12 décembre 2006

LES ANNEES NOIRES DES JUIFS d' ALGERIE

En savoir plus sur les années noires des Juifs d’Algérie (1940-1944)
Par Cyrano pour Guysen Israël News


Lundi 11 décembre 2006

L’excellent livre de Benjamin Stora
« Les trois exils, Juifs d’Algérie »

a laissé plus d’un lecteur sur sa soif.
Soif d’informations sur les camps d’internement du Sud Algérien,
sur l’engagement des Juifs d’Algérie dans la guerre,
et sur les raisons du retour si tardif a la légalité républicaine apres le débarquement allié en Afrique du Nord.
Le but de cet article est de tenter de répondre a ces interrogations.
L’enquete n’a pas été facile : de nombreux livres ont été publiés sur cette période, mais la plupart ne traitent du sort de la communauté juive d’Algérie que de façon succincte.

Une exception : le livre de Michel Ansky
« Les Juifs d’Algérie du décret Crémieux a la libération »
(1). Publié par le Centre de documentation juive contemporaine (CDJC), cet ouvrage est préfacé par le Professeur Henri Aboulker, grande figure de la résistance française a Alger en 1942.
Il aborde les themes cités plus haut de façon exhaustive.
Des entretiens avec un ancien des Forces Françaises Libres,
Charles C., et un ancien du camp de Bedeau,
Albert S. m’ont permis de recueillir des témoignages inédits
(2). Les camps d’internement du Sud Algérien-
Avant le 8 novembre 1942 Entre 1940 et 1942,
les autorités de Vichy
ont créé une douzaine de camps d’internement,
pour la plupart dans le Sud Algérien.
Les premiers occupants furent des étrangers,
Juifs ou non, ayant servi comme volontaires dans les Forces françaises pendant la guerre contre les puissances de l’Axe et devenus indésirables apres l’armistice. D’abord internés dans des camps du midi de la France, ils ont été transférés en Algérie en 1940 et 1941.
Ils ont été bientôt rejoints par des prisonniers politiques, francs-maçons et communistes, puis par les conscrits Juifs régulierement mobilisés avec leur classe, mais enrôlés « a part ». Le réseau des camps comportait des régimes de sévérité inégale : il valait mieux etre dans un « groupement de travailleurs étrangers » que dans un « centre de séjour surveillé ». Les plus redoutables étaient les camps disciplinaires, comme celui de Djenen-bou-Rezg (Sud Oranais), véritable bagne dont les gardiens - souvent des sous-officiers ou d’anciens sous-officiers la Légion étrangere, parfois des membres d’une milice fasciste, le « Service d’Ordre Légionnaire » - maniaient la cravache et usaient de sévices corporels, notamment le cruel « supplice du tombeau ». Les conditions de détention – notamment la sous-alimentation, les températures extremes, l’hygiene déplorable - ont provoqué chez les captifs des maladies graves et parfois la mort. -
Apres le 8 novembre 1942
Le nombre de camps et de détenus s’est accru a partir de janvier 1943 -
deux mois apres le débarquement américain ! -,
avec la mobilisation de nouveaux conscrits,
« Juifs indigenes » exclus des unités combattantes
et dont le statut officiel était celui de « pionniers israélites ».
Le tristement célebre camp de Bedeau (Sud Oranais),
« l’un des plus durs, reçut en quelques mois plus
de 12 000 Juifs des classes 33 a 43 »
(1). Une mesure lourde de signification :
dans ce camp, les tenues militaires ont été remplacées
par des tenues civiles noires,
ce qui valait aux conscrits le surnom de « corbeaux ».
Donnons la parole a un ancien de Bedeau :
« Pour un jeune soldat, débarquer d’un train
dans le sud désertique et se voir encadré par
d’autres soldats baionnette au canon,
tout comme des prisonniers, c’était légerement offensant déja…
Puis nous connaissons notre premier rassemblement,
le capitaine De Lisane s’adresse a nous :
« Vous autres Juifs, vous n’aurez pas l’honneur de porter les armes,
mais vous aurez des pelles et des pioches »
(3). Et en effet les « pionniers »
ont passé le plus clair de leur temps a casser des cailloux
ou a ramasser de l’alfa, ce qui occasionnait des lésions aux mains) sous le soleil africain.
Ceux qui exprimaient des sentiments pro-Alliés étaient insultés,
battus et punis de prison. Paradoxalement,
on offrait a ces « Juifs indigenes » la possibilité de s’engager dans des troupes de choc, les « Corps Francs » mais ils ont vite compris qu’un tel engagement équivalait a un arret de mort.
-Une dissolution laborieuse La dissolution des camps n’a commencé que fin avril 1943; encore faut-il préciser que les libérations se sont faites au compte-gouttes pour les différentes catégories de détenus. Le rétablissement d’une situation normale a duré plusieurs mois et s’est effectué dans la plus grande confusion.
Ce n’est qu’en juin-juillet 1943 que les nouvelles recrues et quelques anciennes furent affectées dans les corps de leur choix.
-Le jugement des bourreaux En 1944, quelques responsables des camps ont été jugés par des tribunaux militaires et deux des pires tortionnaires ont été fusillés. Certains gardes ont été condamnés a des peines de prison, mais la plupart n’ont pas été inquiétés. L’engagement des Juifs d’Algérie dans les forces alliées, de Cassino a Belfort
La politique antisémite ouvertement déclarée de Giraud
(comme celle de Darlan) était d’écarter les Juifs du combat contre les Allemands. Malgré le pouvoir vichyste, la participation des Juifs algériens a la guerre a été massive : - Il y eut d’abord de nombreuses évasions de conscrits juifs des centres ou ils étaient parqués. Ces « désertions » s’effectuaient dans des conditions périlleuses, en raison du zele de gendarmes a la gâchette facile.
Certains « pionniers » ont rejoint la division Leclerc
(la future 2e DB) en Libye ou en Tunisie.
D’autres, comme Charles C., en mai 1943,
apres un périple depuis le camp de Cheragas,
(localité proche d’Alger), jusqu’a Tunis dans un camion de l’armée britannique, ont été incorporés dans la « Premiere Division Française Libre » ; cette division, sous les ordres du général Koenig, s’était illustrée a Bir-Hakeim et El-Alamein. -Lorsque les camps ont été enfin dissous, d’anciens
« pionniers », en grand nombre, ont été intégrés
dans les unités combattantes,
la plupart préférant les Forces Françaises Libres (FFL)
a« l’armée Giraud ». Ainsi de nombreux Juifs d’Algérie ont participé a la campagne d’Italie avec la sanglante bataille de Cassino, puis au débarquement allié sur la côte méditerranéenne française et a la libération de la France.
Le retour (tardif) a la légalité républicaine Au nom du réalisme, un dialogue s’est noué entre les autorités américaines et les représentants de Vichy, Darlan et Giraud. De ce fait, on a mis de côté le « probleme juif » laissant en l’état la situation des 125 000 Juifs d’Algérie.
La conférence d’Anfa (Casablanca, Maroc)
a réuni en janvier 1943 Roosevelt, Churchill, Giraud et de Gaulle.
Sous la pression, Giraud, alors seul au pouvoir a Alger, a du s’engager a libérer les 27 résistants du 8 novembre 1942 jetés en prison apres l’assassinat de Darlan. Mais le retour a la légalité a demandé de longs mois malgré l’éviction de Giraud et la prise des commandes par de Gaulle, car les cadres administratifs, civils et militaires, antisémites et pétainistes, « sabotaient les notes de service et les circulaires ministérielles »
(1). Le poids de la presse
La presse a joué un rôle de premier plan dans le renversement du pouvoir de Vichy en Algérie. Des journalistes français exprimaient leur opposition aux autorités dans des publications semi-clandestines comme Combat et Le Canard dissident.Surtout, des correspondants de guerre américains et britanniques ont alerté l’opinion publique des Etats-Unis et de Grande-Bretagne par leurs reportages sur l’Afrique du Nord «libérée», tandis que les fameux éditorialistes Walter Lipmann et Dorothy Thompson interpellaient avec virulence leurs dirigeants, jugés responsables d’écrire une « page noire de l’histoire des Etats-Unis »
(4). Il est terrible d’apprendre que :
- le Président Franklin D. Roosevelt,
qui n’appréciait guere le général de Gaulle,
a approuvé les accords déshonorants passés avec les représentants de Vichy, accords inspirés par une politique « d’expédients militaires » ;
- Robert Murphy, consul américain a Alger, a fermé les yeux sur les arrestations arbitraires du 30 décembre 1942, considérant qu’il s’agissait d’une « affaire franco-française ». Le maintien du régime de Vichy et des lois raciales en Algérie n’aurait pas été possible sans le « laisser-faire » des Etats-Unis. Le silence des historiens Les victimes du régime de Vichy ont gardé un souvenir amer de cette période, tel Albert S. « incorporé » a Bedeau, qui n’a pas oublié les humiliations quotidiennes, la faim, le froid nocturne du désert - comme ses camarades, il dormait sous la tente a mzme le sol -, les coupures des mains provoquées chaque jour par le ramassage de l’alfa… Le terme d’inconfort est bien faible pour décrire ces conditions de vie ; mais cet ancien de Bedeau n’ose pas se plaindre outre mesure, en évoquant le sort des internés du Sud algérien qui ont été torturés ou y ont laissé la vie.
On comprend que la plupart de nos contemporains
ignorent ces faits : vous n’en trouverez aucune trace
dans des livres d’histoire relatant la Deuxieme Guerre mondiale
et, a de rares exceptions pres, ces faits sont rapportés de façon sommaire dans les ouvrages spécialisés.

Sources1- Michel Ansky. Les Juifs d’Algérie du décret Crémieux a la Libération. Préface de Henri Aboulker. Postface de André Philip et Pierre Paraf. Editons du CDJC. Paris, 1950. 374 pages.
2- Interviews réalisées par l’auteur en décembre 2006 de Charles C. et Albert S. 3- Docteur Claude Lasry.
Une petite guerre. Texte inédit. 19894- Wikipédia. Régime de Vichy en Afrique libérée (1942-1943) : www.wikipedia.orgPour en savoir plus : Norbert Belange .

OBSERVATIONS Suite a ces deux Articles

( ce 11 Janvier 2007 )
Quelques observations sur « Les trois exils »

