Antoine Granomort L’honneur d’un ''flic''
Par Guy Senbel pour Guysen Israël News
Samedi 25 novembre 2006
Alors qu’il portait secours a un spectateur juif,
un policier a tué jeudi 23 novembre au soir un supporteur du PSG,
a l’issue du match qui opposait le club israélien Hapoël Tel Aviv au club parisien.
Le policier Antoine Granomort a d’abord été placé en garde a vue
par l’Inspection Générale des Services,
puis a été transféré au Palais de Justice de Paris.
Le parquet a demandé l’audition de M. Granomort comme témoin assisté,
et non sa mise en examen.
Devant la gravité des faits qui soulignent une recrudescence
de la violence antisémite a Paris,
nous avons considéré qu’il était de notre devoir de vous livrer
la version des faits ainsi que les nombreuses réactions
qui ont suscité cette catastrophe.
Par catastrophe, nous entendons le désastre et la tragédie.
Le désastreux constat d’une alarmante recrudescence
de l’antisémitisme, etla tragiquemort d'un homme.
Nous partageons la formule prononcée samedi 25 novembre
par le Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy :
" 25 ans, ce n'est pas un âge pour mourir et,
dans le meme temps, on ne peut pas accepter qu'on poursuive
un supporteur d'un club en le traitant de sale juif ".
Non, nous ne l’acceptons pas, et nous ne l’accepterons jamais.
Nous avons décidé de combattre la haine anti-juive
et de la classer dans l’histoire.
La haine anti-juive doit faire partie de notre mémoire,
non de notre vie quotidienne.
Il n’y aura donc pas eu de prise de conscience
apres la mort de Ilan Halimi (Z.L),
ce jeune homme qui s’était fait enlever
et torturer a mort parce qu’il était juif.
C’était il y a quelques mois seulement.
Malgré les promesses de Nicolas Sarkozy
de "débarrasser nos stades des voyous",
avec une batterie de mesures anti-hooligans
votée depuis par le Parlement, oui, Paris crie "mort aux Juifs."
Oui, il existe en France un terrible sentiment d’hostilité
envers les Juifs parce qu’ils sont Juifs.
Mais tout le monde n’accepte pas cette haine.
L’antisémitisme, la haine culturelle ou raciale, sont des phénomenes
qui marquent les consciences de chacun.
Un révisionnisme dangereux nous oblige a jouer le rôle de veilleur…
Ou en est la nuit ?, interroge la formule d’Elie Wiesel,
notre président d’honneur.Oui, grâce a la littérature,
le cinéma, les musées, les expositions consacrées
a la mémoire de la Shoah, des amis
" entendent le vol noir des corbeaux sur nos plaines ", enfin.
Oui, l’antisémitisme est combattu.
Comment ne pas saluer l’action du CRIF, ses combats,
ses ambitions ? La pédagogie du partage de la mémoire juive marche,
et d’aucuns finissent par comprendre que le combat
contre l’antisémitisme n’est pas un combat juif,
c’est un combat universel.
Antoine Granomort fait partie de ces gens qui ont compris cela.
L’antisémitisme lui est insupportable.
La haine gratuite le répugne.
Antoine Granomort a sauvé un juif.
Il aurait aussi sauvé un chinois, un algérien ou un congolais.
Antoine Granomort est un "flic"au sens noble du terme :
assurer la paix civile, la sureté, la sécurité des citoyens.
Il a une mission : celle de protéger, de sauver.
C’était son honneur de l’effectuer.
Sa responsabilité de ne pas échouer.
Son honneur d’etre allé jusqu’au bout.
Samedi soir 25 novembre,
on lit partout dans la presse qu’un agent en civil
originaire des antilles a tiré une balle mortelle
sur un jeune supporteur du PSG.
La police des polices (IGS)
et le procureur de Paris Jean-Claude Marin,
qui ont placé en garde a vue Antoine Granomort,
fonctionnaire âgé de 32 ans, enquetent pour savoir
s'il se trouvait en état de légitime défense.
Jeudi 23 novembre au soir,
a l'extérieur du stade, vers la station de métro Porte de Saint Cloud,
un groupe de supporteurs excités du PSG
de la tribune Boulogne s'en prennent a un supporteur
de Tel-Aviv qui a un drapeau aux couleurs israéliennes
et le traitent de " sale juif ".Yanniv Hazout, 23 ans,
de confession juive, " demande l'aide de l'agent en civil ",
qui lui "prete assistance, comme il se doit ",
selon la préfecture de police de Paris. En "mission discrete,
donc en civil ", ce membre du service régional de la police
des transports, équipé d'un talkie-walkie,
doit "assurer le contact en surface avec ses collegues dans le métro,
et surveiller les véhicules de police ".
Philippe Broussard,
rédacteur en chef du service société de " L’Express ",
spécialiste des hooligans, est sur place,
il voit " un Noir d'une trentaine d'années "
qui a " en main une grosse bombe de gaz lacrymogene
et tente de faire face a une foule de plus en plus hostile.
A l'évidence, il cherche a protéger quelqu'un situé pres de lui,
et lance a plusieurs reprises :
" Reste derriere moi ! Reste derriere moi !"",
écrit-il sur le site de " L'Express ".
Les insultes et l'agression se reportent alors sur le policier
antillais traité de "sale Negre" et visé par des saluts nazis.
Cerné par 150 supporteurs du PSG qui scandent "Bleu Blanc Rouge,
la France aux Français !",
il court avec son protégé vers le Mcdonald’s de l'autre côté de la place,
mais n'a pas le temps d'y entrer, " pris a partie "
devant le dépôt de la RATP.
L’émeute tourne au pogrom , La foule se rue sur le " fugitif "
Yanniv, qui est rattrapé par ses agresseurs.
D’apres les enqueteurs, Antoine Granomort rejoint Yanniv
a cet endroit, le fonctionnaire annonce a plusieurs reprises
sa qualité de policier et vide sa bombe lacrymogene.
Mais les assaillants continuent de hurler leur haine.
Et aux cris, suivent les coups.
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, raconte :
" L'un des agresseurs l'a frappé a la tempe,
un autre lui a porté un coup de pied dans le bas ventre,
et il est tombé a terre. Il se releve. C'est a ce moment-la
qu'il sort son arme de service, un Sig Sauer 9mm ".
A ce moment, plusieurs personnes crient :
" Il a un flingue, il a un flingue. "
Une fois retranché avec le supporteur de Tel-Aviv
dans le Mac Do, qui subit jets de pierres et assauts,
le policier antillais, braque son arme
sur les supporteurs des tribunes " Boulogne ".
Et puis soudain, un coup de feu est tiré.
La balle perfore Mounir Bouchaer, 26 ans,
blessé au poumon, et atteint le coeur
de Julien Quemener, 25 ans, crâne rasé et hooligan de la tribune Boulogne, qui meurt sur le coup.
Selon la Préfecture " l'auteur du coup de feu n'a pas eu
le temps ni la possibilité d'utiliser son talkie-walkie
pour appeler des renforts ".
Les syndicats de police soutiennent la these de la légitime défense.
" Il a été pris a partie par 150 mecs surexcités.
S'il n'avait pas tiré, il y passait", a souligné Frédéric Lagache,
du syndicat de police "Alliance".
Selon le procureur, l'enquete ouverte pour " homicide volontaire "
peut se transformer en " coups ayant entraîné
la mort sans intention de la donner ",
si le tir mortel s'avere "proportionnel "
a la violence des agresseurs.
Patrick Bittan, formateur en sports de combat au GIGN,
peut témoigner de cette violence.
Il a raconté vendredi 24 novembre a l'AFP
qu'une centaine de supporteurs du PSG attendaient a la fin
du match pour agresser des juifs :
" Une ligne sur la gauche de dix gars,
une ligne sur la droite de dix gars,
trois lignes sur le côté, un groupe en face,
et on devait slalomer entre les groupes.
Quand on passait entre les lignes,
ils demandaient ou ils disaient le mot " juif "
afin de provoquer une réaction.
Ils regardaient dans les sacs,
ils regardaient si on n'avait pas un drapeau,
qui on était, si on avait un signe qui nous distinguait,
et la ça partait. Ça s'est passé je ne sais pas combien de fois.
On en a vu deux, trois, se faire taper vraiment.
" Comme Frédéric Thiriez, le président
de la ligue nationale de football,
nous sommes bouleversés par la mort d’un homme de 25 ans.
Avec lui, nous souhaitons trouver les moyens que cela
ne se reproduise plus jamais, A commencer par sensibiliser
sérieusement les grands clubs aux questions de la violence
des supporteurs dans les stades.
Le communiqué publié par le PSG samedi 25 novembre
qui ne fait aucune mention des violences antisémites
des supporteurs du club, et exprime
" sa profonde compassion a la famille du supporteur décédé."
" Indécent" selon SOS Racisme.
Avec le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France)
nous condamnons le comportement ouvertement
raciste et antisémite de ces supporteurs du PSG
dont " l'attitude violente a finalement entraîné la mort d'un homme "
.Nous ajouterons que le policier en civil
Antoine Granomort a aussi sauve la Vie d'un homme.
Il a empeché que le pogrom soit meurtrier.
Un pogrom, en 2006, en France. Antoine Granomort a sauvé une vie.
Dans cette France de 2006, il y a la France qui nous inquiete.
Celle de la violence antisémite.
Celle qui baisse la tete devant la haine des juifs.
Celle qui laisse faire. Et puis il y a la France que nous aimons.
La France qui résiste et risque sa vie pour sauver un innocent
de la folie et de la haine des hommes.
Il y a la France d’Antoine Granomort.
La France d’une police qui ne ménage pas sa peine pour lutter
de son mieux contre un fléau redoutable.
La République Française n’est pas l’Angleterre ou un policier
avait il y a quelque temps refusé de protéger
un lieu ou étaient rassemblés des Juifs.
Il s’est déroulé un événement grave a Paris,
ce jeudi 23 novembre 2006.
Il nous faudra du temps pour comprendre une telle situation.
Il nous faut déja réfléchir aux conséquences de cette catastrophe, qui ne surprend personne, mais qui risque de diviser la France, encore une fois. "L’affaire Granomort" aura bien lieu.
