extirpés in extrémis de leur pays
d'origine, parce que pour eux le vent avait
brusquement tourné.

Et vous êtes en train de vous demander s'il faut dégarnir
la communauté juive de France!! Mais alors pour qui nous
battons nous? Pourquoi tant de sacrifices pour maintenir
ces 20000 km2 que l'on veut nous arracher? Pour qui
préservons-nous cette Terre?

Israël doit gagner une de ces batailles les plus difficiles,
la bataille démographique. Tout juif souhaitant venir
s'installer en Terre Sainte doit le faire sans retenu,
certainement pas par celle des instances dirigeantes
communautaires juives françaises. Affaiblir la communauté
juive par l'Alya? Il y a de nombreuses communautés en France
qui sont autonomes, non consistoriales, bien organisées
et qui n'ont pas d'Etat d'âme lorsque certains de leurs
membres partent, fussent ils des responsables.

Et que dire du débat sur le "manque à gagner " à cause de ceux
qui choisissent de fêter un heureux évènement en Israël.
Franchement ce raisonnement est exaspérant.
Encore un manque de considération pour les israéliens,
pour ceux qui sont justement heureux de voir leurs famille
de France leur permettre de participer aux festivités
sans se ruiner pour un billet d'Avion ou, le plus souvent
sans pouvoir participer aux fêtes familiales.
Et Pourquoi l'économie israélienne ne profiterait-elle pas
un petit peu aussi des mariages…?

Je suis convaincu, Messieurs les responsables de la communauté
juive de France, que votre devoir est d'œuvrer, certes,
pour le bien de la communauté, mais avant toute chose,
d'aider sans aucune réserve, ceux qui ont décidé de
compléter le programme Divin du retour en Terre d'Israël
Et si vous avez du mal à expliquer cela au Président
de la république française, si vous voyez un malaise
d'expliquer que ce ne sont pas tous les juifs de France
qui se sentent d'abord français et juifs ensuite,
c'est un problème que vous aurez à gérer mais pas au
détriment de l'Alya.

Si vous pensez perdre le noyau dur du judaïsme actif,
militant, communautaire, donateur, alors rédigez un
nouveau Business Plan pour chercher dans ce vivier
potentiel d'un demi million d'âmes, les remplaçants
de ces perles rares partis vers leur destin.
Motivez les brebis égarées afin d'apprécier
les institutions juives, les écoles juives,
les restaurants Cachers, les épiceries, les radios juives,
la presse juive, la synagogue, le centre communautaire,
les activités, les vacances Cachères.
Prenez une bonne agence de communication et communiquez,
demandez l'avis de vos "administrés" vous serez
certainement étonnés des réponses.
De toutes façons, les juifs de France, sauront décider
de ce qui est bien pour leur avenir
et s'ils veulent partir, informez-les, aidez-les,
mettez-les en garde mais surtout: LET MY PEOPLE GO!!!!!!!

13 septembre 2007

MAIS, SUIS - JE IDIOT ?. JE NE VOUS AVEZ PAS DIT....

Mais, suis-je idiot ? je ne vous avez pas dit ...
24 décembre 2006 - Charles Etienne NEPHTALI
Sur desinfos.com

La salle était comble bien avant le début du concert de fin
de trimestre organisé par l’école publique fréquentée par
ma petite-fille de 6 ans, Emma.
Après que la directrice et les enseignants aient remercié
le public, un petit Malien, une petite Américaine et Emma
montèrent sur scène pour interpréter l’hymne national
accompagnés au violon par un élève asiatique tout juste
plus âgé que chacun des membres du trio.


Première surprise : l’assistance et tous les autres élèves
se levèrent et agitèrent de petits drapeaux tricolores.

Deuxième surprise : il n’y eut ni hué, ni sifflet ;
que des applaudissements nourris et des cris de joie.
Imaginez la fierté du quatuor !

Se succédèrent ensuite danses et chants enfantins
interprétés par l’ensemble des élèves et, en fin de
spectacle, une vingtaine d’entre eux, âgés de 3 à 12 ans,
accompagnés au violon par deux de leurs camarades et
au piano par un troisième, interprétèrent une chanson reprise
en cœur par toute la salle. Quelle merveille !

Le titre de cette chanson ? Non, non, ce n’était ni
« Fais-moi du couscous chérie » ni « On m’appelle l’oriental »,
pas non plus « Laziza », même pas « Aïcha »
ni « Le café des délices ». Vous n’y êtes pas du tout !
C’était « Ah ! si j’étais riche »,
extraite de la comédie musicale « Un violon sur le toit ».