de Benjamin Stora


Par Yves Maxime Danan pour Guysen Israël News


Jeudi 11 janvier 2007


Deux récents articles de Cyrano –

la critique du livre Les trois exils-Juifs d’Algérie de Benjamin Stora et En savoir plus sur les années noires des Juifs d’Algérie (1940-1944) – ont suscité des réactions nombreuses, et souvent passionnées des lecteurs. Notre collaborateur, Cyrano, a recueilli le témoignage du professeur Yves Maxime Danan, adolescent en Algérie lors de la Seconde Guerre mondiale, et proche parent de deux des leaders de la résistance, les professeurs Henri et José Aboulker. Nous avons convaincu Yves Maxime Danan de livrer ses critiques argumentées de cet ouvrage.
L’initiative de Benjamin Stora de relater l’histoire moderne des Juifs en Algérie, de façon distincte de celle de tout le Maghreb constitue une initiative intéressante. Mais cet ouvrage comporte certaines lacunes et de sérieux défauts. En premier lieu, son titre est critiquable. Certes, les Juifs d’Algérie ont subi deux exils, ceux-l? bien réels : l’un sous le régime de Vichy qui leur a retiré leur citoyenneté française, et l’autre, définitif, lors de l’indépendance qui les a poussés au départ, en 1962, d’un pays o? ils étaient présents depuis l’antiquité. Par contre, loin d’avoir été un « exil », l’arrivée des Français en 1830 a constitué pour ces Juifs une véritable libération. En effet, les Français ont fait cesser du jour au lendemain le terrible apartheid musulman imposé depuis le VIIIe si?cle aux Juifs en raison de leur statut de dhimmis, dans un pays qui était le leur, bien des si?cles avant l’invasion arabe. L’importance des juifs était telle dans ce pays que ce fut une reine guerri?re juive, la Kahena des Djeraouas de l’Aur?s, qui dirigea la résistance berb?re apr?s la mort du roi chrétien Koceila (1). Une fois la Kahena vaincue, de nombreux juifs et chrétiens se convertirent ? l’islam sous la pression de l’envahisseur arabe. Quant ? ceux qui refusaient cette conversion, ils se sont trouvés réduits ? la condition de dhimmis, sujets de seconde zone, soumis ? une série d’interdits infamants. L’oppression des juifs dhimmis dans la Régence d’AlgerL’humiliation et l’oppression ont été le quotidien des juifs de la future Algérie pendant 11 si?cles, notamment dans la Régence d’Alger intégrée depuis 1529 ? l’Empire ottoman. C’est ce que nous rappellent les témoignages précis et concordants de témoins, ni juifs ni musulmans, relevés par Philippe Danan dans ses recherches de doctorat (2) : ceux du P?re Diego de Haego en 1612, de Laugier de Tassy en 1724, du consul de France Dubois–Thainville en 1805 et de son homologue américain William Schaler en 1825. Benjamin Stora a signalé beaucoup trop allusivement (p. 31 et 32) cette situation tragique qui allait expliquer toute la suite. Citons quelques éléments caractérisant la condition de dhimmi : - interdiction absolue de se défendre en cas d’agression par un musulman, et soumission permanente aux insultes de n’importe lequel d’entre eux. A noter que certaines obligations vestimentaires relevées par Benjamin Stora - manches trop amples et savates non retenues ? l’arri?re – étaient destinées ? emp?cher les juifs de se défendre ou de fuir ; - en cas de litige avec un musulman, obligation de se soumettre au verdict d’un tribunal coranique, devant lequel tout témoignage de juif était considéré comme nul (3) ; - interdiction de sortir de la Régence, sauf ? avoir garanti son retour par une forte caution ; - interdiction de blasphémer sous peine d’?tre br?lé vif. En cas de transgression de l’un de ces interdits par un juif, la sanction était le b?cher. A Alger, les b?chers destinés aux juifs étaient établis ? la porte Bab El Oued, l? o? les Français les ont remplacés par leur Grand lycée Bugeaud. A ce régime permanent s’ajoutaient périodiquement les pogroms pratiqués avant chaque départ en expédition par les janissaires (Ndlr : fantassins au sein de la troupe d’élite de l’Empire ottoman), suivis de la populace. Dans un rapport ? l’empereur Napoléon 1er du 11 messidor an XIII, le consul Dubois-Thainville a relaté le grand pogrom de juin 1805 ? Alger, au cours duquel il a sauvé 200 juifs de la mort en leur donnant asile. Enfin, pour couronner ces onze si?cles d’oppression, le Dey, détenteur du pouvoir au sein de la Régence, en avait chassé les juifs lors de la marche sur Alger des troupes françaises. Ces juifs s’étaient donc trouvés pris entre deux feux, et victimes des tirs de soldats français qui les prenaient, du fait de leurs v?tements orientaux, pour des combattants musulmans. Par conséquent il était bien normal que les juifs accueillissent les Français en libérateurs d?s leur entrée dans Alger, comme l’aurait fait toute autre minorité opprimée en de telles conditions. A l’encontre de tous les témoignages de l’accueil favorable réservé par les juifs aux Français, l’ouvrage de Benjamin Stora, indique dans un renvoi (p.166, r. 2), sans citer de source, que lors de la prise de Constantine, en 1837, des juifs auraient fait le coup de feu aux cotés des Turcs. Selon cet auteur, « les juifs aimaient leur Bey [Ahmed] et leur ville ». Or, aucun des témoins visuels français qui ont relaté la prise de Constantine apr?s y avoir participé - Lamorici?re, Saint-Arnaud, Canrobert et Mercier - n’a parlé de combattants juifs. Ce qu’ils n’auraient pas manqué de faire s’ils en avaient rencontrés. Seul Mercier mentionne les juifs pour rapporter qu’ils ont été requis pour rassembler les corps des combattants morts en deux tas, et deux seulement : l’un pour les cadavres français, et l’autre pour les musulmans. Bien plus, aux archives du Service historique de l’Armée de Terre (4), Philippe Danan a examiné une douzaine de rapports d’officiers subalternes, dont certains datés du surlendemain de la prise de Constantine. Il a constaté qu’aucun d’entre eux n’indiquait la participation de juifs aux combats. Quant ? l’allégation par Benjamin Stora d’un prétendu amour des juifs constantinois pour leur Bey [Ndlr : chef d’une des trois provinces de la Régence], on en reste confondu si l’on sait que ce m?me Bey avait fait enlever dans sa ville quelque temps auparavant, en 1818, 17 jeunes filles juives pour les offrir en cadeau au Dey d’Alger ! C’est pourquoi, le Grand Rabbin Michel Aron Weill a écrit, en 1850, dans un rapport sur Constantine : « Si jamais population a du accueillir avec reconnaissance, avec bonheur, un changement de régime, c’est la communauté israélite de Constantine. Elle était, dans les derniers temps surtout, sous la domination du farouche Achmed Bey et de Seid ben A?ssa, la plus opprimée des populations israélites d’Algérie, la plus exposée aux caprices d’un pouvoir tyrannique, la plus sujette aux vexations de toute nature… » (5). Les juifs d’Algérie libérés par l’autorité française, ou le prétendu « premier exil » De fait, les Français, d?s leur installation, ont immédiatement mis fin ? la dhimma en application de l’acte de capitulation du 5 juillet 1830 négocié préalablement avec le Dey, et selon lequel « l’exercice de la religion mahométane restera libre. La liberté des habitants de toutes les classes, leur religion, leurs propriétés, leur commerce ne recevront aucune atteinte ». Les juifs obtenaient ainsi la liberté de se déplacer, de pratiquer n’importe quel métier, de se v?tir ? leur convenance, de monter ? cheval, de s’armer et de se défendre en cas d’agression. De plus, leur parole valant désormais celle d’un autre, le général Clausel, commandant en chef, voulut établir un tribunal mixte o? deux rabbins et deux muftis siégeraient aux cotés de juges français, afin que les non musulmans cessent de dépendre pour leurs litiges inter religieux du seul tribunal coranique. Malheureusement, ce tribunal mixte ne vit pas le jour, car les muftis refus?rent de siéger aux cotés de juges juifs, et l’on eut recours ? d’autres solutions. Il n’en reste pas moins, que loin d’?tre un « exil », l’indigénat sous l’autorité de l’armée de Charles X, qui n’avait pourtant rien de révolutionnaire, a constitué pour les juifs une véritable libération. L’adhésion des juifs d’Algérie ? l’influence françaiseLes juifs allaient montrer leur reconnaissance en adhérant d’emblée aux valeurs françaises. Les premi?res écoles françaises de garçons ouvertes aux enfants indig?nes ? partir de 1831 connurent un succ?s immédiat aupr?s des parents juifs qui, ? la différence des musulmans, y envoy?rent leurs enfants. De m?me, d?s l’apparition des écoles chrétiennes, les m?res juives, pourtant tr?s traditionalistes, n’hésit?rent pas ? confier leurs filles aux bonnes s?urs, instaurant ainsi une tradition qui allait subsister jusqu’? la Premi?re Guerre mondiale. Simultanément, les juifs consentirent sans difficulté ? réduire progressivement certaines spécificités, en renonçant d’abord ? leurs juridictions mosa?ques, puis en abandonnant compl?tement leur statut civil religieux, au profit du statut civil français de droit commun. Certes, cet élan de reconnaissance envers la France ne fut pas forcément payé de retour par certains officiers ou fonctionnaires français, eux-m?mes antisémites, dont le plus violent, Bugeaud - qui avait eu maille ? partir avec un témoin juif, lors de son affaire de corruption par Abd El Kader - proposa en 1838 et 1842 leur expulsion d’Algérie. Mais, sur le plan des actes, la France fit tout pour encourager l’émancipation des indig?nes juifs d’Algérie. Conscientes de cette évolution, les autorités françaises, sous le roi Louis-Philippe et sous l’empereur Napoléon III, projet?rent d’ouvrir l’acc?s ? la citoyenneté, avec l’appui des conseils généraux d’Alger, d’Oran et de Constantine. Ce qui déboucha d’abord sur le sénatus-consulte de 1865 permettant l’acc?s individuel ? la citoyenneté française de tout indig?ne algérien qui consentirait ? adopter le statut civil français de droit commun. Jusqu’? ce que, en 1870, le décret Crémieux attribue en bloc la citoyenneté française aux juifs indig?nes d’Algérie, tout en supprimant d’office leur statut civil mosa?que, et en lui substituant globalement le statut civil la?c de droit commun. Benjamin Stora évoque, sans les réfuter, les allégations fallacieuses selon lesquelles le décret Crémieux aurait provoqué l’insurrection kabyle (p.97, r.1). Or, cette insurrection est née avant tout de la rébellion de Spahis (Ndlr : cavalerie provinciale) qui refusaient de partir combattre en métropole et du refus du notable Mokrani d’?tre l’agent d’un Gouvernement civil (6). Le décret Crémieux a constitué aussi un facteur indiscutable de la?cisation des juifs d’Algérie. Se fondant sur les confidences de deux rabbins actuels (pages 54 et 55), M. Stora affirme que certains rabbins du XIXe si?cle auraient été défavorables « ? ce la?cisme extr?mement pernicieux » et qu’ils auraient attribué ? ce décret la désertion des écoles rabbiniques. On peut regretter que cet auteur n’ait pas présenté de traces écrites du prétendu mécontentement des centaines de rabbins en Algérie. Car, en réalité, ces rabbins, qui n’oubliaient pas la situation d’avant 1830, se sont montrés favorables ? l’accession des juifs ? la citoyenneté, comme le prouve le discours prémonitoire prononcé en chaire et en français, d?s 1836, par Grand Rabbin Amar d’Alger, devant la population juive et les autorités rassemblées ? la grande synagogue de la place de Chartres (2). Cette haute autorité religieuse y affirmait déj? : « Vous jouissez des droits civils, vous ?tes citoyens français ». Plus tard, c’est le Grand Rabin Charleville d’Oran qui remet ? Napoléon III, en 1865, des pétitions demandant l’attribution de la citoyenneté française aux juifs d’Algérie.Ainsi, loin d’avoir été une mesure de circonstance, le décret Crémieux a constitué l’aboutissement naturel de 40 ans d’évolution vers l’égalité des droits, et une premi?re mesure de décolonisation qu’il aurait fallu étendre aux musulmans. C’est ce qu’ont ressenti de nombreux juifs dont l’acc?s ? la citoyenneté n’a pas emp?ché, comme Benjamin Stora l’a rappelé, de manifester leur solidarité avec les musulmans. Ainsi des notables, comme Elie Gozlan, ou les professeurs Henri Aboulker et Raymond Bénichou, sont-ils intervenus chaque fois qu’ils l’ont pu, en faveur de l’attribution de l’égalité des droits civiques aux indig?nes musulmans. Par ailleurs, ? propos des v?tements portés par les juifs, Benjamin Stora tient ce propos stupéfiant : « Si les plus âgés conservent leur costume ? l’orientale, ? la veille de la guerre de 1939, tous les jeunes sont v?tus ? l’européenne ». Or, né ? Alger, en 1930, je n’ai jamais rencontré de juifs v?tus autrement qu’? l’européenne, quels qu’aient été leur milieu ou leurs âges. En outre, si je m’en rapporte aux photos de jeunesse de mes grands-parents, c’est non seulement avant 1939, mais m?me, bien avant 1900, que les v?tements orientaux avaient été abandonnés. En réalité, en dehors des cartes postales exotiques, spécialement composées pour les touristes, ces v?tements n’étaient plus gu?re portés, dans les années 1930, sauf par certains juifs des Territoires du sud. Quoi qu’il en soit, il est incroyable que Benjamin Stora ait écrit : « Apr?s cette séparation [par le décret Crémieux], les juifs algériens changent de camp et se solidarisent avec l’envahisseur » (p. 54). En effet, les juifs n’ont jamais été admis dans le m?me camp que la communauté musulmane, qui pendant 11 si?cles, les a traités en parias, sauf quelques exceptions individuelles. Ils n’ont donc pas eu ? « changer de camp » ? l’arrivée des Français, qui leur ont immédiatement rendu leurs droits humains élémentaires. C’est pourquoi, d?s 1830, et sans attendre le décret Crémieux, les juifs algériens ont manifesté leur attachement ? la France. Au demeurant, l’Histoire nous rappelle que, pour les juifs, présents dans le pays depuis l’antiquité, les « envahisseurs » ont été les Arabes qui les ont asservis. L’apport des réfugiés d’Espagne n’ayant été que minoritaire, pour eux, comme pour les musulmans. Les juifs d’Algérie au service de la FranceLes nouveaux citoyens n’ont pas obtenu que des avantages en accédant ? la citoyenneté : ils ont aussi du