Pages d’Alliance par Albert Bensoussan
Par webmaster, mercredi 6 juin 2007
Sur Le Blog de www.terredisrael.com -
Sous l’égide de l’Alliance Israélite Universelle,
une nouvelle collection de fictions juives vient de voir
le jour à Paris. Pilotée par l’universitaire Guy Dugas,
spécialiste reconnu de la littérature judéo-maghrébine,
elle entend nous redonner à lire, ou nous faire
découvrir, les grands textes romanesques de plumes juives
du Maghreb dans la première moitié du XX° siècle :
Élissa Rhaïs, Blanche Bendahan, Saadia Lévy,
Vitalis Danon, Ryvel et Véhel, etc…
Le propos du présentateur est, à l’évidence, de prouver
qu’il existe une écriture juive nord-africaine,
et qu’elle est, pour l’essentiel, le pur produit
des écoles de l’Alliance Israélite.
Après avoir lu les deux premiers titres de la collection,
nous en sommes tout à fait convaincus. Mais, aussi,
surpris et émerveillés par la modernité et l’actualité
de cette prose. Aussi bien Ninette de la rue du Péché,
de Vitalis Danon (un Juif turc professeur de
l’Alliance en Tunisie), que Enfants de Palestine,
d’Elissa Rhaïs – alias Rosine Boumendil --,
la gloire de Blida, les deux premiers titres nous
apparaissent aujourd’hui comme des œuvres romanesques
majeures, capables encore de séduire et de rester
vivaces, voire d’éblouir.
Vitalis Danon écrivit son récit alors qu’il était
instituteur à l’école de l’Alliance à Sfax en 1938.
Ninette est une pauvre fille-mère de la hara de Sfax
qui dialogue avec le directeur de l’école en 8 séquences,
toutes axées sur ce fils qu’elle vient inscrire au début,
pour le reprendre à la fin de sa scolarité,
six ans plus tard. De 6 à 12 ans, le fils de Ninette
aura reçu cette instruction qu’elle n’a jamais eue,
elle, et qui va lui permettre d’échapper à la fatalité
de la misère familiale. Ces longs monologues où Ninette
s’exprime dans un langage populaire et savoureux,
sont une étonnante façon de suggérer toute une
psychologie et de dresser, de la manière la plus efficace,
un constat social. On pense parfois au grand roman
de Jean Pélégri, Le Maboul, qui donne aussi, de l’intérieur,
la parole à un miséreux, un exclu, un sans-voix.
Nous pénétrons, donc, ici dans l’existence de cette Ninette
qui vit de la force de ses bras :
lavandière et blanchisseuse, mais installée dans la rue
mal famée de la ville, la « rue du péché »,
ce qui l’oblige à apposer à sa porte l’ambigu écriteau :
« meson onnette » ! Placée par le rabbin chez une riche veuve,
elle se fait engrosser par son grand dadais de fils,
qui jure de l’épouser… et ne le fait évidemment pas.
Mais loin du misérabilisme auquel inviterait l’histoire,
l’auteur prête ces propos lucides à la fille-mère :
« Dupe, je ne le fus jamais entièrement.
Mais il y avait plus d’un an que je n’avais connu d’homme.
J’avais de la réserve à dépenser. Crainte, pudeur, retenue,
allons donc, je te les balance par-dessus bord et me jette
à corps perdu dans le tourbillon de l’amour ».
Le texte n’oblitère jamais la truculence.
Sans oublier l’humour, car à tant s’aimer,
ce qui doit arriver arrive, mais Ninette l’exprime devant
le directeur d’école avec toute sa malicieuse faconde :
« Eh ! ben, tant va la cruche à l’eau qu’à la fin…
Non, elle ne se casse pas, elle se remplit ! »
Pour conclure, avec un cynisme amer et une dramatique
crudité: « Quand un homme vous crache sa saleté dedans,
bien sûr que la graine lève et que ça porte son fruit ».
Et donc cet enfant du péché, ce garçon qu’elle conduit
à l’école, et dont elle assure l’éducation,
la dédommagera de tant de sacrifices, d’ingratitudes
et de misères. Il sera sa revanche sur la vie.
Mais jamais la chose n’est traitée avec complaisance.
Ce monologue continu, haletant, drôle, parfois pathétique,
toujours distancé du fait de la présence constante
de l’interlocuteur ― le directeur de l’Alliance ―,
fait du récit de Ninette un texte proprement faulknérien,
et l’on songe tout naturellement aux pages brûlantes
de Tandis que j’agonise. Il est donc temps
de redécouvrir Danon, et d’inscrire son œuvre au
catalogue des récits les plus réussis de son époque,
comme l’un des chefs d’œuvre de la littérature judéo-maghrébine.
Quant à Elissa Rhaïs, on connaît bien son immense
talent de « conteuse orientale » dont les salons parisiens
furent tant affriandés dans les années 2O.
Les présentateurs Guy Dugas et Jean-Pierre Allali,
ont choisi de nous donner ici son ultime récit,
ô combien moderne de ton et prophétique de propos :
Enfants de Palestine. Il s’agit, en fait, du dernier
texte publié par la romancière, en 1931,
qui restera ensuite sans écrire (ou du moins publier)
jusqu’à sa disparition en 1940.
On sait que la romancière a fait de l’Algérie et du Maroc,
des Juifs et des Arabes, les décors et les personnages
de toute son œuvre, de Saada la Marocaine à
Les Juifs ou la fille d’Éléazar
(que toute famille juive d’Alger un rien cultivée se devait
d’avoir dans sa bibliothèque dans l’entre-deux-guerres),
en passant par Le sein blanc, un roman scandaleux parce
que licencieux sur les bords ― mais quel charme inouï
que ces hammams si amoureusement, si coquinement décrits !
Or curieusement, pour son dernier texte,
Élissa Rhaïs s’aventure en Palestine, à Haïfa et Jérusalem,
alors qu’elle n’y a jamais mis les pieds.
De fait, la description géographique est réduite au minimum,
l’essentiel étant ailleurs : dans la difficile coexistence
des Juifs et des Arabes en Terre Sainte dans les années 30.
Nous reconnaissons dans le vieil Isaac un personnage de
son univers propre, puisqu’il s’agit d’un quincaillier de
la rue de la Lyre, à Alger, qui, en « ardent sioniste »,
choisit de tout plaquer et de partir avec sa nombreuse
famille s’installer dans la région de Haïfa
où ils cultivent la vigne et les oranges tout en faisant
pousser des blés « dont la houle moutonnait à perte de vue »
… Élissa Rhaïs montre comment ces Juifs acquièrent honnêtement
ces terres désolées, en les achetant aux Arabes,
puis en les mettant en valeur, au grand dam des anciens
propriétaires qui en deviennent jaloux.
La colère gronde, en même temps que l’envie,
et les agressions se multiplient.
Le vieux Juif algérois est conscient du problème posé
par le Yichouv : « Nous devons faire de nos voisins nos amis,
si nous voulons pouvoir continuer notre œuvre
et réaliser notre idéal.
Sans l’union avec les Arabes, pas de foyer national juif
possible en Palestine ». Alors cet Isaac, dont le
contremaître est un Arabe de Jérusalem, avec lequel
il s’est lié d’amitié, confie à ce dernier la mission,
en la finançant largement, d’aller convaincre
les « Palestiniens » de vivre en bonne amitié
avec les « Juifs ». Bien entendu, ce n’est là
qu’un vœu pieux, et la conclusion du récit est que
l’espoir ne réside que dans un miracle :
que la paix vienne d’en haut, du Très-Haut,
car Lui seul a pouvoir de faire descendre la concorde sur
cette terre de dispute et de haine, de faire advenir
la paix dans les cœurs. « Il faut attendre le miracle
qui viendra d’Allah, le Tout-Puissant, non des hommes »,
dit finalement Mohammed qui, en émissaire consciencieux
et fort de sa bonne entente à la ferme des Juifs,
a bien fait son travail, mais qui, découragé par
l’incompréhension et la haine croissante des siens,
ne peut que constater son échec.
Ce texte d’Élissa Rhaïs, le plus engagé dans la cause juive,
alors qu’elle passa partout en France et dans les salons
parisiens pour une musulmane, ou une demi Mauresque,
nous touche profondément plus de
soixante-dix ans après son écriture.
Allons bon, déjà en ce temps-là, l’espoir résidait dans
l’appel au miracle. Après tout, rien n’a vraiment changé,
si ce n’est la proportion des choses, mais il n’empêche
que le chemin est ici tracé : il faut discuter, négocier,
palabrer, sans trop se faire d’illusions, certes,
mais quand même, si l’on a la foi, alors, peut-être que
tout s’arrangera, à moins que, comme
la Ninette de Vitalis Danon, on mise tout sur la naissance
de son fils qui sera, qui sait ? le Messie tant attendu…
Albert Bensoussan
Sur Le Blog : www.terredisrael.com
· * Vitalis Danon, Ninette de la rue du péché,
Alliance Israélite Universelle, Le Manuscrit, 2007, 124 p., 13,90€.
· Elissa Rhaïs, Enfants de Palestine,
Alliance Israélite Universelle, Le Manuscrit, 2007, 262p.
07 juin 2007
06 juin 2007
JUIN 2007, 40 ANS APRES
Juin 2007, 40 ans après…
Par webmaster, mercredi 6 juin 2007.
Le Blog : www.terredisrael.com -
Voici une Carte blanche, de Jehudi Kinar,
l'Ambassadeur d'Israël en Belgique et au Luxembourg,
publiée dans le Soir du 6 juin 2007
Ce mois de juin 2007 commémorant quarante ans depuis
la Guerre des Six jours est le prétexte à une kyrielle d' avtivités
européennes sous la bannière de "40 ans d'occupation, ça suffit."
Cela suffit, en effet.
Depuis 1993 et les accords d'Oslo, Israël a amorcé un tournant
historique en acceptant de mettre un terme à sa présence
dans les territoires palestiniens en vue d'une solution globale
du conflit. En dépit de la deuxième Intifada et de ses attentats
sanglants, le gouvernement israélien a réaffirmé ce principe,
concrétisé sur le terrain par l'évacuation totale de
la Bande de Gaza et un désengagement du nord de la Samarie.
Dernièrement, le Premier ministre israélien Ehud Olmert
et la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni ont
clairement répété leur objectif, deux Etats vivant côte à
côte en paix, objectif partagé et soutenu par la majorité
de la population israélienne.
Pour les détracteurs d'Israël, l'occupation expliquerait
aujourd'hui non seulement tous les maux de la population
palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza
(où il n'y a plus aucun signe de présence israélienne,
ni synagogues, ni civils israéliens),
au Liban, mais aussi en Iraq, dans tout le monde arabe et en Iran.
L'occupation serait la cause du terrorisme international
de Barcelone à Bali, de Londres à Casablanca, de New-York à Ryad.
Cette vision réductrice est fausse.
Pour rappel, avant ces quarante ans, aucun Israélien
ne se trouvait ni à Jérusalem-Est, ni en Cisjordanie,
ni dans la Bande de Gaza. Ils y étaient même interdits de séjour.
Et pourtant le terrorisme palestinien contre Israël était déjà
très actif bien avant 1967. Quant au Président égyptien Nasser,
il affirmait quelques jours avant le début de la Guerre des Six jours,
« Notre objectif sera la destruction d'Israël.
Le peuple arabe veut se battre. »
Des propos qui rappellent étrangement les diverses déclarations
du Président iranien Ahmadinejad sur Israël et notamment lors
de son dernier discours le 3 juin 2007,
« Le compte à rebours pour la fin d’Israël a commencé."
Quarante ans après, au lieu d'accuser l'occupation et Israël de tous
les maux, de ressasser à l'envi le passé, de manier la démagogie,
il serait peut-être temps d'avancer des propositions constructives qui encourageraient le retour aux négociations. Au lieu de radoter en répétant
des slogans creux et des clichés éculés, de se livrer à des mascarades
pathétiques en construisant de faux murs, les amis des Palestiniens
devraient les encourager à construire et à ne pas détruire,
à choisir la voie du dialogue et non celle de l'extrémisme.
Quarante ans après, travaillons ensemble pour que la solution
à deux Etats soit réalisable. Israël a besoin d'un partenaire crédible.
Un partenaire qui n'inciterait pas dans ses colonies de vacances
ou en détournant l'image de la souris américaine Mickey dans ses
programmes de télévision, ses propres enfants à choisir la mort
et non la vie. Un interlocuteur qui renoncerait à tirer des Kassams sur
des objectifs civils en réponse à la main tendue d'Israël.
Un vis-à-vis qui n'utiliserait pas le droit au retour des réfugiés
comme cheval de Troie pour détruire à long terme Israël.
Il faut être deux pour danser le tango.
L'adhésion au principe de deux Etats vivant côte à côte doit être
un objectif clairement affirmé du côté palestinien,
le retour à la situation d'avant 1967 n'étant au vu tant
des déclarations du Hamas que des développements sur le terrain
qu'une étape vers la fin d'Israël dans la lignée d'un Nasser
ou d'un Ahmadinejad.
Pour mémoire, Ismaël Hanyeh déclarait, le 2 avril, sur Al Jazeera:
" La question de la reconnaissance d'Israël est un sujet qui a été
clôturé une fois pour toutes.
Elle a été traitée dans notre littérature politique, dans notre pensée
islamique et dans notre culture djihadiste qui déterminent nos actions.
Il est hors de question de reconnaître Israël"
Et dans un communiqué du 4 juin, le Hamas précisait:
" La lutte contre l'occupation continuera jusqu'à ce tous
les territoires arabes et islamiques soient libérés,
y compris Haïfa et Jaffa".
Le peuple palestinien doit choisir entre la modération
qui conduira à la paix ou l'extrémisme qui perpétuera la violence.
Si la voix des modérés devient plus audible,
la solution est déjà à portée de main.
Jehudi Kinar, Ambassadeur d'Israël en Belgique et au Luxemboug
Le Blog : TERREDISRAEL.com
Par webmaster, mercredi 6 juin 2007.
Le Blog : www.terredisrael.com -
Voici une Carte blanche, de Jehudi Kinar,
l'Ambassadeur d'Israël en Belgique et au Luxembourg,
publiée dans le Soir du 6 juin 2007
Ce mois de juin 2007 commémorant quarante ans depuis
la Guerre des Six jours est le prétexte à une kyrielle d' avtivités
européennes sous la bannière de "40 ans d'occupation, ça suffit."
Cela suffit, en effet.
Depuis 1993 et les accords d'Oslo, Israël a amorcé un tournant
historique en acceptant de mettre un terme à sa présence
dans les territoires palestiniens en vue d'une solution globale
du conflit. En dépit de la deuxième Intifada et de ses attentats
sanglants, le gouvernement israélien a réaffirmé ce principe,
concrétisé sur le terrain par l'évacuation totale de
la Bande de Gaza et un désengagement du nord de la Samarie.
Dernièrement, le Premier ministre israélien Ehud Olmert
et la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni ont
clairement répété leur objectif, deux Etats vivant côte à
côte en paix, objectif partagé et soutenu par la majorité
de la population israélienne.
Pour les détracteurs d'Israël, l'occupation expliquerait
aujourd'hui non seulement tous les maux de la population
palestinienne en Cisjordanie, dans la bande de Gaza
(où il n'y a plus aucun signe de présence israélienne,
ni synagogues, ni civils israéliens),
au Liban, mais aussi en Iraq, dans tout le monde arabe et en Iran.
L'occupation serait la cause du terrorisme international
de Barcelone à Bali, de Londres à Casablanca, de New-York à Ryad.
Cette vision réductrice est fausse.
Pour rappel, avant ces quarante ans, aucun Israélien
ne se trouvait ni à Jérusalem-Est, ni en Cisjordanie,
ni dans la Bande de Gaza. Ils y étaient même interdits de séjour.
Et pourtant le terrorisme palestinien contre Israël était déjà
très actif bien avant 1967. Quant au Président égyptien Nasser,
il affirmait quelques jours avant le début de la Guerre des Six jours,
« Notre objectif sera la destruction d'Israël.
Le peuple arabe veut se battre. »
Des propos qui rappellent étrangement les diverses déclarations
du Président iranien Ahmadinejad sur Israël et notamment lors
de son dernier discours le 3 juin 2007,
« Le compte à rebours pour la fin d’Israël a commencé."
Quarante ans après, au lieu d'accuser l'occupation et Israël de tous
les maux, de ressasser à l'envi le passé, de manier la démagogie,
il serait peut-être temps d'avancer des propositions constructives qui encourageraient le retour aux négociations. Au lieu de radoter en répétant
des slogans creux et des clichés éculés, de se livrer à des mascarades
pathétiques en construisant de faux murs, les amis des Palestiniens
devraient les encourager à construire et à ne pas détruire,
à choisir la voie du dialogue et non celle de l'extrémisme.
Quarante ans après, travaillons ensemble pour que la solution
à deux Etats soit réalisable. Israël a besoin d'un partenaire crédible.
Un partenaire qui n'inciterait pas dans ses colonies de vacances
ou en détournant l'image de la souris américaine Mickey dans ses
programmes de télévision, ses propres enfants à choisir la mort
et non la vie. Un interlocuteur qui renoncerait à tirer des Kassams sur
des objectifs civils en réponse à la main tendue d'Israël.
Un vis-à-vis qui n'utiliserait pas le droit au retour des réfugiés
comme cheval de Troie pour détruire à long terme Israël.
Il faut être deux pour danser le tango.
L'adhésion au principe de deux Etats vivant côte à côte doit être
un objectif clairement affirmé du côté palestinien,
le retour à la situation d'avant 1967 n'étant au vu tant
des déclarations du Hamas que des développements sur le terrain
qu'une étape vers la fin d'Israël dans la lignée d'un Nasser
ou d'un Ahmadinejad.
Pour mémoire, Ismaël Hanyeh déclarait, le 2 avril, sur Al Jazeera:
" La question de la reconnaissance d'Israël est un sujet qui a été
clôturé une fois pour toutes.
Elle a été traitée dans notre littérature politique, dans notre pensée
islamique et dans notre culture djihadiste qui déterminent nos actions.
Il est hors de question de reconnaître Israël"
Et dans un communiqué du 4 juin, le Hamas précisait:
" La lutte contre l'occupation continuera jusqu'à ce tous
les territoires arabes et islamiques soient libérés,
y compris Haïfa et Jaffa".
Le peuple palestinien doit choisir entre la modération
qui conduira à la paix ou l'extrémisme qui perpétuera la violence.
Si la voix des modérés devient plus audible,
la solution est déjà à portée de main.
Jehudi Kinar, Ambassadeur d'Israël en Belgique et au Luxemboug
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LA GUERRE DES SIX JOURS
Guerre de Six Jours: un immense coup de dés
Richard Marceau - CyberPresse . -
En 1967, c'était l'année de l'amour, l'année de l'Expo,
comme le dit Beau Dommage. C'est aussi l'année du
« Vive le Québec libre» de De Gaulle, et du divorce de
René Lévesque du Parti libéral du Québec.
Au Proche-Orient, c'est l'année d'un événement majeur dont
les conséquences se font encore sentir aujourd'hui:
la victoire sans équivoque de l'État d'Israël sur ses voisins
arabes lors de la Guerre des six jours.
Retour en arrière.
À la suite de la guerre de 1956, une force d'interposition de
l'ONU est installée dans le Sinaï,
entre les forces israéliennes et égyptiennes.
C'est l'idée d'un certain Lester B. Pearson, pour laquelle
il se verra attribuer le prix Nobel de la Paix en 1957.
Grâce à ces Casques bleus, pendant plus de 10 ans,
une paix relative tient bon entre l'Égypte, le plus puissant
pays arabe, et le petit État juif.
Or, le 16 mai 1967, le président égyptien Gamal Nasser
ordonne l'évacuation des Casques bleus du Sinaï.
Connaissant pourtant leur importance pour le maintien de la paix,
le secrétaire général de l'ONU, le Birman U Thant,
acquiesce à la demande, sans s'y opposer.
La crédibilité de l'ONU en est gravement entachée, notamment
aux yeux des Israéliens.
Ce retrait des Casques bleus est accompagné d'un blocus naval d'Eilat,
seul port israélien sur la mer Rouge.
En droit international, un tel blocus est un acte de guerre.
Le président américain Lyndon B. Johnson tente bien d'organiser
une force navale internationale pour défier le blocus égyptien
mais, empêtré et préoccupé par la désastreuse aventure américaine
au Vietnam, sans l'appui des Français ni des Britanniques,
il n'y parviendra pas. Le monde occidental laisse ainsi tomber
ses garanties explicites envers Israël.
Pourtant, Israël ne réagit pas encore.
Entre le 16 mai et le 5 juin, soit sur une période de trois semaines,
il espère que les puissances occidentales, principalement les États-Unis,
la France et la Grande-Bretagne, feront respecter le droit international
et leurs propres garanties de libre passage dans le détroit de Tiran.
Fait essentiel à noter: ces actions belliqueuses sont entreprises
alors qu'Israël n'occupe aucun territoire appelé aujourd'hui « occupé»:
ni au Golan ni en Cisjordanie ni au Sinaï.
Le conflit ne pris donc pas naissance à cause d'une quelconque
« occupation», mais bien d'un rejet de l'idée même
d'un État juif au Proche-Orient.
Des menaces inquiétantes
Pendant ce temps, les déclarations des dirigeants arabes,
appelant à «jeter les juifs à la mer», se multiplient.
Les blessures de l'Holocauste étant encore fraîches -
il y a à peine 20 ans qu'il s'est terminé -
les Israéliens prennent ces menaces très au sérieux, et en sont tétanisés.
Les parcs se remplissent de fosses ouvertes « au cas où ».
Les craintes sont si grandes et réelles, la pression telle,
que Itzhak Rabin, plus tard signataire des accords d'Oslo
avec les Palestiniens, alors chef des armés israéliennes,
en fait une dépression nerveuse.
Se sentant abandonné par l'ONU, délaissé par l'Occident,
Israël ne peut que constater: contre lui se dressent non seulement
l'alliance militaire Égypte-Syrie (à laquelle se joint bientôt la Jordanie),
mais aussi des troupes marocaines, libyennes, tunisiennes, algériennes, saoudiennes, iraquiennes et soudanaises.
Bref, les armées de 100 millions d'Arabes se liguent contre l'État hébreu,
qui a une population de trois millions.
Le matin du 5 juin, immense coup de dés:
l'aviation israélienne au complet est lancée contre l'aviation égyptienne.
En quelques heures, cette dernière n'existe plus.
Sans couverture aérienne, l'armée égyptienne n'a aucune chance contre
la petite mais très efficace armée israélienne.