Mais suis-je idiot ? Je ne vous avais pas dit que cela
se passait à Boston sinon vous ne m’auriez pas donné des
titres aussi « exotiques ». L’hymne était américain,
les drapeaux tricolores et les chansons aussi.

Il est naturellement évident que si je vous avais de plus
précisé que, dans le métro emprunté pour me rendre à cette
si sympathique manifestation, tout le monde payait,
vous auriez vite réalisé que cela ne se passait pas
en France......et encore moins dans la région parisienne.

Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. En effet,
en sortant, la nuit étant tombée,
il y avait des illuminations un peu partout avec ‘hanoukiyot,
sapins décorés et banderoles sur lesquelles,
en lettres scintillantes, était écrit

« Happy Hanukkah - Happy Christmas »

D’ailleurs, chaque jour, pendant cette semaine de ‘Hanouccah,
pratiquement tous les journaux publièrent des photos et
consacrèrent des articles relatifs à cette merveilleuse
fête des lumières aussi connue que Noël.

« Papy, c’est comme ça en France aussi » ? me demanda Emma.
Je n’ai pas, et pour cause, osé lui répondre,
préférant changer de conversation.

Il est à souhaiter que les dirigeants de notre pays
finissent enfin par se réveiller et par cesser d’appliquer
cette lamentable politique de l’autruche pour qu’un jour
il nous soit donné d’assister à de tels spectacles scolaires !

Charles Etienne NEPHTALI Actuellement à Boston
Sur le Site de : desinfos.com

12 septembre 2007

HISTOIRE DE L' ALPHABET HEBRAIQUE

La trés belle histoire de l'alphabet hébraique
(www.alephbeth.net)

Vingt-deux lettres primordiales qui deviennent vingt-six dans
l'alphabet des écritures européennes occidentales.
Vingt-six lettres qui ont une mémoire très ancienne,
dont l'origine
remonte à plusieurs milliers d'années, une mémoire
qui s'est transmise
de génération en génération de manière tout a fait inconsciente et qui
encore aujourd'hui se trouve enfouie dans les couches profondes de
notre inconscient culturel.

Bérechith (au commencement). Rav Hamnouna le Vénérable dit : "Nous
trouvons ici un renversement de l'ordre des lettres de l'alphabet, les
deux premiers mots Berechith Bara (au commencement créa) commencent
par un beth, tandis que les deux mots suivants, Elokim eth commencent
avec aleph".
La raison en est la suivante : quand L'Eternel, s'apprêta à créer le
monde, toutes les lettres de l'alphabet étaient encore embryonnaires,
et durant deux mille années L'Eternel, les contempla et se réjouit
d'elles. Quand Il décida de créer le monde, toutes les lettres se
présentèrent à lui dans l'ordre inverse:

La lettre Tav s'avança et plaida :

"Qu'Il te plaise, Maître du Monde, de me placer le premier dans la
création du monde, car je suis la lettre qui conclut vérité(Emeth) qui
est gravée sur Ton Sceau, et Toi-Même as pour nom EMETH, il est donc
convenable au Roi de créer le monde avec moi. L'Eternel lui répondit :
"tu es méritant et juste, mais il n'est pas correct que je commence la
création du monde avec toi, puisque tu es destiné à servir de marque
sur les fronts des fidèles (Ezéckiel 9:4) qui observent la Loi d'Aleph
à Tav, et par l'absence de cette marque, les autres seront tués; et,
de plus, tu formes la conclusion de la mort (Maveth). C'est pourquoi
tu n'es pas approprié pour initier la création du monde".

, , Le Shine vint ensuite et plaida :

"Maître du monde, qu'il te plaise de commencer le monde avec moi, car
je suis la lettre initiale de ton nom "Shaddaï", et il est préférable
de créer le monde par un nom sacré." L'Eternel lui répondit :
"tu es juste, tu es bon, tu es vrai, mais je ne peux commencer la
création du monde avec toi puisque tu fais parti du groupe de lettres
exprimant la contrefaçon, Shéquer (mensonge), qui n'existe uniquement
si le Kouf et le Rech t'attirent dans leurs dispositions. C'est
pourquoi un mensonge doit, pour être crédible, commencer par quelque
chose de vrai. Le Shine est une lettre de vérité, lettre par laquelle
les patriarches ont communié avec L'Eternel ; mais Kouf et Rech sont
des lettres appartenant au coté néfaste qui, afin d'être crédible,
s'attachent le Shine, formant ainsi une Quésher(conspiration)".
Ayant entendu tout cela, le Shine disparut.