satisfaire aux obligations militaires, comme tous les autres citoyens français. Or, Benjamin Stora omet de souligner l’engagement militaire des juifs d’Algérie au service de la France, lors des deux guerres mondiales. Pendant la Premi?re Guerre mondiale, les juifs d’Algérie ont satisfait avec ferveur ? leurs obligations militaires. Le Livre d’Or du juda?sme algérien (1919) (7) rend compte des milliers de citations obtenues sur tous les fronts par les soldats juifs, sans parler de ceux morts au combat pour la France en laissant de nombreux pupilles juifs de la nation. De m?me, tout en faisant allusion ? la contribution des juifs d’Alger au débarquement allié de novembre 1942, Benjamin Stora ne rend pas compte de l’importance décisive de cette action pour le succ?s de l’opération. Pourtant, c’est bien grâce ? la neutralisation des points stratégiques d’Alger et des batteries côti?res de Sidi-Ferruch par 400 volontaires français, dont les deux tiers étaient juifs, sous les ordres de José Aboulker, âgé de 22 ans, et d’Henri d’Astier de La Vigerie (1897-1952), que les forces alliées ont pu débarquer sans opposition, puis encercler la ville, et l’occuper le soir m?me, pendant que les forces vichystes s’absorbaient dans la reconqu?te des points tenus par les résistants. Le caract?re décisif de cette action a officiellement été reconnu en 1947 par le War Department (Pentagone) alors dirigé par Eisenhower, ? travers la personne de José Aboulker, dont la citation accompagnant sa Medal of Freedom commençait par : « A rendu des services exceptionnels ? la cause alliée… » Il est incompréhensible qu’un tel fait d’armes, ? porter en grande partie au crédit des juifs d’Alger, n’ait pas davantage été mis en relief, si l’on consid?re que l? o? les forces vichystes n’avaient pu ?tre neutralisées - ? Oran et au Maroc -, leurs généraux ont sév?rement combattu les Alliés pendant trois jours, alors m?me qu’ils livraient la Tunisie ? d’infimes forces allemandes. Sans attendre ce débarquement, de nombreux juifs d’Algérie avaient servi en 1939-40, puis dans les Forces françaises libres (FFL). Ils allaient aussi se battre en Tunisie dans le Corps franc d’Afrique en 1942, malgré les restrictions racistes édictées par le général Henri Giraud (1879-1949), puis, une fois ces restrictions levées par le Comité français de la Libération nationale (C.F.L.N), comme les autres Français d’Algérie, sur tous les fronts, en Italie, en Normandie, ? Paris, en Provence et en Allemagne jusqu’en 1945. Ainsi est-il établi que les juifs d’Algérie, qui ont beaucoup reçu de la France depuis 1830, ont tout fait pour lui manifester leur reconnaissance, y compris depuis 1914 en payant l’impôt du sang. Les tensions antisémites en AlgérieS’il est faux de voir dans le décret Crémieux, la cause de l’insurrection kabyle, il n’est pas douteux que cette réforme ait causé un vif mécontentement au sein de la population européenne. Certes ses représentants s’étaient sous l’Empire montrés maintes fois favorables cette réforme. Mais on réalisait soudain que l’accession de ces indig?nes ? la citoyenneté, constituait le premier acte d’une décolonisation par assimilation. Benjamin Stora a mis longuement en relief, et ? juste titre, les manifestations anti-juives périodiques de certains européens depuis la fin du XIXe si?cle, et leurs dérives nazies ? la veille de la Seconde Guerre mondiale. Des juifs y ont m?me perdu la vie. Mais, en 70 ans, grâce au pouvoir central français qui y a mis le hol?, on a pu compter les morts, victimes du terrorisme européen sur les doigts d’une main, tandis qu’en un seul pogrom musulman, en 1934, ? Constantine, ce sont 25 juifs innocents, dont cinq femmes et quatre enfants de quatre ? dix ans, qui ont perdu la vie. Tels sont les faits, m?me si les musulmans algériens, dans leur ensemble, ont été loin d’approuver ce massacre. Ajoutons que ces faits n’ont pas emp?ché les leaders juifs déj? cités de lutter pour l’acc?s ? l’égalité civique de tous les indig?nes, notamment dans le Cercle des croyants monothéistes, aux côtés de l’éminent ouléma (Ndlr : théologien de l’islam), Cheikh El Okbi (1889-1960). Le véritable « premier exil » des juifs d’AlgérieBenjamin Stora est fondé ? qualifier d’« exil » - mais en réalité, il s’agit du premier - l’exclusion des juifs de la citoyenneté française par le gouvernement de Vichy. Cet exil fut d’autant plus pénible que ces juifs, privés comme ceux de métropole de leurs métiers et de leurs biens, ont de plus été déchus de leur citoyenneté. Cet auteur a bien rendu compte de leur sentiment d’aliénation. A juste titre, il a rappelé aussi (p. 97 et 107) la bonne tenue des leaders indig?nes, qui, tels Ferhat Abbas (1899-1985) ou Me Ahmed Boumendjel, ont refusé d’approuver les mesures d’exclusion du maréchal Pétain, et préféré que l’égalité entre indig?nes se fasse par le haut, plutôt que vers le bas. Cependant, on s’étonne que Benjamin Stora ait oublié de citer les mesures ségrégatives supplémentaires ayant frappé les juifs d’Algérie, comme leur exclusion des Chantiers de jeunesse et surtout celle des écoles et lycées publics, sur la base d’une simple note de service (n°343QJ du 30 septembre 1941) prise par le général Maxime Weygand (1867-1965), délégué général en Afrique française au sein du gouvernement de Vichy, avec la complicité du Recteur Georges Hardy. Le difficile rétablissement du décret CrémieuxMais surtout, ? propos du difficile rétablissement du décret Crémieux apr?s le débarquement, on ne peut pas mettre sur le m?me plan le régime vichyste prolongé de Darlan et de Giraud en Afrique libérée (novembre 1942-mai 1943) et celui du Comité français de libération nationale (C.F.L.N.) (juin 1943-juin 1944). Or, apr?s avoir mis en lumi?re la responsabilité personnelle de Giraud (p.96) – qui est une réalité -, Benjamin Stora étend ? tort cette responsabilité ? l’ensemble des autorités françaises réunifiées (p.98) : « Dans l’esprit des nouvelles autorités, la république restaurée doit aller de l’avant, construire la France nouvelle ? Alger, capitale de la France Libre. Tels sont les mots d’ordre. On avance donc sans se préoccuper du statut des juifs… ». Apr?s quoi, cet auteur étend la responsabilité ? de Gaulle (page 99) : « Le plus simple ? leurs yeux [des porte-parole juifs] était donc de rétablir le décret Crémieux et d’abroger la législation de Vichy. Décision que ni Giraud, ni de Gaulle lorsqu’il arrive au pouvoir en mai 1943, ne se résoudront ? prendre ». De plus, Benjamin Stora cite, sans émettre la moindre réserve, ce raccourci fallacieux du philosophe Jacques Derrida : « Puis les Alliés débarquent : c’est la période du Gouvernement bicéphale (De Gaulle-Giraud) : les lois raciales maintenues plus de 6 mois sous un gouvernement français « libre » (p. 103). Cette présentation est ? la fois fausse et injuste. D?s juillet 1940, tant dans les Forces françaises libres (F.F.L.) que dans tous les territoires ralliés au général de Gaulle, celui-ci, assisté du professeur René Cassin (1887-1976), avait tenu pour nul le gouvernement de Vichy, comme dépourvu de toute validité constitutionnelle et sous la dépendance de l’ennemi (Manifeste de Brazzaville du 27 octobre 1940), et donc toute la législation émanant de ce gouvernement (Ordonnance n°1 de la France libre du 27 octobre 1940 : « Les pouvoirs publics, dans toutes les parties de l’Empire libérées du contrôle de l’ennemi, seront exercés sur la base de la législation française antérieure au 28 juin 1940… ») (8). Au contraire, en Afrique vichyste, les dirigeants anglo-saxons, désireux d’écarter de Gaulle, ont maintenu au pouvoir apr?s le débarquement de novembre 1942 l’amiral collaborateur Darlan, puis le général Giraud, grand admirateur du maréchal Pétain, qui ont laissé en vigueur toutes les lois d’exclusions de Vichy. M?me apr?s l’exécution de Darlan par le patriote de 20 ans Bonnier de la Chapelle - acte de résistance que Benjamin Stora qualifie d’« assassinat » (p. 95) au mépris de la réhabilitation de Bonnier par la Chambre des révisions de la cour d’appel d’Alger le 21 décembre 1945 -, Giraud, successeur de l’amiral, a maintenu le régime de Vichy, et immédiatement fait arr?ter les chefs de la résistance. Par la suite, pour apaiser les critiques des presses libres américaine et britannique, alertées par les correspondants de guerre alliés, Roosevelt et Churchill ont fait pression sur Giraud pour qu’il supprime les lois d’exclusion de Pétain. Ce que Giraud a fini par se résigner ? faire par une ordonnance du 14 mars 1943, tout en renouvelant l’abrogation du décret Crémieux. Un peu plus tard, les chefs alliés ont contraint Giraud ? fusionner son Commandement d’Alger avec le Comité français de Londres. De Gaulle est arrivé ? Alger le 30 mai 1943. Le C.F.L.N. n’a vu le jour que le 3 juin, initialement sous les coprésidences de de Gaulle et Giraud - ce dernier toujours appuyé par Roosevelt -, mais avec, ? l’arri?re-plan, l’état-major et l’armée pétainistes, ainsi que les services secrets de Vichy toujours en place. Aussi de Gaulle n’a-t-il pu que progressivement acquérir une liberté de man?uvre suffisante pour réformer le syst?me. C’est donc seulement apr?s l’élimination de Giraud de sa coprésidence du C.F.L.N., au mépris de la protection de Roosevelt, le 2 octobre 1943, que le rétablissement du décret Crémieux est enfin devenu possible. Et ce fut sans tarder, 18 jours plus tard, que le retour rétroactif au décret Crémieux fut prononcé le 20 octobre 1943, sur la base de l’invalidation de l’ordonnance de Giraud du 14 mars 1943, compte tenu de la non-adoption en temps voulu de son décret d’application. Quant ? Giraud, encore membre du Comité, il n’allait en ?tre totalement évincé que le 9 novembre 1943, tout en conservant le commandement de l’armée. Par conséquent, c’est au général de Gaulle, et ? la presse indépendante anglo-saxonne alertée par les correspondants de guerre alliés, qu’est due la restitution aux juifs d’Algérie de leur citoyenneté et la fin de leur « exil » de la communauté française. Quant aux centaines de protestations bien intentionnées évoquées par Benjamin Stora (p.99 et 100), elles ont été utiles certes, mais sans aucun effet sur Giraud et son protecteur Roosevelt. J’ajoute que si le temps a paru long aux juifs d’Algérie, dont moi-m?me, entre le débarquement allié et le recouvrement complet de leurs droits, les auteurs de ces lettres et démarches de protestations, dont certains prirent de grands risques en les émettant, n’ont jamais sous-estimé le rôle décisif du général de Gaulle dans le rétablissement du décret Crémieux. On a, en effet, le droit de ne pas apprécier la politique ultérieure de ce général, mais il convient de ne pas se méprendre sur son action libératrice pendant la Seconde Guerre mondiale. Ayant été témoin de ces év?nements et auteur d’un ouvrage sur la question (9), je sais ce qui s’est réellement passé. Aussi recommanderai-je, pour se faire une idée plus exacte de cette période, les livres de Christine Levisse-Touzet et de Jacques Cantier (10). En conclusion, je suis tenté de me demander pourquoi Benjamin Stora, qui consid?re la libération des juifs par la France en 1830 comme un « exil », ne retournerait pas s’installer en Algérie indépendante o? sa qualité de juif lui vaudrait certainement une extr?me considération. Yves Maxime Danan est Professeur Emérite ? la Sorbonne (Paris IV) o? il a enseigné le droit public et la science politique. Vous pouvez lire ces deux articles de Cyrano :«Les trois exils - Juifs d’Algérie» de Benjamin Storahttp://www.guysen.com/articles.php?sid=5302En savoir plus sur les années noires des Juifs d’Algérie (1940-1944)http://www.guysen.com/articles.php?sid=5340PHOTOS : De haut en bas - Reproduction de la couverture de la réédition du Livre d’Or du juda?sme algérien en fac-similé réalisée en 2000 par le Cercle de généalogie juive (CGJ). - Esther Sasport?s (1813-1887), petite-fille d'Israël Sasport?s, assassiné ? Alger lors du pogrom de 1805 (archive de la famille Aboulker). - Samuel Aboulker (1815-1890), rabbin et dayan (Ndlr : juge rabbinique), petit-fils du Grand Rabbin Isaac Aboulker décapité sur l’ordre du dey d'Alger le 7 juin 1815. Anc?tre direct des professeurs Henri et José Aboulker (archive de la famille Aboulker). - la bar mitzva (cérémonie marquant la majorité religieuse du jeune garçon juif de 13 ans) de Raymond Bénichou âgé de 13 ans en 1903 ? droite ? côté de sa grande s?ur Berthe qui épousera le professeur Henri Aboulker (archive de la famille Aboulker) - le professeur Henri Aboulker (1876-1957) en 1916 (archive de la famille Aboulker). - le futur professeur Raymond Bénichou en uniforme au début de la Premi?re Guerre mondiale, ? la veille de sa promotion de sous-lieutenant (archive de la famille Bénichou). BIBLIOGRAPHIE :1 - Ibn Khaldoun, « Histoire des Berb?res ». Traduction du Baron de Slane, Alger, 1852-1856, et Professeur Émile Félix Gauthier, « Les si?cles obscurs du Maghreb », Paris, Payot 1927, p. 245 et s. 2 - Philippe Danan, « La communauté juive d’Alger dans les premi?res années de la présence française ». Mémoire de D.E.A. de l’Université de Paris VIII, Paris, 2004. 3 – Pierre Genty de Bussy, « De l’installation des Français dans la Régence d’Alger et des moyens d’en assurer la prospérité ». Firmin Didot, Paris 1839. 4 - Service historique de l’Armée, Archives de l’Armée de Terre, ? Vincennes, dossier 3, Cote 1H52. 5 - Simon Schwarzfuchs, « Les juifs d’Algérie et la France (1830-1855) », p.243. Institut Ben- Zwi, Tel Aviv, 1981. 6 – Lettre de Mokrani au Général Augerand, en page 768 du rapport de la Commission d’enqu?te sur l’insurrection. 7 – Comité Algérien d’Etudes Sociales, « Le livre d’or du juda?sme algérien », Alger, septembre 1919. 8 – J.O. de la France Libre, Londres, 20 janvier 1941, p.3. 9 – Yves Maxime Danan, « La vie politique ? Alger, de 1940 ? 1944 », Librairie Générale de Droit et de Jurisprudence, Paris, 1963. 10 – Christine Levisse-Touzet, « L’Afrique du Nord, dans la guerre (1939-1945) », Albin Michel, Paris 1998, et Jacques Cantier, « L’Algérie sous le régime de Vichy ». Odile Jacob, Paris, 2002.





