09 octobre 2007
LA MAUVAISE CONSCIENCE INTERNATIONALE...
La mauvaise conscience internationale à l'origine d'une
création artificielle par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
Par webmaster, mardi 9 octobre 2007 à 09:12
pour ISRAELINFOS.net
Sur Le BLOG de www.terredisrael.com
L'Organisation de Libération de la Palestine,
créée le 29 mai 1964, avait pour finalité d'anéantir
l'Etat juif au moyen d'actions violentes. Toutefois, et en
dépit du caractère particulier de son objet, l'Olp a été
reconnue le 14 octobre 1964 par l'ONU comme représentant
du peuple palestinien et le 22 novembre 1974 comme
observateur permanent à l'ONU.
Concomitamment, l'Assemblée Générale des Nations Unies a pris
de multiples résolutions concernant le peuple palestinien
(telle celle du 10 décembre 1969 sur les droits inaliénables
du peuple de Palestine) sur le fondement desquelles,
les palestiniens revendiquent l'application du « droit des
peuples à disposer d'eux même »
et le droit de « bénéficier d'un Etat ».
Ainsi, progressivement, les résolutions internationales ont
conféré aux palestiniens la nature de peuple à part entière,
alors qu'ils n'ont aucune unité historique, culturelle,
religieuse ou linguistique à faire valoir, et qu'ils font
et ont toujours fait partie de la grande nation arabe,
sans spécificité autre.
Il s'agit là d'un aspect du drame palestinien puisqu'en
l'absence de d' identité particulière, les palestiniens
sont dans l'incapacité de justifier la violence de leurs
actions, voire, sont contraints de conditionner mentalement
et psychologiquement les jeunes générations afin qu'elles
haïssent les juifs et s'inventent des vocations suicidaire.
En réalité, la notion même de « peuple palestinien » est une
« création purement artificielle » inventée dans les années
« 60 » pour permettre aux grandes nations « dites
démocratiques » de se donner bonne conscience dans le
processus de leur propre décolonisation.
C'est en effet la Grande Bretagne et la France qui ont
facilité la création de l'Etat juif en décidant d'une
partition du monde arabe de l'Empire Ottoman avec l'accord
Sykes-picot 1916 ou en posant le principe de cette création
avec la déclaration de Balfour du 2 novembre 1917 avant que
l'Onu ne vote le partage de la Palestine avec la résolution
181 de l'Onu du 29 novembre 1947.
Néanmoins, et pour leur part, les palestiniens ont toujours
été convaincus de leur appartenance à la grande nation arabe.
Ils se définissaient d' ailleurs comme tel dans l'article 1er
de la charte de l'Olp formulé dans sa rédaction
du 2 juin 1964 « la Palestine est une terre arabe, uni par des
liens étroits aux autres pays arabes. Ensemble, ils forment
la grande nation arabe ».
Toutefois, les palestiniens ont rapidement compris l'utilité
de rentrer dans le jeu de la mauvaise conscience
internationale et ont décidé de se définir comme peuple à part
entière dans la rédaction modifiée de l'article 1er de la
charte de l'Olp de 1968 : « la Palestine est la patrie du
peuple arabe palestinien : elle constitue une partie
inséparable de la patrie arabe, et le peuple palestinien
fait partie intégrante de la nation arabe ».
En rédigeant l'article de la sorte, la Palestine devenait
opportunément la patrie du peuple arabe palestinien et la
« finalité d'anéantissement de l' Etat juif », pouvait
revêtir une légitimité internationale.
Compte tenu de ce que dans le même temps, Israël remportait
sa victoire le 11 juin 1967 sur les pays arabes et occupait
partiellement les territoires de la Jordanie, de l'Egypte
et la de Syrie, il a été possible de substituer au conflit
« israélo arabe », (dont la communauté internationale était
responsable) celui de « conflit d'israélo palestinien »
(dans lequel Israël devenait seul responsable).
De leur côté, et grâce à la qualification
de « peuple palestinien », les Etats arabes pouvaient essayer
de régler les deux problèmes auxquels ils étaient confrontés
depuis le début du XX° siècle, en l'occurrence se faire
admettre comme entité arabe globale (à la fin de la tutelle
de l'Empire Ottoman qui contrôlait la région depuis 1299) et
lutter contre l'immigration massive des juifs en Palestine
et la création d'un Etat juif au Moyen Orient.
Ainsi, en 1916, lorsque le chérif de La Mecque
Hussein Ibn Ali a lancé la « révolte arabe » avec l'aide
logistique et diplomatique des Britanniques, l 'objectif était
de parvenir à l'indépendance des pays arabes à l'égard de
l' Empire Ottoman, ce dont s'était porté garant le Colonel
Thomas Edward Lawrence appelé « Lawrence d'Arabie ».
Il n'était pas question de créer un Etat palestinien.
De la même manière, la « grande révolte arabe » en Palestine
entre avril 1936 et 1939, a été menée par le mufti
Amin Al Husseini, nationaliste arabe, en signe de
protestation contre l'immigration juive et la politique
britannique de transmission de la terre aux immigrants
juifs, véritable atteinte faite au monde arabe.
Jamais il n'a été mis en avant une spécificité palestinienne
particulière (le muphti a finalement été exilé en 1939, et
s'est réfugié en Allemagne nazie pendant la seconde guerre
mondiale où il recrutait des musulmans pour la Waffen SS).
Le nationalisme arabe s'est encore manifesté lors du partage
de la Palestine par la résolution 181 de 1947: les arabes
vivant en Palestine et les pays arabes s'y sont opposés en
exigeant l'intégralité du territoire de la Palestine
mandataire, sans jamais demander à ce que la terre revienne
au peuple palestinien.
Plus tard, l'Olp a été créée, non à l'initiative des
palestiniens, mais de la ligue arabe,
(constituée le 22 mars 1945 par l'Arabie, Saoudite,l' Egypte,
l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie, le Yemen Nord en
réaction au projet britannique de fédération des pays arabes
sous leur contrôle). De façon anecdotique, rappelons que
Yasser Arafat, lui-même, figure mythique du peuple
palestinien, n'est pas né dans les territoires palestiniens
mais en Egypte (au Caire) le 24 août 1929 où il a grandit,
fait ses études et obtenu le diplôme d'ingénieur.
Il n'est pas non plus décédé dans les territoires
palestiniens mais en France le 11 novembre 2004.
Pour ce qu'il en est du drapeau palestinien, les couleurs
adoptées par « la grande révolte arabe » de 1916, ne
symbolisent aucunement le peuple palestinien mais est
composé des couleurs panarabes en l'occurrence un triangle
rouge sur la gauche qui symbolise la « maison hachémite »
de Mahomet, prolongé par trois bandes horizontales,
l'une noire qui symbolise les Abbasides de Bagdad (750-1258),
l'autre blanche qui symbolise les Omyyades de Damas
(661-750), et la troisième verte qui symbolise les Fatimides
du Caire (969-1171).
Naturellement, les pays arabes ont toujours su que les
palestiniens ne constituaient pas un peuple à part
entière et lorsque ces derniers ont tenté de renverser
la monarchie Hachémite de Jordanie en 1970 (dont la population
est composée à 75 % de personnes d'origine palestinienne),
le roi Hussein les en a empêché et a fait massacrer des
dizaines de milliers de palestiniens lors du tragique
évènement appelé « septembre noir ».
De même, aujourd'hui, les palestiniens sont opportunément
parqués par les pays arabes dans des « camps »
comme souvenir vivant de la Naqba pour culpabiliser la
communauté internationale qui a favorisé la création de
l' Etat juif mais en aucun cas, les pays arabes
n'envisagent de laisser les populations d'origine
palestinienne créer leur Etat à l'endroit où ils résident
(au Liban, en Irak, en Jordanie, en Syrie) conformément au
« droit des peuples à disposer d'eux même », car le combat
vise à détruire Israël et non laisser s'épanouir un groupe
humain à qui l'on a fait croire qu'il constituait un peuple.
Israël n'est en rien responsable de la situation contemporaine
des palestiniens et du mensonge entretenu selon lequel ils
formeraient un peuple spécifique..
Si donc les palestiniens entendent créer leur Etat, qu'ils
le fassent sur les territoires sans souveraineté de
Judée Samarie ou de Gaza mais sans exiger de l'Etat d'Israël
qu'il renonce à sa propre souveraineté en aménageant une
servitude de passage sur son territoire entre Gaza et la
Judée Samarie ou en acceptant une immigration massive de
personnes d'origine palestinienne qui n'ont jamais mis
les pieds en Israël (classiquement appelé droit au
retour des réfugiés).
La communauté internationale s'en sentira alors soulagée.
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création artificielle par Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
Par webmaster, mardi 9 octobre 2007 à 09:12
pour ISRAELINFOS.net
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L'Organisation de Libération de la Palestine,
créée le 29 mai 1964, avait pour finalité d'anéantir
l'Etat juif au moyen d'actions violentes. Toutefois, et en
dépit du caractère particulier de son objet, l'Olp a été
reconnue le 14 octobre 1964 par l'ONU comme représentant
du peuple palestinien et le 22 novembre 1974 comme
observateur permanent à l'ONU.
Concomitamment, l'Assemblée Générale des Nations Unies a pris
de multiples résolutions concernant le peuple palestinien
(telle celle du 10 décembre 1969 sur les droits inaliénables
du peuple de Palestine) sur le fondement desquelles,
les palestiniens revendiquent l'application du « droit des
peuples à disposer d'eux même »
et le droit de « bénéficier d'un Etat ».
Ainsi, progressivement, les résolutions internationales ont
conféré aux palestiniens la nature de peuple à part entière,
alors qu'ils n'ont aucune unité historique, culturelle,
religieuse ou linguistique à faire valoir, et qu'ils font
et ont toujours fait partie de la grande nation arabe,
sans spécificité autre.
Il s'agit là d'un aspect du drame palestinien puisqu'en
l'absence de d' identité particulière, les palestiniens
sont dans l'incapacité de justifier la violence de leurs
actions, voire, sont contraints de conditionner mentalement
et psychologiquement les jeunes générations afin qu'elles
haïssent les juifs et s'inventent des vocations suicidaire.
En réalité, la notion même de « peuple palestinien » est une
« création purement artificielle » inventée dans les années
« 60 » pour permettre aux grandes nations « dites
démocratiques » de se donner bonne conscience dans le
processus de leur propre décolonisation.
C'est en effet la Grande Bretagne et la France qui ont
facilité la création de l'Etat juif en décidant d'une
partition du monde arabe de l'Empire Ottoman avec l'accord
Sykes-picot 1916 ou en posant le principe de cette création
avec la déclaration de Balfour du 2 novembre 1917 avant que
l'Onu ne vote le partage de la Palestine avec la résolution
181 de l'Onu du 29 novembre 1947.
Néanmoins, et pour leur part, les palestiniens ont toujours
été convaincus de leur appartenance à la grande nation arabe.
Ils se définissaient d' ailleurs comme tel dans l'article 1er
de la charte de l'Olp formulé dans sa rédaction
du 2 juin 1964 « la Palestine est une terre arabe, uni par des
liens étroits aux autres pays arabes. Ensemble, ils forment
la grande nation arabe ».
Toutefois, les palestiniens ont rapidement compris l'utilité
de rentrer dans le jeu de la mauvaise conscience
internationale et ont décidé de se définir comme peuple à part
entière dans la rédaction modifiée de l'article 1er de la
charte de l'Olp de 1968 : « la Palestine est la patrie du
peuple arabe palestinien : elle constitue une partie
inséparable de la patrie arabe, et le peuple palestinien
fait partie intégrante de la nation arabe ».
En rédigeant l'article de la sorte, la Palestine devenait
opportunément la patrie du peuple arabe palestinien et la
« finalité d'anéantissement de l' Etat juif », pouvait
revêtir une légitimité internationale.
Compte tenu de ce que dans le même temps, Israël remportait
sa victoire le 11 juin 1967 sur les pays arabes et occupait
partiellement les territoires de la Jordanie, de l'Egypte
et la de Syrie, il a été possible de substituer au conflit
« israélo arabe », (dont la communauté internationale était
responsable) celui de « conflit d'israélo palestinien »
(dans lequel Israël devenait seul responsable).
De leur côté, et grâce à la qualification
de « peuple palestinien », les Etats arabes pouvaient essayer
de régler les deux problèmes auxquels ils étaient confrontés
depuis le début du XX° siècle, en l'occurrence se faire
admettre comme entité arabe globale (à la fin de la tutelle
de l'Empire Ottoman qui contrôlait la région depuis 1299) et
lutter contre l'immigration massive des juifs en Palestine
et la création d'un Etat juif au Moyen Orient.
Ainsi, en 1916, lorsque le chérif de La Mecque
Hussein Ibn Ali a lancé la « révolte arabe » avec l'aide
logistique et diplomatique des Britanniques, l 'objectif était
de parvenir à l'indépendance des pays arabes à l'égard de
l' Empire Ottoman, ce dont s'était porté garant le Colonel
Thomas Edward Lawrence appelé « Lawrence d'Arabie ».
Il n'était pas question de créer un Etat palestinien.
De la même manière, la « grande révolte arabe » en Palestine
entre avril 1936 et 1939, a été menée par le mufti
Amin Al Husseini, nationaliste arabe, en signe de
protestation contre l'immigration juive et la politique
britannique de transmission de la terre aux immigrants
juifs, véritable atteinte faite au monde arabe.
Jamais il n'a été mis en avant une spécificité palestinienne
particulière (le muphti a finalement été exilé en 1939, et
s'est réfugié en Allemagne nazie pendant la seconde guerre
mondiale où il recrutait des musulmans pour la Waffen SS).
Le nationalisme arabe s'est encore manifesté lors du partage
de la Palestine par la résolution 181 de 1947: les arabes
vivant en Palestine et les pays arabes s'y sont opposés en
exigeant l'intégralité du territoire de la Palestine
mandataire, sans jamais demander à ce que la terre revienne
au peuple palestinien.
Plus tard, l'Olp a été créée, non à l'initiative des
palestiniens, mais de la ligue arabe,
(constituée le 22 mars 1945 par l'Arabie, Saoudite,l' Egypte,
l'Irak, la Jordanie, le Liban, la Syrie, le Yemen Nord en
réaction au projet britannique de fédération des pays arabes
sous leur contrôle). De façon anecdotique, rappelons que
Yasser Arafat, lui-même, figure mythique du peuple
palestinien, n'est pas né dans les territoires palestiniens
mais en Egypte (au Caire) le 24 août 1929 où il a grandit,
fait ses études et obtenu le diplôme d'ingénieur.
Il n'est pas non plus décédé dans les territoires
palestiniens mais en France le 11 novembre 2004.
Pour ce qu'il en est du drapeau palestinien, les couleurs
adoptées par « la grande révolte arabe » de 1916, ne
symbolisent aucunement le peuple palestinien mais est
composé des couleurs panarabes en l'occurrence un triangle
rouge sur la gauche qui symbolise la « maison hachémite »
de Mahomet, prolongé par trois bandes horizontales,
l'une noire qui symbolise les Abbasides de Bagdad (750-1258),
l'autre blanche qui symbolise les Omyyades de Damas
(661-750), et la troisième verte qui symbolise les Fatimides
du Caire (969-1171).
Naturellement, les pays arabes ont toujours su que les
palestiniens ne constituaient pas un peuple à part
entière et lorsque ces derniers ont tenté de renverser
la monarchie Hachémite de Jordanie en 1970 (dont la population
est composée à 75 % de personnes d'origine palestinienne),
le roi Hussein les en a empêché et a fait massacrer des
dizaines de milliers de palestiniens lors du tragique
évènement appelé « septembre noir ».
De même, aujourd'hui, les palestiniens sont opportunément
parqués par les pays arabes dans des « camps »
comme souvenir vivant de la Naqba pour culpabiliser la
communauté internationale qui a favorisé la création de
l' Etat juif mais en aucun cas, les pays arabes
n'envisagent de laisser les populations d'origine
palestinienne créer leur Etat à l'endroit où ils résident
(au Liban, en Irak, en Jordanie, en Syrie) conformément au
« droit des peuples à disposer d'eux même », car le combat
vise à détruire Israël et non laisser s'épanouir un groupe
humain à qui l'on a fait croire qu'il constituait un peuple.
Israël n'est en rien responsable de la situation contemporaine
des palestiniens et du mensonge entretenu selon lequel ils
formeraient un peuple spécifique..
Si donc les palestiniens entendent créer leur Etat, qu'ils
le fassent sur les territoires sans souveraineté de
Judée Samarie ou de Gaza mais sans exiger de l'Etat d'Israël
qu'il renonce à sa propre souveraineté en aménageant une
servitude de passage sur son territoire entre Gaza et la
Judée Samarie ou en acceptant une immigration massive de
personnes d'origine palestinienne qui n'ont jamais mis
les pieds en Israël (classiquement appelé droit au
retour des réfugiés).
La communauté internationale s'en sentira alors soulagée.
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08 octobre 2007
LIGIMITE D ' ISRAEL
Le Coin de l'Expression :
LIGIMITE D 'ISRAEL
par Elyakim.P.SIMSOVIC
Sur Le site de www.unifan.org
VUE JUIVE DU CONFLIT
C’est ignorer superbement, c’est-à-dire avec superbe,
la conscience qu’Israël a de sa propre histoire et
la signification de son Retour.
Lorsque, dans la situation d’urgence créée en 1903
par les pogroms de Kichinev, en Russie,
le Congrès sioniste a été saisi d’une proposition d’installer
le Foyer National Juif ailleurs qu’en « TERRE SAINTE »
(c’est-à-dire en Ouganda, « offert » par la Grande-Bretagne),
la réponse a été claire et elle a été négative :
les Juifs n’ont qu’une seule la terre : la terre d’Israël.
Il faut le dire aussi : le mensonge est toujours simple et
la vérité toujours complexe. S’ajoute à cela que notre
culture européenne a acquis de haute lutte – et la langue
française peut-être plus qu’aucune autre – l’attachement
à la nuance. Or, l’idéologie a la nuance en horreur.
Elle fonctionne à coups de hache et nous voudrions,
par souci d’honnêteté intellectuelle et morale, lui
opposer le scalpel.
Un exemple : on nous rabâche à toute occasion,
et récemment encore, que la mosquée d’Al Aqsa est
le troisième lieu saint de l’islam. Que ce lieu saint ait
été construit sur un terrain où s’élevait jadis le Temple
de Jérusalem, que les Juifs n’aient jamais cessé de prier
pour sa reconstruction sont faits négligeables.
Le fait accompli est si ancien qu’on oublie qu’il résulte
d’une conquête, d’autant plus que cette conquête fut
réalisée alors que les Juifs étaient depuis des siècles
privés de leur souveraineté sur cette terre.
Or, n’importe quelle civilisation chrétienne ou musulmane
qui aurait reconquis le domaine de son lieu saint le plus
cher n’aurait eu rien de plus pressé que de raser
la construction parasite qui l’encombrerait pour y poser
les fondations de son propre sanctuaire. Et le monde entier
aurait compris, car quoi de plus normal et de plus naturel.
Mais Israël, au lendemain de la guerre des Six-Jours,
soucieux de montrer son esprit de conciliation, rend
au Waqf les clés que celui-ci avait remises au vainqueur.
Certes, la mentalité laïque y était aussi pour quelque chose.
Elle démontrait, si besoin en était, l’incompréhension
profonde de la nature du conflit et que l’espoir d’une
solution passait précisément par l’assomption de la valeur
spirituelle de la reprise de Jérusalem. Rendre les clés au
Waqf(2) par souci de signification humaniste qu’un tel acte
suppose est une nuance incompréhensible pour l’islam.
Elle ne peut signifier que la reconnaissance de la
légitimité de sa propre présence en ce lieu et donc la
reconnaissance explicite par Israël de sa propre
illégitimité ou du moins le renoncement à cette légitimité.
Trente ans plus tard, l’Autorité palestinienne instaurée
par les accords d’Oslo entreprend une campagne visant à nier
qu’Israël ait jamais possédé un lieu saint en cet endroit.
Et le plus extraordinaire est que cette campagne d’une
invraisemblable grossièreté intellectuelle rencontrant aussi
une mentalité laïcisée en Europe ne soulève même pas un
tollé de la part des chrétiens qui auraient pourtant dû se
souvenir que cette négation constituait aussi une insulte
aux Évangiles et à leur propre foi.
LES RACINES BIBLIQUES DE LA MEMOIRE JUIVE
Ces chrétiens auraient dû se souvenir que la Bible nous parle
déjà dans la Genèse (14:18) de Melchitsédek (3) prêtre du
Dieu suprême accueillant Abraham à Salem après l’expédition
pour la libération de Loth et recevant de lui la dîme.
Les commentateurs juifs traditionnels depuis le Talmud
(2ème au 5ème siècle) et le Midrach (4) (herméneutique
biblique des rabbins du 1er au 6ème siècle), en passant par
Abraham Ibn Ezra (1089-1164) et Nahmanide (1194-1270)
en Espagne, David Kimhi (v. 1160-1235) en Provence,
disent tous : il s’agit de Jérusalem. Nous sommes entre huit
et dix-huit siècles avant qu’un quelconque propagandiste
arabe ait rêvé de l’existence d’un soi-disant peuple palestinien.
Rashi de Troyes (1040-1105) commentateur français de la Bible
et du Talmud, LE commentateur par excellence, raccroche à
cet épisode son commentaire sur le verset 6 du chapitre 12
de la Genèse, commentaire d’une portée capitale ; pour le
comprendre, il faut d’abord relire le verset lui-même et
en comprendre le contexte.
Mais une remarque à la fois de fond et de méthode s’impose
auparavant :
Il faut avoir présent à la mémoire que jamais les Juifs
n’ont entretenu avec la Bible le type de relation que les
Romains ou les Grecs ont pu entretenir avec leurs mythes.
La guerre sans merci menée par les Hébreux contre le
paganisme polythéiste et contre l’idolâtrie, à l’intérieur
comme à l’extérieur, a été aussi une guerre contre la
mythologisation de l’histoire. C’est ainsi, par exemple,
que la notion d’ « histoire sainte » n’est pas d’abord
d’origine juive, bien qu’elle ait été adoptée sous l’influence
notamment des courants rationalistes du 19ème siècle.
En effet, cette expression limite en quelques sortes la
sainteté de l’histoire à l’époque biblique alors que pour
la conscience hébraïque et juive, c’est l’histoire humaine
tout entière qui est un gigantesque effort pour parvenir à
la sainteté qui n’est autre que la perfection morale d’une
identité humaine unifiée devant le Dieu Un. La Bible qui est,
pour reprendre l’expression si lourde de sens de notre maître,
rav Léon Askénazi (Manitou), à la fois notre charte et notre
carte d’identité, n’est pas en ce sens un livre d’histoire.
Du moins n’est-ce pas l’aspect événementiel de l’histoire qui
l’intéresse, mais la signification de l’événement, son poids
spécifique dans la manière dont l’homme prend conscience de
son humanité et des devoirs auxquels cette humanité
l’invite et des réponses données par l’homme aux
sollicitations de l’histoire, réponses par lesquelles
il s’engendre à l’avenir ou au contraire se condamne
à la préhistoire.
TEXTE, PRE-TEXTE ET CONTEXTE
Le contemporain des événements dont la Bible parle en connaît
le contexte comme nous connaissons – ou sommes supposés
connaître – notre propre histoire. De même qu’à l’honnête
homme et à l’honnête femme de notre temps il suffit –
ou devrait suffire – de dire Orléans, Beaugency, Vendôme
(texte), pour qu’aussitôt se trouvent évoquées la figure
et l’épopée de Jeanne d’Arc, depuis les voix jusqu’au
bûcher (pré-texte), et avec elles ce que devint dès lors
l’histoire de France (contexte), de même la Bible s’exprime
si j’ose dire de manière indicielle. En ce sens,
l’essentiel est à la fois dans le détail et dans le non-dit.
L’exégèse biblique juive n’est pas d’abord dans l’interprétation des textes mais dans la restitution de l’épaisseur factuelle, vivante, de la réalité dans laquelle s’insère le récit, à l’intention du lecteur qui ne dispose plus des données de la révélation prophétique pour en comprendre, comme intuitivement, le sens et la portée. Orléans, Beaugency, Vendôme peuvent bien être des indices identitaires de premier plan pour la culture française, ce ne sont que des noms de lieux ou encore des sons inarticulés à mesure qu’on s’éloigne, spirituellement et intellectuellement plus que géographiquement, de la vallée de la Loire.