Le Tsadé entra et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car je
suis le signe des Tsaddikim (justes), et Toi même te nomme juste,
comme il est écrit :
Car l'Eternel est juste, il aime ce qui est juste : quiconque est
droit contemplera sa face (Psaumes 11.7). C'est pourquoi il convient
de créer le monde avec moi".
L'Eternel, lui répondit :
"Tsadé, tu désignes la vertu, mais tu dois rester dissimuler, et ne
doit pas trop te révéler, sinon tu serais cause d'offense pour le
monde. Tu es formé de la lettre Noun (symbolisant le principe féminin)
surmontée par la lettre Youd (le principe masculin). Et c'est le
mystère de la création d'Adam HaRishon(le premier homme), qui fut créé
avec deux visages (mâle et femelle combinés). De la même façon, le
Noun et le Youd dans le Tsadé ne sont pas face à face, ainsi le tu est
tourné vers le haut ou vers le bas".
L'Eternel lui dit en plus :
"viendra le temps où je te scierai, afin de provoquer le face à face,
mais ceci se fera dans un autre lieu". Il partit alors.

La lettre Pé arriva et plaida ainsi :

"Qu'il te plaise, Maître du monde, de créer le monde avec moi, car je
désigne Pourquana(la délivrance) que tu dois apporter au monde. C'est
pourquoi, il convient que le monde soit créé avec moi".
L'Eternel répondit :
"Tu es digne, mais tu représentes Pesha (la transgression) et, de
plus, tu te tiens comme le serpent, qui frappe en haut et revient vers
son corps, symbole de l'homme coupable qui plie sa tête et étend sa
main".

La lettre Ayin fut pareillement refusée en raison de Avon
(l'iniquité), quoiqu'elle prétendit représenter Anavah (l'humilité).

Alors le Samekh parut et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car je
représente Semikah (le soutien) pour celui qui tombe, comme il est
écrit : L'Eternel soutient tous ceux qui tombent, et redresse ceux qui
sont courbés. (Psaume 145.14).
L'Eternel, répondit :
"C'est justement la raison pour laquelle tu dois rester à ta place,
car si tu l'abandonnais, que deviendraient ceux qui chutent et qui
s'appuient sur toi?".
Elle partit aussitôt.

Le Noun entra et plaida son mérite en tant que lettre initiale de Nora
(prodigieux en louanges), ainsi que de Nava (agréable, désirable) est
la louange du juste. (Psaume 33.1).

L'Eternel, dit :
"Noun, retourne à ta place, car c'est à cause de toi (Néfilah, qui
représente la chute) que le Samekh est revenu à sa place. Reste donc
sous son soutien".
Le Noun revint aussitôt à sa place.

, Le Mèm se présenta et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car
j'introduis le mot Mélekh (Roi) qui est ton titre".
L'Eternel répondit :
"C'est exact mais je ne peux pas t'employer dans la création du monde
pour la simple raison que le monde a besoin d'un roi. Retourne donc à
ta place ainsi que le Lamed et le Kaph puisque le monde ne peut
exister sans un Mélekh.

A ce moment, le Kaph descendit de son trône de gloire et tremblant et
frémissant dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi car je
suis ton Kavod (gloire). Et lorsque que Kaph descendit de son trône de
gloire, deux cent mille mondes s'ébranlèrent, le trône chancela et
tous les mondes frémirent et s'apprêtèrent à tomber en ruine.
L'Eternel s'écria :
"Kaph, que fais tu ici ? Je ne créerais pas le monde avec toi.
Retourne à ta place, car en toi réside Kélayah (extermination)".
Il partit aussitôt et retourna à sa place.

La lettre Youd se présenta alors et dit :

"Qu'il te plaise, Maître du monde, de m'utiliser en premier pour la
création du monde, puisque je réside en premier dans le nom sacré".
L'Eternel répondit :
"Il est suffisant pour toi d'être gravé et inscrit en moi, tu es le
canal de ma volonté ; tu dois rester dans mon nom".