LES GUERRES d' ISRAEL

Les guerres d’Israël. DVD

Combinaison de documents rares et informatifs,

"les guerres d’Israël "
vous propose un compte rendu exhaustif
de l’histoire militaire de l’Etat d’Israël.

Apres l’expérience de la guerre (1948),

lorsque 5 armées modernes attaquent l’Etat juif
le jour de sa naissance, obligeant ses habitants
a abandonner leurs instruments agricoles pour des armes.

On découvre alors le géni militaire
qui triomphe de la guerre des six jours (1967),
dans laquelle s’illustre l’aviation militaire israélienne,
alors que ses pilotes buvaient leurs cafés du matin,
ce triomphe est avant tout la célébration
de la réunification de Jérusalem et
la destruction des murs de division de la ville.

Troisieme étape le guerre du Yom Kippour (1973),

durant laquelle des tanks israéliens
ont défait les armées arabes.

Témoin des miracles de la guerre du golfe (1991),

la premiere guerre ou les Israéliens
« se sont assis et ont regardé ce qui se passait »,
a travers leurs masques a gaz,
et les systemes de défenses américaines
qui détruisaient les missiles Scuds dans les airs.

A travers des documentaires, des discussions au sommet,

apprenez plus au sujet des guerres d’Intifada d’Israël,
guerre d’usure (1987-1993, 2000),
dans laquelle Israël est toujours embourbée.

La campagne du Sina? en 1956,

la guerre d’usure de 1967 ? 1970,
et l’invasion du Liban en 1982
sont également incluses dans ce DVD
pour vous offrir une vision plus exacte de ce pays de guerre.
Interviews privées, discours et commentaires de Golda Meir,
Shimon Péres, Yitzhak Rabin ainsi que Yasser Arafat
vous donneront une vision détaillée de la réalité de l’époque,
du processus de prise de décision au niveau politique.

Important bonus :
• Discussion autour des sources bibliques,

historiques et politique du conflit au Moyen-Orient •
Cartes détaillées nous renseignant sur la géopolitique
de la région, apres et avant chaque guerre •
illustration visuelle des zones d’attaque•
Compte-rendu des stratégies sur terre,
aérienne et anti-terroriste d’Israel
Producteur : Nissim Mosekdurée : 1 heure

LES GUERRES d' ISRAEL

Les guerres d’Israël. DVD

Combinaison de documents rares et informatifs,

"les guerres d’Israël "
vous propose un compte rendu exhaustif
de l’histoire militaire de l’Etat d’Israël.

Apres l’expérience de la guerre (1948),

lorsque 5 armées modernes attaquent l’Etat juif
le jour de sa naissance, obligeant ses habitants
a abandonner leurs instruments agricoles pour des armes.

On découvre alors le géni militaire
qui triomphe de la guerre des six jours (1967),
dans laquelle s’illustre l’aviation militaire israélienne,
alors que ses pilotes buvaient leurs cafés du matin,
ce triomphe est avant tout la célébration
de la réunification de Jérusalem et
la destruction des murs de division de la ville.

Troisieme étape le guerre du Yom Kippour (1973),

durant laquelle des tanks israéliens
ont défait les armées arabes.

Témoin des miracles de la guerre du golfe (1991),

la premiere guerre ou les Israéliens
« se sont assis et ont regardé ce qui se passait »,
a travers leurs masques a gaz,
et les systemes de défenses américaines
qui détruisaient les missiles Scuds dans les airs.

A travers des documentaires, des discussions au sommet,

apprenez plus au sujet des guerres d’Intifada d’Israël,
guerre d’usure (1987-1993, 2000),
dans laquelle Israël est toujours embourbée.

La campagne du Sinai en 1956,

la guerre d’usure de 1967 ? 1970,
et l’invasion du Liban en 1982
sont également incluses dans ce DVD
pour vous offrir une vision plus exacte de ce pays de guerre.
Interviews privées, discours et commentaires de Golda Meir,
Shimon Péres, Yitzhak Rabin ainsi que Yasser Arafat
vous donneront une vision détaillée de la réalité de l’époque,
du processus de prise de décision au niveau politique.

Important bonus :
• Discussion autour des sources bibliques,

historiques et politique du conflit au Moyen-Orient •
Cartes détaillées nous renseignant sur la géopolitique
de la région, apres et avant chaque guerre •
illustration visuelle des zones d’attaque•
Compte-rendu des stratégies sur terre,
aérienne et anti-terroriste d’Israel
Producteur : Nissim Mosek ,

durée : 1 heure

04 décembre 2006

ANTOINE GRANOMORT - L' HONNEUR D'UN FLIC

Antoine Granomort L’honneur d’un ''flic''

Par Guy Senbel pour Guysen Israël News

Samedi 25 novembre 2006
Alors qu’il portait secours a un spectateur juif,
un policier a tué jeudi 23 novembre au soir un supporteur du PSG,
a l’issue du match qui opposait le club israélien Hapoël Tel Aviv au club parisien.
Le policier Antoine Granomort a d’abord été placé en garde a vue
par l’Inspection Générale des Services,

puis a été transféré au Palais de Justice de Paris.
Le parquet a demandé l’audition de M. Granomort comme témoin assisté,
et non sa mise en examen.
Devant la gravité des faits qui soulignent une recrudescence

de la violence antisémite a Paris,
nous avons considéré qu’il était de notre devoir de vous livrer

la version des faits ainsi que les nombreuses réactions
qui ont suscité cette catastrophe.
Par catastrophe, nous entendons le désastre et la tragédie.
Le désastreux constat d’une alarmante recrudescence

de l’antisémitisme, etla tragiquemort d'un homme.
Nous partageons la formule prononcée samedi 25 novembre

par le Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy :
" 25 ans, ce n'est pas un âge pour mourir et,
dans le meme temps, on ne peut pas accepter qu'on poursuive
un supporteur d'un club en le traitant de sale juif ".
Non, nous ne l’acceptons pas, et nous ne l’accepterons jamais.
Nous avons décidé de combattre la haine anti-juive

et de la classer dans l’histoire.
La haine anti-juive doit faire partie de notre mémoire,
non de notre vie quotidienne.
Il n’y aura donc pas eu de prise de conscience

apres la mort de Ilan Halimi (Z.L),
ce jeune homme qui s’était fait enlever

et torturer a mort parce qu’il était juif.
C’était il y a quelques mois seulement.
Malgré les promesses de Nicolas Sarkozy
de "débarrasser nos stades des voyous",
avec une batterie de mesures anti-hooligans
votée depuis par le Parlement, oui, Paris crie "mort aux Juifs."
Oui, il existe en France un terrible sentiment d’hostilité
envers les Juifs parce qu’ils sont Juifs.
Mais tout le monde n’accepte pas cette haine.
L’antisémitisme, la haine culturelle ou raciale, sont des phénomenes
qui marquent les consciences de chacun.
Un révisionnisme dangereux nous oblige a jouer le rôle de veilleur…
Ou en est la nuit ?, interroge la formule d’Elie Wiesel,

