27 septembre 2006
CONVERSATION SUR l' ISLAM
Conversation sur l'islam avec André Malraux
par Élisabeth de Miribel.
C'est le grand phénomene de notre époque
que la violence de la poussée islamique.
Sous-estimée par la plupart de nos contemporains,
cette montée de l'islam est analogiquement
comparable aux débuts du communisme du temps de Lénine.
Les conséquences de ce phénomene sont encore imprévisibles.
A l'origine de la révolution marxiste,
on croyait pouvoir endiguer le courant par des solutions partielles.
Ni le christianisme, ni les organisations patronales
ou ouvrieres n'ont trouvé la réponse.
De meme aujourd'hui, le monde occidental ne semble
guere préparé a affronter le probleme de l'islam.
En théorie, la solution paraît d'ailleurs extremement difficile.
Peut-etre serait-elle possible en pratique si, pour nous borner
a l'aspect français de la question, celle-ci était pensée
et appliquée par un véritable homme, d'État.
Les données actuelles du probleme portent a croire
que des formes variées de dictature musulmane
vont s'établir successivement a travers le monde arabe.
Quand je dis "musulmane",
je pense moins aux structures religieuses qu'aux structures
temporelles découlant de la doctrine de Mahomet.
Des maintenant, le sultan du Maroc est dépassé
et Bourguiba ne conservera le pouvoir qu'en devenant une sorte de dictateur.
Peut-?tre des solutions partielles auraient-elles suffi a,
endiguer le courant de l'islam, si elles avaient été appliquées a temps.
Actuellement, il est trop tard! Les "misérables"
ont d'ailleurs peu ? perdre.
Ils préféreront conserver leur misere
a l'intérieur d'une communauté musulmane.
Leur sort sans doute restera inchangé.
Nous avons d'eux une conception trop occidentale.
Aux bienfaits que nous prétendons pouvoir leur apporter,
ils préféreront l'avenir de leur race.
L'Afrique noire ne restera pas longtemps insensible a ce processus.
Tout ce que nous pouvons faire,
c’est prendre conscience de la gravité du phénomene
et tenter d'en retarder l'évolution.
André Malraux, le 3 juin 1956,
Valeurs Actuelles du 21 décembre 2001
24 septembre 2006
CHANA TOVA 5767
CHANA TOVA 5767
A LA VEILLE DU NOUVEL AN 5767
NOTRE PREMIER SOUHAIT POUR L ANNEE
QUI S 'ELOIGNE EST DE PRIER LE VERSET
AVEC FORCE ET CONFIANCE :
TIKHLE CHANNA VE QUILELOTHA .
Que l ' année finisse avec ses malédictions.
TAHEL CHANA VEBIRKHOTEAH .
Que l ' année commence avec ses bénédictions .
Chana Tova pour vous et tous les votres.
CHANA TOVA
De Mr. Jacques KUPFER
Nous quittons une dramatique année
pour le peuple juif depuis
la désastreuse destruction du Goush Katif
jusqu'a l'échec politique de la guerre du Liban.
Tous ces événements ont permis a notre Nation
de se réveiller de l'anesthésie générale qui l'avait frappée
au point de confier notre destin a des incapables,
transfuges ayant trahi leur camp d'origine,
a des corrompus que symbolise le parti Kadimah.
Le réveil est rude mais il s'effectue au sein d'une
population qui a démontré son courage et sa fermeté
tant dans les combats qu'a l'arriére.
La preuve a été administrée que ce n'est pas notre peuple
qui est fatigué de combattre pour la réalisation
de l'idéal sioniste mais que seuls nos dirigeants
sont épuisés par leurs combinaisons politiques.
Au seuil de cette nouvelle année, souhaitons
a notre peuple revenu sur sa terre
et a ceux qui entreprennent le chemin du retour,
A nos soldats, a nos pionniers de Judée Samarie,
a tous les expulsés du Gouch Katif,
aux membres du camp national,
A notre Capitale éternelle Jérusalem
et a tous les enfants d'Israël ,
Une Bonne et Heureuse Annee,
une année de victoire juive,
de sécurité, d'Alya et de bonheur.
Pour vous et vos familles,
puisse cette année
apporter la réalisation de vos réves.
Avec notre traditionnelle bénédiction de Tel-Hai,
Jacques Kupfer.
Et de Julien Zenouda :
A LA VEILLE DU NOUVEL AN 5767
NOTRE PREMIER SOUHAIT
POUR L ANNEE QUI S 'ELOIGNE
EST DE PRIER LE VERSET
AVEC FORCE ET CONFIANCE :
TIKHLE CHANNA VE QUILELOTHA .
que l ' année finisse avec ses malédictions.
TAHEL CHANA VEBIRKHOTEAH .
que l ' Année commence avec ses bénédictions .
Chana Tova pour vous et tous les votres.
21 septembre 2006
de ISRAELINFOS.net du 21 SEPTEMBRE 2006
A LA UNE
ISRAELINFOS.net. du 21 Septembre 2006
Apres 76 ans,
Les enfants de Herzl reposent prés de leur pére
Paulina et Hans Herzl, morts a Bordeaux en 1930,
ont été enterrés mercredi a Jérusalem pres de leur pére,
fondateur du mouvement sioniste.
Un an avant sa mort en 1904 ,
Théodore Herzl avait demandé dans son testament
a etre enterré en Palestine,
quand le peuple juif y aurait fondé un Etat indépendant.
Il avait précisé qu'il souhaitait que ses proches soient inhumés a ses cotés.
Le 17 aout 1949, les corps de Herzl,
de ses parents et de sa soeur Pauline
avaient été transférés sur une colline de Jérusalem,
qui depuis porte son nom.
Il y a un an, le bureau du Premier ministre
et l'Organisation sioniste mondiale ont demandé
officiellement a la France l' autorisation de transférer
les dépouilles des deux enfants de Herzl enterrés
a Bordeaux afin de pouvoir respecter les dernieres volontés
du visionnaire de l'Etat d'Israël.
Paulina Herzl est morte dans un hôpital psychiatrique
le 14 septembre 1930.
Le lendemain, son fr?re Hans se suicidait sur sa tombe.
Malgré le fait que Hans Herzl s' était converti au christianisme,
le grand rabbin d'Israël Shlomo Amar a autorisé
une cérémonie religieuse sur la foi d' une lettre écrite
par le fils Herzl a la fin de sa vie
ou il affirmait son attachement au juda?sme.
La plus jeune fille, Trude, est morte en 1943
dans le camp de Terezin ou elle avait été déportée.
Le Premier ministre Ehud Olmert
qui présidait cette cérémonie a déclaré que le peuple juif
avait payé une dette d' honneur a Théodore Herzl
en permettant de réunir les membres de sa famille
proche sur le Mont Herzl,
dans la capitale de l'Etat juif, dont il avait prédit la création.
17 septembre 2006
Message du Pape BENOIT XVI
Benoit XVI a passé un message,
un message qui se voulait de réflexion, non pas d'insulte.
Une mise en garde adressée ? tous les croyants:
Juifs, Chrétiens, Musulmans...
contre un islam intégriste qui, a l'instar des erreurs
commises par d'autres religieux en d'autres temps...
veut convertir par l'épée le monde entier a sa foi !
Tel est ce qu'en substance, nous ayons perçu des paroles
tres équilibrées du Saint Pere
.La grande question restant a poser est pourquoi?
Oui, pourquoi Benoit XVI a t-il voulu nous alerter,
nous faire comprendre, nous faire réagir ?
Quels sont les éléments et les actes réalisés a travers
le monde qui, de barbarie et d'inhumanité...
peuvent nous inviter a comprendre
la trame jouée par les pendants du nazislamisme ?
Réveille-toi Homme !
16 septembre 2006
UNE HISTOIRE " DEVINETTE "
Chirac participe a un sommet international.....
Chirac participe a un sommet international aux USA.
Tres impressionne par le staff de Clinton, il va le voir et
lui demande comment il fait pour avoir une equipe
aussi performante car lui est entoure d' une bande
de cretins.
Clinton lui dit:
"Jacques, parce que c'est toi, je vais tout te dire.
Et bien voila quand je veux engager quelqu'un dans
mon equipe je lui pose une question, s' il repond juste
je le prends, s' il se trompe je le vire. Ok. Tu vas voir.
" Et il appelle Al Gore. - " Al , je te pose une question si
tu reponds juste, je te garde, si tu te trompes, je te vire.
D' accord ? Alors voila :
c'est l' enfant de ta mere, ce n'est ni ton frere, ni ta soeur,
qui est-ce ?"
Al Gore reflechit un peu puis dit : - "Facile, c'est moi ! "
- "Parfait, dit Clinton, je te garde."
Chirac est vraiment tres impressionne et des son retour
a Paris il convoque Jospin.
" Jospin, je vous pose une question, si vous repondez juste,
je vous garde, si vous vous trompez, je vous vire.
D'accord ?. Alors voila : c'est l'enfant de ta mere,
ce n'est ni ton frere, ni ta soeur, qui est-ce ?
" Jospin :" Hou la, c'est complique, ce que vous me
demandez la, je peux pas repondre comme ca,
il me faut reflechir. Je vous demande 24 heures."
Et Chirac accepte. Vite Jospin rentre a Matignon
et convoque toute la gauche plurielle et il dit :
"Voila, Chirac m'a pose une question, si je reponds juste,
il me garde, si je me trompe, il me vire,
et voici la question - C'est l'enfant de ta mere,
ce n'est ni ton frere, ni ta soeur, qui est-ce ?".
Tout le monde se creuse les meninges, les socialistes,
les verts, les communistes, personne ne trouve.
A un moment quelqu'un dit " j'ai une idee,
il faut appeler Quiles, il est tres fort, il a fait l'ENA,
Polytechnique, etc., lui il saura.
"Jospin prend son telephone et appelle Quiles.
"Allo, Quiles c'est Jospin. Voila, Chirac m'a pose une
question, si je reponds juste, il me garde,
si je me trompe, il me vire, et voici la question
" C'est l'enfant de ta mere, ce n'est ni ton frere,
ni ta soeur, qui est-ce ?".
" T'as une idee ? " Quiles reflechit un peu puis dit :
" Facile, c'est moi ". Jospin remercie et raccroche.
Le lendemain, Chirac convoque Jospin.
" Alors, Jospin, vous avez la reponse ? "
Jospin : " bien sur Jacques, c'est Quiles ! "
"Jospin, je vous vire,repond Chirac,
c'est Al Gore."
10 septembre 2006
LETTRE OUVERTE A Mr. ELIO DI RUPO
Sa diatribe contre Israël vaut a Elio Di Rupo, Pdt du PS ( Belgique),
une lettre cinglante ! L'article comporte la mention A reproduire
et diffuser tres largement. (Menahem Macina)
Mercredi 6 septembre 2006
Sa diatribe contre Israël vaut a Elio Di Rupo, Pdt du PS ( Belgique), une lettre cinglante !
Par webmaster, mercredi 6 septembre 2006 a 06:27 :: Points de vue
Morceaux choisis :
« il est essentiel que l'armée israélienne stoppe son offensive meurtriere dans la bande de Gaza et libere les officiels palestiniens arretés dans ce cadre ».
« les moyens de guerre utilisés par l'État hébreu au nom du droit a l'autodéfense, sont non seulement disproportionnés, mais aussi illégaux et criminels au regard du droit international ». « Il n'est jamais légitime de répondre a des attaques d'organisations terroristes en mettant des pays, que ce soit le Liban ou la Palestine, unilatéralement sous « blocus », ce qui risque d'y provoquer des catastrophes humanitaires, en détruisant des infrastructures vitales pour les populations, comme des centrales électriques, des ponts et des aéroports, et en utilisant des armes de guerre qui sement indistinctement la mort et la désolation parmi les populations civiles. »
Comme on le lira dans la lettre ci-apres,
Elio di Rupo reçoit, en retour, une cinglante leçon,
bien méritée, d'histoire, de mémoire, de morale et d'objectivité.
A reproduire et diffuser tres largement. (Menahem Macina).
Lettre ouverte a Monsieur Elio di Rupo, président du PS
Bruxelles, le 2 septembre 2006
Monsieur le Président, L'enfer est pavé de bonnes intentions.
Votre discours, lors de la convention du PS , l'est.
Vous semblez, en ce qui concerne la situation internationale,
animé d'excellentes intentions.
Nous lisons, dans votre «analyse» de la situation internationale,
votre diatribe contre Israël.
Certes, vous ne remettez pas en cause sa légitimité,
ni son existence, mais le coupable, pour vous, est Israël,
encore Israël, rien qu'Israël.
Nous comprenons qu'en Belgique les voix issues de l'immigration
soient importantes (le souhait de votre parti de minimiser,
voire de nier le génocide des Arméniens en est une preuve).
Mais est-ce une raison suffisante pour travestir la vérité,
bafouer son honneur, ignorer la raison ?
Vous affirmez - peut-etre meme est-ce pour mieux vous convaincre
que vous avez répété la meme phrase quatre ou cinq fois:
«Ceux qui ont cassé doivent payer, sinon c'est trop facile».
Faisiez-vous allusion a Al Qaida et aux tours du World Trade Center ?
Au Hezbollah qui a lancé trois mille sept cents missiles contre Israël ?
Non, bien sur.
C'est Israël qui choisit un prétexte, l'enlevement de ses soldats,
l'assassinat d'autres pour avoir l'occasion d'en découdre
avec le Hamas et le Hezbollah.