LE RECIT BIBLIQUE
Venons en donc au verset de la Genèse évoqué ci-dessus. L’épisode est connu. Il fait partie en quelques sortes du patrimoine culturel de l’humanité. Rappelons quand même le contexte : Abraham et sa famille ont quitté Ur en Chaldée pour se rendre au pays de Canaan (5) . Ils s’arrêtent en cours de route à Haran, quelque part en Syrie ou au Liban, au nord d’Alep, aux confins du pays des Hittites. Étrange itinéraire qui mène du sud-est au nord-nord-est du lieu de destination, comme s’il fallait le contourner pour y arriver. Vers la fin des années 40 ne fallait-il pas passer par la France pour se rendre en Palestine, venant des pays d’Europe de l’Est ? Et durant ces années-là, ne fallait-il pas déjouer des surveillances et tromper des vigilances par des chemins détournés ? Certaines contraintes sont révélatrices de pesanteurs plus politiques que géographiques. Le père d’Abraham mourra à Haran et sa famille y restera. Mais à l’appel de Dieu, Abraham poursuit la marche entreprise et la mène à bien. Il arrive au pays de Canaan et [c’est ici que se place le verset 12 :6] « traverse le pays jusqu’à l’emplacement de Sichem et de Elon Moré alors que les Cananéens occupaient le pays. » (6)
C’est ici, entre autres, que Rachi intervient : que signifie cette remarque biblique « le Cananéen alors était dans le pays » ? Le Cananéen, comme on dirait le Teuton ou l’Anglais. Rachi nous le rappelle, plus qu’il ne nous le révèle : « il (le Cananéen) était en train de conquérir le pays des descendants de Sem, car c’est à Sem que le pays avait été donné en partage lorsque Noé avait partagé la terre entre ses fils, comme il est dit : et Melchitsédek roi de Salem… C’est pourquoi “Il dit à Abraham : à ta postérité je donnerai cette terre”, c’est-à-dire, à l’avenir Je la rendrai à tes fils qui sont les descendants de Sem. »
Il faut rappeler, pour que ce texte prenne l’ampleur de signification qui lui convient, que Ur en Chaldée qui, pour l’honnête homme et l’honnête femme de notre temps n’a d’autre titre de noblesse que d’être considéré comme le berceau de la civilisation (7), a pour les Juifs une sinistre résonance. Il se trouve que le mot signifie en araméen « la fournaise ardente ». Selon le Midrach, Abraham y fut jeté et en sortit indemne par miracle. Son frère, père de Loth y périt. La famille rescapée des fours crématoires de ce berceau de civilisation – étranges correspondances qui défient le temps – cherche à retourner au pays des ancêtres. Mais les routes sont surveillées et tandis que les Hébreux vont de détour en détour, le Cananéen en profite pour les déposséder, avec la nécessaire complicité des puissances politiques de l’époque. Lorsque enfin les rescapés des rescapés y arriveront, ils trouveront le pays occupé et il leur faudra le reconquérir sur les conquérants.
LEGITIMITE DE L’ISRAËL D’AUJOURD’HUI
Cette histoire nous a été racontée par la Bible et le Midrach plusieurs millénaires avant que l’épopée du sionisme et l’histoire contemporaine ne les rendent d’une actualité qu’on n’ose pas dire brûlante – Israël vient de commémorer il y a quelques jours à peine le souvenir de la Choa.
Le lien qui unit Israël a sa terre n’a besoin d’aucune Société des Nations et d’aucune résolution de l’Onu pour asseoir sa légitimité. Et pourtant Israël a sagement attendu l’une et l’autre ; comme pour dire que dans ce monde sauvage où les États ne savent recourir qu’à la force pour exercer leur domination, il en est un, à la fois très jeune et très ancien qui souhaite voir entériner par le concert des Nations sont retour sur la scène de l’histoire afin que lui soit rendu ce qui est à lui.
Or, il s’agit d’un acte tellement unique dans les annales que par deux fois, après chacune des deux guerres mondiales, le concert des nations s’est dédit et repris aussitôt après avoir octroyé ou concédé sa terre au seul peuple qui puisse prétendre la posséder de droit divin. Droit divin entériné par plus de trois mille cinq cents ans d’histoire et plus de deux mille ans de culture gréco-romaine. Droit divin devenu fait historique et culturel que personne n’aurait eu l’incongruité de contester jusqu’au milieu du siècle dernier (le 20ème siècle).
LES BASES DE LA CONTESTATION
Pourquoi est-ce si gênant ? Pourquoi est-ce à tel point dangereux que ceux qui avaient le plus à y perdre se sont finalement prêtés contre leurs propres intérêts au détournement de la conférence de Durban sur le racisme en une (ker)messe-noire anti-israélienne ?
Parce que le retour d’Israël sur sa terre, sa renaissance nationale invraisemblable et sa reconquête de Jérusalem mille neuf cents ans après sa destruction par les Romains signifie que le diktat des puissants contre les faibles, contrairement aux dons de Dieu, n’est pas sans repentance. Que l’obstination d’un peuple sûr de son histoire lui permet d’en traverser les vicissitudes et de remettre en question, du jour au lendemain, ce que tous tenaient pour acquis. L’histoire d’Israël contemporain est à la charnière de deux mouvements politiques à la fois concomitants et contradictoires :
o la montée des nationalismes au 19ème siècle qui a favorisé la reprise de conscience nationale du peuple juif que la révolution française et l’Empire avaient cherché à estomperet
o la décolonisation consécutive à la fin des grands empires européens et aux mouvements d’autodétermination.
Dans un tel contexte, Israël aurait pu devenir à la fois le modèle et le moteur d’un mouvement où précisément les deux grands ensembles issus de lui auraient retrouvé leur inspiration originelle. À l’aube du 21ème siècle, le monde pouvait se trouver transfiguré. Au Pharaon de cette Égypte concentrationnaire qui ne connaissait plus Joseph auraient répondu les voix de ceux qui – comme Cyrus le Grand il y a deux mille cinq cents ans – auraient appelé à la reconstruction de la Troisième Maison d’Israël.
UN TEMPS POUR AGIR…
« Un temps pour chaque chose », a dit l’Ecclésiaste (8) , « un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. »Peut-être est-il déjà trop tard ? Peut-être est-il encore temps ? C’est en tout cas autour d’Israël que se joue le choix que l’Europe fera de sa propre destinée. Le mot de Churchill doit rester présent à nos oreilles : « vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre. »Choisir la guerre est aujourd’hui peut-être le seul véritable moyen de l’éviter, du moins d’éviter qu’elle ne prenne une ampleur de catastrophe universelle. Accepter le mensonge, la veulerie – c’est-à-dire aujourd’hui abandonner Israël – c’est se condamner à se réveiller au matin pour découvrir qu’en se réfugiant dans le rêve on a fait du cauchemar une réalité.
* Emmanuel Lévinas, Cosmopolitiques, n° 4, février 1986, repris dans « À l’heure des Nations », éd. de Minuit, 1988, pp. 155-157.
1) Psaume 120, verset 7.
2)Administration musulmane des Lieux saints musulmans.
3)Voir aussi : Paul, épître aux Hébreux. (On voudra bien me pardonner, mais si je sais citer les Évangiles, je ne puis leur accorder ce que je comprends bien que les chrétiens y voient, ni donner le titre de « saint » à leurs auteurs ou acteurs. D’autant plus que cela est contraire à la mentalité biblique et hébraïque elle-même : chez les Juifs, on ne canonise pas. Nous faisons confiance à Dieu pour décider qui des Juifs et des Gentils siègera au Paradis. J’ai bien dit : « et des Gentils », pas « ou des Gentils ».)
4)Genèse Rabba 43, 56 et alia ; Midrash Téhilim, 76 ; Midrash Agadat Beréshit, 9, 12, 14… Petite statistique hyérosolomitaine : sous la forme défective Yéroushalem, Jérusalem est mentionnée 660 fois dans la Bible, 1057 fois chez les commentateurs médiévaux, 66 fois dans la Michna, 143 fois dans la Tossefta, 28 fois dans les courts-traités talmudiques, 29 fois dans le Talmud de Babylone, 321 fois dans le Talmud de Jérusalem, 1174 fois dans le Midrash, 290 fois dans le Zohar ; sous la forme plénière Yérouchalayim, 4 fois dans la Bible, 1304 fois chez les commentateurs médiévaux, 53 fois dans la Michna, 3 fois dans la Tossefta, 120 fois dans les courts-traités, 612 fois dans le Talmud de Babylone, 6 fois dans le Talmud de Jérusalem, 2127 fois dans le Midrash, 85 fois dans le Zohar.
5) Il serait fastidieux de préciser à chaque fois les références des versets cités et notre propos n’est de toutes façons pas d’érudition. Le lecteur soucieux des sources pourra relire les chapitres 11, 12 et 13 de la Genèse.
6) C’est à Sichem que la populace palestinienne a vandalisé le tombeau de Joseph et assassiné un rabbin qui tentait de sauver quelques vestiges de livres saints. Elon Moré, le Chêne de Moré, a aujourd’hui un statut d’« implantation ». Un verset biblique, ne serait-ce que par la résonance qu’il peut avoir pour qui marcher sur les traces d’Abraham n’est pas une façon de parler allégorique, suffit à démontrer le non-sens de ces catégorisations politiciennes.
7) Qui ne se souvient de la formule célèbre « L'Histoire commence à Sumer » de l'historien américain Samuel Noah Kramer ?
8)Chapitre 3, versets 1 et 8.
LIGIMITE D 'ISRAEL
par Elyakim.P.SIMSOVIC
Sur Le site de www.unifan.org
VUE JUIVE DU CONFLIT
C’est ignorer superbement, c’est-à-dire avec superbe,
la conscience qu’Israël a de sa propre histoire et
la signification de son Retour.
Lorsque, dans la situation d’urgence créée en 1903
par les pogroms de Kichinev, en Russie,
le Congrès sioniste a été saisi d’une proposition d’installer
le Foyer National Juif ailleurs qu’en « TERRE SAINTE »
(c’est-à-dire en Ouganda, « offert » par la Grande-Bretagne),
la réponse a été claire et elle a été négative :
les Juifs n’ont qu’une seule la terre : la terre d’Israël.
Il faut le dire aussi : le mensonge est toujours simple et
la vérité toujours complexe. S’ajoute à cela que notre
culture européenne a acquis de haute lutte – et la langue
française peut-être plus qu’aucune autre – l’attachement
à la nuance. Or, l’idéologie a la nuance en horreur.
Elle fonctionne à coups de hache et nous voudrions,
par souci d’honnêteté intellectuelle et morale, lui
opposer le scalpel.
Un exemple : on nous rabâche à toute occasion,
et récemment encore, que la mosquée d’Al Aqsa est
le troisième lieu saint de l’islam. Que ce lieu saint ait
été construit sur un terrain où s’élevait jadis le Temple
de Jérusalem, que les Juifs n’aient jamais cessé de prier
pour sa reconstruction sont faits négligeables.
Le fait accompli est si ancien qu’on oublie qu’il résulte
d’une conquête, d’autant plus que cette conquête fut
réalisée alors que les Juifs étaient depuis des siècles
privés de leur souveraineté sur cette terre.
Or, n’importe quelle civilisation chrétienne ou musulmane
qui aurait reconquis le domaine de son lieu saint le plus
cher n’aurait eu rien de plus pressé que de raser
la construction parasite qui l’encombrerait pour y poser
les fondations de son propre sanctuaire. Et le monde entier
aurait compris, car quoi de plus normal et de plus naturel.
Mais Israël, au lendemain de la guerre des Six-Jours,
soucieux de montrer son esprit de conciliation, rend
au Waqf les clés que celui-ci avait remises au vainqueur.
Certes, la mentalité laïque y était aussi pour quelque chose.
Elle démontrait, si besoin en était, l’incompréhension
profonde de la nature du conflit et que l’espoir d’une
solution passait précisément par l’assomption de la valeur
spirituelle de la reprise de Jérusalem. Rendre les clés au
Waqf(2) par souci de signification humaniste qu’un tel acte
suppose est une nuance incompréhensible pour l’islam.
Elle ne peut signifier que la reconnaissance de la
légitimité de sa propre présence en ce lieu et donc la
reconnaissance explicite par Israël de sa propre
illégitimité ou du moins le renoncement à cette légitimité.
Trente ans plus tard, l’Autorité palestinienne instaurée
par les accords d’Oslo entreprend une campagne visant à nier
qu’Israël ait jamais possédé un lieu saint en cet endroit.
Et le plus extraordinaire est que cette campagne d’une
invraisemblable grossièreté intellectuelle rencontrant aussi
une mentalité laïcisée en Europe ne soulève même pas un
tollé de la part des chrétiens qui auraient pourtant dû se
souvenir que cette négation constituait aussi une insulte
aux Évangiles et à leur propre foi.
LES RACINES BIBLIQUES DE LA MEMOIRE JUIVE
Ces chrétiens auraient dû se souvenir que la Bible nous parle
déjà dans la Genèse (14:18) de Melchitsédek (3) prêtre du
Dieu suprême accueillant Abraham à Salem après l’expédition
pour la libération de Loth et recevant de lui la dîme.
Les commentateurs juifs traditionnels depuis le Talmud
(2ème au 5ème siècle) et le Midrach (4) (herméneutique
biblique des rabbins du 1er au 6ème siècle), en passant par
Abraham Ibn Ezra (1089-1164) et Nahmanide (1194-1270)
en Espagne, David Kimhi (v. 1160-1235) en Provence,
disent tous : il s’agit de Jérusalem. Nous sommes entre huit
et dix-huit siècles avant qu’un quelconque propagandiste
arabe ait rêvé de l’existence d’un soi-disant peuple palestinien.
Rashi de Troyes (1040-1105) commentateur français de la Bible
et du Talmud, LE commentateur par excellence, raccroche à
cet épisode son commentaire sur le verset 6 du chapitre 12
de la Genèse, commentaire d’une portée capitale ; pour le
comprendre, il faut d’abord relire le verset lui-même et
en comprendre le contexte.
Mais une remarque à la fois de fond et de méthode s’impose
auparavant :
Il faut avoir présent à la mémoire que jamais les Juifs
n’ont entretenu avec la Bible le type de relation que les
Romains ou les Grecs ont pu entretenir avec leurs mythes.
La guerre sans merci menée par les Hébreux contre le
paganisme polythéiste et contre l’idolâtrie, à l’intérieur
comme à l’extérieur, a été aussi une guerre contre la
mythologisation de l’histoire. C’est ainsi, par exemple,
que la notion d’ « histoire sainte » n’est pas d’abord
d’origine juive, bien qu’elle ait été adoptée sous l’influence
notamment des courants rationalistes du 19ème siècle.
En effet, cette expression limite en quelques sortes la
sainteté de l’histoire à l’époque biblique alors que pour
la conscience hébraïque et juive, c’est l’histoire humaine
tout entière qui est un gigantesque effort pour parvenir à
la sainteté qui n’est autre que la perfection morale d’une
identité humaine unifiée devant le Dieu Un. La Bible qui est,
pour reprendre l’expression si lourde de sens de notre maître,
rav Léon Askénazi (Manitou), à la fois notre charte et notre
carte d’identité, n’est pas en ce sens un livre d’histoire.
Du moins n’est-ce pas l’aspect événementiel de l’histoire qui
l’intéresse, mais la signification de l’événement, son poids
spécifique dans la manière dont l’homme prend conscience de
son humanité et des devoirs auxquels cette humanité
l’invite et des réponses données par l’homme aux
sollicitations de l’histoire, réponses par lesquelles
il s’engendre à l’avenir ou au contraire se condamne
à la préhistoire.
TEXTE, PRE-TEXTE ET CONTEXTE
Le contemporain des événements dont la Bible parle en connaît
le contexte comme nous connaissons – ou sommes supposés
connaître – notre propre histoire. De même qu’à l’honnête
homme et à l’honnête femme de notre temps il suffit –
ou devrait suffire – de dire Orléans, Beaugency, Vendôme
(texte), pour qu’aussitôt se trouvent évoquées la figure
et l’épopée de Jeanne d’Arc, depuis les voix jusqu’au
bûcher (pré-texte), et avec elles ce que devint dès lors
l’histoire de France (contexte), de même la Bible s’exprime
si j’ose dire de manière indicielle. En ce sens,
l’essentiel est à la fois dans le détail et dans le non-dit.
L’exégèse biblique juive n’est pas d’abord dans l’interprétation des textes mais dans la restitution de l’épaisseur factuelle, vivante, de la réalité dans laquelle s’insère le récit, à l’intention du lecteur qui ne dispose plus des données de la révélation prophétique pour en comprendre, comme intuitivement, le sens et la portée. Orléans, Beaugency, Vendôme peuvent bien être des indices identitaires de premier plan pour la culture française, ce ne sont que des noms de lieux ou encore des sons inarticulés à mesure qu’on s’éloigne, spirituellement et intellectuellement plus que géographiquement, de la vallée de la Loire.
LE RECIT BIBLIQUE
Venons en donc au verset de la Genèse évoqué ci-dessus. L’épisode est connu. Il fait partie en quelques sortes du patrimoine culturel de l’humanité. Rappelons quand même le contexte : Abraham et sa famille ont quitté Ur en Chaldée pour se rendre au pays de Canaan (5) . Ils s’arrêtent en cours de route à Haran, quelque part en Syrie ou au Liban, au nord d’Alep, aux confins du pays des Hittites. Étrange itinéraire qui mène du sud-est au nord-nord-est du lieu de destination, comme s’il fallait le contourner pour y arriver. Vers la fin des années 40 ne fallait-il pas passer par la France pour se rendre en Palestine, venant des pays d’Europe de l’Est ? Et durant ces années-là, ne fallait-il pas déjouer des surveillances et tromper des vigilances par des chemins détournés ? Certaines contraintes sont révélatrices de pesanteurs plus politiques que géographiques. Le père d’Abraham mourra à Haran et sa famille y restera. Mais à l’appel de Dieu, Abraham poursuit la marche entreprise et la mène à bien. Il arrive au pays de Canaan et [c’est ici que se place le verset 12 :6] « traverse le pays jusqu’à l’emplacement de Sichem et de Elon Moré alors que les Cananéens occupaient le pays. » (6)
C’est ici, entre autres, que Rachi intervient : que signifie cette remarque biblique « le Cananéen alors était dans le pays » ? Le Cananéen, comme on dirait le Teuton ou l’Anglais. Rachi nous le rappelle, plus qu’il ne nous le révèle : « il (le Cananéen) était en train de conquérir le pays des descendants de Sem, car c’est à Sem que le pays avait été donné en partage lorsque Noé avait partagé la terre entre ses fils, comme il est dit : et Melchitsédek roi de Salem… C’est pourquoi “Il dit à Abraham : à ta postérité je donnerai cette terre”, c’est-à-dire, à l’avenir Je la rendrai à tes fils qui sont les descendants de Sem. »
Il faut rappeler, pour que ce texte prenne l’ampleur de signification qui lui convient, que Ur en Chaldée qui, pour l’honnête homme et l’honnête femme de notre temps n’a d’autre titre de noblesse que d’être considéré comme le berceau de la civilisation (7), a pour les Juifs une sinistre résonance. Il se trouve que le mot signifie en araméen « la fournaise ardente ». Selon le Midrach, Abraham y fut jeté et en sortit indemne par miracle. Son frère, père de Loth y périt. La famille rescapée des fours crématoires de ce berceau de civilisation – étranges correspondances qui défient le temps – cherche à retourner au pays des ancêtres. Mais les routes sont surveillées et tandis que les Hébreux vont de détour en détour, le Cananéen en profite pour les déposséder, avec la nécessaire complicité des puissances politiques de l’époque. Lorsque enfin les rescapés des rescapés y arriveront, ils trouveront le pays occupé et il leur faudra le reconquérir sur les conquérants.
LEGITIMITE DE L’ISRAËL D’AUJOURD’HUI
Cette histoire nous a été racontée par la Bible et le Midrach plusieurs millénaires avant que l’épopée du sionisme et l’histoire contemporaine ne les rendent d’une actualité qu’on n’ose pas dire brûlante – Israël vient de commémorer il y a quelques jours à peine le souvenir de la Choa.
Le lien qui unit Israël a sa terre n’a besoin d’aucune Société des Nations et d’aucune résolution de l’Onu pour asseoir sa légitimité. Et pourtant Israël a sagement attendu l’une et l’autre ; comme pour dire que dans ce monde sauvage où les États ne savent recourir qu’à la force pour exercer leur domination, il en est un, à la fois très jeune et très ancien qui souhaite voir entériner par le concert des Nations sont retour sur la scène de l’histoire afin que lui soit rendu ce qui est à lui.
Or, il s’agit d’un acte tellement unique dans les annales que par deux fois, après chacune des deux guerres mondiales, le concert des nations s’est dédit et repris aussitôt après avoir octroyé ou concédé sa terre au seul peuple qui puisse prétendre la posséder de droit divin. Droit divin entériné par plus de trois mille cinq cents ans d’histoire et plus de deux mille ans de culture gréco-romaine. Droit divin devenu fait historique et culturel que personne n’aurait eu l’incongruité de contester jusqu’au milieu du siècle dernier (le 20ème siècle).
LES BASES DE LA CONTESTATION
Pourquoi est-ce si gênant ? Pourquoi est-ce à tel point dangereux que ceux qui avaient le plus à y perdre se sont finalement prêtés contre leurs propres intérêts au détournement de la conférence de Durban sur le racisme en une (ker)messe-noire anti-israélienne ?
Parce que le retour d’Israël sur sa terre, sa renaissance nationale invraisemblable et sa reconquête de Jérusalem mille neuf cents ans après sa destruction par les Romains signifie que le diktat des puissants contre les faibles, contrairement aux dons de Dieu, n’est pas sans repentance. Que l’obstination d’un peuple sûr de son histoire lui permet d’en traverser les vicissitudes et de remettre en question, du jour au lendemain, ce que tous tenaient pour acquis. L’histoire d’Israël contemporain est à la charnière de deux mouvements politiques à la fois concomitants et contradictoires :
o la montée des nationalismes au 19ème siècle qui a favorisé la reprise de conscience nationale du peuple juif que la révolution française et l’Empire avaient cherché à estomperet
o la décolonisation consécutive à la fin des grands empires européens et aux mouvements d’autodétermination.
Dans un tel contexte, Israël aurait pu devenir à la fois le modèle et le moteur d’un mouvement où précisément les deux grands ensembles issus de lui auraient retrouvé leur inspiration originelle. À l’aube du 21ème siècle, le monde pouvait se trouver transfiguré. Au Pharaon de cette Égypte concentrationnaire qui ne connaissait plus Joseph auraient répondu les voix de ceux qui – comme Cyrus le Grand il y a deux mille cinq cents ans – auraient appelé à la reconstruction de la Troisième Maison d’Israël.
UN TEMPS POUR AGIR…
« Un temps pour chaque chose », a dit l’Ecclésiaste (8) , « un temps pour aimer et un temps pour haïr, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. »Peut-être est-il déjà trop tard ? Peut-être est-il encore temps ? C’est en tout cas autour d’Israël que se joue le choix que l’Europe fera de sa propre destinée. Le mot de Churchill doit rester présent à nos oreilles : « vous aviez le choix entre la guerre et le déshonneur ; vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre. »Choisir la guerre est aujourd’hui peut-être le seul véritable moyen de l’éviter, du moins d’éviter qu’elle ne prenne une ampleur de catastrophe universelle. Accepter le mensonge, la veulerie – c’est-à-dire aujourd’hui abandonner Israël – c’est se condamner à se réveiller au matin pour découvrir qu’en se réfugiant dans le rêve on a fait du cauchemar une réalité.
* Emmanuel Lévinas, Cosmopolitiques, n° 4, février 1986, repris dans « À l’heure des Nations », éd. de Minuit, 1988, pp. 155-157.
1) Psaume 120, verset 7.
2)Administration musulmane des Lieux saints musulmans.
3)Voir aussi : Paul, épître aux Hébreux. (On voudra bien me pardonner, mais si je sais citer les Évangiles, je ne puis leur accorder ce que je comprends bien que les chrétiens y voient, ni donner le titre de « saint » à leurs auteurs ou acteurs. D’autant plus que cela est contraire à la mentalité biblique et hébraïque elle-même : chez les Juifs, on ne canonise pas. Nous faisons confiance à Dieu pour décider qui des Juifs et des Gentils siègera au Paradis. J’ai bien dit : « et des Gentils », pas « ou des Gentils ».)
4)Genèse Rabba 43, 56 et alia ; Midrash Téhilim, 76 ; Midrash Agadat Beréshit, 9, 12, 14… Petite statistique hyérosolomitaine : sous la forme défective Yéroushalem, Jérusalem est mentionnée 660 fois dans la Bible, 1057 fois chez les commentateurs médiévaux, 66 fois dans la Michna, 143 fois dans la Tossefta, 28 fois dans les courts-traités talmudiques, 29 fois dans le Talmud de Babylone, 321 fois dans le Talmud de Jérusalem, 1174 fois dans le Midrash, 290 fois dans le Zohar ; sous la forme plénière Yérouchalayim, 4 fois dans la Bible, 1304 fois chez les commentateurs médiévaux, 53 fois dans la Michna, 3 fois dans la Tossefta, 120 fois dans les courts-traités, 612 fois dans le Talmud de Babylone, 6 fois dans le Talmud de Jérusalem, 2127 fois dans le Midrash, 85 fois dans le Zohar.
5) Il serait fastidieux de préciser à chaque fois les références des versets cités et notre propos n’est de toutes façons pas d’érudition. Le lecteur soucieux des sources pourra relire les chapitres 11, 12 et 13 de la Genèse.
6) C’est à Sichem que la populace palestinienne a vandalisé le tombeau de Joseph et assassiné un rabbin qui tentait de sauver quelques vestiges de livres saints. Elon Moré, le Chêne de Moré, a aujourd’hui un statut d’« implantation ». Un verset biblique, ne serait-ce que par la résonance qu’il peut avoir pour qui marcher sur les traces d’Abraham n’est pas une façon de parler allégorique, suffit à démontrer le non-sens de ces catégorisations politiciennes.
7) Qui ne se souvient de la formule célèbre « L'Histoire commence à Sumer » de l'historien américain Samuel Noah Kramer ?
8)Chapitre 3, versets 1 et 8.
07 octobre 2007
PASSEURS DU JUDAISME
Armand et Éliette Abécassis,
passeurs du judaïsme par Albert Bensoussan
Par webmaster, dimanche 7 octobre 2007 à 14:39
Sur Le Blog de TERREDISRAEL.COM
Depuis la monumentale Anthologie Juive (1923) d’Edmond Fleg,
nous ne disposions de rien de semblable :
un ouvrage éclairant tous les aspects du judaïsme dans ses
écrits, depuis la Torah et le Talmud jusqu’aux lettres
contemporaines.
Cette lacune est aujourd’hui comblée par
Armand et Éliette Abécassis dans leur Livre des passeurs
(éditions Laffont, 2007, 480p., 23€), avec pour programme :
« De la Bible à Philip Roth, trois mille ans de littérature juive ».
Ce défi est relevé avec grand talent par un philosophe et sa
jeune romancière de fille, dont la grande entreprise est
menée de main de maître et d’une façon quasi exhaustive.
