16 janvier 2008

DES JUIFS QUI N' ONT VRAIMENT RIEN A FAIRE.

MERCREDI 16 JANVIER 2008
Sur Le BLOG de www.terredisrael.com


Des Juifs qui n’ont (vraiment) rien à faire.
Par Schlomoh Brodowicz
pour Guysen International News
Lundi 14 janvier 2008 à 23:25

Qui ne connaît ce célèbre mot de Sacha Guitry : « Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage. » Quant au peintre et écrivain dadaïste Francis Picabia, il ne s’embarrassait pas d’académisme quand il écrivait : « Ceux qui médisent derrière mon dos, mon c… les contemple ».

Car sachez chers lecteurs qu’en matière de lecture, le dernier hot spot, le trendy de chez trendy, le grand chic de la prose de caniveau consiste désormais à faire saliver le grand public devant les récits craquants des secrets d’alcôve de ces grandes dames du podium politique. Elles ne sont évidemment pas toutes égales devant le déballage. Car les malheureuses que le Ciel aurait dotées d’un glamour de pruneau d’Agen n’auront évidemment pas la chance d’être de celles qui font la joie des « journalistes d’investigation ». Qu’elles soient ici assurées de notre compassion.

Et pour le coup, ces derniers jours, c’est l’ex Première dame de France qui s’y colle. Pas moins de trois bouquins lui sont consacrés. Au noble titre bien sûr, du sacro saint « droit de savoir », mais on l’avait deviné. Pourtant l’auteur de ces lignes ne croirait pas utile d’abreuver un respectable site juif d’une telle chronique s’il ne se sentait pas envahi par un sentiment de dégout en constatant que trois des noms qui sont à l’origine de ces torchons sont juifs.
Car si nous Juifs sommes fiers d’avoir été désignés de toute éternité comme le Peuple du Livre, alors à défaut d’incarner pleinement cette auguste distinction, il est tout de même de la responsabilité de tous ceux qui revendiquent leur appartenance à ce peuple de ne pas la profaner.
Alors quelques rappels, si vous le voulez bien. La Tradition de Moïse et tous les maîtres qui s’en sont faits les passeurs à travers les siècles tiennent la médisance pour le pire des péchés. Cette cuisante interdiction de colporter des ragots figure déjà dans le Lévitique (19,16). Le roi Salomon écrivit ensuite dans le Livre des Proverbes (18,21) que « la mort et la vie sont au pouvoir de la langue ». Le Talmud dispose lui que s’il est permis de transgresser la Loi d’Israël pour sauver sa vie, il est en revanche trois interdictions qu’un Juif ne saurait commettre, dût-il en perdre la vie. Ce sont : le meurtre, l’adultère et l’abjuration de sa foi. Quant à l’interdiction de la médisance, ajoute le Talmud, elle est aussi cuisante que les trois réunies !

Alors chers lecteurs, faut-il être un « ultra orthodoxe » habillé par Baranne (non pas Paco…) du chapeau à la semelle pour faire sienne une telle profession de foi ? Car les éditeurs, les auteurs et les lecteurs communient bien tous ensemble dans l’idée que de tels bouquins n’ont d’autre propos que celui de faire sonner les tiroirs-caisse. Qu’on ne sort pas informé mais avili de telles lectures. Que la profession de journaliste, la démocratie, les métiers de l’information (pour ne rien dire de la littérature…) ne sortent pas grandis par ces impuissants folliculaires pour reprendre un mot de Balzac.

Lorsque Bob Woodward et Carl Weinstein du Washington Post s’obstinèrent à affronter la cécité malveillante de l’administration américaine, pour remonter les fils qui menaient des plombiers du Watergate à la Maison Blanche, ils firent œuvre pie pour la démocratie. Des têtes tombèrent et pas des moindres puisque l’ultime fut le président Richard Nixon. Mais la démocratie tant exaltée par Tocqueville en sortit grandie. Une nouvelle ère s’annonçait où tous les coups bas ne seraient plus tolérés.

Lorsqu’en France, Pierre Péan et Philippe Cohen publièrent « la face cachée du Monde », il ne s’est pas agi de sombres racontars mais de révélations édifiantes sur les mœurs cyniques et éhontées de gens qui présentaient leur quotidien comme un parangon des vertus républicaines et laïques. Du reste, cette parution entraîna une vaste remise en question à la rédaction du quotidien dont plusieurs journalistes démissionnèrent après avoir publié eux-mêmes des ouvrages très critiques. Bien sûr, avec un tirage de plus de 200 000, il y avait de l’argent à prendre mais du moins le lecteur n’était pas le dindon de la farce.

Mais faut-il que certains Juifs n’aient aucune mémoire ?
Rappelez-vous : en 1965, le très sulfureux Roger Peyrefitte publiait un livre qui fit scandale : « Les Juifs ». Cet ouvrage qui se voulait une étude de mœurs était en réalité un fatras de prose faisandée qui comportait, entre autres, un travelling nauséeux sur les lois juives de pureté familiale et leur prétendue mise en pratique dans les chambres à coucher d’une illustre famille juive de France, laquelle famille obtint par référé que ces pages à vomir soient retirées.

Et la « rumeur d’Orléans », cela vous dit quelque chose ? Alors voilà une antisèche. À la fin des années 60, il courut à Orléans le bruit que les cabines d’essayage de magasins de lingerie féminine tenus par des Juifs comportaient des trappes dans lesquelles certaines clientes disparaissaient pour être ensuite livrées à des réseaux de prostitution… Tous les démentis officiels de la police affirmant qu’aucune disparition de femme n’avait été signalée dans la région n’eurent pas raison de ce ragot. Il ne s’usa qu’avec le temps.

Alors des Juifs, censés s’offusquer des calomnies à l’encontre d’Israël dont la presse nous abreuve régulièrement ne pourraient-ils pas laisser à d’autres le soin de satisfaire les pulsions voyeuristes ?

Gardez-vous d’acheter de telles horreurs car l’interdiction de « prêter main forte à ceux qui fautent » fait aussi partie de la Tradition de Moïse.

Quant à ceux qui auraient déjà franchi le pas, qu’ils se rappellent la réponse faite par Henri Jeanson à un journaliste d’extrême droite qui lui demandait ce qu’il pensait d’un article dont il était l’auteur : « Je l’ai lu ce matin d’un derrière distrait ».