Un pays contre lequel la guerre a été déclarée et qui répond a la violence,
commet un «acte disproportionné», dites-vous.
L'assassinat de soldats, l'enlevement de militaires,
les tirs de milliers de missiles et de roquettes Qassam,
dirigés contre des civils par des terroristes qui se servent
de femmes et d'enfants palestiniens et libanais comme boucliers humains,
seraient donc, pour vous, « proportionnés» ?
Mais avez-vous qualifié les bombardements de l'Otan
au Kosovo d'actes disproportionnés ?
La destruction de la force aérienne ivoirienne par la France,
d'acte disproportionné?
Non, bien sur.
C'est normal, il n'y a pas de votants d'origine kosovare ou ivoirienne
en Belgique, et le terme «disproportionné» est tellement a la mode !
Nous aimerions bien savoir quelle fut votre réaction
lors des événements de Kolwezi, lorsque les troupes franco-belges
ont été envoyées pour sauver des hommes, des femmes et des enfants,
pris en otage par les rebelles.
Ils n'ont pas «fait dans la dentelle»,
si vous nous permettez cette expression triviale
Vous demandez la garantie qu'Israël renonce a un deuxieme round
afin que la Belgique participe a une Finul élargie (qui a fait preuve,
jusqu'a présent, de son inefficacité, pour ne pas dire de son incapacité,
sans parler de la complicité de certains Casques bleus
avec les terroristes du Hezbollah).
Mais que demandez-vous au Hezbollah ou au Hamas ?
Nous ne lisons pas, dans votre discours,
un mot de vos exigences envers les islamistes.
Peut-etre ignorez-vous que le Hezbollah a déclaré, officiellement,
se préparer a un «second round» ?
Vous déplorez la situation absurde en Palestine,
ou des parlementaires et des ministres sont détenus par Israël.
Mentionnez quand meme qu'ils font partie du Hamas qui est,
sauf votre respect, un mouvement terroriste,
qualifié de tel tant par la Belgique que par l'Union européenne,
et responsable d'attentats contre des civils israéliens.
Le Hamas a une charte qui n'a jamais été abolie ni meme déclarée caduque
- selon les termes de Yasser Arafat que vous avez invité a vos congres.
De nombreux articles demandent la destruction de l'Etat d'Israël,
d'autres citent les « Protocoles des Sages de Sion »
comme l'exemple du « complot juif ».
Israël doit-il traiter avec quelqu'un qui refuse de le reconnaître et le combat ?
Les manuels palestiniens, aujourd'hui encore,
prônent toujours la destruction d'Israël.
Le Hezbollah est pour la disparition de l'Etat d'Israël.
Le code de l'armée libanaise, dans son article premier,
mentionne Israël comme étant l'ennemi du Liban,
et le Premier ministre libanais, Fouad Siniora, n'a-t-il pas déclaré,
le 30 aout 2006 : « Le Liban sera le dernier pays a faire la paix avec Israël» ?
Vous meme, Monsieur di Rupo, accepteriez-vous de discuter
avec quelqu'un qui, non seulement ne vous reconnaît pas,
mais exige votre destruction, non pour ce que vous faites
mais pour ce que vous etes ?
Permettez-nous de vous citer la phrase
que Winston Churchill avait dite, en 1938,
a Chamberlain apres les accords de Munich :
« Vous vouliez la paix dans l'honneur,
vous aurez la guerre dans le déshonneur ».
En qualifiant Israël d'Etat hébreu,
comme certains l'appellent, vous oubliez le million d'Arabes,
chrétiens et musulmans, citoyens israéliens jouissant,
comme leurs compatriotes juifs, des memes droits.
Pourriez-vous nous indiquer un exemple similaire dans un pays arabe,
en Egypte, par exemple ?
Ou assimilez-vous les millions de Juifs non israéliens,
citoyens respectueux d'autres pays, dont cette belle Belgique,
aux Israéliens ? Pensez-vous donc qu'un Juif belge, français,
ou italien, est d'abord un Juif ( pour ne pas dire Israélien )
et accessoirement belge, français, ou italien ?
Il est évident qu'il est difficile de lutter contre le terrorisme international.
Nous en voulons pour preuve que la Belgique,
pays ouvert et tolérant s'il en fut, digne de tous les éloges,
est devenue, hélas, une plaque tournante du terrorisme islamique.
Les assassins du commandant Massoud
étaient des citoyens munis de passeports belges ;
l'un des auteurs présumés des attentats d'Istanbul
est le fils d'un Belge de souche, dirigeant d'un parti islamique.
Vous avez aussi une vue assez sélective,
sinon partiale, de la situation internationale :
nous ne notons nulle part un mot sur le Darfour
(des centaines de milliers de morts), sur le Congo (des millions de morts).
Ne méritent-ils pas, eux aussi, votre compassion ?
Mais peut-etre n'y a-t-il pas tellement d'électeurs belges originaires du Darfour,
en Belgique. Et ce silence quant a ce qui se passe en Somalie,
ou concernant les presque cent morts quotidiens en Irak
(mais il est vrai que, pour la gauche, c'est la faute des Etats-Unis),
ou ceux de l'Afghanistan (c'est aussi la faute des USA, sans doute),
ou au sujet de l'esclavage des millions de personnes dans le monde,
des enfants qui meurent de faim, des violations des droits
de l'homme dans les pays arabo-musulmans et en Iran,
comme les Berbérophones, trente millions, dépossédés
de leurs droits élémentaires - comme celui de donner un nom amazigh
a leurs enfants. Et que dire alors des quarante millions de Kurdes,
des neuf millions d'Assyriens, des douze millions de Coptes,
tous privés de leurs droits, eux aussi ?
Et de ce qui se passe en Russie, et en Chine ?
Quelle réaction a la lapidation des femmes,
a la décapitation des adulteres, aux châtiments corporels -
coups de fouet, amputation de membres -,
aux crimes «d'honneur»,
aux persécutions des minorités chrétiennes,
bahais, homosexuelles, etc. ?
Cette indifférence a l'égard de ces millions de personnes
qui souffrent et / ou qui meurent ne s'apparente-t-elle pas a
une non-assistance a personnes en danger ?
Nous avions un faible pour la gauche.
Nous nous en sentions proches. La gauche des Léon Blum,
des Emile Vandevelde, des Pierre Mendes-France.
La gauche des gens de coeur.
Pas la gauche décrite par Alexis Lacroix,
dans Le socialisme des imbéciles ,
qui reprend ce que le social démocrate
August Bebel (1840-1913) , déclarait déja, il y a plus d'un siecle :
« l'antisémitisme est le socialisme des imbéciles ».
Martin Luther King ajoutait
que « l'antisionisme est la forme ultime de l'antisémitisme» .
Veuillez agréer,
Monsieur le Président, l'expression de notre profonde tristesse.
08 septembre 2006
LETTRE de L'ECRIVAIN CATHOLIQUE MARIE VIDAL
Lettre de l'écrivain catholique Marie Vidal
au Ministre des Affaires Etrangeres.
Par webmaster, lundi 24 juillet 2006 .
Béziers, 18 juillet 2006
Monsieur le Ministre,
J’étais dans ma voiture tout a l’heure et j’écoutais France-Info
sur laquelle radio vous disiez que
« le Hezbollah répond coup par coup aux attaques israéliennes ».
En tant que citoyenne française et Française docteur en médecine
et exégete, je diagnostique un langage malsain et mensonger dont les conséquences peuvent ?tre graves.
Comment n’avez-vous pas encore compris qu’Israël répond aux attaques du Hezbollah et non l’inverse ? Comment osez-vous mentir a ce point ?
Et aussi, vous mentir a vous-meme !
Comment ne voyez-vous pas que vous vous enfoncez vous-meme
dans la haine des Israéliens et des Juifs et que vous l’enseignez -
pour ne pas dire inculquez – a de nombreux Français déja tres
favorables a se servir de la politique pour assouvir un antijudaisme séculaire ?
Peut-etre n’avez-vous pas encore pris conscience des taches morbides et incurables de l’Enseignement du mépris qui habitent beaucoup de gens de par le monde et en notre France.
Il est temps pour vous de vous débarrasser de cette vue malsaine et de cette confusion mentale qui vous fait confondre l’agresseur avec un gentil enfant agressé. Il est temps pour vous et pour les Français que vous retrouviez votre conscience et votre vigilance.
La disproportion de votre jugement quant aux attaques israéliennes vous fait méconnaitre toutes les attaques armées ou verbales que ne cessent de développer nos compatriotes ainsi que leur silence depuis et chaque fois que l’Israel est attaquée.
Ce jour, je pense aux « ressortissants français » qui se trouvent en l’Israel et dont tres peu d’hommes politiques parlent.
La France ne voit-elle donc pas ?
La France est-elle aveugle, dirigée par des aveugles ???
En tant que citoyenne française et Française exégete catholique travaillant pour la connaissance du Judaisme par les Chrétiens,
Je vous adresse mes salutations en vous invitant instamment a considérer l’existence des Juifs et d’ Israel .
MARIE VIDAL
07 septembre 2006
ARIEL , OU ES -TU ??
ARIEL, OU ES-TU ?!?
Par webmaster, jeudi 31 aout 2006
par Sylviane Delmas
Ou es-tu alors que ton Cher Israel traverse une periode si difficile.
C'est la toute premiere fois depuis sa naissance qu'il doit affronter
une crise sans toi, et tu lui manques vraiment plus que jamais !
Pendant cette guerre contre le Hezbollah (est-elle vraiment terminee ?)
l'etat de sante deja desespere d'Ariel Sharon a encore empire,
comme s'il pouvait voir ce qui se passait et qu'il voulait protester.
Car personne n'a compris la strategie de Tsahal,
surtout pas ses courageux soldats dont beaucoup disent a present
qu'on leur a donne des ordres imprecis, voire contradictoires,
que la communication sur le terrain etait catastrophique,
que leurs equipements etaient depasses,
qu'ils n'avaient pas ete suffisamment prepares.
Certains sont meme restes sans eau et sans nourriture...
Ils sont les premiers a avoir paye le prix de cette guerre
qu'on ne leur a pas laisse mener jusqu'au bout.
A cette frustration bien legitime,
il faut ajouter le sentiment d'avoir ete abandonnes par leur Etat-major.
En plus de l'absence de Sharon,
pour la premiere fois de son histoire Israel doit gerer une crise grave
en ayant a sa tete un Premier ministre
et un ministre de la Defense sans passe militaire.
Est-ce une relation de cause a effet ?
Les services de renseignements israeliens pourtant si redoutables
en d'autres temps, se seraient servis de cartes erronees,
d'informations trouvees sur Internet !
Comme les soldats, la plupart des Israeliens pensent que cette guerre
est inachevee, elle est percue comme une defaite,
et beaucoup sont persuades que si Sharon etait a la tete de l'Etat a la place d'Ehud Olmert ou d'Amir Peretz, le deroulement et l'issue de ce conflit auraient ete differents.
Oui, tous savent que ces accumulations d'erreurs,
de negligences, de non-sens, n'auraient jamais eu lieu avec Ariel Sharon,
ce heros qui est a l'origine meme du mythe de Tsahal.
Car Ariel Sharon (ne Arik Sheinerman) c'est l'incarnation du genie strategique
et du courage, tant militaires que politiques.
Au point que meme ses ennemis l'ont toujours autant craint que respecte,
en particulier les Arabes . Je parle des vrais combattants arabes,
pas de ces laches de terroristes qui ne savent pas ce que le mot respect signifie. D'ailleurs en parlant de terroristes,
on se demande meme si le Hezbollah se serait permis d'agir de cette facon si Sharon.....
Oui, l'absence du Grand Arik se fait cruellement sentir.........
Il avait meme reussi le tour de force de faire changer la mauvaise image d'Israel
depuis le retrait de Gaza.
Jusqu'a cette guerilla hezbollienne qui en montre de nouveau un visage errone,
celui le l'agresseur, malgre les faits.
Mais les Israeliens ont l'habitude. Ils se fichent un peu de ce que le reste du monde pense d'eux, surtout quand le reste du monde en question se ridiculise par le biais de l'ONU.
Pour faire de grands discours, tout le monde et la.
Mais quand il faut intervenir et desarmer le Hezbollah,
il n'y a plus personne ! Oui, les Israeliens doivent bien rigoler
en voyant cette demonstration de lachete internationale.
Lachete, voila bien un mot que jamais personne
ne pourra appliquer a Ariel Sharon.
Car en depit de cette mauvaise reputation
faite de mensonges et de manipulations mediatiques,
Ariel Sharon est ce qu'on appelle un vrai Heros,
meme s'il n'est pas un saint.
Ou peut-etre PARCE Qu'il n'est pas un saint, justement.
Bien peu de pays au monde peuvent s'enorgueillir d'avoir (eu)
au moins UN homme de cette valeur.
Ne en 1928 dans un mochav de Kfar Malal,
il n'a que 13 ans en 1941 lorsqu'il est recrute par la Defense passive,
et en 1942 il prete serment de fidelite a la Hagana.
En 1948 pendant la guerre d'Independance, il commande une compagnie d'infanterie. Gravement blesse au ventre et a une jambe, il manque d'y laisser la vie
mais est remarque par Moshe Dayan.
En 1953 il cree et dirige la fameuse Unite 101 chargee des operations speciales au Moyen-Orient, un commando fait des meilleurs combattants choisis et entraines par Arik lui-meme, au cri du mythique AHARAI «Suivez-moi !.
