Par Cyrano pour Guysen Israël News
Mardi 18 janvier 2005 .
«thankyouoriana.it»
est un site internet créé en 2002
pour apporter un soutienOriana Fallaci,
victime d’un lynchage médiatique apres la publication
de la « La rage et l’orgueil »
(1). La parution de la traduction française de son nouveau livre « La force de la raison »
(2) – ? lire absolument et a faire lire -
est l’occasion de rendre hommage a cette journaliste italienne.
« Un intellectuel est un homme qui pense
et qui, a toute occasion, dit ce qu’il pense » (Jean-Paul Sartre)
Oriana Fallaci se défendrait d’?tre présentée comme une intellectuelle, mais le combat qu’elle mene est bien celui de l’intelligence face ? l’obscurantisme et ? la tyrannie. Elle exprime haut et fort sa vision prophétique des menaces qui p?sent sur nos sociétés, vision qui se confirme chaque jour. Une professionnelle non-conformisteOriana Fallaci est une femme d’action, une journaliste de talent, un écrivain engagé. Adolescente, elle participe avec sa famille ? la résistance anti-nazie ? Rome. Encore mineure, elle écrit des chroniques judiciaires pour un journal local.Elle deviendra cél?bre en tant que grand reporter :- correspondante de guerre au Vietnam, au Pakistan, au Bangladesh, au Proche-Orient... et envoyée spéciale dans des zones de turbulence. Ces missions ne sont pas sans risques : en 1968, elle est gri?vement blessée au cours des émeutes étudiantes de Mexico ;- elle réalise des interviews de personnalités politiques de premier plan. Elle osera interviewer l’ayatollah Khomeiny, et lui faire baisser les yeux (oh blasph?me : elle s’est dévoilée devant le maître de l’Iran !) ; elle fera bégayer Yasser Arafat qui s’était emp?tré dans son discours ;- elle se trouve ? New York pendant les attentats du 11 septembre 2001. Elle prend alors conscience du péril que représente ce « fascisme vert » et m?ne désormais un combat contre l’islamisme conquérant, par ses articles et ses livres.On se souvient de son fameux pamphlet « La honte de l’Europe » o? elle crie son mépris et sa haine de ceux qui, ? gauche comme ? droite, soutiennent le terrorisme islamiste et ne font rien pour lutter contre la résurgence de l’antisémitisme en Europe. Paru ? l’un des pires moments de l’Intifada en avril 2002, cet article a été perçu comme une bouffée d’oxyg?ne par une communauté juive française se sentant abandonnée.La publication en France de « La rage et l’orgueil », on le sait, lui a valu un proc?s o? le MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples) et la LICRA (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme) ont cherché sans succ?s ? en interdire la diffusion en France (« racisme-racisme ! »).Des articles diffamatoires, des caricatures injurieuses ont paru dans la presse du monde entier, en Italie notamment, véritables proc?s en sorcellerie ? l’époque o? les écrits tiennent lieu de b?chers et d’autodafés.Un passé oubliéOriana Fallaci, avec la fougue qu’on lui connaît, brosse l’histoire de l’islam conquérant qui, trois ans apr?s la mort du proph?te, envahit l’Egypte, le Maghreb, l’Espagne et une partie de la France.Quelques si?cles plus tard, le relais est pris par les Turcs islamisés de l’empire ottoman. Les armées de la «Sublime Porte» sont arr?tées devant Vienne par une coalition de pays européens (avec l’Angleterre, mais sans la France).Ces conqu?tes sont accompagnées de tueries, de viols, de destructions d’églises ou de leur transformation en mosquées. Mais le reflux de l’islam apr?s la bataille navale de Lepante (7 octobre 1571) et l’échec du si?ge de Vienne (12 septembre 1683) n’a pas mis un terme ? ses ambitions.Une capitulation au grand jourPour Oriana Fallaci, nous vivons une période o? l’islam cherche ? faire main basse sur l’Europe sans recourir aux armes, grâce ? une immigration croissante, ? la fécondité de ses femmes et, ? une moindre échelle, au prosélytisme.Elle dénonce la complicité des dirigeants européens qui en 1974 ont abdiqué devant les exigences de la Ligue arabe et de l’OPEP (Organisation des pays exportateurs de pétrole) usant de l’arme du pétrole.Les membres du Parlement européen ont cédé sur tout : - sur le Proche-Orient, en épousant les conditions de l’OLP (Organisation de libération de la Palestine). L’Union européenne a pris des positions qui n’ont gu?re évolué depuis ;- sur la coopération euro-arabe. La création d’un comité permanent vise ? promouvoir la culture arabe et sa diffusion. Son credo s’exprime dans la revue “Eurabia” qui soutient inlassablement la propagande des pays arabes (4).