La Syrie, moins puissante que son allié égyptien,
subit elle aussi une raclée. Le mystère demeure cependant sur l'attitude
de la Jordanie. Pressée par Israël de ne pas l'attaquer -
Israël en ayant plein les bras avec l'Égypte et la Syrie -
la Jordanie passe outre et attaque elle aussi l'État juif.
Elle y perdra les territoires qu'elle avait conquis en 1948,
soit la Cisjordanie et Jérusalem-Est.
À quand un OUI?
Ce que la plupart des gens présument être la cause du conflit
israélo-arabe, soit l'occupation israélienne du Golan et de la Cisjordanie,
est en fait la conséquence de ce bref et intense conflit.
Le dos à la mer, peu peuplé, minuscule enclave juive entourée
de pays souhaitant sa destruction, moins de 20 ans après sa fondation,
l'État d'Israël, à la surprise du monde entier,
gagne une guerre éclair établissant sa supériorité militaire au Proche-Orient.
À l'automne 1967, alors qu'Israël offrait de retourner
les territoires conquis, il s'est fait répondre par les leaders arabes
réunis à Khartoum: pas de paix avec Israël,
pas de négociations avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël.
Depuis, les pays qui ont décidé plutôt de dire oui à la paix
ont obtenu ce qu'ils désiraient d'Israël.
On peut penser à l'Égypte et à la Jordanie.
Quarante ans plus tard, on peut se demander: à quand un OUI à la paix
de la part des autres États de la région?
À quand un OUI du Hamas? À quand un OUI du Hezbollah?
À quand un OUI de l'Iran?
L'auteur, consultant et avocat, a été député fédéral de 1997 à 2006
sous la bannière du Bloc québécois.
À cette époque, il a été vice-président
du Groupe interparlementaire Canada-Israël.
Richard Marceau - CyberPresse . -
En 1967, c'était l'année de l'amour, l'année de l'Expo,
comme le dit Beau Dommage. C'est aussi l'année du
« Vive le Québec libre» de De Gaulle, et du divorce de
René Lévesque du Parti libéral du Québec.
Au Proche-Orient, c'est l'année d'un événement majeur dont
les conséquences se font encore sentir aujourd'hui:
la victoire sans équivoque de l'État d'Israël sur ses voisins
arabes lors de la Guerre des six jours.
Retour en arrière.
À la suite de la guerre de 1956, une force d'interposition de
l'ONU est installée dans le Sinaï,
entre les forces israéliennes et égyptiennes.
C'est l'idée d'un certain Lester B. Pearson, pour laquelle
il se verra attribuer le prix Nobel de la Paix en 1957.
Grâce à ces Casques bleus, pendant plus de 10 ans,
une paix relative tient bon entre l'Égypte, le plus puissant
pays arabe, et le petit État juif.
Or, le 16 mai 1967, le président égyptien Gamal Nasser
ordonne l'évacuation des Casques bleus du Sinaï.
Connaissant pourtant leur importance pour le maintien de la paix,
le secrétaire général de l'ONU, le Birman U Thant,
acquiesce à la demande, sans s'y opposer.
La crédibilité de l'ONU en est gravement entachée, notamment
aux yeux des Israéliens.
Ce retrait des Casques bleus est accompagné d'un blocus naval d'Eilat,
seul port israélien sur la mer Rouge.
En droit international, un tel blocus est un acte de guerre.
Le président américain Lyndon B. Johnson tente bien d'organiser
une force navale internationale pour défier le blocus égyptien
mais, empêtré et préoccupé par la désastreuse aventure américaine
au Vietnam, sans l'appui des Français ni des Britanniques,
il n'y parviendra pas. Le monde occidental laisse ainsi tomber
ses garanties explicites envers Israël.
Pourtant, Israël ne réagit pas encore.
Entre le 16 mai et le 5 juin, soit sur une période de trois semaines,
il espère que les puissances occidentales, principalement les États-Unis,
la France et la Grande-Bretagne, feront respecter le droit international
et leurs propres garanties de libre passage dans le détroit de Tiran.
Fait essentiel à noter: ces actions belliqueuses sont entreprises
alors qu'Israël n'occupe aucun territoire appelé aujourd'hui « occupé»:
ni au Golan ni en Cisjordanie ni au Sinaï.
Le conflit ne pris donc pas naissance à cause d'une quelconque
« occupation», mais bien d'un rejet de l'idée même
d'un État juif au Proche-Orient.
Des menaces inquiétantes
Pendant ce temps, les déclarations des dirigeants arabes,
appelant à «jeter les juifs à la mer», se multiplient.
Les blessures de l'Holocauste étant encore fraîches -
il y a à peine 20 ans qu'il s'est terminé -
les Israéliens prennent ces menaces très au sérieux, et en sont tétanisés.
Les parcs se remplissent de fosses ouvertes « au cas où ».
Les craintes sont si grandes et réelles, la pression telle,
que Itzhak Rabin, plus tard signataire des accords d'Oslo
avec les Palestiniens, alors chef des armés israéliennes,
en fait une dépression nerveuse.
Se sentant abandonné par l'ONU, délaissé par l'Occident,
Israël ne peut que constater: contre lui se dressent non seulement
l'alliance militaire Égypte-Syrie (à laquelle se joint bientôt la Jordanie),
mais aussi des troupes marocaines, libyennes, tunisiennes, algériennes, saoudiennes, iraquiennes et soudanaises.
Bref, les armées de 100 millions d'Arabes se liguent contre l'État hébreu,
qui a une population de trois millions.
Le matin du 5 juin, immense coup de dés:
l'aviation israélienne au complet est lancée contre l'aviation égyptienne.
En quelques heures, cette dernière n'existe plus.
Sans couverture aérienne, l'armée égyptienne n'a aucune chance contre
la petite mais très efficace armée israélienne.
La Syrie, moins puissante que son allié égyptien,
subit elle aussi une raclée. Le mystère demeure cependant sur l'attitude
de la Jordanie. Pressée par Israël de ne pas l'attaquer -
Israël en ayant plein les bras avec l'Égypte et la Syrie -
la Jordanie passe outre et attaque elle aussi l'État juif.
Elle y perdra les territoires qu'elle avait conquis en 1948,
soit la Cisjordanie et Jérusalem-Est.
À quand un OUI?
Ce que la plupart des gens présument être la cause du conflit
israélo-arabe, soit l'occupation israélienne du Golan et de la Cisjordanie,
est en fait la conséquence de ce bref et intense conflit.
Le dos à la mer, peu peuplé, minuscule enclave juive entourée
de pays souhaitant sa destruction, moins de 20 ans après sa fondation,
l'État d'Israël, à la surprise du monde entier,
gagne une guerre éclair établissant sa supériorité militaire au Proche-Orient.
À l'automne 1967, alors qu'Israël offrait de retourner
les territoires conquis, il s'est fait répondre par les leaders arabes
réunis à Khartoum: pas de paix avec Israël,
pas de négociations avec Israël, pas de reconnaissance d'Israël.
Depuis, les pays qui ont décidé plutôt de dire oui à la paix
ont obtenu ce qu'ils désiraient d'Israël.
On peut penser à l'Égypte et à la Jordanie.
Quarante ans plus tard, on peut se demander: à quand un OUI à la paix
de la part des autres États de la région?
À quand un OUI du Hamas? À quand un OUI du Hezbollah?
À quand un OUI de l'Iran?
L'auteur, consultant et avocat, a été député fédéral de 1997 à 2006
sous la bannière du Bloc québécois.
À cette époque, il a été vice-président
du Groupe interparlementaire Canada-Israël.
05 juin 2007
LES SECRETS DE ROSE
LES SECRETS DE ROSE,
ÂGÉE DE 87 ANS !
C'était le premier jour de la rentrée à l'université,
et notre professeur s'était présenté en nous enjoignant
de faire connaissance avec quelqu'un que nous
ne connaissions pas encore.
En me levant pour regarder autour de moi,
je sentis une main se poser doucement sur mon épaule.
En me retournant, je vis une petite vieille toute fripée
qui me regardait avec un sourire radieux irradiant de tout son être.
-"Bonjour, ma jolie", me dit-elle. "Je m'appelle Rose.
J`ai quatre-vingt-sept ans. Me permets-tu de te donner l´accolade?"
En riant, je lui répondis avec enthousiasme,
-"Bien sûr que vous le pouvez!"
Et elle me gratifia alors d'une formidable étreinte.
-"Pour quelle raison une personne si jeune et si candide
comme vous est-elle à l'université? lui demandai-je.
Avec malice elle répondit,
-"Je suis là pour rencontrer un riche époux, me marier,
faire deux enfants, et ensuite je profiterai de ma retraite pour voyager."
-"Non, sérieusement," lui demandai-je. J'étais curieuse
de savoir ce qui avait pu la motiver à relever ce défi à son âge.
-"J'ai toujours rêvé d'avoir une formation universitaire,
et aujourd'hui j'en reçois une !"; me dit-elle.
Le cours terminé, nous allâmes au foyer des étudiants siroter
ensemble un milk-shake au chocolat.
Nous étions devenues amies tout de suite. Ces trois premiers mois,
nous partions chaque jour après les cours dans d'interminables discussions!
J'étais inlassablement fascinée à l'écoute de cette
"machine à remonter le temps" qui partageait avec moi
sa sagesse et son expérience.
Après quelque temps, Rose était devenue la coqueluche du campus
et elle n'avait aucun mal à se faire des amis partout
où elle allait. Elle adorait se faire élégante et se réjouissait
de l'attention que lui portaient les autres étudiants.
Elle s'y prêtait de bonne grâce.
À la fin du second trimestre, nous avons invité Rose à prendre
la parole au banquet de notre équipe de foot.
Jamais je n'oublierai les mots qu'elle nous y a dit alors.
Après avoir été présentée, elle est montée sur le podium.
Alors qu'elle commençait le discours qu'elle avait préparé,
elle a fait tomber par terre une partie de ses notes.
Frustrée et légèrement embarrassée, elle s'est alors penché
sur le micro en disant simplement; -"Excusez ma nervosité.
Je ne bois plus de bière depuis le Carême, et ce whisky m'assomme !
Je ne vais jamais retrouver l'ordre de mes notes,
alors permettez-moi juste de vous dire ce que je sais."
Tandis que tout le monde s'esclaffait,
elle s'est éclairci la voix et a commencé :
-"Nous ne cessons pas de jouer parce que nous sommes vieux ;
nous devenons vieux parce que nous cessons de jouer.
Il n'y a que quatre secrets pour rester jeune, être heureux,
et connaître le succès.
1 - Il vous faut rire et faire preuve d'humour chaque jour.
2 - Il vous faut avoir un rêve. Lorsque vous perdez vos rêves,
vous mourez. Vous avez tant de gens autour de vous qui sont
morts et qui ne le savent même pas!
3 - Il y a une énorme différence entre vieillir et grandir.
Si à dix-neuf ans vous restez dans votre lit une année entière
sans rien faire d'utile, vous atteindrez vos vingt ans.
J'ai quatre-vingt-sept ans, et si je reste au lit toute
une année sans faire quoi que ce soit,
j'atteindrai mes quatre-vingt-huit ans.
Tout le monde sait vieillir.
Cela ne nécessite ni compétence ni disposition particulières.
L'idée est de grandir en trouvant toujours l'opportunité pour le changement.
4 - N'ayez aucun regret.
Les personnes âgées n'ont habituellement pas de regrets
pour ce qu'elles ont fait, mais bien plutôt pour ce qu'elles
n'ont pas fait. Les seules à avoir peur de la mort sont celles
qui ont des regrets."
Elle a terminé son discours en chantant bravement "La Rose".
A la fin de l'année, Rose a terminé la licence qu'elle avait
entreprise durant toutes ces années.
Une semaine après avoir obtenu son diplôme,
Rose est morte paisiblement pendant son sommeil.
Plus de deux mille étudiants ont assisté à ses funérailles
en hommage à la femme merveilleuse qui prêchait par l'exemple
qu'il n'est jamais trop tard pour devenir tout ce qu'il
vous est possible d'être.
Si vous lisez ceci,
songez à envoyer ces sereines recommandations à vos amis
et à votre famille, ils les aimeront sûrement.
ÂGÉE DE 87 ANS !
C'était le premier jour de la rentrée à l'université,
et notre professeur s'était présenté en nous enjoignant
de faire connaissance avec quelqu'un que nous
ne connaissions pas encore.
En me levant pour regarder autour de moi,
je sentis une main se poser doucement sur mon épaule.
En me retournant, je vis une petite vieille toute fripée
qui me regardait avec un sourire radieux irradiant de tout son être.
-"Bonjour, ma jolie", me dit-elle. "Je m'appelle Rose.
J`ai quatre-vingt-sept ans. Me permets-tu de te donner l´accolade?"
En riant, je lui répondis avec enthousiasme,
-"Bien sûr que vous le pouvez!"
Et elle me gratifia alors d'une formidable étreinte.
-"Pour quelle raison une personne si jeune et si candide
comme vous est-elle à l'université? lui demandai-je.
Avec malice elle répondit,
-"Je suis là pour rencontrer un riche époux, me marier,
faire deux enfants, et ensuite je profiterai de ma retraite pour voyager."
-"Non, sérieusement," lui demandai-je. J'étais curieuse
de savoir ce qui avait pu la motiver à relever ce défi à son âge.
-"J'ai toujours rêvé d'avoir une formation universitaire,
et aujourd'hui j'en reçois une !"; me dit-elle.
Le cours terminé, nous allâmes au foyer des étudiants siroter
ensemble un milk-shake au chocolat.
Nous étions devenues amies tout de suite. Ces trois premiers mois,
nous partions chaque jour après les cours dans d'interminables discussions!
J'étais inlassablement fascinée à l'écoute de cette
"machine à remonter le temps" qui partageait avec moi
sa sagesse et son expérience.
Après quelque temps, Rose était devenue la coqueluche du campus
et elle n'avait aucun mal à se faire des amis partout
où elle allait. Elle adorait se faire élégante et se réjouissait
de l'attention que lui portaient les autres étudiants.
Elle s'y prêtait de bonne grâce.
À la fin du second trimestre, nous avons invité Rose à prendre
la parole au banquet de notre équipe de foot.
Jamais je n'oublierai les mots qu'elle nous y a dit alors.
Après avoir été présentée, elle est montée sur le podium.
Alors qu'elle commençait le discours qu'elle avait préparé,
elle a fait tomber par terre une partie de ses notes.
Frustrée et légèrement embarrassée, elle s'est alors penché
sur le micro en disant simplement; -"Excusez ma nervosité.
Je ne bois plus de bière depuis le Carême, et ce whisky m'assomme !
Je ne vais jamais retrouver l'ordre de mes notes,
alors permettez-moi juste de vous dire ce que je sais."
Tandis que tout le monde s'esclaffait,
elle s'est éclairci la voix et a commencé :
-"Nous ne cessons pas de jouer parce que nous sommes vieux ;
nous devenons vieux parce que nous cessons de jouer.
Il n'y a que quatre secrets pour rester jeune, être heureux,
et connaître le succès.
1 - Il vous faut rire et faire preuve d'humour chaque jour.
2 - Il vous faut avoir un rêve. Lorsque vous perdez vos rêves,
vous mourez. Vous avez tant de gens autour de vous qui sont
morts et qui ne le savent même pas!
3 - Il y a une énorme différence entre vieillir et grandir.
Si à dix-neuf ans vous restez dans votre lit une année entière
sans rien faire d'utile, vous atteindrez vos vingt ans.
J'ai quatre-vingt-sept ans, et si je reste au lit toute
une année sans faire quoi que ce soit,
j'atteindrai mes quatre-vingt-huit ans.
Tout le monde sait vieillir.
Cela ne nécessite ni compétence ni disposition particulières.
L'idée est de grandir en trouvant toujours l'opportunité pour le changement.
4 - N'ayez aucun regret.
Les personnes âgées n'ont habituellement pas de regrets
pour ce qu'elles ont fait, mais bien plutôt pour ce qu'elles
n'ont pas fait. Les seules à avoir peur de la mort sont celles
qui ont des regrets."
Elle a terminé son discours en chantant bravement "La Rose".
A la fin de l'année, Rose a terminé la licence qu'elle avait
entreprise durant toutes ces années.
Une semaine après avoir obtenu son diplôme,
Rose est morte paisiblement pendant son sommeil.
Plus de deux mille étudiants ont assisté à ses funérailles
en hommage à la femme merveilleuse qui prêchait par l'exemple
qu'il n'est jamais trop tard pour devenir tout ce qu'il
vous est possible d'être.
Si vous lisez ceci,
songez à envoyer ces sereines recommandations à vos amis
et à votre famille, ils les aimeront sûrement.
CE N' EST PAS UN COMPLOT OCCIDENTAL .
CE N'EST PAS UN COMPLOT OCCIDENTAL -
par Wajeha Al-Huwaidar,
la réformiste saoudienne qui publie une suite
à son poème satirique "Quand"
Par webmaster, dimanche 3 juin 2007 à 16:38.
Le Blog : www.terredisrael.com -
Article paru sur le site www.aafaq.org, le 13 mai 2007 -
Traduit et édité par Memri- Dépêche spéciale n° 1597
En février 2007, l'écrivaine réformiste saoudienne
Wajeha Al-Huwaidar avait publié un poème satirique
intitulé "Quand" où elle déplorait la situation dans
les pays arabes (1) Extraits de la suite:
"Quand votre voisin déverse des ordures sur votre
chemin en vous traitant de tous les noms, pousse ses fils
à interpeller vos fils à l'école et dans la rue, monte
les hommes et les femmes du quartier contre vous afin
qu'ils harcèlent votre épouse et vos filles -
pour la seule raison que vous appartenez à une minorité
mal intégrée, c'est qu'un odieux racisme a pris racine.
Et vous pouvez être sûr que ce n'est pas là un complot
occidental qui s'est tramé contre vous.
C'est le produit de votre propre pays.
Quand vous avez le sentiment qu'à chaque fois que vous
sortez de chez vous, des yeux cachés vous espionnent,
suivent vos mouvements, vous observent avec suspicion
et méfiance, vous poussant à revenir prestement sur vos pas
- c'est que vous vivez dans la culture de la peur.
Et il ne fait aucun doute que ce n'est pas là un complot
occidental qui se trame contre vous,
mais le produit de votre propre pays.
Quand vos jeunes enfants rentrent de l'école pour vous dire
qu'ils ont appris que les 'autres' sont méprisables
et ne méritent aucun respect, acceptation ou appréciation,
et que Dieu leur a ordonné de haïr 'les autres'
et de les combattre, partout et toujours,
vous avez affaire à un plan institutionnalisé de propagation
de la haine.
Ne vous en faites pas : ce n'est pas un complot contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand vous vous trouvez privé de nombreuses possibilités
données aux autres, comme la possibilité d'étudier,
de travailler, de vivre avec un minimum de dignité,
simplement parce que vous n'affichez pas une loyauté
hypocrite ayant pour objectif de corrompre les hauts
responsables et que vous ne flattez pas les employés
qui ont les faveurs du régime -
prenez garde de ne pas penser que c'est là un complot
de l'Occident contre vous ; ces agissements et comportements
sont le produit de votre propre pays.
Quand toutes les années de votre vie vous sont volées.,
que votre vitalité, votre esprit et votre âme vous sont
arrachés, et tout cela au nom de la religion, des coutumes
et des traditions. et d'un héritage dépassé -
et que vous savez que l'on a usurpé votre droit à la vie,
ne pleurez pas, ne versez pas de larmes, et n'imaginez pas
qu'il s'agit là d'un complot occidental contre vous ;
ces actions et comportements
sont le produit de votre propre pays.
Quand tout, autour de vous, ne cesse de vous rappeler
que vous êtes un être humain sans valeur aux yeux du pouvoir
politique et religieux et que vous ne valez pas plus que
le sol que vous piétinez, du seul fait que vous êtes
le citoyen d'un pays arabe, vous avez atteint le sommet
de la gouvernance par l'arbitraire.
Mais sachez que ce n'est pas là un complot occidental
tramé contre vous,
mais le produit de votre propre pays...
Quand le nombre des personnes qui attendent d'émigrer est deux fois plus élevé que celui de ceux qui souhaitent vivre au pays, et que tous ceux qui le peuvent s'emparent de leurs affaires pour partir, qu'il n'y a pas de place pour les intellectuels, les artistes, ni même pour les personnes banales, il y a de quoi être affligé, car il s'agit de rabaissement et de déportation prémédités. Mais je vous prie de ne pas voir là un complot occidental tramé contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand votre fille, étudiante appliquée, vous informe qu'elle est renvoyée pour une semaine de l'université parce qu'elle ne s'est pas correctement voilé le visage en quittant le campus - ce qui est considéré comme honteux par les lois du pays - alors que dans les palais des hauts et influents responsables se tiennent des soirées de débauche où sont conviées des prostituées et des filles de joie de tous les milieux, appelez cela 'maîtriser son âme' et 'enrayer les désirs de l'âme'. Ce n'est pas un complot occidental tramé contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand tout ce que vous entendez, voyez, ressentez et percevez vous dit que la femme a été créée pour être le récipient de l'homme, que la femme est l'incubateur de votre descendance, que vous pouvez en changer quand bon vous semble et en disposer comme bon vous semble, quand vos amis agrémentent leurs tanières d'un harem de pauvres femmes qu'ils considèrent comme leurs propriété, comme des poules dans un poulailler ou des brebis dans un enclos., ne soyez pas surpris. Sachez que ce n'est pas là un complot monté contre vous,
mais le produit de votre propre pays.
Quand vous voyez que la pauvreté et la faim gagnent du terrain., que le dirigeant demande à son peuple de se serrer la ceinture et de ne pas gaspiller l'eau et l'électricité, affirmant que le pays traverse une crise économique depuis de longues décennies, et quand vous apprenez soudain que le vénérable dirigeant, que Dieu le garde, a acquis une île, avec tous ses palais, dans l'Océan indien, pour quelques millions de dollars - c'est le pillage des ressources nationales. Mais ne le prenez pas mal, ne le prenez pas mal. Croyez seulement que ce n'est pas un complot occidental qui se trame contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand vous, adulte en pleine possession de vos sens, vous voyez privé de votre plume et traité comme un être irresponsable ; quand vous n'êtes pas autorisé à vivre sous votre propre surveillance, quand chacun devient votre tuteur légal, décidant de votre ligne politique, religieuse et nationale - c'est une humiliation que vous subissez. Et ce n'est pas là un complot qui se trame contre vous,
mais le produit de votre propre pays.
