DIMANCHE 30 DECEMBRE 2007
Jacques KUPFER sur L'IMPACT
KOL HAKAVOT POUR CET ARTICLE Georges.
Monsieur le Président Georges Bush,
Vous désirez avant la fin de votre mandat trouver la solution au conflit du Moyen Orient. Il est vrai que pour entrer dans l'Histoire, il n'y a pas de voie plus certaine que celle d'intervenir en Terre promise. A condition toutefois de ne pas oublier à qui elle fut promise et à qui cette Terre appartient.
Vous avez une extraordinaire et unique opportunité d'aider à la résolution des problèmes entre Israël et les arabes environnants. En effet, la paix est possible en se basant sur un consensus entre l'Etat juif et les partisans de "l'Autorité palestinienne". Ce n'est certes pas en raison du fait que Mahmoud Abbas est un modéré par rapport au chef du Hamas. Le prétendre est aussi ridicule que de penser que les Jeunesses hitlériennes étaient "modérées" par rapport aux SS! Vous savez également que l'Etat d'Israël ne peut définitivement compter que sur le Créateur du Monde et Tsahal pour assurer sa pérennité. Certains de vos prédécesseurs ont envoyé leurs avions au dessus d'Auschwitz sans ordre de bombarder les infrastructures nazies, d'autres ont sauvé Nasser et certains nous ont forcé à nous retirer de terres reconquises à la suite d'agressions arabes. Mais vous appartenez à la lignée des Présidents américains amis d'Israël. Vous pouvez donc agir selon les accords de principe consensuels.
Le consensus dans notre région existe effectivement sur trois points cruciaux.
1. Le consensus du transfert.
Nous avons pu constater que lors de la destruction du Gouch katif, il fut procédé à l'expulsion de tous les Juifs qui y résidaient, et qui avaient bonifié, fertilisé et mis en valeur cette terre. Constatons ensemble, Monsieur le président, que cette épuration ethnique n'a soulevé aucune protestation dans le monde civilisé qui est le nôtre. Il est donc unanimement admis par les Juifs, les arabes et le monde onusien que les transferts de population sont un moyen légitime de résoudre un problème. En tout cas, ce qui est considéré comme inacceptable en Serbie est hautement apprécié dans notre région. Même si le transfert a concerné la mauvaise partie de la population de Gaza, le principe en a été admis. Il en découle que les Juifs ne peuvent vivre sur un territoire administré par des arabes ou plus clairement, que les arabes ne peuvent coexister avec une population démocratique non fanatisée par le besoin de mener le Djihad. La conséquence logique pour assurer la sécurité d'Israël et ainsi vous préserver un fidèle allié, est donc un transfert de tous les arabes vivant à l'Ouest du Jourdain vers l'un de ces pays "frères" qui veillent sur eux et les aiment. Alors que cette population arabe vit actuellement sur quelques cinq mille kilomètres carrés, des territoires immenses attendent cette main d'œuvre afin d'être mis en valeur tant en Irak qu'au Sinaï sans parler de toutes ces régions de la Ligue arabe transformés en déserts. Donnons leur de l'espace et permettons leur de fertiliser des terres arabes. Il est vrai que si le résultat est aussi probant que dans le Gouch Katif, les pays d'accueil auront peut être une déception mais la solidarité arabe si prompte à s'émouvoir dans les votes, les condamnations antisémites, le boycott d'Israël jouera pleinement son rôle.
2. Le consensus territorial.
Il est désormais avéré que le principe de base ne peut être que "la paix en échange de territoires". Vous qui avez lu la Bible, contrairement à certains des hauts dirigeants israéliens, vous savez quel sacrifice territorial a été accepté par le Peuple Juif en renonçant à certains des territoires promis par l'Eternel à son peuple. Toutefois sans remonter aux temps bibliques, vous n'ignorez pas que le mandat de la SDN à la Grande Bretagne pour constituer le futur état juif comprenait également la Transjordanie. Ces terres données à des tribus bédouines du Hedjaz représentaient les trois quarts de ce qui était initialement destiné au peuple d'Israël. De plus le Royaume Hachémite de Transjordanie est peuplé à plus de trois quarts d'arabes que l'on désigne sous le vocable de "palestiniens". Les juifs ont donc concédé les territoires immenses de la Transjordanie aux "palestiniens", le Sinaï aux Egyptiens, Kuneitra et ses environs aux Syriens, le sud du Litani aux Libanais en échange de la "paix". Qui plus est, les Juifs qui ont quitté les pays arabes ont du abandonner des propriétés foncières s'étendant sur cent mille km carrés. Rappelons que le "grand Israël" ne fait que 25000 km carrés. Le principe d'un retrait territorial doit donc être admis par les arabes qui devront quitter toutes les terres de la rive occidentale du jourdain. Ils n'auront aucun besoin de détruire leurs constructions puisque aucune ville nouvelle n'a été créée par ces squatters depuis les temps bibliques et que les localités qu'ils occupent sont toutes des anciens sites bibliques.