C' est a cette epoque que Arik Sheinerman hebraise son nom pour devenir Ariel Sharon. De 1951 a 1957 a la tete des paras,
il est le maitre d'oeuvre d'environ 70 operations militaires
d'une audace tactique hors du commun, dont aucune n'echouera.
Pendant la guerre de Suez en 1956,
les Britanniques et les Francais laissent (deja Israel ) faire le sale boulot.
Comme il n'aime pas suivre aveuglement les ordres de ses superieurs quand il juge que son propre choix est meilleur (c'est presque toujours le cas),
la hierarchie militaire bloque ses promotions jusqu'au debut des annees 1960,
en depit de ses exceptionnelles qualites de combattant et de ses excellents etats de service auxquels ne manque que obeissance.
Sharon met a profit cette traversee du desert imposee par l'Etat-major,
En suivant une formation d'une annee a l'Universite Militaire
de Grande-Bretagne (1957-58).
Puis de retour en Israel il suit des cours de Droit a l'Universite hebraique de Jerusalem.
En 1962 il commande une brigade blindee de reserviste !
Mais en 1964, Itzhak Rabin est nomme Chef d'Etat-major.
C'est la fin de la mise a l'ecart de Sharon,
a qui il confie le commandement du Secteur Nord
ou la situation est tres tendue avec la Syrie (guerre de l'eau de 1965 a 1967 )
En 1967, Rabin le nomme General.
A la tete d'une division blindee pendant la mythique guerre de Six Jours,
Arik montre une fois de plus sa valeur de guerrier hors normes.
Apres la guerre, on lui confie en 1968 le commandement du Secteur Sud.
En 1972, il demissionne de l'armee,
comprenant qu'il n'a aucune chance de devenir Chef d'Etat-major,
a cause de son caractere beaucoup trop rebelle et independant pour la hierarchie.
Avec la guerre de Kippour en 1973,
le General Sharon est rappele dans le service actif
pour commander une division blindee dans le Sinai.
Pour la premiere fois Israel est surpris par ses ennemis
et la situation est grave.
Grace a son heros rebelle, elle ne sera pas desesperee.
Malgre l'ordre qui lui est donne,
Ariel Sharon traverse le canal de Suez a la tete des forces blindees,
prend en tenaille l'armee egyptienne dans une inouie maneuvre militaire,
et arrive pratiquement aux portes du Caire.
Grace a son genie tactique aussi legendaire que son art d'interpreter les ordres comme bon lui semble, il sauve Israel d'une cuisante defaite et remporte presque a lui tout seul la campagne du Sinai !
L'annee suivante il quitte l'armee et entame sa vie politique qui le menera jusqu'aux postes prestigieux de ministre de la Defense (lui qui n'avait jamais pu realiser son reve d'etre Chef d'Etat-major), puis de Premier ministre.
Tout comme sa carriere militaire a marque par de spectaculaires faits d'armes,
sa carriere politique est jalonne par une serie d'actes symboliques tels que : la creation puis l'evacuation de l'implantation de Yamit dans le Sinai l'epopee des Juifs d'Ethiopie (les Falashas) auxquels il s'interesse le premier.
La guerre du Liban qui se termine par l'expulsion d'Arafat et de ses sbires de l'OLP de Beyrouth.
L'abordage du bateau le Karin A qui transporte plusieurs tonnes d'armes fournis par l'Iran a destination des Palestiniens.
Le bombardement du reacteur nucleaire d'Osirak
(vendu par la France a l'Irak) dont la destruction a probablement
sauve le monde d'une catastrophe.
L'alya des juifs de Russie
qui representent aujourd'hui 20% de la population israelienne.
Sa visite controverse sur l'esplanade du Temple a Jerusalem
afin de prouver qu'avant d'etre le 3 eme lieu saint pour les Musulmans,
c'est l'Endroit le plus Sacre pour les Juifs.
L'encerclement d'Arafat et le siege de la Moukata apres de sanglants attentats terroristes.
Les accords signes en 2002 avec les Etats-Unis, consideres par beaucoup d'observateurs comme « une seconde declaration Balfour ».
Ses rapports tumultueux avec la France dont la politique
honteusement pro - arabe depuis De Gaulle
fait passer tous les Francais pour des antisemites
(ce qui rend fous les gens comme moi, pas Juifs et totalement pro-Israel).
Et enfin le desengagement unilateral de la bande de Gaza.
C'était le dernier geste de Sharon.
Il a donné Gaza aux Palestiniens en signe de bonne volonté,
et parce que stratégiquement c’était la meilleure chose a faire pour Israel.
En tirant des rockets sur les villes israeliennes les plus proches
et en recommencant a se battre entre eux,
les Palestiniens ont montre au monde entier leur vrai visage.
Alors ils vont surement devoir attendre longtemps avant qu'il y ait d'autres desengagements, unilateraux ou non.
Et ca Sharon l'avait prevu. Il n'y a que dans leur combat acharne
et obsessionnel contre Israel que les Arabes trouvent une unite.
Alors aujourd'hui plus que jamais, Israel se sent orphelin
sans celui qui a toujours ete en premiere ligne pour le defendre,
orphelin sans celui dont les qualites exceptionnelles ont toujours ete mises a son service,
orphelin sans celui qui a ete eleve au rang symbolique de «Roi d'Israel »
par le peuple Juif. Oui, Israel est orphelin sans son Roi.
Ariel Sharon dort et seul le Tout-puissant sait s'il se reveillera un jour.
Itzhak Rabin disait de lui :
«Compter un General comme Sharon au sein de l'Etat-major est une bediction.
En compter dix serait une veritable plaie ! »
La formule peut paraitre pejorative mais elle est au contraire pleine de tendresse et de verite. Car il ne peut y avoir qu'un seul Ariel Sharon.
Tout comme Itzhak Rabin, David Ben Gourion, Menahem Begin,
Moshe Dayan, Golda Meir, Ariel Sharon est entre de son vivant
dans la legende d'Israel.
Son nom y etincelle en lettres de feu,
un feu Sacre et Eternel que nul ne pourra jamais eteindre.
SYLVIANE DELMAS.
05 septembre 2006
UN ETAT D' ESPRIT VERITABLEMENT DEMENT
Un état d’esprit véritablement dément
Par webmaster, lundi 4 septembre 2006
Par Ari Shavit Ha'aretz - 11 Ao?t 2006.
Titre original : A spirit of absolute folly. Traduction : Objectif-Info
En ce pénible été de l’année 2006,
l'État d’Israël est plongé dans la stupéfaction :
Ils nous ont surpris. Ils nous ont considérablement surpris.
Ils nous ont surpris avec les Katiouchas,
ils nous ont surpris avec les fusées Al-Fajr,
ils nous ont surpris avec les missiles de Zelzal.
Ils nous ont surpris avec les missiles antichars.
Et ils nous ont surpris par la compétence opérationnelle de leurs brigades antichar.
Ils nous ont surpris avec leurs bunkers et leurs camouflages.
Ils nous ont surpris avec leur commandement et leur renseignement.
Ils nous ont surpris par leur stratégie, leur capacité de combat
et leur moral au combat.
Ils nous ont surpris par la puissance étonnante que peut avoir une petite armée
vouée ? la mort, dont la technologie est modeste mais la motivation religieuse élevée. Cependant, en cet été 2006,
Nous avons été surpris par nous-memes.
Nous avons été surpris par le faible niveau de la direction du pays.
Nous avons été surpris par un cafouillage stratégique scandaleux.
Nous avons été surpris par le manque de vision,
le manque de créativité et le manque de détermination du commandement militaire supérieur.
Nous avons été surpris par un service de renseignement défaillant,
une logistique illusoire et une impréparation choquante a la guerre.
Nous avons été surpris par le fait que la machine de guerre israélienne
n'est plus ce qu’elle était. Ce que nous révérions s’était dégradé.
Généralement on ne doit pas se livrer a une enquete approfondie
sur les déboires d’une période de guerre au cours de la guerre.
Cependant, a la fin de l'annee la plus penible pour les forces de defense
israeliennes depuis la naissance de l'Etat d’Israël,
le gouvernement israélien ne tire aucune conclusion.
Il ne réorganise pas le systeme, il ne donne aucune preuve
d’un effort d’apprentissage, et il ne donne pas l’impression de modifier son attitude.
Au contraire : il ajoute encore une couche de démence a la précédente.
Sa lenteur a réagir est hasardeuse.
Sa prudence est une recette pour le désastre.
Sa volonté d'empecher un carnage multiplie les carnages.
C’est pour cela qu’a présent,
au moment ou les forces se déplacent vers le Sud Liban,
on ne peut pas éluder la question de ce qui ne va pas.
C’est a cette condition qu’Israël pourra remporter une victoire de derniere minute, que les troupes pourront réaliser leurs objectifs et que les soldats pourront rentrer a la maison sans encombre.
C’est pour cela que nous nous trouvons aujourd’hui dans l'obligation de demander : que nous est-il arrivé, dans quelle galere sommes-nous ?
Il s’est produit quelque chose de simple : nous avons été drogués par le politiquement correct.
Le poison du politiquement correct a investi le discours israélien,
et dans la génération précédente, la conscience des Israéliens a totalement divorcé de la réalité israélienne.
Elle n'a pas disposé des outils nécessaires pour affronter la réalité d'un conflit existentiel.
Elle n'a pas disposé des outils nécessaires pour affronter un conflit inter-religieux et interculturel. C'est pourquoi elle s'est entierement centrée sur la question palestinienne. Elle a fait l’hypothese sans fondement que l’occupation est la source de mal. Elle a supposé que c'est l’occupation qui a empeché la paix, causé les troubles et perpétué l'instabilité. En meme temps, le politiquement correct partait de l’idée que la force d’Israël était une donnée. Qu’Israël était outrageusement fort. Par conséquent, le politiquement correct méprisait tout effort visant a fonder et a consolider la puissance israélienne.
Le budget de la défense a été réduit, les valeurs du volontariat ont été raillées, les concepts d’héroisme et de courage sont devenus abjects. Depuis que les Forces de Défense d’Israël ont été qualifiées d'armée d’occupation - plutôt qu'une armée de défense des féministes, des homos et des lesbiennes contre le fanatisme régnant au Moyen-Orient – on a fait des réserves a son sujet, on l’a repoussée et divorcé d’elle. Apres tout, dans l’univers spirituel du politiquement correct, la puissance et l'armée sont des expressions dégoutantes. Toute idée de nation a été rejetée en raison de l’inviolabilité de la sphere privée. Tout comportement coopératif a été banni au profit de l’individualisme. La puissance a été identifiée au fascisme. La virilité a été publiquement condamnée. La poursuite de la justice absolue a été mélangée a la poursuite du plaisir absolu et le discours dominant s’est inspiré d’une idéologie engagée et militante fondée sur la revendication et le bien-etre. Il s’est produit une autre chose : nous avons été empoisonnés par une illusion de normalité. L'État d’Israël est fondamentalement un État anormal. Tout simplement parce que c'est un État juif dans une Région arabe, parce que c'est un pays occidental dans une Région musulmane, et parce que c'est un État démocratique dans une région de fanatisme et de despotisme : Israël connait une tension perpétuelle avec son environnement. En raison de la situation dans laquelle il se trouve, Israël ne peut pas vivre une vie européenne normale.
D'autre part, en raison de ses valeurs et de son organisation en termes d'identité, d’économie et de culture, Israël ne peut pas éviter d'etre une partie intégrante de la normalité européenne. Par conséquent Israël vit perpétuellement dans une situation de contradiction. Pour résoudre cette contradiction ne faut-il pas créer une anormalité positive, a la fois idéologique et morale qui fournirait une réponse a l'anormalité négative dans laquelle Israël se trouve ? Il n'y a pas d’autre voie : Israël doit préparer une enveloppe de protection qui défendra son environnement interne contre l'environnement externe qui l'enserre.