Quand l'establishment politique et religieux enflamme vos sentiments sur ce qui se passe au-delà des frontières de votre pays et vous encourage à manifester votre colère face aux événements qui sévissent ici et là ; quand vous tenez des pancartes, organisez des marches et participez jour et nuit à de longues manifestations, proclamant avec force critiques et condamnations pour vous retrouver, après l'événement, éreinté et léthargique, dans votre demeure enfoncée et démolie, et qu'il ne s'y trouve même pas un morceau de pain à donner à vos enfants, mais que vous n'avez pas le droit de sortir protester ou manifester contre cela, ni même de rédiger une pétition de deux lignes - dites vous bien qu'il n'y a pas de pire injustice. Et ce n'est pas là un complot de l'Occident montré contre vous,
mais le produit de votre propre pays."
Note
(1) Voir la Dépêche spéciale n° 1479 de MEMRI, "In a Satirical Poem, Saudi Author Laments Conditions in the Arab World," http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP147907.
Merci a Victor PEREZ
Le Blog ; www.terredisrael.com
par Wajeha Al-Huwaidar,
la réformiste saoudienne qui publie une suite
à son poème satirique "Quand"
Par webmaster, dimanche 3 juin 2007 à 16:38.
Le Blog : www.terredisrael.com -
Article paru sur le site www.aafaq.org, le 13 mai 2007 -
Traduit et édité par Memri- Dépêche spéciale n° 1597
En février 2007, l'écrivaine réformiste saoudienne
Wajeha Al-Huwaidar avait publié un poème satirique
intitulé "Quand" où elle déplorait la situation dans
les pays arabes (1) Extraits de la suite:
"Quand votre voisin déverse des ordures sur votre
chemin en vous traitant de tous les noms, pousse ses fils
à interpeller vos fils à l'école et dans la rue, monte
les hommes et les femmes du quartier contre vous afin
qu'ils harcèlent votre épouse et vos filles -
pour la seule raison que vous appartenez à une minorité
mal intégrée, c'est qu'un odieux racisme a pris racine.
Et vous pouvez être sûr que ce n'est pas là un complot
occidental qui s'est tramé contre vous.
C'est le produit de votre propre pays.
Quand vous avez le sentiment qu'à chaque fois que vous
sortez de chez vous, des yeux cachés vous espionnent,
suivent vos mouvements, vous observent avec suspicion
et méfiance, vous poussant à revenir prestement sur vos pas
- c'est que vous vivez dans la culture de la peur.
Et il ne fait aucun doute que ce n'est pas là un complot
occidental qui se trame contre vous,
mais le produit de votre propre pays.
Quand vos jeunes enfants rentrent de l'école pour vous dire
qu'ils ont appris que les 'autres' sont méprisables
et ne méritent aucun respect, acceptation ou appréciation,
et que Dieu leur a ordonné de haïr 'les autres'
et de les combattre, partout et toujours,
vous avez affaire à un plan institutionnalisé de propagation
de la haine.
Ne vous en faites pas : ce n'est pas un complot contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand vous vous trouvez privé de nombreuses possibilités
données aux autres, comme la possibilité d'étudier,
de travailler, de vivre avec un minimum de dignité,
simplement parce que vous n'affichez pas une loyauté
hypocrite ayant pour objectif de corrompre les hauts
responsables et que vous ne flattez pas les employés
qui ont les faveurs du régime -
prenez garde de ne pas penser que c'est là un complot
de l'Occident contre vous ; ces agissements et comportements
sont le produit de votre propre pays.
Quand toutes les années de votre vie vous sont volées.,
que votre vitalité, votre esprit et votre âme vous sont
arrachés, et tout cela au nom de la religion, des coutumes
et des traditions. et d'un héritage dépassé -
et que vous savez que l'on a usurpé votre droit à la vie,
ne pleurez pas, ne versez pas de larmes, et n'imaginez pas
qu'il s'agit là d'un complot occidental contre vous ;
ces actions et comportements
sont le produit de votre propre pays.
Quand tout, autour de vous, ne cesse de vous rappeler
que vous êtes un être humain sans valeur aux yeux du pouvoir
politique et religieux et que vous ne valez pas plus que
le sol que vous piétinez, du seul fait que vous êtes
le citoyen d'un pays arabe, vous avez atteint le sommet
de la gouvernance par l'arbitraire.
Mais sachez que ce n'est pas là un complot occidental
tramé contre vous,
mais le produit de votre propre pays...
Quand le nombre des personnes qui attendent d'émigrer est deux fois plus élevé que celui de ceux qui souhaitent vivre au pays, et que tous ceux qui le peuvent s'emparent de leurs affaires pour partir, qu'il n'y a pas de place pour les intellectuels, les artistes, ni même pour les personnes banales, il y a de quoi être affligé, car il s'agit de rabaissement et de déportation prémédités. Mais je vous prie de ne pas voir là un complot occidental tramé contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand votre fille, étudiante appliquée, vous informe qu'elle est renvoyée pour une semaine de l'université parce qu'elle ne s'est pas correctement voilé le visage en quittant le campus - ce qui est considéré comme honteux par les lois du pays - alors que dans les palais des hauts et influents responsables se tiennent des soirées de débauche où sont conviées des prostituées et des filles de joie de tous les milieux, appelez cela 'maîtriser son âme' et 'enrayer les désirs de l'âme'. Ce n'est pas un complot occidental tramé contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand tout ce que vous entendez, voyez, ressentez et percevez vous dit que la femme a été créée pour être le récipient de l'homme, que la femme est l'incubateur de votre descendance, que vous pouvez en changer quand bon vous semble et en disposer comme bon vous semble, quand vos amis agrémentent leurs tanières d'un harem de pauvres femmes qu'ils considèrent comme leurs propriété, comme des poules dans un poulailler ou des brebis dans un enclos., ne soyez pas surpris. Sachez que ce n'est pas là un complot monté contre vous,
mais le produit de votre propre pays.
Quand vous voyez que la pauvreté et la faim gagnent du terrain., que le dirigeant demande à son peuple de se serrer la ceinture et de ne pas gaspiller l'eau et l'électricité, affirmant que le pays traverse une crise économique depuis de longues décennies, et quand vous apprenez soudain que le vénérable dirigeant, que Dieu le garde, a acquis une île, avec tous ses palais, dans l'Océan indien, pour quelques millions de dollars - c'est le pillage des ressources nationales. Mais ne le prenez pas mal, ne le prenez pas mal. Croyez seulement que ce n'est pas un complot occidental qui se trame contre vous ;
c'est le produit de votre propre pays.
Quand vous, adulte en pleine possession de vos sens, vous voyez privé de votre plume et traité comme un être irresponsable ; quand vous n'êtes pas autorisé à vivre sous votre propre surveillance, quand chacun devient votre tuteur légal, décidant de votre ligne politique, religieuse et nationale - c'est une humiliation que vous subissez. Et ce n'est pas là un complot qui se trame contre vous,
mais le produit de votre propre pays.
Quand l'establishment politique et religieux enflamme vos sentiments sur ce qui se passe au-delà des frontières de votre pays et vous encourage à manifester votre colère face aux événements qui sévissent ici et là ; quand vous tenez des pancartes, organisez des marches et participez jour et nuit à de longues manifestations, proclamant avec force critiques et condamnations pour vous retrouver, après l'événement, éreinté et léthargique, dans votre demeure enfoncée et démolie, et qu'il ne s'y trouve même pas un morceau de pain à donner à vos enfants, mais que vous n'avez pas le droit de sortir protester ou manifester contre cela, ni même de rédiger une pétition de deux lignes - dites vous bien qu'il n'y a pas de pire injustice. Et ce n'est pas là un complot de l'Occident montré contre vous,
mais le produit de votre propre pays."
Note
(1) Voir la Dépêche spéciale n° 1479 de MEMRI, "In a Satirical Poem, Saudi Author Laments Conditions in the Arab World," http://memri.org/bin/articles.cgi?Page=archives&Area=sd&ID=SP147907.
Merci a Victor PEREZ
Le Blog ; www.terredisrael.com
04 juin 2007
LE MONDE, ENTEBBE, ET LE BIG BANG
A la une :
Le Monde, Entebbe et le Big Bang
Liliane Messika - PRIMO EUROPE
Le Monde, Entebbe et le Big Bang
Dans son édition du 2 juin, le quotidien de référence
de la France médiatique dévoile un scoop :
« Les services secrets israéliens
auraient manipulé le raid d'Entebbe.»
Cette info exclusive se fonde sur «une note écrite
le 30 juin 1976, pendant cette crise, par un diplomate
britannique en poste à Paris, D. H. Colvin.»
Certes, regrettera notre Monde national
en toute fin d’article, personne ne sait
« si le gouvernement britannique de l'époque, dirigé
par le travailliste James Callaghan, a pris au sérieux
la version de l'événement fournie par le diplomate
en poste à Paris. La grande faiblesse de cette note
est de n'apporter aucun élément de preuve susceptible
de corroborer la thèse qu'elle mentionne.»
Comme il aurait aimé, Le Monde, qu’un deus ex machina
prouve de façon irrémédiable que ses préjugés antisémites
sont fondés sur autre chose que des fantasmes !
La thèse qu’il défend – au conditionnel –
n’est pas nouvelle : certains ont affirmé la complicité
de l’Agence juive avec Hitler (pour accélérer la création
de l’Etat d’Israël, voyons, réfléchissez !).
D’autres, ou les mêmes, plus récemment, ont dénoncé
la responsabilité du Shin Bet,
le service de renseignement israélien, dans l’attaque
du 11 septembre (pour inciter les Etats-Unis à une
politique pro-israélienne, bande de nuls,
faites un effort de réflexion géopolitique !).
Certes, de plus tièdes en avaient excusé les terroristes
au motif que les Américains l’avaient bien cherché,
du fait de leur politique très pro-israélienne,
mais nous n’allons pas pinailler sur ce genre de détails.
Or donc, maintenant qu’on a retrouvé une note révélant
les théories d’un gratte-papier britannique basé à Paris,
il serait dommage de ne pas revisiter l’histoire du raid
sur Entebbe à sa lumière, même s’il ne s’agit qu’une
chiche lueur répandue par un suif malodorant.
Que conjecture cette note, élaborée grâce à une
information totalement objective, puisque « fournie par
l'un de ses contacts, un membre de l'Association
parlementaire euro-arabe» ? Que «les services secrets
israéliens auraient été de mèche avec le commando
palestinien, instigateur de l'opération.»
Comme ils sont forts, ces Israéliens !
Suivez le scénario : ils infiltrent le FPLP,
Front populaire de libération de la Palestine, dont
l’objectif est la destruction de leur pays.
Ayant accompli cet exploit, ils ne l’utilisent pas
pour détruire leur ennemi. Ce serait trop simple.
Non, ils le poussent à commettre un détournement
d’avion pour monnayer la libération d’autres de
leurs ennemis, détenus dans cinq pays, dont le leur.
Evidemment, vu de l’extérieur, cela semble d’une
insondable connerie. Imaginons une autre révélation
aussi tordue : Raymond Domenech, l’entraîneur de
l’équipe de France de foot, aurait été de mèche avec
l’équipe d’Italie afin de provoquer le coup de boule
de Zidane. Pourquoi cette alliance contre-nature ?
Afin que, en cas de défaite française,
l’entraîneur français ne soit pas incriminé et
que Zizou soit considéré comme le seul responsable.
On n’y croirait pas un quart de seconde.
Même Le Monde n’y consacrerait pas un entrefilet.
Mais ni Domenech ni Zidane ne sont juifs.
S’ils l’étaient, on examinerait avec plus
de bienveillance ce raisonnement tortueux.
En tout cas, pour Entebbe,
Le Monde ne peut pas en écarter l’éventualité.
D’ailleurs, lorsqu’il rappelle les faits,
il observe que c’est seulement « Après avoir fait
patienter les preneurs d'otages pendant quelques jours »
qu’«Israël lance, dans la nuit du 3 au 4 juillet,
un raid audacieux sur Entebbe». Sans cœur, Israël :
il fait poireauter les otages ! Et qu’on ne vienne pas
raconter au Monde que c’était le temps nécessaire pour
monter l’opération. Les journalistes du Monde ne sont
pas des gogos à qui l’on peut faire croire des énormités
pareilles. C’était pour faire monter l’audimat !
Pour mettre les téléspectateurs en condition d’admirer
Tsahal quand elle libère les otages ! Heureusement,
Le Monde est là, qui nous rappelle que cette libération
s’est soldée par «la mort de 3 otages,
de 20 soldats ougandais, celle de tous les terroristes
et d'un officier israélien,
le colonel Jonathan Nétanyahou,
frère d'un futur premier ministre de l'Etat juif.»
Comme ils sont forts, ces Israéliens !
Ils sacrifient un officier supérieur de leur armée,
ils risquent la vie de 200 passagers civils, juifs
pour la plupart, et d’un équipage français, et tout
ça pourquoi ? Pour, d’après le diplomate anglais,
qui tient ça de son copain parlementaire militant
du rapprochement euro-arabe, «torpiller la position
pro-OLP de la France et d'empêcher le rapprochement
croissant entre l'OLP et les Américains ».
Expliquant le sens de cette politique du pire prêtée
à l'Etat juif, le diplomate souligne que
« le cauchemar d'Israël est une pax americana à
l'avantage de l'OLP, et au détriment du FPLP,
qui le forcerait d'évacuer les territoires occupés.»
Le Monde ne remarquera évidemment pas que cette hypothèse
est d’autant moins crédible que ce sont les Israéliens
qui sont allés chercher Arafat en Tunisie pour faire de
l’OLP leur interlocuteur privilégié dans les pourparlers
de paix. Il n’a pas le temps d’analyser les faits,
Le Monde : il privilégie les scoops.
La preuve : il a lancé ses meilleurs enquêteurs
sur une info secrète trouvée dans la poubelle
d’un rédacteur de Primo-Europe :
les Israéliens auraient provoqué le Big Bang grâce à leur
bombe atomique pour en rejeter la responsabilité sur
les Arabes afin d’inciter les Américains à les soutenir
contre les Martiens, dont la majorité de la population
est musulmane comme chacun le sait.
Heureusement qu’il existe encore de vrais journalistes
d’investigation, dans ce pays, sinon on en serait
encore à croire que les Israéliens ont eu du mérite
à sauver les passagers de l’avion d’Air France à Entebbe.
On l’a échappée belle !
Liliane Messika ©Primo-Europe, 3 juin 2007
Le Monde, Entebbe et le Big Bang
Liliane Messika - PRIMO EUROPE
Le Monde, Entebbe et le Big Bang
Dans son édition du 2 juin, le quotidien de référence
de la France médiatique dévoile un scoop :
« Les services secrets israéliens
auraient manipulé le raid d'Entebbe.»
Cette info exclusive se fonde sur «une note écrite
le 30 juin 1976, pendant cette crise, par un diplomate
britannique en poste à Paris, D. H. Colvin.»
Certes, regrettera notre Monde national
en toute fin d’article, personne ne sait
« si le gouvernement britannique de l'époque, dirigé
par le travailliste James Callaghan, a pris au sérieux
la version de l'événement fournie par le diplomate
en poste à Paris. La grande faiblesse de cette note
est de n'apporter aucun élément de preuve susceptible
de corroborer la thèse qu'elle mentionne.»
Comme il aurait aimé, Le Monde, qu’un deus ex machina
prouve de façon irrémédiable que ses préjugés antisémites
sont fondés sur autre chose que des fantasmes !
La thèse qu’il défend – au conditionnel –
n’est pas nouvelle : certains ont affirmé la complicité
de l’Agence juive avec Hitler (pour accélérer la création
de l’Etat d’Israël, voyons, réfléchissez !).
D’autres, ou les mêmes, plus récemment, ont dénoncé
la responsabilité du Shin Bet,
le service de renseignement israélien, dans l’attaque
du 11 septembre (pour inciter les Etats-Unis à une
politique pro-israélienne, bande de nuls,
faites un effort de réflexion géopolitique !).
Certes, de plus tièdes en avaient excusé les terroristes
au motif que les Américains l’avaient bien cherché,
du fait de leur politique très pro-israélienne,
mais nous n’allons pas pinailler sur ce genre de détails.
Or donc, maintenant qu’on a retrouvé une note révélant
les théories d’un gratte-papier britannique basé à Paris,
il serait dommage de ne pas revisiter l’histoire du raid
sur Entebbe à sa lumière, même s’il ne s’agit qu’une
chiche lueur répandue par un suif malodorant.
Que conjecture cette note, élaborée grâce à une
information totalement objective, puisque « fournie par
l'un de ses contacts, un membre de l'Association
parlementaire euro-arabe» ? Que «les services secrets
israéliens auraient été de mèche avec le commando
palestinien, instigateur de l'opération.»
Comme ils sont forts, ces Israéliens !
Suivez le scénario : ils infiltrent le FPLP,
Front populaire de libération de la Palestine, dont
l’objectif est la destruction de leur pays.
Ayant accompli cet exploit, ils ne l’utilisent pas
pour détruire leur ennemi. Ce serait trop simple.
Non, ils le poussent à commettre un détournement
d’avion pour monnayer la libération d’autres de
leurs ennemis, détenus dans cinq pays, dont le leur.
Evidemment, vu de l’extérieur, cela semble d’une
insondable connerie. Imaginons une autre révélation
aussi tordue : Raymond Domenech, l’entraîneur de
l’équipe de France de foot, aurait été de mèche avec
l’équipe d’Italie afin de provoquer le coup de boule
de Zidane. Pourquoi cette alliance contre-nature ?
Afin que, en cas de défaite française,
l’entraîneur français ne soit pas incriminé et
que Zizou soit considéré comme le seul responsable.
On n’y croirait pas un quart de seconde.
Même Le Monde n’y consacrerait pas un entrefilet.
Mais ni Domenech ni Zidane ne sont juifs.
S’ils l’étaient, on examinerait avec plus
de bienveillance ce raisonnement tortueux.
En tout cas, pour Entebbe,
Le Monde ne peut pas en écarter l’éventualité.
D’ailleurs, lorsqu’il rappelle les faits,
il observe que c’est seulement « Après avoir fait
patienter les preneurs d'otages pendant quelques jours »
qu’«Israël lance, dans la nuit du 3 au 4 juillet,
un raid audacieux sur Entebbe». Sans cœur, Israël :
il fait poireauter les otages ! Et qu’on ne vienne pas
raconter au Monde que c’était le temps nécessaire pour
monter l’opération. Les journalistes du Monde ne sont
pas des gogos à qui l’on peut faire croire des énormités
pareilles. C’était pour faire monter l’audimat !
Pour mettre les téléspectateurs en condition d’admirer
Tsahal quand elle libère les otages ! Heureusement,
Le Monde est là, qui nous rappelle que cette libération
s’est soldée par «la mort de 3 otages,
de 20 soldats ougandais, celle de tous les terroristes
et d'un officier israélien,
le colonel Jonathan Nétanyahou,
frère d'un futur premier ministre de l'Etat juif.»
Comme ils sont forts, ces Israéliens !
Ils sacrifient un officier supérieur de leur armée,
ils risquent la vie de 200 passagers civils, juifs
pour la plupart, et d’un équipage français, et tout
ça pourquoi ? Pour, d’après le diplomate anglais,
qui tient ça de son copain parlementaire militant
du rapprochement euro-arabe, «torpiller la position
pro-OLP de la France et d'empêcher le rapprochement
croissant entre l'OLP et les Américains ».
Expliquant le sens de cette politique du pire prêtée
à l'Etat juif, le diplomate souligne que
« le cauchemar d'Israël est une pax americana à
l'avantage de l'OLP, et au détriment du FPLP,
qui le forcerait d'évacuer les territoires occupés.»
Le Monde ne remarquera évidemment pas que cette hypothèse
est d’autant moins crédible que ce sont les Israéliens
qui sont allés chercher Arafat en Tunisie pour faire de
l’OLP leur interlocuteur privilégié dans les pourparlers
de paix. Il n’a pas le temps d’analyser les faits,
Le Monde : il privilégie les scoops.
La preuve : il a lancé ses meilleurs enquêteurs
sur une info secrète trouvée dans la poubelle
d’un rédacteur de Primo-Europe :
les Israéliens auraient provoqué le Big Bang grâce à leur
bombe atomique pour en rejeter la responsabilité sur
les Arabes afin d’inciter les Américains à les soutenir
contre les Martiens, dont la majorité de la population
est musulmane comme chacun le sait.
Heureusement qu’il existe encore de vrais journalistes
d’investigation, dans ce pays, sinon on en serait
encore à croire que les Israéliens ont eu du mérite
à sauver les passagers de l’avion d’Air France à Entebbe.
On l’a échappée belle !
Liliane Messika ©Primo-Europe, 3 juin 2007
ENTEBBE JUILLET 1976 -
Entebbe, juillet 1976, ou comment Israël
fait toujours le maximum pour libérer des otages.
DESINFOS.COM -
Le 27 juin 1976 un avion de ligne d’Air France décolle
de Tel-Aviv vers Paris. Lors de l’escale à Athènes,
quatre hommes montent à bord, 2 Allemands de la bande
à Baader-Meinhof et 2 Palestiniens du FPLP.
Ils prennent en otage les 256 passagers et
les 12 membres d’équipage et détournent l’avion
sur la Libye, où ils sont rejoints par trois
autres terroristes.
Ils redécollent vers l’Ouganda où, avec la complicité
du dictateur Amin Dada, ils font atterrir l’appareil
sur l’aéroport d’Entebbe. Amin Dada envoie ses soldats
pour garder l’aéroport.
Les terroristes rassemblent les otages dans une aile
désaffectée de l’aéroport et les sélectionnent mettant
de côté les Israéliens et les passagers dont le nom
leur semble juif
(cyniquement, ce sont les Allemands qui opèrent ce tri).
Le comandant de bord, Michel Bacos, décide courageusement
de rester avec les otages juifs et israéliens.
Les terroristes exigent la libération immédiate
de 54 terroristes incarcérés, ainsi que le paiement
par le gouvernement français d’une rançon
de 5 millions de dollars au FPLP.
Dans un deuxième temps, pensant que les Israéliens
cèderaient au chantage, les terroristes libèrent
les otages non juifs et non israéliens.
Le Premier ministre israélien- alors Itzhak Rabin-
demande au chef d’Etat-Major de mettre au point
une opération commando pour libérer les otages.
Le 3 juillet 1976, veille de l’ultimatum,
un commando de 35 hommes est envoyé.
L’idée était de prendre les terroristes par surprise.
Quatre avions israéliens parcoururent près de 3500 km
de Tel-Aviv à Entebbe, volant à très basse altitude
pour échapper aux radars soviétiques et égyptiens,
avec la complicité du Kenya.
Arrivé au sol, le commando passe immédiatement à
l’offensive, au cours de laquelle quatre terroristes
et deux otages trouvent la mort.
Dix minutes plus tard, les otages restants sont libérés
et embarqués dans un avion israélien.