On se souviendra de la visite d'une équipe israélienne en coupe de l'UEFA. On se souviendra d’un contexte politique national et international propice a l’exacerbation de la violence. On se souviendra des supporteurs parisiens en proie a la violence et a la haine raciale. On se souviendra aussi de l’honneur d’Antoine Granomort, fonctionnaire d’une police courageuse. Nicolas Sarkozy l’affirme :
« Nous ne voulons plus de racistes dans les stades,
nous ne voulons plus de saluts nazis, plus de cris de singes
quand les joueurs de couleur touchent le ballon ».
La parole est suivie d’actes. Les mesures sont concretes :
les interdictions administratives d’entrée dans les stades,
l’obligation faite au PSG de contrôler désormais les ventes de billets,
notamment ceux qui correspondent aux places dans les virages
qui accueillent a chaque match des crânes rasés
au bras droit tendu, gorgés de biere et remplis de haine.
Guy Senbel,
en collaboration avec le comité de rédaction de Guysen Israël News
04 décembre 2006
03 décembre 2006
Surdité sélective…
Par Jean Lévy pour Guysen Israël News
Dimanche 3 décembre 2006 ? 00:32
Sacré Liban !
Il semble ne pas réussir ? Madame Ségol?ne Royal, candidate ? l’Elysée et al’Ambassadeur de France au Liban. Tous deux ont été probablement victimes d’un virus.
En effet, ils ont été vraisemblablement atteints brutalement de surdité, une surdité sélective qui s’acharne sur deux Français « de haut rang », alors que toutes les personnes présentes lors de la conférence d’un membre du Hezbollah ont bel et bien entendu les propos honteux, scandaleux de cet individu, assimilant la politique israélienne au nazisme.Eux, n’ont rien entendu !A quelques mois de l’élection présidentielle et des législatives, je pense que pour les hommes ( et les femmes ) politiques, il serait sain de choisir ses mots et ses attitudes pour s’exprimer devant les futurs électeurs, mais que voulez vous » chassez le naturel, il revient au galop « .Alors toutes les explications que donneront les deux protagonistes français ne seront pas sérieuses et surtout pas crédibles.Malheureusement pour eux ( et tant mieux pour la vérité ) des journalistes ont fait leur devoir et ont rapporté avec objectivité les paroles du représentant du Hezbollah.Car, si le silence était du côté des politiques ( on est sourd ou on ne l’est pas ! ), du côté des journalistes, on s’est exprimé normalement, en mettant l’accent sur certains comportements .Aujourd ‘hui dimanche, Madame Royale se rend en Israël, et il n’est pas s?r qu’elle soit accueillie comme elle l’esp?re.Mais les Israéliens, s’ils son directs, sont quand m?me des gens polis et respectueux des autres ; je pense quand m?me qu’Israel ne manquera pas de montrer son mécontentement .Alors , nous verrons bien la suite, mais une chose est certaine : ici en France, l’affaire est mal ressentie, mal vécue par beaucoup d’entre nous.Alors, attention lors des scrutins futurs de 2007, chaque voix comptera, et le choix se fera en fonction de ce que nous entendrons et de ce que nous verrons.
L' UNIFAN
L'UNIFAN est l'organisation de l'avant-garde des Juifs
de langue française de retour au Pays d'Israël.
Le mouvement de libération et de renaissance nationale
du peuple juif dans sa patrie historique,
le Sionisme, n'a jamais cessé d'accompagner
les enfants d'Israël pendant ses dix-neuf siecles d'exil et de dispersion.
On ne dira jamais assez le lien continu
qui pendant cette nuit de vexations, de brimades,
de massacres et parfois d'oubli de soi-meme,
le Peuple Hébreu, devenu le Peuple Juif, a entretenu avec sa patrie.
Tout au long des siecles, des Juifs se sont accrochés au sol ancestral
et des Juifs sont revenus en Israël.
La civilisation hébra?que repose sur trois éléments
indissociables : la Thora, la Terre d'Israël, et le Peuple d'Israël.
Au long de l'Histoire, ceux qui ont prétendu négliger un seul
de ces aspects d'une meme realite vivante
se sont détachés de l'arbre et ont sombré dans l'oubli.
Nous devons a Théodor Herzl d'avoir su formuler
cette puissante aspiration millénaire
au Retour en termes politiques modernes.
Et c'est aux pionniers juifs de la fin du 19 eme siecle
et du début du 20 eme que nous devons d'avoir lancé
avec un courage exemplaire le mouvement qui débouchera
en 1948 sur le début du rétablissement de la souveraineté hébra?que.
C'est que l'Etat d'Israël n'est pas un simple rassemblement de Juifs.
Il est le point nodal d'une transformation historique sans précédent,
le point ou le Peuple Juif redevient Hébreu en intégrant dans un processus douloureux et libératoire les valeurs que tous les exilés ont glanées au sein des différents peuples du monde avec lesquels ils ont cohabité.
Les francophones d'Israël sont des porteurs authentiques et fiers du visage particulierement attachant de l'universel humain que constitue la civilisation française.
Et pourtant, ils ne sont nullement des Français en exil.
C'est comme Hébreux qu'ils transmettront a leurs enfants l'enracinement retrouvé d'une Histoire millénaire dans l'intimité de la Terre d'Israël.
Nul n'ignore les transformations profondes que l'arrivée massive d'une immigration musulmane fait subir aux sociétés européennes et particulierement a la société française. Cette évolution remet en cause avec acuité le statut des Juifs en Europe tel qu'il s'y est défini, il y a 150 ans.
A la lumiere des carences européennes face a cette évolution, tout se passe comme si la prochaine vague d'immigration massive devait etre celle des Juifs de France. C'est pourquoi les solidarités naturelles entre immigrants parlant la meme langue et venus des memes horizons exiliques, qui ont toujours existé, et qui ont été fédérées et organisées, il y a plus de trente ans dans des associations d'immigrants soutenues par le bras exécutif que s'est donné le mouvement sioniste, l'Agence Juive pour Israël, prennent aujourd'hui une importance particuli?re. L'UJFAN devenue UNIFAN en 1984, reconnue officiellement comme l'organisation des immigrants de langue française, a donc constitué dans tout le pays, des noyaux d'entraide, de soutien et de conseil aux nouveaux arrivés de retour dans leur patrie ancienne, dans une langue et avec des concepts intelligibles pour eux. En outre elle maintient et développe une vie sociale et culturelle francophone soutenue. Le modele meme de l'intégration des nouveaux immigrants souhaité par les concepteurs de cette politique ayant depuis longtemps évolué, il a été bien compris et il est parfaitement admis que le nouvel israélien conserve ses attaches culturelles antérieures. Il s'agit la d'un enrichissement pour la société globale et en aucun cas d'un frein ? l'intégration.Présente dans huit villes d'Israël et bientôt davantage, l'UNIFAN dispose d'une quinzaine de permanents professionnels entourés de plusieurs centaines de volontaires qui se retrouvent pour des séminaires de réflexion, des colloques, des actions ponctuelles. Accueillis systématiquement ? l'aéroport, puis encadrés par nos services, les nouveaux immigrants reçoivent ? l'UNIFAN des informations vérifiées et remises a jour, un soutien psychologique et une aide concrete face aux différentes administrations. L'UNIFAN constitue également un groupe de pression efficace qui n'hésite pas a intervenir a la Knesset ou devant les tribunaux, dans certains cas, pour défendre les intérets des immigrants francophones. Nous lançons aujourd'hui un appel a tous les francophones d'Israël pour qu'ils rejoignent résolument leur organisation représentative, pour qu'ils prennent leur part du fardeau et pour qu'ensemble nous soyons prets a assumer comme il se doit les défis nouveaux d'une Alyah massive des Juifs de France qui se profile a l'horizon.
28 novembre 2006
LE GESTE COURAGEUX DE BENOIT XVI
LE GESTE COURAGEUX de BENOIT XVI
Le geste courageux de Benoît XVI -
L'éditorial d'Yves Thréard.Par webmaster, mardi 28 novembre 2006
Le Figaro - 27 novembre 2006
Benoît XVI sera-t-il A l'islamisme ce que Jean-Paul II
fut au communisme ?
Peut-il jouer un role aussi déterminant dans la lutte
contre le fanatisme religieux que son prédécesseur
dans le combat contre l'empire soviétique ?
Souhaitons-le. Le voyage qu'il effectue cette semaine
en Turquie est important et audacieux.Opposé, a titre personnel,
a l'entrée de ce pays dans l'Union européenne, le Pape est surtout honni d'une minorité de dangereux activistes musulmans pour les propos qu'il a tenus en septembre a l'université de Ratisbonne. Discours honteusement déformé, détourné, diabolisé par de nombreux médias et prétendus gardiens de la loi coranique. En affirmant que la foi ne doit pas s'imposer par la force, en s'inquiétant du dévoiement de l'islam par quelques dévots d'Allah, le Souverain Pontife faisait oeuvre de sagesse. L'analyse était pertinente, elle était celle d'un docte théologien.A présent, le théologien réputé peut-il aussi se révéler habile diplomate et fin politique ? La question en choquera certains, qui estiment que la n'est pas la fonction d'un guide spirituel. Elle est pourtant capitale A l'heure ou les tensions entre les cultures et les civilisations sont vives ; ou les hommes de bonne volonté ne sont pas légion. Le Pape n'est pas seulement l'ambassadeur de Dieu et des catholiques, il a une vocation universelle. Son diocese est le monde. Et il ne peut y avoir de concorde entre les peuples sans paix entre les religions.Infatigable paladin, Jean-Paul II avait le mot juste pour peser sur la marche de la planete, dont il avait accompli 29 fois le tour ! « L'homme est le sujet et non l'objet de la politique », avait-il lancé en 1986 a Bogota.
Trois ans apres, le mur de Berlin tombait.
Karol Wojtyla y était pour beaucoup.
Certains commentateurs affirment que Benoît XVI souffre, sur ce terrain, de la comparaison avec son illustre prédécesseur. Ses origines, ses écrits, son parcours feraient de lui un pape plus classique, davantage concentré sur les affaires intérieures de l'Église. Observation hative que ce premier voyage hors du Vieux Continent vient démentir. Et le fait qu'il soit réservé a une terre d'Islam, a un pays ou il n'est pas attendu en messie, n'est pas un hasard. Si l'un des objectifs de ce séjour est de resserrer les liens du Vatican avec les chrétiens d'Orient, l'occasion de susciter le dialogue, voire le débat, avec les musulmans apparait manifeste. Et ce qui pourrait passer pour de la provocation n'est que du courage. D'autres, apres la polémique de Ratisbonne, se seraient empressés d'annuler leur déplacement. Pas Benoît XVI. Depuis les rives du Bosphore, c'est une main que va tendre le Pape a l'ensemble des fils de Mahomet. Un défi aussi, lancé a la Turquie, pays charniere entre deux mondes, candidat a l'Union européenne et officiellement laic. Le geste n'est pas sans risque. Il devrait marquer le début d'une longue et patiente démarche, plus difficile encore que celle entreprise par son prédécesseur.