, Le teth se présenta et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de créer le monde avec moi, car par
moi tu es appelé Tov (bon) et Yachar (droit)".
L'Eternel lui répondit :
"Je ne créerais pas le monde avec toi, car le bien que tu représente
est caché et dissimulé en toi, comme il est écrit : Oh combien est
abondante la bonté que tu dissimules pour ceux qui te craignent, que
tu témoignes à ce qui ont foi en toi, en face des fils de
l'homme.(Psaume 31.20). Puisque la bonté est blottie en toi, elle n'a
pas part dans le monde que je vais créer, mais seulement dans le Olam
Aba(monde à venir). En outre, c'est parce que la bonté est cachée en
toi que les portes du temple s'affaleront, comme il est écrit : Les
portes se sont enfoncées dans le sol (Lamentations 2.9). En plus, la
lettre H'eth est à ton coté, et réunies, vous générez le H'eth
(péché). c'est pour cette raison que ces deux lettres ne doivent pas
se trouver dans les noms des tribus".
Il partit aussitôt.

Alors le Zaïn se présenta et se mit en avant, disant :

"Maître du monde, qu'il te plaise de me mettre à la tête de la
création puisque je représente l'observance du Chabbat, comme il est
écrit : Rappelle-toi (Zakhor) le jour du chabbat pour le sanctifier
(Exode 20.8).
L'Eternel répondit :
"je ne créérais pas le monde avec toi, car tu désignes la guerre par
la forme d'un glaive saillant ou d'une lance".
Zaïn se retira aussitot de sa présence.

, Le Vav entra et s'avanca en disant :

"Maître du monde, qu'il te plaise de m'utiliser en premier pour la
création du monde, car je suis une des lettres de ton Nom. L'Eternel
lui dit :
"Toi, Vav ainsi que Hé, il vous suffit d'être les lettres de mon Nom,
de faire parti du mystère de mon Nom, gravées et inscrites dans mon
Nom. Je ne vous donnerais donc pas la première place dans la création
du monde".

, Apparurent alors les lettres Daleth et Guimel, qui revendiquèrent la
même place.

L'Eternel leur addressa une réponse similaire en disant :
"Il devrait vous suffire de demeurer l'un à coté de l'autre puisque
les pauvres ne cesseront pas dans le pays (deutéronome 15.11), et ont
besoin de bienveillance. Le Daleth désigne Dalouth (pauvreté), et le
Guimel désigne Guémilouth (bienfaisance). Donc, ne vous séparez jamais
l'un de l'autre et qu'il vous suffise de vous assister l'un et
l'autre".

Le Beth entra alors et dit :

"Maître du monde, qu'il te plaise de me placer en tête de la création
du monde, puisque je représente les Berakhoth (bénédictions) que l'on
t'offre en haut et en bas".
L'Eternel lui dit :
"Assurément, c'est avec toi que je créérais le monde et tu formeras le
début de la création du monde".

La lettre Aleph resta à sa place sans se présenter.

L'Eternel dit :
"Aleph ! pourquoi n'es-tu pas venu à moi comme les autres lettres ?".
Il répondit :
"Maître du monde, j'ai vu toutes les autres lettres se retirer de ta
présence sans résultat, alors que pouvais-je faire ? De plus, puisque
tu as déjà accordé ce grand cadeau à la lettre Beth, il ne serait pas
convenable pour le Roi Suprême de reprendre le cadeau qu'il a fait à
son serviteur pour le donner à un autre".
L'Eternel lui dit :
"Aleph, bien que je commencerais la création du monde avec le Beth, tu
resteras la première des lettres. Mon unité ne sera exprimé par une
autre que toi, sur toi seront basés tous les calculs et les opérations
du monde, et l'unité sera seulement exprimé par la lettre Aleph.

11 septembre 2007

ROSH HASHANA - YOM KIPPOUR " LE JOUR DU GRAND PARDON "

Rosh Hashana

1er Tichri - 13 septembre 2007

Rosh Hashana (littéralement, "tête de l'année")
marque le début de l'année juive civile.
Cette fête est mentionnée dans la Bible (Lév. 23:23-25) :
"Au septième mois, le premier jour du mois, aura lieu
pour vous un repos solennel : commémoration par une fanfare*,
convocation sainte..." Le terme Rosh Hashana,
"commencement de l'année", est un terme rabbinique,
comme le sont d'ailleurs les thèmes redoutables de la fête :
repentir, préparation au jour du jugement divin et
prière pour une année fructueuse.