Après avoir tué les autres terroristes, le commando évacue
les lieux. 59 minutes après l’atterrissage,
le dernier avion israélien décolle d’Entebbe.
Parmi les soldats israéliens,
un lieutenant-colonel Jonathan Netanyahu, frère aîné de
l'ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu
périt dans l’opération. Un troisième otage, une vieille
dame britannique Dora Bloch victime d’un malaise,
transportée avant le raid dans un hôpital ougandais,
est exécutée sur son lit d’hôpital,apparemment sur
ordre personnel d’Idi Amin Dada en guise de représailles.
www.terredisrael.com - DESINFOS.COM -
fait toujours le maximum pour libérer des otages.
DESINFOS.COM -
Le 27 juin 1976 un avion de ligne d’Air France décolle
de Tel-Aviv vers Paris. Lors de l’escale à Athènes,
quatre hommes montent à bord, 2 Allemands de la bande
à Baader-Meinhof et 2 Palestiniens du FPLP.
Ils prennent en otage les 256 passagers et
les 12 membres d’équipage et détournent l’avion
sur la Libye, où ils sont rejoints par trois
autres terroristes.
Ils redécollent vers l’Ouganda où, avec la complicité
du dictateur Amin Dada, ils font atterrir l’appareil
sur l’aéroport d’Entebbe. Amin Dada envoie ses soldats
pour garder l’aéroport.
Les terroristes rassemblent les otages dans une aile
désaffectée de l’aéroport et les sélectionnent mettant
de côté les Israéliens et les passagers dont le nom
leur semble juif
(cyniquement, ce sont les Allemands qui opèrent ce tri).
Le comandant de bord, Michel Bacos, décide courageusement
de rester avec les otages juifs et israéliens.
Les terroristes exigent la libération immédiate
de 54 terroristes incarcérés, ainsi que le paiement
par le gouvernement français d’une rançon
de 5 millions de dollars au FPLP.
Dans un deuxième temps, pensant que les Israéliens
cèderaient au chantage, les terroristes libèrent
les otages non juifs et non israéliens.
Le Premier ministre israélien- alors Itzhak Rabin-
demande au chef d’Etat-Major de mettre au point
une opération commando pour libérer les otages.
Le 3 juillet 1976, veille de l’ultimatum,
un commando de 35 hommes est envoyé.
L’idée était de prendre les terroristes par surprise.
Quatre avions israéliens parcoururent près de 3500 km
de Tel-Aviv à Entebbe, volant à très basse altitude
pour échapper aux radars soviétiques et égyptiens,
avec la complicité du Kenya.
Arrivé au sol, le commando passe immédiatement à
l’offensive, au cours de laquelle quatre terroristes
et deux otages trouvent la mort.
Dix minutes plus tard, les otages restants sont libérés
et embarqués dans un avion israélien.
Après avoir tué les autres terroristes, le commando évacue
les lieux. 59 minutes après l’atterrissage,
le dernier avion israélien décolle d’Entebbe.
Parmi les soldats israéliens,
un lieutenant-colonel Jonathan Netanyahu, frère aîné de
l'ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu
périt dans l’opération. Un troisième otage, une vieille
dame britannique Dora Bloch victime d’un malaise,
transportée avant le raid dans un hôpital ougandais,
est exécutée sur son lit d’hôpital,apparemment sur
ordre personnel d’Idi Amin Dada en guise de représailles.
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RAPPEL HISTORIQUE SUR LA GUERRE DES SIX JOURS
Voici Israël: Dates marquantes
Quarantième anniversaire de la guerre des Six Jours
et de la réunification de Jérusalem.
TERREDISRAEL - DESINFOS.COM
5 juin 2007
Rappel historique sur la guerre des Six Jours
Les espoirs d'une décennie de relative tranquillité furent
balayés par l'intensification des raids terroristes arabes
lancés à partir des frontières avec l'Egypte et la Jordanie,
par les incessants bombardements d'artillerie des villages
du nord de la Galilée et par les préparatifs militaires
des Etats voisins.
Lorsqu'en mai 1967, l'Egypte procéda à d'importants
mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exigea
le départ des forces de maintien de l'ordre de l'ONU
qui s'y trouvaient depuis 1957, réimposa le blocus
du détroit de Tiran et signa une alliance militaire avec
la Jordanie, Israël se retrouva face à des armées arabes
hostiles sur tous les fronts.
L'Egypte violant les accords signés en 1956 après
la campagne du Sinaï, Israël usa de son droit de légitime
défense en déclenchant une attaque préventive (5 juin 1967)
contre l'Egypte au sud, suivie d'une contre-offensive
à l'agression jordanienne à l'est et de l'expulsion des
forces syriennes du plateau du Golan au nord.
Après six jours de combat, de nouvelles lignes
de cessez-le-feu remplacèrent les anciennes, la Judée,
la Samarie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza
et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien.
Les villages du nord du pays furent alors libérés
de 19 années de menace des bombardements syriens ;
la navigation des navires israéliens par le détroit
de Tiran était désormais assurée et Jérusalem,
divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949,
fut réunifiée sous autorité israélienne.
www.terredisrael.com - DESINFOS.com
Quarantième anniversaire de la guerre des Six Jours
et de la réunification de Jérusalem.
TERREDISRAEL - DESINFOS.COM
5 juin 2007
Rappel historique sur la guerre des Six Jours
Les espoirs d'une décennie de relative tranquillité furent
balayés par l'intensification des raids terroristes arabes
lancés à partir des frontières avec l'Egypte et la Jordanie,
par les incessants bombardements d'artillerie des villages
du nord de la Galilée et par les préparatifs militaires
des Etats voisins.
Lorsqu'en mai 1967, l'Egypte procéda à d'importants
mouvements de troupes dans le désert du Sinaï, exigea
le départ des forces de maintien de l'ordre de l'ONU
qui s'y trouvaient depuis 1957, réimposa le blocus
du détroit de Tiran et signa une alliance militaire avec
la Jordanie, Israël se retrouva face à des armées arabes
hostiles sur tous les fronts.
L'Egypte violant les accords signés en 1956 après
la campagne du Sinaï, Israël usa de son droit de légitime
défense en déclenchant une attaque préventive (5 juin 1967)
contre l'Egypte au sud, suivie d'une contre-offensive
à l'agression jordanienne à l'est et de l'expulsion des
forces syriennes du plateau du Golan au nord.
Après six jours de combat, de nouvelles lignes
de cessez-le-feu remplacèrent les anciennes, la Judée,
la Samarie, la péninsule du Sinaï, la bande de Gaza
et le plateau du Golan passant sous contrôle israélien.
Les villages du nord du pays furent alors libérés
de 19 années de menace des bombardements syriens ;
la navigation des navires israéliens par le détroit
de Tiran était désormais assurée et Jérusalem,
divisée entre Israël et la Jordanie depuis 1949,
fut réunifiée sous autorité israélienne.
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31 mai 2007
LE LOUP VIVRA AVEC L'AGNEAU ET LE LION DORMIRA AVEC L'ENFANT.
LE LOUP VIVRA AVEC L'AGNEAU
ET LE LION DORMIRA AVEC L'ENFANT.
INFOS - NET
L'ANALYSE POLITIQUE
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
«LE LOUP VIVRA AVEC L’AGNEAU
ET LE LION DORMIRA AVEC L'ENFANT»
Selon Maïmonide, les temps messianiques coïncident avec
une indépendance retrouvée pour les juifs,
un nombre important d’hommes sages et une maîtrise par
l’homme de son agressivité, de sa méchanceté et de son
penchant pour la violence de telle sorte que la guerre
n’existe plus et que les nations ne brandissent plus
l’épée l’une contre l’autre.
La réalisation du projet Divin supposera certainement
de la violence palestinienne qu’elle soit canalisée
(I) mais également d’Israël, qu’il observe strictement
les lois transcendantales qui lui ont été transmises (II)
I. CANALISER LA VIOLENCE PALESTINIENNE
Le chaos qui règne dans les territoires palestiniens ne tient
pas au peuple palestinien mais aux discours haineux de
responsables politiques charismatiques (A) qui exploite
la violence naturelle de l’individu pour le priver
de discernement (B).
A – LE DISCOURS HAINEUX
DE RESPONSABLES CHARISMATIQUES
Dans les années précédant la seconde guerre mondiale,
la population allemande n’était pas particulièrement
encline à sombrer dans l’horreur des méthodes employées
par les nazis mais le contexte économique défavorable
et l’humiliation subie par la défaite de la première guerre
mondiale (consacrée par les dispositions du Traité
de Versailles de 1919), ont facilité l’émergence d’un individu
qui offrait de redonner à l’Allemagne
sa fierté et son rôle de leader international.
L’Allemagne nazie, emmenée par son « Führer », a alors
pu élaborer une doctrine raciste et aménager des institutions
privant la population de tout moyen démocratique d’expression.
Pour sa part, le peuple allemand n’était pas fondamentalement
programmé pour participer aux exactions de l’époque mais a
institutionnellement été déshumanisé et restructuré dans
la haine, au besoin par la force, pour ceux dont la docilité
naturelle ne les y conduisait pas.
Ainsi, la technique, relativement simple, consiste à
exploiter les difficultés économiques d’une population
et son mal-être, en présentant l’étranger (en général)
et le juif (en particulier)
comme responsable de l’injuste situation.
Et c’est encore ce procédé qui est employé au Moyen orient.
Les palestiniens, les iraniens ou les musulmans en général
n’ont aucune raison particulière de haïr qui que ce soit
et encore moins les juifs, à moins que les régimes
politiques n’entretiennent la frustration des populations
en ne redistribuant pas les richesses nationales tout en
présentant le juif comme responsable des maux
(la responsabilité est en réalité partagée avec son allié américain).
La construction artificielle de cette situation injuste
favorise la victimisation des populations spoliées et
légitime le combat en permettant à l’individu
de libérer son agressivité naturelle.
B- UN SYSTEME QUI ENCOURAGE LA VIOLENCE
ET ANNIHILE LE DISCERNEMENT
Dans les pays démocratiques, le fonctionnement
des institutions n’a pas pour effet de supprimer la violence
contenue chez certaines personnes, mais tente de la canaliser
en aménageant les mesures adéquates pour protéger la société,
sanctionner les auteurs et les resocialiser
tout en indemnisant les victimes des violences subies.
Inversement, les systèmes dictatoriaux réduisent les moyens
de discernement de la population, suppriment les techniques
d’expression et attisent le potentiel de violence le plus
largement possible permettant de transformer les membres
de la communauté en bons soldats.
A cet effet, une propagande inlassablement véhiculée permet
de convaincre que l’ennemi vient de l’extérieur et qu’il
est nécessaire de lui mener la guerre, même si
une proportion importante de la population dominée comprend,
tout au moins de manière intuitive, la perversion du système.
Au Moyen Orient, la propagande repose sur l’un des aspects
les plus chers de l’identité de la population concernée,
en l’occurrence l’identité cultuelle.
Aussi, le peuple palestinien persuadé d’avoir été dépossédé
de son identité, est convaincu d’avoir à mener une guerre
contre les infidèles conformément à certains versets coraniques.
« Légers ou lourd, partez à la guerre. Combattez de vos biens
et de vos personnes dans le chemin de Dieu. Ce sera plus
avantageux pour vous si vous comprenez ».
(Sourate 9, verset 41).
D’ailleurs, ceux qui doutent de la justesse du moyen guerrier
n’ont pas à s’interroger : « On vous a prescrit le guerre
et vous l’avez en aversion. Il se peut que vous ayez de
l’aversion pour ce qui est bon pour vous et que vous
aimiez ce qui vous est nuisible.
Dieu sait et vous ne savez pas. » (Sourate 2, verset 216).
Ainsi, il ne faut d’ailleurs pas fuir le combat car
« rappelle toi le jour où deux cohortes de votre armée
était prête à s’enfuir ; Dieu fut leur protecteur.
Que les croyants s’en remettent donc à Dieu »
(Sourate 32, verset 122).
Chez le palestinien, instrumentalisé dans ce discours
guerrier, tout est mis en œuvre pour qu’il ne s’interroge
pas ni sur la situation ni sur les moyens employés.
C’est le message de haine qu’il faut combattre
et non l’homme déstructuré.
II. LA STRICTE OBSERVANCE PAR ISRAEL
DES LOIS TRANSCENDENTALES
La tentation est grande de sombrer dans le pessimisme mais
la situation contemporaine permet d’observer la réalisation
de nombreuses prophéties en relation avec la période
messianique (A). Le combat contre le terrorisme ne saurait
donc dispenser Israël, d’appliquer les lois du pays (B).
A - LA REALISATION DES PROPHETIES MESSIANIQUES
Parmi les prévisions des temps messianiques, on peut noter
qu’un certains nombre d’entre elles se sont réalisées.
Ainsi, on peut considérer que la (re)création de
l’Etat d’Israël décidée par les nation unies, correspond à
la prophétie selon laquelle « les nations finiront par
reconnaître tous les torts qu’elles ont causés à Israël »
(Isaïe 52,13 ; 53,5).
De même il était prévu que les cités en ruine d’Israël
seraient restaurées (Ezechiel 16,55) que le sanhédrin
serait rétabli (Isaïe 1,26), qu’il n’y aurait plus de faim
ni de maladie et que l’on ne mourrait plus (Isaïe 25,8).
Le système de santé et de protection sociale Israélien
palie le plus largement à ces difficultés.
Pour ce qu’il en est des autres prophéties, il faut surmonter
l’obstacle des fondamentalistes islamistes dont la doctrine,
étrangère à l’Islam, vise à empêcher leur réalisation.
Ainsi, les ennemis de l’humanité combattent pour éviter que
« les Peuples du monde se tournent vers les juifs pour être
spirituellement guidés par eux » (Zacharie 8,23), et «
qu’ils vénèrent le Dieu Un d’Israël » (Isaïe 2,17).
L’endoctrinement du peuple palestinien permet de repousser
le moment où « le mal et la tyrannie ne pourront plus tenir »
(Isaïe 11,4), en privant le peuple d’Israël de sa vocation de
« messager de la paix » (Isaïe 52,7) et en évitant que
les armes de guerre ne soient détruites
(contrairement à Ezéchiel 39,9).
En incitant au martyre, il est mis à néant la prévision
selon laquelle la mort sera bannie à jamais (Isaïe 25,8)
ou que et l'on ne mourra plus (Isaïe 25:8) tout en veillant
à ce que le peuple juif ne vive pas « dans une joie et
un bonheur éternels » (contrairement à Isaïe 51,11).
Enfin, l’ambition de chasser les juifs de la terre d’Israël
l’est en vue d’empêcher le retour des juifs dans leur
terre d’origine (Isaïe 11,12), et la reconstruction du Temple
(contrairement à Ezéchiel 40), pour que la Maison
ne deviennent un lieu de prière pour tous les Peuples
(Isaïe 56,7) ni n’attire et inclut des gens de toutes
les cultures et de toutes les nations (Isaïe 11,10)
L’accomplissement des dernières prophéties,
suppose certainement d’Israël qu’il respecte la loi du pays.
B - L'EVACUATION DE TERRITOIRES
ET LA VIOLATION DE LA LOI ISRAELIENNE
Pour tenter de régler le problème de la violence palestinienne,
le gouvernement israélien envisage une nouvelle fois
l’évacuation de territoires.
En réalité, cette solution, parfaitement inadaptée, installe
la population palestinienne dans un rapport de force qui lui
est favorable et en outre, constitue une violation
fondamentale de la loi israélienne.
En effet, l’évacuation de population viole la loi fondamentale
israélienne du 17 mars 1992 qui prévoit l’impossibilité
de porter atteinte à la vie, à la personne ou à la dignité
de chaque personne, l’impossibilité de porter atteinte
à la liberté d'aller et venir d'une personne, la possibilité
pour les ressortissants nationaux d'entrer et de sortir
du territoire d'Israël, le respect pour chaque personne
de sa vie privée et son intimité respectée, la protection
de chaque personne contre toute atteinte à son droit de propriété....
En outre, la violence de la méthode employée viole
les principes posés par la Thora puisque l’usage de
la violence est interdit et sanctionné par le déluge
(Genèse chapitre 6 verset 11-13). De même,
le jour de Yom Kippour, selon la neilah,
a été donné à Israël afin que cesse la violence.
De même, la dépossession des populations est contraire
aux dispositions du second traité de l’Ordre Neziquin
de la Michnah, Baba metsia, qui traite des lois
d’acquisition et de la transmission de propriété
d’autant qu’il est interdit de vendre les biens d’autrui
sauf à en sauf à encourir les sanctions visé dans
l’Exode chapitre 21 verset 37.
Sur un plan international, Israël a ratifié
le 3 octobre 1991 les traités de 1966 accordant
aux peuples le droit de disposer d’eux même.
Dès lors, la résolution 2535 de l’assemblée Générales
des nations Unies qui considère le peuple palestinien
comme un sujet de droit international et
la résolution 2649 qui lui confère le droit à
l’autodétermination à la souveraineté et
à l’indépendance, lui sont opposables.
Ainsi, la seule obligation faite à Israël est de favoriser
la création d’un Etat Palestinien et non de purifier
telle ou telle région de sa population juive.
En d’autres termes, les israéliens résidant sur
les territoires concernés par le désengagement doivent
avoir la possibilité de demeurer sous souveraineté
palestinienne tout comme il est des arabes en Israël.
Leur protection sera assurée par l’Autorité palestinienne
conjointement avec Israël en attendant que le peuple
palestinien gagne en maturité politique.
Alors, conformément aux prévisions,
le loup vivra avec l’agneau et le lion dormira avec l’enfant.
Maitre Bertrand RAMAS MUHLBACH
Infos - net.
ET LE LION DORMIRA AVEC L'ENFANT.
INFOS - NET
L'ANALYSE POLITIQUE
Maître Bertrand RAMAS-MUHLBACH
«LE LOUP VIVRA AVEC L’AGNEAU
ET LE LION DORMIRA AVEC L'ENFANT»
Selon Maïmonide, les temps messianiques coïncident avec
une indépendance retrouvée pour les juifs,
un nombre important d’hommes sages et une maîtrise par
l’homme de son agressivité, de sa méchanceté et de son
penchant pour la violence de telle sorte que la guerre
n’existe plus et que les nations ne brandissent plus
l’épée l’une contre l’autre.
La réalisation du projet Divin supposera certainement
de la violence palestinienne qu’elle soit canalisée
(I) mais également d’Israël, qu’il observe strictement
les lois transcendantales qui lui ont été transmises (II)
I. CANALISER LA VIOLENCE PALESTINIENNE
Le chaos qui règne dans les territoires palestiniens ne tient
pas au peuple palestinien mais aux discours haineux de
responsables politiques charismatiques (A) qui exploite
la violence naturelle de l’individu pour le priver
de discernement (B).
A – LE DISCOURS HAINEUX
DE RESPONSABLES CHARISMATIQUES
Dans les années précédant la seconde guerre mondiale,
la population allemande n’était pas particulièrement
encline à sombrer dans l’horreur des méthodes employées
par les nazis mais le contexte économique défavorable
et l’humiliation subie par la défaite de la première guerre
mondiale (consacrée par les dispositions du Traité
de Versailles de 1919), ont facilité l’émergence d’un individu
qui offrait de redonner à l’Allemagne
sa fierté et son rôle de leader international.
L’Allemagne nazie, emmenée par son « Führer », a alors
pu élaborer une doctrine raciste et aménager des institutions
privant la population de tout moyen démocratique d’expression.
Pour sa part, le peuple allemand n’était pas fondamentalement
programmé pour participer aux exactions de l’époque mais a
institutionnellement été déshumanisé et restructuré dans
la haine, au besoin par la force, pour ceux dont la docilité
naturelle ne les y conduisait pas.
Ainsi, la technique, relativement simple, consiste à
exploiter les difficultés économiques d’une population
et son mal-être, en présentant l’étranger (en général)
et le juif (en particulier)
comme responsable de l’injuste situation.
Et c’est encore ce procédé qui est employé au Moyen orient.
Les palestiniens, les iraniens ou les musulmans en général
n’ont aucune raison particulière de haïr qui que ce soit
et encore moins les juifs, à moins que les régimes
politiques n’entretiennent la frustration des populations
en ne redistribuant pas les richesses nationales tout en
présentant le juif comme responsable des maux
(la responsabilité est en réalité partagée avec son allié américain).
La construction artificielle de cette situation injuste
favorise la victimisation des populations spoliées et
légitime le combat en permettant à l’individu
de libérer son agressivité naturelle.
B- UN SYSTEME QUI ENCOURAGE LA VIOLENCE
ET ANNIHILE LE DISCERNEMENT
Dans les pays démocratiques, le fonctionnement
des institutions n’a pas pour effet de supprimer la violence
contenue chez certaines personnes, mais tente de la canaliser
en aménageant les mesures adéquates pour protéger la société,
sanctionner les auteurs et les resocialiser
tout en indemnisant les victimes des violences subies.
Inversement, les systèmes dictatoriaux réduisent les moyens
de discernement de la population, suppriment les techniques
d’expression et attisent le potentiel de violence le plus
largement possible permettant de transformer les membres
de la communauté en bons soldats.
A cet effet, une propagande inlassablement véhiculée permet
de convaincre que l’ennemi vient de l’extérieur et qu’il
est nécessaire de lui mener la guerre, même si
une proportion importante de la population dominée comprend,
tout au moins de manière intuitive, la perversion du système.
Au Moyen Orient, la propagande repose sur l’un des aspects
les plus chers de l’identité de la population concernée,
en l’occurrence l’identité cultuelle.
Aussi, le peuple palestinien persuadé d’avoir été dépossédé
de son identité, est convaincu d’avoir à mener une guerre
contre les infidèles conformément à certains versets coraniques.
« Légers ou lourd, partez à la guerre. Combattez de vos biens
et de vos personnes dans le chemin de Dieu. Ce sera plus
avantageux pour vous si vous comprenez ».
(Sourate 9, verset 41).
D’ailleurs, ceux qui doutent de la justesse du moyen guerrier
n’ont pas à s’interroger : « On vous a prescrit le guerre
et vous l’avez en aversion. Il se peut que vous ayez de
l’aversion pour ce qui est bon pour vous et que vous
aimiez ce qui vous est nuisible.
Dieu sait et vous ne savez pas. » (Sourate 2, verset 216).
Ainsi, il ne faut d’ailleurs pas fuir le combat car
« rappelle toi le jour où deux cohortes de votre armée
était prête à s’enfuir ; Dieu fut leur protecteur.
Que les croyants s’en remettent donc à Dieu »
(Sourate 32, verset 122).
Chez le palestinien, instrumentalisé dans ce discours
guerrier, tout est mis en œuvre pour qu’il ne s’interroge
pas ni sur la situation ni sur les moyens employés.