Au départ, en toute logique, nous retrouvons les trois grandes divisions des livres saints : Torah, Prophètes, Écrits, avec des extraits significatifs commentés à la lumière de notre modernité et d’une pensée qui, cohérente avec, notamment, l’œuvre d’exégète d’A. Abécassis, s’écarte de tout dogmatisme, privilégiant comme apport primordial du judaïsme – car il s’agit bien là de dégager un vecteur essentiel – l’interprétation.
Les auteurs vont donc souligner le mystère intrinsèque de la langue hébraïque, consonantique et non vocalique, ce qui ouvre la voie à la polysémie et fait de l’hébreu une langue jamais fermée sur elle-même mais, au contraire, ouverte à la riche pluralité des sens.
Que serait l’Écriture Sainte sans ses jeux de mots et paronomases enrichissant le sens de toute lecture ? La grande idée des Abécassis est de contourner le cliché qui fait des Juifs « les gens du Livre » en estimant plutôt que le « judaïsme est interprétation du Livre », et qu’il ne vise pas « à chercher le sens mais à produire du sens ». Du même coup est battue en brèche la sacralité des Maîtres : certes, ils sont admirables dans leur effort pour comprendre et transmettre, mais la vérité ne leur appartient pas ; de là que le Talmud s’articule autour de la confrontation permanente des multiples interprétations rabbiniques. L’étude de la Torah, dès lors, est « renvoi infini de significations les unes aux autres ». Le judaïsme ignore la souveraineté des Clercs et la pensée totalitaire : le fanatisme lui est – doit lui être – étranger.
Du même coup l’interprétation, qui reste toujours, hic et nunc, celle d’un individu et d’une époque, renvoie étroitement à l’humain et au contingent, car « l’univers du sens demeure transcendant à toute signification ». D’où ce magnifique éventail où chaque texte est « une face du prisme juif dont le centre n’appartient à personne ».
On l’aura compris, Armand et Éliette Abécassis sont des êtres libres, qui placent la liberté du jugement au-dessus des impératifs et des dogmes qui enfermeraient la pensée dans le carcan de l’intégrisme, tant il est vrai qu’à leurs yeux le judaïsme n’est pas une religion de « béni-oui-oui », mais un creuset où l’humain se confronte et s’exalte dans toute sa richesse et sa beauté. Dès lors chaque texte choisi, chaque leçon qu’en tirent les anthologues, est un pur régal pour l’esprit et le lecteur. Mais il serait bien vain de tout passer en revue. Reste à nos yeux le scintillement des meilleures pépites. Citant ainsi le texte de la promesse faite aux Patriarches et de l’élection du peuple juif, le seul défi retenu est cette mission de lutte permanente contre l’idolâtrie, interprétée comme « l’absolutisation » de toute forme vivante et de tout ordre naturel, social et politique, y compris la valeur morale et religieuse : « Tuer pour Dieu par exemple » – car le commentaire va toujours vers notre présent critique ou douloureux. Et sans exclusive ni œillères, comme lorsque les auteurs déclarent que la terre d’Israël n’appartient pas au peuple d’Israël « absolument et inconditionnellement » – c’est sans doute là le point qui fera polémique –, car, écrivent-ils, « il s’y trouve en gérant et doit rendre des comptes à YHWH de ce qu’il y fait et de sa capacité à y instaurer la justice, l’amour et la dignité humaine ». Et plus loin, commentant Rachi – « le premier interprète » –, ils reviennent encore à l’attribution à Israël de « la terre des sept nations » : « Dieu attend de lui qu’il fonde son existence sur cette terre, en la justifiant par l’éthique ». Autrement dit, sans « sa capacité à incarner quotidiennement la droiture », il n’est pas de terre pour Israël. Il est donc clair que pour les Abécassis le judaïsme est avant tout une morale, la plus haute et la plus exigeante. Aimer l’Autre, comme le proclamait Hillel, dont les maximes majeures sont ici fournies, passe avant tout respect formel des prescriptions rabbiniques et s’inscrit dans l’exigence des prophètes et des pères, dont on privilégie cet apophtegme : « Il ne suffit pas d’être pur devant Dieu, il faut l’être aussi devant les hommes ».
L’Étude est le fondement de la vie juive – il ne saurait en être autrement de la bouche d’un professeur et d’un maître tel qu’Armand Abécassis. Le Midrash à ses yeux est la « seule voie à opposer à tout fondamentalisme et à tout extrémisme ». Dans toute cette galerie d’auteurs qui suit, une place spéciale est faite à Kafka – que seule la maladie empêcha de rejoindre la Terre promise – : pour les Abécassis ces romans majeurs de notre temps que sont Le Procès, Le Château ou La Métamorphose sont « d’une polysémie étonnante comme le Midrash rabbinique ». Quant au poète Edmond Jabès et ses rabbins imaginaires, il ne fait que « renouer avec la tradition du questionnement des textes », dont la formulation la plus moderne semble avoir été donnée par le philosophe Jacques Derrida qui, « par la déconstruction, a répondu à cette exigence par la notion d’exégèse et le renvoi infini des significations, les unes aux autres, sans jamais parvenir à atteindre le signifié dernier qui se confondrait avec la vérité ultime ». (On comprend qu’un Victor Malka ait remplacé le titre initial de son émission culturelle (France-Culture, dimanche à 9h05) « Écoute Israël » par celui de « La maison d’études ».) On ne peut tout évoquer de l’immense fleuve de pensée qui coule dans ces pages. Mais le problème de la terre d’Israël reste central ; ainsi de la prédication majeure du Rav Kook, nos anthologues retiendront qu’il faut que « l’État juif ne verse pas dans la fièvre du pouvoir », message relayé par le professeur Leibowitz, tant controversé, lui qui « traitait d’idolâtres les nationalistes religieux dévoués à la terre et au mur des Lamentations ». On revient alors, encore et toujours à l’éthique, fondement du judaïsme pour Einstein, et pour Lévinas qui oppose à celui des Lumières l’humanisme juif « parce qu’il demande à l’homme plus qu’il ne faut et exige de lui qu’il en témoigne dans chacune de ses activités organisée par le rite ».
Mais le judaïsme est aussi cette quête passionnée de la mémoire des origines qui caractérise tant de penseurs et d’écrivains, tels que Bergson et Freud, et, bien entendu, Proust chez qui les auteurs soulignent « ce souci juif de rassembler une mémoire dispersée et éparpillée dans les instants ».
En définitive ce survol des textes est d’une grande richesse et d’une évidente cohérence. Tout anthologue propose un choix à son image. On retrouvera ici les traces de Qumran cher à Éliette Abécassis, et sans doute lui doit-on aussi cette attention toute moderne portée à des poètes des marges tels que Paul Celan ou Allen Ginsberg. Mais ce qui demeure, pour l’essentiel, c’est la leçon philosophique d’Armand Abécassis telle qu’elle s’est exprimée dans ses nombreux ouvrages d’exégèse et ses commentaires télévisés : une attention presque exclusive portée à l’étude, à l’interprétation, à la confrontation des idées, servie par une grande ouverture d’esprit et la revendication d’une liberté justifiée, en définitive, par la plus haute exigence éthique. Mais, pour finir, laissons la parole à Albert Einstein, dont nos anthologues partagent à l’évidence les propos : « Les idéaux juifs.
La passion de la connaissance pour elle-même, la passion de la justice jusqu’au fanatisme et la passion de l’indépendance personnelle expriment les traditions du peuple juif et je considère mon appartenance à cette communauté comme un don du destin». Alors en refermant cet ouvrage – que nous relirons et consulterons en toute occasion – nous pouvons nous dire heureux de partager aussi, avec Armand et Éliette Abécassis, esprits éclairés de la pensée juive et de l’écriture française, le destin d’Israël.
Albert Bensoussan
Sur Le BLOG de terredisrael.com
passeurs du judaïsme par Albert Bensoussan
Par webmaster, dimanche 7 octobre 2007 à 14:39
Sur Le Blog de TERREDISRAEL.COM
Depuis la monumentale Anthologie Juive (1923) d’Edmond Fleg,
nous ne disposions de rien de semblable :
un ouvrage éclairant tous les aspects du judaïsme dans ses
écrits, depuis la Torah et le Talmud jusqu’aux lettres
contemporaines.
Cette lacune est aujourd’hui comblée par
Armand et Éliette Abécassis dans leur Livre des passeurs
(éditions Laffont, 2007, 480p., 23€), avec pour programme :
« De la Bible à Philip Roth, trois mille ans de littérature juive ».
Ce défi est relevé avec grand talent par un philosophe et sa
jeune romancière de fille, dont la grande entreprise est
menée de main de maître et d’une façon quasi exhaustive.
Au départ, en toute logique, nous retrouvons les trois grandes divisions des livres saints : Torah, Prophètes, Écrits, avec des extraits significatifs commentés à la lumière de notre modernité et d’une pensée qui, cohérente avec, notamment, l’œuvre d’exégète d’A. Abécassis, s’écarte de tout dogmatisme, privilégiant comme apport primordial du judaïsme – car il s’agit bien là de dégager un vecteur essentiel – l’interprétation.
Les auteurs vont donc souligner le mystère intrinsèque de la langue hébraïque, consonantique et non vocalique, ce qui ouvre la voie à la polysémie et fait de l’hébreu une langue jamais fermée sur elle-même mais, au contraire, ouverte à la riche pluralité des sens.
Que serait l’Écriture Sainte sans ses jeux de mots et paronomases enrichissant le sens de toute lecture ? La grande idée des Abécassis est de contourner le cliché qui fait des Juifs « les gens du Livre » en estimant plutôt que le « judaïsme est interprétation du Livre », et qu’il ne vise pas « à chercher le sens mais à produire du sens ». Du même coup est battue en brèche la sacralité des Maîtres : certes, ils sont admirables dans leur effort pour comprendre et transmettre, mais la vérité ne leur appartient pas ; de là que le Talmud s’articule autour de la confrontation permanente des multiples interprétations rabbiniques. L’étude de la Torah, dès lors, est « renvoi infini de significations les unes aux autres ». Le judaïsme ignore la souveraineté des Clercs et la pensée totalitaire : le fanatisme lui est – doit lui être – étranger.
Du même coup l’interprétation, qui reste toujours, hic et nunc, celle d’un individu et d’une époque, renvoie étroitement à l’humain et au contingent, car « l’univers du sens demeure transcendant à toute signification ». D’où ce magnifique éventail où chaque texte est « une face du prisme juif dont le centre n’appartient à personne ».
On l’aura compris, Armand et Éliette Abécassis sont des êtres libres, qui placent la liberté du jugement au-dessus des impératifs et des dogmes qui enfermeraient la pensée dans le carcan de l’intégrisme, tant il est vrai qu’à leurs yeux le judaïsme n’est pas une religion de « béni-oui-oui », mais un creuset où l’humain se confronte et s’exalte dans toute sa richesse et sa beauté. Dès lors chaque texte choisi, chaque leçon qu’en tirent les anthologues, est un pur régal pour l’esprit et le lecteur. Mais il serait bien vain de tout passer en revue. Reste à nos yeux le scintillement des meilleures pépites. Citant ainsi le texte de la promesse faite aux Patriarches et de l’élection du peuple juif, le seul défi retenu est cette mission de lutte permanente contre l’idolâtrie, interprétée comme « l’absolutisation » de toute forme vivante et de tout ordre naturel, social et politique, y compris la valeur morale et religieuse : « Tuer pour Dieu par exemple » – car le commentaire va toujours vers notre présent critique ou douloureux. Et sans exclusive ni œillères, comme lorsque les auteurs déclarent que la terre d’Israël n’appartient pas au peuple d’Israël « absolument et inconditionnellement » – c’est sans doute là le point qui fera polémique –, car, écrivent-ils, « il s’y trouve en gérant et doit rendre des comptes à YHWH de ce qu’il y fait et de sa capacité à y instaurer la justice, l’amour et la dignité humaine ». Et plus loin, commentant Rachi – « le premier interprète » –, ils reviennent encore à l’attribution à Israël de « la terre des sept nations » : « Dieu attend de lui qu’il fonde son existence sur cette terre, en la justifiant par l’éthique ». Autrement dit, sans « sa capacité à incarner quotidiennement la droiture », il n’est pas de terre pour Israël. Il est donc clair que pour les Abécassis le judaïsme est avant tout une morale, la plus haute et la plus exigeante. Aimer l’Autre, comme le proclamait Hillel, dont les maximes majeures sont ici fournies, passe avant tout respect formel des prescriptions rabbiniques et s’inscrit dans l’exigence des prophètes et des pères, dont on privilégie cet apophtegme : « Il ne suffit pas d’être pur devant Dieu, il faut l’être aussi devant les hommes ».
L’Étude est le fondement de la vie juive – il ne saurait en être autrement de la bouche d’un professeur et d’un maître tel qu’Armand Abécassis. Le Midrash à ses yeux est la « seule voie à opposer à tout fondamentalisme et à tout extrémisme ». Dans toute cette galerie d’auteurs qui suit, une place spéciale est faite à Kafka – que seule la maladie empêcha de rejoindre la Terre promise – : pour les Abécassis ces romans majeurs de notre temps que sont Le Procès, Le Château ou La Métamorphose sont « d’une polysémie étonnante comme le Midrash rabbinique ». Quant au poète Edmond Jabès et ses rabbins imaginaires, il ne fait que « renouer avec la tradition du questionnement des textes », dont la formulation la plus moderne semble avoir été donnée par le philosophe Jacques Derrida qui, « par la déconstruction, a répondu à cette exigence par la notion d’exégèse et le renvoi infini des significations, les unes aux autres, sans jamais parvenir à atteindre le signifié dernier qui se confondrait avec la vérité ultime ». (On comprend qu’un Victor Malka ait remplacé le titre initial de son émission culturelle (France-Culture, dimanche à 9h05) « Écoute Israël » par celui de « La maison d’études ».) On ne peut tout évoquer de l’immense fleuve de pensée qui coule dans ces pages. Mais le problème de la terre d’Israël reste central ; ainsi de la prédication majeure du Rav Kook, nos anthologues retiendront qu’il faut que « l’État juif ne verse pas dans la fièvre du pouvoir », message relayé par le professeur Leibowitz, tant controversé, lui qui « traitait d’idolâtres les nationalistes religieux dévoués à la terre et au mur des Lamentations ». On revient alors, encore et toujours à l’éthique, fondement du judaïsme pour Einstein, et pour Lévinas qui oppose à celui des Lumières l’humanisme juif « parce qu’il demande à l’homme plus qu’il ne faut et exige de lui qu’il en témoigne dans chacune de ses activités organisée par le rite ».
Mais le judaïsme est aussi cette quête passionnée de la mémoire des origines qui caractérise tant de penseurs et d’écrivains, tels que Bergson et Freud, et, bien entendu, Proust chez qui les auteurs soulignent « ce souci juif de rassembler une mémoire dispersée et éparpillée dans les instants ».
En définitive ce survol des textes est d’une grande richesse et d’une évidente cohérence. Tout anthologue propose un choix à son image. On retrouvera ici les traces de Qumran cher à Éliette Abécassis, et sans doute lui doit-on aussi cette attention toute moderne portée à des poètes des marges tels que Paul Celan ou Allen Ginsberg. Mais ce qui demeure, pour l’essentiel, c’est la leçon philosophique d’Armand Abécassis telle qu’elle s’est exprimée dans ses nombreux ouvrages d’exégèse et ses commentaires télévisés : une attention presque exclusive portée à l’étude, à l’interprétation, à la confrontation des idées, servie par une grande ouverture d’esprit et la revendication d’une liberté justifiée, en définitive, par la plus haute exigence éthique. Mais, pour finir, laissons la parole à Albert Einstein, dont nos anthologues partagent à l’évidence les propos : « Les idéaux juifs.
La passion de la connaissance pour elle-même, la passion de la justice jusqu’au fanatisme et la passion de l’indépendance personnelle expriment les traditions du peuple juif et je considère mon appartenance à cette communauté comme un don du destin». Alors en refermant cet ouvrage – que nous relirons et consulterons en toute occasion – nous pouvons nous dire heureux de partager aussi, avec Armand et Éliette Abécassis, esprits éclairés de la pensée juive et de l’écriture française, le destin d’Israël.
Albert Bensoussan
Sur Le BLOG de terredisrael.com
05 octobre 2007
LE KKL ET LE DROIT ISRAELIEN : PLAIDOYER POUR NOTRE TERRE
Le KKL et le droit israélien : plaidoyer pour notre terre ?
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 5 octobre 2007 à 00:43
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l'attention de nos
lecteurs sur une question fondamentale concernant la propriété
de la terre en Israël.
En effet le KKL (Keren Kayemeth Leisraël - Fond national juif)
se verra peut être contraint de vendre des terres en sa
possession à des acquéreurs non-juifs au motif de l'égalité
entre tous les citoyens, quelle que soit leur religion,
et quelle que soit leur motivation...
Avons-nous quelque chose encore à apprendre sur le sionisme et ses fondamentaux ? La réponse est tristement positive. Suite à la pétition rédigée par Adel Ka 'adan, un citoyen arabe israélien, et adressée à la Haute Cour de Justice, affirmant qu'il y avait ''violation de la loi fondamentale, à savoir de la dignité et de la liberté humaine'', l'autorité judiciaire, après avoir examiné ses réclamations, a pris parti pour le pétitionnaire.
La Haute Cour a en effet déclaré que l'Administration de la Terre d'Israël (ATI) ne pouvait confier la gestion d'une terre de l'Etat à un organisme qui ne traitait pas les citoyens de façon égalitaire, bien que le terrain en question fasse partie de ceux achetés par des donateurs juifs dans les années 1950…
Aujourd'hui, la situation est complexe, voire critique. Le conseiller juridique du gouvernement, Meny Mazuz, prenant ainsi fait et cause pour les pétitionnaires, a en effet déclaré que l'ATI était désormais ''obligée de prendre en compte le principe d'égalité pour les terres qu'elle administre, y compris pour les terres du KKL''. Le KKL est désormais tenu de travailler ''en accord avec les intérêts de l'Etat'', comme si ces derniers n'étaient plus en phase avec l'idée même du sionisme telle qu'elle fonde le développement d'Israël depuis le début du 20ème siècle.
Le KKL doit désormais satisfaire d'une part le principe d'égalité entre tous les citoyens israéliens, et d'autre part continuer de jouer un rôle historique de gardien des terres ''achetées par et pour les personnes juives''…
Il semble donc que la remise en question par des hautes autorités de l'Etat d' Israël comme ''foyer national juif'' est, une fois de plus, à l'ordre du jour. En 1901, le Cinquième Congrès Sioniste réuni à Bâle, proclamait bien la création du KKL dont la mission était d'acheter des terres en Eretz Israël (Terre d'Israël) au moyen de dons versés par des personnes ou des communautés juives du monde entier.
En 1948, le KKL détenait déjà près d'un million de ''dounams'' (100 000 hectares) de terres qui rassemblaient 230 localités. C'est bien sur la base des terres acquises par le KKL que l'Etat d'Israël a été créé.
Alors que l'on reproche parfois aux médias israéliens une vision ''complotrice de l'histoire'', voire de développer une certaine paranoïa, il faut s'interroger sur la ''conscience historique'' des plus hautes instances juridiques israéliennes, et rappeler par exemple que le KKL avait été conçu comme une organisation chargée de répondre aux refus politiques, juridiques et religieux de voir se développer une présence juive ou ''non arabe'' en Palestine…
Conçu à l'origine comme une institution au service de la défense et du développement du sionisme, il convient de rappeler que le KKL est progressivement devenu une institution dont l'utilité est reconnue au-delà des frontières d'Israël ; en 2004, les Nations-Unies ont octroyé au KKL le statut d'organisation non gouvernementale. En effet, le KKL est une des toutes premières organisations écologiques du monde, principalement parce que sa vocation est de protéger la nature et l'environnement.
Réputée dans le monde entier pour la qualité de ses études sur la préservation des ressources en eau et la lutte contre la désertification par exemple, la recherche israélienne est particulièrement suivie par les experts internationaux à l'heure où la question du réchauffement climatique défraie la chronique. A ce titre, le KKL s'est récemment engagé dans la création d'une fondation internationale de recherche sur l'eau, en collaboration avec les États-Unis, le Canada, l'Australie, l'Espagne et l'Italie. Le KKL finance également des études approfondies sur quelques-unes des menaces écologiques qui frappent l'agriculture et la végétation naturelle ou " importée " : l'ophelimus maskelli, un insecte qui cause des ravages aux eucalyptus, portant gravement atteinte à l'industrie du bois , ou le matsucoccus josephi qui s'attaque, quant à lui, aux pins d'Alep.
Autre programme de recherche du KKL : les risques liés à l'introduction et à l'éventuelle prolifération agressive de souches végétales étrangères dans des écosystèmes qu'il s'agit de préserver à long terme. De très nombreuses études sont ainsi consacrées à l'exploitation forestière et à la gestion des territoires incendiés…
Le KKL est aujourd'hui un des organismes les plus impliqués dans la défense de la planète. Nous croyons que le KKL peut continuer à mener de front plusieurs missions. Plus que jamais, et à propos d'une cause aussi importante et aussi juste que celle de la libération des trois soldats d'Israël retenus depuis seize mois par le Hamas et le Hezbollah, le KKL pourrait porter la parole d'un gouvernement qui n'a jamais réussi à se faire entendre sur le sujet.
Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.
Nos pensées vont vers leurs familles désespérées.
Nos pensées s'adressent à tous ceux qui oseront demain
dire leur révolte de voir leur liberté entravée.
Car il n'y a pas d'autre cause, il n'y a pas d'autre combat.
REACTIONS
1. KKL pour accomplir les Ecritures?
Combien de fois devons nous répéter aux yeux des nations et des faiseurs de justice égalitaire "qu'Israël n'est pas une nation comme les autres " comme dit l'Ecriture par la bouche de Balaam,voyant, pressenti pour maudire Israël de la part de l'Ennemi. Tant qu'Israël "joue" à s'intégrer dans une liste non exhaustive de nations , il se fera avaler tout cru. Il n'y a qu'a voir le concert des nations au Machin (ONU). Imaginez que les USA lachent. Que restera t il de la vraie justice des nations? Alors , démocratie , oui, mais n'exagérons pas dans la manie à trop vouloir démontrer notre exemple de démocratie : On va se faire lapider par toutes les nations qui se fichent pas mal de la démocratie dans le concert de l'ONU. Et ils sont kyrielle....majoritaire.
KKL ,oui et encore oui.
MAURICE, MARSEILLE (05/10/2007)
3. Vente de terres
Je pense que si le KKL ne réagit pas face à cette justice soit disant Haute de notre pays ou face à ce Mazouz, qui est LE véritable soutient de ce gouvernement d'abandon, les donateurs juifs de par le monde réfléchiront à deux fois avant de donner argent ou héritage au KKL.
Pendant ce temps si un arabe vend sa terre ou sa maison à un Juif, il risque d'être assassiné !
Qu'en pense la Haute Cour ?
Qu'en pensent tous les Juifs expulsés, spoliés, dhiminisés des pays arabes qui, du Maroc à l'Irak, voient les dirigeants de notre pays dilapider tour à tour toutes les valeurs du Sionisme après avoir abandonné celles de notre Loi qui n'est surement pas celle ce la Haute Cour ?
Que font les députés de la Knesset ?
Que disent les partis religieux ?
Hag Saméah aux Juifs de la Diaspora.
Akerman Michel, Natanya Israël (05/10/2007)
4. le KKL et Eretz Israel
Comment peut-on ressentir le fait de devoir vendre une parcelle d'Eretz Israel?Cette Terre est aux juifs!.....Et a nul autre!
Israel existe sur les bases des acquisition du KKL, sans l'action conjointe du KKL et de genereux donateurs Israel n'existerait pas aujourd'hui! Pour cette Terre des femmes et des hommes ont donne leurs vies...et il me semble qu'il n'est pas morale de vendre ne serait-ce qu'un centimetre de cette Terre ou, peut-etre le sang juif a ete verse!!! La Nation Juive doit soutenir le KKL et faire comprendre au politiciens que leurs Terre n'est pas a vendre! Elle leurs appartiens depuis Avraham! D. l'a donnee aux juifs et a nul autres.....!
damien, 38690 biol (05/10/2007)
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Vendredi 5 octobre 2007 à 00:43
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l'attention de nos
lecteurs sur une question fondamentale concernant la propriété
de la terre en Israël.
En effet le KKL (Keren Kayemeth Leisraël - Fond national juif)
se verra peut être contraint de vendre des terres en sa
possession à des acquéreurs non-juifs au motif de l'égalité
entre tous les citoyens, quelle que soit leur religion,
et quelle que soit leur motivation...
Avons-nous quelque chose encore à apprendre sur le sionisme et ses fondamentaux ? La réponse est tristement positive. Suite à la pétition rédigée par Adel Ka 'adan, un citoyen arabe israélien, et adressée à la Haute Cour de Justice, affirmant qu'il y avait ''violation de la loi fondamentale, à savoir de la dignité et de la liberté humaine'', l'autorité judiciaire, après avoir examiné ses réclamations, a pris parti pour le pétitionnaire.
La Haute Cour a en effet déclaré que l'Administration de la Terre d'Israël (ATI) ne pouvait confier la gestion d'une terre de l'Etat à un organisme qui ne traitait pas les citoyens de façon égalitaire, bien que le terrain en question fasse partie de ceux achetés par des donateurs juifs dans les années 1950…
Aujourd'hui, la situation est complexe, voire critique. Le conseiller juridique du gouvernement, Meny Mazuz, prenant ainsi fait et cause pour les pétitionnaires, a en effet déclaré que l'ATI était désormais ''obligée de prendre en compte le principe d'égalité pour les terres qu'elle administre, y compris pour les terres du KKL''. Le KKL est désormais tenu de travailler ''en accord avec les intérêts de l'Etat'', comme si ces derniers n'étaient plus en phase avec l'idée même du sionisme telle qu'elle fonde le développement d'Israël depuis le début du 20ème siècle.