Les deux jours de la fête tombent les 1er et 2 Tishri
du calendrier juif. Les principales coutumes
de Rosh Hashana sont la sonnerie du shofar au milieu
d'un office assez long qui souligne les thèmes de ce jour
et le repas de fête pris en famille pour inaugurer
la nouvelle année. Des prières de repentir s'ajoutent
à la liturgie ordinaire.
A maints égards, Israël commence l'année à Rosh Hashana.

* Le chofar, corne de bélier dans laquelle on souffle

Les traditions culinaires Les célébrations commencent
au coucher du soleil. Les nourritures offertes
traditionnellement pour la nouvelle année sont sucrées,
en symbole d’une année à venir pleine de douceurs :
des morceaux de pommes et de Hallah
(pain brioché en forme de tresse) trempés dans du miel,
pain d’épices au miel, pâtisseries à base de miel
et de noix et strudel de pommes.
Les plats salés sucrés sont aussi à l’honneur
(patates douces, oignons caramélisés, poulet aux pruneaux..)

Le second soir de Rosh Hashanah, il est aussi d’usage
de manger un fruit qui n’a pas été goûté depuis longtemps.
On prend fréquemment la grenade, symbole de fertilité
de par le nombre de ses graines.
Mais les dates fraiches, les figues sont aussi à l’honneur.


YOM KIPPOUR
10 Tichri - 22 septembre 2007

"Gmar Hatima tova" en hébreu :
"Puissiez-vous être inscrit dans le Livre de la Vie"
est une bénédiction que l'on se souhaite
avant le jour de Yom Kippour.

Yom Kippour, dix jours après Roch Hachanah,
est le jour du grand pardon et de "contrition"
(Lév. 23: 26-32) afin qu'on puisse être lavé de ses fautes.
Unique jour de jeûne prescrit par la Bible,
c'est l'occasion pour l'individu d'énumérer ses mauvaises
actions et de procéder à l'examen de ses fautes.
Ce jour-là, le juif doit prier pour le pardon des fautes
commises envers Dieu et amender son comportement vis-à-vis
de son prochain. Les principaux préceptes de Yom Kippour -
offices prolongés et 25 heures de jeûne -
sont observés par bon nombre de personnes ordinairement
non pratiquantes.

Yom Kippour l'emporte en solennité sur toute autre fête,
y compris Roch Hachanah. Ce jour-là, le pays s'immobilise
totalement pendant 25 heures; les lieux de divertissement
sont fermés; la télévision et la radio cessent
leurs émissions - y compris les informations;
les transports publics sont suspendus et les routes
elles mêmes sont fermées. Le souvenir de la guerre de 1973 -
une attaque-surprise lancée contre Israël,
le jour de Kippour, par l'Egypte et la Syrie -
rend cette solennité plus prégnante encore en Israël.

Sur le Site : histoiredesjuifs.com

10 septembre 2007

TOUT COMMENCE ET TOUT RECOMMENCE

TOUT COMMENCE et TOUT RECOMMENCE
TICHRI
Albert Bensoussan
Tichri :
Tout commence et tout recommence