Vivre dans la défiance de son l'environnement est une part essentielle de l'existence israélienne. Cependant, dans la génération précédente, cette cruelle lucidité s’est dissipée, l'illusion s’est répandue que nous avions surmonté nos problemes, que nous étions parvenus a un état de tranquillité, et que nous pouvions vivre la ou nous sommes, comme n'importe quelle autre nation. Cette illusion a mené a une situation ou l'anormalité positive israélienne s’est graduellement brouillée, et les énergies vouées a entretenir le bouclier défensif qui isole Israël de la région et le protege contre cette région, ont été drastiquement réduites. La faiblesse a prédominé. Notre volonté s’est affaiblie. Le mirage a tellement enivré les Israéliens qu'ils n'ont pas pris la peine de le consolider avec des fortifications. Par conséquent, les pressions de l'environnement externe ont progressivement augmenté - avec le terrorisme en 2002, les Kassam en 2005, et les Katiouchas en 2006 - jusqu'a ce qu'elles s’introduisent profondément a l'intérieur de l'environnement israélien. C’est ainsi qu’est né un paradoxe : ceux qui voulaient croire qu’Israël pouvait etre totalement normal sont ceux qui ont provoqué sa chute dans une situation chaotique d'anormalité totale et d’équilibre rompu. Le politiquement correct et l’illusion de normalité se sont répandus en premier lieu au sein des élites israéliennes. Les citoyens israéliens sont restés pour la plupart sérieux et forts. Ils ne se sont pas fourvoyés dans la chimere d'un nouveau Moyen-Orient. Ils n’ont pas tourné le dos a l'impératif existentiel, aux comportements de défense, et a l’armée. Meme leurs valeurs centrales n'ont pas été détruites. Par conséquent, ils ont résisté de façon impressionnante a l’épreuve du terrorisme en 2001-2003, et a l'épreuve du « feu devant la maison" de 2006. Ils ont démontré un courage presque britannique et ils continuent a le faire. D'autre part, les élites israéliennes des 20 dernieres années se sont totalement affranchies de la réalité. Le capitalisme, les médias et le monde universitaire des années 90 et de la premiere décennie du 21eme siecle, ont aveuglé Israël et l'ont privé de son caractere. Leurs erreurs répétées sur la réalité historique dans laquelle l'État juif se trouve, ont conduit Israël a faire des erreurs de navigation et a s’égarer. Leurs attaques ininterrompues, directes et indirectes, contre le nationalisme, le militarisme et l’histoire du sionisme ont érodé de l'intérieur la colonne vertébrale de l'existence israélienne, et épuisé son énergie vitale. Alors que la masse des citoyens faisait preuve de sérieux, de détermination et d'énergie, les élites se révélaient décevantes. Le capitalisme a cultivé une illusion de normalité ad absurdum, et établi un régime socio-économique écrasant qui ne correspond pas a la situation historique. Le monde universitaire a entretenu le politiquement correct ad absurdum ce qui a conduit a un état d’esprit quelque peu suicidaire dans notre région. Et les médias ont associé les deux et créé une psychologie collective hallucinatoire, qui combine une société de consommation déchainée et une fausse éthique. Au lieu d’etre des élites constructives, les élites de la derniere génération se sont transformées en élites liquidatrices. Chacune dans son secteur, avec sa méthode, a entrepris la démolition de l'entreprise sioniste. Pas a pas, le millieme supérieur de la population a abandonné la cause nationale existentielle. Ces gens ont renoncé au devoir de réserve, ils ont cessé d'envoyer leurs fils dans les unités de combat. Ces gens ont raillé ces officiers qui ont lancé des mises en garde au sujet des retraits unilatéraux. Ils ont raillé ces officiers qui avertissaient que les stocks d’urgence s’épuisaient et que les ennemis devenaient de plus en plus forts. Et ils se sont trompés eux-memes et leur entourage en prenant Tel Aviv pour Manhattan. Au fond, pour eux, l'argent c’est tout. Ils ont ainsi transmis aux jeunes Israéliens en héritage des valeurs qui rendent difficile pour eux d’attaquer meme lorsque l'attaque est entierement justifiée. Parce qu'un pays qui souffre d’un manque d'égalité, d’un manque de justice et d’un manque de foi dans la justesse de sa cause, est un pays a qui il est tres difficile d’aller a l'attaque. C'est un pays ou ceux qui sont disposés a tuer et a etre tués sont rares. Et dans le Moyen-Orient du 21eme siecle, un pays dont les jeunes élites trouvent difficile de tuer et d’etre tués pour leur nation, est un pays dont le temps est compté. Un pays qui ne peut pas endurer des épreuves. De sorte que ce qui est maintenant révélé a nos yeux, alors que la fumée des Katiouchas continue a monter des fourrés du Liban, ce n'est pas l’échec de l’armée, mais l’échec des élites qui ont tourné le dos a l’armée. Ce qui émerge maintenant, alors qu’Israël n’est pas en mesure de protéger correctement la vie de ses citoyens, ce n'est pas un probleme de commandement ou un probleme de tactique, mais un probleme qui se situe au plus profond d'une société que ses élites ont abandonnée. Ce n'est pas le général en chef Udi Adam ou le général de brigade Gal Hirsch qui est le probleme, c'est l'état d’esprit israélien. Un état d’esprit qui est depuis trop longtemps un esprit de stupidité. Un état d’esprit véritablement dément. Habituellement, l'accusation de folie est portée contre les généraux affamés de batailles et les politiciens bellicistes. Cependant, a la fin de cette guerre, l'accusation de folie sera portée contre toute la catégorie des faiseurs d'opinion israéliens et des responsables sociaux qui vivaient dans une bulle et qui ont amené Israël a vivre aussi dans une bulle. L'armée devra mettre sa maison en l'ordre et de la reconstruire, mais la véritable colere sera dirigée contre les élites qui ont échoué.
Élites qui ont trahi la confiance d'une nation sage, impressionnante et forte. Cependant, aujourd’hui, nous sommes en guerre. Les citoyens du Nord sont toujours dans des abris, les soldats d’active et de réserve des armées risquent leurs vies dans une guerre qui n'a pas été correctement planifiée, pas correctement définie et mal conduite. Par conséquent, ce qui est nécessaire maintenant c’est d’agir rapidement, dans des opérations de mouvement, afin de renforcer le moral de ceux qui participent a la bataille. Ce qui est nécessaire c’est d’élaborer immédiatement un nouveau discours adapté a la nouvelle situation. Sans un nouvel état d’esprit et sans un nouveau langage il n'y aura pas de victoire dans le combat. Par conséquent, alors que la guerre fait rage nous devons trouver l'état d’esprit et le langage que nous avons perdu dans les années qui ont précédé la guerre.
Israël a essayé avec toute son âme et toute sa force d'etre Athenes. Cependant dans cet endroit, a cette époque, il n'y a pas d’avenir pour Athenes sans Sparte a l’horizon. Il n'y a pas d’espoir pour une société d’amour de la vie qui ne sait pas s'organiser pour faire face a la mort. Par conséquent, apres des décennies pendant lesquelles la droite, la gauche et le centre ont pris le pouvoir en Israël pour se l’attribuer et l’exploiter inutilement, on ne peut plus échapper a l’impératif de placer la reconstruction de la puissance israélienne en tete de l'ordre du jour.
Nous avons rendez-vous avec notre destin ;
un rendez-vous qui est décrété par la réalité de nos vies
Par webmaster, lundi 4 septembre 2006
Par Ari Shavit Ha'aretz - 11 Ao?t 2006.
Titre original : A spirit of absolute folly. Traduction : Objectif-Info
En ce pénible été de l’année 2006,
l'État d’Israël est plongé dans la stupéfaction :
Ils nous ont surpris. Ils nous ont considérablement surpris.
Ils nous ont surpris avec les Katiouchas,
ils nous ont surpris avec les fusées Al-Fajr,
ils nous ont surpris avec les missiles de Zelzal.
Ils nous ont surpris avec les missiles antichars.
Et ils nous ont surpris par la compétence opérationnelle de leurs brigades antichar.
Ils nous ont surpris avec leurs bunkers et leurs camouflages.
Ils nous ont surpris avec leur commandement et leur renseignement.
Ils nous ont surpris par leur stratégie, leur capacité de combat
et leur moral au combat.
Ils nous ont surpris par la puissance étonnante que peut avoir une petite armée
vouée ? la mort, dont la technologie est modeste mais la motivation religieuse élevée. Cependant, en cet été 2006,
Nous avons été surpris par nous-memes.
Nous avons été surpris par le faible niveau de la direction du pays.
Nous avons été surpris par un cafouillage stratégique scandaleux.
Nous avons été surpris par le manque de vision,
le manque de créativité et le manque de détermination du commandement militaire supérieur.
Nous avons été surpris par un service de renseignement défaillant,
une logistique illusoire et une impréparation choquante a la guerre.
Nous avons été surpris par le fait que la machine de guerre israélienne
n'est plus ce qu’elle était. Ce que nous révérions s’était dégradé.
Généralement on ne doit pas se livrer a une enquete approfondie
sur les déboires d’une période de guerre au cours de la guerre.
Cependant, a la fin de l'annee la plus penible pour les forces de defense
israeliennes depuis la naissance de l'Etat d’Israël,
le gouvernement israélien ne tire aucune conclusion.
Il ne réorganise pas le systeme, il ne donne aucune preuve
d’un effort d’apprentissage, et il ne donne pas l’impression de modifier son attitude.
Au contraire : il ajoute encore une couche de démence a la précédente.
Sa lenteur a réagir est hasardeuse.
Sa prudence est une recette pour le désastre.
Sa volonté d'empecher un carnage multiplie les carnages.
C’est pour cela qu’a présent,
au moment ou les forces se déplacent vers le Sud Liban,
on ne peut pas éluder la question de ce qui ne va pas.
C’est a cette condition qu’Israël pourra remporter une victoire de derniere minute, que les troupes pourront réaliser leurs objectifs et que les soldats pourront rentrer a la maison sans encombre.
C’est pour cela que nous nous trouvons aujourd’hui dans l'obligation de demander : que nous est-il arrivé, dans quelle galere sommes-nous ?
Il s’est produit quelque chose de simple : nous avons été drogués par le politiquement correct.
Le poison du politiquement correct a investi le discours israélien,
et dans la génération précédente, la conscience des Israéliens a totalement divorcé de la réalité israélienne.
Elle n'a pas disposé des outils nécessaires pour affronter la réalité d'un conflit existentiel.
Elle n'a pas disposé des outils nécessaires pour affronter un conflit inter-religieux et interculturel. C'est pourquoi elle s'est entierement centrée sur la question palestinienne. Elle a fait l’hypothese sans fondement que l’occupation est la source de mal. Elle a supposé que c'est l’occupation qui a empeché la paix, causé les troubles et perpétué l'instabilité. En meme temps, le politiquement correct partait de l’idée que la force d’Israël était une donnée. Qu’Israël était outrageusement fort. Par conséquent, le politiquement correct méprisait tout effort visant a fonder et a consolider la puissance israélienne.
Le budget de la défense a été réduit, les valeurs du volontariat ont été raillées, les concepts d’héroisme et de courage sont devenus abjects. Depuis que les Forces de Défense d’Israël ont été qualifiées d'armée d’occupation - plutôt qu'une armée de défense des féministes, des homos et des lesbiennes contre le fanatisme régnant au Moyen-Orient – on a fait des réserves a son sujet, on l’a repoussée et divorcé d’elle. Apres tout, dans l’univers spirituel du politiquement correct, la puissance et l'armée sont des expressions dégoutantes. Toute idée de nation a été rejetée en raison de l’inviolabilité de la sphere privée. Tout comportement coopératif a été banni au profit de l’individualisme. La puissance a été identifiée au fascisme. La virilité a été publiquement condamnée. La poursuite de la justice absolue a été mélangée a la poursuite du plaisir absolu et le discours dominant s’est inspiré d’une idéologie engagée et militante fondée sur la revendication et le bien-etre. Il s’est produit une autre chose : nous avons été empoisonnés par une illusion de normalité. L'État d’Israël est fondamentalement un État anormal. Tout simplement parce que c'est un État juif dans une Région arabe, parce que c'est un pays occidental dans une Région musulmane, et parce que c'est un État démocratique dans une région de fanatisme et de despotisme : Israël connait une tension perpétuelle avec son environnement. En raison de la situation dans laquelle il se trouve, Israël ne peut pas vivre une vie européenne normale.
D'autre part, en raison de ses valeurs et de son organisation en termes d'identité, d’économie et de culture, Israël ne peut pas éviter d'etre une partie intégrante de la normalité européenne. Par conséquent Israël vit perpétuellement dans une situation de contradiction. Pour résoudre cette contradiction ne faut-il pas créer une anormalité positive, a la fois idéologique et morale qui fournirait une réponse a l'anormalité négative dans laquelle Israël se trouve ? Il n'y a pas d’autre voie : Israël doit préparer une enveloppe de protection qui défendra son environnement interne contre l'environnement externe qui l'enserre.