Les accords pris par l’Union européenne en notre nom transforment certaines de nos villes et de nos banlieues en colonies musulmanes, véritables Etats dans l’Etat. Les activistes, nouveaux conquérants, cherchent, au nom de la liberté et des droits de l’homme, ? imposer leurs m?urs et ? faire taire toute critique. Et lorsque la résistance est trop vive, ils recourent aux menaces et ? l’assassinat, comme récemment aux Pays-Bas.Oriana Fallaci dénonce un clergé catholique qui ferme les yeux sur tout cela et fait des concessions sans contrepartie comme la construction d’une grande mosquée ? Rome alors qu’aucune chapelle n’est autorisée en Arabie Saoudite. Que l’on ne nous dise pas qu’il s’agit l? des élucubrations d’une excitée. Elles sont corroborées de toutes parts :- Cette th?se de l’invasion rampante est clairement exprimée par Gilles Kepel, éminent géopoliticien : « Les affidés de Ben Laden [estiment] que l’Espagne est terre d’islam depuis l’Andalousie musulmane et que le djihad y est licite contre les « occupants ». Dans cette logique, le 11 Mars n’est que la premi?re bataille d’une Reconquista ? l’envers, dont l’Europe est l’horizon » (5) .
- C’est encore dans “Le Monde” qu’est décrite la mutation de Vénissieux, ville de 60 000 habitants proche de Lyon, en fief de l’islam. André Gerin, maire communiste de Vénissieux, est ? la t?te d’une commune comptant aujourd’hui douze mosquées. « Toutes les femmes sont voilées, on a l’impression d’?tre au bled... » et les plaques des rues en langue française ont un parfum d’anachronisme (6).
- Enfin, le juge Jean-Louis Brugui?re vient de déclarer publiquement le 12 janvier 2005 que « l’évaluation de la menace terroriste n’invite pas ? l’optimisme. Le nombre de mises en examen ? Paris dans les procédures relevant de l’islamisme radical a augmenté de 166% entre 2003 et 2004 » (7).
Avis aux détracteursLa premi?re édition de « La Force de la raison » a été mise sous presse 24 heures apr?s le carnage de Madrid (11 mars 2004). Au travers du compte-rendu de ce livre, nous souhaitons saluer le courage d’Oriana Fallaci, lui dire notre admiration pour son combat, lui signaler qu’elle n’est pas seule. D’autres femmes se battent au sein m?me de la société musulmane telles l’écrivain bengali Talisma Nasrin, la députée néerlandaise d’origine somalienne Yaan Hirsi Ali, l’avocate iranienne Chirine Ebadi, Prix Nobel de la Paix, qui fait actuellement l’objet dans son pays de tracasseries judiciaires, la journaliste canadienne Irshad Manji (8),
enfin l’anthropologue Dounia Bouzar qui vient de démissionner du Conseil français du culte musulman (CFCM). Mme Bouzar estime qu’un probl?me fondamental n’y est jamais abordé, celui d’une définition claire du Musulman dans « le contexte de pluralisme démocratique la?c français ».Des critiques ne manqueront pas de s’élever contre ce br?lot anti-islamiste. Nous suggérons ? leurs auteurs d’éviter les accusations globales et les injures en privilégiant une analyse contestant les faits qu’elle rapporte, ce qui leur sera sans doute beaucoup plus difficile.
Références 1 – Oriana Fallaci. « La rage et l’orgueil ». Editions Plon, 2002 – Oriana Fallaci. « La force de la raison ». Editions du Rocher 2004 –
Oriana Fallaci. « La honte de l’Europe ». Article publié dans la revue “Panorama » et repris dans « Il Corriere della Serra ». 12 avril 2002 -
Bat Ye'or. « Le dialogue Euro-Arabe et la naissance d'Eurabia ». « Observatoire du monde juif », Bulletin n° 4/5, décembre 2002 -
Gilles Kepel. « L’islamisme gagnera-t-il la bataille de l’Europe ? ». « Le Monde », 11 janvier 2005.
Mustapha Kessous. « La longue dérive de Vénissieu ». « Le Monde », 14 janvier 2005..
« Le Monde », 14 janvier 2005. Irshad Manji. « Musulmane mais libre ». Grasset, 2004