Tichri frappe à notre porte, à coups redoublés, comme un poing
sur le coeur. Avec l'aigu de ses deux i évocateurs du cri.
Le son prend appui sur ce t initial qui pose modestement
la voix dans le feutre et sur le groupe consonantique chr,
alliance d'un chuintement qui se forme dans la cuillère
de la langue et de la consonne liquide r qui, roulée en haut
du palais par la pointe linguale -
mais roulée à la façon orientale, et non grasseyée au fond
de la gorge comme le font les Français et les Ashkénazes -
expulse le second i. Dans le langage les consonnes servent
à habiller les voyelles et à les colorer, et donc, quand
nous prononçons tichri, nous expulsons et crachons un cri aigu.
Tichri représente le septième mois de l'année lunaire.
C'est aussi le premier mois de l'année hébraïque
et l'anniversaire de la Création.
Qui commence par la " tête de l'an " - Rosh Hachana -
et marque l'entrée dans la repentance et l'imploration,
au dixième jour, du Pardon. De là, cet avertissement ou
ce cri redoublé de tichri, prélude au h'atanou -
nous sommes coupables, nous avons péché, nous implorons le pardon -
de la prière de Kippour.
Me revoilà au terme de cette année liturgique, au long de laquelle
on déroule le rouleau de la Torah où, chaque samedi,
nous lisons un chapitre, ce qu'on appelle une péricope,
en hébreu paracha. Eh bien ! lorsqu'on arrive au bout du rouleau,
donc lorsque Moïse disparaît dans un baiser
(c'est le sens que je donne, selon une vieille tradition,
à l'expression qui signe la mort de Moshé :
al pi Hachem, que l'on traduit aussi par " sur l'ordre de l'Éternel ",
mais qu'André Chouraqui rend, merveilleusement fidèle, par
" sur la bouche de IHVH ") pour se fondre dans le souffle divin,
alors nous ne refermons le rouleau (Premier Sefer)
que pour le rouvrir tout aussitôt (deuxième Sefer)
en cette fête de la Torah - Simh'at Torah -,
où nous dansons avec la Loi, comme avec une Promise, et voilà :
nous reprenons tout depuis le début.
En Tichri, tout commence et tout recommence.
Comme tout ce qui existe et tout ce qui est se nomme, le monde et le cosmos et nous-mêmes ne sommes qu'effets de langue. Conséquences d'une énonciation. La mutité, de ce fait, équivaudrait à l'absence de monde. Bien que le monde existe pour le muet : il le nomme intérieurement, sans remuer les lèvres, sans émettre de son. Tout comme il existe pour l'aveugle qui ne sait ce qu'est Jour et ce qu'est Nuit.
Donc la nomination est primordiale. Elle est - serait ? - antérieure à la Création. Pour que la lumière soit il a fallu que quelqu'un - Lui - dise : Que la lumière soit. Et la lumière fut. Ou, dans le gracieux balancement de l'hébreu : Yéhi Or Vayéhi Or.
Pour comprendre le monde et les choses, nous ne disposons que de récits, tous pareils, à peu de choses près, pour nous dire - et donc créer - le temps primitif et l'espace de ce temps. La Bible est un livre merveilleux et fascinant parce qu'elle dit bien tout en prenant son temps. Elle raconte. Elle est le Livre. Elle est la Vérité. Chacun de ses mots déroulés crée l'espace et le temps. Le premier mot prononcé a donc été, en toute logique, Berechit.
(D'aucuns s'étonneront que la Bible ne commence pas par la première lettre de l'alphabet. Que ce soit la deuxième lettre, Beth, - ancien idéogramme représentant la maison - qui marque le début du Livre. Le Livre qui est, en effet, notre demeure, l'endroit où nous vivons et existons. L'explication est toute simple : Aleph représente le Créateur, et nous savons que cet idéogramme primitif avait la forme stylisée des cornes du bœuf Apis, divinité égyptienne, que Moïse avait dû croiser en son jeune temps. Donc D.ieu est Aleph : Il n'allait pas se nommer Lui-même. Puisque nommer c'est faire accéder à la création et à l'existence. D.ieu échappe à la Création, qui lui est extérieure ; et lorsqu'Il doit se nommer, pour en finir avec la curiosité des hommes - par exemple, la vaine inquisition de Jacob qui, lors du fameux combat avec " l'ange " ou " l'homme-D.ieu " (Ish), ne reçoit pas de réponse -, et répondre au questionnement de Moïse au buisson ardent : il ne sait et ne peut dire que " je suis qui je suis ", en l'exprimant, de surcroît, au futur. Eh'yé asher eh'yé. Cette spirale expressive ou, disons, cette pirouette, est une non-réponse, et D.ieu nous échappera à tout jamais. L'homme, en sa finitude, ne saurait avoir accès à l'infini, ni même concevoir Celui que la mystique juive a défini comme l'Ein-Sof, le Sans-Limite.)