Le KKL doit désormais satisfaire d'une part le principe d'égalité entre tous les citoyens israéliens, et d'autre part continuer de jouer un rôle historique de gardien des terres ''achetées par et pour les personnes juives''…
Il semble donc que la remise en question par des hautes autorités de l'Etat d' Israël comme ''foyer national juif'' est, une fois de plus, à l'ordre du jour. En 1901, le Cinquième Congrès Sioniste réuni à Bâle, proclamait bien la création du KKL dont la mission était d'acheter des terres en Eretz Israël (Terre d'Israël) au moyen de dons versés par des personnes ou des communautés juives du monde entier.
En 1948, le KKL détenait déjà près d'un million de ''dounams'' (100 000 hectares) de terres qui rassemblaient 230 localités. C'est bien sur la base des terres acquises par le KKL que l'Etat d'Israël a été créé.
Alors que l'on reproche parfois aux médias israéliens une vision ''complotrice de l'histoire'', voire de développer une certaine paranoïa, il faut s'interroger sur la ''conscience historique'' des plus hautes instances juridiques israéliennes, et rappeler par exemple que le KKL avait été conçu comme une organisation chargée de répondre aux refus politiques, juridiques et religieux de voir se développer une présence juive ou ''non arabe'' en Palestine…
Conçu à l'origine comme une institution au service de la défense et du développement du sionisme, il convient de rappeler que le KKL est progressivement devenu une institution dont l'utilité est reconnue au-delà des frontières d'Israël ; en 2004, les Nations-Unies ont octroyé au KKL le statut d'organisation non gouvernementale. En effet, le KKL est une des toutes premières organisations écologiques du monde, principalement parce que sa vocation est de protéger la nature et l'environnement.
Réputée dans le monde entier pour la qualité de ses études sur la préservation des ressources en eau et la lutte contre la désertification par exemple, la recherche israélienne est particulièrement suivie par les experts internationaux à l'heure où la question du réchauffement climatique défraie la chronique. A ce titre, le KKL s'est récemment engagé dans la création d'une fondation internationale de recherche sur l'eau, en collaboration avec les États-Unis, le Canada, l'Australie, l'Espagne et l'Italie. Le KKL finance également des études approfondies sur quelques-unes des menaces écologiques qui frappent l'agriculture et la végétation naturelle ou " importée " : l'ophelimus maskelli, un insecte qui cause des ravages aux eucalyptus, portant gravement atteinte à l'industrie du bois , ou le matsucoccus josephi qui s'attaque, quant à lui, aux pins d'Alep.
Autre programme de recherche du KKL : les risques liés à l'introduction et à l'éventuelle prolifération agressive de souches végétales étrangères dans des écosystèmes qu'il s'agit de préserver à long terme. De très nombreuses études sont ainsi consacrées à l'exploitation forestière et à la gestion des territoires incendiés…
Le KKL est aujourd'hui un des organismes les plus impliqués dans la défense de la planète. Nous croyons que le KKL peut continuer à mener de front plusieurs missions. Plus que jamais, et à propos d'une cause aussi importante et aussi juste que celle de la libération des trois soldats d'Israël retenus depuis seize mois par le Hamas et le Hezbollah, le KKL pourrait porter la parole d'un gouvernement qui n'a jamais réussi à se faire entendre sur le sujet.
Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser.
Nos pensées vont vers leurs familles désespérées.
Nos pensées s'adressent à tous ceux qui oseront demain
dire leur révolte de voir leur liberté entravée.
Car il n'y a pas d'autre cause, il n'y a pas d'autre combat.
REACTIONS
1. KKL pour accomplir les Ecritures?
Combien de fois devons nous répéter aux yeux des nations et des faiseurs de justice égalitaire "qu'Israël n'est pas une nation comme les autres " comme dit l'Ecriture par la bouche de Balaam,voyant, pressenti pour maudire Israël de la part de l'Ennemi. Tant qu'Israël "joue" à s'intégrer dans une liste non exhaustive de nations , il se fera avaler tout cru. Il n'y a qu'a voir le concert des nations au Machin (ONU). Imaginez que les USA lachent. Que restera t il de la vraie justice des nations? Alors , démocratie , oui, mais n'exagérons pas dans la manie à trop vouloir démontrer notre exemple de démocratie : On va se faire lapider par toutes les nations qui se fichent pas mal de la démocratie dans le concert de l'ONU. Et ils sont kyrielle....majoritaire.
KKL ,oui et encore oui.
MAURICE, MARSEILLE (05/10/2007)
3. Vente de terres
Je pense que si le KKL ne réagit pas face à cette justice soit disant Haute de notre pays ou face à ce Mazouz, qui est LE véritable soutient de ce gouvernement d'abandon, les donateurs juifs de par le monde réfléchiront à deux fois avant de donner argent ou héritage au KKL.
Pendant ce temps si un arabe vend sa terre ou sa maison à un Juif, il risque d'être assassiné !
Qu'en pense la Haute Cour ?
Qu'en pensent tous les Juifs expulsés, spoliés, dhiminisés des pays arabes qui, du Maroc à l'Irak, voient les dirigeants de notre pays dilapider tour à tour toutes les valeurs du Sionisme après avoir abandonné celles de notre Loi qui n'est surement pas celle ce la Haute Cour ?
Que font les députés de la Knesset ?
Que disent les partis religieux ?
Hag Saméah aux Juifs de la Diaspora.
Akerman Michel, Natanya Israël (05/10/2007)
4. le KKL et Eretz Israel
Comment peut-on ressentir le fait de devoir vendre une parcelle d'Eretz Israel?Cette Terre est aux juifs!.....Et a nul autre!
Israel existe sur les bases des acquisition du KKL, sans l'action conjointe du KKL et de genereux donateurs Israel n'existerait pas aujourd'hui! Pour cette Terre des femmes et des hommes ont donne leurs vies...et il me semble qu'il n'est pas morale de vendre ne serait-ce qu'un centimetre de cette Terre ou, peut-etre le sang juif a ete verse!!! La Nation Juive doit soutenir le KKL et faire comprendre au politiciens que leurs Terre n'est pas a vendre! Elle leurs appartiens depuis Avraham! D. l'a donnee aux juifs et a nul autres.....!
damien, 38690 biol (05/10/2007)
03 octobre 2007
SOUCCOT
SOUCCOT
Sur Le SITE de GUYSEN INTERNATIONAL NEWS .
Trois mitsvot caractérisent cette fête :
construire une soucca, prendre les arbaâ minim, et la sim’ha.
La Torah nous demande de construire une soucca et d’y habiter
durant sept jours chaque année
« afin que vos générations sachent que j’ai fait demeurer
les enfants d’Israël dans des souccot, quand je les ai fait
sortir du pays d’Egypte, moi,
l’Eternel, votre D’ (Vayiqra 23/42)».
Entre autres raisons enseignées par nos Sages, cette mitsva
a une valeur éducative car elle permet de mieux illustrer
dans l’esprit de nos enfants la situation des béné Israël
après la sortie d’Egypte.
« Vous prendrez un fruit de l’arbre Hadar (le cédratier),
une branche de palmier (il s’agit de la branche centrale
qui doit être encore fermée), des rameaux de l’arbre âvot
(le myrte) et des branches de âravé-na’hal
(saules de rivière) » Nos Sages ont vu dans le bouquet
des quatre espèces : étrog, loulav, hadass, ârava,
quatre catégories de personnes qu’ils comparent à chacune
des quatre espèces, le parfum symbolisant le savoir de la
Torah, le fruit l’accomplissement des mitsvot :
** le étrog, de l’arbre hadar,
au parfum et aux fruits délicieux, symbolise les tsadiqim,
qui ont acquis le savoir et qui pratiquent les mitsvot,
** le loulav,
sans parfum mais dont l’arbre (le palmier) est porteur
de fruits succulents, représente les personnes sans savoir
mais qui se consacrent aux bonnes actions,
** le myrte,
parfumé mais privé de fruits comestibles, représente
les personnes dotées de savoir mais qui se
désintéressent des mitsvot,
** l’arava,
sans parfum ni fruits, symbolise ceux qui n’ont ni
connaissance de la Torah ni pratique des mitsvot.
Nous unissons donc en un même bouquet ces quatre espèces, qui poussent sous des climats et dans des lieux différents, et nous proclamons devant D’ notre volonté d’unir toutes les parties qui composent notre peuple.
Ce n’est qu’en faisant abstraction de l’orgueil, de la recherche des honneurs et de l’envie qu’on accède à l’unité qui va nous permettre d’accomplir la troisième mitsva de cette fête : la sim’ha.
« Et vous vous réjouirez en présence de l’Eternel durant ces sept jours chaque année, loi perpétuelle pour vos générations. » La contradiction n’est qu’apparente entre le fait d’avoir à nous réjouir et celui de quitter notre confort pour séjourner pendant sept jours dans une petite maison de bois construite sous la voûte céleste. La soucca réduit l’importance que nous avons tendance à attribuer à la sécurité matérielle, et cette période où nous sommes tous logés dans une résidence temporaire, quel que soit le statut social de chacun, suggère l’idée d’annihilation du moi et d’égalité qui font naître l’amour d’autrui et donc l’union entre tous. L’occasion nous est ainsi donnée à Souccot d’accéder à la sim’ha authentique, et c’est pourquoi Souccot est appelé « le temps de notre joie ».
Nous pouvons nous demander pourquoi le loulav, le hadass et l’arava sont noués en un même bouquet et le étrog n’y est associé qu’au moment de la bérakha. Il semblerait que nous pouvons en déduire ceci : ainsi que nous l’avons vu, le étrog symbolise le Juste parfait, auquel le savoir et les mitsvot confèrent ce titre de noblesse, ce qui le différencie des autres membres du peuple, et nous pouvons parfaitement comprendre qu’il ne peut pas s’associer au comportement de la grande masse du peuple. Par contre les trois autres catégories de juifs peuvent toujours aspirer à s’élever au niveau du tsadiq et c’est ce que nous pouvons constater par exemple le jour de Kippour, où même les plus éloignés des pratiques du Judaïsme adoptent la conduite du tsadiq.
Le étrog, ce fruit si exceptionnel par sa beauté et par son goût, nécessite de la part de l’agriculteur des soins particuliers tout au long de l’année, et quelquefois, sur un cédratier produisant des dizaines de fruits, un seul étrog sera « méhoudar », ce qui illustre parfaitement le tsadiq.
D’origine araméenne, le mot étrog veut dire arbre. En général, l’appellation en hébreu des arbres fruitiers est désignée par le nom du fruit : êts tééna, l’arbre de la figue, êts égoz, l’arbre de la noix, êts rimone, l’arbre de la grenade. Concernant le étrog, la Torah (Vayiqra 23/40) indique : « vous prendrez le fruit de l’arbre hadar » Selon la tradition, le fruit de l’arbre hadar - l’arbre de beauté -, c’est le cédrat ou étrog. Mais ha-dar veut dire aussi « celui qui habite » ; en effet, si le étrog n’a pas été cueilli avant Souccot, il peut séjourner sur l’arbre et grossir démesurément, mais il ne tombe pas, et n’empêche ni la floraison ni la sortie de nouveaux fruits.
Avant la floraison, vers le mois de Adar, il faut élaguer les arbres, et pulvériser un insecticide afin d’éviter que les escargots ne viennent prendre gîte par milliers sur les troncs et les branches, opération qui doit se renouveler environ deux fois par semaine. Les escargots prisent particulièrement cet arbre dont le bois est doux et parfumé. Le étrog est particulièrement avide d’eau, plus que les autres fruits et c’est un arrosage journalier dosé qu’il faut lui fournir, enrichi par de l’engrais.
C’est à la période de Pessa’h que commence l’éclaircissage des fleurs, opération longue et délicate car il faudra d’une part qu’il en reste suffisamment du fait que certaines sècheront ou tomberont par un coup de vent, et d’autre part qu’elles soient assez éloignées les unes des autres, afin que les futurs fruits ne se touchent pas. Dès que le fruit atteint la grosseur d’un dé à coudre, il doit être isolé de sorte qu’aucune feuille ne puisse l’égratigner, trace qui resterait indélébile sur le fruit et le rendrait impropre à la mitsva des arbaâ minim.
Le étrog est creux à l’endroit d’où part le pédoncule qui le relie à la branche, et c’est l’une des caractéristiques qui le distinguent du étrog greffé. Certaines espèces ont au bas du fruit une excroissance longue d’environ un centimètre et demi appelée pitma, qui ajoute à la valeur du fruit. Pour que le étrog soit propre à l’accomplissement de la mitsva, sa surface doit être rugueuse, exempte de toute tache, de belle forme, plus large vers le bas et s’amincissant vers le haut du fruit. Bien sûr un étrog des trois premières années étant « ôrla » il est impropre à la mitsva et à la consommation. Il ne doit pas présenter de croûtes ou de perforations, et sa couleur ne doit pas être brunâtre ou noirâtre. Certaines espèces, comme le ‘hazon Ich, le témani, le Hillel Bréverman (très rare), sont d’un vert soutenu et lumineux, d’autres espèces sont carrément jaunes.
On reconnaît un étrog non greffé par sa peau épaisse, sa chair abondante et son cœur non juteux qui renferme les noyaux.
Un rameau de citronnier greffé sur un cédratier deviendra un arbre résistant et moins difficile à protéger que le cédratier, mais les fruits qui en sont issus, les étroguim mourkavim, sont impropres à la mitsva des quatre espèces. Le étrog greffé est lisse comme le citron, le haut du étrog est en relief et non creux à l’endroit d’où part la tige qui le relie à la branche, sa peau est fine, sa chair pas très épaisse, et il est juteux.
Plusieurs ségoulot - propriétés thérapeutiques - sont rattachées au étrog. Le fruit ne pouvant être consommé tel quel, nous avons la coutume de grouper les étroguim familiaux qui ont servi à l’accomplissement de la mitsva et de confectionner une confiture exquise que l’on conserve généralement pour prononcer la bénédiction adéquate à Tou biChévat. Une femme qui a des difficultés à concevoir mangera le jour de Hochaâna Rabba du étrog qui a servi à l’accomplissement de la mitsva et sur lequel aura été prononcée la bénédiction requise. Une femme sur le point d’accoucher consommera de la confiture de étrog et ses souffrances seront moins grandes. Le étrog stimule les fonctions du foie et combat la dépression, l’angoisse et l’asthénie. Autre propriété : un étrog placé dans une armoire chasse par son odeur les mites.
Son coût varie selon les espèces, l’esthétique du fruit et sa cacherout. Un étrog peut être passoul (impropre à la mitsva), cachère (non parfait mais sur lequel peut être prononcée la bénédiction) ou méhoudar (sans aucun défaut et parfait par sa forme et par sa beauté).
Sur Le Site de : GUYSEN INTERNATIONAL NEWS -
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Trois mitsvot caractérisent cette fête :
construire une soucca, prendre les arbaâ minim, et la sim’ha.
La Torah nous demande de construire une soucca et d’y habiter
durant sept jours chaque année
« afin que vos générations sachent que j’ai fait demeurer
les enfants d’Israël dans des souccot, quand je les ai fait
sortir du pays d’Egypte, moi,
l’Eternel, votre D’ (Vayiqra 23/42)».
Entre autres raisons enseignées par nos Sages, cette mitsva
a une valeur éducative car elle permet de mieux illustrer
dans l’esprit de nos enfants la situation des béné Israël
après la sortie d’Egypte.
« Vous prendrez un fruit de l’arbre Hadar (le cédratier),
une branche de palmier (il s’agit de la branche centrale
qui doit être encore fermée), des rameaux de l’arbre âvot
(le myrte) et des branches de âravé-na’hal
(saules de rivière) » Nos Sages ont vu dans le bouquet
des quatre espèces : étrog, loulav, hadass, ârava,
quatre catégories de personnes qu’ils comparent à chacune
des quatre espèces, le parfum symbolisant le savoir de la
Torah, le fruit l’accomplissement des mitsvot :
** le étrog, de l’arbre hadar,
au parfum et aux fruits délicieux, symbolise les tsadiqim,
qui ont acquis le savoir et qui pratiquent les mitsvot,
** le loulav,
sans parfum mais dont l’arbre (le palmier) est porteur
de fruits succulents, représente les personnes sans savoir
mais qui se consacrent aux bonnes actions,
** le myrte,
parfumé mais privé de fruits comestibles, représente
les personnes dotées de savoir mais qui se
désintéressent des mitsvot,
** l’arava,
sans parfum ni fruits, symbolise ceux qui n’ont ni
connaissance de la Torah ni pratique des mitsvot.
Nous unissons donc en un même bouquet ces quatre espèces, qui poussent sous des climats et dans des lieux différents, et nous proclamons devant D’ notre volonté d’unir toutes les parties qui composent notre peuple.
Ce n’est qu’en faisant abstraction de l’orgueil, de la recherche des honneurs et de l’envie qu’on accède à l’unité qui va nous permettre d’accomplir la troisième mitsva de cette fête : la sim’ha.
« Et vous vous réjouirez en présence de l’Eternel durant ces sept jours chaque année, loi perpétuelle pour vos générations. » La contradiction n’est qu’apparente entre le fait d’avoir à nous réjouir et celui de quitter notre confort pour séjourner pendant sept jours dans une petite maison de bois construite sous la voûte céleste. La soucca réduit l’importance que nous avons tendance à attribuer à la sécurité matérielle, et cette période où nous sommes tous logés dans une résidence temporaire, quel que soit le statut social de chacun, suggère l’idée d’annihilation du moi et d’égalité qui font naître l’amour d’autrui et donc l’union entre tous. L’occasion nous est ainsi donnée à Souccot d’accéder à la sim’ha authentique, et c’est pourquoi Souccot est appelé « le temps de notre joie ».
Nous pouvons nous demander pourquoi le loulav, le hadass et l’arava sont noués en un même bouquet et le étrog n’y est associé qu’au moment de la bérakha. Il semblerait que nous pouvons en déduire ceci : ainsi que nous l’avons vu, le étrog symbolise le Juste parfait, auquel le savoir et les mitsvot confèrent ce titre de noblesse, ce qui le différencie des autres membres du peuple, et nous pouvons parfaitement comprendre qu’il ne peut pas s’associer au comportement de la grande masse du peuple. Par contre les trois autres catégories de juifs peuvent toujours aspirer à s’élever au niveau du tsadiq et c’est ce que nous pouvons constater par exemple le jour de Kippour, où même les plus éloignés des pratiques du Judaïsme adoptent la conduite du tsadiq.
Le étrog, ce fruit si exceptionnel par sa beauté et par son goût, nécessite de la part de l’agriculteur des soins particuliers tout au long de l’année, et quelquefois, sur un cédratier produisant des dizaines de fruits, un seul étrog sera « méhoudar », ce qui illustre parfaitement le tsadiq.
D’origine araméenne, le mot étrog veut dire arbre. En général, l’appellation en hébreu des arbres fruitiers est désignée par le nom du fruit : êts tééna, l’arbre de la figue, êts égoz, l’arbre de la noix, êts rimone, l’arbre de la grenade. Concernant le étrog, la Torah (Vayiqra 23/40) indique : « vous prendrez le fruit de l’arbre hadar » Selon la tradition, le fruit de l’arbre hadar - l’arbre de beauté -, c’est le cédrat ou étrog. Mais ha-dar veut dire aussi « celui qui habite » ; en effet, si le étrog n’a pas été cueilli avant Souccot, il peut séjourner sur l’arbre et grossir démesurément, mais il ne tombe pas, et n’empêche ni la floraison ni la sortie de nouveaux fruits.
Avant la floraison, vers le mois de Adar, il faut élaguer les arbres, et pulvériser un insecticide afin d’éviter que les escargots ne viennent prendre gîte par milliers sur les troncs et les branches, opération qui doit se renouveler environ deux fois par semaine. Les escargots prisent particulièrement cet arbre dont le bois est doux et parfumé. Le étrog est particulièrement avide d’eau, plus que les autres fruits et c’est un arrosage journalier dosé qu’il faut lui fournir, enrichi par de l’engrais.
C’est à la période de Pessa’h que commence l’éclaircissage des fleurs, opération longue et délicate car il faudra d’une part qu’il en reste suffisamment du fait que certaines sècheront ou tomberont par un coup de vent, et d’autre part qu’elles soient assez éloignées les unes des autres, afin que les futurs fruits ne se touchent pas. Dès que le fruit atteint la grosseur d’un dé à coudre, il doit être isolé de sorte qu’aucune feuille ne puisse l’égratigner, trace qui resterait indélébile sur le fruit et le rendrait impropre à la mitsva des arbaâ minim.
Le étrog est creux à l’endroit d’où part le pédoncule qui le relie à la branche, et c’est l’une des caractéristiques qui le distinguent du étrog greffé. Certaines espèces ont au bas du fruit une excroissance longue d’environ un centimètre et demi appelée pitma, qui ajoute à la valeur du fruit. Pour que le étrog soit propre à l’accomplissement de la mitsva, sa surface doit être rugueuse, exempte de toute tache, de belle forme, plus large vers le bas et s’amincissant vers le haut du fruit. Bien sûr un étrog des trois premières années étant « ôrla » il est impropre à la mitsva et à la consommation. Il ne doit pas présenter de croûtes ou de perforations, et sa couleur ne doit pas être brunâtre ou noirâtre. Certaines espèces, comme le ‘hazon Ich, le témani, le Hillel Bréverman (très rare), sont d’un vert soutenu et lumineux, d’autres espèces sont carrément jaunes.
On reconnaît un étrog non greffé par sa peau épaisse, sa chair abondante et son cœur non juteux qui renferme les noyaux.
Un rameau de citronnier greffé sur un cédratier deviendra un arbre résistant et moins difficile à protéger que le cédratier, mais les fruits qui en sont issus, les étroguim mourkavim, sont impropres à la mitsva des quatre espèces. Le étrog greffé est lisse comme le citron, le haut du étrog est en relief et non creux à l’endroit d’où part la tige qui le relie à la branche, sa peau est fine, sa chair pas très épaisse, et il est juteux.
Plusieurs ségoulot - propriétés thérapeutiques - sont rattachées au étrog. Le fruit ne pouvant être consommé tel quel, nous avons la coutume de grouper les étroguim familiaux qui ont servi à l’accomplissement de la mitsva et de confectionner une confiture exquise que l’on conserve généralement pour prononcer la bénédiction adéquate à Tou biChévat. Une femme qui a des difficultés à concevoir mangera le jour de Hochaâna Rabba du étrog qui a servi à l’accomplissement de la mitsva et sur lequel aura été prononcée la bénédiction requise. Une femme sur le point d’accoucher consommera de la confiture de étrog et ses souffrances seront moins grandes. Le étrog stimule les fonctions du foie et combat la dépression, l’angoisse et l’asthénie. Autre propriété : un étrog placé dans une armoire chasse par son odeur les mites.
Son coût varie selon les espèces, l’esthétique du fruit et sa cacherout. Un étrog peut être passoul (impropre à la mitsva), cachère (non parfait mais sur lequel peut être prononcée la bénédiction) ou méhoudar (sans aucun défaut et parfait par sa forme et par sa beauté).
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GOD BLESS YOU ISRAEL !
God bless you Israël !
Par Hanna Mesguishe pour Guysen International News.
Mercredi 3 octobre 2007 à 09:10
Chaque année, des milliers de pèlerins chrétiens, venus de plus
de 90 nations différentes, se retrouvent à Jérusalem pour
célébrer la fête des Tabernacles, appellation chrétienne de
la fête de Souccot.
Pour cette 28e édition, l’ICEJ
(Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem)
attendait plus de 6 000 visiteurs.
Un chiffre record, qui profite à l’économie touristique
israélienne, mais qui suscite également quelques controverses…
Le 27 septembre dernier,
ce sont plus de 6 000 pèlerins du monde entier qui sont
arrivés à Jérusalem.
Comme chaque année, à l’occasion de la fête de Souccot
(fête des Tabernacles) ils viennent prouver à Israël
leur amour et leur dévouement.
Pris en charge par l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem (ICEJ), ils font partis de la plus grande organisation sioniste chrétienne du monde, qui s’engage à défendre la cause de l’État hébreu à l’étranger.
Dans leurs pays respectifs, ils se consacrent à inciter les chrétiens à s’opposer à la vague antisémite et hostile qui menace de plus en plus Israël.
5 piliers essentiels caractérisent la communauté des chrétiens amis d’Israël : consoler Israël, prier pour Israël, informer l’Église, encourager la fidélité envers D. ieu et combattre l’antisémitisme.
Cette noble cause a pourtant été vivement critiquée par les autorités rabbiniques de Jérusalem qui se sont opposées, 15 jours avant le début de Souccot, à leur venue.
Le rabbinat de Jérusalem a en effet qualifié cet évènement touristique de "dérangeant et déroutant "affirmant que les chrétiens étaient là dans le but de convertir la population, une activité illégale en Terre Sainte.
Le rabbinat a d’ailleurs formellement déconseillé aux personnes juives de participer à la très populaire marche de Jérusalem du mardi 3 octobre.
Le révérend Malcom Hedding, directeur de l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem n’a pas compris cette soudaine opposition.
"Depuis 27 ans, nos pèlerins ont toujours été accueillis très chaleureusement par les Israéliens. C’est étonnant de voir que certaines autorités religieuses croient que nos fidèles viennent ici en tant que missionnaires. L’ICEJ a toujours défendu de telles pratiques" explique-t-il.
Cependant, en dépit des soupçons lancés par les autorités juives israéliennes, la portée de leur manifestation n’a pas été affectée.
Considérée comme l’activité touristique chrétienne la plus importante de l’année en Israël, elle permet à l’économie d’augmenter son chiffre d’affaire de 18 millions de dollars.
