MARDI 22 JANVIER 2008
PARACHA de ITRO
Yitro soumet à Moché une nouvelle « structure juridique »
(Sefer-Chemot, Chap-18, Versets :13-26)
Yitro vient à la rencontre de Moché dans le désert. Il constate que son gendre a pris sur lui de trancher les dilemmes de chaque enfant d’israël. Cela lui semble excessif. « Tu vas t’épuiser à la tâche » lui fait-il remarquer. Il s’empresse de lui faire une proposition dont il attend un double aval afin qu’elle soit acceptée. Celui de D… et celui de Moché.
Son idée est la suivante : « Désigne des hommes qui répondront aux questions simples du peuple. Tandis que toi Moché tu devras te pencher sur les cas les plus complexes et les soumettre à D… ». L’éternel accepta la proposition de Yitro. C’est ainsi qu’une nouvelle paracha vit le jour dans la thora. Celle qui présente dans le détail le choix de ces hommes et leur rôle.
Pour autant Moché s’était-il trompé dans sa façon de diriger le peuple ? Risquait-il vraiment de s’épuiser à la tâche s’il continuait à gérer les enfants d’israël de la sorte ?
En fait, Moché avait la capacité de répondre à chacun des dilemmes des enfants d’israël. Où puisait-il une telle force ?
La soumission qu’avait chaque individu de cette génération à leur maître, lui permettait de juger tout un chacun. En effet leur annulation à leur guide était si importante, qu’elle leur permettaient de voir leurs différents s’effacer, lorsqu’il leur livrait sa décision.
Pour autant, Moché comprit que cela ne serait pas toujours le cas. Bien des dirigeants dans les générations futures auront des difficultés à se faire entendre percevit-il.
C’est à leur intention que fut écrite cette section supplémentaire. Elle permet à une somme de personnes compétentes, d’analyser dans le détail tous les différents qui perdurent au sein du peuple, d’établir où est la vérité et de leur faire accepter leur décisions rabbiniques.
Nous comprenons dès lors pourquoi nos sages nous enseignent que Yitro a ajouté une paracha dans la thora. C’est d’ailleurs une des raisons pourquoi il est appelé « Yitro », mot qui est de la même éthymologie que « yéter-en plus », pour avoir donné à la thora une paracha supplémentaire