Berechit. Au commencement. Laissons parler le philologue. Le recours philologique, en effet, éclaire de façon fondamentale car axée sur le langage et la nomination primordiale, notre cheminement. Une fois admis que la voix s'est posée, il faut que les lèvres se descellent, qu'elles laissent passer le souffle, qu'elles fassent entendre le grondement intérieur d'un corps qui n'est que matière en fusion et en éruption. Et donc, nous avons dans cette parole initiale une consonne occlusive sonore : le Be se décrit comme deux lèvres soudées qui cèdent sous la pression du souffle, et c'est l'explosion. D'aucuns parleront, peut-être, de Big Bang, un mot des plus occlusifs et explosifs aussi. Nous avons bien là cette explosion première qui, en dispersant tous azimut une matière prodigieusement concentrée, de la taille d'un dé à coudre, a fait le vide d'un plein de gaz, emplissant le néant d'une magma bouillonnant.
Que se passe-t-il lorsque, disons, le volcan entre en éruption : le bouchon saute - et remarquons bien le mot " bouchon " : le b de l'explosion, de la désocclusion, et le ch du glissement fluide de la matière en fusion. Bé-ré-chit est un moteur à explosion à trois temps : le bouchon du Bé qui saute, le ré, consonne liquide qui dit le roulement fluide, et le chit allusif du bruit que fait la matière en gestation qui chute, sonore invasion du vide.
Un seul mot dit, renferme et nomme toute la Création. Prodigieux " dé à coudre " - Fingerut en yiddish, ainsi que s'appelait le lumineux grand-rabbin qui forma tant de pieux rabbins dans l'Algérie de mon adolescence, béni soit son nom -, un dé qui permet de ravauder après coup toute l'histoire de l'univers, la terre, la mer et le ciel, les choses et les plantes, les animaux et les hommes.
Mais pourquoi et comment s'arrêter en chemin ? Deux mots sont soudés en une seule émission de voix. Après Berechit vient Bara, alliance d'une consonne occlusive sonore et d'une consonne liquide roulante. Habillant et colorant de sens les voyelles : nous passons de l'étroit à l'ouvert : e-e-i suggère l'effort dans l'étrécissement culminant au i aigu - comme si la matière s'élevait dans une longue cheminée rétrécie au bout et peinait à se frayer chemin -, alors qu'aussitôt après, le bouchon ayant sauté, la voie est libre et largement ouverte : le a représente, en effet, l'ouverture maximale de la bouche. La bouche du volcan.
Et voilà comment en deux mots le cosmos se met en place sous la métaphore d'une explosion ou d'une éruption volcanique, ou d'un séisme avec réplique : d'abord l'âpreté du Berechit avec sa fermeture de voyelle, puis la réplique du Bara tout en ouverture et en profusion. Alors oui, le Berechit Bara a précédé dans la nomination le Big Bang ainsi nommé au XX° siècle. La Torah l'a énoncé depuis des millénaires. Et qui sait qui l'a dit en premier ? Si c'est un scribe - et c'est forcément probable -, alors il avait du génie. Le génie du langage. Mais toute la Bible, toute la Torah est marquée au sceau d'une langue géniale et primordiale, parce qu'imagée, suggestive, disant beaucoup en peu de mots, merveilleusement énigmatique, c'est-à-dire se prêtant à d'infinies divagations sur le sens et dont le ressort est, le plus souvent, la paronomase ou jeu de mots, comme si le Créateur, en nous disant, en nous créant, avait voulu jouer avec nous et voir comment nous allions nous en sortir dans les ténèbres cosmiques - comiques ? -, ou disons alors dans cette existence cosmico-comique qui est échue à l'homme et dont seuls les sages ont peu ou prou levé le voile. Les autres - la masse, le magma - ne voient pas plus loin que le bout de leur nez et croient vraiment que le bâton trempé dans l'eau s'est plié en deux, ou que la terre est plate, ferme et solide (à vrai dire, ils sont de moins en moins nombreux à le croire).
Alors si vous regardez le ciel et tous ces points lumineux, dont on vous dira que cette tête d'épingle que vous arrivez à détacher du noir absolu est, peut-être, un million de fois plus grosse que le soleil, et que tout ce qui semble épinglé sur le dais bleu nuit du ciel n'est qu'une vertigineuse toupie tourbillonnante, et que la terre tourne à quarante mille kilomètres par vingt-quatre heures, bref toutes ces choses incroyables, eh bien ! soyez émerveillés, fermez la bouche - pe, en hébreu : et cette consonne occlusive sourde dit cette fois la clôture - et ouvrez vos lèvres - pht en hébreu, du verbe liphtoah' , où l'on admirera le passage du p fermé au ph entrouvert, le son f représentant une consonne fricative labiodentale ; autrement dit, les dents supérieures se posent sur la lèvre inférieure et le souffle crée le frottement à l'ouverture -, bref, dans cet émerveillement qui vous fait entrouvrir les lèvres et émettre ce léger sifflement d'émerveillement, vous répéterez les deux mots qui ont fondé le Tout : Berechit Bara.
Shana Tova 5768
Abraham Ben Shoshan