En une semaine, ce sont près de 16 000 chambres supplémentaires qui ont ainsi été occupées dans tous les hôtels de la ville.
En leur honneur, l’IECJ a donc mis en place un programme touristique particulièrement chargé : visites, concerts, sans oublier la traditionnelle marche dans la ville qui clôture le voyage.
Guysen International News a eu le privilège d’accompagner ces pèlerins lors d’une visite dans une base militaire.
Les fidèles présents en l’honneur de cette semaine de fête ont été nombreux à y participer.
La base, située dans la vallée du Jourdain a notamment été mobilisée lors de l’évacuation des colonies de Gush Katif.
"Il est important pour eux de rencontrer ceux qui font en sorte qu’Israël résiste aux menaces des ennemis" explique Yudit Setz, l’organisatrice chargée de la visite de la base.
Pourtant, c’était la première fois qu’une telle excursion a été organisée.
"Ca fait trois fois que je viens en Israël mais c’est la première fois que je vais visiter une base militaire" déclare Rick, un participant venu d’Australie.
"Ce qu’il y a de différent par rapport à la visite d’une telle enceinte dans un autre pays ? C’est qu’ici, on est en Israël !" rajoute-t-il.
À peine arrivés sur la base, les touristes sont allés parler aux soldats.
La plupart, souhaitaient simplement les féliciter ou les encourager.
"Les gens nous demandent depuis combien de temps nous sommes là, si ça nous plaît, si ça n’est pas trop dur et en quoi consiste notre travail ici" rapporte un jeune soldat.
"Ils n’ont pas de questions précises ; ils nous disent juste bravo et merci " rajoute son voisin.
Tous les visiteurs sans exceptions ont profité de leur venue pour se faire photographier en compagnie des jeunes recrues de l’armée.
" Les gens se sentent proches de nous. Ils nous voient comme les enfants du pays, la jeunesse qui œuvre pour l’avenir de son pays"raconte une jeune soldate.
La visite s’est poursuivie par la présentation des armes, des systèmes d’écoute, des techniques de défense, un spectacle qui a ravi les pèlerins et qui n’a fait qu’augmenter l’admiration qu’ils ont pour ces jeunes militaires.
Avant de remonter dans le car, ils ont lancé un ultime
"God bless you ! " aux soldats.
"C’était un moment unique et fantastique que je ne suis
pas prête d’oublier" déclare Bailey, membre de la
délégation de Nouvelle-Zélande.
De retour à Jérusalem, les touristes ont profité de leur
dernière soirée en Terre Sainte.
Mardi 2 octobre, ils ont achevé leur périple par une grande
marche à travers la ville, puis ont regagné leurs
pays respectifs.
Ils aiment Israël, mais Israël le leur rend bien…
Par Hanna Mesguishe pour Guysen International News.
Mercredi 3 octobre 2007 à 09:10
Chaque année, des milliers de pèlerins chrétiens, venus de plus
de 90 nations différentes, se retrouvent à Jérusalem pour
célébrer la fête des Tabernacles, appellation chrétienne de
la fête de Souccot.
Pour cette 28e édition, l’ICEJ
(Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem)
attendait plus de 6 000 visiteurs.
Un chiffre record, qui profite à l’économie touristique
israélienne, mais qui suscite également quelques controverses…
Le 27 septembre dernier,
ce sont plus de 6 000 pèlerins du monde entier qui sont
arrivés à Jérusalem.
Comme chaque année, à l’occasion de la fête de Souccot
(fête des Tabernacles) ils viennent prouver à Israël
leur amour et leur dévouement.
Pris en charge par l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem (ICEJ), ils font partis de la plus grande organisation sioniste chrétienne du monde, qui s’engage à défendre la cause de l’État hébreu à l’étranger.
Dans leurs pays respectifs, ils se consacrent à inciter les chrétiens à s’opposer à la vague antisémite et hostile qui menace de plus en plus Israël.
5 piliers essentiels caractérisent la communauté des chrétiens amis d’Israël : consoler Israël, prier pour Israël, informer l’Église, encourager la fidélité envers D. ieu et combattre l’antisémitisme.
Cette noble cause a pourtant été vivement critiquée par les autorités rabbiniques de Jérusalem qui se sont opposées, 15 jours avant le début de Souccot, à leur venue.
Le rabbinat de Jérusalem a en effet qualifié cet évènement touristique de "dérangeant et déroutant "affirmant que les chrétiens étaient là dans le but de convertir la population, une activité illégale en Terre Sainte.
Le rabbinat a d’ailleurs formellement déconseillé aux personnes juives de participer à la très populaire marche de Jérusalem du mardi 3 octobre.
Le révérend Malcom Hedding, directeur de l’Ambassade Chrétienne Internationale de Jérusalem n’a pas compris cette soudaine opposition.
"Depuis 27 ans, nos pèlerins ont toujours été accueillis très chaleureusement par les Israéliens. C’est étonnant de voir que certaines autorités religieuses croient que nos fidèles viennent ici en tant que missionnaires. L’ICEJ a toujours défendu de telles pratiques" explique-t-il.
Cependant, en dépit des soupçons lancés par les autorités juives israéliennes, la portée de leur manifestation n’a pas été affectée.
Considérée comme l’activité touristique chrétienne la plus importante de l’année en Israël, elle permet à l’économie d’augmenter son chiffre d’affaire de 18 millions de dollars.
En une semaine, ce sont près de 16 000 chambres supplémentaires qui ont ainsi été occupées dans tous les hôtels de la ville.
En leur honneur, l’IECJ a donc mis en place un programme touristique particulièrement chargé : visites, concerts, sans oublier la traditionnelle marche dans la ville qui clôture le voyage.
Guysen International News a eu le privilège d’accompagner ces pèlerins lors d’une visite dans une base militaire.
Les fidèles présents en l’honneur de cette semaine de fête ont été nombreux à y participer.
La base, située dans la vallée du Jourdain a notamment été mobilisée lors de l’évacuation des colonies de Gush Katif.
"Il est important pour eux de rencontrer ceux qui font en sorte qu’Israël résiste aux menaces des ennemis" explique Yudit Setz, l’organisatrice chargée de la visite de la base.
Pourtant, c’était la première fois qu’une telle excursion a été organisée.
"Ca fait trois fois que je viens en Israël mais c’est la première fois que je vais visiter une base militaire" déclare Rick, un participant venu d’Australie.
"Ce qu’il y a de différent par rapport à la visite d’une telle enceinte dans un autre pays ? C’est qu’ici, on est en Israël !" rajoute-t-il.
À peine arrivés sur la base, les touristes sont allés parler aux soldats.
La plupart, souhaitaient simplement les féliciter ou les encourager.
"Les gens nous demandent depuis combien de temps nous sommes là, si ça nous plaît, si ça n’est pas trop dur et en quoi consiste notre travail ici" rapporte un jeune soldat.
"Ils n’ont pas de questions précises ; ils nous disent juste bravo et merci " rajoute son voisin.
Tous les visiteurs sans exceptions ont profité de leur venue pour se faire photographier en compagnie des jeunes recrues de l’armée.
" Les gens se sentent proches de nous. Ils nous voient comme les enfants du pays, la jeunesse qui œuvre pour l’avenir de son pays"raconte une jeune soldate.
La visite s’est poursuivie par la présentation des armes, des systèmes d’écoute, des techniques de défense, un spectacle qui a ravi les pèlerins et qui n’a fait qu’augmenter l’admiration qu’ils ont pour ces jeunes militaires.
Avant de remonter dans le car, ils ont lancé un ultime
"God bless you ! " aux soldats.
"C’était un moment unique et fantastique que je ne suis
pas prête d’oublier" déclare Bailey, membre de la
délégation de Nouvelle-Zélande.
De retour à Jérusalem, les touristes ont profité de leur
dernière soirée en Terre Sainte.
Mardi 2 octobre, ils ont achevé leur périple par une grande
marche à travers la ville, puis ont regagné leurs
pays respectifs.
Ils aiment Israël, mais Israël le leur rend bien…
02 octobre 2007
LA PAROLE DRESSEE...
La parole dressée par Albert Bensoussan
Par webmaster, mardi 2 octobre 2007 à 06:25
Sur Le BLOG de terredisrael.com
Au jour de Kippour, dans le flot des prières, de la liturgie,
des poèmes que l’on clame en plaçant sa voix tout au fond
de la gorge, au plus près du cœur, une phrase m’a
particulièrement frappé :
Le’olam Hachem débarh’a nitsav béchamaïm, que l’on peut
traduire par : «Toujours Hachem Ta parole se dressera
dans les cieux», et que Andre Chouraqui ( Zal ) comprend
ainsi : « En pérennité IHVH, Ta parole se poste dans les
ciels ». Cette phrase est issue du verset 89 du psaume 119,
où le psalmiste implore l’Eternel de le faire
« vivre selon (Sa) parole », dit vouloir « garder
(Ses) paroles », et réitère : « Oui, Ta parole,
je la souhaite… je souhaite Ta parole. Mes yeux s’épuisent
en ton dire », avec cette culmination de piété :
« Je garde le témoignage de Ta bouche », qui précède
la culmination du discours sur Son verbe :
« Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur
mon chemin ».
Il s’agit d’un des plus longs textes du Tehilim et l’un des sommets de l’acte de piété. Eh bien ! cette parole dressée dans les cieux, nous la répétons à Kippour à douze reprises. Nous voulons la clamer, la proclamer partout et toujours et en toute direction, et si nous le faisons douze fois, c’est parce qu’Israël se compose de douze tribus, qui bientôt seront dispersés et, ce faisant, iront porter Sa parole aux quatre coins de la terre ; même jusqu’à ce pays lointain aux portes duquel le rabbin espagnol Benjamin de Tudèle s’arrêta au XIIème siècle – il voulait recenser et compter les communautés juives de par le monde, et ce voyage lui prit 13 années – et voilà : Al-Tsin (ainsi que l’on nommait alors la Chine) comptait déjà une synagogue et une modeste communauté. Alors oui, Sa parole s’était-elle répandue aux quatre coins du monde, et nous La vivifions au jour de Kippour en répétant douze fois, par la voix de l’un et de l’autre, que Sa parole – la Torah – se dresse dans le ciel et nous éclaire comme un soleil et nous guide comme une étoile polaire. Et que belle est la synagogue populeuse de Kippour où, de tout côté et à tour de rôle, chacun des douze hérauts proclame la présence du verbe divin au-dessus de nos têtes.
Cette parole dressée, c’est bien celle qui est présentée au kahal réuni chaque fois qu’on lit sur le Sefer Torah, et chez nous, lorsqu’on le soulevait d’un rude coup de poignet – et c’était toujours le père Derrida avec sa longue barbe blanche qui me faisait penser qu’il était, en quelque sorte, une image plausible de Moshé Rabinou – et que nous zozotions à l’envi ve zot hatorah, je savais déjà tout de cette « parole postée dans les ciels ».
Et voilà que nous arrivons à la fin du rouleau et que nous allons danser avec la Loi : ce sera alors Simh’at Torah. L’an dernier, à la synagogue des Rabbanim algérois de Netanya, j’ai fait sept fois le tour de la téva en tenant contre moi le lourd rouleau sacré dans son étui de bois, tout en me sentant curieusement léger. Autrefois, au Grand-Temple d’Alger, nos anciens, ce soir-là, se laissaient aller aux débordements ou à l’ivresse, et c’était étonnant de les voir sortir les séfarim de l’Aron hakodesh et de descendre au bas de la téva pour se trémousser en serrant contre leur poitrine notre Torah ; et même, ils la saisissaient par ses tenants de bois et la haussaient au-dessus de leur tête, comme s’ils avaient lancé en l’air leur fiancée ainsi que l’auraient fait des danseurs d’opéra. Je sais qu’enfant, je ne comprenais guère ces licences et ces jeux : est-on trop sérieux et assez niais quand on est encore au Talmud Torah et en attente de bar-mitzvah ? Oui, ces vieux me choquaient car je pensais qu’ils traitaient à la légère ce qui pour nous, pour mon père et moi, était si sacré que la première chose que nous faisions en pénétrant dans la synagogue était d’aller pieusement baiser les sefarim derrière le rideau de l’Eh’al. Je sais aujourd’hui que Simh’at Torah est une danse sacrée et qu’il convient de couronner le chœur à douze voix de Kippour, de faire aboutir la promesse et de propager la lumière : oui, nous dresserons bien haut la parole de l’Eternel.
Albert Bensoussan
Par webmaster, mardi 2 octobre 2007 à 06:25
Sur Le BLOG de terredisrael.com
Au jour de Kippour, dans le flot des prières, de la liturgie,
des poèmes que l’on clame en plaçant sa voix tout au fond
de la gorge, au plus près du cœur, une phrase m’a
particulièrement frappé :
Le’olam Hachem débarh’a nitsav béchamaïm, que l’on peut
traduire par : «Toujours Hachem Ta parole se dressera
dans les cieux», et que Andre Chouraqui ( Zal ) comprend
ainsi : « En pérennité IHVH, Ta parole se poste dans les
ciels ». Cette phrase est issue du verset 89 du psaume 119,
où le psalmiste implore l’Eternel de le faire
« vivre selon (Sa) parole », dit vouloir « garder
(Ses) paroles », et réitère : « Oui, Ta parole,
je la souhaite… je souhaite Ta parole. Mes yeux s’épuisent
en ton dire », avec cette culmination de piété :
« Je garde le témoignage de Ta bouche », qui précède
la culmination du discours sur Son verbe :
« Ta parole est une lampe à mes pieds, une lumière sur
mon chemin ».
Il s’agit d’un des plus longs textes du Tehilim et l’un des sommets de l’acte de piété. Eh bien ! cette parole dressée dans les cieux, nous la répétons à Kippour à douze reprises. Nous voulons la clamer, la proclamer partout et toujours et en toute direction, et si nous le faisons douze fois, c’est parce qu’Israël se compose de douze tribus, qui bientôt seront dispersés et, ce faisant, iront porter Sa parole aux quatre coins de la terre ; même jusqu’à ce pays lointain aux portes duquel le rabbin espagnol Benjamin de Tudèle s’arrêta au XIIème siècle – il voulait recenser et compter les communautés juives de par le monde, et ce voyage lui prit 13 années – et voilà : Al-Tsin (ainsi que l’on nommait alors la Chine) comptait déjà une synagogue et une modeste communauté. Alors oui, Sa parole s’était-elle répandue aux quatre coins du monde, et nous La vivifions au jour de Kippour en répétant douze fois, par la voix de l’un et de l’autre, que Sa parole – la Torah – se dresse dans le ciel et nous éclaire comme un soleil et nous guide comme une étoile polaire. Et que belle est la synagogue populeuse de Kippour où, de tout côté et à tour de rôle, chacun des douze hérauts proclame la présence du verbe divin au-dessus de nos têtes.
Cette parole dressée, c’est bien celle qui est présentée au kahal réuni chaque fois qu’on lit sur le Sefer Torah, et chez nous, lorsqu’on le soulevait d’un rude coup de poignet – et c’était toujours le père Derrida avec sa longue barbe blanche qui me faisait penser qu’il était, en quelque sorte, une image plausible de Moshé Rabinou – et que nous zozotions à l’envi ve zot hatorah, je savais déjà tout de cette « parole postée dans les ciels ».
Et voilà que nous arrivons à la fin du rouleau et que nous allons danser avec la Loi : ce sera alors Simh’at Torah. L’an dernier, à la synagogue des Rabbanim algérois de Netanya, j’ai fait sept fois le tour de la téva en tenant contre moi le lourd rouleau sacré dans son étui de bois, tout en me sentant curieusement léger. Autrefois, au Grand-Temple d’Alger, nos anciens, ce soir-là, se laissaient aller aux débordements ou à l’ivresse, et c’était étonnant de les voir sortir les séfarim de l’Aron hakodesh et de descendre au bas de la téva pour se trémousser en serrant contre leur poitrine notre Torah ; et même, ils la saisissaient par ses tenants de bois et la haussaient au-dessus de leur tête, comme s’ils avaient lancé en l’air leur fiancée ainsi que l’auraient fait des danseurs d’opéra. Je sais qu’enfant, je ne comprenais guère ces licences et ces jeux : est-on trop sérieux et assez niais quand on est encore au Talmud Torah et en attente de bar-mitzvah ? Oui, ces vieux me choquaient car je pensais qu’ils traitaient à la légère ce qui pour nous, pour mon père et moi, était si sacré que la première chose que nous faisions en pénétrant dans la synagogue était d’aller pieusement baiser les sefarim derrière le rideau de l’Eh’al. Je sais aujourd’hui que Simh’at Torah est une danse sacrée et qu’il convient de couronner le chœur à douze voix de Kippour, de faire aboutir la promesse et de propager la lumière : oui, nous dresserons bien haut la parole de l’Eternel.
Albert Bensoussan
01 octobre 2007
ISRAEL - HEZBOLLAH
Israël-Hezbollah.
Prélude à la Troisième Guerre mondiale ?
Par Olivier Rafowicz -
Propos recueillis par Sandrine Sebbane
Par webmaster, lundi 1 octobre 2007
Jean-Pierre Allali pour le CRIF Infos
Et sur Le Blog de Terredisrael.com
Bien des témoignages ont été apportés sur la guerre qu’Israël
a été obligé de mener contre le Hezbollah libanais il y a
un an, lors de l’été 2006. Celui d’Olivier Rafowicz, recueilli
par la journaliste Sandrine Sebbane, est important car de
première main. Lieutenant-colonel de réserve,
ancien porte-parole de Tsahal pour la presse étrangère,
l’auteur est très au fait des questions militaires et
stratégiques relatives au Proche-Orient.
Par delà la description proprement technique du conflit, dont
le public, en France comme ailleurs, aura été abondamment
inondé à l’époque, Olivier Rafowicz propose une analyse plus
en profondeur de la situation d’Israël et, partant, du
peuple juif, que cette guerre aura finalement révélée.
Pour lui, « l’année 2006 a été un tournant sur au moins
deux points importants liés à la position de l’Etat d’Israël
et à l’histoire contemporaine du peuple juif ».
Deux tournants, en fait, précise-t-il : celui qui voit
les groupes islamistes radicaux passer à des actes de
guerre d’une dangerosité extrême pour la région. Celui,
aussi, plus pernicieux, qui voit, à travers le monde,
des intellectuels, des chercheurs, des scientifiques et
même, hélas, des Juifs antisionistes, mettre en cause la
réalité de la Shoah. « Ce ne sont plus des leaders
politiques ni des militaires mais des intellectuels,
des chanteurs, des écrivains, qui prennent la plume ou
le micro pour déclarer que maintenant plus rien n’est tabou:
ni la Shoah, ni Auschwitz, ni les nazis, ni le salut
hitlérien ». Bref, un antisionisme viscéral doublé d’un
antiaméricanisme débridé, le tout « bien arrosé d’une
bonne sauce antisémite ».
« Dans les années 1970, explique l’auteur, les sociologues
pensaient que le conflit serait entre le nord et le sud.
Mais le conflit d’aujourd’hui et bientôt de demain sera
celui du rationalisme et de la logique judéo-chrétienne
face à des fous de Dieu prêts à se faire exploser dans
des restaurants, des centres commerciaux et autres
gratte-ciels ». Avec ce conflit, nous assistons à la
« première guerre entre Israël et l’islam intégriste ».
Pour ce qui est du conflit proprement dit, tout a été déjà
dit, ou presque. Ce qui fait l’intérêt de l’ouvrage, par delà le décompte macabre des victimes ou de la description des armements utilisés de part et d’autre, c’est l’analyse, originale et percutante, des tenants et des aboutissants, de cette guerre. Car « la situation est et sera pour encore de très nombreuses années une guerre permanente, existentielle pour Israël qui ici et là peut manœuvrer avec une marge d’actions et d’erreurs extrêmement faible ».
Oui, reconnaît Rafowicz, il y a eu un certain cafouillage au plus au niveau, mais l’essentiel est ailleurs. Le Liban a lui aussi été meurtri bien qu’il ne soit pas l’ennemi d’Israël. Les coupables, ce sont l’Iran, la Syrie et leurs acolytes.
Autre aspect, souvent peu relevé par les médias et les commentateurs : l’attitude des Arabes israéliens pendant cet été meurtrier. Bien que 18 Arabes israéliens aient été dénombrés dans les victimes civiles, « les députés arabes israéliens ont refusé de critiquer seulement le Hezbollah pour critiquer la guerre en général ». Pire, ils « ont en tout cas démontré une volonté de soutien au Liban plutôt qu’à l’Etat d’Israël ». Conséquence grave : les Arabes israéliens se sont déconnectés de leurs concitoyens juifs.
Israël, désormais, doit être constamment sur ses gardes. D’un mal peut émerger un bien et ce bien c’est que désormais le Hezbollah a montré son vrai visage, il est démasqué. Tout au long de ses soixante années d’existence Israël a tout essayé pour faire la paix avec ses voisins. Et il a bien fait. Mais il convient d’ouvrir tout grands les yeux. « On passe à une autre étape qui est l’étape de survie…on arrête les négociations bidon, les fausses manœuvres de paix. On admet que certains Arabes, que l’islam intégriste, le Hezbollah et le Hamas veulent détruire Israël ».
Face à un ennemi vicieux et d’une fourberie sans égale, il faut être dur, intraitable. Et tant pis si l’image de l’Etat juif est écornée.
« Les fascistes islamiques ont réussi à faire en sorte qu’Israël ne croit plus aujourd’hui en la paix. Les Israéliens ont désormais davantage foi en la vie et feront tout pour assurer l’avenir de leurs enfants et du pays. Peu importe si le prix à payer pour cela est une image négative dans le monde et une position politiquement difficile »
« Je me défends, donc je suis » chantait le regretté Herbert Pagani. Telle est, en tout cas, la philosophie de l’auteur qui considère que tout compte fait, avec le recul, en tenant compte de l’application de la résolution 1701, des changements politiques et militaires survenus au Liban, le résultat de cette guerre est une victoire israélienne. Passionnant. A lire absolument.
Jean-Pierre Allali pour le CRIF Infos
Israël-Hezbollah.
Prélude à la Troisième Guerre mondiale ?
Par Olivier Rafowicz Propos recueillis par
Sandrine Sebbane aux Editions Favre. Mars 2007. 184 pages.
Sur Le BLOG de www.terredisrael.com
Prélude à la Troisième Guerre mondiale ?
Par Olivier Rafowicz -
Propos recueillis par Sandrine Sebbane
Par webmaster, lundi 1 octobre 2007
Jean-Pierre Allali pour le CRIF Infos
Et sur Le Blog de Terredisrael.com
Bien des témoignages ont été apportés sur la guerre qu’Israël
a été obligé de mener contre le Hezbollah libanais il y a
un an, lors de l’été 2006. Celui d’Olivier Rafowicz, recueilli
par la journaliste Sandrine Sebbane, est important car de
première main. Lieutenant-colonel de réserve,
ancien porte-parole de Tsahal pour la presse étrangère,
l’auteur est très au fait des questions militaires et
stratégiques relatives au Proche-Orient.
Par delà la description proprement technique du conflit, dont
le public, en France comme ailleurs, aura été abondamment
inondé à l’époque, Olivier Rafowicz propose une analyse plus
en profondeur de la situation d’Israël et, partant, du
peuple juif, que cette guerre aura finalement révélée.
Pour lui, « l’année 2006 a été un tournant sur au moins
deux points importants liés à la position de l’Etat d’Israël
et à l’histoire contemporaine du peuple juif ».
Deux tournants, en fait, précise-t-il : celui qui voit
les groupes islamistes radicaux passer à des actes de
guerre d’une dangerosité extrême pour la région. Celui,
aussi, plus pernicieux, qui voit, à travers le monde,
des intellectuels, des chercheurs, des scientifiques et
même, hélas, des Juifs antisionistes, mettre en cause la
réalité de la Shoah. « Ce ne sont plus des leaders
politiques ni des militaires mais des intellectuels,
des chanteurs, des écrivains, qui prennent la plume ou
le micro pour déclarer que maintenant plus rien n’est tabou:
ni la Shoah, ni Auschwitz, ni les nazis, ni le salut
hitlérien ». Bref, un antisionisme viscéral doublé d’un
antiaméricanisme débridé, le tout « bien arrosé d’une
bonne sauce antisémite ».
« Dans les années 1970, explique l’auteur, les sociologues
pensaient que le conflit serait entre le nord et le sud.
Mais le conflit d’aujourd’hui et bientôt de demain sera
celui du rationalisme et de la logique judéo-chrétienne
face à des fous de Dieu prêts à se faire exploser dans
des restaurants, des centres commerciaux et autres
gratte-ciels ». Avec ce conflit, nous assistons à la
« première guerre entre Israël et l’islam intégriste ».
Pour ce qui est du conflit proprement dit, tout a été déjà
dit, ou presque. Ce qui fait l’intérêt de l’ouvrage, par delà le décompte macabre des victimes ou de la description des armements utilisés de part et d’autre, c’est l’analyse, originale et percutante, des tenants et des aboutissants, de cette guerre. Car « la situation est et sera pour encore de très nombreuses années une guerre permanente, existentielle pour Israël qui ici et là peut manœuvrer avec une marge d’actions et d’erreurs extrêmement faible ».
Oui, reconnaît Rafowicz, il y a eu un certain cafouillage au plus au niveau, mais l’essentiel est ailleurs. Le Liban a lui aussi été meurtri bien qu’il ne soit pas l’ennemi d’Israël. Les coupables, ce sont l’Iran, la Syrie et leurs acolytes.
Autre aspect, souvent peu relevé par les médias et les commentateurs : l’attitude des Arabes israéliens pendant cet été meurtrier. Bien que 18 Arabes israéliens aient été dénombrés dans les victimes civiles, « les députés arabes israéliens ont refusé de critiquer seulement le Hezbollah pour critiquer la guerre en général ». Pire, ils « ont en tout cas démontré une volonté de soutien au Liban plutôt qu’à l’Etat d’Israël ». Conséquence grave : les Arabes israéliens se sont déconnectés de leurs concitoyens juifs.