C’est le message de haine qu’il faut combattre
et non l’homme déstructuré.
II. LA STRICTE OBSERVANCE PAR ISRAEL
DES LOIS TRANSCENDENTALES
La tentation est grande de sombrer dans le pessimisme mais
la situation contemporaine permet d’observer la réalisation
de nombreuses prophéties en relation avec la période
messianique (A). Le combat contre le terrorisme ne saurait
donc dispenser Israël, d’appliquer les lois du pays (B).
A - LA REALISATION DES PROPHETIES MESSIANIQUES
Parmi les prévisions des temps messianiques, on peut noter
qu’un certains nombre d’entre elles se sont réalisées.
Ainsi, on peut considérer que la (re)création de
l’Etat d’Israël décidée par les nation unies, correspond à
la prophétie selon laquelle « les nations finiront par
reconnaître tous les torts qu’elles ont causés à Israël »
(Isaïe 52,13 ; 53,5).
De même il était prévu que les cités en ruine d’Israël
seraient restaurées (Ezechiel 16,55) que le sanhédrin
serait rétabli (Isaïe 1,26), qu’il n’y aurait plus de faim
ni de maladie et que l’on ne mourrait plus (Isaïe 25,8).
Le système de santé et de protection sociale Israélien
palie le plus largement à ces difficultés.
Pour ce qu’il en est des autres prophéties, il faut surmonter
l’obstacle des fondamentalistes islamistes dont la doctrine,
étrangère à l’Islam, vise à empêcher leur réalisation.
Ainsi, les ennemis de l’humanité combattent pour éviter que
« les Peuples du monde se tournent vers les juifs pour être
spirituellement guidés par eux » (Zacharie 8,23), et «
qu’ils vénèrent le Dieu Un d’Israël » (Isaïe 2,17).
L’endoctrinement du peuple palestinien permet de repousser
le moment où « le mal et la tyrannie ne pourront plus tenir »
(Isaïe 11,4), en privant le peuple d’Israël de sa vocation de
« messager de la paix » (Isaïe 52,7) et en évitant que
les armes de guerre ne soient détruites
(contrairement à Ezéchiel 39,9).
En incitant au martyre, il est mis à néant la prévision
selon laquelle la mort sera bannie à jamais (Isaïe 25,8)
ou que et l'on ne mourra plus (Isaïe 25:8) tout en veillant
à ce que le peuple juif ne vive pas « dans une joie et
un bonheur éternels » (contrairement à Isaïe 51,11).
Enfin, l’ambition de chasser les juifs de la terre d’Israël
l’est en vue d’empêcher le retour des juifs dans leur
terre d’origine (Isaïe 11,12), et la reconstruction du Temple
(contrairement à Ezéchiel 40), pour que la Maison
ne deviennent un lieu de prière pour tous les Peuples
(Isaïe 56,7) ni n’attire et inclut des gens de toutes
les cultures et de toutes les nations (Isaïe 11,10)
L’accomplissement des dernières prophéties,
suppose certainement d’Israël qu’il respecte la loi du pays.
B - L'EVACUATION DE TERRITOIRES
ET LA VIOLATION DE LA LOI ISRAELIENNE
Pour tenter de régler le problème de la violence palestinienne,
le gouvernement israélien envisage une nouvelle fois
l’évacuation de territoires.
En réalité, cette solution, parfaitement inadaptée, installe
la population palestinienne dans un rapport de force qui lui
est favorable et en outre, constitue une violation
fondamentale de la loi israélienne.
En effet, l’évacuation de population viole la loi fondamentale
israélienne du 17 mars 1992 qui prévoit l’impossibilité
de porter atteinte à la vie, à la personne ou à la dignité
de chaque personne, l’impossibilité de porter atteinte
à la liberté d'aller et venir d'une personne, la possibilité
pour les ressortissants nationaux d'entrer et de sortir
du territoire d'Israël, le respect pour chaque personne
de sa vie privée et son intimité respectée, la protection
de chaque personne contre toute atteinte à son droit de propriété....
En outre, la violence de la méthode employée viole
les principes posés par la Thora puisque l’usage de
la violence est interdit et sanctionné par le déluge
(Genèse chapitre 6 verset 11-13). De même,
le jour de Yom Kippour, selon la neilah,
a été donné à Israël afin que cesse la violence.
De même, la dépossession des populations est contraire
aux dispositions du second traité de l’Ordre Neziquin
de la Michnah, Baba metsia, qui traite des lois
d’acquisition et de la transmission de propriété
d’autant qu’il est interdit de vendre les biens d’autrui
sauf à en sauf à encourir les sanctions visé dans
l’Exode chapitre 21 verset 37.
Sur un plan international, Israël a ratifié
le 3 octobre 1991 les traités de 1966 accordant
aux peuples le droit de disposer d’eux même.
Dès lors, la résolution 2535 de l’assemblée Générales
des nations Unies qui considère le peuple palestinien
comme un sujet de droit international et
la résolution 2649 qui lui confère le droit à
l’autodétermination à la souveraineté et
à l’indépendance, lui sont opposables.
Ainsi, la seule obligation faite à Israël est de favoriser
la création d’un Etat Palestinien et non de purifier
telle ou telle région de sa population juive.
En d’autres termes, les israéliens résidant sur
les territoires concernés par le désengagement doivent
avoir la possibilité de demeurer sous souveraineté
palestinienne tout comme il est des arabes en Israël.
Leur protection sera assurée par l’Autorité palestinienne
conjointement avec Israël en attendant que le peuple
palestinien gagne en maturité politique.
Alors, conformément aux prévisions,
le loup vivra avec l’agneau et le lion dormira avec l’enfant.
Maitre Bertrand RAMAS MUHLBACH
Infos - net.
LES PREVISIONS BIBLIQUES
31 mai 2007
LES PREVISIONS BIBLIQUES
LES PREVISIONS BIBLIQUES :
Les prévisions Bibliques :
Car la terre d’Israël a vocation à revenir au Peuple d’Israël
: « le pays que j’ai accordé à Abraham et Isaac,
je te l’accorde et à ta postérité après toi ».
(Genèse XXXV, 12).
Cette spécificité a été rappelé par Joseph lorsqu’il s’est
adressé aux juifs qui demeuraient en Egypte :
« D.- vous ramènera de ce pays dans celui qu’il a promis
par serment à Abraham, Isaac et Jacob » (Genèse L, 24)
et D.- a naturellement tenu sa promesse : « je suis l’Eternel !
Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Egypte et
vous délivrer de la servitude.
Je vous introduirai dans le pays que j’ai solennellement promis
à Abraham, à Isaac et à Jacob.
Je vous le donnerai comme possession héréditaire »
(Exode VI, 6-8).
Il est vrai que dans les prophéties d’Ezéchiel,
les juifs doivent revenir physiquement en Israël :
« vous demeurerez dans le pays que j’ai donné à vos père,
vous serez pour moi un Peuple, et moi je serai pour vous
un D.-" (Ezéchiel XXXVI, 28).
Il en est de même pour Jérémie : « quand Babylone sera
au terme de soixante dix ans pleinement révolu, je prendrai
soin de vous et j’accomplirai en votre faveur ma bienveillante
promesse de vous ramener en ces lieux »
(Jérémie XXIX, 10).
Aujourd’hui,
Dans l’attente du retour prochain des juifs en Eretz Israël,
ce qui importe c’est les Juifs et la Terre d'ISRAEL
et de placer Jérusalem au sommet de toutes nos joies.
(Psaumes CXXXVII, 5-6).
LES PREVISIONS BIBLIQUES
LES PREVISIONS BIBLIQUES :
Les prévisions Bibliques :
Car la terre d’Israël a vocation à revenir au Peuple d’Israël
: « le pays que j’ai accordé à Abraham et Isaac,
je te l’accorde et à ta postérité après toi ».
(Genèse XXXV, 12).
Cette spécificité a été rappelé par Joseph lorsqu’il s’est
adressé aux juifs qui demeuraient en Egypte :
« D.- vous ramènera de ce pays dans celui qu’il a promis
par serment à Abraham, Isaac et Jacob » (Genèse L, 24)
et D.- a naturellement tenu sa promesse : « je suis l’Eternel !
Je veux vous soustraire aux tribulations de l’Egypte et
vous délivrer de la servitude.
Je vous introduirai dans le pays que j’ai solennellement promis
à Abraham, à Isaac et à Jacob.
Je vous le donnerai comme possession héréditaire »
(Exode VI, 6-8).
Il est vrai que dans les prophéties d’Ezéchiel,
les juifs doivent revenir physiquement en Israël :
« vous demeurerez dans le pays que j’ai donné à vos père,
vous serez pour moi un Peuple, et moi je serai pour vous
un D.-" (Ezéchiel XXXVI, 28).
Il en est de même pour Jérémie : « quand Babylone sera
au terme de soixante dix ans pleinement révolu, je prendrai
soin de vous et j’accomplirai en votre faveur ma bienveillante
promesse de vous ramener en ces lieux »
(Jérémie XXIX, 10).
Aujourd’hui,
Dans l’attente du retour prochain des juifs en Eretz Israël,
ce qui importe c’est les Juifs et la Terre d'ISRAEL
et de placer Jérusalem au sommet de toutes nos joies.
(Psaumes CXXXVII, 5-6).
29 mai 2007
ISRAEL A T-IL UN PROJET GEOPOLITIQUE ?
ISRAEL A T-IL UN PROJET GEOPOLITIQUE ?
ISRAËL A-T-IL UN PROJET GEOPOLITIQUE ?
par Emmanuel Navon,
Par webmaster, dimanche 27 mai 2007
Article paru aussi dans la revue Hérodote N° 124
– 1er trimestre 2007
Sur le Blog de TERREDISRAEL ( www.terredisrael.com )
Il y trois ans, Ariel Sharon surprit le monde avec
sa decision de se "couper" des Palestiniens.
Le moment et l'endroit qu'il choisit pour son coup
de théâtre n'étaient pas fortuits.
Après l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis
et la Grande-Bretagne au printemps 2003, Georges Bush
et –surtout— Tony Blair décidèrent de replacer la tentative
de résolution du conflit israélo-arabe au centre de
leur politique étrangère au Proche-Orient.
Le Parti travailliste et l'opinion publique britanniques n'avaient
pas admis que leur Premier Ministre envoie les soldats de
Sa Majesté en Iraq et ne fasse rien pour les Palestiniens.
Tony Blair le dit d'ailleurs ouvertement à Georges Bush à l'époque:
la Grande-Bretagne ne pouvait pas se permettre de s'engager
auprès des Etats-Unis en Irak sans que les Etats-Unis ne
prouvent aux opinions publiques arabe et européenne que
la liberté des Irakiens ne leur était pas moins chère
que celle des Palestiniens.
Ce scénario était similaire à celui qui suivit la première guerre du golfe: James Baker organisa la Conférence de Madrid en novembre 1991, car tel était le prix à payer pour le maintient de la délicate coalition que les Etats-Unis formèrent contre l'Irak. Les pays arabes de la coalition n'étaient prêts à soutenir les Etats-Unis pour la libération du Koweït que si les Américains étaient prêts à s'investir dans la "libération" de la Palestine. En 2003, la Grande-Bretagne avait besoin de prouver qu'elle ne pratiquait pas une politique de deux poids deux mesures au Proche-Orient. D'où la "feuille de route," ce document diplomatique publié en avril 2003 avec pour but de "résoudre le conflit israélo-arabe d'ici 2005."
Parrainée officiellement par les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations Unies, la feuille de route plaça la résolution du conflit israélo-arabe sous l'égide de la communauté internationale. La feuille de route fut adoptée comme Résolution par le Conseil de Sécurité des Nations Unies en novembre 2003. Il s'agissait pour Israël d'un revers diplomatique. Après la Guerre de Kippour en 1973, un bras de fer diplomatique s'instaura entre les Etats-Unis et Israël d'une part, et entre l'Union soviétique et les pays arabes d'autre part. L'Union soviétique et les pays arabes voulaient imposer à Israël un retrait militaire par l'intermédiaire du Conseil de Sécurité. Les Etats-Unis souhaitaient quant à eux prouver aux pays arabes que le prix à payer pour un retrait israélien était la paix avec Israël et, surtout, le transfert d'allégeance de l'Union soviétique aux Etats-Unis.
Cette stratégie (conçue par Henry Kissinger) réussit avec l'Egypte, mais pas avec le reste du monde arabe. Avec la première Guerre du Liban (1981-82), la première Intifada (1987), et la première Guerre du Golfe (1991), l'aspiration arabo-soviétique d'imposition d'une "solution" par l'intermédiaire du Conseil de Sécurité marqua des points. La fin de la Guerre froide, la victoire américaine en Irak, et la volonté déclarée de James Baker de résoudre le conflit israélo-arabe réunirent les conditions pour la renonciation, par les Etats-Unis, à la stratégie de Kinssinger. D'où la Conférence de Madrid, à laquelle Israël n'accepta de se rendre qu'à condition que les Nations Unies n'aient pas l'autorité d'imposer aux parties une solution non-négociée du conflit.
C'est pourquoi la feuille de route constitua un revers diplomatique pour Israël, d'autant plus que trois de ses parrains internationaux (la Russie, l'Union européenne, et les Nations Unies) ont toujours ouvertement été plus enclins à soutenir les positions du monde arabe que celles d'Israël. Lorsque, le 19 novembre 2003, le Conseil de Sécurité adopte la feuille de route comme Résolution, il est clair que les Nations-Unies se sont emparées du dossier. Parallèlement, le 1er décembre 2003, des représentants de la gauche israélienne et de l'OLP signent à Genève un "accord de paix" virtuel, qui semble offrir une alternative à la politique du gouvernement israélien.
Ariel Sharon sent alors la pression tant de l'extérieur (la feuille de route) que de l'intérieur (les accords de Genève). Il a perdu l'initiative et se sent encerclé. Cela n'est pas du goût de ce stratège qui aime surprendre et déteste être surpris. Sa traversée légendaire du Canal de Suez et son encerclement de l'armée égyptienne pendant la Guerre de Kippour sont étudiés jusqu'à aujourd'hui dans les écoles militaires. Trente ans plus tard, il sent de nouveau qu'Israël est menacée si elle ne prend pas une initiative audacieuse. Il s'agit cette fois-ci d'une initiative diplomatique et non militaire, mais l'idée est la même: surprendre et encercler. Par ailleurs, on ne saurait faire abstraction du fait que Sharon est personnellement menacé au même moment par une enquête de police sur le financement de sa campagne électorale pour le leadership du Likud en 1999 et sur son intervention, en tant que Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement Nétanyahou, en faveur de son fils pour l'obtention d'un contrat immobilier en Grèce. La presse commence à parler de la fin de Sharon, mais Sharon sait que cette même presse (ainsi que le Procureur du Gouvernement) le "gracieront" dès qu'il revêtira l'uniforme du "de Gaulle israélien."
Le 18 décembre 2003, Ariel Sharon doit prononcer son "Discours d'Herzliyah." La Conférence d'Herzliyah est une réunion annuelle où les plus grandes sommités israéliennes et internationales discutent des problèmes géopolitiques, économiques et démographiques d'Israël, avec pour but de proposer des solutions concrètes et des plans de travail pour le gouvernement. Les intervenants incluent le Premier Ministre, le Chef d'État major, et des experts dûment sélectionnés, tant Israéliens qu'étrangers. Fondée en 2000 par Uzi Arad, la Conférence d'Herzliyah s'est rapidement imposée comme un forum prestigieux, au point que le discours annuel du Premier Ministre est devenu l'équivalent israélien de l'Etat de l'Union ou du Discours du Trône. C'est dans son "Discours d'Herzliyah" qu'Ariel Sharon avait annoncé en décembre 2002 son accord de principe avec la vision exprimée par Georges Bush dans son discours du 24 juin 2002 –un discours dans lequel, pour la première fois dans l'histoire du conflit israélo-arabe, un Président américain défendit l'idée d'un État palestinien. Le fait qu'Ariel Sharon déclare accepter la création d'un État palestinien constituait une révolution copernicienne.
La première Conférence d'Herzliyah se réunit alors que vient
d'éclater la guerre d'Arafat et que le processus d'Oslo,
entamé sept ans plus tôt par la gauche israélienne, est discrédité.
Uzi Arad est issu du Mossad et fut le conseiller politique
du Premier Ministre Nétanyahou. La Conférence donne la parole,
entre autres, à Uzi Dayan, à Dan Schueftan, et à Arnon Soffer.
Leur message est similaire: il faut se séparer des Palestiniens. Uzi Dayan est alors Directeur du Conseil pour la Sécurité nationale. Dan Schueftan est politologue et Arnon Soffer démographe –tous deux de l'Université de Haïfa. Cela fait plusieurs années que ces deux universitaires mettent en garde contre la menace démographique arabe et qu'ils plaident pour la construction d'un mur entre Israël et les Palestiniens. La gauche les traite de racistes, la droite répudie leur appel à diviser physiquement la patrie. Comme Uzi Arad, Dan Schueftan se définit comme un réaliste pour qui seul importe l'intérêt national et qui méprise l'idéalisme, qu'il soit de gauche (la paix kantienne au Proche-Orient), ou de droite (l'intégrité de la Terre d'Israël).
Le "message réaliste" est en substance le suivant: 1) Le retrait des ou de territoires conquis en 1967 par Israël n'aboutira pas à la paix avec les Palestiniens (contrairement à ce que pensait la gauche) car les Palestiniens n'aspirent pas à un Etat pacifique en Cis-Jordanie et à Gaza, mais à la destruction d'Israël; 2) Garder les territoires conquis par Israël en 1967 est impossible (contrairement à ce que pensait la droite), car ils constituent une bombe démographique. Il faut donc renoncer et aux territoires et à la paix. Concrètement, il faut construire une muraille de Chine entre Israël et la barbarie arabe, et réinvestir les ressources de l'État juif dans la science et la culture.
Ce message devient l'un des leitmotivs de le Conférence d'Herzliyah. Il gagne progressivement en légitimité au sein de l'intelligentsia israélienne, alors que celle-ci était jusqu'alors en majorité acquise à la théorie des territoires contre la paix. Certains intellectuels tels que Shlomo Avinéri, le prestigieux politologue de l'Université hébraïque, et Amnon Rubinstein, le non moins prestigieux professeur de droit et ancien ministre, admettent l'échec d'Oslo et se démarquent de la gauche post-sioniste. De même qu'il y a un "Consensus de Washington," on peut à présent parler d'un "Consensus d'Herzliyah." C'est à Herzliyah qu'experts et têtes pensantes forgent le nouveau projet géopolitique d'Israël. Mais ce projet n'a pas encore été adopté par les décideurs et par le Premier Ministre.
Le discours d'Ariel Sharon à la quatrième Conférence d'Herzliyah (décembre 2003) constitue donc pour Uzi Arad une divine surprise et une rétribution. Sharon fait allusion aux Accords de Genève: ils répètent l'erreur d'Oslo et conduiront au même échec. C'est la feuille de route qui a été acceptée par les gouvernements élus, et c'est elle seule qui servira de base à un futur accord de paix avec les Palestiniens. Israël a rempli et continue de remplir ses obligations telles qu'elles ont été définies par la feuille de route. Sharon se tourne ensuite vers les Palestiniens: nous ne voulons ni vous occuper ni vous diriger; nous voulons que vous soyez indépendants dans votre propre État. Nous espérons que votre gouvernement, comme le mien, fera tout pour faire avancer la feuille de route afin que vous puissiez obtenir votre État. Mais si, dans les prochains mois, nous voyons que l'Autorité palestinienne ne fait rien pour remplir ses obligations telles que définies par la feuille de route, alors Israël initiera un processus unilatéral de séparation des Palestiniens. Nous préférons la négociation, mais nous n'avons pas l'intention de laisser la société israélienne être l'otage des Palestiniens. Israël construira une barrière entre elle et les Palestiniens, et certains villages juifs seront déplacés et délocalisés. La barrière ne constituera pas une frontière politique mais une frontière de facto jusqu'à la reprise des négociations en vertu de la feuille de route. Les villages juifs délocalisés seront ceux qui n'auraient pas été intégrés à l'État d'Israël dans le cadre d'un accord de paix. Les Palestiniens ont plus à gagner dans le cadre d'un accord de paix, et la balle est dans leur camp. Mais nous ne les attendrons pas éternellement et ne les laisserons pas nous tenir en otages. Merci, et bonne fête de Hannoukah.
La salle est saisie de stupeur, et Uzi Arad se lève pour conclure la conférence. "Monsieur le Premier Ministre," lui dit-il, "je souhaite m'adresser personnellement à vous en guise de conclusion. Vous avez fait allusion dans votre discours à David Ben-Gourion, qui a disparu il y a exactement trente ans. C'était un grand dirigeant, qui savait prendre des décisions difficiles. C'était un homme d'État au sens noble du terme, et nous avons beaucoup à apprendre de lui. L'histoire de l'État d'Israël est dans une large mesure votre histoire personnelle, celle de votre combat comme soldat, comme officier, comme homme d'État et comme Premier Ministre. Vous vous trouvez dans une position unique. Seul celui qui porte sur ses épaules la responsabilité du pays peut ressentir certains moments historiques et prendre des décisions historiques, telles que celle que vous avez présentée dans votre discours. À la Conférence d'Herzliyah, nous analysons les problèmes, mais vous seul pouvez prendre les décisions. Je vous souhaite tout le succès dans la nouvelle politique que vous venez d'annoncer, car ce succès sera le nôtre."
Le nouveau projet géopolitique d'Israël est lancé, avec le soutient très large des universitaires, des hommes d'affaires et des média. Son but est de "libérer" Israël du fardeau palestinien, de négocier les termes de la séparation avec les Etats-Unis, et de réinvestir les énergies nationales dans l'économie et l'éducation. Beaucoup s'accordent à dire qu'il s'agit là de la seule issue possible à l'éternel imbroglio moyen-oriental, et que seul Ariel Sharon peut mener à bien ce projet ambitieux.
Ariel Sharon charge le Conseil de la Sécurité nationale de formuler les détails de ce qui est à présent nommé le "plan de désengagement." Dov Weissglass, ami, avocat et chef de Cabinet du Premier Ministre, centralise la mise en place du plan de désengagement. Certains affirment qu'il en aurait été l'instigateur. Il négocie directement avec Condoleezza Rice le soutient américain.