notre président d’honneur.Oui, grâce a la littérature,
le cinéma, les musées, les expositions consacrées
a la mémoire de la Shoah, des amis
" entendent le vol noir des corbeaux sur nos plaines ", enfin.
Oui, l’antisémitisme est combattu.
Comment ne pas saluer l’action du CRIF, ses combats,
ses ambitions ? La pédagogie du partage de la mémoire juive marche,
et d’aucuns finissent par comprendre que le combat
contre l’antisémitisme n’est pas un combat juif,
c’est un combat universel.
Antoine Granomort fait partie de ces gens qui ont compris cela.
L’antisémitisme lui est insupportable.
La haine gratuite le répugne.
Antoine Granomort a sauvé un juif.
Il aurait aussi sauvé un chinois, un algérien ou un congolais.
Antoine Granomort est un "flic"au sens noble du terme :
assurer la paix civile, la sureté, la sécurité des citoyens.
Il a une mission : celle de protéger, de sauver.
C’était son honneur de l’effectuer.
Sa responsabilité de ne pas échouer.
Son honneur d’etre allé jusqu’au bout.
Samedi soir 25 novembre,
on lit partout dans la presse qu’un agent en civil
originaire des antilles a tiré une balle mortelle
sur un jeune supporteur du PSG.
La police des polices (IGS)
et le procureur de Paris Jean-Claude Marin,
qui ont placé en garde a vue Antoine Granomort,
fonctionnaire âgé de 32 ans, enquetent pour savoir
s'il se trouvait en état de légitime défense.
Jeudi 23 novembre au soir,
a l'extérieur du stade, vers la station de métro Porte de Saint Cloud,
un groupe de supporteurs excités du PSG
de la tribune Boulogne s'en prennent a un supporteur
de Tel-Aviv qui a un drapeau aux couleurs israéliennes
et le traitent de " sale juif ".Yanniv Hazout, 23 ans,
de confession juive, " demande l'aide de l'agent en civil ",
qui lui "prete assistance, comme il se doit ",
selon la préfecture de police de Paris. En "mission discrete,
donc en civil ", ce membre du service régional de la police
des transports, équipé d'un talkie-walkie,
doit "assurer le contact en surface avec ses collegues dans le métro,
et surveiller les véhicules de police ".
Philippe Broussard,
rédacteur en chef du service société de " L’Express ",
spécialiste des hooligans, est sur place,
il voit " un Noir d'une trentaine d'années "
qui a " en main une grosse bombe de gaz lacrymogene
et tente de faire face a une foule de plus en plus hostile.
A l'évidence, il cherche a protéger quelqu'un situé pres de lui,
et lance a plusieurs reprises :
" Reste derriere moi ! Reste derriere moi !"",
écrit-il sur le site de " L'Express ".
Les insultes et l'agression se reportent alors sur le policier
antillais traité de "sale Negre" et visé par des saluts nazis.
Cerné par 150 supporteurs du PSG qui scandent "Bleu Blanc Rouge,
la France aux Français !",
il court avec son protégé vers le Mcdonald’s de l'autre côté de la place,
mais n'a pas le temps d'y entrer, " pris a partie "
devant le dépôt de la RATP.
L’émeute tourne au pogrom , La foule se rue sur le " fugitif "
Yanniv, qui est rattrapé par ses agresseurs.
D’apres les enqueteurs, Antoine Granomort rejoint Yanniv
a cet endroit, le fonctionnaire annonce a plusieurs reprises
sa qualité de policier et vide sa bombe lacrymogene.
Mais les assaillants continuent de hurler leur haine.
Et aux cris, suivent les coups.
Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, raconte :
" L'un des agresseurs l'a frappé a la tempe,
un autre lui a porté un coup de pied dans le bas ventre,
et il est tombé a terre. Il se releve. C'est a ce moment-la
qu'il sort son arme de service, un Sig Sauer 9mm ".
A ce moment, plusieurs personnes crient :
" Il a un flingue, il a un flingue. "
Une fois retranché avec le supporteur de Tel-Aviv
dans le Mac Do, qui subit jets de pierres et assauts,
le policier antillais, braque son arme
sur les supporteurs des tribunes " Boulogne ".
Et puis soudain, un coup de feu est tiré.
La balle perfore Mounir Bouchaer, 26 ans,
blessé au poumon, et atteint le coeur
de Julien Quemener, 25 ans, crâne rasé et hooligan de la tribune Boulogne, qui meurt sur le coup.
Selon la Préfecture " l'auteur du coup de feu n'a pas eu
le temps ni la possibilité d'utiliser son talkie-walkie
pour appeler des renforts ".
Les syndicats de police soutiennent la these de la légitime défense.
" Il a été pris a partie par 150 mecs surexcités.
S'il n'avait pas tiré, il y passait", a souligné Frédéric Lagache,
du syndicat de police "Alliance".
Selon le procureur, l'enquete ouverte pour " homicide volontaire "
peut se transformer en " coups ayant entraîné
la mort sans intention de la donner ",
si le tir mortel s'avere "proportionnel "
a la violence des agresseurs.
Patrick Bittan, formateur en sports de combat au GIGN,
peut témoigner de cette violence.
Il a raconté vendredi 24 novembre a l'AFP
qu'une centaine de supporteurs du PSG attendaient a la fin
du match pour agresser des juifs :
" Une ligne sur la gauche de dix gars,
une ligne sur la droite de dix gars,
trois lignes sur le côté, un groupe en face,
et on devait slalomer entre les groupes.
Quand on passait entre les lignes,
ils demandaient ou ils disaient le mot " juif "
afin de provoquer une réaction.
Ils regardaient dans les sacs,
ils regardaient si on n'avait pas un drapeau,
qui on était, si on avait un signe qui nous distinguait,
et la ça partait. Ça s'est passé je ne sais pas combien de fois.
On en a vu deux, trois, se faire taper vraiment.
" Comme Frédéric Thiriez, le président
de la ligue nationale de football,
nous sommes bouleversés par la mort d’un homme de 25 ans.
Avec lui, nous souhaitons trouver les moyens que cela
ne se reproduise plus jamais, A commencer par sensibiliser
sérieusement les grands clubs aux questions de la violence
des supporteurs dans les stades.
Le communiqué publié par le PSG samedi 25 novembre
qui ne fait aucune mention des violences antisémites
des supporteurs du club, et exprime
" sa profonde compassion a la famille du supporteur décédé."
" Indécent" selon SOS Racisme.
Avec le Crif (Conseil représentatif des institutions juives de France)
nous condamnons le comportement ouvertement
raciste et antisémite de ces supporteurs du PSG
dont " l'attitude violente a finalement entraîné la mort d'un homme "
.Nous ajouterons que le policier en civil
Antoine Granomort a aussi sauve la Vie d'un homme.
Il a empeché que le pogrom soit meurtrier.
Un pogrom, en 2006, en France. Antoine Granomort a sauvé une vie.
Dans cette France de 2006, il y a la France qui nous inquiete.
Celle de la violence antisémite.
Celle qui baisse la tete devant la haine des juifs.
Celle qui laisse faire. Et puis il y a la France que nous aimons.
La France qui résiste et risque sa vie pour sauver un innocent
de la folie et de la haine des hommes.
Il y a la France d’Antoine Granomort.
La France d’une police qui ne ménage pas sa peine pour lutter
de son mieux contre un fléau redoutable.
La République Française n’est pas l’Angleterre ou un policier
avait il y a quelque temps refusé de protéger
un lieu ou étaient rassemblés des Juifs.
Il s’est déroulé un événement grave a Paris,
ce jeudi 23 novembre 2006.
Il nous faudra du temps pour comprendre une telle situation.
Il nous faut déja réfléchir aux conséquences de cette catastrophe, qui ne surprend personne, mais qui risque de diviser la France, encore une fois. "L’affaire Granomort" aura bien lieu.
On se souviendra de la visite d'une équipe israélienne en coupe de l'UEFA. On se souviendra d’un contexte politique national et international propice a l’exacerbation de la violence. On se souviendra des supporteurs parisiens en proie a la violence et a la haine raciale. On se souviendra aussi de l’honneur d’Antoine Granomort, fonctionnaire d’une police courageuse. Nicolas Sarkozy l’affirme :
« Nous ne voulons plus de racistes dans les stades,
nous ne voulons plus de saluts nazis, plus de cris de singes
quand les joueurs de couleur touchent le ballon ».
La parole est suivie d’actes. Les mesures sont concretes :
les interdictions administratives d’entrée dans les stades,
l’obligation faite au PSG de contrôler désormais les ventes de billets,
notamment ceux qui correspondent aux places dans les virages
qui accueillent a chaque match des crânes rasés
au bras droit tendu, gorgés de biere et remplis de haine.
Guy Senbel,
en collaboration avec le comité de rédaction de Guysen Israël News

03 décembre 2006



Surdité sélective…

Par Jean Lévy pour Guysen Israël News

Dimanche 3 décembre 2006 ? 00:32

Sacré Liban !
Il semble ne pas réussir ? Madame Ségol?ne Royal, candidate ? l’Elysée et al’Ambassadeur de France au Liban. Tous deux ont été probablement victimes d’un virus.
En effet, ils ont été vraisemblablement atteints brutalement de surdité, une surdité sélective qui s’acharne sur deux Français « de haut rang », alors que toutes les personnes présentes lors de la conférence d’un membre du Hezbollah ont bel et bien entendu les propos honteux, scandaleux de cet individu, assimilant la politique israélienne au nazisme.Eux, n’ont rien entendu !A quelques mois de l’élection présidentielle et des législatives, je pense que pour les hommes ( et les femmes ) politiques, il serait sain de choisir ses mots et ses attitudes pour s’exprimer devant les futurs électeurs, mais que voulez vous » chassez le naturel, il revient au galop « .Alors toutes les explications que donneront les deux protagonistes français ne seront pas sérieuses et surtout pas crédibles.Malheureusement pour eux ( et tant mieux pour la vérité ) des journalistes ont fait leur devoir et ont rapporté avec objectivité les paroles du représentant du Hezbollah.Car, si le silence était du côté des politiques ( on est sourd ou on ne l’est pas ! ), du côté des journalistes, on s’est exprimé normalement, en mettant l’accent sur certains comportements .Aujourd ‘hui dimanche, Madame Royale se rend en Israël, et il n’est pas s?r qu’elle soit accueillie comme elle l’esp?re.Mais les Israéliens, s’ils son directs, sont quand m?me des gens polis et respectueux des autres ; je pense quand m?me qu’Israel ne manquera pas de montrer son mécontentement .Alors , nous verrons bien la suite, mais une chose est certaine : ici en France, l’affaire est mal ressentie, mal vécue par beaucoup d’entre nous.Alors, attention lors des scrutins futurs de 2007, chaque voix comptera, et le choix se fera en fonction de ce que nous entendrons et de ce que nous verrons.

L' UNIFAN


L'UNIFAN est l'organisation de l'avant-garde des Juifs
de langue française de retour au Pays d'Israël.
Le mouvement de libération et de renaissance nationale
du peuple juif dans sa patrie historique,
le Sionisme, n'a jamais cessé d'accompagner
les enfants d'Israël pendant ses dix-neuf siecles d'exil et de dispersion.
On ne dira jamais assez le lien continu
qui pendant cette nuit de vexations, de brimades,
de massacres et parfois d'oubli de soi-meme,
le Peuple Hébreu, devenu le Peuple Juif, a entretenu avec sa patrie.
Tout au long des siecles, des Juifs se sont accrochés au sol ancestral
et des Juifs sont revenus en Israël.
La civilisation hébra?que repose sur trois éléments
indissociables : la Thora, la Terre d'Israël, et le Peuple d'Israël.
Au long de l'Histoire, ceux qui ont prétendu négliger un seul
de ces aspects d'une meme realite vivante
se sont détachés de l'arbre et ont sombré dans l'oubli.
Nous devons a Théodor Herzl d'avoir su formuler
cette puissante aspiration millénaire
au Retour en termes politiques modernes.
Et c'est aux pionniers juifs de la fin du 19 eme siecle
et du début du 20 eme que nous devons d'avoir lancé
avec un courage exemplaire le mouvement qui débouchera
en 1948 sur le début du rétablissement de la souveraineté hébra?que.
C'est que l'Etat d'Israël n'est pas un simple rassemblement de Juifs.
Il est le point nodal d'une transformation historique sans précédent,
le point ou le Peuple Juif redevient Hébreu en intégrant dans un processus douloureux et libératoire les valeurs que tous les exilés ont glanées au sein des différents peuples du monde avec lesquels ils ont cohabité.
Les francophones d'Israël sont des porteurs authentiques et fiers du visage particulierement attachant de l'universel humain que constitue la civilisation française.
Et pourtant, ils ne sont nullement des Français en exil.
C'est comme Hébreux qu'ils transmettront a leurs enfants l'enracinement retrouvé d'une Histoire millénaire dans l'intimité de la Terre d'Israël.
Nul n'ignore les transformations profondes que l'arrivée massive d'une immigration musulmane fait subir aux sociétés européennes et particulierement a la société française. Cette évolution remet en cause avec acuité le statut des Juifs en Europe tel qu'il s'y est défini, il y a 150 ans.
A la lumiere des carences européennes face a cette évolution, tout se passe comme si la prochaine vague d'immigration massive devait etre celle des Juifs de France. C'est pourquoi les solidarités naturelles entre immigrants parlant la meme langue et venus des memes horizons exiliques, qui ont toujours existé, et qui ont été fédérées et organisées, il y a plus de trente ans dans des associations d'immigrants soutenues par le bras exécutif que s'est donné le mouvement sioniste, l'Agence Juive pour Israël, prennent aujourd'hui une importance particuli?re. L'UJFAN devenue UNIFAN en 1984, reconnue officiellement comme l'organisation des immigrants de langue française, a donc constitué dans tout le pays, des noyaux d'entraide, de soutien et de conseil aux nouveaux arrivés de retour dans leur patrie ancienne, dans une langue et avec des concepts intelligibles pour eux. En outre elle maintient et développe une vie sociale et culturelle francophone soutenue. Le modele meme de l'intégration des nouveaux immigrants souhaité par les concepteurs de cette politique ayant depuis longtemps évolué, il a été bien compris et il est parfaitement admis que le nouvel israélien conserve ses attaches culturelles antérieures. Il s'agit la d'un enrichissement pour la société globale et en aucun cas d'un frein ? l'intégration.Présente dans huit villes d'Israël et bientôt davantage, l'UNIFAN dispose d'une quinzaine de permanents professionnels entourés de plusieurs centaines de volontaires qui se retrouvent pour des séminaires de réflexion, des colloques, des actions ponctuelles. Accueillis systématiquement ? l'aéroport, puis encadrés par nos services, les nouveaux immigrants reçoivent ? l'UNIFAN des informations vérifiées et remises a jour, un soutien psychologique et une aide concrete face aux différentes administrations. L'UNIFAN constitue également un groupe de pression efficace qui n'hésite pas a intervenir a la Knesset ou devant les tribunaux, dans certains cas, pour défendre les intérets des immigrants francophones. Nous lançons aujourd'hui un appel a tous les francophones d'Israël pour qu'ils rejoignent résolument leur organisation représentative, pour qu'ils prennent leur part du fardeau et pour qu'ensemble nous soyons prets a assumer comme il se doit les défis nouveaux d'une Alyah massive des Juifs de France qui se profile a l'horizon.