Car, en Orient, a l'hostilité des gouvernants s'ajoute celle, impitoyable, des foules.
POURQUOI NOUS QUITTONS LA L.D.H
28 novembre 2006
POURQUOI NOUS QUITTONS LA L.D.H.
Pourquoi nous quittons la LIQUE DES DROITS DE L'HOMME
par Antoine Spire et Cédric Porin Par webmaster,
lundi 27 novembre 2006 ? 17:30 :
LE MONDE 23.11.06 13h47 •
Mis ? jour le 23.11.06.
Constituée pour soutenir la défense d'Alfred Dreyfus,
la Ligue des droits de l'homme fut de tous les combats du XXe siecle et peut s'enorgueillir d'avoir porté haut les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité pendant plus de cent ans.
Plusieurs événements récents obligent, hélas, a constater que la Ligue a aujourd'hui bradé cet héritage.
De façon aussi significative que symbolique, elle s'est ainsi abstenue de participer aux récentes commémorations du centenaire de la réhabilitation de Dreyfus.
Certes, elle organise en décembre une session de rattrapage
autour de "Dreyfus hier et aujourd'hui" , mais il ne s'agit que d'une réponse plus ou moins adroite aux critiques formulées a ce propos contre elle.La dérive vient de loin : sans doute du moment ou, sous la présidence de Madeleine Rebérioux, elle décida d'épouser de façon acritique l'engagement aux cotés des plus démunis de nos concitoyens. La Ligue n'eut plus seulement pour ambition d'?tre a coté du mouvement social, elle se mit a en faire partie. De meme, les débats, provoqués par l'arret du processus électoral en Algérie en 1992 ont introduit au sein de la LDH cette culture de la repentance postcoloniale. La LDH a cru pouvoir répondre au racisme dont sont victimes les jeunes issus de l'immigration en faisant preuve de complaisance a l'égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter. La dérive s'amplifie. Apres avoir affirmé qu'il s'agissait de discuter avec l'islam politique, on a insensiblement glissé vers le débat libre avec l'islamisme radical, comme lors de ce colloque a l'Unesco sur le féminisme musulman coorganisé par la Ligue en septembre. La Ligue donne ainsi une suite logique au fait qu'elle n'a jamais pris de position publique contre l'expression politique de l'intégrisme musulman. Dans le meme mouvement, elle a tergiversé en hésitant a réagir lors de la recrudescence des actes antisémites en 2003. Combien de fois n'avons-nous pas entendu dans son comité central des proclamations suspicieuses, hostiles a d'autres organisations de défense des droits de l'homme : la Licra, SOS-Racisme, Ni putes ni soumises, systématiquement taxées de communautaristes. Si la Ligue des droits de l'homme ne voit plus d'inconvénients aujourd'hui au dialogue avec l'extrémisme islamiste, elle se refuse a le pratiquer avec des organisations dont l'identité meme est le combat antiraciste. La place qu'elles accordent a la lutte contre l'antisémitisme, a l'absence de complaisance vis-?-vis de l'islamisme, suffirait donc a en faire des adversaires. Mais, ces dernieres semaines, deux événements sont venus s'ajouter a nos désaccords. La Ligue a créé en son sein l'Observatoire de la liberté d'expression. Nous lui avons soumis nos protestations contre la mani?re dont les organisateurs des Etats généraux du documentaire de Lussas, en Ardeche avaient, cet été, censuré des cinéastes israéliens.
Certains de ceux-ci, dont les films étaient ouvertement critiques envers la politique de leur gouvernement, étaient invités et furent déprogrammés a la fin du mois d'aout parce que, selon les organisateurs, " ils ne pouvaient etre vus avec la bonne distance ". Aussi les remplaça-t-on par des films libanais et palestiniens.
D'une part, on excluait des Israéliens du fait de leur seule identité nationale, et non de leurs pratiques ou de leurs actes -
cela s'appelle du racisme -, mais, plus encore, on leur substituait des films venus de pays arabes voisins d'Israël laissant libre la rampe des préjugés. A ce jour, aucune protestation publique de la Ligue des droits de l'homme ou de son observatoire devant cet acte de censure. Est-ce a cause d'un engagement acritique aux cotés du peuple palestinien ? En tout cas c'est ainsi que, pendant la guerre du Liban, la LDH demandait légitimement que soient sanctionnés les crimes de guerre contre les populations civiles libanaises, mais oublia les populations civiles israéliennes victimes de bombardements. On peut aussi se demander pourquoi le Proche-Orient sollicite un tel engagement de la Ligue, qui ne dit presque rien a propos du Darfour ou de la Tchétchénie, ou se tait devant les discours négationnistes et antisémites du président iranien !
Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase
de nos désaccords concerne l'affaire Redeker.
Au lieu de défendre avant tout la liberté d'expression d'un philosophe
menacé de mort pour avoir critiqué l'islam,
la Ligue a d'abord fait état de son rejet d'"idées nauséabondes",
avant de concéder : " Quoi que l'on pense des écrits de M. Redeker,
rien ne justifie qu'il subisse un tel traitement...
" Mais l'ambigu?té et la timidité de ce soutien s'accommodent mal avec l'intransigeance qu'exige le combat pour la liberté d'expression.
La Ligue a également refusé d'évoquer le nom de Salman Rushdie
pour faire comprendre la situation de Robert Redeker,
car elle estime que le fait d'etre menacé par des organisations
terroristes et non pas par des Etats change du tout au tout la perspective. Pourtant, tous les observateurs sérieux s'accordent a dire
que le terrorisme islamiste fonctionne désormais principalement
en dehors des Etats.
Et d'oublier évidemment le sort que d'autres islamistes
firent subir au cinéaste Theo Van Gogh, assassiné pour ses idées
" nauséabondes ". Sans distance a l'égard du mouvement social,
trop souvent ambigue ou meme compromise
a l'égard d'un intégrisme islamiste dangereux,
et en recul sur la lutte contre l'antisémitisme
ou la défense de la liberté d'expression,
la Ligue a perdu sa légitimité d'autorité morale de la République.
Depuis longtemps, elle n'est plus l'organisation conçue
pour défendre Dreyfus.
Jusqu'a aujourd'hui, nous pensions que,
association pluraliste, elle pourrait, malgré sa dérive,
entendre une minorité a laquelle nous participions depuis des années.
Mais cette dérive continue sans garde-fous.
Il ne nous reste plus qu'a la quitter.
Antoine Spire et Cédric Porin sont ex-membres
du comité central de la LDH.
Article paru dans l'édition du 24.11.06
Publié dans Blog
27 novembre 2006
ON A TOUT ESSAYE EMISSION DU 1 NOVEMBRE 2006
par Cell13 sur Elsa Fayer - belle émotion
Durée : 01:43
Pris le : 01 novembre 2006
Lieu : Paris, France
Elsa Fayer, que Dieu te bénisse, qu'il te recouvre de ses vastes pennes,
que sous ses ailes tu trouves un refuge,
que sa bonté soit un bouclier et une cuirasse.
Que tu n'aies a craindre ni les terreurs de la nuit,
ni les fleches qui voltigent le jour, ni la peste qui chemine dans l'ombre,
ni l'épidémie qui exerce ses ravages en plein midi,
ni ses abrutis qui déverssent leur haine sur dailymotion.
Qu'a tes côtés il en tombe mille, dix mille a droite:
toi, le mal ne t'atteindra point.
Tu le verras seulement de tes yeux, tu seras témoin de la rémunération des méchants. Nul malheur ne te surviendra, nul fléau n'approchera de ta tente,
car les anges de Dieu te protégeront en toutes tes voies.
Sur leurs bras ils te porteront, pour que ton pied ne se heurte a aucune pierre.
Tu marcheras sur le chacal et la vipere,
car Dieu te sauvera du danger, il sera avec toi dans la détresse,
te délivrera et te comblera d'honneur. Paix a toi, petite soeur.
Ton frere de toujours, Abraham Ben-Yehuda
En novembre 1975, l'Assemblée générale de l'ONU
adoptait une résolution assimilant le sionisme a
une forme de discrimination raciale.
Ce faisant, elle oubliait que l'Etat d'Israël,
enfanté par cette meme idéologie qu'elle vouait désormais aux gémonies, avait été naguere fondé en vertu d'une autre de ses résolutions.
Seize ans plus tard, elle abrogeait la résolution de 1975.
Le sionisme avait-il changé de nature ?
L'Assemblée générale s'était-elle livrée a un examen de conscience ?
Ni ceci ni cela. Simplement, les rapports de force en son sein
avaient changé, et, le processus de paix enfin lancé,
l'atmosphere aussi. Partie nulle? Pas vraiment.
Dans cette affaire, l'ONU a perdu en crédibilité,
et son ambition a jouer un rôle au Proche-Orient s'en est ressentie.
Kofi Annan a beaucoup fait pour rétablir l'une et l'autre.
Il serait dommage que tant de louables efforts soient a nouveau compromis.
Troisieme acte. La Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance de l'ONU doit se réunir a Durban du 31 aout au 4 septembre [2001]. Evénement de portée considérable, ce rassemblement est censé établir a l'échelle de la planete, dans un grand élan de fraternité humaine, une stratégie de lutte contre l'un des fléaux les plus dégradants et destructeurs que l'homme ait imaginé pour humilier et exploiter son semblable. Hélas, la Conférence est mal partie. N'ayant apparemment rien appris de la farce lamentable de 1975, les Etats arabes et leurs alliés de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) entendent remettre ça. Certes, il ne s'agit plus de reprendre telle quelle l'équation stupide sionisme = racisme, trop d'Etats, a commencer par les Etats-Unis et l'Europe, ne veulent plus en entendre parler. Mais, a l'heure ou j'écris ces lignes, la derniere réunion préparatoire de Geneve s'est achevée sur un constat de désaccord, alors que les documents projetés fourmillent de déclarations incendiaires sur le sionisme, l'Holocauste et l'antisémitisme qui, mises bout a bout, valent bien ladite équation, et pis.