Vivre dans la défiance de son l'environnement est une part essentielle de l'existence israélienne. Cependant, dans la génération précédente, cette cruelle lucidité s’est dissipée, l'illusion s’est répandue que nous avions surmonté nos problemes, que nous étions parvenus a un état de tranquillité, et que nous pouvions vivre la ou nous sommes, comme n'importe quelle autre nation. Cette illusion a mené a une situation ou l'anormalité positive israélienne s’est graduellement brouillée, et les énergies vouées a entretenir le bouclier défensif qui isole Israël de la région et le protege contre cette région, ont été drastiquement réduites. La faiblesse a prédominé. Notre volonté s’est affaiblie. Le mirage a tellement enivré les Israéliens qu'ils n'ont pas pris la peine de le consolider avec des fortifications. Par conséquent, les pressions de l'environnement externe ont progressivement augmenté - avec le terrorisme en 2002, les Kassam en 2005, et les Katiouchas en 2006 - jusqu'a ce qu'elles s’introduisent profondément a l'intérieur de l'environnement israélien. C’est ainsi qu’est né un paradoxe : ceux qui voulaient croire qu’Israël pouvait etre totalement normal sont ceux qui ont provoqué sa chute dans une situation chaotique d'anormalité totale et d’équilibre rompu. Le politiquement correct et l’illusion de normalité se sont répandus en premier lieu au sein des élites israéliennes. Les citoyens israéliens sont restés pour la plupart sérieux et forts. Ils ne se sont pas fourvoyés dans la chimere d'un nouveau Moyen-Orient. Ils n’ont pas tourné le dos a l'impératif existentiel, aux comportements de défense, et a l’armée. Meme leurs valeurs centrales n'ont pas été détruites. Par conséquent, ils ont résisté de façon impressionnante a l’épreuve du terrorisme en 2001-2003, et a l'épreuve du « feu devant la maison" de 2006. Ils ont démontré un courage presque britannique et ils continuent a le faire. D'autre part, les élites israéliennes des 20 dernieres années se sont totalement affranchies de la réalité. Le capitalisme, les médias et le monde universitaire des années 90 et de la premiere décennie du 21eme siecle, ont aveuglé Israël et l'ont privé de son caractere. Leurs erreurs répétées sur la réalité historique dans laquelle l'État juif se trouve, ont conduit Israël a faire des erreurs de navigation et a s’égarer. Leurs attaques ininterrompues, directes et indirectes, contre le nationalisme, le militarisme et l’histoire du sionisme ont érodé de l'intérieur la colonne vertébrale de l'existence israélienne, et épuisé son énergie vitale. Alors que la masse des citoyens faisait preuve de sérieux, de détermination et d'énergie, les élites se révélaient décevantes. Le capitalisme a cultivé une illusion de normalité ad absurdum, et établi un régime socio-économique écrasant qui ne correspond pas a la situation historique. Le monde universitaire a entretenu le politiquement correct ad absurdum ce qui a conduit a un état d’esprit quelque peu suicidaire dans notre région. Et les médias ont associé les deux et créé une psychologie collective hallucinatoire, qui combine une société de consommation déchainée et une fausse éthique. Au lieu d’etre des élites constructives, les élites de la derniere génération se sont transformées en élites liquidatrices. Chacune dans son secteur, avec sa méthode, a entrepris la démolition de l'entreprise sioniste. Pas a pas, le millieme supérieur de la population a abandonné la cause nationale existentielle. Ces gens ont renoncé au devoir de réserve, ils ont cessé d'envoyer leurs fils dans les unités de combat. Ces gens ont raillé ces officiers qui ont lancé des mises en garde au sujet des retraits unilatéraux. Ils ont raillé ces officiers qui avertissaient que les stocks d’urgence s’épuisaient et que les ennemis devenaient de plus en plus forts. Et ils se sont trompés eux-memes et leur entourage en prenant Tel Aviv pour Manhattan. Au fond, pour eux, l'argent c’est tout. Ils ont ainsi transmis aux jeunes Israéliens en héritage des valeurs qui rendent difficile pour eux d’attaquer meme lorsque l'attaque est entierement justifiée. Parce qu'un pays qui souffre d’un manque d'égalité, d’un manque de justice et d’un manque de foi dans la justesse de sa cause, est un pays a qui il est tres difficile d’aller a l'attaque. C'est un pays ou ceux qui sont disposés a tuer et a etre tués sont rares. Et dans le Moyen-Orient du 21eme siecle, un pays dont les jeunes élites trouvent difficile de tuer et d’etre tués pour leur nation, est un pays dont le temps est compté. Un pays qui ne peut pas endurer des épreuves. De sorte que ce qui est maintenant révélé a nos yeux, alors que la fumée des Katiouchas continue a monter des fourrés du Liban, ce n'est pas l’échec de l’armée, mais l’échec des élites qui ont tourné le dos a l’armée. Ce qui émerge maintenant, alors qu’Israël n’est pas en mesure de protéger correctement la vie de ses citoyens, ce n'est pas un probleme de commandement ou un probleme de tactique, mais un probleme qui se situe au plus profond d'une société que ses élites ont abandonnée. Ce n'est pas le général en chef Udi Adam ou le général de brigade Gal Hirsch qui est le probleme, c'est l'état d’esprit israélien. Un état d’esprit qui est depuis trop longtemps un esprit de stupidité. Un état d’esprit véritablement dément. Habituellement, l'accusation de folie est portée contre les généraux affamés de batailles et les politiciens bellicistes. Cependant, a la fin de cette guerre, l'accusation de folie sera portée contre toute la catégorie des faiseurs d'opinion israéliens et des responsables sociaux qui vivaient dans une bulle et qui ont amené Israël a vivre aussi dans une bulle. L'armée devra mettre sa maison en l'ordre et de la reconstruire, mais la véritable colere sera dirigée contre les élites qui ont échoué.
Élites qui ont trahi la confiance d'une nation sage, impressionnante et forte. Cependant, aujourd’hui, nous sommes en guerre. Les citoyens du Nord sont toujours dans des abris, les soldats d’active et de réserve des armées risquent leurs vies dans une guerre qui n'a pas été correctement planifiée, pas correctement définie et mal conduite. Par conséquent, ce qui est nécessaire maintenant c’est d’agir rapidement, dans des opérations de mouvement, afin de renforcer le moral de ceux qui participent a la bataille. Ce qui est nécessaire c’est d’élaborer immédiatement un nouveau discours adapté a la nouvelle situation. Sans un nouvel état d’esprit et sans un nouveau langage il n'y aura pas de victoire dans le combat. Par conséquent, alors que la guerre fait rage nous devons trouver l'état d’esprit et le langage que nous avons perdu dans les années qui ont précédé la guerre.
Israël a essayé avec toute son âme et toute sa force d'etre Athenes. Cependant dans cet endroit, a cette époque, il n'y a pas d’avenir pour Athenes sans Sparte a l’horizon. Il n'y a pas d’espoir pour une société d’amour de la vie qui ne sait pas s'organiser pour faire face a la mort. Par conséquent, apres des décennies pendant lesquelles la droite, la gauche et le centre ont pris le pouvoir en Israël pour se l’attribuer et l’exploiter inutilement, on ne peut plus échapper a l’impératif de placer la reconstruction de la puissance israélienne en tete de l'ordre du jour.
Nous avons rendez-vous avec notre destin ;
un rendez-vous qui est décrété par la réalité de nos vies
HISTOIRE HEROIQUE
UNITES SPECIALES HELIPORTES EN ACTION AU LIBAN
Ses camarades ont risqué leurs vies pour récupérer
son corps au Liban afin qu'il puisse etre enterré dignement.
L’histoire héroique qui n’a pas été rapportée
au sujet des morts de Ce 32 eme jour de guerre (12 aout 2006)
avait été le plus meurtrier avec 24 soldats tués
et un hélicoptere abattu.
L'équipage de l'hélicoptere était porté disparu.
L'hélicoptere de transport de troupes venait de déposer une unité d'élite dont les actions sont toujours couvertes par le secret défense.
Les hommes du Hezbollah étaient a la recherche du corps de l'équipage en vue de les échanger contre des prisonniers détenus en Israel.
Le Capitaine Daniel Gomez z”l était le pilote.
Je suis un ami de la famille Gomez habitant Nehalim et je me permets de rapporter les faits racontés par Patrick Gomez, le pere de Daniel. Daniel Gomez z”l était un des pilotes de l’hélicoptere qui s’est écrasé le samedi 12 Aout 2006.
Apres la sortie du Shabath, a 2 H 30 du matin, Patrick a recu un coup de téléphone lui annoncant la chute de l’hélicoptere de Daniel.
Le Dimanche matin le commandant de la base militaire de Daniel a informé Patrick qu’ils allaient tenter de rapatrier les corps le soir meme. Patrick a fait savoir au commandant que ca lui serait tres dur d’apprendre si des soldats étaient touchés au moment de l’évacuation des corps: “ Mon fils est mort.
Je ne veux pas mettre en danger la vie d’autres soldats pour évacuer son corps”.
Le commandant de la base militaire a répondu: ”Ce n’est pas ? toi de décider, c’est a nous qu’appartient la décision”.
Le rabbin de la base militaire a raconté qu’il a du donner un cours d’Halacha
(Loi Juive) a l’équipe de sauvetage qui était composée de deux unités d’élite. “Usuellement, je discute avec eux de sujets comme les regles de Cacherout, a ce moment tous étaient prets a effectuer cette tâche sainte de la meilleure maniere qu’il soit”.
L’équipe de secours est monté dans l’hélicoptere le dimanche soir afin d’effectuer la mission qui leur etait confiée.
A l’approche de l’endroit l’hélicoptere a essuyé des tirs du Hezbollah.
Le commandant de brigade a immédiatement fait passer l’ordre aux pilotes de ne pas atterrir.
L’équipe de sauvetage a décidé d’un commun accord d’atterrir en dépit de l’ordre de leur supérieur.
Les soldats des unités d’élite sont descendus de l’hélicoptere et les pilotes sont retournés sains et saufs a leur base.
Les soldats ont cherché les corps de leurs compagnons et en ont trouvé quatre parmi les cinq (le corps de la technicienne de l’hélicoptere a été récupéré plus tard).
Les soldats tout en portant les corps de leurs camarades ont marché 4 kilometres pour atteindre la frontiere.
Lorsque les médias ont demandé un interview a Patrick Gomez (médecin de métier), il leur a retorqué que les médias sont défaitistes et ne racontent pas les faits héroiques qui se produisent dans cette guerre pour ne pas remonter le moral du peuple, surtout pas !
Au reporter du journal “Haaretz”, le pere de Daniel a dit: “Il y a deux mois votre journal a publié un article comme quoi Nasrallah voulait la paix et dommage qu’il n’y ait pas un deuxieme Nasrallah a Gaza.
J’exige de votre rédacteur une lettre d’excuse pour les propos qu’il a édité il y a tout juste 2 mois.”
Mon impression personnelle: Je n’avais jamais participé a un enterrement militaire jusqu’a ce jour (puisse cet enterrement etre le dernier!).
Daniel Gomez z”l a été inhumé au cimetiere de sa localité, Nehalim,
en présence de plus de 4000 personnes.
Les routes de Nehalim etait encombrées de véhicules de toutes sortes. L’enterrement était dur et Patrick Gomez, le pere de Daniel était d’autant plus affecté que la presse défaitiste n’a pas publié le fait héroique rapporté ci-dessus.
Traduit de l’hébreu par Nicole Baranes
Unités spéciales héliportées en action au Liban
Ses camarades ont risqué leurs vies pour récupérer
son corps au Liban afin qu'il puisse etre enterré dignement.
L’histoire héroique qui n’a pas été rapportée
au sujet des morts de Ce 32 eme jour de guerre (12 aout 2006)
avait été le plus meurtrier avec 24 soldats tués
et un hélicoptere abattu.
L'équipage de l'hélicoptere était porté disparu.
L'hélicoptere de transport de troupes venait de déposer une unité d'élite dont les actions sont toujours couvertes par le secret défense.
Les hommes du Hezbollah étaient a la recherche du corps de l'équipage en vue de les échanger contre des prisonniers détenus en Israel.
Le Capitaine Daniel Gomez z”l était le pilote.
Je suis un ami de la famille Gomez habitant Nehalim et je me permets de rapporter les faits racontés par Patrick Gomez, le pere de Daniel. Daniel Gomez z”l était un des pilotes de l’hélicoptere qui s’est écrasé le samedi 12 Aout 2006.
Apres la sortie du Shabath, a 2 H 30 du matin, Patrick a recu un coup de téléphone lui annoncant la chute de l’hélicoptere de Daniel.
Le Dimanche matin le commandant de la base militaire de Daniel a informé Patrick qu’ils allaient tenter de rapatrier les corps le soir meme. Patrick a fait savoir au commandant que ca lui serait tres dur d’apprendre si des soldats étaient touchés au moment de l’évacuation des corps: “ Mon fils est mort.
Je ne veux pas mettre en danger la vie d’autres soldats pour évacuer son corps”.
Le commandant de la base militaire a répondu: ”Ce n’est pas ? toi de décider, c’est a nous qu’appartient la décision”.
Le rabbin de la base militaire a raconté qu’il a du donner un cours d’Halacha
(Loi Juive) a l’équipe de sauvetage qui était composée de deux unités d’élite. “Usuellement, je discute avec eux de sujets comme les regles de Cacherout, a ce moment tous étaient prets a effectuer cette tâche sainte de la meilleure maniere qu’il soit”.
L’équipe de secours est monté dans l’hélicoptere le dimanche soir afin d’effectuer la mission qui leur etait confiée.
A l’approche de l’endroit l’hélicoptere a essuyé des tirs du Hezbollah.
Le commandant de brigade a immédiatement fait passer l’ordre aux pilotes de ne pas atterrir.
L’équipe de sauvetage a décidé d’un commun accord d’atterrir en dépit de l’ordre de leur supérieur.
Les soldats des unités d’élite sont descendus de l’hélicoptere et les pilotes sont retournés sains et saufs a leur base.
Les soldats ont cherché les corps de leurs compagnons et en ont trouvé quatre parmi les cinq (le corps de la technicienne de l’hélicoptere a été récupéré plus tard).
Les soldats tout en portant les corps de leurs camarades ont marché 4 kilometres pour atteindre la frontiere.
Lorsque les médias ont demandé un interview a Patrick Gomez (médecin de métier), il leur a retorqué que les médias sont défaitistes et ne racontent pas les faits héroiques qui se produisent dans cette guerre pour ne pas remonter le moral du peuple, surtout pas !
Au reporter du journal “Haaretz”, le pere de Daniel a dit: “Il y a deux mois votre journal a publié un article comme quoi Nasrallah voulait la paix et dommage qu’il n’y ait pas un deuxieme Nasrallah a Gaza.
J’exige de votre rédacteur une lettre d’excuse pour les propos qu’il a édité il y a tout juste 2 mois.”
Mon impression personnelle: Je n’avais jamais participé a un enterrement militaire jusqu’a ce jour (puisse cet enterrement etre le dernier!).
Daniel Gomez z”l a été inhumé au cimetiere de sa localité, Nehalim,
en présence de plus de 4000 personnes.
Les routes de Nehalim etait encombrées de véhicules de toutes sortes. L’enterrement était dur et Patrick Gomez, le pere de Daniel était d’autant plus affecté que la presse défaitiste n’a pas publié le fait héroique rapporté ci-dessus.
Traduit de l’hébreu par Nicole Baranes
Unités spéciales héliportées en action au Liban
01 septembre 2006
PSAUME 83 - UN SIGNE PROPHETIQUE
Psaume 83
UN SIGNE PROPHÉTIQUE CONCERNANT ISRAEL.
