10 mars 2007

LIBERTE et RESPONSABILITE

samedi 10 mars 2007

Liberté et responsabilité
Par André NAMIECH,
samedi 10 mars 2007 à 16:59 :: Judaisme
( Sur terredisrael.com )

LIBERTE ET RESPONSABILITE

Pessah ne représente pas seulement la commémoration
de la « sortie miraculeuse d’Egypte du peuple juif,
du pays de l’esclavage », mais c’est également l’occasion
d’une prise de conscience de notre responsabilité dans
le processus de finalisation de la Création.

Cette libération du joug pharaonique du peuple Juif
s’est effectuée, comme nous le rappelle la Torah, grâce
à l’intervention de Dieu qui a choisi ce peuple pour réactiver
le projet divin qui s’était enlisé dans la matière idolâtre.

Il fallait donc que cette libération se réalisât au préalable,
pour que des hommes libres puissent recevoir la Torah.

« La sortie d’Egypte » et le « don de la Torah »
sont donc les deux événements essentiels qui ont fixé à jamais
le destin et la mission du peuple juif.
C’est par ces deux événements que Dieu a révélé Sa Volonté
et dévoilé au monde le sens de l’histoire humaine.

Il ne suffisait pas que le peuple juif fût choisi par Dieu
pour recevoir la Torah, fallait-il encore que le peuple entier
s’engageât à la respecter et à la pratiquer.
C’est ce qu’il fît au mont Sinaï. Le peuple entier répondit
d’une voix unanime :
« Tout ce qu’a dit l’Eternel, nous le ferons ».
C’est cet engagement qui allait mettre à l’épreuve leur foi
en Dieu, non seulement pour la génération présente au mont Sinaï,
mais également pour toutes les générations juives à venir.

C’est pourquoi la Torah nous rappelle que nous devons
nous considérer comme ayant été nous-mêmes présents aux moments
de la « sortie d’Egypte » et du « don de la Torah »
et que, par conséquent, c’est également à notre génération
qu’il est ordonné de la respecter et de la pratiquer.

Sommes-nous encore conscients de ce que représente
cet engagement et de la responsabilité que nous devons assumer ?

Il s’agit ni plus ni moins de chercher à transformer
la nature de l’homme, encore soumis à ses instincts primitifs
et animaliers, en un être humain, fraternel, honnête
et respectueux des lois morales et éthiques, telles qu’elles
sont définies dans la Torah :
« N’opprimez pas la veuve et l’orphelin, l’étranger et le pauvre;
ne médisez pas dans votre cœur de méchanceté l’un contre l’autre.
Rendez des jugements de vérité, pratiquez l’un envers l’autre
la charité et la pitié »

Malheureusement, certains essayent d’ignorer
ce destin hors du commun, croyant se libérer ainsi d’une mission
jugée trop lourde à assumer; mais ils ne peuvent l’effacer
de la pierre où elle a été inscrite.
Tôt ou tard, chacun est appelé à répondre de ses actes.

Pourtant quel destin lumineux que Dieu nous a confié :
« Je veux faire de toi la Lumière des nations,
mon instrument de salut jusqu’aux confins de la terre ».

C’est par le « don de la Torah »
que Dieu a révélé Ses intentions et qu’Il nous a dévoilé
le sens de Sa Création. Dieu a tenu Sa promesse :
Après 2000 ans d’exil, Il nous a permis de revenir
sur cette Terre d’Israël :
« Je me rappellerai de l’Alliance conclue avec vos pères… »
« Vous serez mon peuple et Je serai votre Dieu ».

Nous sommes aujourd’hui les témoins de la résurrection nationale
et spirituelle d’Israël que nos pères ne cessaient d’appeler
de leurs vœux : « L’an prochain à Jérusalem ».

C’est à cette nouvelle « sortie d’Egypte »,
au sens métaphysique, que nous assistons en ce moment.
Avec la Torah, nous avons entre nos mains les clés
pour pouvoir finaliser la Création (et pour réparer le monde,
comme le disent les Cabalistes).

C’est pour nous le sens que nous devons donner à notre vie.
C’est à notre génération qu’il appartient maintenant
de respecter les engagements conclus au mont Sinaï
et d’en être les dignes descendants.
Il en va de notre avenir et de l’avenir du monde.

Hag Saméah.