11 janvier 2008

DECLARATION DU PRESIDENT BUSH

VENDREDI 11 JANVIER 2008
Sur: ISRAEL - DIASPORA.INFO


10.01.2008
L'actualité en question
Déclaration du président Bush sur le processus de paix
par La Maison Blanche

La déclaration de Bush après sa visite à Israël et à l'Autorité palestinienne n'est pas aussi banale qu'on pourrait le croire.
Voici le texte de la déclaration. Robert Cotta en fait un commentaire dans l'article qui suit.

Le président :

Bon après-midi. J'aimerais tout d'abord remercier le premier
ministre Olmert et le président Abbas de l'hospitalité qu'ils m'ont offerte
ici en Terre sainte. Nous avons eu des entretiens productifs, et il est
maintenant temps de faire les choix difficiles.

J'ai fait comprendre, tant au premier ministre Olmert qu'au président
Abbas, que des progrès devaient être réalisés sur quatre plans parallèles.
Premièrement, les deux parties doivent respecter les engagements qu'elles
ont pris en vertu de la « feuille de route ». Deuxièmement, les
Palestiniens doivent construire leur économie et leurs institutions
politiques et de sécurité. Pour ce faire, ils ont besoin de l'aide
d'Israël, de la région, et de la communauté internationale. Troisièmement,
j'ai réitéré ma reconnaissance à l'égard de la Ligue arabe pour
l'initiative de paix qu'elle a mise en avant, et j'ai demandé à tous les
pays arabes de tendre la main à Israël, une démarche qui n'a que trop
tardé.

Quatrièmement, les parties doivent s'atteler à la négociation. J'ai exhorté
les deux dirigeants à s'assurer que leurs équipes négocient sérieusement,
dès aujourd'hui. Je soutiens fermement la décision qu'ils ont prise de
continuer à se réunir au sommet régulièrement, parce que ce sont eux, j'en
suis convaincu, qui peuvent, et doivent, prendre l'initiative.

Je partage avec ces deux dirigeants la vision de deux États démocratiques,
Israël et la Palestine, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Ils
croient tous deux qu'une telle issue est dans l'intérêt de leurs peuples et
sont résolus à négocier une solution pour y arriver.

Le point de départ des négociations sur le statut permanent qui permettront
de s'acheminer vers cet objectif est clair : l'occupation qui a commencé en
1967 doit s'achever. L'accord (de paix) doit établir la Palestine comme
patrie du peuple palestinien, de même qu'Israël est la terre du peuple
juif. Les négociateurs doivent veiller à ce qu'Israël ait des frontières
sûres, reconnues et défendables. Ils doivent également s'assurer que l'État
palestinien soit viable, doté d'un territoire contigu, souverain et
indépendant.

Il est essentiel que chaque partie comprenne que la satisfaction des
objectifs fondamentaux de l'autre est la clé d'un accord réussi. La
sécurité d'Israël et la viabilité de l'État palestinien sont dans l'intérêt
mutuel des deux parties.

Trouver un accord nécessitera des concessions politiques douloureuses de
part et d'autre. S'il appartient aux deux parties de trancher les questions
territoriales, je crois que tout accord de paix entre elles nécessitera des
ajustements mutuellement acceptés à la ligne d'armistice de 1949 afin de
refléter les réalités actuelles et de s'assurer que l'État palestinien sera
viable et continu. Je pense que nous devons considérer la création d'un
État palestinien et d'un nouveau mécanisme international comprenant des
indemnisations pour résoudre la question des réfugiés palestiniens.

J'ai affirmé à chaque dirigeant que la mise en ouvre de tout accord
dépendrait du respect de la feuille de route. Aucune partie ne devrait
entreprendre une activité allant à l'encontre des obligations contractées
en vertu de ce document ou causant préjudice à la négociation d'un statut
définitif. Pour les Israéliens, cela signifie l'arrêt de l'expansion des
colonies et le démantèlement des postes avancés non autorisés. Pour les
Palestiniens, cela signifie contrer les terroristes et démanteler leurs
infrastructures.

Je sais que Jérusalem est une question difficile. Les deux parties ont de
profondes inquiétudes politiques et religieuses. Je sais que le règlement
de cette question sera l'un des écueils les plus difficiles à surmonter sur
le chemin de la paix, mais c'est celui que nous avons choisi.

La sécurité est fondamentale. Aucun accord, aucun État palestinien ne peut
naître de la terreur. Je réaffirme le ferme engagement de l'Amérique envers
la sécurité d'Israël.

La création d'un État palestinien n'a que trop tardé. Les Palestiniens le
méritent. Cet État renforcera la stabilité de la région et contribuera à la
sécurité d'Israël. Un accord de paix peut et doit intervenir avant la fin
de l'année. Je sais que chaque dirigeant approuve cet objectif important,
et je suis résolu à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l'atteindre.

Je vous remercie.

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