En avril 2004, le plan est annoncé. Il diffère de ce qu'avait annoncé Sharon quatre mois plus tôt. Loin de "séparer" Israël des Palestiniens, le plan ne prévoit que le démembrement des localités juives de la Bande de Gaza ainsi que quatre localités juives au nord de la Samarie (la Bande de Gaza est déjà séparée d'Israël par une clôture depuis plusieurs années). Alors que Sharon avait parlé de "re-localisation" des localités juives, celles-ci seront en réalité rasées sans être reconstruites à l'intérieur d'Israël. Le plan prévoit le maintient de la présence militaire israélienne à la frontière entre la Bande de Gaza et l'Égypte (en pratique, Israël se retirera de la frontière en septembre 2005). Le plan affirme que la Bande de Gaza sera "démilitarisée" après le retrait israélien, ce qui est un vœu pieux à la limite du grotesque: comment Israël pourra-t-elle empêcher la militarisation de la Bande de Gaza après le retrait, alors même qu'elle n'avait pas réussi à empêcher cette militarisation avant le retrait? Israël continuera de pourvoir la Bande de Gaza en eau et en électricité, et les Palestiniens de la Bande de Gaza pourront continuer de travailler en Israël: on est loin de la "séparation" annoncée par Sharon.
Arafat meurt le 11 novembre 2004 et avec lui l'idée qu'il n'y a aucun espoir de négociation avec les Palestiniens. C'est en effet le refus obstiné d'Arafat de brider le terrorisme palestinien qui avait convaincu Sharon à agir unilatéralement. Mais une fois Arafat disparu, la logique même du retrait unilatéral perd de sa pertinence. Uzi Arad publie le 17 novembre 2004 un article dans Haaretz, appelant à revoir la stratégie du désengagement. Les Européens, explique-t-il, commencent déjà à faire pression pour passer à la deuxième étape de la feuille de route (la négociation entre Israël et les Palestiniens) avant même que les Palestiniens aient rempli les conditions de la première étape (le démantèlement des infrastructures terroristes). Israël s'oppose à cette tendance, mais en passant directement à l'une des étapes finales de la feuille de route (le retrait militaire et le démantèlement des structures et habitations juives au-delà de la ligne verte), Israël cautionne de facto l'"amnistie" souhaitée par les Palestiniens (obtenir un retrait israélien sans avoir à lutter contre le terrorisme). C'est le moment d'exiger des Palestiniens, explique Arad, de remplir leurs obligations et de lutter contre le terrorisme. Le plan de désengagement, dans les nouvelles circonstances, ne fera qu'accroître l'appétit des Palestiniens et la pression internationale sur Israël. Si Israël est prête à un retrait militaire sans que les Palestiniens aient rempli leurs conditions du contrat, pourquoi s'arrêter a la Bande de Gaza?
Sharon ne veut rien savoir. Les électeurs de son parti, le Likud, ont rejeté le plan de désengagement dans un référendum interne, mais Sharon passe outre ce rejet, et ce contrairement à son engagement de respecter la décision de son parti. Il rejette également l'idée d'un référendum national. Il forme une coalition avec le Parti travailliste, ce même parti qui a essuyé un échec cuisant aux élections législatives de 2003 précisément pour avoir proposé un retrait unilatéral de la Bande de Gaza en cas de blocage des négociations avec les Palestiniens.
En décembre 2004, quelques jours avant la Conférence d'Herzliyah, j'organise à l'Université de Tel-Aviv un débat entre Dov Weissglass, Dan Schueftan et Uzi Landau. Dan Schueftan plaide pour la séparation d'avec Palestiniens depuis plus de vingt ans. Dov Weissglass a conçu le retrait de Gaza. Uzi Landa mène l'opposition à Sharon au sein du Likud. "Te souviens-tu, Dan" lance-t-il à Schueftan, "que tu m'avais approché il a plusieurs années pour signer une déclaration publique appelant à une séparation physique entre Israël et les Palestiniens?" Schueftan opine. "Eh bien, j'étais prêt à signer (contrairement à Dan Méridor, d'ailleurs). Je suis pour la séparation. Mais ce plan que Dov nous a concocté n'a rien à voir avec une telle séparation. Je ne comprends pas ce qui est arrivé à Sharon, que j'ai par ailleurs toujours soutenu. Ce plan est absurde."
À la Conférence d'Herzliyah de 2004, Dov Weissglass plaide pour son plan (car c'est son plan) et il est vivement critiqué par Yaacov Amidror, l'ancien directeur de l’École militaire. "Lorsque je discute de ce plan avec mes amis de gauche" explique Amidror, dont les positions politiques sont clairement à droite, "ils n'ont pas un seul argument convaincant pour justifier le retrait unilatéral de Gaza. Ils admettent que ce plan est stratégiquement absurde. Et quand je leur demande: 'alors, pourquoi le soutenez-vous?' ils me répondent: 'parce que nous voulons virer les colons et que seul Sharon peut briser ce tabou. La gauche n'aurait pas pu faire ce que Sharon est en train de faire, et donc nous le soutenons."
En août 2005, Sharon passe à l'acte. Israël évacue près de 10,000 habitants juifs de la Bande de Gaza et du nord de la Samarie, et rase 22 localités. Les synagogues, restées en place, sont saccagées et brûlées par les Palestiniens. En novembre, Amir Peretz est élu à la tête du Parti travailliste et met immédiatement fin à la coalition présidée par Sharon. Des élections anticipées sont fixées au mois de mars 2006 et Sharon quitte le Likud pour former un nouveau parti, Kadima, dont le but déclaré et de poursuivre la politique de désengagement. Le 4 janvier 2006, Sharon est victime d'une hémorragie cérébrale et est remplacé par Olmert.
Le 24 janvier, Olmert prononce le "Discours d'Herzliyah" à la place de Sharon. Nous sommes littéralement à la veille des élections législatives palestiniennes. Olmert s'adresse aux Palestiniens: "Les élections qui se tiendront demain dans l'Autorité palestinienne sont une occasion historique pour les Palestiniens de réaliser leur aspiration à l'indépendance dans le cadre de leur propre État. Les Palestiniens ont rejeté en 1947 la proposition qui leur avait été faite d'établir un État. L'Histoire leur a offert d'autres occasions d'établir un État. Mais ils ne pourront saisir cette occasion que sur la base d'une renonciation partielle à leurs rêves nationaux, de la même manière que nous avons renoncé à une partie de nos rêves nationaux. Dans les élections qui se tiendront demain, les Palestiniens devront choisir entre deux voies: prendre leur destin en main ou se livrer encore une fois aux extrémistes." La réponse à l'appel d'Olmert est claire: le Hamas, qui plaide et agit ouvertement pour la destruction d'Israël, remporte les élections avec une écrasante majorité.
Du fait de la victoire du Hamas, la politique de retrait unilatéral a à la fois gagné et perdu en crédibilité. Elle a gagné en crédibilité car la victoire du Hamas confirme qu'Israël n'a pas avec qui négocier et doit donc agir unilatéralement. Mais elle a également perdu en crédibilité, car la victoire du Hamas est en partie due au retrait israélien de la Bande de Gaza. Les sondages révèlent en effet que l'électorat palestinien est convaincu du fait que c'est le terrorisme du Hamas et non les négociations byzantines de l'OLP qui on chassé les Israéliens. Par ailleurs, la politique de séparation et de retrait unilatéral s'avère être une arme à double tranchant pour Israël. D'un côté, elle soulage Israël de ses angoisses démographiques et diminue significativement le nombre des kamikazes palestiniens dans les rues israéliennes. Mais d'un autre côté, elle livre des territoires contigus aux centres névralgiques d'Israël à des organisations terroristes armées soutenus par des États comme l'Iran et la Syrie. Une politique de retrait face à un islamisme militant est perçue comme un acte de faiblesse par le Hamas, le Hizballah et l'Iran, qui n'ont que faire de compromis territoriaux et pour qui l'élimination d'Israël est un devoir religieux. Le texte officiel publié par le gouvernement israélien en avril 2004 sur le plan de désengagement stipulait entre autres que "L'espoir est que les Palestiniens prendront l'avantage de l'opportunité créée par le désengagement afin de briser le cycle de la violence et réengager un processus de dialogue." Or c'est précisément l'inverse qui s'est produit.
C'est dans ce climat d'incertitude et de confusion que le parti Kadima remporte une faible majorité aux élections législatives de mars 2005. Le gouvernement de centre-gauche constitué par Olmert a officiellement pour but de poursuivre la politique de désengagement, une politique sur laquelle les Israéliens ont de sérieux doutes, sans pour autant voir quelle est l'alternative. Olmert fait un tour des capitales pour obtenir le soutient des Etats-Unis et de l'Europe, mais en vain. À son retour, un soldat israélien, Gilad Shalit, est enlevé en plein cœur d'une base militaire israélienne mitoyenne de la Bande de Gaza par des Palestiniens qui se sont infiltrés par un tunnel souterrain. Depuis plusieurs semaines, les tirs de roquettes en provenance de la Bande de Gaza atterrissent en plein cœur de la ville israélienne de Sdérot. Israël a quitté Gaza, mais Gaza n'a pas quitté Israël. Un an à peine après s'être retiré de Gaza, Tsahal reçoit l'ordre d'y revenir pour mettre fin aux tirs de roquettes et libérer Gilad Shalit.
Puis c'est le Hizballah qui s'incruste en territoire israélien et capture deux soldats de Tsahal. Olmert répond par une guerre aérienne de plus d'un mois qui n'atteint aucun des objectifs fixés par le gouvernement: les soldats israéliens capturés n'ont pas été libérés et le Hizballah n'est pas désarmé. L'armée de l'air israélienne n'a pas réussi à mettre fin aux tirs de roquettes du Hizballah, qui pendant un mois ont ravagé le nord d'Israël et fait de nombreuses victimes.
La conclusion est claire: les retraits unilatéraux d'Israël (du Liban en 2000 et de Gaza en 2005) ont généré des dangers graves auxquels Israël n'a pas de réponse militaire aérienne. Conçus pour prouver les bonnes intentions d'Israël et pour convaincre les Palestiniens qu'Israël est prête à payer le prix territorial de la paix, les retraits unilatéraux ont eu l'effet inverse. Au lieu de rassurer les Palestiniens sur la bonne foi d'Israël, la politique de retrait les a en réalité renforcés dans leur conviction que le terrorisme marche et que la "libération" de la Palestine par étapes est une méthode fiable. Les intentions étaient bonnes: se conformer au droit international, prouver aux Palestiniens qu'Israël est réellement prête aux "compromis douloureux" souvent évoqués par Sharon, se sortir d'un guet-apens démographique, et répondre aux pressions d'une société israélienne qui se demande de plus en plus ce que ses soldats font au sud-Liban et à Gaza. Mais, comme le dit l'adage, la voie de l'enfer est pavée avec de bonnes intentions.
L'année 2007 marque le quarantième anniversaire de la Guerre des Six Jours, et le quarantième anniversaire des tentatives annuelles de trouver une solution territoriale à un conflit qui ne l'est pas. La conquête, par Israël, de territoires au-delà des lignes d'armistices de 1949 fut la conséquence et non la cause du conflit israélo-arabe. Si Israël se retirait de la totalité de ces territoires (ce que n'exige pas la Résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies), le Hamas (qui dirige l'Autorité palestinienne) continuera d'en appeler à la "libération" du reste de la Palestine (et d'agir en ce sens), et Ahmadinejad continuera d'œuvrer pour l'élimination de l'"entité sioniste" par l'arme nucléaire. Un retrait territorial israélien est peut-être une condition nécessaire mais certainement pas suffisante à la paix au Proche-Orient. Tant que les voisins d'Israël continueront de nier, pour des raisons idéologiques, le droit d'Israël à exister, les retraits territoriaux israéliens seront impuissants à établir la paix au Proche-Orient. De tels retraits, lorsqu'ils sont unilatéraux, ne font que renforcer la conviction des Palestiniens que la violence est efficace et le compromis inutile.
L'ancien ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud, utilisa le mot "aporie," dans un entretien que j'eus avec lui, pour définir l'état actuel des relations israélo-arabes. Ce fut la première fois que j'entendis un haut représentant français admettre ne pas avoir de solution au conflit israélo-arabe. Le mot "aporie" décrit parfaitement la situation géopolitique d'Israël aujourd'hui: "Difficulté d'ordre rationnel paraissant sans issue."
Israël cherche une solution rationnelle face à des interlocuteurs qui pensent en termes mystiques. La rationalité porta ses fruits avec le Président Sadat et le Roi Hussein de Jordanie. Mais de tels dirigeants font cruellement défaut dans le Proche-Orient d'aujourd'hui. Ahmadinejad, Nassralah et les dirigeants du Hamas se déclarent être les représentants de la volonté divine sur Terre, une volonté qui d'après eux exige la reconquête sans compromis des terres d'Islam perdues, l'effacement d'Israël, et la conversion des infidèles. Face à cette démence, Israël et le monde chrétien n'ont d'autre issue que de se battre et de se renforcer dans leurs convictions. Les propos d'Oriana Fallaci et du Pape Bénédict XVI ont enragé les musulmans précisément parce qu'ils conjuraient l'Occident à avoir le courage de ses convictions, de sa foi et de ses valeurs. Le fait que de telles injonctions provinrent d'une athée déclarée et d'un Pape est révélateur: la fidélité à ses racines n'est pas nécessairement religieuse; elle signifie avoir le courage d'être soi-même. Israël et l'Occident sont puissants économiquement et militairement, mais faibles idéologiquement. C'est sur cette faiblesse que joue l'islamisme –avec un succès certain.
Être fort et ferme dans son droit et ses valeurs est l'ultime
ligne de défense d'Israël. Après la signature des accords d'Oslo,
l'un de mes collègues proposa d'engager un dialogue avec
un notable Palestinien récemment libéré de prison par Israël.
Celui-ci refusa. Étonné, mon collègue lui demanda la raison
de son refus. "Je suis un Musulman fidèle" lui répondit-il.
"Après avoir étudié la Bible et le Coran,
j'ai finis par comprendre que cette terre appartient à Israël,
et que se révolter contre le droit d'Israël à sa terre,
c'est se révolter contre Dieu.
Mais Israël a un contrat avec Dieu et doit mériter sa terre.
Or, lorsque j'étais dans la prison israélienne,
j'ai vu l'un de mes gardes manger un sandwich pendant
la Pâque juive. Je lui ai fait remarquer que cela était interdit
d'après la Bible. Il m'a répondu qu'il s'en foutait.
Depuis, je suis convaincu que les Musulmans peuvent gagner.
" À méditer.
Dr. Emmanuel Navon
Partner, Navon-Levy Group Ltd.
Lu sur Le Blog : www.terredisrael.com
ISRAËL A-T-IL UN PROJET GEOPOLITIQUE ?
par Emmanuel Navon,
Par webmaster, dimanche 27 mai 2007
Article paru aussi dans la revue Hérodote N° 124
– 1er trimestre 2007
Sur le Blog de TERREDISRAEL ( www.terredisrael.com )
Il y trois ans, Ariel Sharon surprit le monde avec
sa decision de se "couper" des Palestiniens.
Le moment et l'endroit qu'il choisit pour son coup
de théâtre n'étaient pas fortuits.
Après l'invasion de l'Irak par les Etats-Unis
et la Grande-Bretagne au printemps 2003, Georges Bush
et –surtout— Tony Blair décidèrent de replacer la tentative
de résolution du conflit israélo-arabe au centre de
leur politique étrangère au Proche-Orient.
Le Parti travailliste et l'opinion publique britanniques n'avaient
pas admis que leur Premier Ministre envoie les soldats de
Sa Majesté en Iraq et ne fasse rien pour les Palestiniens.
Tony Blair le dit d'ailleurs ouvertement à Georges Bush à l'époque:
la Grande-Bretagne ne pouvait pas se permettre de s'engager
auprès des Etats-Unis en Irak sans que les Etats-Unis ne
prouvent aux opinions publiques arabe et européenne que
la liberté des Irakiens ne leur était pas moins chère
que celle des Palestiniens.
Ce scénario était similaire à celui qui suivit la première guerre du golfe: James Baker organisa la Conférence de Madrid en novembre 1991, car tel était le prix à payer pour le maintient de la délicate coalition que les Etats-Unis formèrent contre l'Irak. Les pays arabes de la coalition n'étaient prêts à soutenir les Etats-Unis pour la libération du Koweït que si les Américains étaient prêts à s'investir dans la "libération" de la Palestine. En 2003, la Grande-Bretagne avait besoin de prouver qu'elle ne pratiquait pas une politique de deux poids deux mesures au Proche-Orient. D'où la "feuille de route," ce document diplomatique publié en avril 2003 avec pour but de "résoudre le conflit israélo-arabe d'ici 2005."
Parrainée officiellement par les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et les Nations Unies, la feuille de route plaça la résolution du conflit israélo-arabe sous l'égide de la communauté internationale. La feuille de route fut adoptée comme Résolution par le Conseil de Sécurité des Nations Unies en novembre 2003. Il s'agissait pour Israël d'un revers diplomatique. Après la Guerre de Kippour en 1973, un bras de fer diplomatique s'instaura entre les Etats-Unis et Israël d'une part, et entre l'Union soviétique et les pays arabes d'autre part. L'Union soviétique et les pays arabes voulaient imposer à Israël un retrait militaire par l'intermédiaire du Conseil de Sécurité. Les Etats-Unis souhaitaient quant à eux prouver aux pays arabes que le prix à payer pour un retrait israélien était la paix avec Israël et, surtout, le transfert d'allégeance de l'Union soviétique aux Etats-Unis.
Cette stratégie (conçue par Henry Kissinger) réussit avec l'Egypte, mais pas avec le reste du monde arabe. Avec la première Guerre du Liban (1981-82), la première Intifada (1987), et la première Guerre du Golfe (1991), l'aspiration arabo-soviétique d'imposition d'une "solution" par l'intermédiaire du Conseil de Sécurité marqua des points. La fin de la Guerre froide, la victoire américaine en Irak, et la volonté déclarée de James Baker de résoudre le conflit israélo-arabe réunirent les conditions pour la renonciation, par les Etats-Unis, à la stratégie de Kinssinger. D'où la Conférence de Madrid, à laquelle Israël n'accepta de se rendre qu'à condition que les Nations Unies n'aient pas l'autorité d'imposer aux parties une solution non-négociée du conflit.
C'est pourquoi la feuille de route constitua un revers diplomatique pour Israël, d'autant plus que trois de ses parrains internationaux (la Russie, l'Union européenne, et les Nations Unies) ont toujours ouvertement été plus enclins à soutenir les positions du monde arabe que celles d'Israël. Lorsque, le 19 novembre 2003, le Conseil de Sécurité adopte la feuille de route comme Résolution, il est clair que les Nations-Unies se sont emparées du dossier. Parallèlement, le 1er décembre 2003, des représentants de la gauche israélienne et de l'OLP signent à Genève un "accord de paix" virtuel, qui semble offrir une alternative à la politique du gouvernement israélien.
Ariel Sharon sent alors la pression tant de l'extérieur (la feuille de route) que de l'intérieur (les accords de Genève). Il a perdu l'initiative et se sent encerclé. Cela n'est pas du goût de ce stratège qui aime surprendre et déteste être surpris. Sa traversée légendaire du Canal de Suez et son encerclement de l'armée égyptienne pendant la Guerre de Kippour sont étudiés jusqu'à aujourd'hui dans les écoles militaires. Trente ans plus tard, il sent de nouveau qu'Israël est menacée si elle ne prend pas une initiative audacieuse. Il s'agit cette fois-ci d'une initiative diplomatique et non militaire, mais l'idée est la même: surprendre et encercler. Par ailleurs, on ne saurait faire abstraction du fait que Sharon est personnellement menacé au même moment par une enquête de police sur le financement de sa campagne électorale pour le leadership du Likud en 1999 et sur son intervention, en tant que Ministre des Affaires étrangères du Gouvernement Nétanyahou, en faveur de son fils pour l'obtention d'un contrat immobilier en Grèce. La presse commence à parler de la fin de Sharon, mais Sharon sait que cette même presse (ainsi que le Procureur du Gouvernement) le "gracieront" dès qu'il revêtira l'uniforme du "de Gaulle israélien."
Le 18 décembre 2003, Ariel Sharon doit prononcer son "Discours d'Herzliyah." La Conférence d'Herzliyah est une réunion annuelle où les plus grandes sommités israéliennes et internationales discutent des problèmes géopolitiques, économiques et démographiques d'Israël, avec pour but de proposer des solutions concrètes et des plans de travail pour le gouvernement. Les intervenants incluent le Premier Ministre, le Chef d'État major, et des experts dûment sélectionnés, tant Israéliens qu'étrangers. Fondée en 2000 par Uzi Arad, la Conférence d'Herzliyah s'est rapidement imposée comme un forum prestigieux, au point que le discours annuel du Premier Ministre est devenu l'équivalent israélien de l'Etat de l'Union ou du Discours du Trône. C'est dans son "Discours d'Herzliyah" qu'Ariel Sharon avait annoncé en décembre 2002 son accord de principe avec la vision exprimée par Georges Bush dans son discours du 24 juin 2002 –un discours dans lequel, pour la première fois dans l'histoire du conflit israélo-arabe, un Président américain défendit l'idée d'un État palestinien. Le fait qu'Ariel Sharon déclare accepter la création d'un État palestinien constituait une révolution copernicienne.
La première Conférence d'Herzliyah se réunit alors que vient
d'éclater la guerre d'Arafat et que le processus d'Oslo,
entamé sept ans plus tôt par la gauche israélienne, est discrédité.
Uzi Arad est issu du Mossad et fut le conseiller politique
du Premier Ministre Nétanyahou. La Conférence donne la parole,
entre autres, à Uzi Dayan, à Dan Schueftan, et à Arnon Soffer.
Leur message est similaire: il faut se séparer des Palestiniens. Uzi Dayan est alors Directeur du Conseil pour la Sécurité nationale. Dan Schueftan est politologue et Arnon Soffer démographe –tous deux de l'Université de Haïfa. Cela fait plusieurs années que ces deux universitaires mettent en garde contre la menace démographique arabe et qu'ils plaident pour la construction d'un mur entre Israël et les Palestiniens. La gauche les traite de racistes, la droite répudie leur appel à diviser physiquement la patrie. Comme Uzi Arad, Dan Schueftan se définit comme un réaliste pour qui seul importe l'intérêt national et qui méprise l'idéalisme, qu'il soit de gauche (la paix kantienne au Proche-Orient), ou de droite (l'intégrité de la Terre d'Israël).
Le "message réaliste" est en substance le suivant: 1) Le retrait des ou de territoires conquis en 1967 par Israël n'aboutira pas à la paix avec les Palestiniens (contrairement à ce que pensait la gauche) car les Palestiniens n'aspirent pas à un Etat pacifique en Cis-Jordanie et à Gaza, mais à la destruction d'Israël; 2) Garder les territoires conquis par Israël en 1967 est impossible (contrairement à ce que pensait la droite), car ils constituent une bombe démographique. Il faut donc renoncer et aux territoires et à la paix. Concrètement, il faut construire une muraille de Chine entre Israël et la barbarie arabe, et réinvestir les ressources de l'État juif dans la science et la culture.