28 novembre 2006

LE GESTE COURAGEUX DE BENOIT XVI


LE GESTE COURAGEUX de BENOIT XVI
Le geste courageux de Benoît XVI -

L'éditorial d'Yves Thréard.Par webmaster, mardi 28 novembre 2006
Le Figaro - 27 novembre 2006
Benoît XVI sera-t-il A l'islamisme ce que Jean-Paul II
fut au communisme ?
Peut-il jouer un role aussi déterminant dans la lutte
contre le fanatisme religieux que son prédécesseur
dans le combat contre l'empire soviétique ?
Souhaitons-le. Le voyage qu'il effectue cette semaine
en Turquie est important et audacieux.Opposé, a titre personnel,
a l'entrée de ce pays dans l'Union européenne, le Pape est surtout honni d'une minorité de dangereux activistes musulmans pour les propos qu'il a tenus en septembre a l'université de Ratisbonne. Discours honteusement déformé, détourné, diabolisé par de nombreux médias et prétendus gardiens de la loi coranique. En affirmant que la foi ne doit pas s'imposer par la force, en s'inquiétant du dévoiement de l'islam par quelques dévots d'Allah, le Souverain Pontife faisait oeuvre de sagesse. L'analyse était pertinente, elle était celle d'un docte théologien.A présent, le théologien réputé peut-il aussi se révéler habile diplomate et fin politique ? La question en choquera certains, qui estiment que la n'est pas la fonction d'un guide spirituel. Elle est pourtant capitale A l'heure ou les tensions entre les cultures et les civilisations sont vives ; ou les hommes de bonne volonté ne sont pas légion. Le Pape n'est pas seulement l'ambassadeur de Dieu et des catholiques, il a une vocation universelle. Son diocese est le monde. Et il ne peut y avoir de concorde entre les peuples sans paix entre les religions.Infatigable paladin, Jean-Paul II avait le mot juste pour peser sur la marche de la planete, dont il avait accompli 29 fois le tour ! « L'homme est le sujet et non l'objet de la politique », avait-il lancé en 1986 a Bogota.
Trois ans apres, le mur de Berlin tombait.
Karol Wojtyla y était pour beaucoup.
Certains commentateurs affirment que Benoît XVI souffre, sur ce terrain, de la comparaison avec son illustre prédécesseur. Ses origines, ses écrits, son parcours feraient de lui un pape plus classique, davantage concentré sur les affaires intérieures de l'Église. Observation hative que ce premier voyage hors du Vieux Continent vient démentir. Et le fait qu'il soit réservé a une terre d'Islam, a un pays ou il n'est pas attendu en messie, n'est pas un hasard. Si l'un des objectifs de ce séjour est de resserrer les liens du Vatican avec les chrétiens d'Orient, l'occasion de susciter le dialogue, voire le débat, avec les musulmans apparait manifeste. Et ce qui pourrait passer pour de la provocation n'est que du courage. D'autres, apres la polémique de Ratisbonne, se seraient empressés d'annuler leur déplacement. Pas Benoît XVI. Depuis les rives du Bosphore, c'est une main que va tendre le Pape a l'ensemble des fils de Mahomet. Un défi aussi, lancé a la Turquie, pays charniere entre deux mondes, candidat a l'Union européenne et officiellement laic. Le geste n'est pas sans risque. Il devrait marquer le début d'une longue et patiente démarche, plus difficile encore que celle entreprise par son prédécesseur.
Car, en Orient, a l'hostilité des gouvernants s'ajoute celle, impitoyable, des foules.

POURQUOI NOUS QUITTONS LA L.D.H


28 novembre 2006
POURQUOI NOUS QUITTONS LA L.D.H.
Pourquoi nous quittons la LIQUE DES DROITS DE L'HOMME

par Antoine Spire et Cédric Porin Par webmaster,
lundi 27 novembre 2006 ? 17:30 :
LE MONDE 23.11.06 13h47 •
Mis ? jour le 23.11.06.
Constituée pour soutenir la défense d'Alfred Dreyfus,
la Ligue des droits de l'homme fut de tous les combats du XXe siecle et peut s'enorgueillir d'avoir porté haut les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité pendant plus de cent ans.
Plusieurs événements récents obligent, hélas, a constater que la Ligue a aujourd'hui bradé cet héritage.
De façon aussi significative que symbolique, elle s'est ainsi abstenue de participer aux récentes commémorations du centenaire de la réhabilitation de Dreyfus.
Certes, elle organise en décembre une session de rattrapage
autour de "Dreyfus hier et aujourd'hui" , mais il ne s'agit que d'une réponse plus ou moins adroite aux critiques formulées a ce propos contre elle.La dérive vient de loin : sans doute du moment ou, sous la présidence de Madeleine Rebérioux, elle décida d'épouser de façon acritique l'engagement aux cotés des plus démunis de nos concitoyens. La Ligue n'eut plus seulement pour ambition d'?tre a coté du mouvement social, elle se mit a en faire partie. De meme, les débats, provoqués par l'arret du processus électoral en Algérie en 1992 ont introduit au sein de la LDH cette culture de la repentance postcoloniale. La LDH a cru pouvoir répondre au racisme dont sont victimes les jeunes issus de l'immigration en faisant preuve de complaisance a l'égard des organisations religieuses qui prétendent les représenter. La dérive s'amplifie. Apres avoir affirmé qu'il s'agissait de discuter avec l'islam politique, on a insensiblement glissé vers le débat libre avec l'islamisme radical, comme lors de ce colloque a l'Unesco sur le féminisme musulman coorganisé par la Ligue en septembre. La Ligue donne ainsi une suite logique au fait qu'elle n'a jamais pris de position publique contre l'expression politique de l'intégrisme musulman. Dans le meme mouvement, elle a tergiversé en hésitant a réagir lors de la recrudescence des actes antisémites en 2003. Combien de fois n'avons-nous pas entendu dans son comité central des proclamations suspicieuses, hostiles a d'autres organisations de défense des droits de l'homme : la Licra, SOS-Racisme, Ni putes ni soumises, systématiquement taxées de communautaristes. Si la Ligue des droits de l'homme ne voit plus d'inconvénients aujourd'hui au dialogue avec l'extrémisme islamiste, elle se refuse a le pratiquer avec des organisations dont l'identité meme est le combat antiraciste. La place qu'elles accordent a la lutte contre l'antisémitisme, a l'absence de complaisance vis-?-vis de l'islamisme, suffirait donc a en faire des adversaires. Mais, ces dernieres semaines, deux événements sont venus s'ajouter a nos désaccords. La Ligue a créé en son sein l'Observatoire de la liberté d'expression. Nous lui avons soumis nos protestations contre la mani?re dont les organisateurs des Etats généraux du documentaire de Lussas, en Ardeche avaient, cet été, censuré des cinéastes israéliens.
Certains de ceux-ci, dont les films étaient ouvertement critiques envers la politique de leur gouvernement, étaient invités et furent déprogrammés a la fin du mois d'aout parce que, selon les organisateurs, " ils ne pouvaient etre vus avec la bonne distance ". Aussi les remplaça-t-on par des films libanais et palestiniens.
D'une part, on excluait des Israéliens du fait de leur seule identité nationale, et non de leurs pratiques ou de leurs actes -
cela s'appelle du racisme -, mais, plus encore, on leur substituait des films venus de pays arabes voisins d'Israël laissant libre la rampe des préjugés. A ce jour, aucune protestation publique de la Ligue des droits de l'homme ou de son observatoire devant cet acte de censure. Est-ce a cause d'un engagement acritique aux cotés du peuple palestinien ? En tout cas c'est ainsi que, pendant la guerre du Liban, la LDH demandait légitimement que soient sanctionnés les crimes de guerre contre les populations civiles libanaises, mais oublia les populations civiles israéliennes victimes de bombardements. On peut aussi se demander pourquoi le Proche-Orient sollicite un tel engagement de la Ligue, qui ne dit presque rien a propos du Darfour ou de la Tchétchénie, ou se tait devant les discours négationnistes et antisémites du président iranien !
Mais la goutte d'eau qui a fait déborder le vase
de nos désaccords concerne l'affaire Redeker.
Au lieu de défendre avant tout la liberté d'expression d'un philosophe
menacé de mort pour avoir critiqué l'islam,
la Ligue a d'abord fait état de son rejet d'"idées nauséabondes",
avant de concéder : " Quoi que l'on pense des écrits de M. Redeker,
rien ne justifie qu'il subisse un tel traitement...
" Mais l'ambigu?té et la timidité de ce soutien s'accommodent mal avec l'intransigeance qu'exige le combat pour la liberté d'expression.
La Ligue a également refusé d'évoquer le nom de Salman Rushdie
pour faire comprendre la situation de Robert Redeker,
car elle estime que le fait d'etre menacé par des organisations
terroristes et non pas par des Etats change du tout au tout la perspective. Pourtant, tous les observateurs sérieux s'accordent a dire
que le terrorisme islamiste fonctionne désormais principalement
en dehors des Etats.
Et d'oublier évidemment le sort que d'autres islamistes
firent subir au cinéaste Theo Van Gogh, assassiné pour ses idées
" nauséabondes ". Sans distance a l'égard du mouvement social,
trop souvent ambigue ou meme compromise
a l'égard d'un intégrisme islamiste dangereux,
et en recul sur la lutte contre l'antisémitisme
ou la défense de la liberté d'expression,
la Ligue a perdu sa légitimité d'autorité morale de la République.
Depuis longtemps, elle n'est plus l'organisation conçue
pour défendre Dreyfus.
Jusqu'a aujourd'hui, nous pensions que,
association pluraliste, elle pourrait, malgré sa dérive,
entendre une minorité a laquelle nous participions depuis des années.
Mais cette dérive continue sans garde-fous.
Il ne nous reste plus qu'a la quitter.
Antoine Spire et Cédric Porin sont ex-membres
du comité central de la LDH.
Article paru dans l'édition du 24.11.06
Publié dans
Blog

27 novembre 2006

ON A TOUT ESSAYE EMISSION DU 1 NOVEMBRE 2006


par sur Elsa Fayer - belle émotion

Durée : 01:43
Pris le : 01 novembre 2006
Lieu : Paris, France
Elsa Fayer, que Dieu te bénisse, qu'il te recouvre de ses vastes pennes,

que sous ses ailes tu trouves un refuge,
que sa bonté soit un bouclier et une cuirasse.
Que tu n'aies a craindre ni les terreurs de la nuit,
ni les fleches qui voltigent le jour, ni la peste qui chemine dans l'ombre,
ni l'épidémie qui exerce ses ravages en plein midi,
ni ses abrutis qui déverssent leur haine sur dailymotion.
Qu'a tes côtés il en tombe mille, dix mille a droite:
toi, le mal ne t'atteindra point.
Tu le verras seulement de tes yeux, tu seras témoin de la rémunération des méchants. Nul malheur ne te surviendra, nul fléau n'approchera de ta tente,
car les anges de Dieu te protégeront en toutes tes voies.
Sur leurs bras ils te porteront, pour que ton pied ne se heurte a aucune pierre.
Tu marcheras sur le chacal et la vipere,
car Dieu te sauvera du danger, il sera avec toi dans la détresse,
te délivrera et te comblera d'honneur. Paix a toi, petite soeur.
Ton frere de toujours, Abraham Ben-Yehuda

En novembre 1975, l'Assemblée générale de l'ONU
adoptait une résolution assimilant le sionisme a
une forme de discrimination raciale.
Ce faisant, elle oubliait que l'Etat d'Israël,
enfanté par cette meme idéologie qu'elle vouait désormais aux gémonies, avait été naguere fondé en vertu d'une autre de ses résolutions.
Seize ans plus tard, elle abrogeait la résolution de 1975.
Le sionisme avait-il changé de nature ?
L'Assemblée générale s'était-elle livrée a un examen de conscience ?
Ni ceci ni cela. Simplement, les rapports de force en son sein
avaient changé, et, le processus de paix enfin lancé,
l'atmosphere aussi. Partie nulle? Pas vraiment.
Dans cette affaire, l'ONU a perdu en crédibilité,
et son ambition a jouer un rôle au Proche-Orient s'en est ressentie.
Kofi Annan a beaucoup fait pour rétablir l'une et l'autre.
Il serait dommage que tant de louables efforts soient a nouveau compromis.

