DIMANCHE 16 DECEMBRE 2007
C'est une histoire que m'avait racontè
ma Maman dans ma jeune enfance...
La petite fille aux allumettes
C'était le soir du 24 décembre.
De gros flocons de neige venaient tapisser les trottoirs.
Une petite fille marchait dans le froid, la tête et
les pieds nus. Sa mère lui avait bien donné des
pantoufles mais elles étaient trop grandes pour elle.
Elle les avaient perdues en traversant la rue et un
garçon était parti avec en courant...
Épuisée et transit par le froid,
elle alla se blottir contre un mur au coin d'une rue.
Elle avait si froid, la pauvre, si elle osait craquer
une allumette, elle pourrait se réchauffer les doigts.
« Juste une, pensa-t-elle,
papa ne s'en rendrait pas compte. »
Alors elle en prit une dans un paquet et l'alluma.
La petite entoura la flamme de sa main et il lui sembla
qu'elle se trouvait devant un gros poêle en fer
où crépitait un bon feu.
Elle voulut étendre ses jambes pour les réchauffer
mais tout à coup le poêle disparut.
L'allumette s'était éteinte.
Alors la fillette en craqua une autre.
Cette fois-ci, elle éclaira le mur et pu voir à travers!
Il y avait une grande table avec une jolie nappe
et des bougies; de la vaisselle en porcelaine
et au milieu une belle oie rôtie fourrée de marrons
et de pommes. Comme elle sentait bon!
La petite fille tendit le bras pour y goûter
mais ne toucha que le mur gris et froid.
Le festin avait disparu. Il ne restait qu'un bout
d'allumette noire et brûlée entre ses doigts.
Elle alluma encore une allumette
et là, elle vit un immense sapin de noël.
Le plus beau qu'elle avait jamais vu.
Il scintillait et ses branches étaient garnies
de mille petites lumières.
Mais l'allumette s'éteignit.
Le sapin disparut et ses lumières se changèrent en étoiles.
En levant les yeux au ciel,
la petite vit une étoile filante et pensa à sa grand-mère
qui était morte et qui lui avait dit:
« Quand une étoile s'éteint,
c'est une âme qui monte au ciel.
Elle frotta une autre allumette et sa grand-mère apparut.
« Oh grand-mère! s'écria la fillette,
emmène-moi, je sais que tu partiras quand l'allumette
s'éteindra, comme le poêle, l'oie rôtie et le sapin! »
Alors elle frotta une autre allumette,
puis une autre et encore une autre
pour retenir sa grand-mère.
Elle en frotta toute une poignée
et sa grand-mère parut encore plus belle et plus grande.
Alors elle prit la fillette dans ses bras
et toutes deux s'envolèrent vers les étoiles
où il ne ferait plus jamais froid.
Le lendemain matin,
on retrouva la fillette morte de froid,
son petit corps à demi enseveli sous la neige.
Elle avait le sourire aux lèvres et personne ne su
ce qu'elle avait vu cette nuit-là, ni comment avec
sa grand-mère elle avait rejoint les étoiles.