Ce message devient l'un des leitmotivs de le Conférence d'Herzliyah. Il gagne progressivement en légitimité au sein de l'intelligentsia israélienne, alors que celle-ci était jusqu'alors en majorité acquise à la théorie des territoires contre la paix. Certains intellectuels tels que Shlomo Avinéri, le prestigieux politologue de l'Université hébraïque, et Amnon Rubinstein, le non moins prestigieux professeur de droit et ancien ministre, admettent l'échec d'Oslo et se démarquent de la gauche post-sioniste. De même qu'il y a un "Consensus de Washington," on peut à présent parler d'un "Consensus d'Herzliyah." C'est à Herzliyah qu'experts et têtes pensantes forgent le nouveau projet géopolitique d'Israël. Mais ce projet n'a pas encore été adopté par les décideurs et par le Premier Ministre.
Le discours d'Ariel Sharon à la quatrième Conférence d'Herzliyah (décembre 2003) constitue donc pour Uzi Arad une divine surprise et une rétribution. Sharon fait allusion aux Accords de Genève: ils répètent l'erreur d'Oslo et conduiront au même échec. C'est la feuille de route qui a été acceptée par les gouvernements élus, et c'est elle seule qui servira de base à un futur accord de paix avec les Palestiniens. Israël a rempli et continue de remplir ses obligations telles qu'elles ont été définies par la feuille de route. Sharon se tourne ensuite vers les Palestiniens: nous ne voulons ni vous occuper ni vous diriger; nous voulons que vous soyez indépendants dans votre propre État. Nous espérons que votre gouvernement, comme le mien, fera tout pour faire avancer la feuille de route afin que vous puissiez obtenir votre État. Mais si, dans les prochains mois, nous voyons que l'Autorité palestinienne ne fait rien pour remplir ses obligations telles que définies par la feuille de route, alors Israël initiera un processus unilatéral de séparation des Palestiniens. Nous préférons la négociation, mais nous n'avons pas l'intention de laisser la société israélienne être l'otage des Palestiniens. Israël construira une barrière entre elle et les Palestiniens, et certains villages juifs seront déplacés et délocalisés. La barrière ne constituera pas une frontière politique mais une frontière de facto jusqu'à la reprise des négociations en vertu de la feuille de route. Les villages juifs délocalisés seront ceux qui n'auraient pas été intégrés à l'État d'Israël dans le cadre d'un accord de paix. Les Palestiniens ont plus à gagner dans le cadre d'un accord de paix, et la balle est dans leur camp. Mais nous ne les attendrons pas éternellement et ne les laisserons pas nous tenir en otages. Merci, et bonne fête de Hannoukah.
La salle est saisie de stupeur, et Uzi Arad se lève pour conclure la conférence. "Monsieur le Premier Ministre," lui dit-il, "je souhaite m'adresser personnellement à vous en guise de conclusion. Vous avez fait allusion dans votre discours à David Ben-Gourion, qui a disparu il y a exactement trente ans. C'était un grand dirigeant, qui savait prendre des décisions difficiles. C'était un homme d'État au sens noble du terme, et nous avons beaucoup à apprendre de lui. L'histoire de l'État d'Israël est dans une large mesure votre histoire personnelle, celle de votre combat comme soldat, comme officier, comme homme d'État et comme Premier Ministre. Vous vous trouvez dans une position unique. Seul celui qui porte sur ses épaules la responsabilité du pays peut ressentir certains moments historiques et prendre des décisions historiques, telles que celle que vous avez présentée dans votre discours. À la Conférence d'Herzliyah, nous analysons les problèmes, mais vous seul pouvez prendre les décisions. Je vous souhaite tout le succès dans la nouvelle politique que vous venez d'annoncer, car ce succès sera le nôtre."
Le nouveau projet géopolitique d'Israël est lancé, avec le soutient très large des universitaires, des hommes d'affaires et des média. Son but est de "libérer" Israël du fardeau palestinien, de négocier les termes de la séparation avec les Etats-Unis, et de réinvestir les énergies nationales dans l'économie et l'éducation. Beaucoup s'accordent à dire qu'il s'agit là de la seule issue possible à l'éternel imbroglio moyen-oriental, et que seul Ariel Sharon peut mener à bien ce projet ambitieux.
Ariel Sharon charge le Conseil de la Sécurité nationale de formuler les détails de ce qui est à présent nommé le "plan de désengagement." Dov Weissglass, ami, avocat et chef de Cabinet du Premier Ministre, centralise la mise en place du plan de désengagement. Certains affirment qu'il en aurait été l'instigateur. Il négocie directement avec Condoleezza Rice le soutient américain.
En avril 2004, le plan est annoncé. Il diffère de ce qu'avait annoncé Sharon quatre mois plus tôt. Loin de "séparer" Israël des Palestiniens, le plan ne prévoit que le démembrement des localités juives de la Bande de Gaza ainsi que quatre localités juives au nord de la Samarie (la Bande de Gaza est déjà séparée d'Israël par une clôture depuis plusieurs années). Alors que Sharon avait parlé de "re-localisation" des localités juives, celles-ci seront en réalité rasées sans être reconstruites à l'intérieur d'Israël. Le plan prévoit le maintient de la présence militaire israélienne à la frontière entre la Bande de Gaza et l'Égypte (en pratique, Israël se retirera de la frontière en septembre 2005). Le plan affirme que la Bande de Gaza sera "démilitarisée" après le retrait israélien, ce qui est un vœu pieux à la limite du grotesque: comment Israël pourra-t-elle empêcher la militarisation de la Bande de Gaza après le retrait, alors même qu'elle n'avait pas réussi à empêcher cette militarisation avant le retrait? Israël continuera de pourvoir la Bande de Gaza en eau et en électricité, et les Palestiniens de la Bande de Gaza pourront continuer de travailler en Israël: on est loin de la "séparation" annoncée par Sharon.
Arafat meurt le 11 novembre 2004 et avec lui l'idée qu'il n'y a aucun espoir de négociation avec les Palestiniens. C'est en effet le refus obstiné d'Arafat de brider le terrorisme palestinien qui avait convaincu Sharon à agir unilatéralement. Mais une fois Arafat disparu, la logique même du retrait unilatéral perd de sa pertinence. Uzi Arad publie le 17 novembre 2004 un article dans Haaretz, appelant à revoir la stratégie du désengagement. Les Européens, explique-t-il, commencent déjà à faire pression pour passer à la deuxième étape de la feuille de route (la négociation entre Israël et les Palestiniens) avant même que les Palestiniens aient rempli les conditions de la première étape (le démantèlement des infrastructures terroristes). Israël s'oppose à cette tendance, mais en passant directement à l'une des étapes finales de la feuille de route (le retrait militaire et le démantèlement des structures et habitations juives au-delà de la ligne verte), Israël cautionne de facto l'"amnistie" souhaitée par les Palestiniens (obtenir un retrait israélien sans avoir à lutter contre le terrorisme). C'est le moment d'exiger des Palestiniens, explique Arad, de remplir leurs obligations et de lutter contre le terrorisme. Le plan de désengagement, dans les nouvelles circonstances, ne fera qu'accroître l'appétit des Palestiniens et la pression internationale sur Israël. Si Israël est prête à un retrait militaire sans que les Palestiniens aient rempli leurs conditions du contrat, pourquoi s'arrêter a la Bande de Gaza?
Sharon ne veut rien savoir. Les électeurs de son parti, le Likud, ont rejeté le plan de désengagement dans un référendum interne, mais Sharon passe outre ce rejet, et ce contrairement à son engagement de respecter la décision de son parti. Il rejette également l'idée d'un référendum national. Il forme une coalition avec le Parti travailliste, ce même parti qui a essuyé un échec cuisant aux élections législatives de 2003 précisément pour avoir proposé un retrait unilatéral de la Bande de Gaza en cas de blocage des négociations avec les Palestiniens.
En décembre 2004, quelques jours avant la Conférence d'Herzliyah, j'organise à l'Université de Tel-Aviv un débat entre Dov Weissglass, Dan Schueftan et Uzi Landau. Dan Schueftan plaide pour la séparation d'avec Palestiniens depuis plus de vingt ans. Dov Weissglass a conçu le retrait de Gaza. Uzi Landa mène l'opposition à Sharon au sein du Likud. "Te souviens-tu, Dan" lance-t-il à Schueftan, "que tu m'avais approché il a plusieurs années pour signer une déclaration publique appelant à une séparation physique entre Israël et les Palestiniens?" Schueftan opine. "Eh bien, j'étais prêt à signer (contrairement à Dan Méridor, d'ailleurs). Je suis pour la séparation. Mais ce plan que Dov nous a concocté n'a rien à voir avec une telle séparation. Je ne comprends pas ce qui est arrivé à Sharon, que j'ai par ailleurs toujours soutenu. Ce plan est absurde."
À la Conférence d'Herzliyah de 2004, Dov Weissglass plaide pour son plan (car c'est son plan) et il est vivement critiqué par Yaacov Amidror, l'ancien directeur de l’École militaire. "Lorsque je discute de ce plan avec mes amis de gauche" explique Amidror, dont les positions politiques sont clairement à droite, "ils n'ont pas un seul argument convaincant pour justifier le retrait unilatéral de Gaza. Ils admettent que ce plan est stratégiquement absurde. Et quand je leur demande: 'alors, pourquoi le soutenez-vous?' ils me répondent: 'parce que nous voulons virer les colons et que seul Sharon peut briser ce tabou. La gauche n'aurait pas pu faire ce que Sharon est en train de faire, et donc nous le soutenons."
En août 2005, Sharon passe à l'acte. Israël évacue près de 10,000 habitants juifs de la Bande de Gaza et du nord de la Samarie, et rase 22 localités. Les synagogues, restées en place, sont saccagées et brûlées par les Palestiniens. En novembre, Amir Peretz est élu à la tête du Parti travailliste et met immédiatement fin à la coalition présidée par Sharon. Des élections anticipées sont fixées au mois de mars 2006 et Sharon quitte le Likud pour former un nouveau parti, Kadima, dont le but déclaré et de poursuivre la politique de désengagement. Le 4 janvier 2006, Sharon est victime d'une hémorragie cérébrale et est remplacé par Olmert.
Le 24 janvier, Olmert prononce le "Discours d'Herzliyah" à la place de Sharon. Nous sommes littéralement à la veille des élections législatives palestiniennes. Olmert s'adresse aux Palestiniens: "Les élections qui se tiendront demain dans l'Autorité palestinienne sont une occasion historique pour les Palestiniens de réaliser leur aspiration à l'indépendance dans le cadre de leur propre État. Les Palestiniens ont rejeté en 1947 la proposition qui leur avait été faite d'établir un État. L'Histoire leur a offert d'autres occasions d'établir un État. Mais ils ne pourront saisir cette occasion que sur la base d'une renonciation partielle à leurs rêves nationaux, de la même manière que nous avons renoncé à une partie de nos rêves nationaux. Dans les élections qui se tiendront demain, les Palestiniens devront choisir entre deux voies: prendre leur destin en main ou se livrer encore une fois aux extrémistes." La réponse à l'appel d'Olmert est claire: le Hamas, qui plaide et agit ouvertement pour la destruction d'Israël, remporte les élections avec une écrasante majorité.
Du fait de la victoire du Hamas, la politique de retrait unilatéral a à la fois gagné et perdu en crédibilité. Elle a gagné en crédibilité car la victoire du Hamas confirme qu'Israël n'a pas avec qui négocier et doit donc agir unilatéralement. Mais elle a également perdu en crédibilité, car la victoire du Hamas est en partie due au retrait israélien de la Bande de Gaza. Les sondages révèlent en effet que l'électorat palestinien est convaincu du fait que c'est le terrorisme du Hamas et non les négociations byzantines de l'OLP qui on chassé les Israéliens. Par ailleurs, la politique de séparation et de retrait unilatéral s'avère être une arme à double tranchant pour Israël. D'un côté, elle soulage Israël de ses angoisses démographiques et diminue significativement le nombre des kamikazes palestiniens dans les rues israéliennes. Mais d'un autre côté, elle livre des territoires contigus aux centres névralgiques d'Israël à des organisations terroristes armées soutenus par des États comme l'Iran et la Syrie. Une politique de retrait face à un islamisme militant est perçue comme un acte de faiblesse par le Hamas, le Hizballah et l'Iran, qui n'ont que faire de compromis territoriaux et pour qui l'élimination d'Israël est un devoir religieux. Le texte officiel publié par le gouvernement israélien en avril 2004 sur le plan de désengagement stipulait entre autres que "L'espoir est que les Palestiniens prendront l'avantage de l'opportunité créée par le désengagement afin de briser le cycle de la violence et réengager un processus de dialogue." Or c'est précisément l'inverse qui s'est produit.
C'est dans ce climat d'incertitude et de confusion que le parti Kadima remporte une faible majorité aux élections législatives de mars 2005. Le gouvernement de centre-gauche constitué par Olmert a officiellement pour but de poursuivre la politique de désengagement, une politique sur laquelle les Israéliens ont de sérieux doutes, sans pour autant voir quelle est l'alternative. Olmert fait un tour des capitales pour obtenir le soutient des Etats-Unis et de l'Europe, mais en vain. À son retour, un soldat israélien, Gilad Shalit, est enlevé en plein cœur d'une base militaire israélienne mitoyenne de la Bande de Gaza par des Palestiniens qui se sont infiltrés par un tunnel souterrain. Depuis plusieurs semaines, les tirs de roquettes en provenance de la Bande de Gaza atterrissent en plein cœur de la ville israélienne de Sdérot. Israël a quitté Gaza, mais Gaza n'a pas quitté Israël. Un an à peine après s'être retiré de Gaza, Tsahal reçoit l'ordre d'y revenir pour mettre fin aux tirs de roquettes et libérer Gilad Shalit.
Puis c'est le Hizballah qui s'incruste en territoire israélien et capture deux soldats de Tsahal. Olmert répond par une guerre aérienne de plus d'un mois qui n'atteint aucun des objectifs fixés par le gouvernement: les soldats israéliens capturés n'ont pas été libérés et le Hizballah n'est pas désarmé. L'armée de l'air israélienne n'a pas réussi à mettre fin aux tirs de roquettes du Hizballah, qui pendant un mois ont ravagé le nord d'Israël et fait de nombreuses victimes.
La conclusion est claire: les retraits unilatéraux d'Israël (du Liban en 2000 et de Gaza en 2005) ont généré des dangers graves auxquels Israël n'a pas de réponse militaire aérienne. Conçus pour prouver les bonnes intentions d'Israël et pour convaincre les Palestiniens qu'Israël est prête à payer le prix territorial de la paix, les retraits unilatéraux ont eu l'effet inverse. Au lieu de rassurer les Palestiniens sur la bonne foi d'Israël, la politique de retrait les a en réalité renforcés dans leur conviction que le terrorisme marche et que la "libération" de la Palestine par étapes est une méthode fiable. Les intentions étaient bonnes: se conformer au droit international, prouver aux Palestiniens qu'Israël est réellement prête aux "compromis douloureux" souvent évoqués par Sharon, se sortir d'un guet-apens démographique, et répondre aux pressions d'une société israélienne qui se demande de plus en plus ce que ses soldats font au sud-Liban et à Gaza. Mais, comme le dit l'adage, la voie de l'enfer est pavée avec de bonnes intentions.
L'année 2007 marque le quarantième anniversaire de la Guerre des Six Jours, et le quarantième anniversaire des tentatives annuelles de trouver une solution territoriale à un conflit qui ne l'est pas. La conquête, par Israël, de territoires au-delà des lignes d'armistices de 1949 fut la conséquence et non la cause du conflit israélo-arabe. Si Israël se retirait de la totalité de ces territoires (ce que n'exige pas la Résolution 242 du Conseil de Sécurité des Nations Unies), le Hamas (qui dirige l'Autorité palestinienne) continuera d'en appeler à la "libération" du reste de la Palestine (et d'agir en ce sens), et Ahmadinejad continuera d'œuvrer pour l'élimination de l'"entité sioniste" par l'arme nucléaire. Un retrait territorial israélien est peut-être une condition nécessaire mais certainement pas suffisante à la paix au Proche-Orient. Tant que les voisins d'Israël continueront de nier, pour des raisons idéologiques, le droit d'Israël à exister, les retraits territoriaux israéliens seront impuissants à établir la paix au Proche-Orient. De tels retraits, lorsqu'ils sont unilatéraux, ne font que renforcer la conviction des Palestiniens que la violence est efficace et le compromis inutile.
L'ancien ambassadeur de France en Israël, Gérard Araud, utilisa le mot "aporie," dans un entretien que j'eus avec lui, pour définir l'état actuel des relations israélo-arabes. Ce fut la première fois que j'entendis un haut représentant français admettre ne pas avoir de solution au conflit israélo-arabe. Le mot "aporie" décrit parfaitement la situation géopolitique d'Israël aujourd'hui: "Difficulté d'ordre rationnel paraissant sans issue."
Israël cherche une solution rationnelle face à des interlocuteurs qui pensent en termes mystiques. La rationalité porta ses fruits avec le Président Sadat et le Roi Hussein de Jordanie. Mais de tels dirigeants font cruellement défaut dans le Proche-Orient d'aujourd'hui. Ahmadinejad, Nassralah et les dirigeants du Hamas se déclarent être les représentants de la volonté divine sur Terre, une volonté qui d'après eux exige la reconquête sans compromis des terres d'Islam perdues, l'effacement d'Israël, et la conversion des infidèles. Face à cette démence, Israël et le monde chrétien n'ont d'autre issue que de se battre et de se renforcer dans leurs convictions. Les propos d'Oriana Fallaci et du Pape Bénédict XVI ont enragé les musulmans précisément parce qu'ils conjuraient l'Occident à avoir le courage de ses convictions, de sa foi et de ses valeurs. Le fait que de telles injonctions provinrent d'une athée déclarée et d'un Pape est révélateur: la fidélité à ses racines n'est pas nécessairement religieuse; elle signifie avoir le courage d'être soi-même. Israël et l'Occident sont puissants économiquement et militairement, mais faibles idéologiquement. C'est sur cette faiblesse que joue l'islamisme –avec un succès certain.
Être fort et ferme dans son droit et ses valeurs est l'ultime
ligne de défense d'Israël. Après la signature des accords d'Oslo,
l'un de mes collègues proposa d'engager un dialogue avec
un notable Palestinien récemment libéré de prison par Israël.
Celui-ci refusa. Étonné, mon collègue lui demanda la raison
de son refus. "Je suis un Musulman fidèle" lui répondit-il.
"Après avoir étudié la Bible et le Coran,
j'ai finis par comprendre que cette terre appartient à Israël,
et que se révolter contre le droit d'Israël à sa terre,
c'est se révolter contre Dieu.
Mais Israël a un contrat avec Dieu et doit mériter sa terre.
Or, lorsque j'étais dans la prison israélienne,
j'ai vu l'un de mes gardes manger un sandwich pendant
la Pâque juive. Je lui ai fait remarquer que cela était interdit
d'après la Bible. Il m'a répondu qu'il s'en foutait.
Depuis, je suis convaincu que les Musulmans peuvent gagner.
" À méditer.
Dr. Emmanuel Navon
Partner, Navon-Levy Group Ltd.
Lu sur Le Blog : www.terredisrael.com
25 mai 2007
40 ANS APRES LA REUNIFICATION DE JERUSALEM
40 ANS APRES LA REUNIFICATION DE JERUSALEM
Commentaires
1. Le mercredi 16 mai 2007 à par ftouh souhail
40 ANS APRES LA REUNIFICATION DE JERUSALEM :
la communauté international reste partiale contre Israël !
A l’approche du Yom Yerouchalaim ,
les partisans occidentaux de la paix ,
qui ont sautés sur l’occasion pour boycotter la célébration
de la réunification israélienne de Jérusalem
son ancienne capitale davidique, devraient à présent mieux
reconsidérer leurs positions : trente années durant,
ils ont pensés que la paix ne pouvait se faire tant qu´Israël
est présente sur certains territoires.
Ils ont même avancé que c´est parce qu´Israël s´obstinait
à administré Gaza que la paix vous échappait.
Mais votre gouvernement ne s´obstine plus guère !!!
Il s’est retiré unilatéralement de Gaza, du sud Liban ….
il a fait des expulsions des habitants de Gush Katif
et du nord du Shomron .Toutes ces mesures ,
que je considère courageuses , étaient censées ouvrir
une nouvelle ère, celle d’un « Israël pragmatique ».
Le résultat ne s’est pas fait attendre :
la montée du Hamas, du Jihad islamique,
une offensive sans précèdent du Hezbollah iranien …
Pour l´heure, la Ligue des pays arabes suggère à Israël
un « plan de paix saoudien » douteux,
fondé sur les frontières de 1967 et comportant
des modifications esthétiques.
Il propose de démanteler les implantations juives dispersées
au sein de la Cisjordanie, de faire de la vieille ville
de Jérusalem-Est la capitale de la Palestine,
d’ouvrir les frontières pour des millions de palestiniens
et de placer les soit disant « Lieux saints musulmans »
sous souveraineté arabe !!
C´est l´offre la plus dangereuse que puisse accepter Israël
de la part des Palestiniens.
Et ce, au prix d´une fracture sans précédent de la société
israélienne et d´un séisme politique que votre pays va courir
derrière une offre fastidieuse et incertaine.
Je me demande comment Le peuple juif doit renoncer radicalement
à plusieurs de ses prétentions historiques et théologiques,
à nombre de ses vieux rêves légitimes et à ses aspirations religieuses,
alors que la doctrine fâcheuse des ennemis d’Israël
demeure toujours intacte !
Mais il est clair que Les palestiniens rejetteront une paix durable.
Leurs responsables réclament à présent ouvertement le soit disant
" droit au retour " , tout en méconnaissant cyniquement le sort
de centaines de milliers de juifs chassés ou ayant fuis
leurs foyers dans les pays arabes au cours de cette même guerre.
La reconnaissance du " droit au retour " palestinien
revient touts simplement à abolir le droit à
l´autodétermination du peuple juif. Il fera du peuple juif
une minorité ethnique à la merci des musulmans,
une " minorité protégée ", des dhimmis comme
le souhaiteraient les intégristes musulmans.
La reconnaissance du " droit au retour " équivaut
à l´annihilation d´Israël et aux valeurs démocratiques
qu’elle représente. C’est normal donc qu’Israël soit prêt
à un compromis, mais pas au suicide démographique que veut
lui imposer les palestiniens et derrière eux notre ligue arabe.
Si La résolution initiale de l´ONU, en novembre 1947,
adoptait la création de deux Etats, arabe et juif,
sur cette terre convoitée.