Troisieme acte. La Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l'intolérance de l'ONU doit se réunir a Durban du 31 aout au 4 septembre [2001]. Evénement de portée considérable, ce rassemblement est censé établir a l'échelle de la planete, dans un grand élan de fraternité humaine, une stratégie de lutte contre l'un des fléaux les plus dégradants et destructeurs que l'homme ait imaginé pour humilier et exploiter son semblable. Hélas, la Conférence est mal partie. N'ayant apparemment rien appris de la farce lamentable de 1975, les Etats arabes et leurs alliés de l'OCI (Organisation de la conférence islamique) entendent remettre ça. Certes, il ne s'agit plus de reprendre telle quelle l'équation stupide sionisme = racisme, trop d'Etats, a commencer par les Etats-Unis et l'Europe, ne veulent plus en entendre parler. Mais, a l'heure ou j'écris ces lignes, la derniere réunion préparatoire de Geneve s'est achevée sur un constat de désaccord, alors que les documents projetés fourmillent de déclarations incendiaires sur le sionisme, l'Holocauste et l'antisémitisme qui, mises bout a bout, valent bien ladite équation, et pis.
Voici dix vérités simples, de quoi nourrir la réflexion de ceux qui s'appretent a prendre le chemin de Durban et de leurs mandants :
1. Le sionisme est le mouvement national du peuple juif. Nourri par une mémoire millénaire, inspiré par le mouvement des nationalités du XIXe siecle, rendu incontournable par le génocide nazi et porté sur les fonts baptismaux par les Nations unies, le sionisme aspirait légitimement a créer un Etat-nation pour le peuple juif sur la terre qui a vu naître ce peuple. Ce qu'il a fait.Up2. Ce faisant, il s'est trouvé en butte a des nationalismes concurrents, arabe d'abord, puis palestinien. Aussi bien, le conflit du Proche-Orient est un conflit national, au meme titre que tant d'autres conflits nationaux qui ensanglantent notre planete. Dans chacun de ces conflits nationaux, il y a fatalement une part plus ou moins importante d'ethnocentrisme et de xénophobie. Chacun appréciera, en fonction de ses propres préférences idéologiques, de ses sympathies et de ses antipathies, la part d'ethnocentrisme et de xénophobie chez les uns et les autres dans la guerre qui déchire le Proche-Orient. Mais nul n'a le droit de dénaturer l'essence de ce conflit.
3. Stricto sensu, le racisme est une doctrine de hiérarchisation des groupes humains en fonction de caracteres génétiques indélébiles.
Ainsi défini, il est aux antipodes du sionisme, doctrine héritiere pour l'essentiel, François Furet l'a montré en son temps, de la Révolution française interprétée par le populisme russe.
4. L'Holocauste est et doit rester dans ce qu'il a de particulier le symbole de l'horreur humaine dans ce qu'elle peut avoir d'universel. Le mettre au pluriel et le priver de capitale ("holocaustes") n'est pas seulement un déni de justice et une insulte insupportable a la mémoire des victimes ; c'est aussi une éclipse de l'intelligence des phénomenes historiques et un affaiblissement dangereux des défenses immunitaires de l'humanité. Les mots comptent. Si CRS = SS, il n'y a plus de SS ; si une baffe donnée dans un commissariat est du fascisme,
alors il n'y a plus de fascisme;
si chaque accrochage en Cisjordanie s'apparente a un génocide,
alors il n'y a plus de génocide.
5. Et pour compléter cette tendance a la banalisation du langage, ajoutons qu'il n'y a ni apartheid ni nettoyage ethnique en Israël.
Pas de plages séparées, ni de cinémas exclusifs,
ni de places réservées a l'arriere des autobus.
Les citoyens y votent selon le principe " one man one vote ".
Il y a des généraux druzes, des Arabes siegent au gouvernement, a la Knesset et a la Cour supreme. On a honte de rappeler ces évidences, mais certains mots, employés a tort et a travers, n'ont plus de sens hélas! Est-ce a dire qu'Israël est un paradis des droits de l'homme? Non, bien sur. Comme partout dans le monde, du chemin reste a faire... Mais, de grâce, qu'on nous épargne a Durban les souvenirs sud-africains.
6. Si le conflit du Proche-Orient n'a rien a faire a Durban, l'antisémitisme y a, lui, toute sa place. On ne m'en voudra pas de rappeler ici ce qui ne devrait plus avoir besoin d'etre rappelé: inventé a la fin des années 1870 par le publiciste allemand antijuif Wilhelm Marr, antisémitisme ne signifie point je ne sais quelle hostilité contre les Sémites, mais la haine des seuls juifs. Dans cette acception raciale, l'antisémitisme est donc une invention occidentale moderne - le vieil antijudaisme chrétien, dement laicisé. UpIntroduits dans le monde arabe la faveur du colonialisme et exacerbés par la guerre israélo-arabe, l'antisémitisme et son frere siamois le négationnisme sont devenus avec ces derniers troubles des armes de guerre d'un usage quotidien d'une effrayante banalité. Il faut savoir que les propos récents du président Assad, qui ont tellement scandalisé les Français, sont anodins comparés a ce qu'on lit, entend et voit dans les médias arabes, dans les mosquées et les universités.
7. Le sort des Palestiniens n'est pas enviable - celui des Israéliens non plus, soit dit en passant. Mais de la Tchétchénie a la Macédoine en passant par le Timor-Oriental et le Soudan, des conflits autrement sanglants ne bénéficient guere des honneurs de la Conférence mondiale contre ceci, cela et le reste - toutes guerres, pourtant, dont les fleurs vénéneuses fleurissent en toute impunité internationale. La tentative de singulariser Israël, dans cette arene internationale comme dans tant d'autres, constitue un scandale moral.
8. La diabolisation de l'Etat d'Israël est non seulement moralement inacceptable; elle est aussi politiquement absurde, du moins si l'on entend toujours faire la paix avec cet Etat. En effet, on ne traite pas avec le diable, on le combat jusqu'a ce que la lumiere ait raison des ténebres.
9. La diabolisation de l'Etat d'Israël et la mise au pilori de l'idéologie qui l'a fondé constitueraient un véritable assaut non seulement contre cet Etat, mais contre le peuple juif tout entier. Des juifs, je le sais, trouveront cette affirmation abusive. Libres a eux de s'en désolidariser; mais, au-dela des pétitions de principe, je les mets au défi de me prouver qu'elle est fausse.
10. Tout cela ne veut évidemment pas dire que la critique politique du gouvernement d'Israël soit interdite a quiconque, juif ou non juif, et que toute critique du gouvernement d'Israël s'apparente a l'antisémitisme.
Mais, comme en 1975 a New York, ce qui est en question vingt-six ans plus tard a Durban n'est pas telle ou telle politique de telle ou telle équipe au pouvoir a Jérusalem, mais la légitimité meme et l'assise morale de la nation israélienne.Pour conclure, l'objet de la Conférence de Durban est et doit rester la lutte contre le racisme.
Son détournement serait pire qu'un crime, une faute politique majeure.

Ben-Yehuda, si tu en as marre de voir tes commentaires censurés par hotpo, voici une solution pour toi, et pour tous ceux qui souhaitent s'exprimer librement sur les sujets hautement polémiques lancés par le suppôt du dieudo-lepenisme qui se cache sous le pseudo de "hopto":
http://www.dailymotion.com/hoptwo




26 novembre 2006

LA FIN DE L' EUROPE



Objet :
La fin de l'Europe , Octobre 27th, 2006 by ajmch
Le viol de l'Europe par l'Islam,
Tel que le voit, entre autres, l'auteur allemand
Henryk M. Broder.
Traduction d'un article de Paul Belien dans
le Brussel Journal.
L'auteur allemand Henryk M. Broder
déclara récemment au quotidien hollandais De Volkskrant (12 octobre) que les jeunes Européens épris de liberté feraient mieux d'émigrer, que l'Europe telle que nous la connaissons n'existera plus dans 20 ans.
Assis a une terrasse de Berlin, Broder hocha de la tete en direction des autres clients et des passants et dit avec mélancolie: « Nous observons ici le monde d'hier.» L'Europe devient musulmane. Broder a 60 ans et lui-meme ne veut plus émigrer. « Je suis trop vieux », dit-il. Mais il exhorte les jeunes gens a s'en aller, a « partir pour l'Australie ou la Nouvelle-Zélande. C'est leur seule chance d'éviter les plaies qui rendront le vieux continent inhabitable.»
Beaucoup d'Allemands et de Hollandais n'ont d'ailleurs pas attendu le conseil de Broder. Le nombre des émigrants quittant les Pays-Bas et l'Allemagne dépasse déja celui des immigrants respectifs. Pas besoin d'etre prophete pour prédire, comme Broder, que l'Europe devient islamique. Il suffit d'examiner la démographie. Le nombre de Musulmans d'Europe contemporaine est estimé a quelque 50 millions et on peut s'attendre a ce qu'il double d'ici 20 ans.
En 2025 , un tiers des enfants européens naitront dans des familles musulmanes. Aujourd'hui, Mohammed est déja le prénom le plus populaire pour les garçons nés a Bruxelles, a Amsterdam, a Rotterdam et dans d'autres grandes cités européennes. Broder a la certitude que les Européens ne sont pas disposés a s'opposer a l'islamisation. Il déclara ainsi a De Volkskrant que « l'éthique dominante est parfaitement illustrée par la stupide auteur blonde avec laquelle j'ai débattu récemment. Elle disait qu'il vaut mieux parfois se laisser violer plutot que de risquer des blessures sérieuses en résistant. Elle pense qu'il vaut mieux parfois éviter de se battre plutot que de risquer de mourir.»
Dans une récente colonne du quotidien bruxellois De Standaard (23 octobre), l'auteur hollandais (homosexuel et « humaniste» déclaré) Oscar Van den Boogaard commente l'interview de Broder, déclarant que pour lui, l'islamisation de l'Europe est comme «un processus de deuil». Il se sent submergé par «un sentiment de chagrin». «Je ne suis pas un guerrier », dit-il. « Mais qui en est un? Je n'ai jamais appris a me battre pour ma liberté. Je ne suis bon qu'a en jouir.» Comme Tom Bethell l'écrivait ce mois-ci dans l'American Spectator:
« L'option séculaire-humaniste ne fonctionne tout simplement pas au niveau le plus fondamental qui soit, la démographie.» Mais il ne s'agit pas simplement du fait que les personnes peu religieuses ont tendance a avoir moins d'enfants que les gens pieux, car beaucoup d'entre elles préferent « jouir » de la liberté plutot que d'y renoncer pour élever des enfants. Les laics me semblent aussi moins enclins a se battre. Comme ils ne croient pas en un au-dela, cette vie est la seule chose qu'ils ont a perdre. Ainsi, ils vont plutot accepter la soumission que de se défendre. Comme la féministe allemande a laquelle Broder faisait référence, ils préferent se faire violer plutot que de résister.« Lorsque la foi s'écroule, la civilisation disparait avec elle », dit Bethell. C'est la la cause réelle du déclin de la civilisation en Europe. L'islamisation n'en est que la conséquence. Le mot Islam signifie « soumission » et les laics se sont d'ores et déja soumis. De nombreux Européens sont déja devenus musulmans, bien qu'ils ne le réalisent pas encore, ou qu'ils refusent de l'admettre. Certains des gens que je rencontre aux États-Unis sont particulierement inquiets au sujet de la montée de l'antisémitisme en Europe. Ils ont raison de craindre que l'antisémitisme ne croisse aussi parmi les Européens non immigrants. Ces derniers haissent les gens affichant un esprit combattif. L'antisémitisme européen contemporain (du moins celui des Européens de souche) est lié a l'antiaméricanisme. Les gens qui ne sont pas préparés a résister et sont impatients de se soumettre haissent ceux qui ne veulent pas se soumettre et sont prets a se battre. Ils les haissent parce qu'ils ont peur de les voir mettre leur vie en danger. Dans leur vision des choses, tout le monde doit se soumettre. C'est pourquoi ils en sont arrivés ? ha?r a tel point Israël et l'Amérique - et les quelques rares « islamophobes » européens qui osent parler de ce qu'ils voient se dérouler autour d'eux. Les Européens de l'ouest doivent choisir entre la soumission (islam) ou la mort. Je crains fort, comme Broder, qu'ils n'aient déja choisi la soumission - comme autrefois, lorsqu'ils préféraient le communisme a la mort.

07 novembre 2006

La petite Histoire de HANNOUCA


HANNOUCA
La petite Histoire de Hannouca
A l'époque du second Temple, l'occupant Gréco-Syrien soumit le peuple juif a de nombreux décrets dans le but de l'empecher de pratiquer la Torah et les Mitsvoth dans l'esprit de sainteté qu'il convient.
Il abusa des Juifs et de leurs biens.
L'Eternel envoya alors la délivrance a Son peuple par l'intermédiaire de Mattathias, le Grand Pretre, et de ses fils, qui parvinrent a défaire un ennemi pourtant largement supérieur en nombre et en équipement.
Judith, la soeur de Mattathias joua elle-meme un role de premier rang dans cette victoire miraculeuse.Apres leur victoire, le 25 Kislev, les Cohanim s'employerent a nettoyer le Temple des souillures qu'il avait subit pendant l'occupation et procéderent alors a l'inauguration du Temple ainsi réhabilité.L'allumage du Candélabre (Ménora) du Temple ne put se faire que grâce a la miraculeuse trouvaille d'une petite fiole d'huile dont le sceau qu'elle portait témoignait qu'elle n'avait pas été souillée. Le miracle se perpétua, puisque celle-ci, prévue pour l'allumage d'un jour s'avéra suffisante pour illuminer le Temple pendant huit jours. Jusqu'a ce qu'il fut possible de produire de la nouvelle huile propre a l'allumage de la Ménora.
Pour commémorer ces miracles, les Ha’hamim (Sages) de la génération instituerent pour les générations a venir la fete de ‘Hannouca, qui compte parmi les sept Mitsvoth dites "De Rabanane".
Source : Site Habad