DIEU PARLE AU TRAVERS D'UNE TOURBIERE IRLANDAISE
Du 28 juillet 2006.
La chaîne de télévision américaine CNN
vient d'annoncer qu'un ancien manuscrit d'une vingtaine de pages,
datant du IX-XIeme siecle, a été découvert le 25 juillet 2006,
dans une tourbiere du centre de l'Irlande.
L'article de CNN dit :
«UN LIVRE MÉDIÉVAL DES PSAUMES EST DÉTERRÉ
Un manuscrit du premier millénaire, ouvert au psaume 83,
a été trouvé dans une tourbiere irlandaise.
Ce vieux livre a été découvert par un ingénieur
qui creusait dans la tourbe avec une pelleteuse.
Ce manuscrit d'une vingtaine de pages date du IXeme-XIeme siecle.
Bernard Meehan, un expert a Trinity College,
dit que c'est la premiere découverte d'un manuscrit
médiéval depuis deux cents ans.
'C'est vraiment un miracle', dit Pat Wallace,
directeur du Musée National d'Irlande,
qui garde le manuscrit dans un lieu réfrigéré.
Les chercheurs vont passer des mois a l'analyser
avant de le montrer au public.
'Deux hasards rendent cette découverte surprenante' dit Wallace.
'Premierement,
C'est quasi impossible que quelque chose d'aussi fragile
ait pu se conserver dans une tourbiere.
Deuxiemement,
Que ce manuscrit ait pu etre vu et déterré avant qu'il ne soit détruit,
confine au miracle.'
Un ingénieur creusait une tourbiere au centre de l'Irlande,
pour créer une entreprise d'exploitation de terreau quand
« juste devant la pelle de son bulldozer, il a remarqué quelque chose.»
Wallace ne nous a pas spécifié ou le livre a été trouvé car une équipe d'archéologues explore toujours le site.
Mais il a précisé que si le propriétaire de la tourbiere
n'avait pas couvert le livre de terre humide,
il aurait pu sécher au cours de la nuit et etre emporté par le vent.
Le livre a été découvert ouvert a une page, décrivant en latin, le psaume 83.
Psaume 83 [Cantique. Psaume d'Asaph.
Ô D-ieu, ne garde pas le silence.
Ne te tais pas, et ne te tiens pas tranquille,
ô Dieu! Car voici,
Tes ennemis s'agitent, et ceux qui te haissent levent la tete.
Ils trament avec astuce des complots contre ton peuple,
et ils consultent contre tes [fideles] cachés.
Ils ont dit :
Venez, et exterminons-les, de sorte qu'ils ne soient plus une nation
et qu'on ne fasse plus mention du nom d'Israël.
Car ils ont consulté ensemble d'un coeur,
ils ont fait une alliance contre toi:
Les tentes d'Édom, et les Ismaélites, Moab, et les Hagaréniens,
Guebal, et Ammon, et Amalek, la Philistie,
avec les habitants de Tyr ; L'Assyrie aussi s'est joint a eux;
ils servent de bras aux fils de Lot.
Sélah. Fais-leur comme a Madian, — comme a Sisera,
comme a Jabin au torrent de Kison,
Qui ont été détruits a En-Dor, qui sont devenus du fumier pour la terre.
Fais que leurs nobles soient comme Oreb et comme Zeeb,
et tous leurs princes comme Zébach et comme Tsalmunna;
Car ils ont dit :
Prenons possession des habitations de D-ieu.
Mon D-ieu ! rends-les semblables a un tourbillon,
comme la balle devant le vent. Comme le feu brule la foret,
et comme la flamme embrase les montagnes,
Ainsi poursuis-les par ta tempete, et épouvante-les par ton ouragan.
Remplis leurs faces d'ignominie,
afin qu'ils cherchent ton nom, ô Éternel !
Qu'ils soient honteux et épouvantés a jamais,
qu'ils soient confondus et qu'ils périssent;
Et qu'ils sachent que toi seul, dont le nom est l'Éternel,
tu es le Tres haut sur toute la terre.
30 août 2006
REACTIONS et COMMENTAIRES Pour DAPHNA
Commentaires
1. Le lundi 7 aout 2006 a 16:41, par Andre Chouraqui
Il est possible ou plutôt certain que Daphna Poznanski nous prend pour des crétins ou des ignares... la situation, tout le monde la connaît... On retiendra seulement que Daphna Poznanski fais partie des 9% d'israéliens contre la guerre (pas besoin de vous expliquer qui sont ces 9%). Madame veuillez démissionner de tous vos postes qui pourraient représenter de vrais français juif en israel.
2. Le lundi 7 aout 2006 a 23:34, par MCC
Les "Camarades" libanais semblent avoir plus d'importance que ceux d'Israël D.P. Je vous conseillerai donc de les rejoindre et ce au plus vite parce qu'ils auraient vraiment besoin d'une "historienne" comme vous ... et nous, a vrai dire, nous nous passerons bien de vos leçons a deux balles… D. P. vous etes sensée représenter l'Union des français et d'Afrique du Nord en Israël me semble-t-il, j'ai plutot l'impression d'entendre la socialo parler au nom d'une gauche "Peace and Love" … A d'autres !!! Epargnez-nous ce genre de bla bla et agissez au lieu de trembloter de peur dans votre appartement a Tel Aviv... Venez a Haifa, Saint Jean d'Acre, Naharia, Kiriat shmona pour etre solidaire de leur peur quotidienne a coup de bombes, roquettes et au rythme incessant des sirenes
3. Le mardi 8 aout 2006 a 18:36, par GEOREINE
Mme. Daphna Poznanski. Pour ma part je trouve decevant ce Message, Pour une personne qui se dit representer LES FRANCOPHONES C'est LAMENTABLE cette attitude et cette reaction. Vous avez " Peur "qu'elle honte !!!. un peu de pudeur ... Est ce que vous avez pensee a tous nos Jeunes qui sont sur le Front , Nos Soldats qui donnent leur VIE pour nous Defendre et preserver ISRAEL de Ces Sanguinaires. HONNEUR a TSAHAL . NOUS devons etre TOUS UNIS Pour l'honneur de Notre Pays : " ISRAEL ". et notre CONFIANCE a TSAHAL. Adherent a l'Unifan Section de Haifa et Region Nord Je ne desire plus etre represente par votre personne. A bon entendeur salut. Georges CHOURAQUI
4. Le mardi 8 aout 2006 a 19:29, par LGR
Je suis d'accord AVEC LES COMMENTAIRES PRECEDENT
29 août 2006
POUR LES OLIMS HADASHIMS
Oz lé-Israël
L’état d’Israël concrétise bel et bien le Messianisme chevauchant un Âne.
Faites attention a ne pas vous faire piétiner par L’Ane !
Amoureux de Sion, préservez votre amour envers notre Terre
et notre peuple qui renaît apres 2000 ans d’exile,
Cher juif qui envisagez de monter en Israël ou qui etes déja monté, apprenez donc des erreurs des autres.
Ci-dessous, les dix commandement pour votre réussite en Israël:
1. l'Alyah n'est pas une fin, c'est le début d'une nouvelle vie sur notre terre: Israël.
2. Acheter un appartement n'est pas une obligation, nous conseillons de louer la premi?re année pour un montant non supérieur a 600 dollars par mois.
3. Ne pas avoir honte de prendre plusieurs fois conseils aupres d'anciens immigrants, qui n'ont rien a vous vendre (familles, voisins …).
4. Banques, avocats, agences immobiliere, associations cultuelles ou culturelles, etc.… vous attendent les bras ouverts vous vantant leur expérience ou des liens familiaux : sachez rester professionnel, et si la proposition ne vous convient pas : vous lever et dire non !
5. Israël est un pays d'Alyah. Certains mal intentionnées essayent de faire payer au dernier arrivé les factures non payées par les précédents.
Israël est aussi un Etat de droit : bannissez de votre vocabulaire les phrases : "ça se passe comme ça ici" ou "ça ne sert a rien" ; un vrai avocat israélien (pas un notaire) saura défendre vos intérets en se faisant payer uniquement au pourcentage des dommages et intérets obtenus.
6. Israël est un petit pays, tous les intervenants d'un meme secteur professionnel se connaissent depuis longtemps, sachez rester la tete froide et garder votre force de négociation.
7. l'éducation est une des raisons de votre Alyah ; le passage a l'hébreu courant devient primordial pour vos enfants si vous ne voulez pas qu'ils soient considérés comme des "demeurés" tout simplement par ce qu'ils n'ont pas su traduire l'énoncé du probl?me; n'hésiter pas a investir des les premiers mois pour que ce passage se réalise le plus rapidement possible.
8. Contrairement a des idées reçues colportées en dehors d’Israël, le milieu des affaires en Israël est sain et la croissance économique supérieure a celle de l'Europe promet de bons résultats. Sachez en profiter et vendre votre savoir faire a sa juste valeur; nul n'est besoin aujourd'hui en Israël de commencer comme laveur de voitures pour diriger un garage…
9. Ne renoncez pas a vos valeurs, soyez fiers d'etre revenus sur votre Terre, n'hésitez pas a etre tetus si vous etes surs d'avoir raison, et si votre interlocuteur manque de patience faites lui comprendre que vos ancetres et vous avez attendus 2000 ans ce moment alors lui peut prendre quelques minutes de son temps pour essayer de vous comprendre.
10. La construction d'un « shem tov » (un bon nom) est la clef de votre réussite en Israël.
Chers frere résidant encore en dehors d’Israël, les bourgeons sont déja apparus. Armé de ces dix commandements, venez et redonnez de la vigueur ? Israël et a vous -meme; venez vous joindre a cette formidable aventure, ? ce chant des héros tant attendu.Venez donc en Israël, et vous verrez enfin l’éclat de cette Terre tant convoitée, cette Terre dont l’air lui-m?me revivifie les âmes. Ecoutez-moi et montez en Israël; insufflez ainsi dans votre âme un souffle nouveau, plein de force et de dynamisme.
La Terre d’Israël réclame ses enfants. Elle suit du regard ses enfants bien-aimés, dispersés de par le monde. Elle guette avec anxiété les signes d’un retour. Elle attend impatiemment qu'ils décident enfin de tous rentrer ? la maison, afin qu'elle puisse les serrer dans ses bras.
Les ennemis qui l’entourent se réjouissent dans l’espoir de réussir ? l’anéantir, mais elle sait parfaitement que ses enfants chéris, fid?les a l’antique promesse: “Si je t’oublie Jérusalem, que ma droite m’abandonne” se rassembleront des quatre coins du monde, et se dresseront tous comme un roc, unis comme un seul homme, avec un seul coeur, pour la défendre et pour assurer sa prospérité.
Croyez-vous donc qu’il est bon de vous attarder en terre étrangere, et de rester impassibles aux évenements de cette période si grandiose?
Sauvez donc les ames pures de vos enfants, ainsi que celles de toute votre descendance. Notre Peuple tout entier gémit de douleur en voyant la redoutable assimilation dont vous etes les victimes, et qui vous dévore comme le feu. Nulle maison en diaspora n’est a l’abri de ce fléau !
Montez, montez donc en Israël.
Montez pour vous ressourcer ! Montez pour renaître !
27 août 2006
COURAGE ISRAEL par MENAHEM MACINA
Courage, Israël,
les civilisations sont mortelles, pas toi !
Il y a peu, quelqu’un évoquait - je ne me souviens plus ou, ni dans quelle circonstance -, pour l’appliquer a l’Etat d’Israël, la fameuse phrase de Valéry :
" Nous autres civilisations savons maintenant que nous sommes mortelles".
Il se fondait sur ce qu’il appelait, a l’instar du gouvernement libanais et du Hezbollah, "la défaite d’Israël", pour conclure que l’Etat hébreu n’était plus invincible et meme qu’il risquait de disparaitre corps et biens. Bref, un propos démoralisant qui a, hélas, des chances d’ébranler le moral des plus émotifs d’entre nous. Je me suis alors souvenu que j’avais déja fait justice de ce propos de Valéry, dans un article antérieur. Je l’ai retrouvé.
Il date d’avril 2002 et s’intitule
"Message de lucidité
mais aussi d'espoir, en ces temps difficiles".
En le relisant, je me suis étonné de son actualité.
Je n’ai pas eu grand mal a le modifier pour adapter son contenu a la situation ou se trouvent aujourd’hui notre peuple, en général,
et l’Etat d’Israël, en particulier.
Et tant pis si son style lyrique et ses résonances religieuses irritent,
une fois de plus, celles et ceux qui, dans le passé,
m’ont déja amerement reproché ce qu’ils appellent
mon "emphase" et mes "prechi-precha".
Tel est mon témoignage et telle est ma foi.
(Menahem Macina )
Les mauvaises nouvelles se suivent et ne se ressemblent pas :
la suivante, faisant paraitre bénigne la précédente,
et ainsi de suite. Le trouble nous envahit.
La crainte aussi. Mais le pire de tout, c'est l'incompréhension -
qui va jusqu'a l'hostilité - a laquelle se heurtent toutes nos tentatives d’expliquer la position de l'Etat d'Israël.
Nous obtenons presque toujours les memes "réponses" -
souvent sous forme d'accusations. Elles se résument a peu pres toutes a ceci :
ce qui arrive a l'Etat d'Israël est de sa faute,
et de la faute de son premier ministre -
"qui ne connaît que le langage de la force" -,
de celle des colons et des religieux intégristes -
"qui font du chantage électoral".