Voici dix vérités simples, de quoi nourrir la réflexion de ceux qui s'appretent a prendre le chemin de Durban et de leurs mandants :
1. Le sionisme est le mouvement national du peuple juif. Nourri par une mémoire millénaire, inspiré par le mouvement des nationalités du XIXe siecle, rendu incontournable par le génocide nazi et porté sur les fonts baptismaux par les Nations unies, le sionisme aspirait légitimement a créer un Etat-nation pour le peuple juif sur la terre qui a vu naître ce peuple. Ce qu'il a fait.Up2. Ce faisant, il s'est trouvé en butte a des nationalismes concurrents, arabe d'abord, puis palestinien. Aussi bien, le conflit du Proche-Orient est un conflit national, au meme titre que tant d'autres conflits nationaux qui ensanglantent notre planete. Dans chacun de ces conflits nationaux, il y a fatalement une part plus ou moins importante d'ethnocentrisme et de xénophobie. Chacun appréciera, en fonction de ses propres préférences idéologiques, de ses sympathies et de ses antipathies, la part d'ethnocentrisme et de xénophobie chez les uns et les autres dans la guerre qui déchire le Proche-Orient. Mais nul n'a le droit de dénaturer l'essence de ce conflit.
3. Stricto sensu, le racisme est une doctrine de hiérarchisation des groupes humains en fonction de caracteres génétiques indélébiles.
Ainsi défini, il est aux antipodes du sionisme, doctrine héritiere pour l'essentiel, François Furet l'a montré en son temps, de la Révolution française interprétée par le populisme russe.
4. L'Holocauste est et doit rester dans ce qu'il a de particulier le symbole de l'horreur humaine dans ce qu'elle peut avoir d'universel. Le mettre au pluriel et le priver de capitale ("holocaustes") n'est pas seulement un déni de justice et une insulte insupportable a la mémoire des victimes ; c'est aussi une éclipse de l'intelligence des phénomenes historiques et un affaiblissement dangereux des défenses immunitaires de l'humanité. Les mots comptent. Si CRS = SS, il n'y a plus de SS ; si une baffe donnée dans un commissariat est du fascisme,
alors il n'y a plus de fascisme;
si chaque accrochage en Cisjordanie s'apparente a un génocide,
alors il n'y a plus de génocide.
5. Et pour compléter cette tendance a la banalisation du langage, ajoutons qu'il n'y a ni apartheid ni nettoyage ethnique en Israël.
Pas de plages séparées, ni de cinémas exclusifs,
ni de places réservées a l'arriere des autobus.
Les citoyens y votent selon le principe " one man one vote ".
Il y a des généraux druzes, des Arabes siegent au gouvernement, a la Knesset et a la Cour supreme. On a honte de rappeler ces évidences, mais certains mots, employés a tort et a travers, n'ont plus de sens hélas! Est-ce a dire qu'Israël est un paradis des droits de l'homme? Non, bien sur. Comme partout dans le monde, du chemin reste a faire... Mais, de grâce, qu'on nous épargne a Durban les souvenirs sud-africains.
6. Si le conflit du Proche-Orient n'a rien a faire a Durban, l'antisémitisme y a, lui, toute sa place. On ne m'en voudra pas de rappeler ici ce qui ne devrait plus avoir besoin d'etre rappelé: inventé a la fin des années 1870 par le publiciste allemand antijuif Wilhelm Marr, antisémitisme ne signifie point je ne sais quelle hostilité contre les Sémites, mais la haine des seuls juifs. Dans cette acception raciale, l'antisémitisme est donc une invention occidentale moderne - le vieil antijudaisme chrétien, dement laicisé. UpIntroduits dans le monde arabe la faveur du colonialisme et exacerbés par la guerre israélo-arabe, l'antisémitisme et son frere siamois le négationnisme sont devenus avec ces derniers troubles des armes de guerre d'un usage quotidien d'une effrayante banalité. Il faut savoir que les propos récents du président Assad, qui ont tellement scandalisé les Français, sont anodins comparés a ce qu'on lit, entend et voit dans les médias arabes, dans les mosquées et les universités.
7. Le sort des Palestiniens n'est pas enviable - celui des Israéliens non plus, soit dit en passant. Mais de la Tchétchénie a la Macédoine en passant par le Timor-Oriental et le Soudan, des conflits autrement sanglants ne bénéficient guere des honneurs de la Conférence mondiale contre ceci, cela et le reste - toutes guerres, pourtant, dont les fleurs vénéneuses fleurissent en toute impunité internationale. La tentative de singulariser Israël, dans cette arene internationale comme dans tant d'autres, constitue un scandale moral.
8. La diabolisation de l'Etat d'Israël est non seulement moralement inacceptable; elle est aussi politiquement absurde, du moins si l'on entend toujours faire la paix avec cet Etat. En effet, on ne traite pas avec le diable, on le combat jusqu'a ce que la lumiere ait raison des ténebres.
9. La diabolisation de l'Etat d'Israël et la mise au pilori de l'idéologie qui l'a fondé constitueraient un véritable assaut non seulement contre cet Etat, mais contre le peuple juif tout entier. Des juifs, je le sais, trouveront cette affirmation abusive. Libres a eux de s'en désolidariser; mais, au-dela des pétitions de principe, je les mets au défi de me prouver qu'elle est fausse.
10. Tout cela ne veut évidemment pas dire que la critique politique du gouvernement d'Israël soit interdite a quiconque, juif ou non juif, et que toute critique du gouvernement d'Israël s'apparente a l'antisémitisme.
Mais, comme en 1975 a New York, ce qui est en question vingt-six ans plus tard a Durban n'est pas telle ou telle politique de telle ou telle équipe au pouvoir a Jérusalem, mais la légitimité meme et l'assise morale de la nation israélienne.Pour conclure, l'objet de la Conférence de Durban est et doit rester la lutte contre le racisme.
Son détournement serait pire qu'un crime, une faute politique majeure.
Ben-Yehuda, si tu en as marre de voir tes commentaires censurés par hotpo, voici une solution pour toi, et pour tous ceux qui souhaitent s'exprimer librement sur les sujets hautement polémiques lancés par le suppôt du dieudo-lepenisme qui se cache sous le pseudo de "hopto":http://www.dailymotion.com/hoptwo
26 novembre 2006
LA FIN DE L' EUROPE
Objet :
La fin de l'Europe , Octobre 27th, 2006 by ajmch
Le viol de l'Europe par l'Islam,
Tel que le voit, entre autres, l'auteur allemand
Henryk M. Broder.
Traduction d'un article de Paul Belien dans
le Brussel Journal.
L'auteur allemand Henryk M. Broder
déclara récemment au quotidien hollandais De Volkskrant (12 octobre) que les jeunes Européens épris de liberté feraient mieux d'émigrer, que l'Europe telle que nous la connaissons n'existera plus dans 20 ans.
Assis a une terrasse de Berlin, Broder hocha de la tete en direction des autres clients et des passants et dit avec mélancolie: « Nous observons ici le monde d'hier.» L'Europe devient musulmane. Broder a 60 ans et lui-meme ne veut plus émigrer. « Je suis trop vieux », dit-il. Mais il exhorte les jeunes gens a s'en aller, a « partir pour l'Australie ou la Nouvelle-Zélande. C'est leur seule chance d'éviter les plaies qui rendront le vieux continent inhabitable.»
Beaucoup d'Allemands et de Hollandais n'ont d'ailleurs pas attendu le conseil de Broder. Le nombre des émigrants quittant les Pays-Bas et l'Allemagne dépasse déja celui des immigrants respectifs. Pas besoin d'etre prophete pour prédire, comme Broder, que l'Europe devient islamique. Il suffit d'examiner la démographie. Le nombre de Musulmans d'Europe contemporaine est estimé a quelque 50 millions et on peut s'attendre a ce qu'il double d'ici 20 ans.
En 2025 , un tiers des enfants européens naitront dans des familles musulmanes. Aujourd'hui, Mohammed est déja le prénom le plus populaire pour les garçons nés a Bruxelles, a Amsterdam, a Rotterdam et dans d'autres grandes cités européennes. Broder a la certitude que les Européens ne sont pas disposés a s'opposer a l'islamisation. Il déclara ainsi a De Volkskrant que « l'éthique dominante est parfaitement illustrée par la stupide auteur blonde avec laquelle j'ai débattu récemment. Elle disait qu'il vaut mieux parfois se laisser violer plutot que de risquer des blessures sérieuses en résistant. Elle pense qu'il vaut mieux parfois éviter de se battre plutot que de risquer de mourir.»
Dans une récente colonne du quotidien bruxellois De Standaard (23 octobre), l'auteur hollandais (homosexuel et « humaniste» déclaré) Oscar Van den Boogaard commente l'interview de Broder, déclarant que pour lui, l'islamisation de l'Europe est comme «un processus de deuil». Il se sent submergé par «un sentiment de chagrin». «Je ne suis pas un guerrier », dit-il. « Mais qui en est un? Je n'ai jamais appris a me battre pour ma liberté. Je ne suis bon qu'a en jouir.» Comme Tom Bethell l'écrivait ce mois-ci dans l'American Spectator:
« L'option séculaire-humaniste ne fonctionne tout simplement pas au niveau le plus fondamental qui soit, la démographie.» Mais il ne s'agit pas simplement du fait que les personnes peu religieuses ont tendance a avoir moins d'enfants que les gens pieux, car beaucoup d'entre elles préferent « jouir » de la liberté plutot que d'y renoncer pour élever des enfants. Les laics me semblent aussi moins enclins a se battre. Comme ils ne croient pas en un au-dela, cette vie est la seule chose qu'ils ont a perdre. Ainsi, ils vont plutot accepter la soumission que de se défendre. Comme la féministe allemande a laquelle Broder faisait référence, ils préferent se faire violer plutot que de résister.« Lorsque la foi s'écroule, la civilisation disparait avec elle », dit Bethell. C'est la la cause réelle du déclin de la civilisation en Europe. L'islamisation n'en est que la conséquence. Le mot Islam signifie « soumission » et les laics se sont d'ores et déja soumis. De nombreux Européens sont déja devenus musulmans, bien qu'ils ne le réalisent pas encore, ou qu'ils refusent de l'admettre. Certains des gens que je rencontre aux États-Unis sont particulierement inquiets au sujet de la montée de l'antisémitisme en Europe. Ils ont raison de craindre que l'antisémitisme ne croisse aussi parmi les Européens non immigrants. Ces derniers haissent les gens affichant un esprit combattif. L'antisémitisme européen contemporain (du moins celui des Européens de souche) est lié a l'antiaméricanisme. Les gens qui ne sont pas préparés a résister et sont impatients de se soumettre haissent ceux qui ne veulent pas se soumettre et sont prets a se battre. Ils les haissent parce qu'ils ont peur de les voir mettre leur vie en danger. Dans leur vision des choses, tout le monde doit se soumettre. C'est pourquoi ils en sont arrivés ? ha?r a tel point Israël et l'Amérique - et les quelques rares « islamophobes » européens qui osent parler de ce qu'ils voient se dérouler autour d'eux. Les Européens de l'ouest doivent choisir entre la soumission (islam) ou la mort. Je crains fort, comme Broder, qu'ils n'aient déja choisi la soumission - comme autrefois, lorsqu'ils préféraient le communisme a la mort.