3. Le consensus sur le "Droit du retour"
Il est évident pour les deux parties que le "droit au retour" doit être appliqué à ceux qui furent exilés et qui n'ont jamais cessé de réclamer le retour de leur propriété. Pendant deux millénaires, les Juifs ont vécu ou plutôt survécu, en attendant de revenir sur la terre dont les avait expulsé la puissance romaine (aujourd'hui disparue) malgré leur résistance acharnée. Pendant deux millénaires les Juifs n'ont cessé d'invoquer dans leurs prières la bénédiction divine pour leur Retour et la reconstruction du Temple de Jérusalem. Dans leurs invocations quotidiennes, leurs peines et leurs joies, la terre d'Israël et Jérusalem ont toujours été omniprésentes. L'exil des Juifs de la Terre d'Israël l'a rendue désertique et stérile, terre oubliée où aucune autorité politique souveraine ne s'est installée. Terre oubliée de passage pour les empires désormais écroulés ou pour des nomades en transhimance. Tous les Empires, toutes ces puissances mondiales qui ont tenté de s'installer en Israël et la priver de sa population légitime se sont effondrés. Donc le droit au Retour pour les Juifs est une évidence inscrite dans les lois de l'Etat d'Israël. Les arabes qui, comme une photo en négatif, réclament la possibilité de venir s'installer en Israël sont des usurpateurs manipulés par la ligue arabe qui interdit aux pays membres de leur accorder la citoyenneté. Leur nombre ne cessera de grandir puisque votre argent et celui des pays industrialisés couvre les frais de leur paresse et de la provocation arabe. Proposez donc, Monsieur le Président, aux pays arabes de financer leurs frères grâce aux pétrodollars et vous verrez comme en peu de temps le "problème des réfugiés"palestiniens" aura cessé de faire parler de lui. Les pays arabes ont les moyens financiers et s'ils transfèrent le montant de leurs subventions aux organisations terroristes vers ce but, vous pourrez avec vos alliés occidentaux donner les sommes considérables que vous allouez à ces parasites et terroristes en devenir vers votre propre population. Le droit au retour ne s'applique qu'aux propriétaires pas aux squatters ou aux occupants illégaux.
Vous voyez que le consensus existe sur les concepts. Il ne reste plus qu'à donner clairement les définitions.
"Mal nommer les choses ajoute au malheur du monde" écrivait Albert Camus. Entrez dans l'Histoire et assurez l'avenir des Etats Unis en nommant les "choses" par leur véritable nom. Reconnaissez la Judée Samarie comme partie intégrante de cette terre que l'Eternel a assuré au peuple juif, transférez votre ambassade à Jérusalem, cessez de soutenir les ambitions de l'Islam qui veut créer un deuxième Etat "palestinien" qui sera une base permanente de terrorisme contre Israël mais aussi contre la civilisation et contre votre pays.
Je sais que le provisoire gouvernement israélien ne tient pas ces propos mais il y va de notre intérêt commun de dépasser ceux de quelques politiciens de la Knesseth désavoués par le peuple et de tenir un langage de courage de lucidité et de foi. Faites le, Monsieur le Président, et vous beneficierez de la bénédiction divine.
Avec l'expression de mes salutations alliées,
Jacques Kupfer
P.S. Votre secrétaire d'Etat, Condoleeza Rice, toute dévouée à la cause arabe, ose protester devant la construction de quelques maisons dans le quartier de Har homa à Jérusalem et tempête contre l'aménagement du quartier E1 de Maaleh Adoumim. Je ne voudrais pas lui manquer de respect en plagiant la fameuse phrase de Disraeli à un parlementaire anglais antisémite à qui il déclara " Mon ancêtre lisait la Thora dans le Temple de Salomon lorsque le votre pataugeait dans les marécages qui s'étendaient sur Londres". J'ignore où se trouvait alors l'ancêtre de Madame Rice mais je peux l'assurer que le mien devisait de notre Loi sur les routes de Har Homa et de Maaleh Adoumim. Madame Rice a décidément de trop mauvaises fréquentations en rencontrant Mme Tsipi Livni;
PS2. En venant en Israël où vous serez accueilli en ami, n'oubliez surtout pas de nous amener Jonathan Pollard.