Israël, désormais, doit être constamment sur ses gardes. D’un mal peut émerger un bien et ce bien c’est que désormais le Hezbollah a montré son vrai visage, il est démasqué. Tout au long de ses soixante années d’existence Israël a tout essayé pour faire la paix avec ses voisins. Et il a bien fait. Mais il convient d’ouvrir tout grands les yeux. « On passe à une autre étape qui est l’étape de survie…on arrête les négociations bidon, les fausses manœuvres de paix. On admet que certains Arabes, que l’islam intégriste, le Hezbollah et le Hamas veulent détruire Israël ».
Face à un ennemi vicieux et d’une fourberie sans égale, il faut être dur, intraitable. Et tant pis si l’image de l’Etat juif est écornée.
« Les fascistes islamiques ont réussi à faire en sorte qu’Israël ne croit plus aujourd’hui en la paix. Les Israéliens ont désormais davantage foi en la vie et feront tout pour assurer l’avenir de leurs enfants et du pays. Peu importe si le prix à payer pour cela est une image négative dans le monde et une position politiquement difficile »
« Je me défends, donc je suis » chantait le regretté Herbert Pagani. Telle est, en tout cas, la philosophie de l’auteur qui considère que tout compte fait, avec le recul, en tenant compte de l’application de la résolution 1701, des changements politiques et militaires survenus au Liban, le résultat de cette guerre est une victoire israélienne. Passionnant. A lire absolument.
Jean-Pierre Allali pour le CRIF Infos
Israël-Hezbollah.
Prélude à la Troisième Guerre mondiale ?
Par Olivier Rafowicz Propos recueillis par
Sandrine Sebbane aux Editions Favre. Mars 2007. 184 pages.
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30 septembre 2007
HOMMAGE à SIMON WIESENTAL
Hommage à Simon Wiesenthal :
Lancement de l’ouvrage "Antisémitisme - La haine générique"
26 septembre 2007 -
Une initiative conjointe de l’Unesco,
du Centre Simon Wiesenthal et de Verbe et Lumière.
Sur Le Site de : DESINFOS.COM
M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO a lancé
aujourd’hui l’ouvrage "Antisémitisme - La haine générique.
Tributs à la mémoire de Simon Wiesenthal" au Centre
à New York qui porte son nom.
"Le jour ou s’est exprimée la voix négationniste de la Shoah
à l’Assemblée générale des Nations Unies, à quelques rues
de notre Centre pour la Tolérance, l’Unesco - le bras des
Nations Unies en matière d’éducation -
soutient l’enseignement de la Shoah et le combat contre
l’antisémitisme", a déclaré M. Mark Weitzman, Directeur
du Groupe d’action contre la haine du Centre Wiesenthal
et co-éditeur du livre.
M. Shimon Samuels, directeur pour les relations
internationales du Centre Wiesenthal, basé à Paris et
co-éditeur, a beaucoup apprécié que l’Unesco ait accordé
son patronage à ce livre, et a accueilli M. George Pataki,
ancien gouverneur de New York, en précisant que "c’était
le premier livre sur l’antisémitisme jamais publié sous
le patronage d’une filiale des Nations Unies." Il a salué
M. Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, comme étant
"un leader mondial et un ami du peuple juif". M. Samuels a
souligné que " parmi les témoignages en l’honneur de
M. Wiesenthal, on remarque la participation de trois
personnalités musulmanes, celle d’un tzigane rom et celle
d’une survivante du génocide ruandais - chacun appliquant
les leçons du combat contre l’antisémitisme dans leurs
victimologies respectives..."
M. Matsuura a répondu en félicitant les Nations Unies pour
avoir décidé de créer un "Jour de la mémoire de la Shoah"
qui se déroulera tous les ans, et a souligné que
"la Communauté internationale avait une obligation morale
de préserver la mémoire de la Shoah... afin de rendre
hommage aux victimes et de veiller à ce que de tels
terribles actes ne se reproduisent jamais plus...
Ce livre cherche à mieux faire comprendre le phénomène
du racisme et de l’antisémitisme et à développer les moyens
d’actions pour les contrer et les maîtriser."
M. Matsuura a conclu : "Le Centre Simon Wiesenthal,
pour sa part, agit en tant qu’observatoire et système de
prévention. Il alerte le monde contre les faiseurs
d’antisémitisme et élabore les actions qu’il faut."
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Lancement de l’ouvrage "Antisémitisme - La haine générique"
26 septembre 2007 -
Une initiative conjointe de l’Unesco,
du Centre Simon Wiesenthal et de Verbe et Lumière.
Sur Le Site de : DESINFOS.COM
M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO a lancé
aujourd’hui l’ouvrage "Antisémitisme - La haine générique.
Tributs à la mémoire de Simon Wiesenthal" au Centre
à New York qui porte son nom.
"Le jour ou s’est exprimée la voix négationniste de la Shoah
à l’Assemblée générale des Nations Unies, à quelques rues
de notre Centre pour la Tolérance, l’Unesco - le bras des
Nations Unies en matière d’éducation -
soutient l’enseignement de la Shoah et le combat contre
l’antisémitisme", a déclaré M. Mark Weitzman, Directeur
du Groupe d’action contre la haine du Centre Wiesenthal
et co-éditeur du livre.
M. Shimon Samuels, directeur pour les relations
internationales du Centre Wiesenthal, basé à Paris et
co-éditeur, a beaucoup apprécié que l’Unesco ait accordé
son patronage à ce livre, et a accueilli M. George Pataki,
ancien gouverneur de New York, en précisant que "c’était
le premier livre sur l’antisémitisme jamais publié sous
le patronage d’une filiale des Nations Unies." Il a salué
M. Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, comme étant
"un leader mondial et un ami du peuple juif". M. Samuels a
souligné que " parmi les témoignages en l’honneur de
M. Wiesenthal, on remarque la participation de trois
personnalités musulmanes, celle d’un tzigane rom et celle
d’une survivante du génocide ruandais - chacun appliquant
les leçons du combat contre l’antisémitisme dans leurs
victimologies respectives..."
M. Matsuura a répondu en félicitant les Nations Unies pour
avoir décidé de créer un "Jour de la mémoire de la Shoah"
qui se déroulera tous les ans, et a souligné que
"la Communauté internationale avait une obligation morale
de préserver la mémoire de la Shoah... afin de rendre
hommage aux victimes et de veiller à ce que de tels
terribles actes ne se reproduisent jamais plus...
Ce livre cherche à mieux faire comprendre le phénomène
du racisme et de l’antisémitisme et à développer les moyens
d’actions pour les contrer et les maîtriser."
M. Matsuura a conclu : "Le Centre Simon Wiesenthal,
pour sa part, agit en tant qu’observatoire et système de
prévention. Il alerte le monde contre les faiseurs
d’antisémitisme et élabore les actions qu’il faut."
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SELON QUE VOUS SEREZ PUISSANT OU MISERABLE...
Selon que vous serez puissant ou misérable…
par Paul Lémand pour Primo
Par webmaster, samedi 29 septembre 2007 à 19:44
Sur Le BLOG de TERREDISRAEL.COM
Un animateur vedette de la chaîne France 2 se serait rendu
coupable d’agression vis-à-vis d’un de ses collaborateurs.
Selon une main courante déposée dans un commissariat
parisien, William Leymergie aurait tenté d’étrangler un
de ses chroniqueurs.
Les syndicats montent au créneau et dénoncent cette violence.
Jean Jacques Cordival, président du syndicat CGC média
déclare : « Ce n'est pas la première fois qu'un tel incident
se produit. … Cette fois ça suffit ! Il faut que la
direction prenne des mesures pouvant aller jusqu'au
licenciement, mais dans l'immédiat il doit être suspendu de
ses fonctions et de l'antenne. »
Le SNJ (syndicat national des journalistes) juge ce
comportement indigne du service public. « Cela fait des
années qu'on a des plaintes, que des salariés arrivent
dans nos bureaux en pleurs, qu'ils subissent des pressions.
Cet homme devient excessivement violent. Il n'est pas digne
du service public car l'image qu'il en donne est proprement
scandaleuse ».
Dans la journée de jeudi, la direction de France 2
"a décidé une mise à pied" et un retrait de l'antenne pour
15 jours de l'animateur-producteur de
l'émission « Télématin ».
Primo salue la rapidité exemplaire dont a su faire preuve
France 2 lors de cet incident. En effet, moins de 4 heures
après l’intervention des syndicats, la sanction tombe.
Primo tient à saluer également l’exemplarité morale des
syndicats de France 2, qui accusent William Leymergie
d’être indigne du service public car l’image qu’il en donne
est proprement scandaleuse.
Une autre affaire, que France 2 tente de passer sous silence,
a nui grandement à l'image de probité que France 2 se donne
à bon compte. C’est celle de l’affaire Al Dura, le fameux
« reportage » de Charles Enderlin.
Il a fallu 7 ans et plusieurs actions en justice –
et encore nnous ne sommes pas certains aujourd'hui de la
collaboration pleine et entière de France 2 – pour que
la chaîne de télévision livre les dessous de l’affaire,
à savoir les rushes contenant le "meurtre" du petit
Mohamed Al Dura filmé par Tala Abu Rahma et commenté
par Charles Enderlin.
N’en déplaise aux syndicats, l’exemplarité du service
public reste à prouver et la rigueur morale à trouver.
Cette rigueur morale ne doit pas se limiter à du
déclaratif mais doit être démontrée jour après jour,
et ce, concernant toutes les informations distillées
sur cette grande chaîne de service public.
Sans vouloir en quoi que ce soit dévaloriser la douleur
de Jean-Philippe Viaud, les conséquences du reportage
diffusé par France 2 sont autrement plus graves.
Il nous suffira de noter que France 2 bouge rapidement
lorsqu’un familier des sunlights est mis en cause et devient
étrangement statique dans d’autres dossiers.
L’effet « pipole », comme on dit de nos jours.
Dans cette société qui privilégie désormais l' information
immédiate à l’analyse honnête et réfléchie, il ne fait
pas bon être humble.
Cette mésaventure est l’occasion de réfléchir sur le
harcèlement moral ou physique et donc de revenir sur
un dossier dont Primo n'a cessé de se préoccuper
depuis quelques mois.
Les faits suivants sont avérés. Nous avons changé
le prénom de la victime et n’avons pas précisé le lieu.
Mais cet article a été envoyé par nos soins aux principaux
intéressés, les mettant au défi de contredire quoique ce
soit affirmé ci-dessous. Ils se reconnaitront.
Une employée à la bibliothèque municipale d’un
arrondissement de Paris, que nous appelerons Hélène,
bibliothécaire depuis 19 ans au moment des faits,
titulaire de son poste sur concours, s’occupe
particulièrement d’un fond consacré à l’Histoire,
notamment celle du judaïsme.
Cette section est appréciée des utilisateurs, le taux
d’emprunt est excellent.
A tel point que, le 12 juillet 2005, elle est félicitée
et promue d’un grade par la directrice des Affaires culturelles.
Le conservateur de la bibliothèque, qui soutenait ce projet,
décède le même été et une nouvelle directrice est nommée.
C’est le début des ennuis pour Hélène. Dès le mois de
septembre, la nouvelle directrice décide de rapatrier les
livres dans le catalogue général. Hélène ressent cela
comme une blessure personnelle. Mais au fond, jusque là,
rien ne s’oppose à ce qu’un responsable prenne de telles
décisions, fussent-elles injustes.
Ou plutôt, rien ne s’y opposerait si…
Car, dans les histoires de harcèlement moral, il y a
toujours un petit fait duquel tout le reste découle.
A l'automne 2005, Hélène essaie fort civilement de
plaider pour la continuation de son fond littéraire
auprès des autorités compétentes.
Elle défend son projet avec acharnement.
Au travail, Hélène constate que la situation empire.
Moqueries, agressions verbales de la part d’un de ses
collègues, obstruction caractérisée de la directrice
vis-à-vis des démarches d'Hélène. L’ambiance peu à peu est
plombée. Hélène est opiniâtre : elle veut conserver ce fond
judaïque et même l’enrichir.
Mais Hélène s’aperçoit que les livres de ce fond subissent
de régulières dégradations, certains étant jetés sans
autre forme de procès à la poubelle. Cette pratique est bien
évidemment rigoureusement interdite au sein des bibliothèques.
Les livres abîmés doivent être remis à un service central
et portés au pilon par des personnes assermentées.
Ceci pour éviter toute initiative personnelle s’apparentant
à de la censure, on le comprend bien. Un fonctionnaire
ne peut décider seul du destin de chaque livre.
Hélène se bat et dénonce cette pratique.
Le 3 décembre 2005, un de ses collègues, JM, responsable
des dégradations, la provoque et veut se jeter sur elle.
Il faut, pour l’en empêcher, la présence fortuite de
deux policiers qui proposent leur aide à Hélène.
Les autres collègues, pour certains courageux, ont porté
témoignage de ce fait. D’autres, la majorité, ont
préféré se taire et détourner les yeux.
C'est la victime que l'on condamne
Et, comme toujours en pareil cas, Hélène, l’empêcheuse de
tourner en rond, s’aperçoit qu’une partie du personnel
commence à lui tourner le dos. Rien ne pourra être prouvé
des multiples petites vexations qui vont suivre et qui vont
contribuer à faire de sa vie un enfer au quotidien.
C’est le traumatisme habituel décrit par les victimes
de harcèlement moral.
Pour éviter le saccage du fond qu’elle a contribué à monter,
Hélène interpelle le service central des bibliothèques et
son collègue prend connaissance de cette initiative.
Le ton monte. Les jours, les semaines se succèdent à
travailler dans une ambiance délétère. La directrice de
la bibliothèque prend ouvertement parti pour le collègue
auteur des dégradations.
Le 25 janvier 2006, un cap est franchi. JM s’en prend à
Hélène en l’insultant « « Débile ! »,
« Sioniste protégée de partout mais ça ne va pas durer ! »
« Ils font semblant d’être avec toi pour montrer qu’ils
sont avec les sionistes ».
Cette dernière phrase est appuyée d'un coup de pied d’une
grande violence, décoché avant qu'Hélène puisse s’enfermer
dans un bureau pour se protéger de l'agression.
Les ecchymoses sont constatées par la médecine du travail.
Il s’ensuit 8 jours d’interruption de travail.
Il faut ici préciser qu'Hélène souffre d’une polyarthrite
rhumatoïde très handicapante. Un coup violent dans le
genou d'une personne souffrant de cette maladie peut avoir
des conséquences dramatiques.
Les procédures de la mairie de Paris sont extrêmement
précises lorsqu’un tel incident se produit.
Il est prévu que, pour toute agression, un encadrant doit
faire remplir par la victime une fiche technique d’analyse
d’incident le plus rapidement possible après l’incident et
doit le communiquer, avec le nom de l’agent, au conseiller
en Prévention des risques Professionnels de la Direction.
Une copie de cette fiche doit être transmise au groupe de
travail "Prévention des agressions" de la Coordination
Centrale Hygiène-Sécurité-Ergonomie.
Le problème pour Hélène est que l’encadrant est, soit la
directrice de la bibliothèque, soit l’agresseur,
c'est-à-dire ses supérieurs hiérarchiques directs, ceux qui
lui font subir l'enfer depuis des mois.
Ils ont donc tout tenté pour faire obstruction à ses
démarches, jusqu’à freiner l’obtention des papiers pour la
Sécurité Sociale. Hélène a dû payer de sa poche les
premières consultations médicales.
De février à juin 2006, Hélène s’est battue, a tout tenté,
jusqu’à demander l’intervention du Maire de Paris, sans
obtenir aucune réaction. Une procédure est en cours devant
le tribunal administratif de Paris. Les syndicats,
interpellés, n’ont pas montré un réel enthousiasme pour
aider Hélène. Pourtant, la direction des ressources
humaines, en sa commission du mois de mai 2006,
a désigné comme principaux responsables la directrice
et le supérieur hiérarchique de Hélène.
Entre temps, et afin de calmer le jeu, Hélène s’est vu
proposé une simple mutation, ce qu’elle a refusé.
Le pire reste à venir.
Depuis cette agression, Hélène a été mise à pied. Elle ne
perçoit plus que 670 euros de salaire mensuel.
L’agresseur, à quelques mois de la retraite au moment des
faits, a bénéficié d’une promotion, ce qui lui a permis
de collecter des points supplémentaires.
Il s’agit d’une pratique courante dans les administrations.
Harcelée, frappée par un supérieur hiérarchique alors
qu’elle était en état de faiblesse dûe à une maladie grave
et invalidante, privée de ressources par une décision
inique, Hélène a vu son état de santé empirer.
Elle attend maintenant que le tribunal administratif veuille
bien statuer sur son sort. Nous sommes en Septembre 2007.
L’affaire date de presque deux ans, sans aucune réaction
des responsables administratifs, syndicaux et politiques.
Une décision humaine, normale, aurait été de proposer à
Hélène un soutien dans cette épreuve, la reconnaissance de
son statut de victime, une réparation et la condamnation
du fonctionnaire responsable des coups. La simple dignité
aurait commandé de prendre son parti plutôt que celui de
l’agresseur et auteur d’insultes gravissimes répétées.
Primo est conscient du fait que, dans tout harcèlement,
il y a des facteurs déclenchants qui échappent à la simple
logique cartésienne. Primo, qui connaît bien Hélène, sait
combien elle peut parfois être intransigeante et donc
agaçante pour certains.
Mais nous savons que cette intransigeance, elle se
l’applique aussi à elle-même. Nous aurions été bien heureux
de pouvoir en dire autant du milieu professionnel dans
lequel elle évolue.
Quelles que soient les circonstances et l’intensité des
animosités qui peuvent se créer dans le monde du travail,
le fait de frapper une personne plus faible et
hiérarchiquement inférieure reste et doit rester
inacceptable, et donc condamnable.
Ce qui motive les lignes qui précèdent n'est donc pas
seulement lié aux insultes antisémites qu'Hélène a subies
- inexcusables par ailleurs - mais à cette simple ligne
de conduite qui devrait rester la règle dans toute la
société et, a fortiori, dans la fonction publique.
Que serait la justice ?
La justice consisterait à rétablir Hélène dans ses fonctions,
à s'assurer qu'elle recoive les arriérés de salaire qu'elle
n'avait pas perçu jusqu'à aujourd'hui du fait de ce scandale,
à prendre des dispositions pour que les auteurs de ces
harcèlements et de l'agression soient clairement sanctionnés,
et qu'elle reçoive un dédommagement significatif en
reconnaissance du préjudice subi.
Primo, en relatant ce fait, s’attend à des réactions
politiques ou syndicales, voire à des plaintes pour
diffamation. Nous en avons l’habitude. Cet article a été
envoyé par courriel aux personnes concernées avec
possibilité pour elles de réagir, voire d’infirmer les
propos que nous tenons. Sur ce point, nous sommes tranquilles.
Mais décidément, Hélène n’a pas eu de chance.
Elle aurait dû travailler à France 2 au lieu de prendre soin
des livres dans une bibliothèque. Les médias et les
syndicats, voire les politiques, auraient certainement été
un peu plus réactifs et indignés... Très indignés !
Paul Lémand © Primo, 28 septembre 2007
Pour des raisons bien compréhensibles, il est préférable
de préserver l'anonymat d'Hélène. Vous pouvez cependant
lui manifester votre soutien et votre solidarité en lui
envoyant un courrier par voie postale uniquement.
Primo lui fera suivre.
Ecrivez à Hélène,
Primo Europe, BP 19, 94001 Créteil cedex.
par Paul Lémand pour Primo
Par webmaster, samedi 29 septembre 2007 à 19:44
Sur Le BLOG de TERREDISRAEL.COM
Un animateur vedette de la chaîne France 2 se serait rendu
coupable d’agression vis-à-vis d’un de ses collaborateurs.
Selon une main courante déposée dans un commissariat
parisien, William Leymergie aurait tenté d’étrangler un
de ses chroniqueurs.
Les syndicats montent au créneau et dénoncent cette violence.
Jean Jacques Cordival, président du syndicat CGC média
déclare : « Ce n'est pas la première fois qu'un tel incident
se produit. … Cette fois ça suffit ! Il faut que la
direction prenne des mesures pouvant aller jusqu'au
licenciement, mais dans l'immédiat il doit être suspendu de
ses fonctions et de l'antenne. »
Le SNJ (syndicat national des journalistes) juge ce
comportement indigne du service public. « Cela fait des
années qu'on a des plaintes, que des salariés arrivent
dans nos bureaux en pleurs, qu'ils subissent des pressions.
Cet homme devient excessivement violent. Il n'est pas digne
du service public car l'image qu'il en donne est proprement
scandaleuse ».
Dans la journée de jeudi, la direction de France 2
"a décidé une mise à pied" et un retrait de l'antenne pour
15 jours de l'animateur-producteur de
l'émission « Télématin ».
Primo salue la rapidité exemplaire dont a su faire preuve
France 2 lors de cet incident. En effet, moins de 4 heures
après l’intervention des syndicats, la sanction tombe.
Primo tient à saluer également l’exemplarité morale des
syndicats de France 2, qui accusent William Leymergie
d’être indigne du service public car l’image qu’il en donne
est proprement scandaleuse.
Une autre affaire, que France 2 tente de passer sous silence,
a nui grandement à l'image de probité que France 2 se donne
à bon compte. C’est celle de l’affaire Al Dura, le fameux
« reportage » de Charles Enderlin.
Il a fallu 7 ans et plusieurs actions en justice –
et encore nnous ne sommes pas certains aujourd'hui de la
collaboration pleine et entière de France 2 – pour que
la chaîne de télévision livre les dessous de l’affaire,
à savoir les rushes contenant le "meurtre" du petit
Mohamed Al Dura filmé par Tala Abu Rahma et commenté
par Charles Enderlin.
N’en déplaise aux syndicats, l’exemplarité du service
public reste à prouver et la rigueur morale à trouver.
Cette rigueur morale ne doit pas se limiter à du
déclaratif mais doit être démontrée jour après jour,
et ce, concernant toutes les informations distillées
sur cette grande chaîne de service public.
Sans vouloir en quoi que ce soit dévaloriser la douleur
de Jean-Philippe Viaud, les conséquences du reportage
diffusé par France 2 sont autrement plus graves.
Il nous suffira de noter que France 2 bouge rapidement
lorsqu’un familier des sunlights est mis en cause et devient
étrangement statique dans d’autres dossiers.
L’effet « pipole », comme on dit de nos jours.
Dans cette société qui privilégie désormais l' information
immédiate à l’analyse honnête et réfléchie, il ne fait
pas bon être humble.
Cette mésaventure est l’occasion de réfléchir sur le
harcèlement moral ou physique et donc de revenir sur
un dossier dont Primo n'a cessé de se préoccuper
depuis quelques mois.
Les faits suivants sont avérés. Nous avons changé
le prénom de la victime et n’avons pas précisé le lieu.
Mais cet article a été envoyé par nos soins aux principaux
intéressés, les mettant au défi de contredire quoique ce
soit affirmé ci-dessous. Ils se reconnaitront.
Une employée à la bibliothèque municipale d’un
arrondissement de Paris, que nous appelerons Hélène,
bibliothécaire depuis 19 ans au moment des faits,
titulaire de son poste sur concours, s’occupe
particulièrement d’un fond consacré à l’Histoire,
notamment celle du judaïsme.
Cette section est appréciée des utilisateurs, le taux
d’emprunt est excellent.
A tel point que, le 12 juillet 2005, elle est félicitée
et promue d’un grade par la directrice des Affaires culturelles.
Le conservateur de la bibliothèque, qui soutenait ce projet,
décède le même été et une nouvelle directrice est nommée.
C’est le début des ennuis pour Hélène. Dès le mois de
septembre, la nouvelle directrice décide de rapatrier les
livres dans le catalogue général. Hélène ressent cela
comme une blessure personnelle. Mais au fond, jusque là,
rien ne s’oppose à ce qu’un responsable prenne de telles
décisions, fussent-elles injustes.
Ou plutôt, rien ne s’y opposerait si…
Car, dans les histoires de harcèlement moral, il y a
toujours un petit fait duquel tout le reste découle.
A l'automne 2005, Hélène essaie fort civilement de
plaider pour la continuation de son fond littéraire
auprès des autorités compétentes.
Elle défend son projet avec acharnement.
Au travail, Hélène constate que la situation empire.
Moqueries, agressions verbales de la part d’un de ses
collègues, obstruction caractérisée de la directrice
vis-à-vis des démarches d'Hélène. L’ambiance peu à peu est
plombée. Hélène est opiniâtre : elle veut conserver ce fond
judaïque et même l’enrichir.
Mais Hélène s’aperçoit que les livres de ce fond subissent
de régulières dégradations, certains étant jetés sans
autre forme de procès à la poubelle. Cette pratique est bien
évidemment rigoureusement interdite au sein des bibliothèques.
Les livres abîmés doivent être remis à un service central
et portés au pilon par des personnes assermentées.
Ceci pour éviter toute initiative personnelle s’apparentant
à de la censure, on le comprend bien. Un fonctionnaire
ne peut décider seul du destin de chaque livre.
Hélène se bat et dénonce cette pratique.
Le 3 décembre 2005, un de ses collègues, JM, responsable
des dégradations, la provoque et veut se jeter sur elle.
Il faut, pour l’en empêcher, la présence fortuite de
deux policiers qui proposent leur aide à Hélène.
Les autres collègues, pour certains courageux, ont porté
témoignage de ce fait. D’autres, la majorité, ont
préféré se taire et détourner les yeux.