07 novembre 2006
La petite Histoire de HANNOUCA
HANNOUCA
La petite Histoire de Hannouca
A l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif a de nombreux décrets dans le but de l'empecher de pratiquer la Torah et les Mitsvoth dans l'esprit de sainteté qu'il convient.
Il abusa des Juifs et de leurs biens.
L'Eternel envoya alors la délivrance a Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Pretre, et de ses fils, qui parvinrent a défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement.
Judith, la soeur de Mattathias joua elle-meme un role de premier rang dans cette victoire miraculeuse.Apres leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employerent a nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subit pendant l'occupation et procéderent alors a l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.L'allumage du Candélabre (Ménora) du Temple ne put se faire que grâce a la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours. Jusqu'a ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre a l'allumage de la Ménora.
Pour commémorer ces miracles, les Ha’hamim (Sages) de la génération instituerent pour les générations a venir la fete de ‘Hannouca, qui compte parmi les sept Mitsvoth dites "De Rabanane".
Source : Site Habad
Qu'est ce que "Hannouca ?"
Nous entrons bientot, dans la fete de ‘Hannouca. Cette Annee le 16 Decembre 2006 .
Cette célébration est, selon des études récentes, la fete la plus observée par la communauté Juive. Chacun y trouve une signification ou un symbole qui lui est proche. Pourtant, nos sages se demandent dans le Talmud : Mayi ‘Hannouca ? Qu’est-ce que ‘Hannouca ? Ils s’interrogent sur le véritable sens de la fete et sur sa principale leçon. Certains pensent que 'Hannouca représente le triomphe militaire sur l'ennemi et la libération de la Terre Sainte. C'est en effet une partie importante de ‘Hannouca, et sans laquelle cette fete n'aurait pas eu lieu. Mais, ce n'était la que la premiere étape. Le but était de purifier le Temple et d’y allumer la Ménorah. En d'autres termes, les Maccabis devaient balayer les ténebres de l’idolatrie et des coutumes grecques qui avaient été imposées aux Juifs en Terre Sainte; par la suite, il fallait répandre la lumiere de la Torah et des Mitsvoth, la lumiere de la pureté et la sainteté produite par le mode de vie juif.
Cela explique pourquoi nos sages n’insistent pas sur la victoire mais plutot sur le miracle de l’huile. C’est la raison pour laquelle la Mitsva de cette Fete est l’allumage des lumieres de ‘Hannouca.Quand une nation est dominée, son désir le plus naturel est de recouvrer la liberté. Pour le peuple Juif, la véritable liberté est celle qui permet de vivre selon le mode de vie judaique, celui de la Torah et des Mitsvoth. Le miracle de ‘Hannouca ne pouvait etre complet qu’une fois la Ménorah allumée a nouveau, dans un Temple purifié et sanctifié.Il y a deux différences essentielles entre les lumieres de 'Hannouca que nous allumons chaque année et celles de la Ménorah qui étaient allumées, jadis, dans le Temple.La premiere est que la Ménorah était allumée a l’intérieur du sanctuaire, alors que nous devons allumer les lumieres de 'Hannouca vers l'extérieur. La seconde différence est que la Ménorah était allumée alors qu'il faisait encore jour, tandis que les lumieres de 'Hannouca sont allumées apres le coucher du soleil. Rappelons que la lumiere symbolise la Torah. L’obscurité est alors symbole d’absence de Torah et de Mitsvoth. De meme, l’intérieur symbolise le monde de sainteté, le monde spirituel intérieur ; le dehors symbolise le monde matériel. La leçon de ‘Hannouca est claire : nous devons répandre la lumiere de la Torah au dehors. La Torah et les Mitsvoth ne sont limitées ni par le temps, ni par l'espace. Notre mode de vie ne se borne pas a certains jours de l’année, tels que Roch-Hachanna, Yom Kippour, les autres fetes et les Chabbath. Il ne se borne pas davantage a certains lieux, tels que la synagogue ou la maison. La vie juive doit etre vécue chaque jour de l'année, que ce soit a la maison ou a la synagogue, a 1’école ou au bureau, et meme en marchant dans la rue.
Nous devons apporter – grace a la Torah et aux Mitsvoth – de la sainteté aux choses les plus ordinaires, a chacun des aspects de notre vie quotidienne. Nous avons le devoir d’étendre le spirituel au monde matériel, de sorte que notre quotidien soit lumineux et rayonnant de sens.De plus, nous devons agir de façon régulierement croissante, ainsi que cela est souligné par les lumieres de ‘Hannouca que nous allumons en nombre croissant d’une nuit a l’autre de la fete ; commençant avec une bougie le premier soir, deux le second, et ainsi de suite, ajoutant chaque soir une bougie supplémentaire.
Quand chacun de nous s'acquittera de la part qui lui incombe, nous pourrons espérer que la promesse Divine sera réalisée et les ténebres de notre exil balayées ;
alors, (Psaumes 139 - 2) « la nuit brillera autant que le jour. »
Cela se réalisera a la venue du Machia’h ; le Temple sera édifié de nouveau.
Alors, la Ménorah sera allumée, mais, cette fois, pour ne plus jamais s’éteindre.
Rav Eliahou DAHAN
Comment allumer la Hannoukia et quelles bénédictions réciter ?
Le premier soir, On place le Chamache au centre et on place une bougie a droite,
On Récite les deux premieres Bénédictions avant d'allumer, et ChéHé'hiyanou en allumant cette bougie avec le Chamache.
Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Acher Kidéchanou
Bémitsvotav Vétsivanou Léadlik Ner ‘Hanoucca.
Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié
par Tes Commandements,
et nous a ordonné d’allumer les lumieres de ‘Hanoucca.
Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chéassa Nissim
Laavoténou Bayamime Haheme, Bizmane Hazé.
Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers,
qui a fait autrefois des miracles en faveur de nos ancetres, a pareille époque.
La Bénédiction suivante n’est récitée que le 1er soir
(ou la premiere fois qu’on allume les lumieres de ‘Hanoucca).
Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chehé’heyanou
Vekiyemanou Vehiguiyanou Lizmane Hazé.
Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers,
qui nous a fait grace d’atteindre cette fete.
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LA LAICITE
-Laicité
Histoire :
Le premier pas vers la laicité fut l'Edit de Nantes promulgué par Henri IV en 1598.
C'était un acte de souveraineté politique mettant fin aux guerres de religion qui avaient entraîné de nombreux massacres pendant pres de 40 ans. Pour la premiere fois, en France, on proclamait la liberté de conscience.
Par cet Edit, l'Etat, le roi, renonçait a imposer sa religion a l'ensemble des sujets.
Il veillait a maintenir l'équilibre et la paix entre les religions.
Henri IV l'avait compris, les religions ne sont pas pacifiques, jusqu'a nos jours elles ont été un facteur de conflit.
Mais ce n'est tout de meme pas la laicité au sens de 1905, car il organise quand meme la coexistence des religions.
La laicité de 1905 considere les religions comme individuelles et privées et n'organise rien.
L’Edit de Nantes a été révoqué par Louis XIV en 1685.
-Qu’est-ce que la laicité ?
C’est la protection d’une liberté individuelle fondamentale,
la liberté de conscience, pour reprendre les termes de l’article 1 de la loi de 1905, c’est-a-dire la liberté de croire ou de ne pas croire.
C’est la séparation des Églises et de l’État, deuxieme aspect de la loi de 1905.
Une séparation qui met le politique a l’abri des influences religieuses et qui interdit au politique toute ingérence dans le domaine religieux.
La laicité a incarné la prédominance de la raison, du libre arbitre et de l’esprit critique contre l’obscurantisme et contre les intégrismes.
-La laicité française, c’est avoir une conception de l’etre politique qui repose sur une autonomie de l’Etat par rapport aux religions.
En France l’autonomie du politique a du se conquérir dans un rapport tres conflictuel avec la religion dominante.
Mais cette séparation de 1905 du religieux et du politique est compatible avec des formes de reconnaissance du rôle des religions dans l’espace public.
La France, malgré ce que l’on peut entendre, a des longueurs d’avance en matiere de laicité car nous avons considéré les relations Etat-religions-société.
C’est a dire que l’autonomie du religieux et de l’Etat existe, tout en en y associant des accords entre autorités étatiques et autorités religieuses.
Et dans le cadre de la Loi 1905.
La laicité française tient compte des coopérations bénéfiques et avantageuses d’une reconnaissance et d’une participation des responsables religieux a la formation des citoyens et a l’exercice de cette citoyenneté dans la vie publique.
La République française reconnaît un certain nombre de religions en leur accordant par exemple des temps d’antenne sur une chaîne publique de télévision et sur des chaînes de radio publique.
A travers les contrats d’association, des établissements scolaires confessionnels participent au service public de l’Education Nationale.
L’acceptation de ‘carrés confessionnels’ dans les cimetieres témoigne aussi d’une forme de reconnaissance des religions dans des espaces publics, de meme que les réglementations pour l’abattage rituel dans les abattoirs.
L’Etat ou les régions (par les collectivités locales publiques), participe a l’entretien de structures cultuelles.
Il existe également des rencontres régulieres entre autorités politiques et autorités religieuses, que ce soit lors des cérémonies de nouvel an ou a l’occasion de rencontres entre les représentants de l’Etat et de telle ou telle religion.
Au Ministere de l’Intérieur comme au Ministere des Affaires Etrangeres, on entretient des relations suivies avec les représentants des cultes pour des affaires ou la coopération de ceux-ci est nécessaire.
De nombreuses personnalités politiques participent au dîner annuel du Crif.
