14 juillet 2006
THEODOR HERZL
Theodor Herzl en 1904
Theodor Herzl, de son nom hébreu Benjamin Ze'ev
(2 mai 1860 a Budapest - 3 juillet 1904 a Edlach),
est un journaliste et écrivain juif hongrois d'expression allemande.
Fondateur du mouvement sioniste au Congr?s de Bâle en 1897,
il est l'auteur de Der Judenstaat (L'État des juifs) en 1896
et fondateur du Fonds national juif pour l'achat de terres en Palestine.
Jeunesse
Theodor Herzl est né dans le quartier de Pest a Budapest,
capitale de la Hongrie caractérisée par son cosmopolitisme
extr?mement diversifié.
La ville abrite une population juive nombreuse,
qui représente 25 % de ses habitants.
Aussi certains nommaient-ils la ville « Judapest ».
Theodor Herzl (ou Twador en hongrois, Wolf Théodore en allemand)
grandit dans une famille bourgeoise, pratiquant un judaisme
que l'on pourrait qualifier de progressiste.
Son p?re, issu de l'immigration de la partie orientale de l'empire
austro-hongrois, se définit lui-m?me comme réformiste
et demeure un partisan de l'assimilation des Juifs
au sein de leurs terres d'accueil.
Vie professionnelle
Juriste de formation, Herzl séjourne a Paris de 1891 a 1896
comme correspondant du journal autrichien de Vienne,
la Neue Freie Presse.
L'affaire Dreyfus et la rédaction de L'État des Juifs
A l'origine, Herzl penchait pour l'assimilation
et croyait que l'antisémitisme disparaitrait si les Juifs
se fondaient dans les cultures nationales.
Mais des pogroms eurent lieu en Europe de l'est, surtout en Russie.
L'affaire Dreyfus, qui éclata en France en 1894,lui ota toutes ses illusions.
Ce qui le frappa douloureusement fut de voir l'antisémitisme
s'insinuer dans une nation généreuse comme la France,
dont l'esprit l'avait conquis.
Cette affaire convainquit Herzl que les Juifs ne seraient jamais
pleinement reconnus en tant que citoyens européens.
Il ne connaissait gu?re le judaisme ;
il se pencha sur l'histoire du peuple juif.
Il rédigea en 1896 son livre le plus cél?bre Der Judenstaat.
Herzl y pose la question de l'Etat juif comme une question mondiale,
devant intéresser toutes les puissances :
« Il faudrait aux Juifs un État, dans un pays dont ils auraient la souveraineté.
Il suffirait aux nations d'accorder aux masses juives malheureuses
un petit coin de terre, que le judaisme aurait la charge d'organiser
et de faire prospérer ». Selon lui, « le sionisme a pour but de créer,
pour le peuple juif en Palestine, un foyer garanti par le droit public ».
Herzl affirme la nécessité pour le peuple juif dispersé
de fonder une nation autonome.
Les Juifs sont un peuple dans une situation que Herzl
ressent comme anormale : ils n'ont ni territoire ni langue commune.
L'Organisation sioniste mondiale
Voir l'article détaillé sur l'histoire du sionisme
En 1897, Herzl réunit a Bale le premier congr?s sioniste.
Les assises de l'Organisation sioniste mondiale sont établies
et il la présidera jusqu'? sa mort, en 1904.
Lieux lui rendant hommage
A Paris, la place Theodor Herzl a été inaugurée le 5 juillet 2006,
dans le 3e arrondissement,
a l'intersection des rues Turbigo et Réaumur
(métro Arts et Métiers),
en présence du Maire de Paris, du Maire du 3e arrondissement
et du Chargé d'affaire de l'Ambassade d'Israel.
La Plaque du 3e arrondissement contient 5 lignes :
PLACE
THEODOR HERZL 1860 - 1904
JOURNALISTE ET ÉCRIVAIN
INSPIRATEUR DU FOYER NATIONAL JUIF