Bref, a entendre ces faux amis de Job, si les Israéliens cessaient leur "occupation", tout rentrerait dans l'ordre et "on aurait la paix sans probleme".Vous connaissez tous, toutes, ce genre de pseudo-dialogues, ou des gens, censés " ne vouloir que notre bien ", nous servent ces arguments préconditionnés. Et mieux vaut ne rien dire de ceux des partisans inconditionnels de nos ennemis jurés...
Il est dur pour les Juives et les Juifs,
qui ont si longtemps fait l'expérience de l'altérité radicale,
de la dérision, de la moquerie, et du soupçon,
mais s'obstinent a se considérer comme des membres a part entiere des communautés nationales - dont ils assument au moins autant sinon plus que les autres minorités de ces peuples, et ce depuis de longs siecles, les droits et les devoirs citoyens correspondants -,
il est dur pour ces Juifs des nations, de découvrir, avec stupeur, que chacun(e) d’entre eux est redevenu, en quelques années, par Etat d'Israël interposé, l'accusé public n° 1, ou au moins le suspect n° 1.
Cette situation - que nous n'avions que trop connue dans le passé – nous croyions sincerement qu’elle n'avait plus cours et ne se réitérerait jamais. Apres tout, quelques Etats, et particulierement l'Allemagne et la France, avaient posé des gestes forts.
Ils avaient reconnu que notre peuple avait été victime de discrimination, d'abord, puis, d'abandon a une terrible persécution par les corps constitués d'alors - administration et police nazie, en Allemagne, vichyssoise, en France. Certes, nous faisions toujours les frais de propos antijuifs - mi-sérieux, mi-blagueurs -, que nous supportions stoiquement en nous efforçant d'en rire.
Ce n'est pas bien agréable, pensions-nous, mais au fond, ce n'est pas grave ; cela ne porte pas a conséquence.
Depuis ces dernieres décennies, nous surfions presque tranquillement sur la mer, apparemment pacifique, des Etats-nations, et nous ne l'avons pas vue arriver, la vague de fond - la déferlante, le tsunami - qui menace a présent de nous engloutir. Comme le surfeur qui a mille fois triomphé des flots déchaînés, nous avons toujours émergé, ruisselants et victorieux des vagues redoutables, au faite du flot sauvage... Jusqu'a ce que, soudain, notre planche de salut nous abandonne et que nous retombions, pitoyables, dans le maelstrom des éléments déchaînés, cherchant désespérément a reprendre notre souffle et a ne pas étouffer des eaux ameres de la méchanceté et de la médisance, ingurgitées a haute dose...
Je dramatise, direz-vous. Peut-etre. Je frise la paranoia ?
Sans doute, mais il y a de quoi.
Vous voulez que je vous dise :
je préfere souffrir d’une bonne paranoia et me tromper sur la nature de l'épreuve qui frappe mon peuple, que de m'endormir la vigilance en pratiquant la méthode Coué, ou pire, celle de l'autruche qui, dit-on, s'enfouit la tete dans le sable pour ne pas voir le danger.
Je ne parviens pas (méfait de l'age, sans doute) a oublier les policiers français, aimables mais inflexibles, qui, un jour de ce beau mois l'été 1942, sont venus chercher notre voisine et son mari, juste au-dessus de l'appartement exigu que nous habitions, maman et moi, au 29 rue de Bi?vre, a Paris 5e.
Déportés, qu'ils ont été ces " israélites " qu'on avait préalablement marqués de l'étoile jaune, "transférés" le plus légalement du monde, sur ordre du gouvernement français d'alors.
Ils ne sont jamais revenus du camp d'Auschwitz.
Moi, j'ai échappé, parce que je n'étais pas répertorié comme Juif
(et ne me demandez ni pourquoi ni comment :
c'est une trop longue histoire, trop personnelle aussi…)
Bref, soeurs et freres d'infortune, nous prenons l'eau. Je ne dis pas cela pour vous affoler, mais pour que nous cherchions ensemble comment réagir.
En effet, j'ai évoqué l'histoire, mais, vous le savez,l'histoire ne se repete jamais
de la meme maniere en tout cas.
Les processus présentent des analogies frappantes, mais ce ne sont que des analogies.
Les situations paraissent se répéter a l'identique, mais ce n'est qu'une apparence.
Nous ne pouvons faire l'économie d'identifier le nouveau mal, d'y faire face et de nous en préserver. Et ce n'est pas en nous répandant en lamentations communautaires, ou, pire encore, en sombrant dans une misanthropie universelle, que nous serons en mesure de jauger l'ampleur du mal et d'y réagir au mieux.
Mais comment ? Oui, comment réagir ? Je me limite ici aux Juifs (peut-etre parlerai-je, plus tard, de ceux qui ne le sont pas, et dont certains ont la conscience troublée par les accusations qui pleuvent dru sur Israël).
Il n'y a, bien entendu, pas qu'une seule maniere de se positionner face a une telle situation, largement inédite. Chaque organisation, chaque groupe, chaque Juif a, en cette matiere comme en bien d'autres, sa 'torah', sa solution, ses convictions, généralement "contre" tel ou tel, ou par répulsion pour telle ou telle mouvance, et bien sur, contre telle ou telle conception sous-jacente aux actions ou écrits d'entités et de personnes qui ne lui agréent pas, pour de multiples (et souvent obscures, voire passionnelles) raisons. Et toute guerre menée contre les Juifs se double trop souvent d'une "guerre des Juifs" - pour reprendre une formule éculée -, c'est-a-dire d'une guerre entre Juifs.
C'est ainsi qu'aux dires de l'historiographe ("collaborateur",
nous assure le regretté professeur Vidal-Naquet)
Flavius Josephe, les différentes "sectes" (= factions) juives s'entretuaient jusque sur les marches du Temple, quelques semaines avant que Jérusalem fut prise par les Romains, et que ses habitants fussent massacrés ou déportés…
Vous direz qu'a me lire, il ne reste plus qu'a désespérer de tout et de tous.
En aucune maniere. Et voici pourquoi.
Quand un etre humain est frappé par le malheur,
par la douleur et par la peine, qu'il ne peut y échapper
et que l'épreuve le submerge, si c'est un " Mensch ",
il se recentre, il rentre en lui-meme, il réévalue son comportement, l'aune de ses valeurs et de ses appréciations, il s'adapte a l'adversité, et c'est ainsi qu'il y survit, tant qu'il a un souffle de vie.
Tel est, me semble-t-il, le processus ou nous sommes engagés, bon gré mal gré, et il serait vain de tenter d'y échapper.
Nous devons nous recentrer autour de notre histoire et de notre héritage culturel et religieux spécifique.
Relisons les hauts-faits de notre peuple,
les catastrophes surmontées, nos retours d'exils,
nos survivances inexplicables, notre pérennité.
Nous sommes un peuple ancien -
faible et fort a la fois, méprisé et glorieux,
vainqueur et vaincu, familier de la souffrance
et promis a la gloire, a en croire nos Ecritures.
Nous fumes les contemporains des Hittites, des Chaldéens,
des Egyptiens, des Cananéens, des Philistins, des Edomites,
des Amorites, des Araméens, des Perses, des anciens Arabes.
Les civilisations les plus puissantes, les plus brillantes
- qui furent nos oppresseurs - ont péri,
et nous, nous sommes toujours la.
Pour quel destin, pour quelle reddition de comptes -
la notre ou celle des nations ? D. seul le sait.
Nos Ecritures et notre Tradition nous le signifient de maniere mystérieuse, si mystérieuse, d’ailleurs, que nous avons du mal a nous guider a cette lumiere obscure. Mais nous sentons bien que cette histoire et notre pérennité au sein de ce cheminement mutimillénaire, la contradiction continuelle, la haine inexpiable que nous suscitons, a notre corps défendant, et que cause notre seule existence - comme si ce que nous représentons constituait une menace pour les nations, pour leur conception du monde surtout -, nous sentons bien que tout cela a un sens.Bref, c'est a ces sources de notre histoire - ancienne et récente - et a la lecture des faits et gestes de ses protagonistes, petits et grands, sublimes et misérables, et des hauts-faits de ses héros, de ses prophetes et de ses saints, que nous devons nous ressourcer, pour y puiser la force et le courage d'affronter et de surmonter les épreuves présentes, comme nous le fîmes de celles du passé. C'est dans cette adversité meme que nous réapprendrons a etre Juifs, meme si cela ne signifie pas, pour tous, revenir a la foi de nos Peres et aux pratiques qui, durant des millénaires, ont façonné nos mentalités et préservé notre foi et notre culture d’une disparition qui semblait inéluctable.
Au sortir de l’offensive anti-Hezbollah, que l’Etat d’Israël a décidée
et que Tsahal a exécutée avec courage et abnégation,
malgré les polémiques et la crise de confiance
qui se font jour entre la population israélienne,
sa direction politique et meme – phénomene rarissime
et o combien douloureux ! – son armée,
nous devons rester fermes et garder confiance
dans l'avenir de notre peuple, quels que soient les nuages
et les menaces qui s'accumulent au-dessus de notre vie quotidienne.
Ainsi, nous ferons mentir l'affirmation célebre de Paul Valéry :
"Nous autres, civilisations, nous savons que nous sommes mortelles".
Car le choix irritant de D-ieu sur notre peuple
a fait de nous, que nous le voulions ou non,
un peuple "a-normal", comme l’a prophétisé,
contre son gré, le voyant paien Balaam :
"Oui, de la crete du rocher je le vois,
du haut des collines je le regarde.
Voici un peuple qui habite a part,
il n'est pas rangé parmi les nations." (Nb 23, 9).
En effet, si dérisoire que soit notre peuple
aux plans démographique, économique et géopolitique,
face a l’immense mer hostile des pays arabo-musulmans,
sans parler de celle des nations occidentales,
qui nous haissent sans raison, nous devons -
sans arrogance, mais avec foi –
nous souvenir de deux choses :
1. Le destin de notre peuple transcende le temps,
comme le prophétisa Moise, en ces termes :
"Ce n'est pas avec nos peres que L'Eternel a conclu
cette alliance, mais avec nous, nous-memes qui sommes ici,
aujourd'hui, tous vivants [ haim ]." (Deutéronome 5, 3).
2. La survie de notre peuple transcende la puissance des nations qui, chacune en son temps et a sa maniere, cherchent a nous nuire, si ce n’est a nous détruire, et qui, a la fin des temps, se ligueront pour nous anéantir, comme le prophétise Habacuq dans ce psaume, grandiose et mystérieux :
"Priere. De Habaquq le prophete; sur le ton des lamentations.
Eternel, j'ai appris ton renom, Eternel,
j'ai redouté ton oeuvre! En notre temps, fais-la revivre!
En notre temps, fais-la connaître!
Dans la colere, souviens-toi d'avoir pitié !
Éloah vient de Téman et le Saint du mont Paran.
Sa majesté voile les cieux, la terre est pleine de sa gloire.
Son éclat est pareil au jour, des rayons jaillissent de ses mains,
c'est la que se cache sa force. Devant lui s'avance la peste,
la fievre marche sur ses pas.
Il se dresse et fait trembler la terre, il regarde et fait frémir les nations. Alors les monts éternels se disloquent, les collines antiques s'effondrent, ses routes de toujours. J'ai vu les tentes de Kusnan frappées d'épouvante, les pavillons du pays de Madian sont pris de tremblements. Est-ce contre les fleuves, Eternel, que flambe ta colere, ou contre la mer ta fureur, pour que tu montes sur tes chevaux, sur tes chars de salut ? Tu mets a nu ton arc, de fleches tu rassasies sa corde. De torrents tu crevasses le sol ; les montagnes te voient, elles sont dans les transes; une trombe d'eau passe, l'abime fait entendre sa voix, en haut il tend les mains. Le soleil et la lune restent dans leur demeure ; ils fuient devant l'éclat de tes fleches, sous la lueur des éclairs de ta lance. Avec rage tu arpentes la terre, avec colere tu écrases les nations. Tu t'es mis en campagne pour sauver ton peuple, pour sauver ton oint, tu as abattu la maison de l'impie, mis a nu le fondement jusqu'au rocher. Tu as percé de tes épieux le chef de ses guerriers qui se ruaient pour nous disperser, avec des cris de joie comme s'ils allaient, dans leur repaire, dévorer un malheureux.
Tu as foulé la mer avec tes chevaux, le bouillonnement des grandes eaux ! Crainte humaine et foi en D-ieu. J'ai entendu! Mon sein frémit. A ce bruit mes levres tremblent, la carie pénetre mes os, sous moi chancellent mes pas.
J'attends en paix ce jour d'angoisse qui se leve contre le peuple qui nous assaille ! Car le figuier ne bourgeonnera plus; plus rien a récolter dans les vignes.
Le produit de l'olivier décevra, les champs ne donneront plus a manger, les brebis disparaitront du bercail ; plus de boeufs dans les étables.
Mais moi je me réjouirai en l'Eternel, j'exulterai en D-ieu mon Sauveur! L’Eternel, mon Seigneur, est ma force, il rend mes pieds pareils a ceux des biches, sur les cimes il porte mes pas.
Du maitre de chant. Sur instruments a cordes." (Ha 3, 1-19).
Menahem Macina
© upjf.org
Mis en ligne le 22 ao?t 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org
25 août 2006
Pour DAPHNA POZNANSKI
Le vendredi 25 aout 2006 , par L'observateur
C'est tres simple.