Cependant, le droit au retour revendiqué aujourd´hui
par les Palestiniens signifie qu´" au lieu de deux Etats
pour deux nations ", il y aura en fin de compte
deux Etats arabes sur cette terre.
Face à l´absolue radicalisation des revendications palestiniennes,
encouragée par des pays arabes (que je m’abstiens à nommer ici)
les pacifistes israéliens ne peuvent plus prétendre qu’il faut
seulement qu’Israël fait des concessions.
Ils ne peuvent plus soutenir non plus, comme ils l´ont fait
durant des décennies, que " l´occupation israélienne
des territoires palestiniens est le seul obstacle à la paix ".
Il conviendrait que les colombes d´Israël revoient leur position.
Au lieu de proclamer que l´occupation des zones palestiniennes
fait obstacle à la paix, ils devraient reconnaîtrent,
que même après le retrait de Gaza
(qui était à mon avis une erreur fatale) les palestiniens
ne sont même pas prêts pour renoncer à la violence aujourd’hui .
Encore leurs hostilités internes qui perdurent à l’heure actuel
témoignent bien d’une immaturité et d’un échec total à s’auto gouverner.
Le retrait et le démantèlement des dizaines de petites
implantations catapultées dans le territoire de Gaza,
dans l´intention de trouver un vraie partenaire palestinien
pour la paix et un futur compromis, a fragilisé Israël
plus qu´il ne la renforcé.
Israël en ressort affaibli et dans une situation contestable.
Je n´adhère pas à l´idée fallacieuse et stérile que le retrait
des israéliens aux limites de 1967 amènera la paix
car Gaza nous illustre un exemple. Maintenant Israël est invité
à déployer ses forces le long de lignes de Gaza pour faire face
aux réalités des menaces qui font de ce territoire le centre
du terrorisme palestinien.
La ligne du retrait de Gaza ne devait pas être prise pour
des frontières qui protége les terroristes d’une nouvelle
incursion israélienne.
Entre-temps, toutes ces attaques de roquettes palestiniennes
menées contre ces lignes devaient être considérées comme
un frein à la folie des concessions israéliennes et un motif pour la nécessité de la poursuite des criminels, bref comme une agression, habilitant donc Israël à exercer son plein droit à l´autodéfense. J’espère que les exercices des instances de commandement de Tsahal, et les différentes simulations des officiers supérieurs de l’armée ont bien aboutis.
Au plan politique, tout futur signe du revirement de l´attitude des Palestiniens serait la volonté de négocier avec Israël non " le droit au retour " (comme le préconise la ligue arabe) mais une solution globale, au problème de la sécurité dans la bande Gaza.
L’autorité palestinienne devrait s´engager en ce sens à sanctionner le trafic des armes et détruire les ateliers qui fabriquent ou cachent les roquettes Kassam, car cette condition n’a pas été remplie par les autorités palestiniennes depuis la constitution de ce gouvernement d’unité national. Le courage et volonté de faire régner la paix ont toujours fait défaut chez les responsables palestiniens.
Rappelons nous par contre que Le gouvernement d'union nationale d'Ariel Sharon qui fut soutenu par une écrasante majorité d’Israéliens, dont la volonté d'arriver à la paix, a été bafoué par une autorité palestinienne laxiste et manipulatrice (dirigé à l’époque par Arafat)
En attendant un revirement de l’attitude palestinienne, j’espère que l’actuel cabinet israélien a l’intention de faire des opérations limités dans la bande de Gaza, car il ne fera dans ce cas qu'appliquer le droit à l'autodéfense le plus légitime d’un gouvernement démocratique, en éliminant les roquettes du kassam avant qu'elles ne tombent sur les écoles et les rues piétonnes.
L’espoir pour les palestiniens ne reviendra que lorsqu’ils remplaceront le gouvernement du Hamas terroriste impénitent, qui les mène à leur perte, par des dirigeants plus raisonnables et moins lâches.
Pour les israéliens , la commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem restera à jamais la meilleure victoire que l'armée Israélienne a offert à son peuple après des siècles que les juifs n'ont pas eu accès aux lieux saint du judaïsme . Malgré ce boycottage inapproprié de la part de l’occident, le Yom Yérouchalaim devra rester un jour de fête et de joie proclamant sans peur que "Jérusalem réunifiée est la capitale éternelle et indivisible du peuple juif ".
Ftouh Souhail , Tunis
tunirael@laposte.net
( Le Blog :www.terredisrael.com )
Commentaires
1. Le mercredi 16 mai 2007 à par ftouh souhail
40 ANS APRES LA REUNIFICATION DE JERUSALEM :
la communauté international reste partiale contre Israël !
A l’approche du Yom Yerouchalaim ,
les partisans occidentaux de la paix ,
qui ont sautés sur l’occasion pour boycotter la célébration
de la réunification israélienne de Jérusalem
son ancienne capitale davidique, devraient à présent mieux
reconsidérer leurs positions : trente années durant,
ils ont pensés que la paix ne pouvait se faire tant qu´Israël
est présente sur certains territoires.
Ils ont même avancé que c´est parce qu´Israël s´obstinait
à administré Gaza que la paix vous échappait.
Mais votre gouvernement ne s´obstine plus guère !!!
Il s’est retiré unilatéralement de Gaza, du sud Liban ….
il a fait des expulsions des habitants de Gush Katif
et du nord du Shomron .Toutes ces mesures ,
que je considère courageuses , étaient censées ouvrir
une nouvelle ère, celle d’un « Israël pragmatique ».
Le résultat ne s’est pas fait attendre :
la montée du Hamas, du Jihad islamique,
une offensive sans précèdent du Hezbollah iranien …
Pour l´heure, la Ligue des pays arabes suggère à Israël
un « plan de paix saoudien » douteux,
fondé sur les frontières de 1967 et comportant
des modifications esthétiques.
Il propose de démanteler les implantations juives dispersées
au sein de la Cisjordanie, de faire de la vieille ville
de Jérusalem-Est la capitale de la Palestine,
d’ouvrir les frontières pour des millions de palestiniens
et de placer les soit disant « Lieux saints musulmans »
sous souveraineté arabe !!
C´est l´offre la plus dangereuse que puisse accepter Israël
de la part des Palestiniens.
Et ce, au prix d´une fracture sans précédent de la société
israélienne et d´un séisme politique que votre pays va courir
derrière une offre fastidieuse et incertaine.
Je me demande comment Le peuple juif doit renoncer radicalement
à plusieurs de ses prétentions historiques et théologiques,
à nombre de ses vieux rêves légitimes et à ses aspirations religieuses,
alors que la doctrine fâcheuse des ennemis d’Israël
demeure toujours intacte !
Mais il est clair que Les palestiniens rejetteront une paix durable.
Leurs responsables réclament à présent ouvertement le soit disant
" droit au retour " , tout en méconnaissant cyniquement le sort
de centaines de milliers de juifs chassés ou ayant fuis
leurs foyers dans les pays arabes au cours de cette même guerre.
La reconnaissance du " droit au retour " palestinien
revient touts simplement à abolir le droit à
l´autodétermination du peuple juif. Il fera du peuple juif
une minorité ethnique à la merci des musulmans,
une " minorité protégée ", des dhimmis comme
le souhaiteraient les intégristes musulmans.
La reconnaissance du " droit au retour " équivaut
à l´annihilation d´Israël et aux valeurs démocratiques
qu’elle représente. C’est normal donc qu’Israël soit prêt
à un compromis, mais pas au suicide démographique que veut
lui imposer les palestiniens et derrière eux notre ligue arabe.
Si La résolution initiale de l´ONU, en novembre 1947,
adoptait la création de deux Etats, arabe et juif,
sur cette terre convoitée.
Cependant, le droit au retour revendiqué aujourd´hui
par les Palestiniens signifie qu´" au lieu de deux Etats
pour deux nations ", il y aura en fin de compte
deux Etats arabes sur cette terre.
Face à l´absolue radicalisation des revendications palestiniennes,
encouragée par des pays arabes (que je m’abstiens à nommer ici)
les pacifistes israéliens ne peuvent plus prétendre qu’il faut
seulement qu’Israël fait des concessions.
Ils ne peuvent plus soutenir non plus, comme ils l´ont fait
durant des décennies, que " l´occupation israélienne
des territoires palestiniens est le seul obstacle à la paix ".
Il conviendrait que les colombes d´Israël revoient leur position.
Au lieu de proclamer que l´occupation des zones palestiniennes
fait obstacle à la paix, ils devraient reconnaîtrent,
que même après le retrait de Gaza
(qui était à mon avis une erreur fatale) les palestiniens
ne sont même pas prêts pour renoncer à la violence aujourd’hui .
Encore leurs hostilités internes qui perdurent à l’heure actuel
témoignent bien d’une immaturité et d’un échec total à s’auto gouverner.
Le retrait et le démantèlement des dizaines de petites
implantations catapultées dans le territoire de Gaza,
dans l´intention de trouver un vraie partenaire palestinien
pour la paix et un futur compromis, a fragilisé Israël
plus qu´il ne la renforcé.
Israël en ressort affaibli et dans une situation contestable.
Je n´adhère pas à l´idée fallacieuse et stérile que le retrait
des israéliens aux limites de 1967 amènera la paix
car Gaza nous illustre un exemple. Maintenant Israël est invité
à déployer ses forces le long de lignes de Gaza pour faire face
aux réalités des menaces qui font de ce territoire le centre
du terrorisme palestinien.
La ligne du retrait de Gaza ne devait pas être prise pour
des frontières qui protége les terroristes d’une nouvelle
incursion israélienne.
Entre-temps, toutes ces attaques de roquettes palestiniennes
menées contre ces lignes devaient être considérées comme
un frein à la folie des concessions israéliennes et un motif pour la nécessité de la poursuite des criminels, bref comme une agression, habilitant donc Israël à exercer son plein droit à l´autodéfense. J’espère que les exercices des instances de commandement de Tsahal, et les différentes simulations des officiers supérieurs de l’armée ont bien aboutis.
Au plan politique, tout futur signe du revirement de l´attitude des Palestiniens serait la volonté de négocier avec Israël non " le droit au retour " (comme le préconise la ligue arabe) mais une solution globale, au problème de la sécurité dans la bande Gaza.
L’autorité palestinienne devrait s´engager en ce sens à sanctionner le trafic des armes et détruire les ateliers qui fabriquent ou cachent les roquettes Kassam, car cette condition n’a pas été remplie par les autorités palestiniennes depuis la constitution de ce gouvernement d’unité national. Le courage et volonté de faire régner la paix ont toujours fait défaut chez les responsables palestiniens.
Rappelons nous par contre que Le gouvernement d'union nationale d'Ariel Sharon qui fut soutenu par une écrasante majorité d’Israéliens, dont la volonté d'arriver à la paix, a été bafoué par une autorité palestinienne laxiste et manipulatrice (dirigé à l’époque par Arafat)
En attendant un revirement de l’attitude palestinienne, j’espère que l’actuel cabinet israélien a l’intention de faire des opérations limités dans la bande de Gaza, car il ne fera dans ce cas qu'appliquer le droit à l'autodéfense le plus légitime d’un gouvernement démocratique, en éliminant les roquettes du kassam avant qu'elles ne tombent sur les écoles et les rues piétonnes.
L’espoir pour les palestiniens ne reviendra que lorsqu’ils remplaceront le gouvernement du Hamas terroriste impénitent, qui les mène à leur perte, par des dirigeants plus raisonnables et moins lâches.
Pour les israéliens , la commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem restera à jamais la meilleure victoire que l'armée Israélienne a offert à son peuple après des siècles que les juifs n'ont pas eu accès aux lieux saint du judaïsme . Malgré ce boycottage inapproprié de la part de l’occident, le Yom Yérouchalaim devra rester un jour de fête et de joie proclamant sans peur que "Jérusalem réunifiée est la capitale éternelle et indivisible du peuple juif ".
Ftouh Souhail , Tunis
tunirael@laposte.net
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24 mai 2007
LA FAMILLE JUIVE SEPHARADE de Mme Andree MALLAH Mere de SARKOZY
La famille juive sépharade de Mme Andrée Mallah,
mère de SARKOZY par David Rosenfeld - Israelvalley
Par webmaster, dimanche 20 mai 2007: France - Israel
Le Blog : www.terredisrael.com
Le nouveau Président est « différent » :
il n’est pas énarque et ne termine pas ses études à Science Po.
Il est avocat, proche des milieux d’affaires et issu de
la nouvelle génération d’après-guerre.
Mais la dissemblance avec ses prédécesseurs ne s’arrête pas là :
c’est le seul président français issu de l’immigration.
Le jour d’intronisation du nouveau Président Sarkozy,
tous les journaux ont écrit sur son père Pal
et ses origines hongroises.
Rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille de Sarkozy,
les Mallah. Nous allons donc vous présenter la famille juive
sépharade de Mme Andrée Mallah, mère de Nicolas Sarkozy.
Car Nicolas Sarkozy va grandir dans la famille de sa mère.
Le jeune Nicolas n’a que 4 ans lorsque son père
Pal Sárközy de Nagybocsa quitte le domicile conjugal
et divorce de Mme Andrée Mallah.
Pour les 3 garçons Guillaume, François et Nicolas,
la figure paternelle devient Bénédict Mallah, le père d’Andrée Mallah.
Bénédict Mallah, né Aaron “Beniko” Mallah,
est un megorashim, c’est-à-dire un descendant des juifs sépharades
expulsés d’Espagne en 1492 par le Roi Ferdinand,
à l’instar du sénateur UMP Roger Karoutchi, un des proches de Nicolas Sarkozy.
Le grand-père Bénédict Mallah est un « Juif de Grèce »,
né à Salonique en 1890. Il appartient à la famille Mallah
(« Messager » ou « ange » en hébreu)
qui s’installe au 16ème siècle dans le Sud de la France
avant de s’installer à Salonique, 2ème ville de Grèce, au 17ème siècle.
Salonique est une communauté juive installée dès le 1er siècle,
et St Paul de Tarse prêcha dans la synagogue de la ville sur son chemin vers Rome. St Paul y écrivit ses célèbres 2 Epîtres aux Thessaloniciens. Salonique est devenu le centre du mouvement messianique juif des Sabbatéens, déclenché par Sabbataï Tsevi, du 17ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. A cette époque, la communauté juive représente plus de la moitié de la population de Salonique (on y parle le ladino) jusqu’au grand incendie de 1917 qui détruisit la ville et ruina ses habitants, forcés à l’exile.
Bénédict Mallah est l’aîné de 7 enfants. A la mort de son père en 1913, sa mère part avec tous ses enfants en France où le jeune Bénédict devient médecin et sert en tant que docteur au sein de l’armée française durant la Première guerre Mondiale. C’est pendant la Grande Guerre qu’il rencontre sa femme, Adèle Bouvier, une jolie infirmière catholique avec qui il aura 2 filles : Suzanne et Andrée Mallah, la mère de Nicolas Sarkozy. Bénédict Mallah s’installe ensuite à Paris 17ème en tant que médecin urologue.
Lors d’un voyage à Salonique en 2006, la communauté juive de la ville a remis à Nicolas Sarkozy l’arbre généalogique de la famille Mallah. On y retrouve le père de Bénédict, joaillier, son oncle Moshé, rabbin et éditeur du journal grec El Avenir. On trouve également deux cousins Asher Mallah, sénateur grec qui en 1912 participa à établir l’université du Technion à Haïfa en Israël, et Peppo Mallah, également sénateur grec appelé à devenir le premier représentant diplomatique d’Israël en Grèce.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, la plupart de la famille Mallah de Salonique périt dans l’Holocauste (les nazis ayant tué 96% des Juifs de Grèce). Les survivants sont établis en France, en Angleterre, en Israël et en Suisse. En France, la famille Mallah se cache en Corrèze pour échapper aux rafles.
Après la naissance des 3 frères Sarkozy et le départ de Pal en 1959 lorsque Nicolas a 4 ans, Mme Andrée Mallah reprend ses études d’avocat et élève ses fils avec l’aide du grand-père Bénédict. Nicolas est le plus proche de Bénédict Mallah qu’il considère dans un récit biographique comme son père. Bénédict transmet à son petit-fils sa passion pour la France et pour De Gaulle. En 1972, lors du décès de Bénédict Mallah, Nicolas Sarkozy a 17 ans et c’est la déchirure, une profonde tristesse. L’idéal judéo-grec n’est plus auprès de lui mais aura su laisser des traces profondes dans ses valeurs. La famille quitte Paris pour s’installer à Neuilly sur Seine, où habite Pal, et dont Nicolas deviendra à l’âge de 28 le plus jeune maire. La suite appartient à l’Histoire.
Nicolas Sarkozy a effectué plusieurs visites en Israël. Il entretient des liens amicaux avec plusieurs personnalités dont Benjamin Netanyahu, ancien Ministre israélien et favori des prochaines élections en Israël. Sa position par rapport à Israël était déjà résumé dans son « Discours d’Herzliya » prononcé en décembre 2004 dans la capitale de la high-tech israélienne.
Nicolas Sarkozy rappelle dans ce discours tout ce qui rapproche nos 2 pays, la francophonie forte de 500,000 personnes en Israël et la coopération intense avec des compagnies comme BNP-Paribas, Calyon, CIC, Dexia, Rothschild ou Teva.
Source : Site Israelvalley
Lu sur Le Blog : www.terredisrael.com -
mère de SARKOZY par David Rosenfeld - Israelvalley
Par webmaster, dimanche 20 mai 2007: France - Israel
Le Blog : www.terredisrael.com
Le nouveau Président est « différent » :
il n’est pas énarque et ne termine pas ses études à Science Po.
Il est avocat, proche des milieux d’affaires et issu de
la nouvelle génération d’après-guerre.
Mais la dissemblance avec ses prédécesseurs ne s’arrête pas là :
c’est le seul président français issu de l’immigration.
Le jour d’intronisation du nouveau Président Sarkozy,
tous les journaux ont écrit sur son père Pal
et ses origines hongroises.
Rares sont ceux qui se penchent sur la vraie famille de Sarkozy,
les Mallah. Nous allons donc vous présenter la famille juive
sépharade de Mme Andrée Mallah, mère de Nicolas Sarkozy.
Car Nicolas Sarkozy va grandir dans la famille de sa mère.
Le jeune Nicolas n’a que 4 ans lorsque son père
Pal Sárközy de Nagybocsa quitte le domicile conjugal
et divorce de Mme Andrée Mallah.
Pour les 3 garçons Guillaume, François et Nicolas,
la figure paternelle devient Bénédict Mallah, le père d’Andrée Mallah.
Bénédict Mallah, né Aaron “Beniko” Mallah,
est un megorashim, c’est-à-dire un descendant des juifs sépharades
expulsés d’Espagne en 1492 par le Roi Ferdinand,
à l’instar du sénateur UMP Roger Karoutchi, un des proches de Nicolas Sarkozy.
Le grand-père Bénédict Mallah est un « Juif de Grèce »,
né à Salonique en 1890. Il appartient à la famille Mallah
(« Messager » ou « ange » en hébreu)
qui s’installe au 16ème siècle dans le Sud de la France
avant de s’installer à Salonique, 2ème ville de Grèce, au 17ème siècle.
Salonique est une communauté juive installée dès le 1er siècle,
et St Paul de Tarse prêcha dans la synagogue de la ville sur son chemin vers Rome. St Paul y écrivit ses célèbres 2 Epîtres aux Thessaloniciens. Salonique est devenu le centre du mouvement messianique juif des Sabbatéens, déclenché par Sabbataï Tsevi, du 17ème siècle jusqu’au début du 20ème siècle. A cette époque, la communauté juive représente plus de la moitié de la population de Salonique (on y parle le ladino) jusqu’au grand incendie de 1917 qui détruisit la ville et ruina ses habitants, forcés à l’exile.
Bénédict Mallah est l’aîné de 7 enfants. A la mort de son père en 1913, sa mère part avec tous ses enfants en France où le jeune Bénédict devient médecin et sert en tant que docteur au sein de l’armée française durant la Première guerre Mondiale. C’est pendant la Grande Guerre qu’il rencontre sa femme, Adèle Bouvier, une jolie infirmière catholique avec qui il aura 2 filles : Suzanne et Andrée Mallah, la mère de Nicolas Sarkozy. Bénédict Mallah s’installe ensuite à Paris 17ème en tant que médecin urologue.
Lors d’un voyage à Salonique en 2006, la communauté juive de la ville a remis à Nicolas Sarkozy l’arbre généalogique de la famille Mallah. On y retrouve le père de Bénédict, joaillier, son oncle Moshé, rabbin et éditeur du journal grec El Avenir. On trouve également deux cousins Asher Mallah, sénateur grec qui en 1912 participa à établir l’université du Technion à Haïfa en Israël, et Peppo Mallah, également sénateur grec appelé à devenir le premier représentant diplomatique d’Israël en Grèce.
Durant la Seconde Guerre Mondiale, la plupart de la famille Mallah de Salonique périt dans l’Holocauste (les nazis ayant tué 96% des Juifs de Grèce). Les survivants sont établis en France, en Angleterre, en Israël et en Suisse. En France, la famille Mallah se cache en Corrèze pour échapper aux rafles.
Après la naissance des 3 frères Sarkozy et le départ de Pal en 1959 lorsque Nicolas a 4 ans, Mme Andrée Mallah reprend ses études d’avocat et élève ses fils avec l’aide du grand-père Bénédict. Nicolas est le plus proche de Bénédict Mallah qu’il considère dans un récit biographique comme son père. Bénédict transmet à son petit-fils sa passion pour la France et pour De Gaulle. En 1972, lors du décès de Bénédict Mallah, Nicolas Sarkozy a 17 ans et c’est la déchirure, une profonde tristesse. L’idéal judéo-grec n’est plus auprès de lui mais aura su laisser des traces profondes dans ses valeurs. La famille quitte Paris pour s’installer à Neuilly sur Seine, où habite Pal, et dont Nicolas deviendra à l’âge de 28 le plus jeune maire. La suite appartient à l’Histoire.
Nicolas Sarkozy a effectué plusieurs visites en Israël. Il entretient des liens amicaux avec plusieurs personnalités dont Benjamin Netanyahu, ancien Ministre israélien et favori des prochaines élections en Israël. Sa position par rapport à Israël était déjà résumé dans son « Discours d’Herzliya » prononcé en décembre 2004 dans la capitale de la high-tech israélienne.
Nicolas Sarkozy rappelle dans ce discours tout ce qui rapproche nos 2 pays, la francophonie forte de 500,000 personnes en Israël et la coopération intense avec des compagnies comme BNP-Paribas, Calyon, CIC, Dexia, Rothschild ou Teva.
Source : Site Israelvalley
Lu sur Le Blog : www.terredisrael.com -
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