C'est la victime que l'on condamne
Et, comme toujours en pareil cas, Hélène, l’empêcheuse de
tourner en rond, s’aperçoit qu’une partie du personnel
commence à lui tourner le dos. Rien ne pourra être prouvé
des multiples petites vexations qui vont suivre et qui vont
contribuer à faire de sa vie un enfer au quotidien.
C’est le traumatisme habituel décrit par les victimes
de harcèlement moral.
Pour éviter le saccage du fond qu’elle a contribué à monter,
Hélène interpelle le service central des bibliothèques et
son collègue prend connaissance de cette initiative.
Le ton monte. Les jours, les semaines se succèdent à
travailler dans une ambiance délétère. La directrice de
la bibliothèque prend ouvertement parti pour le collègue
auteur des dégradations.
Le 25 janvier 2006, un cap est franchi. JM s’en prend à
Hélène en l’insultant « « Débile ! »,
« Sioniste protégée de partout mais ça ne va pas durer ! »
« Ils font semblant d’être avec toi pour montrer qu’ils
sont avec les sionistes ».
Cette dernière phrase est appuyée d'un coup de pied d’une
grande violence, décoché avant qu'Hélène puisse s’enfermer
dans un bureau pour se protéger de l'agression.
Les ecchymoses sont constatées par la médecine du travail.
Il s’ensuit 8 jours d’interruption de travail.
Il faut ici préciser qu'Hélène souffre d’une polyarthrite
rhumatoïde très handicapante. Un coup violent dans le
genou d'une personne souffrant de cette maladie peut avoir
des conséquences dramatiques.
Les procédures de la mairie de Paris sont extrêmement
précises lorsqu’un tel incident se produit.
Il est prévu que, pour toute agression, un encadrant doit
faire remplir par la victime une fiche technique d’analyse
d’incident le plus rapidement possible après l’incident et
doit le communiquer, avec le nom de l’agent, au conseiller
en Prévention des risques Professionnels de la Direction.
Une copie de cette fiche doit être transmise au groupe de
travail "Prévention des agressions" de la Coordination
Centrale Hygiène-Sécurité-Ergonomie.
Le problème pour Hélène est que l’encadrant est, soit la
directrice de la bibliothèque, soit l’agresseur,
c'est-à-dire ses supérieurs hiérarchiques directs, ceux qui
lui font subir l'enfer depuis des mois.
Ils ont donc tout tenté pour faire obstruction à ses
démarches, jusqu’à freiner l’obtention des papiers pour la
Sécurité Sociale. Hélène a dû payer de sa poche les
premières consultations médicales.
De février à juin 2006, Hélène s’est battue, a tout tenté,
jusqu’à demander l’intervention du Maire de Paris, sans
obtenir aucune réaction. Une procédure est en cours devant
le tribunal administratif de Paris. Les syndicats,
interpellés, n’ont pas montré un réel enthousiasme pour
aider Hélène. Pourtant, la direction des ressources
humaines, en sa commission du mois de mai 2006,
a désigné comme principaux responsables la directrice
et le supérieur hiérarchique de Hélène.
Entre temps, et afin de calmer le jeu, Hélène s’est vu
proposé une simple mutation, ce qu’elle a refusé.
Le pire reste à venir.
Depuis cette agression, Hélène a été mise à pied. Elle ne
perçoit plus que 670 euros de salaire mensuel.
L’agresseur, à quelques mois de la retraite au moment des
faits, a bénéficié d’une promotion, ce qui lui a permis
de collecter des points supplémentaires.
Il s’agit d’une pratique courante dans les administrations.
Harcelée, frappée par un supérieur hiérarchique alors
qu’elle était en état de faiblesse dûe à une maladie grave
et invalidante, privée de ressources par une décision
inique, Hélène a vu son état de santé empirer.
Elle attend maintenant que le tribunal administratif veuille
bien statuer sur son sort. Nous sommes en Septembre 2007.
L’affaire date de presque deux ans, sans aucune réaction
des responsables administratifs, syndicaux et politiques.
Une décision humaine, normale, aurait été de proposer à
Hélène un soutien dans cette épreuve, la reconnaissance de
son statut de victime, une réparation et la condamnation
du fonctionnaire responsable des coups. La simple dignité
aurait commandé de prendre son parti plutôt que celui de
l’agresseur et auteur d’insultes gravissimes répétées.
Primo est conscient du fait que, dans tout harcèlement,
il y a des facteurs déclenchants qui échappent à la simple
logique cartésienne. Primo, qui connaît bien Hélène, sait
combien elle peut parfois être intransigeante et donc
agaçante pour certains.
Mais nous savons que cette intransigeance, elle se
l’applique aussi à elle-même. Nous aurions été bien heureux
de pouvoir en dire autant du milieu professionnel dans
lequel elle évolue.
Quelles que soient les circonstances et l’intensité des
animosités qui peuvent se créer dans le monde du travail,
le fait de frapper une personne plus faible et
hiérarchiquement inférieure reste et doit rester
inacceptable, et donc condamnable.
Ce qui motive les lignes qui précèdent n'est donc pas
seulement lié aux insultes antisémites qu'Hélène a subies
- inexcusables par ailleurs - mais à cette simple ligne
de conduite qui devrait rester la règle dans toute la
société et, a fortiori, dans la fonction publique.
Que serait la justice ?
La justice consisterait à rétablir Hélène dans ses fonctions,
à s'assurer qu'elle recoive les arriérés de salaire qu'elle
n'avait pas perçu jusqu'à aujourd'hui du fait de ce scandale,
à prendre des dispositions pour que les auteurs de ces
harcèlements et de l'agression soient clairement sanctionnés,
et qu'elle reçoive un dédommagement significatif en
reconnaissance du préjudice subi.
Primo, en relatant ce fait, s’attend à des réactions
politiques ou syndicales, voire à des plaintes pour
diffamation. Nous en avons l’habitude. Cet article a été
envoyé par courriel aux personnes concernées avec
possibilité pour elles de réagir, voire d’infirmer les
propos que nous tenons. Sur ce point, nous sommes tranquilles.
Mais décidément, Hélène n’a pas eu de chance.
Elle aurait dû travailler à France 2 au lieu de prendre soin
des livres dans une bibliothèque. Les médias et les
syndicats, voire les politiques, auraient certainement été
un peu plus réactifs et indignés... Très indignés !
Paul Lémand © Primo, 28 septembre 2007
Pour des raisons bien compréhensibles, il est préférable
de préserver l'anonymat d'Hélène. Vous pouvez cependant
lui manifester votre soutien et votre solidarité en lui
envoyant un courrier par voie postale uniquement.
Primo lui fera suivre.
Ecrivez à Hélène,
Primo Europe, BP 19, 94001 Créteil cedex.
29 septembre 2007
70 CABANES A JERUSALEM
70 cabanes à Jérusalem par le rabbin Jacquot Grunewald
Par webmaster, vendredi 28 septembre 2007
Et sur Le BLOG de terredisrael.com -
Or donc les nations dirent au Bon Dieu :
Si Tu nous avais donné la Tora, nous l’aurions observée
nous aussi ! Et bien soit, répondit Dieu...
Je vous propose une mitsva (commandement) facile : Allez
construire des soucot. Vous y habiterez la semaine
prochaine. Aussitôt, tous grimpèrent sur les toits (plats)
des maisons d’Orient et, joyeusement, montèrent les
cabanes de la fête. Mais au premier jour, quand les uns et
les autres s’apprêtaient à prendre le repas dans la souca,
il fut une chaleur insupportable... Jamais de tout l’été
il n’avait fait aussi chaud. Impossible de rester sous le
toit brûlant des cabanes rituelles ! Et le Midrash de
raconter que, fous de rage, les constructeurs ruèrent dans
les parois des soucot pour s’en retourner dans leurs
maisons en dur. Fin de l’épisode.
Ce texte, qui figure dans les premières pages du traité
talmudique Avoda Zara, veut sans doute reprocher aux
nations de proclamer trop vite... la mort de Dieu.
Les constructeurs ne comprenaient pas qu’on puisse leur
demander d’obéir à un ordre impossible à observer.
C’est donc, disaient-ils, que cet ordre n’existe pas.
Ou que le Donneur d’ordres est mort.
L’Histoire d’Israël, elle, commence avec Abraham à qui Dieu
annonce la naissance d’un fils, chargé d’une mission
essentielle et qu’Il demande de... mettre à mort.
Abraham ne comprenait pas. Il aurait pu, d’ailleurs, c’est
également un Midrash qui le suggère, refuser le sacrifice
en expliquant pourquoi il ne fallait pas obéir !
Mais il n’a pas, et jamais n’aurait proclamé la mort de Dieu.
Retour à la souca : Quand le soleil ou la pluie sont
excessives, rien n’oblige le fidèle à s’entêter outre
mesure pour accomplir la mitsva. Il regrette l’état
climatique des choses, rentre dans son appartement, fait
kidouch, et se dit que demain il fera moins chaud.
Ou plus sec. Et qu’alors il pourra obéir à la Tora.
La leçon figure dans le Choul’han Aroukh,
le code des lois rabbiniques. Quant à l’histoire des cabanes
abattues, elle n’a pas pour unique objet d’indiquer quel
doit être a contrario le comportement d’Israël. Les Sages
ont inventé cette fable parce que la conversion des nations
au culte du Dieu unique, la conversion de demain ! passe
par la fête de Soucot. Il nous plaît d’imaginer qu’elle
puisse dessiner une solution pour Jérusalem sur la terre
des nations... unies.
Soucot est l’une des trois fêtes bibliques de pèlerinage.
Sa parenté avec Pessah est évidente. Les deux solennités
durent une semaine et l’une et l’autre doivent rappeler
l’intervention de Dieu en faveur des Hébreux avant leur
installation sur la terre promise. Cependant Pessah est
une fête intime, réservée à Israël. L’agneau pascal,
mitsva essentielle du séder à l’époque du Temple,
ne pouvait être goûté par une personne étrangère au judaïsme.
Aucun autre Commandement n’a pareil statut. Soucot,
au contraire, est une fête universelle. Les soixante-dix
taureaux présentés sur l’autel pendant la fête avaient pour
objet d’obtenir le pardon en faveur des soixante-dix nations,
chiffre conventionnel pour désigner l’humanité dans sa
diversité. Le prophète Zacharie qui a assisté, lui, à la
reconstruction du premier Temple, fait un pas de plus.
En dépit des terribles souffrances que les goïm de son
époque ont infligé à Israël. Au dernier chapitre du Livre
qui consigne ses propos, il proclame que les "survivants
de toutes les nations qui auront marché contre Jérusalem,
monteront année après année, se prosterner devant le Roi
L’Éternel Tsevaot et célébrer la fête des Soucot".
Aujourd’hui, dans l’État d’Israël, plusieurs groupes
chrétiens, bannières et pancartes en tête, participent
pendant Soucot, au défilé joyeux qui, à l’appel de la
municipalité, fait le tour des murailles de Jérusalem.
Première étape de la prédication de Zacharie ?
Quoi qu’il en soit, elle exprime bien l’amour porté
à Jérusalem, l’espoir aussi, qu’elle met au cœur.
Jérusalem souffre d’un trop plein d’amour.
Certaines formes d’un fondamentalisme juif, mais surtout
les revendications de l’islam, sans oublier, bien sûr,
les demandes du Vatican pour un statut spécial des lieux
saints, expriment à leur manière la passion universelle
pour Jérusalem. Faut-il y répondre selon la leçon que
suggère Pessah ou Soucot ? La grande réunion de Soucot
en hommage à Dieu Un qu’annonce Zacharie pourrait inspirer
les hommes chargés de la politique, et surtout, en finir
avec l’image révoltante de la foi faite violence.
Elle pourrait permettre à la foi de féconder l’espérance.
Jacquot Grunewald
est l’auteur du livre Le bonheur de vivre à Jérusalem
Par webmaster, vendredi 28 septembre 2007
Et sur Le BLOG de terredisrael.com -
Or donc les nations dirent au Bon Dieu :
Si Tu nous avais donné la Tora, nous l’aurions observée
nous aussi ! Et bien soit, répondit Dieu...
Je vous propose une mitsva (commandement) facile : Allez
construire des soucot. Vous y habiterez la semaine
prochaine. Aussitôt, tous grimpèrent sur les toits (plats)
des maisons d’Orient et, joyeusement, montèrent les
cabanes de la fête. Mais au premier jour, quand les uns et
les autres s’apprêtaient à prendre le repas dans la souca,
il fut une chaleur insupportable... Jamais de tout l’été
il n’avait fait aussi chaud. Impossible de rester sous le
toit brûlant des cabanes rituelles ! Et le Midrash de
raconter que, fous de rage, les constructeurs ruèrent dans
les parois des soucot pour s’en retourner dans leurs
maisons en dur. Fin de l’épisode.
Ce texte, qui figure dans les premières pages du traité
talmudique Avoda Zara, veut sans doute reprocher aux
nations de proclamer trop vite... la mort de Dieu.
Les constructeurs ne comprenaient pas qu’on puisse leur
demander d’obéir à un ordre impossible à observer.
C’est donc, disaient-ils, que cet ordre n’existe pas.
Ou que le Donneur d’ordres est mort.
L’Histoire d’Israël, elle, commence avec Abraham à qui Dieu
annonce la naissance d’un fils, chargé d’une mission
essentielle et qu’Il demande de... mettre à mort.
Abraham ne comprenait pas. Il aurait pu, d’ailleurs, c’est
également un Midrash qui le suggère, refuser le sacrifice
en expliquant pourquoi il ne fallait pas obéir !
Mais il n’a pas, et jamais n’aurait proclamé la mort de Dieu.
Retour à la souca : Quand le soleil ou la pluie sont
excessives, rien n’oblige le fidèle à s’entêter outre
mesure pour accomplir la mitsva. Il regrette l’état
climatique des choses, rentre dans son appartement, fait
kidouch, et se dit que demain il fera moins chaud.
Ou plus sec. Et qu’alors il pourra obéir à la Tora.
La leçon figure dans le Choul’han Aroukh,
le code des lois rabbiniques. Quant à l’histoire des cabanes
abattues, elle n’a pas pour unique objet d’indiquer quel
doit être a contrario le comportement d’Israël. Les Sages
ont inventé cette fable parce que la conversion des nations
au culte du Dieu unique, la conversion de demain ! passe
par la fête de Soucot. Il nous plaît d’imaginer qu’elle
puisse dessiner une solution pour Jérusalem sur la terre
des nations... unies.
Soucot est l’une des trois fêtes bibliques de pèlerinage.
Sa parenté avec Pessah est évidente. Les deux solennités
durent une semaine et l’une et l’autre doivent rappeler
l’intervention de Dieu en faveur des Hébreux avant leur
installation sur la terre promise. Cependant Pessah est
une fête intime, réservée à Israël. L’agneau pascal,
mitsva essentielle du séder à l’époque du Temple,
ne pouvait être goûté par une personne étrangère au judaïsme.
Aucun autre Commandement n’a pareil statut. Soucot,
au contraire, est une fête universelle. Les soixante-dix
taureaux présentés sur l’autel pendant la fête avaient pour
objet d’obtenir le pardon en faveur des soixante-dix nations,
chiffre conventionnel pour désigner l’humanité dans sa
diversité. Le prophète Zacharie qui a assisté, lui, à la
reconstruction du premier Temple, fait un pas de plus.
En dépit des terribles souffrances que les goïm de son
époque ont infligé à Israël. Au dernier chapitre du Livre
qui consigne ses propos, il proclame que les "survivants
de toutes les nations qui auront marché contre Jérusalem,
monteront année après année, se prosterner devant le Roi
L’Éternel Tsevaot et célébrer la fête des Soucot".
Aujourd’hui, dans l’État d’Israël, plusieurs groupes
chrétiens, bannières et pancartes en tête, participent
pendant Soucot, au défilé joyeux qui, à l’appel de la
municipalité, fait le tour des murailles de Jérusalem.
Première étape de la prédication de Zacharie ?
Quoi qu’il en soit, elle exprime bien l’amour porté
à Jérusalem, l’espoir aussi, qu’elle met au cœur.
Jérusalem souffre d’un trop plein d’amour.
Certaines formes d’un fondamentalisme juif, mais surtout
les revendications de l’islam, sans oublier, bien sûr,
les demandes du Vatican pour un statut spécial des lieux
saints, expriment à leur manière la passion universelle
pour Jérusalem. Faut-il y répondre selon la leçon que
suggère Pessah ou Soucot ? La grande réunion de Soucot
en hommage à Dieu Un qu’annonce Zacharie pourrait inspirer
les hommes chargés de la politique, et surtout, en finir
avec l’image révoltante de la foi faite violence.
Elle pourrait permettre à la foi de féconder l’espérance.
Jacquot Grunewald
est l’auteur du livre Le bonheur de vivre à Jérusalem
28 septembre 2007
NICOLAS SARKOZY et LE DOSSIER NUCLEAIRE IRANIEN
Nicolas Sarkozy et le dossier nucléaire iranien
Editorial de la semaine du 29/09/2007
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Jeudi 27 septembre 2007 à 23:
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de
nos lecteurs sur la question de la nucléarisation de l’Iran
qui fut au cœur de l’Assemblée générale des Nations Unies
mardi 25 septembre. Le ton ironique employé par les médias
peut laisser pantois ceux qui pensent que quelque chose
d’important est en train de se produire au Moyen Orient.
Lyrique, gaulliste, flou, humaniste, distant,
passe-muraille ou passe-partout…, tout a été dit pour
essayer de relativiser l’intervention de Nicolas Sarkozy,
quelques jours après avoir essayé de disqualifier les
propos d’un Bernard Kouchner que certains attendaient
plus dans un costume humanitaire que politique,
employant sans complexe ‘’des mots qui choquent’’.
Pourtant, les ‘’guerres humanitaires’’ existent bel et bien : au Kossovo, en Afghanistan, dans l’Est de l’Afrique, voire en Irak, les démocraties occidentales déploient des moyens énormes, non sans risques pour les responsables politiques qui les conduisent, pour que cessent les massacres, l’injustice des dictatures, le malheur des plus démunis. Il était bien cohérent que Nicolas Sarkozy propose son New Deal à lui : ‘’une meilleure répartition des richesses mondiales’’.
Les politiques de la terreur menées par les organisations extrémistes ou les dictatures trouvent toujours un écho favorable auprès de ceux qui n’ont plus rien à perdre, et pour lesquels l’espoir ne veut plus dire grand-chose. Le 20 septembre 2007 par exemple, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaïda appelait la branche maghrébine de son organisation à ‘’nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne qui ont fait leur retour en Algérie’’. Le lendemain, la dénonciation absurde et à peine voilée par Al-Qaïda d’un post-colonialisme incarné par la présence d’entreprises occidentales au Maghreb se traduisait par un attentat en Algérie contre un car transportant des techniciens d’une entreprise française de travaux publics… Le seul mort fut l’auteur de l’attentat… Si ‘’l’opération’’ n’avait pas échoué, le carnage prévu se serait produit.
L’idée d’un New Deal est belle, mais sa réalisation risque de prendre du temps, et en attendant qu’elle s’inscrive dans les mentalités des dirigeants de ce monde, et ce sera sans doute le rôle majeur de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, l’Iran aura accumulé suffisamment de matière fissile en 2009 pour fabriquer une bombe… Les deux résolutions du Conseil de sécurité, la 1737 et la 1747, adoptées à l’unanimité en décembre 2006 et mars 2007 ont légèrement affecté l’économie iranienne… Mais ni la Russie ni la Chine ne sont favorables à une troisième résolution.
Alors, n’en déplaise à ceux qui auront cherché à exploiter les différends entre un Bernard Kouchner engagé dans sa réflexion sur les dangers de la nucléarisation de l’Iran et un Président français tout autant déterminé à inquiéter le régime iranien, dont le Président Ahmadinejad a fait une nouvelle fois la preuve d’un cynisme angoissant en remerciant les travaux réalisés par l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, en confirmant les travaux très avancés du nucléaire iranien et en le décrétant ‘’clos’’… Voilà pourquoi Paris s’acharne à contourner l’ONU par des sanctions prises dans un cadre européen.
Promesse présidentielle tenue, la France a été cette semaine au rendez-vous de l’histoire. Au cours de la 62ème assemblée générale de l’ONU, Nicolas Sarkozy a montré qu’il ne mégote pas avec les risques de conflit et de prolifération nucléaire. Si Téhéran se dote de l’arme nucléaire, cela fera ‘’courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde’’.
Parce que l’Iran menace de rayer Israël de la carte, la seule démocratie moyen orientale, et parce que l’Iran nucléaire sera suivi par une Arabie saoudite nucléaire, une Egypte nucléaire, des pays du Golfe atomiques, une Turquie atomique. Parce que l’Iran et ses dirigeants, comme tous les dirigeants qui organisent leur pouvoir pour échapper au système démocratique sont imprévisibles, et refusent de prendre au sérieux les menaces occidentales.
Parce que le danger est réel, il était important que Sarkozy parle plus fort que le Président Bush sur le sujet, il était important que la principale puissance européenne montre aussi que le danger n’est pas régional mais global.
Israël aura réussi à passer avec efficacité un message que de trop nombreux chroniqueurs considéraient par trop alarmiste il y a six mois à peine. Le nucléaire iranien n’est pas le seul dossier vital pour l’avenir d’Israël, mais l’Iran constitue sans aucun doute le principal maillon d’une chaîne de la terreur qui maintient en otage les trois soldats enlevés par le Hamas et le Hezbollah il y a quinze mois.
Ce soir, en pleine fête de Souccot qui célèbre l’unité du
peuple juif, nos pensées vont vers Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser. Nos pensées vont aussi
vers tous les hommes d’influence, épris de justice et de
liberté, qui n’en n’ont peut-être pas encore fait assez
pour que le monde libre n’oublie pas qu’une résolution
de l’ONU a été votée pour qu’ils recouvrent,
il y a plus d’un an déjà, leur liberté.
Sur Le BLOG de terredisrael.com.
Editorial de la semaine du 29/09/2007
Par Guy Senbel pour Guysen International News
Jeudi 27 septembre 2007 à 23:
Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de
nos lecteurs sur la question de la nucléarisation de l’Iran
qui fut au cœur de l’Assemblée générale des Nations Unies
mardi 25 septembre. Le ton ironique employé par les médias
peut laisser pantois ceux qui pensent que quelque chose
d’important est en train de se produire au Moyen Orient.
Lyrique, gaulliste, flou, humaniste, distant,
passe-muraille ou passe-partout…, tout a été dit pour
essayer de relativiser l’intervention de Nicolas Sarkozy,
quelques jours après avoir essayé de disqualifier les
propos d’un Bernard Kouchner que certains attendaient
plus dans un costume humanitaire que politique,
employant sans complexe ‘’des mots qui choquent’’.
Pourtant, les ‘’guerres humanitaires’’ existent bel et bien : au Kossovo, en Afghanistan, dans l’Est de l’Afrique, voire en Irak, les démocraties occidentales déploient des moyens énormes, non sans risques pour les responsables politiques qui les conduisent, pour que cessent les massacres, l’injustice des dictatures, le malheur des plus démunis. Il était bien cohérent que Nicolas Sarkozy propose son New Deal à lui : ‘’une meilleure répartition des richesses mondiales’’.
Les politiques de la terreur menées par les organisations extrémistes ou les dictatures trouvent toujours un écho favorable auprès de ceux qui n’ont plus rien à perdre, et pour lesquels l’espoir ne veut plus dire grand-chose. Le 20 septembre 2007 par exemple, Ayman al-Zawahiri, le numéro deux d’Al-Qaïda appelait la branche maghrébine de son organisation à ‘’nettoyer le Maghreb islamique des fils de la France et de l’Espagne qui ont fait leur retour en Algérie’’. Le lendemain, la dénonciation absurde et à peine voilée par Al-Qaïda d’un post-colonialisme incarné par la présence d’entreprises occidentales au Maghreb se traduisait par un attentat en Algérie contre un car transportant des techniciens d’une entreprise française de travaux publics… Le seul mort fut l’auteur de l’attentat… Si ‘’l’opération’’ n’avait pas échoué, le carnage prévu se serait produit.
L’idée d’un New Deal est belle, mais sa réalisation risque de prendre du temps, et en attendant qu’elle s’inscrive dans les mentalités des dirigeants de ce monde, et ce sera sans doute le rôle majeur de Dominique Strauss-Kahn à la tête du FMI, l’Iran aura accumulé suffisamment de matière fissile en 2009 pour fabriquer une bombe… Les deux résolutions du Conseil de sécurité, la 1737 et la 1747, adoptées à l’unanimité en décembre 2006 et mars 2007 ont légèrement affecté l’économie iranienne… Mais ni la Russie ni la Chine ne sont favorables à une troisième résolution.
Alors, n’en déplaise à ceux qui auront cherché à exploiter les différends entre un Bernard Kouchner engagé dans sa réflexion sur les dangers de la nucléarisation de l’Iran et un Président français tout autant déterminé à inquiéter le régime iranien, dont le Président Ahmadinejad a fait une nouvelle fois la preuve d’un cynisme angoissant en remerciant les travaux réalisés par l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique, en confirmant les travaux très avancés du nucléaire iranien et en le décrétant ‘’clos’’… Voilà pourquoi Paris s’acharne à contourner l’ONU par des sanctions prises dans un cadre européen.
Promesse présidentielle tenue, la France a été cette semaine au rendez-vous de l’histoire. Au cours de la 62ème assemblée générale de l’ONU, Nicolas Sarkozy a montré qu’il ne mégote pas avec les risques de conflit et de prolifération nucléaire. Si Téhéran se dote de l’arme nucléaire, cela fera ‘’courir un risque inacceptable à la stabilité de la région et du monde’’.
Parce que l’Iran menace de rayer Israël de la carte, la seule démocratie moyen orientale, et parce que l’Iran nucléaire sera suivi par une Arabie saoudite nucléaire, une Egypte nucléaire, des pays du Golfe atomiques, une Turquie atomique. Parce que l’Iran et ses dirigeants, comme tous les dirigeants qui organisent leur pouvoir pour échapper au système démocratique sont imprévisibles, et refusent de prendre au sérieux les menaces occidentales.