Quant au Conseil Français du Culte Musulman, on connaît le rôle actif joué par Nicolas Sarkozy dans sa création.
Au plan local, les Maires des communes ont compris le rôle bénéfique que les différentes religions pouvaient jouer dans la vie sociale et culturelle de leur commune et entretiennent des relations régulieres avec les représentants des cultes comme représentants aussi de la société civile.
Tout en appliquant et respectant la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, la Loi de 1905, la France pratique donc une coopération avec les religions, et reconnaît le rôle social et culturel des religions dans la vie nationale.
Notre laicité est donc capable d’intégrer positivement les apports sociaux, culturels et éthiques des religions soumises de toutes façons aux regles de la République.. Elle permet a la société de s’enrichir de ses différences.
La Loi de 1905 a donc donné une laicité d’intelligence et de reconnaissance.
Cette loi de 1905 fait l’objet aujourd’hui, d’une relative approbation.
C’est pourquoi l’idée de la réformer est irresponsable ou dangereux.
Maintenant s’il y a un sentiment de frustration des musulmans de France quant a leurs possibilités de construire des lieux de culte, il existe des moyens extremement concrets et dans le cadre de la loi de 1905, comme plusieurs municipalités l’ont démontré, pour remédier a ce probleme.
Le probleme n’est pas juridique, il est politique.
-Si l’Europe doit demeurer une chance pour la laicité,
c’est parce qu’en matiere de relations Etat-religions, l’Europe est plus laique qu’on ne le pense, non pas par soucis d’uniformité mais par crainte sans doute de perdre ses racines historiques !
La construction de l’Europe est a la recherche d’un équilibre du respect des principes fondamentaux.
La laicité est un des ces principes…. comme respect des Droits de l’Homme.
Ce dialogue entre spirituel et temporel a abouti a la reconnaissance de l’autonomie du monde religieux et a l’affirmation des droits de l’individu et de la liberté de penser.
Mais comme cette laicité culturelle a aussi une dimension géopolitique : il y a des résistances, des groupes intégristes, des mouvements fondamentalistes qui réagissent a ces évolutions et cherchent a les contrarier.
L’Europe doit rester laique au plan du droit et dans ses textes fondamentaux (comme la Convention des droits de l’homme). Elle doit le rester au plan politique, et dans ses mentalités.
-La laicité se voit exposée aujourd'hui a la poussée de l'intolérance et a la recrudescence de la xénophobie et du racisme. La religion devrait etre le langage qui relie...
Découvrir l'autre et vivre avec l'autre ne veut pas dire perdre son identité ou rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle...
Le développement de différences qui ne reconnaissent pas les codes de conduite implicites du fonctionnement de la société française et de ses institutions, (des mouvements notamment islamiques), qui peuvent fonctionner sans tenir compte des regles instituées par les Etats sur le plan national, c’est ce que refuse notre République…
Certaines religions ou courants de ces religions ne sont plus capables d'imposer des normes parfois meme a leurs fideles.
On observe alors un processus de division entre croyance et appartenance.
En ce sens, il est nécessaire de distinguer la communauté religieuse, qui reste ouverte, du communautarisme ou du repli communautaire.
Il existe des catholiques, des protestants, des juifs ou des musulmans qui arrivent tres bien a vivre leur foi comme une affaire privée et a respecter la neutralité de l’espace public, mais il y a aussi des intégristes qui combattent la République.
Pour le judaisme, par exemple, la loi de l’État est au-dessus de la loi religieuse. Et ce devrait en etre ainsi pour toutes les religions présentes sur notre sol français….
Les juifs ont un atout par rapport aux musulmans, c’est de pouvoir aller au dela d’une simple identification culturelle et linguistique, en passant au niveau du réel historique.
Il y a une réalité et une différence entre culturalité et historicité.
Les juifs de souche française sont sans doute une minorité, comme les juifs en sont une dans le monde, sans que leur rôle soit réduit en proportion.
Les juifs de souche française constituent le socle et le lien de la légitimité de la présence juive en France, de maniere continue, depuis le comtat venaissin.. avignon
Ils n’ont jamais quitté la France et ont été partie prenante de la culture française.
Il n’était pas nécessaire qu’ils soient tres nombreux pour assurer un rôle significatif au sein de la communauté juive en général et du judaisme en particulier.
Il faut recentrer la communauté juive de France vers son noyau historique.
C’est le lien entre cette communauté et la France, la France qui est donc autre chose qu’un pays d’accueil, la communauté juive est donc une force coexistante depuis des siecles (par ex : Rachi, un juif du 11e siecle)
Il y a les juifs des pays de l’Est, les juifs d’Afrique du Nord, et les juifs minoritaires de souche française mais qui représentent ce lien de la continuité de la présence juive en France.
Quand la France s’est voulue laique, elle était relativement soudée.
Dans la France post laique, si ses membres ne partagent plus les memes valeurs ou la meme Histoire, la laicité risque de céder au communautarisme.
La diversité est possible dans un pays qui sait rester uni
par des valeurs fondamentales communes.
Aujourd’hui il semble qu’il risque de se disloquer.
Histoire :
Le premier pas vers la laicité fut l'Edit de Nantes promulgué par Henri IV en 1598.
C'était un acte de souveraineté politique mettant fin aux guerres de religion qui avaient entraîné de nombreux massacres pendant pres de 40 ans. Pour la premiere fois, en France, on proclamait la liberté de conscience.
Par cet Edit, l'Etat, le roi, renonçait a imposer sa religion a l'ensemble des sujets.
Il veillait a maintenir l'équilibre et la paix entre les religions.
Henri IV l'avait compris, les religions ne sont pas pacifiques, jusqu'a nos jours elles ont été un facteur de conflit.
Mais ce n'est tout de meme pas la laicité au sens de 1905, car il organise quand meme la coexistence des religions.
La laicité de 1905 considere les religions comme individuelles et privées et n'organise rien.
L’Edit de Nantes a été révoqué par Louis XIV en 1685.
-Qu’est-ce que la laicité ?
C’est la protection d’une liberté individuelle fondamentale,
la liberté de conscience, pour reprendre les termes de l’article 1 de la loi de 1905, c’est-a-dire la liberté de croire ou de ne pas croire.
C’est la séparation des Églises et de l’État, deuxieme aspect de la loi de 1905.
Une séparation qui met le politique a l’abri des influences religieuses et qui interdit au politique toute ingérence dans le domaine religieux.
La laicité a incarné la prédominance de la raison, du libre arbitre et de l’esprit critique contre l’obscurantisme et contre les intégrismes.
-La laicité française, c’est avoir une conception de l’etre politique qui repose sur une autonomie de l’Etat par rapport aux religions.
En France l’autonomie du politique a du se conquérir dans un rapport tres conflictuel avec la religion dominante.
Mais cette séparation de 1905 du religieux et du politique est compatible avec des formes de reconnaissance du rôle des religions dans l’espace public.
La France, malgré ce que l’on peut entendre, a des longueurs d’avance en matiere de laicité car nous avons considéré les relations Etat-religions-société.
C’est a dire que l’autonomie du religieux et de l’Etat existe, tout en en y associant des accords entre autorités étatiques et autorités religieuses.
Et dans le cadre de la Loi 1905.
La laicité française tient compte des coopérations bénéfiques et avantageuses d’une reconnaissance et d’une participation des responsables religieux a la formation des citoyens et a l’exercice de cette citoyenneté dans la vie publique.
La République française reconnaît un certain nombre de religions en leur accordant par exemple des temps d’antenne sur une chaîne publique de télévision et sur des chaînes de radio publique.
A travers les contrats d’association, des établissements scolaires confessionnels participent au service public de l’Education Nationale.
L’acceptation de ‘carrés confessionnels’ dans les cimetieres témoigne aussi d’une forme de reconnaissance des religions dans des espaces publics, de meme que les réglementations pour l’abattage rituel dans les abattoirs.
L’Etat ou les régions (par les collectivités locales publiques), participe a l’entretien de structures cultuelles.
Il existe également des rencontres régulieres entre autorités politiques et autorités religieuses, que ce soit lors des cérémonies de nouvel an ou a l’occasion de rencontres entre les représentants de l’Etat et de telle ou telle religion.
Au Ministere de l’Intérieur comme au Ministere des Affaires Etrangeres, on entretient des relations suivies avec les représentants des cultes pour des affaires ou la coopération de ceux-ci est nécessaire.
De nombreuses personnalités politiques participent au dîner annuel du Crif.
Quant au Conseil Français du Culte Musulman, on connaît le rôle actif joué par Nicolas Sarkozy dans sa création.
Au plan local, les Maires des communes ont compris le rôle bénéfique que les différentes religions pouvaient jouer dans la vie sociale et culturelle de leur commune et entretiennent des relations régulieres avec les représentants des cultes comme représentants aussi de la société civile.
Tout en appliquant et respectant la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, la Loi de 1905, la France pratique donc une coopération avec les religions, et reconnaît le rôle social et culturel des religions dans la vie nationale.
Notre laicité est donc capable d’intégrer positivement les apports sociaux, culturels et éthiques des religions soumises de toutes façons aux regles de la République.. Elle permet a la société de s’enrichir de ses différences.
La Loi de 1905 a donc donné une laicité d’intelligence et de reconnaissance.
Cette loi de 1905 fait l’objet aujourd’hui, d’une relative approbation.
C’est pourquoi l’idée de la réformer est irresponsable ou dangereux.
Maintenant s’il y a un sentiment de frustration des musulmans de France quant a leurs possibilités de construire des lieux de culte, il existe des moyens extremement concrets et dans le cadre de la loi de 1905, comme plusieurs municipalités l’ont démontré, pour remédier a ce probleme.
Le probleme n’est pas juridique, il est politique.
-Si l’Europe doit demeurer une chance pour la laicité,
c’est parce qu’en matiere de relations Etat-religions, l’Europe est plus laique qu’on ne le pense, non pas par soucis d’uniformité mais par crainte sans doute de perdre ses racines historiques !
La construction de l’Europe est a la recherche d’un équilibre du respect des principes fondamentaux.
La laicité est un des ces principes…. comme respect des Droits de l’Homme.
Ce dialogue entre spirituel et temporel a abouti a la reconnaissance de l’autonomie du monde religieux et a l’affirmation des droits de l’individu et de la liberté de penser.
Mais comme cette laicité culturelle a aussi une dimension géopolitique : il y a des résistances, des groupes intégristes, des mouvements fondamentalistes qui réagissent a ces évolutions et cherchent a les contrarier.
