DIMANCHE 17 AOUT 2008
Poeme de CLAUDE SALAMA
Voici pour nos lecteurs quelques mots de
CLAUDE SALAMA suivis de ce poème :
« A la suite de la diffusion internationale de ce texte poétique de Mahmoud Darwish, réellement très beau mais très dur envers le Peuple Juif et Israël, j’ai écrit une réponse poétique, car le combat de la légitimité de notre présence ici, en la Terre d’Israël se doit d’être assumé en son entier. Mahmoud Darwish dépeint les Juifs d’Israël comme des êtres éphémères, une buée, qui ne font que passer sur une terre qui n’est pas la leur, qui n’a jamais été la leur, à laquelle ils ne sont rattachés par aucune racine. Toute la saga millénaire du Peuple d’Israël, ses prières et ses souffrances, sont totalement ignorées par ce grand poète qui vient malheureusement nous enseigner que même dans
le domaine de la pensée et de l’esthétique des mots, les Juifs qui accomplissent avec difficulté le retour annoncé par les Prophètes du Judaïsme, reconnus par l’Islam, ne rencontrent la moindre compréhension, estime ou reconnaissance.
REPONSE A MAHMOUD DARWICH (écrite dans les années 90)
{ Le poème de Mahmoud Darwich réapparaissant dans la presse
internationale du fait de son décès,
il me semble nécessaire que cette réponse poétique
soit adressée à nos amis et à la presse.}
Les jours et les ans
les mois et les temps
passent…….
Je suis là
je suis Israël
Les siècles, les millénaires
les grands et les humbles
passent…….
les armées, les empires
les rois et même les dieux
passent…….
Je suis là
je suis Israël
Immuable impavide
je regarde couler
les Temps
J’ai toujours été là
Les pillards du désert
ceux qui tendent leurs
embuscades de nuit
sont venus
Ils ont vus mes enfants
crucifiés pour la Terre
et ils ont ri
ils se sont réjouis
en les voyant expulsés
de leur Terre
Alors ils ont pillé
ils ont pris
notre D.ieu, nos livres
les noms de nos pères
de nos mères
et la Terre sacrée, brûlée
de notre Temple
Ils ont tout pris
le présent des douleurs
le passé des splendeurs
ils ont tout pris…….
Et puis
ils ont tout couvert
recouvert
de pierres et de sable…….
Tout
les villes, les prairies
les fleurs, les arbres
Et les oiseaux sont morts…….
Quand les squelettes se sont levés pour revenir
ils ont tué
les femmes, les enfants…….
Ils ont tué les morts…….
Je suis là
je suis ISRAEL
Alors va dire à Mahmoud
Que son poème est beau
mais que les mots
comme les morts
ne passent pas
car je garde chaque lettre
vivante dans ma mémoire
comme D.ieu
me l’a ordonné…….
Dis lui
que je suis là
je suis ISRAEL
pour toujours
Et qu’il aille avec les siens
qui ont refusé
d’abreuver l’assoiffé
d’apaiser le frère persécuté
Qu’ils s’en aillent
planter leurs pierres
semer leur sable
ailleurs
Qu’ils partent tous
au Liban
Et là où les oiseaux sont morts…….
Qu’ils prennent
leurs femmes, leurs enfants
et la mosquée d’Omar
et leur pétro-dollars
Et qu’ils me laissent
doucement
rendre la vie
à la terre malade…….
Alors peut-être
s’ils pleurent
comme moi
un an,
deux mille ans
Par delà le temps
au delà des vents
Un jour
en dépit de nous
et malgré tout
Loin des guerres
oubliées
après les tempêtes
apaisées
Peut-être…….
Oui……. un jour…….
Nous irons
nous asseoir
ensemble
Et ensemble
nous rirons
du passé
avec des larmes
dans les yeux.
Claude Salama