31 janvier 2006

LECON DE VIE - MA VIE - du Dr. C.G.JUNG

Il arrive parfois des rencontres exceptionnelles qui suscitent au fond de soi un écho,
capable d’éveiller la conscience vers de nouvelles perspectives.
Ces rencontres peuvent etre : un personnage, une musique, un poeme,
un paysage, une réflexion, une intuition, un reve, une lecture, etc…
C’est précisément « la chance » que j’ai eu en « tombant » sur un livre intitulé
« Ma vie » (éditions Folio). C’est la biographie du docteur et psychiatre
C. G. Jung qui, a la fin de sa vie, a voulu nous transmettre le fruit de ses réflexions
et de ses expériences personnelles sur ce qu’il a appelé «Les problemes de l’ame ».
Le docteur C. Jung est né le 26 juillet 1875 dans le canton de Thurgovie, en Suisse.
Il est mort en 1961 dans sa maison, réputée pour sa fameuse « tour », a Bollingen,
sur le lac de Zurich. Dans la préface de son livre, le docteur C. Jung écrit :
«Ma vie est l’histoire d’un « inconscient » qui a accompli sa réalisation.
Tout ce qui gît dans l’inconscient veut devenir événement,
de meme que la personnalité (le conscient)
elle aussi, veut se déployer a partir des conditions inconscientes
et se sentir vivre en tant que « Totalité ».
Les questions existentielles que le docteur C. Jung analyse dans ce livre,
sont précisément celles devant lesquelles chaque homme est confronté,
et pour lesquelles il recherche des réponses :La vie a-t-elle un sens ?
Quelle est le sens de ma vie ? Pourquoi suis-je ici, en ce lieu, en ce temps ?
Ai-je bien utilisé ma vie ? etc.…Le docteur C. Jung précise :
« Pour l’homme, la question décisive est : Te réferes-tu ou non a l’infini ?
Tel est le critere de la vie : - Ou bien je sais que l’illimité et l’éternité sont essentiels,
et par conséquent je ne concentre pas tout mon intér?t ? des futilités
et ? des choses qui n’ont pas une importance décisive ;- Ou bien je l’ignore,
alors j’insiste pour que le monde me reconnaisse une certaine valeur pour telle ou telle qualité que je conçois comme ma « propriété personnelle ».
Plus l’homme met l’accent sur une fausse possession,
moins il peut sentir l’essentiel, et plus il lui manque de satisfaction dans la vie.
Il se sent limité parce que ses intentions sont bornées. Il en résulte :
insatisfaction, envie, jalousie, haine ».Nos sages nous l’ont aussi rappelé :
«Lorsque tu te présenteras devant le Tribunal céleste,
on ne te demandera pas pourquoi tu n’as pas été a la hauteur d’un Moise
ou d’un grand khakham, mais on te demandera si tu as vraiment été toi-meme ».
Et voila le grand principe que Socrate formulait : « Connais-toi toi-meme
et tu connaitras le monde ». Plus facile a dire qu’a faire….
Pourtant chacun de nous voudrait pouvoir faire un bilan positif de sa vie en répondant aux questions lancinantes : - Est-ce que ma vie a été fructueuse et utile ?
A qui ? Pour qui ? Bien sur, tout le monde ne peut pas avoir été un Moise,
un Ma?monide, un Freud, un Einstein, un prophete, un grand khakham,
un roi, etc ; mais chacun peut se demander : - Ai-je progressé moralement, intellectuellement ? - Ai-je réussi a élever ma pensée ;
a élargir ma compréhension des hommes et des choses ?-
Suis-je devenu plus tolérant envers les autres ?-
Ai-je profité de mes erreurs de jeunesse pour me corriger ?-
Ai-je gagné en sagesse pour mieux comprendre la portée de la recommandation
« d’aimer son prochain comme soi-meme » ?
Si les réponses a ce bilan sont positives, alors oui, ma vie ici-bas aura eu un sens ;
j’aurais élargi ma conscience individuelle et par conséquent j’aurais contribué au perfectionnement de la conscience collective,
sachant que chacun de nous fait parti de l’ensemble de l’humanité
et que la progression de l’un fait progresser les autres….
Un sage disait : « L’homme est « en devenir »; on ne nait pas homme,
on le devient.« Si l’homme ne sait pas tirer les leçons du passé,
alors il est condamné a reproduire ses erreurs dans le futur… »
C’est de cela que l’homme aura a répondre devant sa conscience,
car sa vocation est précisément d’élargir la conscience.
A . NAMIECH.