L’Europe doit rester laique au plan du droit et dans ses textes fondamentaux (comme la Convention des droits de l’homme). Elle doit le rester au plan politique, et dans ses mentalités.
-La laicité se voit exposée aujourd'hui a la poussée de l'intolérance et a la recrudescence de la xénophobie et du racisme. La religion devrait etre le langage qui relie...
Découvrir l'autre et vivre avec l'autre ne veut pas dire perdre son identité ou rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle...
Le développement de différences qui ne reconnaissent pas les codes de conduite implicites du fonctionnement de la société française et de ses institutions, (des mouvements notamment islamiques), qui peuvent fonctionner sans tenir compte des regles instituées par les Etats sur le plan national, c’est ce que refuse notre République…
Certaines religions ou courants de ces religions ne sont plus capables d'imposer des normes parfois meme a leurs fideles.
On observe alors un processus de division entre croyance et appartenance.
En ce sens, il est nécessaire de distinguer la communauté religieuse, qui reste ouverte, du communautarisme ou du repli communautaire.
Il existe des catholiques, des protestants, des juifs ou des musulmans qui arrivent tres bien a vivre leur foi comme une affaire privée et a respecter la neutralité de l’espace public, mais il y a aussi des intégristes qui combattent la République.
Pour le judaisme, par exemple, la loi de l’État est au-dessus de la loi religieuse. Et ce devrait en etre ainsi pour toutes les religions présentes sur notre sol français….
Les juifs ont un atout par rapport aux musulmans, c’est de pouvoir aller au dela d’une simple identification culturelle et linguistique, en passant au niveau du réel historique.
Il y a une réalité et une différence entre culturalité et historicité.
Les juifs de souche française sont sans doute une minorité, comme les juifs en sont une dans le monde, sans que leur rôle soit réduit en proportion.
Les juifs de souche française constituent le socle et le lien de la légitimité de la présence juive en France, de maniere continue, depuis le comtat venaissin.. avignon
Ils n’ont jamais quitté la France et ont été partie prenante de la culture française.
Il n’était pas nécessaire qu’ils soient tres nombreux pour assurer un rôle significatif au sein de la communauté juive en général et du judaisme en particulier.
Il faut recentrer la communauté juive de France vers son noyau historique.
C’est le lien entre cette communauté et la France, la France qui est donc autre chose qu’un pays d’accueil, la communauté juive est donc une force coexistante depuis des siecles (par ex : Rachi, un juif du 11e siecle)
Il y a les juifs des pays de l’Est, les juifs d’Afrique du Nord, et les juifs minoritaires de souche française mais qui représentent ce lien de la continuité de la présence juive en France.
Quand la France s’est voulue laique, elle était relativement soudée.
Dans la France post laique, si ses membres ne partagent plus les memes valeurs ou la meme Histoire, la laicité risque de céder au communautarisme.
La diversité est possible dans un pays qui sait rester uni
par des valeurs fondamentales communes.
Aujourd’hui il semble qu’il risque de se disloquer.
05 novembre 2006
DESINFORMER .....
Désinformer:
Volonté, Soumission ou Carence ?
Par Gabriel Lévy
2 novembre 2006
L’actualité nous offre l’occasion de nous pencher sur une pratique qui s’amplifie: la désinformation. En effet, l’affaire Al-Dura, du nom de l’enfant palestinien supposé, selon France 2, avoir été tué par des soldats israéliens, connaît un premier épisode judiciaire devant un tribunal parisien [1].
Ce premier épisode ne porte que sur le caractere diffamatoire ou non des propos tenus sur un site, mais (pas encore) sur le fond de l’affaire: la totalité des rushs n’a toujours pas été révélée. Dans l’actualité également, le retrait par l’agence Reuters de photographies retouchées avec Photoshop [2] lors de la guerre du Liban.
Comment désinformer? Pourquoi désinformer?
M?me si nous répondons a ces deux questions, il faut une bonne dose d’esprit critique au lecteur de la presse écrite ainsi qu’au téléspectateur pour parer a l’intoxication. Car c'est bien d’“intox” qu'il s'agit.
Comment désinformer?
De nombreuses publications sont consacrées aux techniques de désinformation. Des sites, des agences spécialisées, en s’efforçant de scruter les médias pour épingler les fausses informations, nous en apprennent plus sur les moyens utilisés. Un opuscule intitulé “Techniques de désinformation: manuel pour une lecture critique des médias” [3], rédigé par un collectif d'auteurs de la mouvance altermondialiste espagnole, résume les procédés les plus courants de la désinformation.
Rien n’est innocent: la mise en page des articles, la focalisation, la surexposition [4] - ou, au contraire, l’omission - de certains faits, le langage, la structure du récit, l’association des textes et des photos. Ces instruments sont savamment utilisés pour faire apparaître une pseudo réalité, une réalité virtuelle, c’est-a-dire “un événement tel qu’il n’est pas, ou faire en sorte que l’attention du lecteur converge seulement sur certains aspects de l’information, et en omette d’autres”. Quant a la regle selon laquelle un article doit répondre aux six questions basiques qui-quoi-comment-quand-ou-pourquoi,
elle est rarement respectée.
Ainsi, les entorses a la rigueur sont-elles fréquentes et contraires a ce que nous serions en droit d’attendre des journalistes: unilatéralisme dans la relation d’un fait, mise en valeur outranciere de ce fait par une photographie de taille “disproportionnée” - quand celle-ci n’est pas elle-m?me retouchée -, sémantique inexacte, langage orienté (usage selon les cas d’un ton triomphaliste [5], péjoratif ou réprobateur), fausse symétrie, utilisation des mots dits “magiques”, ceux qui font recette (colon, apartheid, ultra-orthodoxe, humiliation, crime contre l’humanité, etc.), détournement de sens (e. g. combattant pour terroriste), dissimulation des activités réelles des personnes interrogées, absence de vérification de ce qui, dans leurs dires, releve de la réalité ou de la supposition, choix arbitraire des sources, informations sciemment occultées, diabolisation, interprétation “légere” des sondages [6], etc.
Rien n’est anodin. Les caricatures? L’équilibre dans leur représentation n’est jamais de mise. Pire, elles ne sont tolérées que lorsqu’elles ont pour but de se gausser de la civilisation occidentale. Tout cela est parfaitement connu, mais gardons-nous continuellement ces criteres d’analyse dans nos mémoires?
Autre aspect: les grands quotidiens font appel a des plumes étrangeres au journal pour commenter l’actualité dans une chronique dite de libre opinion. Illusion d’objectivité car il ne s’agit bien souvent que d’un trompe l’?il, d’un faire-valoir. Il leur suffit de ne pas respecter l’équilibre dans le nombre et l’importance des chroniques. “Ce ne sont que des ‘fissures contrôlées’ qui donnent crédibilité au média en le dotant d'une apparence de pluralisme et d'indépendance, et qui sont abondamment contrastées par un bombardement d'informations de signe contraire” [7].
Bien s?r, il existe de nombreuses variantes de ces techniques, renouvelées chaque jour et pendant des années. Leurs auteurs cultivent ainsi une opinion publique conforme, ou a peu pres, a ce qu’ils souhaitent: anesthésiée ou revendicatrice. Meme pour un article banal, sans portée apparente, les tentatives de désinformation peuvent prévaloir et le lecteur vigilant n’en saisit pas la raison. Seconde nature de celui qui l’écrit? Parano?a de celui qui le lit avec trop d’attention?
Pourquoi désinformer?
1. Volonté
Le but est, soit pour les pouvoirs en place (régimes de droite comme de gauche) d’obtenir une opinion publique anesthésiée ou, mieux, coopérante, soit pour les mouvements d’opposition une opinion réactive ou, mieux, revendicatrice.
La désinformation est volontaire lorsqu’elle s’exerce au profit d’une idéologie.
Sans remonter jusqu’? l’affaire Dreyfus, on peut rappeler un exemple classique: celui du journal communiste, “Les Lettres Françaises” (dirigé par Aragon) qui, en 1947, insultait Victor Kravchenko (ex-fonctionnaire de l’URSS et auteur d’un best seller intitulé “J’ai choisi la liberté”), le traitant de faussaire, d’ivrogne, d’illettré et, distillant des “preuves”, le déclarait incapable d’avoir écrit ce livre. Kravchenko intenta un proces en diffamation contre le journal, alimentant ainsi la presse durant de nombreux mois, et le gagna en 1949.
Autres exemples: le journal l’Humanité fut le dernier ? publier le rapport Khrouchtchev (présenté a Moscou le 27 février 1956 et publié partiellement par le New York Times le 7 mars 1956). L’information, verrouillée, ne tolérait pas le moindre écart avec la ligne du Parti. Ce m?me journal “licencia” Picasso a la mort de Staline pour un portrait de ce dernier qui n’était pas assez complaisant.
Ces rappels indiquent que des médias écrits sont a la disposition d’une idéologie ou d’un parti et qu’ils n’en font pas mystere (le sous-titre de l’Humanité est “organe du parti communiste”). Reconnaissons du moins que le lecteur n’est pas trompé sur la marchandise. Il est prévenu et ne s’attend pas a ce que soit respectée la regle selon laquelle “les faits sont sacrés, le commentaire est libre”.
Par ailleurs, d’autres publications ne témoignent pas d’un engagement politique aussi affirmé, au sens de l’adhésion a un parti politique. Emanation de groupes partisans, altermondialistes, anti-impérialistes ou similaires, elles ne tentent pas de tromper le lectorat. Dans un meme registre, mentionnons les nombreux sites internet et radios de la mouvance islamiste dont on ne peut pas dire qu’ils font dans la mesure.
Lecteurs, auditeurs et internautes sont avertis. L’effort pour garder un libre arbitre est moins grand que pour les médias qui avancent masqués.
Plus subtile et plus fallacieuse - car l’engagement reste inavoué - est la désinformation pratiquée par un média qui se proclame organe d’information, voire “journal de référence”. Toutes les techniques déja citées sont utilisées. Elles ont été amplement commentées dans deux livres consacrés au journal Le Monde [8]. Par la désinformation, “la direction peut a loisir honorer ou discréditer hommes politiques, patrons et intellectuels, selon ses intérets propres et ses choix partisans” [9]. Vous l’avez compris, il ne s’agit pas de loyauté envers un parti, mais de choix partisans.