Qu'est ce que "Hannouca ?"
Nous entrons bientot, dans la fete de ‘Hannouca. Cette Annee le 16 Decembre 2006 .
Cette célébration est, selon des études récentes, la fete la plus observée par la communauté Juive. Chacun y trouve une signification ou un symbole qui lui est proche. Pourtant, nos sages se demandent dans le Talmud : Mayi ‘Hannouca ? Qu’est-ce que ‘Hannouca ? Ils s’interrogent sur le véritable sens de la fete et sur sa principale leçon. Certains pensent que 'Hannouca représente le triomphe militaire sur l'ennemi et la libération de la Terre Sainte. C'est en effet une partie importante de ‘Hannouca, et sans laquelle cette fete n'aurait pas eu lieu. Mais, ce n'était la que la premiere étape. Le but était de purifier le Temple et d’y allumer la Ménorah. En d'autres termes, les Maccabis devaient balayer les ténebres de l’idolatrie et des coutumes grecques qui avaient été imposées aux Juifs en Terre Sainte; par la suite, il fallait répandre la lumiere de la Torah et des Mitsvoth, la lumiere de la pureté et la sainteté produite par le mode de vie juif.
Cela explique pourquoi nos sages n’insistent pas sur la victoire mais plutot sur le miracle de l’huile. C’est la raison pour laquelle la Mitsva de cette Fete est l’allumage des lumieres de ‘Hannouca.Quand une nation est dominée, son désir le plus naturel est de recouvrer la liberté. Pour le peuple Juif, la véritable liberté est celle qui permet de vivre selon le mode de vie judaique, celui de la Torah et des Mitsvoth. Le miracle de ‘Hannouca ne pouvait etre complet qu’une fois la Ménorah allumée a nouveau, dans un Temple purifié et sanctifié.Il y a deux différences essentielles entre les lumieres de 'Hannouca que nous allumons chaque année et celles de la Ménorah qui étaient allumées, jadis, dans le Temple.La premiere est que la Ménorah était allumée a l’intérieur du sanctuaire, alors que nous devons allumer les lumieres de 'Hannouca vers l'extérieur. La seconde différence est que la Ménorah était allumée alors qu'il faisait encore jour, tandis que les lumieres de 'Hannouca sont allumées apres le coucher du soleil. Rappelons que la lumiere symbolise la Torah. L’obscurité est alors symbole d’absence de Torah et de Mitsvoth. De meme, l’intérieur symbolise le monde de sainteté, le monde spirituel intérieur ; le dehors symbolise le monde matériel. La leçon de ‘Hannouca est claire : nous devons répandre la lumiere de la Torah au dehors. La Torah et les Mitsvoth ne sont limitées ni par le temps, ni par l'espace. Notre mode de vie ne se borne pas a certains jours de l’année, tels que Roch-Hachanna, Yom Kippour, les autres fetes et les Chabbath. Il ne se borne pas davantage a certains lieux, tels que la synagogue ou la maison. La vie juive doit etre vécue chaque jour de l'année, que ce soit a la maison ou a la synagogue, a 1’école ou au bureau, et meme en marchant dans la rue.
Nous devons apporter – grace a la Torah et aux Mitsvoth – de la sainteté aux choses les plus ordinaires, a chacun des aspects de notre vie quotidienne. Nous avons le devoir d’étendre le spirituel au monde matériel, de sorte que notre quotidien soit lumineux et rayonnant de sens.De plus, nous devons agir de façon régulierement croissante, ainsi que cela est souligné par les lumieres de ‘Hannouca que nous allumons en nombre croissant d’une nuit a l’autre de la fete ; commençant avec une bougie le premier soir, deux le second, et ainsi de suite, ajoutant chaque soir une bougie supplémentaire.
Quand chacun de nous s'acquittera de la part qui lui incombe, nous pourrons espérer que la promesse Divine sera réalisée et les ténebres de notre exil balayées ;
alors, (Psaumes 139 - 2) « la nuit brillera autant que le jour. »
Cela se réalisera a la venue du Machia’h ; le Temple sera édifié de nouveau.
Alors, la Ménorah sera allumée, mais, cette fois, pour ne plus jamais s’éteindre.
Rav Eliahou DAHAN

Comment allumer la Hannoukia et quelles bénédictions réciter ?
Le premier soir, On place le Chamache au centre et on place une bougie a droite,
On Récite les deux premieres Bénédictions avant d'allumer, et ChéHé'hiyanou en allumant cette bougie avec le Chamache.

Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Acher Kidéchanou
Bémitsvotav Vétsivanou Léadlik Ner ‘Hanoucca.
Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifié
par Tes Commandements,
et nous a ordonné d’allumer les lumieres de ‘Hanoucca.
Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chéassa Nissim
Laavoténou Bayamime Haheme, Bizmane Hazé.
Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers,
qui a fait autrefois des miracles en faveur de nos ancetres, a pareille époque.
La Bénédiction suivante n’est récitée que le 1er soir
(ou la premiere fois qu’on allume les lumieres de ‘Hanoucca).
Barou’h Ata Ado-nai Elo-hénou Méle’h Haolam Chehé’heyanou
Vekiyemanou Vehiguiyanou Lizmane Hazé.
Sois loué Eternel, notre D-ieu, Roi de l’univers,
qui nous a fait grace d’atteindre cette fete.

www.terredisrael.com -





LA LAICITE

-Laicité

Histoire :

Le premier pas vers la laicité fut l'Edit de Nantes promulgué par Henri IV en 1598.
C'était un acte de souveraineté politique mettant fin aux guerres de religion qui avaient entraîné de nombreux massacres pendant pres de 40 ans. Pour la premiere fois, en France, on proclamait la liberté de conscience.
Par cet Edit, l'Etat, le roi, renonçait a imposer sa religion a l'ensemble des sujets.
Il veillait a maintenir l'équilibre et la paix entre les religions.
Henri IV l'avait compris, les religions ne sont pas pacifiques, jusqu'a nos jours elles ont été un facteur de conflit.
Mais ce n'est tout de meme pas la laicité au sens de 1905, car il organise quand meme la coexistence des religions.
La laicité de 1905 considere les religions comme individuelles et privées et n'organise rien.
L’Edit de Nantes a été révoqué par Louis XIV en 1685.

-Qu’est-ce que la laicité ?
C’est la protection d’une liberté individuelle fondamentale,

la liberté de conscience, pour reprendre les termes de l’article 1 de la loi de 1905, c’est-a-dire la liberté de croire ou de ne pas croire.
C’est la séparation des Églises et de l’État, deuxieme aspect de la loi de 1905.
Une séparation qui met le politique a l’abri des influences religieuses et qui interdit au politique toute ingérence dans le domaine religieux.
La laicité a incarné la prédominance de la raison, du libre arbitre et de l’esprit critique contre l’obscurantisme et contre les intégrismes.

-La laicité française, c’est avoir une conception de l’etre politique qui repose sur une autonomie de l’Etat par rapport aux religions.
En France l’autonomie du politique a du se conquérir dans un rapport tres conflictuel avec la religion dominante.
Mais cette séparation de 1905 du religieux et du politique est compatible avec des formes de reconnaissance du rôle des religions dans l’espace public.
La France, malgré ce que l’on peut entendre, a des longueurs d’avance en matiere de laicité car nous avons considéré les relations Etat-religions-société.

C’est a dire que l’autonomie du religieux et de l’Etat existe, tout en en y associant des accords entre autorités étatiques et autorités religieuses.

Et dans le cadre de la Loi 1905.
La laicité française tient compte des coopérations bénéfiques et avantageuses d’une reconnaissance et d’une participation des responsables religieux a la formation des citoyens et a l’exercice de cette citoyenneté dans la vie publique.

La République française reconnaît un certain nombre de religions en leur accordant par exemple des temps d’antenne sur une chaîne publique de télévision et sur des chaînes de radio publique.
A travers les contrats d’association, des établissements scolaires confessionnels participent au service public de l’Education Nationale.
L’acceptation de ‘carrés confessionnels’ dans les cimetieres témoigne aussi d’une forme de reconnaissance des religions dans des espaces publics, de meme que les réglementations pour l’abattage rituel dans les abattoirs.
L’Etat ou les régions (par les collectivités locales publiques), participe a l’entretien de structures cultuelles.
Il existe également des rencontres régulieres entre autorités politiques et autorités religieuses, que ce soit lors des cérémonies de nouvel an ou a l’occasion de rencontres entre les représentants de l’Etat et de telle ou telle religion.
Au Ministere de l’Intérieur comme au Ministere des Affaires Etrangeres, on entretient des relations suivies avec les représentants des cultes pour des affaires ou la coopération de ceux-ci est nécessaire.
De nombreuses personnalités politiques participent au dîner annuel du Crif.
Quant au Conseil Français du Culte Musulman, on connaît le rôle actif joué par Nicolas Sarkozy dans sa création.
Au plan local, les Maires des communes ont compris le rôle bénéfique que les différentes religions pouvaient jouer dans la vie sociale et culturelle de leur commune et entretiennent des relations régulieres avec les représentants des cultes comme représentants aussi de la société civile.

Tout en appliquant et respectant la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, la Loi de 1905, la France pratique donc une coopération avec les religions, et reconnaît le rôle social et culturel des religions dans la vie nationale.
Notre laicité est donc capable d’intégrer positivement les apports sociaux, culturels et éthiques des religions soumises de toutes façons aux regles de la République.. Elle permet a la société de s’enrichir de ses différences.
La Loi de 1905 a donc donné une laicité d’intelligence et de reconnaissance.

Cette loi de 1905 fait l’objet aujourd’hui, d’une relative approbation.

C’est pourquoi l’idée de la réformer est irresponsable ou dangereux.

Maintenant s’il y a un sentiment de frustration des musulmans de France quant a leurs possibilités de construire des lieux de culte, il existe des moyens extremement concrets et dans le cadre de la loi de 1905, comme plusieurs municipalités l’ont démontré, pour remédier a ce probleme.
Le probleme n’est pas juridique, il est politique.

-Si l’Europe doit demeurer une chance pour la laicité,

c’est parce qu’en matiere de relations Etat-religions, l’Europe est plus laique qu’on ne le pense, non pas par soucis d’uniformité mais par crainte sans doute de perdre ses racines historiques !
La construction de l’Europe est a la recherche d’un équilibre du respect des principes fondamentaux.
La laicité est un des ces principes…. comme respect des Droits de l’Homme.
Ce dialogue entre spirituel et temporel a abouti a la reconnaissance de l’autonomie du monde religieux et a l’affirmation des droits de l’individu et de la liberté de penser.

Mais comme cette laicité culturelle a aussi une dimension géopolitique : il y a des résistances, des groupes intégristes, des mouvements fondamentalistes qui réagissent a ces évolutions et cherchent a les contrarier.
L’Europe doit rester laique au plan du droit et dans ses textes fondamentaux (comme la Convention des droits de l’homme). Elle doit le rester au plan politique, et dans ses mentalités.

-La laicité se voit exposée aujourd'hui a la poussée de l'intolérance et a la recrudescence de la xénophobie et du racisme. La religion devrait etre le langage qui relie...
Découvrir l'autre et vivre avec l'autre ne veut pas dire perdre son identité ou rejeter ses valeurs, cela veut dire concevoir une humanité plurielle...

Le développement de différences qui ne reconnaissent pas les codes de conduite implicites du fonctionnement de la société française et de ses institutions, (des mouvements notamment islamiques), qui peuvent fonctionner sans tenir compte des regles instituées par les Etats sur le plan national, c’est ce que refuse notre République…

Certaines religions ou courants de ces religions ne sont plus capables d'imposer des normes parfois meme a leurs fideles.
On observe alors un processus de division entre croyance et appartenance.
En ce sens, il est nécessaire de distinguer la communauté religieuse, qui reste ouverte, du communautarisme ou du repli communautaire.
Il existe des catholiques, des protestants, des juifs ou des musulmans qui arrivent tres bien a vivre leur foi comme une affaire privée et a respecter la neutralité de l’espace public, mais il y a aussi des intégristes qui combattent la République.

Pour le judaisme, par exemple, la loi de l’État est au-dessus de la loi religieuse. Et ce devrait en etre ainsi pour toutes les religions présentes sur notre sol français….

Les juifs ont un atout par rapport aux musulmans, c’est de pouvoir aller au dela d’une simple identification culturelle et linguistique, en passant au niveau du réel historique.
Il y a une réalité et une différence entre culturalité et historicité.
Les juifs de souche française sont sans doute une minorité, comme les juifs en sont une dans le monde, sans que leur rôle soit réduit en proportion.
Les juifs de souche française constituent le socle et le lien de la légitimité de la présence juive en France, de maniere continue, depuis le comtat venaissin.. avignon
Ils n’ont jamais quitté la France et ont été partie prenante de la culture française.

Il n’était pas nécessaire qu’ils soient tres nombreux pour assurer un rôle significatif au sein de la communauté juive en général et du judaisme en particulier.
Il faut recentrer la communauté juive de France vers son noyau historique.
C’est le lien entre cette communauté et la France, la France qui est donc autre chose qu’un pays d’accueil, la communauté juive est donc une force coexistante depuis des siecles (par ex : Rachi, un juif du 11e siecle)
Il y a les juifs des pays de l’Est, les juifs d’Afrique du Nord, et les juifs minoritaires de souche française mais qui représentent ce lien de la continuité de la présence juive en France.

Quand la France s’est voulue laique, elle était relativement soudée.
Dans la France post laique, si ses membres ne partagent plus les memes valeurs ou la meme Histoire, la laicité risque de céder au communautarisme.
La diversité est possible dans un pays qui sait rester uni

par des valeurs fondamentales communes.
Aujourd’hui il semble qu’il risque de se disloquer.