Parce que le danger est réel, il était important que Sarkozy parle plus fort que le Président Bush sur le sujet, il était important que la principale puissance européenne montre aussi que le danger n’est pas régional mais global.
Israël aura réussi à passer avec efficacité un message que de trop nombreux chroniqueurs considéraient par trop alarmiste il y a six mois à peine. Le nucléaire iranien n’est pas le seul dossier vital pour l’avenir d’Israël, mais l’Iran constitue sans aucun doute le principal maillon d’une chaîne de la terreur qui maintient en otage les trois soldats enlevés par le Hamas et le Hezbollah il y a quinze mois.
Ce soir, en pleine fête de Souccot qui célèbre l’unité du
peuple juif, nos pensées vont vers Guilad Shalit,
Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser. Nos pensées vont aussi
vers tous les hommes d’influence, épris de justice et de
liberté, qui n’en n’ont peut-être pas encore fait assez
pour que le monde libre n’oublie pas qu’une résolution
de l’ONU a été votée pour qu’ils recouvrent,
il y a plus d’un an déjà, leur liberté.
Sur Le BLOG de terredisrael.com.
LE CONFLIT ISRAELO - PALESTINIEN
Le conflit israélo-palestinien -
Quelques repères historiques pour mieux comprendre
par Zvi Tenney
Par webmaster, vendredi 28 septembre 2007
Sur Le BLOG de TERREDISRAEL.COM -
La présence du peuple d’Israël en Palestine, Terre de Canaan,
remonte pour le moins à 1200 av. J-C et sa souveraineté sur
cette Terre date de l’établissement du Royaume d’Israël
en 1005 environ av. J-C. Pour ceux, que le récit biblique
laisse sceptiques, on rappellera que ce sont là des faits
attestés également par des vestiges archéologiques, tels
que la stèle du Pharaon Méneptah datée de 1210 av. J-C.
ou celle de Mesha, roi de Moab, datée de 830 av.J-C ou
encore celle de Tell Dan datée du 9eme siècle av. J-C.
Dans tous ces témoignages écrits il est fait mention,
comme dans la Bible, d’Israël parmi les Etats de cette
région, avec ses rois et ses combats, pratiquant la même
religion et parlant la même langue qu’aujourd’hui.
La destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586
av. J-C. et celle du Second Temple par les Romains en l'an 70
de notre ère, ne mirent pas fin à la présence juive en
Terre d'Israël. Depuis, la reconquête du pays devint
l'aspiration suprême du peuple juif dispersé.
Le "retour à Sion” est resté le fervent souhait exprimé dans
les prières quotidiennes et à l’occasion de toute
célébration nationale ou même familiale (la formule de
condoléances: “Puisse la reconstruction de Jérusalem
t’apporter réconfort “ étant caractéristique de cet
état d’esprit ).
Après l'invasion arabe, en 636, les juifs devinrent certes,
pour la première fois, minorité dans leur propre pays.
Mais au XVIIe siècle déjà, la population juive se renforça
à la suite de l'immigration provoquée par le faux messie
Shabbtai Zvi, de sorte que dès 1868 les juifs constituaient
la majorité de la population de Jérusalem.
Avec l'affaiblissement, puis l'effondrement de l'Empire
ottoman, les perspectives de “reconquête” de la Terre
d'Israël devinrent concrètes. Les espoirs frustrés de la
période des Lumières et l’aggravation de manifestations
d'antisémitisme en Europe (l’affaire Dreyfus étant parmi
la plus connue), convainquirent de nombreux juifs et
notamment Herzl, de la nécessité d’¦uvrer activement pour
le retour à Sion.
L'immigration juive en Terre d'Israël, qui s'intensifia dès
1881, contribua à un essor économique sans précédent.
Cet essor attira une immigration arabe massive en provenance
des autres provinces de l'Empire ottoman. Avant ces grands
mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle,
la Terre d'Israël, rebaptisée "Palestina” par l'Empire
romain (en référence à la présence des Philistins douze
siècles auparavant), était quasiment dépeuplée.”Un désert
parsemé de quelques bourgades”, c’est là le témoignage de
tous les archéologues, historiens et écrivains qui la
visitèrent à l'époque.
Après la première guerre mondiale, le Proche Orient qui était
jusqu’alors sous l’emprise de l’Empire ottoman fut découpé
pour créer les pays que nous connaissons aujourd’hui
(la Syrie, le Liban, l’Irak). Pour ce qui était de la
Palestine, sur ses deux rives du Jourdain,
la Société des Nations (source de la légitimité internationale
avant la création de l’ONU), décida en avril 1920, de la
destiner à la création d’un Foyer National Juif
“compte tenu des liens historiques du peuple juif avec
la Palestine“. Elle fut donc, à cette fin, confiée en Mandat
à la Grande-Bretagne qui devait mener à bien la mise en
application de cette décision.
C’est alors que commencèrent les pressions du monde arabe
pour torpiller ce projet : il était impensable pour ce
monde arabo-musulman que “les juifs puissent être souverains
en Terre d’Islam”, et qui plus est, en référence à” leurs
liens historiques à la Palestine “, liens que ce monde
dénie purement et simplement. Le Temple juif par exemple
n’est qu’un “mythe” pour les Arabes et ils sont tout à
fait sincères quand ils l’affirment.
Comme le fait remarquer Eric Marty (dans son livre
”Bref séjour à Jérusalem”, Gallimard 2003),
le Coran en effet ne parle pas du Temple juif,
il l’assimile à la “Mosquée très éloignée “ (al-Aqsa).
La Mosquée du même nom, construite quelques siècles plus tard,
en tient donc lieu et place puisque la seule nommée.
Cette torsion, ce retournement du temps des événements
bibliques sont d’ailleurs fascinants pour tout lecteur
non musulman du Coran, conclue Eric Marty.
En 1922, à la suite de ces pressions politiques, les Arabes
palestiniens se virent octroyer un Etat sur 80 % du
territoire de la Palestine mandataire, toute la partie
à l’Est du Jourdain qui pris le nom de Jordanie.
Le feu roi Hussein lui-même le répétait en toute occasion :
"La Jordanie est la Palestine”. Il ne restait donc pour
l’établissement du Foyer National Juif que la partie Ouest
de la Palestine, entre le Jourdain et la mer.
Mais les pressions politiques arabes ne cessèrent pas pour
autant. Elles devaient s’accompagner désormais d’actes de
violences sanglants contre la population juive,
le cas le plus tragique étant le pogrom de 1929 contre
la population juive de Hébron.
Décimés par la Shoah, les Juifs durent se résigner à une
deuxième amputation de leur pays en 1947 : bien que le plan
de partage de l'ONU ne leur attribuât que 10 % de la
Palestine mandataire, ils acceptèrent le compromis onusien.
Mais constants dans leur refus de toute possibilité d’une
souveraineté juive, les Arabes le rejetèrent et lancèrent
une attaque concertée pour détruire, le minuscule Etat juif
qui venait de naître. Sûres de leur victoire, les armées
arabes sommèrent leurs frères palestiniens de quitter
leurs maisons en attendant leur imminent et victorieux
retour. Ceux qui suivirent ce conseil et ceux qui fuirent
les combats menés par Israël pour sa survie, se groupèrent
dans des camps de réfugiés dans les pays arabes voisins.
Conscient de l’arme politique que constitue la souffrance
et la misère de ces réfugiés, le monde arabe s’est refusé
à faire quoique ce soit pour améliorer leur sort.
Israël pour sa part a donné asile à des centaines de
milliers de réfugiés juifs provenant de pays arabes.
A l’issue de cette guerre furent fixées les frontières de
cesser le feu de l’Etat d’Israël, l'Egypte s'emparant de
la bande de Gaza et la Jordanie de la partie occidentale
du Jourdain (rebaptisée "Cisjordanie”).Cette situation
durera de 1948 à 1967 mais aucun pays arabe n’accepta pour
autant de faire la paix avec Israël.
C'est d’ailleurs en 1964, trois ans avant la guerre des
six jours, que le Président égyptien, Nasser, créa l'OLP
(Organisation de libération de la Palestine) non pas pour
"libérer" la Cisjordanie et la bande de Gaza (alors,
comme précisé plus haut, sous occupation jordanienne et
Egyptienne), mais pour raser l'Etat juif et le
remplacer par une Palestine arabe sous égide égyptienne.
En 1967 l’Egypte pris l’initiative d’une attaque armée
contre Israël avec le concours de la Syrie et de
la Jordanie dans le but déclaré de le détruire.
Israël réussit à contenir cette offensive concertée,
repoussant ses attaquants au-delà du Jourdain et des
hauteurs du Golan ainsi que de la péninsule du Sinaï.
C’est alors que l’opinion publique occidentale adopta, dans
son ensemble, une attitude critique vis-à-vis d’Israël,
substituant à l’analyse des racines véritables du conflit,
une structure de pensée pertinente aux universaux
occidentaux en vogue, à savoir: colonialisme, invasion,
occupation, violation des droits de l’homme etc.
Un doigt accusateur était pointé sur Israël (qui n’avait
fait que se défendre contre une attaque qui visait à
le détruire), passant sous silence le refus permanent des
Arabes de négocier un quelconque accord de paix avec
l’Etat juif. Et pourtant, s’il en fallait confirmation,
en septembre 1967, le Sommet arabe réuni à Khartoum
décidait, officiellement et ouvertement, des fameux
trois "NON": non à la négociation, non à la
réconciliation et non à la reconnaissance d'Israël.
En 1974, l'OLP approuva le "plan par étapes", autrement dit,
accepter dans un premier temps l'établissement d'un Etat
palestinien en Cisjordanie et à Gaza pour faciliter la
destruction d'Israël. En 1993, le chef de l’OLP, Arafat
signa les accords d'Oslo puis expliqua peu après, dans
une mosquée de Johannesburg, que pour lui, Oslo n'était
que la répétition du pacte signé entre le prophète
Mohammed et la tribu qurayshite en 629 :
une trêve (houdna) signée en position de faiblesse pour
mieux vaincre l'ennemi, le temps venu. Fayçal Husseini,
dirigeant palestinien, célébré par les médias pour sa
“modération”, ne déclarait-il pas au journal égyptien,
”Al Arabi” du 2 juillet 2001 que les Accords d'Oslo
étaient “un cheval de Troie”, destiné à pourvoir les
Palestiniens d'une base territoriale pour conduire une
guérilla permanente qui devrait aboutir à la création
d'un Etat palestinien sur les ruines d'Israël ?
En effet l'Autorité palestinienne qui, en 1995, devint
souveraine sur la totalité de la population arabe de
Judée-Samarie et de la bande de Gaza, confirma très
vite ses véritables intentions : constitution d'une force
armée, incitation à la haine anti-juive et délégitimation
de l’existence même d’Israël dans les médias et dans les
écoles
La propagande arabe n’a pas eu grand mal à convaincre
l’opinion publique occidentale que les implantations juives
étaient la cause principale du conflit. Mais voilà, c’est
précisément après qu'Ehoud Barak alors premier Ministre se
soit engagé en Juillet 2000 à les démanteler, acceptant
l'établissement d'un Etat palestinien sur 97 % de la
Judée-Samarie et 100 % de la bande de Gaza que les
Palestiniens déclenchèrent “l’Intifada al-Aqsa”, une guerre
utilisant des bombes humaines explosant dans les
concentrations de population civile en Israël….
Les Palestiniens ne pouvaient accepter la seule condition
posée en contre-partie par Barak : ”La fin du conflit”.
Rien donc d’étonnant que le retrait israélien de la bande de
Gaza en Août 2005, n’ait rien changé à l’attitude
Palestinienne. Le Hamas, faction dominante de la société
palestinienne, déclare depuis et avec plus de force que
jamais: “le combat continuera jusqu’à la libération de
toutes les terres palestiniennes”. Son dirigeant Mahmud
E-Zahar, précisait au quotidien israélien “Haaretz”
(26/10/05): ”Les frontières de 1967 ne sont qu’une étape
dans notre combat, notre but est toute la Palestine qui
est Terre Sainte de l’Islam
Il est donc clair que c'est ce refus de l'existence même
d'Israël qui est la véritable racine du conflit
Israélo-palestinien. Eric Marty, dans son livre cité plus
haut, définit ce refus en ces termes : "L'un des scénarios
- et pas le moindre -de la guerre que livrent les
Palestiniens aux Israéliens a pour noyau métaphysique
l'effacement absolu de l'être juif en tant
qu'insupportable rival parce que dépositaire de l'origine."
C’est dire combien ardu semble être le chemin vers une
solution pacifique avec les Palestiniens. Il n’est
cependant pas démuni de toute ouverture d’espoir,
les accords de paix avec la Jordanie et l’Egypte en sont
la preuve. Mais pour cela il faudrait que se créent des
circonstances qui conduisent également les Arabes
palestiniens à une vision réaliste concernant la présence
incontournable d’Israël dans la région. Ce processus
pourrait, sans nul doute, être encouragé et accéléré si,
aussi bien en Israël que dans l’opinion publique
occidentale, ceux qui s’acharnent à considérer ce conflit
comme “une lutte anticolonialiste contre l’occupation et
l’oppression”, prenaient enfin conscience des véritables
données du conflit et les faisaient valoir, clairement
et sans ambages en toute occasion. N’est-il pas prouvé que,
c’est là, la façon la meilleure de s’acheminer correctement
vers la solution de tout problème aussi complexe soit-il ?
Zvi Tenney Ancien ambassadeur d’Israël
Sur le Blog de terredisrael.com
Quelques repères historiques pour mieux comprendre
par Zvi Tenney
Par webmaster, vendredi 28 septembre 2007
Sur Le BLOG de TERREDISRAEL.COM -
La présence du peuple d’Israël en Palestine, Terre de Canaan,
remonte pour le moins à 1200 av. J-C et sa souveraineté sur
cette Terre date de l’établissement du Royaume d’Israël
en 1005 environ av. J-C. Pour ceux, que le récit biblique
laisse sceptiques, on rappellera que ce sont là des faits
attestés également par des vestiges archéologiques, tels
que la stèle du Pharaon Méneptah datée de 1210 av. J-C.
ou celle de Mesha, roi de Moab, datée de 830 av.J-C ou
encore celle de Tell Dan datée du 9eme siècle av. J-C.
Dans tous ces témoignages écrits il est fait mention,
comme dans la Bible, d’Israël parmi les Etats de cette
région, avec ses rois et ses combats, pratiquant la même
religion et parlant la même langue qu’aujourd’hui.
La destruction du Premier Temple par les Babyloniens en 586
av. J-C. et celle du Second Temple par les Romains en l'an 70
de notre ère, ne mirent pas fin à la présence juive en
Terre d'Israël. Depuis, la reconquête du pays devint
l'aspiration suprême du peuple juif dispersé.
Le "retour à Sion” est resté le fervent souhait exprimé dans
les prières quotidiennes et à l’occasion de toute
célébration nationale ou même familiale (la formule de
condoléances: “Puisse la reconstruction de Jérusalem
t’apporter réconfort “ étant caractéristique de cet
état d’esprit ).
Après l'invasion arabe, en 636, les juifs devinrent certes,
pour la première fois, minorité dans leur propre pays.
Mais au XVIIe siècle déjà, la population juive se renforça
à la suite de l'immigration provoquée par le faux messie
Shabbtai Zvi, de sorte que dès 1868 les juifs constituaient
la majorité de la population de Jérusalem.
Avec l'affaiblissement, puis l'effondrement de l'Empire
ottoman, les perspectives de “reconquête” de la Terre
d'Israël devinrent concrètes. Les espoirs frustrés de la
période des Lumières et l’aggravation de manifestations
d'antisémitisme en Europe (l’affaire Dreyfus étant parmi
la plus connue), convainquirent de nombreux juifs et
notamment Herzl, de la nécessité d’¦uvrer activement pour
le retour à Sion.
L'immigration juive en Terre d'Israël, qui s'intensifia dès
1881, contribua à un essor économique sans précédent.
Cet essor attira une immigration arabe massive en provenance
des autres provinces de l'Empire ottoman. Avant ces grands
mouvements migratoires de la fin du XIXe siècle,
la Terre d'Israël, rebaptisée "Palestina” par l'Empire
romain (en référence à la présence des Philistins douze
siècles auparavant), était quasiment dépeuplée.”Un désert
parsemé de quelques bourgades”, c’est là le témoignage de
tous les archéologues, historiens et écrivains qui la
visitèrent à l'époque.
Après la première guerre mondiale, le Proche Orient qui était
jusqu’alors sous l’emprise de l’Empire ottoman fut découpé
pour créer les pays que nous connaissons aujourd’hui
(la Syrie, le Liban, l’Irak). Pour ce qui était de la
Palestine, sur ses deux rives du Jourdain,
la Société des Nations (source de la légitimité internationale
avant la création de l’ONU), décida en avril 1920, de la
destiner à la création d’un Foyer National Juif
“compte tenu des liens historiques du peuple juif avec
la Palestine“. Elle fut donc, à cette fin, confiée en Mandat
à la Grande-Bretagne qui devait mener à bien la mise en
application de cette décision.
C’est alors que commencèrent les pressions du monde arabe
pour torpiller ce projet : il était impensable pour ce
monde arabo-musulman que “les juifs puissent être souverains
en Terre d’Islam”, et qui plus est, en référence à” leurs
liens historiques à la Palestine “, liens que ce monde
dénie purement et simplement. Le Temple juif par exemple
n’est qu’un “mythe” pour les Arabes et ils sont tout à
fait sincères quand ils l’affirment.
Comme le fait remarquer Eric Marty (dans son livre
”Bref séjour à Jérusalem”, Gallimard 2003),
le Coran en effet ne parle pas du Temple juif,
il l’assimile à la “Mosquée très éloignée “ (al-Aqsa).
La Mosquée du même nom, construite quelques siècles plus tard,
en tient donc lieu et place puisque la seule nommée.
Cette torsion, ce retournement du temps des événements
bibliques sont d’ailleurs fascinants pour tout lecteur
non musulman du Coran, conclue Eric Marty.
En 1922, à la suite de ces pressions politiques, les Arabes
palestiniens se virent octroyer un Etat sur 80 % du
territoire de la Palestine mandataire, toute la partie
à l’Est du Jourdain qui pris le nom de Jordanie.
Le feu roi Hussein lui-même le répétait en toute occasion :
"La Jordanie est la Palestine”. Il ne restait donc pour
l’établissement du Foyer National Juif que la partie Ouest
de la Palestine, entre le Jourdain et la mer.
Mais les pressions politiques arabes ne cessèrent pas pour
autant. Elles devaient s’accompagner désormais d’actes de
violences sanglants contre la population juive,
le cas le plus tragique étant le pogrom de 1929 contre
la population juive de Hébron.
Décimés par la Shoah, les Juifs durent se résigner à une
deuxième amputation de leur pays en 1947 : bien que le plan
de partage de l'ONU ne leur attribuât que 10 % de la
Palestine mandataire, ils acceptèrent le compromis onusien.
Mais constants dans leur refus de toute possibilité d’une
souveraineté juive, les Arabes le rejetèrent et lancèrent
une attaque concertée pour détruire, le minuscule Etat juif
qui venait de naître. Sûres de leur victoire, les armées
arabes sommèrent leurs frères palestiniens de quitter
leurs maisons en attendant leur imminent et victorieux
retour. Ceux qui suivirent ce conseil et ceux qui fuirent
les combats menés par Israël pour sa survie, se groupèrent
dans des camps de réfugiés dans les pays arabes voisins.
Conscient de l’arme politique que constitue la souffrance
et la misère de ces réfugiés, le monde arabe s’est refusé
à faire quoique ce soit pour améliorer leur sort.
Israël pour sa part a donné asile à des centaines de
milliers de réfugiés juifs provenant de pays arabes.
A l’issue de cette guerre furent fixées les frontières de
cesser le feu de l’Etat d’Israël, l'Egypte s'emparant de
la bande de Gaza et la Jordanie de la partie occidentale
du Jourdain (rebaptisée "Cisjordanie”).Cette situation
durera de 1948 à 1967 mais aucun pays arabe n’accepta pour
autant de faire la paix avec Israël.
C'est d’ailleurs en 1964, trois ans avant la guerre des
six jours, que le Président égyptien, Nasser, créa l'OLP
(Organisation de libération de la Palestine) non pas pour
"libérer" la Cisjordanie et la bande de Gaza (alors,
comme précisé plus haut, sous occupation jordanienne et
Egyptienne), mais pour raser l'Etat juif et le
remplacer par une Palestine arabe sous égide égyptienne.
En 1967 l’Egypte pris l’initiative d’une attaque armée
contre Israël avec le concours de la Syrie et de
la Jordanie dans le but déclaré de le détruire.
Israël réussit à contenir cette offensive concertée,
repoussant ses attaquants au-delà du Jourdain et des
hauteurs du Golan ainsi que de la péninsule du Sinaï.
C’est alors que l’opinion publique occidentale adopta, dans
son ensemble, une attitude critique vis-à-vis d’Israël,
substituant à l’analyse des racines véritables du conflit,
une structure de pensée pertinente aux universaux
occidentaux en vogue, à savoir: colonialisme, invasion,
occupation, violation des droits de l’homme etc.
Un doigt accusateur était pointé sur Israël (qui n’avait
fait que se défendre contre une attaque qui visait à
le détruire), passant sous silence le refus permanent des
Arabes de négocier un quelconque accord de paix avec
l’Etat juif. Et pourtant, s’il en fallait confirmation,
en septembre 1967, le Sommet arabe réuni à Khartoum
décidait, officiellement et ouvertement, des fameux
trois "NON": non à la négociation, non à la
réconciliation et non à la reconnaissance d'Israël.
En 1974, l'OLP approuva le "plan par étapes", autrement dit,
accepter dans un premier temps l'établissement d'un Etat
palestinien en Cisjordanie et à Gaza pour faciliter la
destruction d'Israël. En 1993, le chef de l’OLP, Arafat
signa les accords d'Oslo puis expliqua peu après, dans
une mosquée de Johannesburg, que pour lui, Oslo n'était
que la répétition du pacte signé entre le prophète
Mohammed et la tribu qurayshite en 629 :
une trêve (houdna) signée en position de faiblesse pour
mieux vaincre l'ennemi, le temps venu. Fayçal Husseini,
dirigeant palestinien, célébré par les médias pour sa
“modération”, ne déclarait-il pas au journal égyptien,
”Al Arabi” du 2 juillet 2001 que les Accords d'Oslo
étaient “un cheval de Troie”, destiné à pourvoir les
Palestiniens d'une base territoriale pour conduire une
guérilla permanente qui devrait aboutir à la création
d'un Etat palestinien sur les ruines d'Israël ?
En effet l'Autorité palestinienne qui, en 1995, devint
souveraine sur la totalité de la population arabe de
Judée-Samarie et de la bande de Gaza, confirma très
vite ses véritables intentions : constitution d'une force
armée, incitation à la haine anti-juive et délégitimation
de l’existence même d’Israël dans les médias et dans les
écoles
La propagande arabe n’a pas eu grand mal à convaincre
l’opinion publique occidentale que les implantations juives
étaient la cause principale du conflit. Mais voilà, c’est
précisément après qu'Ehoud Barak alors premier Ministre se
soit engagé en Juillet 2000 à les démanteler, acceptant
l'établissement d'un Etat palestinien sur 97 % de la
Judée-Samarie et 100 % de la bande de Gaza que les
Palestiniens déclenchèrent “l’Intifada al-Aqsa”, une guerre
utilisant des bombes humaines explosant dans les
concentrations de population civile en Israël….
Les Palestiniens ne pouvaient accepter la seule condition
posée en contre-partie par Barak : ”La fin du conflit”.
Rien donc d’étonnant que le retrait israélien de la bande de
Gaza en Août 2005, n’ait rien changé à l’attitude
Palestinienne. Le Hamas, faction dominante de la société
palestinienne, déclare depuis et avec plus de force que
jamais: “le combat continuera jusqu’à la libération de
toutes les terres palestiniennes”. Son dirigeant Mahmud
E-Zahar, précisait au quotidien israélien “Haaretz”
(26/10/05): ”Les frontières de 1967 ne sont qu’une étape
dans notre combat, notre but est toute la Palestine qui
est Terre Sainte de l’Islam
Il est donc clair que c'est ce refus de l'existence même
d'Israël qui est la véritable racine du conflit
Israélo-palestinien. Eric Marty, dans son livre cité plus
haut, définit ce refus en ces termes : "L'un des scénarios
- et pas le moindre -de la guerre que livrent les
Palestiniens aux Israéliens a pour noyau métaphysique
l'effacement absolu de l'être juif en tant
qu'insupportable rival parce que dépositaire de l'origine."
C’est dire combien ardu semble être le chemin vers une
solution pacifique avec les Palestiniens. Il n’est
cependant pas démuni de toute ouverture d’espoir,
les accords de paix avec la Jordanie et l’Egypte en sont
la preuve. Mais pour cela il faudrait que se créent des
circonstances qui conduisent également les Arabes
palestiniens à une vision réaliste concernant la présence
incontournable d’Israël dans la région. Ce processus
pourrait, sans nul doute, être encouragé et accéléré si,
aussi bien en Israël que dans l’opinion publique
occidentale, ceux qui s’acharnent à considérer ce conflit
comme “une lutte anticolonialiste contre l’occupation et
l’oppression”, prenaient enfin conscience des véritables
données du conflit et les faisaient valoir, clairement
et sans ambages en toute occasion. N’est-il pas prouvé que,
c’est là, la façon la meilleure de s’acheminer correctement
vers la solution de tout problème aussi complexe soit-il ?
Zvi Tenney Ancien ambassadeur d’Israël
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