Perfide, la désinformation quasi-unanime lorsqu’il s’agit des Etats-Unis [10] ou de ses alliés [11]. Le summum a été atteint lors de la relation des dégats de l’ouragan Katrina par la presse française [12]. Tous les poncifs ont été psalmodiés: “des différences ethniques et sociales” pour expliquer des retards apportés aux secours, “leur incapacité de faire face aux pillages”, “la pauvreté et du racisme, tares historiques” de ce pays, leur responsabilité dans “le massacre de l’environnement”. La presse se réjouissait ainsi du fait que “ la premiere économie du globe vacille comme un vulgaire Etat du tiers-monde”.
Haineuse, lorsqu’il s’agit d’Israël, avec la volonté constante de sa déshumanisation. La relation de la récente guerre du Liban a atteint, a cet égard, le comble de la désinformation par la fabrication d’images grace ? un logiciel standard de retouche d'images, par des mises en scene tantôt cyniques, tantot morbides, par la répétition des m?mes clichés a des dates différentes. Ce qui ne laisse pas d’inquiéter, c’est que “la fabrique des images a eu recours au plus vieux et au moins bien caché de tous les secrets que recele le sac a malices d’un escroc ordinaire: les gens voient ce qu’ils veulent voir, ils croiront ce qu’ils veulent croire” [13]. Nous sommes confondus de constater que des procédés de mystificateurs sont toujours efficaces. “Calomniez, calomniez, …”.
Outranciere encore, lorsqu’il s’agit de qualifier de “mur de la honte” la barriere de protection édifiée par Israël, alors qu’un pareil “mur” est érigé par l'Espagne ? Melilla afin de parer a une immigration clandestine massive. Ainsi, une telle mesure serait compréhensible lorsqu'il s'agit d'empecher les damnés de la terre de tenter d'échapper aux conditions de vie misérables qui sont les leurs, tandis qu'elle serait inacceptable des lors qu'il s'agit d'empecher les terroristes palestiniens de semer la mort dans les rues israéliennes.
Par la fabrication de faux et le truquage d’images, la propagande vient de trouver son meilleur véhicule. Tel est le cas de la mise en scene d’un “activiste” palestinien mort qui tombe de son brancard et qui y remonte, de l'enfant qui agonise dans les bras de son pere, l’un mortellement touché, l’autre blessé sans que nulle trace de sang n’apparaisse, de fumées rajoutées a des clichés pour signifier l’embrassement de la ville de Beyrouth, d’ambulance prétendument bombardée par les forces israéliennes, d’instrumentalisation éhontée du cadavre d’un enfant a des fins de propagande, etc. Ce procédé, devenu hélas ravageur car
“ une image vaut mille mots ”, est probablement la désinformation la plus redoutable, car elle s’adresse a des millions de personnes.
Nul ne nie, en effet, que les images de Netzarim (affaire Al-Dura) ont été le brulot de l’intifada déclenchée deux jours plus tard et des centaines de morts qui en ont résulté.
A ce titre, la responsabilité du média télévisé est considérable. S’il était, pour ces six derni?res années, une information qui mériterait d’?tre vérifiée, c’est bien celle-la. Or, les responsables de la chaine - toujours en poste - se livrent devant les tribunaux au jeu de bonneteau, en cachant deux cartes sur trois.
Il y a tout ce que l’on dit et tout ce que l’on ne veut pas dire. “ Dans notre démocratie l’Omerta fonctionne le plus souvent de mani?re tacite ” [14].
Un seul exemple? Le plus démonstratif: aucun média n’a jamais révélé l’existence du second foyer de François Mitterrand, entretenu par les contribuables français, pas meme Le Canard enchaîné.
2. Soumission
Désinformer par soumission aux multiples pouvoirs, c’est le plus souvent ne pas informer. Mais le but est le meme: se garder de réveiller l’opinion publique ou éviter le risque de la modifier.
Le silence est une nécessité pour ne pas déplaire au pouvoir en place, dispensateur des informations (parfois de scoops) et pourvoyeur de recettes par ses subventions, les annonces légales, la publicité de ses campagnes nationales, ou par le biais des organismes d’Etat comme, par exemple, la SNCF ou l’EDF.
La présence de l’Etat dans les médias est considérable.
Il controle le groupe France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5, RFO) le groupe Radio France (France Inter, France Info, France Culture, France Bleu, France Musique) et, surtout, l’Agence France Presse (AFP), qui fournit a la plupart des médias les informations que ces derniers publient. Non seulement l’AFP fournit des informations, au demeurant sans toujours convenir du déséquilibre de ses sources, mais elle les commente, et ses commentaires sont repris le plus souvent in extenso.
Les recettes des médias sont également fournies par la publicité des grands groupes industriels et commerciaux, voire des syndicats. Une information qui leur est préjudiciable sera traitée sommairement ou omise. Nécessité oblige.
La désinformation la plus déterminante est celle imposée de fait par le lectorat. En effet, les lecteurs ne zappent pas. Ils restent, en regle générale, fideles a leur quotidien ou a un hebdomadaire auquel ils sont souvent abonnés. Ils représentent une clientele captive et un groupe de presse ne peut des lors changer sa ligne éditoriale.
Impossible pour Edouard de Rothschild, actionnaire principal du quotidien Libération, d’orienter ce journal vers la voie libérale qu’il assume dans ses affaires, sous peine de perdre ses lecteurs. Il existe ainsi un feedback entre lecteurs et rédacteurs. Le lecteur de ce journal qui, a des degrés plus ou moins nets, est altermondialiste, antilibéral, anti-américain, anti-israélien et/ou solidaire des sans-papiers, doit retrouver dans ces pages l’approbation de son mode de pensée, et les journalistes ne manquent pas d’y pourvoir.
Désinformation par absence d’information,
le silence des médias est obtenu aussi par le chantage et la peur.
Seul l’hebdomadaire Charlie Hebdo a accepté le risque de rompre le silence sur l’affaire des caricatures. Le philosophe Robert Redeker, enseignant a Toulouse et auteur d’une tribune libre sur l'Islam publiée dans Le Figaro est actuellement menacé de mort. Il doit vivre sous protection policiere et dans des conditions financieres précaires...3. Carence
Le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel recommande “de vérifier l’exactitude des informations diffusées ou, en cas d’incertitude, de les présenter au conditionnel et d’en citer la source et la date” et “de procéder, en cas de diffusion d’informations inexactes, a leur rectification dans les meilleurs délais et dans des conditions d’exposition comparables” [15].
Les journalistes ne respectent pas toujours ces regles. Carence, négligence, imprudence? Ultime alibi, ils prétendent avoir été piégés. Mais ils sont coupables, forcément coupables, d’avoir “oublié” de les “présenter au conditionnel et d’en citer la source et la date”.
Dernier exemple en date: l’agence Reuters qui admet avoir été piégée par son photographe (ce dernier a “exercé” pour l’agence de 1993 et 2003, puis a nouveau depuis avril 2005). Pietre excuse, mais utilisée par tous les médias qui couvrent l’actualité moyen-orientale. Ils prétendent - mais sans doute ont-ils raison - qu’ils ne peuvent pas exercer librement leur tache en raison de l’obligation de disposer d’un cameraman “du cru”, de la difficulté de se rendre sur les lieux, du risque de rapt des qu’ils s’éloignent de leurs hotels, du controle par les organisations en place des contacts qu’ils peuvent avoir, etc. En conséquence, ils devraient - sauf a etre des complices objectifs - s’attacher, avec la plus grande vigilance, a controler ce qu’ils livrent au public.
En définitive, la désinformation, hélas, atteint toujours son but. Il suffit pour s’en convaincre de consulter l’évolution des sondés sur les sujets qui font l’objet de la plus grande couverture médiatique: “La plaie est faite, et quoique (on) en guérisse, on verra du moins la cicatrice” [16].
L’information objective est un mythe. Dans les cas ici évoqués, cette constatation est désespérante. Peut-on, toutefois, meme imparfaitement, se tenir au courant? Il faudrait pour cela multiplier les sources pour ne manquer aucune information, principalement en consultant les nombreux sites qui refletent peu ou prou nos propres opinions, et analyser avec une méticulosité presque paranoiaque les informations données par les grands médias.
Malheureusement la tache est immense, elle ne peut etre accomplie que par un petit nombre d’entre nous. Il en résulte que la désinformation du plus grand nombre a encore de beaux jours devant elle.
[1] Nidra Poller, Al-Dura: The Verdict, Politics Central, 19 octobre 2006.
[2] “Reuters Doctoring Photos from Beirut?”, Little Green Footballs, 5 ao?t 2006.[3] “Techniques de désinformation: manuel pour une lecture critique des médias”, La Escuela Popular de Personas Adultas de Prosperidad, octobre 2003.[4] “Etude de la fréquence et de l’orientation des articles parus dans Le Monde, Le Figaro et Libération”, Observatoire du Monde Juif, 2002, p. 103-141.
[5] “Phnom Penh. La ville est libérée”, Le Monde, 10 avril 1975.
[6] Dans Le Figaro du 15 septembre 2006: “Ils sont m?me 61 %, généreux, ? estimer qu’en dépit des difficultés budgétaires rencontrées par la France, la France doit maintenir l’aide aux pays pauvres”. Combien parmi ces 61 % payent-ils des impôts?
[7] “Techniques de désinformation: manuel pour une lecture critique des médias”, op. cit.
[8] Michel Legris, “Le Monde tel qu'il est”, Plon, 1976. Pierre Péan et Philippe Cohen, “La face cachée du monde. Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir”, Mille et Une Nuits, 2003.
[9] “La face cachée du monde. Du contre-pouvoir aux abus de pouvoir”, op. cit.[10] En couverture du Point du 2 mars 2006: “Le r?ve américain est-il devenu un cauchemar?”.
[11] En premi?re page du Parisien du 8 juillet 2005: “Al-Qaida punit Londres”.[12] Menahem Macina, “L’ignoble coup de pied de l’âne français au lion américain blessé”, UPJF, 4 septembre 2005.[13] Jules Crittenden, Boston Herald du 9 ao?t 2006 (in L'Arche, n° 582).[14] Sophie Coignard et Alexandre Wickham, “L’Omerta française”, Albin Michel, 1999.[15] “Recommandation ? l'ensemble des services de télévision et de radio relative au conflit au Moyen-Orient”, CSA, 18 mars 2003.[16] Jean-Baptiste Rousseau (1671-1741), “Premier épître”.
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