Si nous avions perdu en 1948 toute cette discussion
ne serait pas a l'ordre du jour.
Combien d'entre vous etaient la en 1948 ?
On peut faire le monde avec des theories de paix ,
mais pour l'obtenir il faut 2 parties.
Nous somme la , mais ou se trouve l'autre ?
En ce qui concerne D.P , dommage de verser de l'encre a son propos .
Elle s'est mise elle-meme a sa propre place.
Les adherents de l'Adfi et de L'Unifan doivent faire leur devoir en demandant sa demission
CONFERENCE INTERNATIONALE en SUEDE
Israël 2006-08-22
La Suede organise une conférence internationale de donateurs pour la reconstruction du Liban.
Cette conférence aura lieu le 31 aout a Stockholm.
Le 16 aout, le Centre Simon Wiesenthal (CSW) a écrit ? Goran Persson, Premier ministre suédois afin que l'Etat d'Israël figure parmi les victimes de cette guerre récente.
Le CSW a exhorté : ''Bien que la Suede ne puisse plus maintenir longtemps encore son statut historique de neutraélité, sa politique devrait refléter de l'impartialité dans le traitement des conflits contemporains''.
''Citoyens juifs, druzes, musulmans et chrétiens de villes israéliennes comme Haifa, Acco (Saint-Jean d'Acre), Safed, Carmiel et des villages environnant de Galilée, ont été les cibles de pres de 4 000 missiles lancés par le mouvement terroriste Hezbollah.
Environ 16 000 foyers détruits doivent etre reconstruits et 500 000 personnes déplacées doivent etre prises en charge'', a précisé le CSW.
Le CSW propose que cette conférence devienne '' le symbole de la construction de la confiance au-dela des lignes de cessez-le-feu''.
Il remarque que ''60 pays, agences d'aides et ONG y ont été invités, mais apparemment pas l'Etat d'Israël ni les ONG accréditées aux Nations unies tel le CSW''.Le CSW a conclut :
'' Il est encore temps de manifester du multilatéralisme et de l'universalité plutot que de l'exclusion et de la discrimination''.
Bilan non exhaustif israélien de 33 jours de guerre déclenchée par le Hezbollah le 12 juillet 2006 (sources : ambassade d'Israël en France et The Israel Project) :
On dénombre 159 morts de toutes confessions - 43 civils et 116 soldats -,
4 262 blessés dont 33 gravement,
2 773 personnes traitées pour choc et anxiété.
Environ 3 970 roquettes et missiles sont tombés en Israël,
dont 901 en zone urbaine.
Quant aux dégats matériels dans le nord, ont été détruits 12 000 maisons,
1 700 voitures, 600 ateliers et 100 usines.
Environ 750 000 arbres ont été brulés. Cinquante a soixante ans seront nécessaires pour reconstituer les forets.
Le cout de la guerre s'éleve a cinq milliards d'euros (5,3 milliards de dollars).
Le cout des dommages infligés a l'économie est estimé a 1,6 milliard de dollars.
Les indemnisations dues aux habitants du nord sont évaluées a 2 milliards de shekels (360 millions d'euros).
Environ 25 000 chambres d'hotels du nord d'Israël demeurent vides, ce qui représente un manque-a-gagner pour les hoteliers de 40 millions de shekels
(neuf millions de dollars).
Pres de 1 800 usines sont installées dans le nord du pays, dont beaucoup d'entreprises de haute technologie ainsi que des raffineries et les industries pétrochimiques.
Pres d'1/3 de ces usines ont été fermées depuis le début de la guerre.
Les fruits de la Galilée pourrissent sur leurs arbres.
L'Etat d'Israël a mis en place une cellule de coordination de l'aide humanitaire pour le Liban, dirigée par le lieutenant-colonel Yigal Haccoun.
L' INDIGNATION de ANDRE GLUCKSMANN
André Glucksmann.
(AFP / E.Feferberg) .
Retour Rubrique Opinions
L'indignation de beaucoup d'indignés m'indigne a mon tour.
Pour l'opinion publique mondiale, certains morts musulmans pesent le poids d'une plume, d'autres des tonnes. Deux poids, deux mesures.
Le meurtre terroriste d'une cinquantaine de civils chaque jour a Bagdad est relégué a la rubrique des faits divers, tandis que le bombardement qui tue vingt-huit habitants a Cana est élevé au rang de crime contre l'humanité –
seuls quelques rares esprits comme Bernard-Henri Lévy et Magdi Allam, rédacteur en chef du Corriere della Sera, s'en étonnent.
Pourquoi les deux cent mille massacrés du Darfour ne suscitent-ils pas le quart de la moitié des réactions horrifiées qu'éveillent les victimes deux cents fois moins nombreuses du Liban ?
Lorsque des musulmans tuent d'autres musulmans, faut-il croire que cela ne compte pas, ni pour les autorités coraniques ni pour la mauvaise conscience occidentale ?
L'explication est boiteuse, car lorsque l'armée russe, chrétienne et bénie par les popes, rase la capitale des musulmans tchétchenes (Grozny, 400 000 habitants) et tue les enfants par dizaines de milliers, cela ne compte pas davantage.
Le Conseil de sécurité ne tient pas alors réunion sur réunion, et l'Organisation des États islamiques détourne pieusement les yeux. Force est de conclure que seul le musulman tué par des Israéliens vaut indignation universelle.
Faut-il croire qu'Ahmadinejad exprime tout haut ce que l'opinion publique mondiale chuchote in petto ?
Pourtant un grand nombre de consciences occidentales outragées par les bombardements au Liban se proclament outrées au carré si on les soupçonne d'antisémitisme. J'aurais tendance a leur faire crédit, n'allons pas imaginer que la planete entiere sombre dans la paranoia antijuive !
Le mystere s'épaissit d'autant. Pourquoi pareille hémiplégie ?
Pourquoi une indignation mondiale survoltée des qu'il s'agit de bombes israéliennes ?
Si les images des destructions au Liban font choc –
incomparablement plus choc que les affamés du Darfour et les ruines de Tchétchénie –,
c'est qu'elles sont implicitement sous-titrées par une géopolitique surréaliste. Qui contemple l'actualité de Cana ou de Gaza ne compte pas seulement les cercueils des mauvais jours, les malheureux qu'on enterre semblent auréolés d'une annonciation fatale, étrangere aux centaines de milliers de cadavres africains ou caucasiens. Combien d'experts ne pointent-ils pas, depuis des décennies, le conflit du Moyen-Orient comme le coeur du chaos mondial et la clé de sa résolution ?
Quel diplomate oublierait de répéter plutôt dix fois qu'une que les portes de l'enfer et le Sésame du retour a l'harmonie internationale se situent a Jérusalem ? Un m?me scénario codé trotte dans les tetes du XXI e siecle, il décr?te que tout se joue sur les rives du Jourdain. Versant «hard» : tant que s'opposent 4 millions d'Israéliens et autant de Palestiniens, trois cents millions d'Arabes et un milliard et demi de musulmans sont condamnés a vivre dans la haine, le sang et l'oppression.
Versant rose : il suffirait d'une paix, a Jérusalem, foi de Quai d'Orsay, pour qu'a Téhéran, Karachi, Khartoum et Bagdad les incendies s'éteignent et cedent a la concorde universelle.
Nos sages sont-ils devenus fous ?
Théorisent-ils sincerement et sérieusement que, sans le conflit israélo-palestinien, rien de grave n'aurait eu lieu, ni la révolution massacreuse de Khomeyni, ni les dictatures sanglantes des partis Baas syrien et irakien, ni la décennie du terrorisme islamique en Algérie, ni les talibans en Afghanistan, ni les fous de Dieu essaimant sans foi ni loi ?
L'hypothese triste et inverse, rarement évoquée, est davantage vraisemblable : tout cessez-le-feu autour du Jourdain demeure intrinsequement volatil tant que les palais, la rue, une bonne partie de l'intelligentsia et les États majors musulmans entretiennent la passion anti-occidentale. La «mondialisation» (le dynamitage planétaire des frontieres économiques, mais surtout sociales et mentales) s'accompagne immanquablement de réactions de rejet souvent dures, parfois cruelles.
Pas besoin de l'existence depuis 1947 de l'«entité sioniste» pour allumer l'anti-occidentalisme germanique de Fichte ? Hitler, l'anti-occidentalisme russe sans cesse renaissant sous les tsars comme sous Staline et désormais Poutine.
Seul un naif peut supposer en toute ignorance que la volonté de puissance iranienne trouvant sa force de frappe dans la révolution khomeiniste récup?re dans la «question juive» autre chose qu'un prétexte a djihadiser tous azimuts. Une fois Israël rayée de la carte, qui va imaginer que la subversion verte f?tera semblable triomphe en déposant les armes ?
La géopolitique de mauvaise foi qui sacre le Moyen-Orient pivot de l'ordre mondial est devenue la religion de l'Union européenne, la foi des incroyants et peu croyants d'Occident. Les penseurs post-modernes ont affirmé ? tort la fin des idéologies, alors que nous nageons en pleine illusion idéologique, ayant en douceur troqué l'espoir fallacieux de la lutte finale contre la prédication angoissée d'une catastrophe non moins absolue et finale. Tandis que notre t?te surréalise, notre coeur déchiffre la mort de l'humanité en chaque cliché expédié du Liban.
Jérusalem n'est le centre du monde que parce que centre supposé de la fin du monde. Notre fantasmagorie calamiteuse se nourrit de prémonitions apocalyptiques.
Chaque affrontement moyen-oriental vaudrait répétition générale avant l'explosion ultime. La fumeuse guerre de civilisation, a force de l'invoquer, on y croit. Et a force de la prévoir, on s'y fait, par une méthode Coué, intitulée en anglais «self fulfulling prophecy», pronostic qui se confirme lui-m?me.
Le bombardement a longueur d'années des agglomérations israéliennes par les missiles du Parti de Dieu crédibilise les promesses annihilatrices du Parrain iranien. Toutefois, remarque avec ironie Clausewitz, ce n'est pas l'agresseur qui déclenche la guerre, mais celui qui décide de stopper l'agression.
Donc, Israël est forcément coupable. Circonstance aggravante : coupable d'une fin du monde mondialement fantasmée.
De la géopolitique surréaliste au délire, la pente est glissante.
* Philosophe. Vient de publier Une rage d'enfant (Plon).
JUSQU'A QUAND ? par A . AZOULAY
Jusqu’a quand ? Avraham Azoulay
Le P’tit Hebdo
24 ao?t 2006
Quand on a entendu le mot « cessez le feu »,
mon petit garçon m’a demandé tout naturellement « jusqu’a quand » ?
Je l’ai regardé et, mal a l’aise, je n’ai su quoi lui répondre.
Comme beaucoup d’entre vous, j’imagine,
je ne comprends pas ce qui s’est exactement passé. Je ne sais pas plus que mon voisin de droite a la synagogue, si nous aurions du aller plus vite pour entreprendre cette guerre, ni plus que mon voisin de gauche, qui affirme, au contraire, qu’on y est allé trop rapidement.
Je ne sais pas "prophétiser" comme ces pontes des médias, qui semblent avoir tout compris, tout entendu, et qui détiennent, eux, la vérité qui nous échappe.
Je ne sais pas vraiment si le Premier Ministre avait pensé a tout, si le ministre de la défense avait tout prévu, ou si le chef d’état-major avait tout programmé.
Comme nous tous, je m’interroge et je reconnais humblement que je ne sais pas.
Par contre, j’ai pu constater, pendant ces 33 jours de combat, des phénomenes uniques, spécifiques au pays, et qui, peut etre, ont échappé aux spécialistes de la guerre.
Nous avons tous entendu parler des souffrances d’un million d’habitants du nord d’Israël, qui, malgré un mois dans les abris, entre angoisse et promiscuité,
n’avaient qu’un mot a la bouche : « Continuez ».
J’ai été, comme chacun dans ce pays, impressionné par le courage de nos soldats qui, meme du front, n’hésitaient pas a envoyer des messages rassurants a tout un peuple dans l’attente. Nous avons été témoins d’actes de solidarité qui dépassent l’imagination : dons de cartables, de nourriture, de couches pour enfants ; offres de loisirs, visites d’artistes, et de tous les corps de métiers qui se sont donnés rendez-vous dans les abris ou dans les hôpitaux. Une solidarité qui persiste sans s’essouffler, pour construire l’apres, la suite.
Car la plus belle réponse a Amalek, qui veut nous détruire aussi moralement, c’est celle qu’ont apportée les Israéliens, des le lendemain de l’annonce du cessez le feu : Ils ont pris d’assaut les gîtes et les hôtels du nord du pays. C’est aussi celle qu’ont apportée un grand nombre de juifs de l’Hexagone : arrivés en masse dans le pays, ils témoignent ainsi, comme toujours, de leur soutien inconditionnel a Israël.
Alors, jusqu’a quand, le cessez le feu, mon fils ? - Je ne sais pas.
Jusqu’a quand les tensions entre nous ? - Je ne sais pas non plus.
Mais il y a une chose que je sais avec certitude, et dont toi aussi tu peux etre sur : c’est que nous faisons partie, toi et moi, d’un peuple étonnant, courageux et solidaire, un peuple plein d’une foi indestructible en D. et en Sa justice. Oui mon fils, ça je le sais !
Avraham Azoulay
© Le P’tit Hebdo
[Texte aimablement communiqué par Hector Chemla (Israël).]
Mis en ligne le 24 aout 2006, par M. Macina, sur le site upjf.org
Inscription à :
Articles (Atom)