20 mai 2007

DISCOURS de Mr. Nicolas SARKOSY a HERZLIYA en 2004

Discours Conférence 2004 d’Herzliya le 16 décembre 2004
de M. Nicolas Sarkozy, Président de l’UMP
Par webmaster, dimanche 20 mai 2007 à 06:37 :: France - Israel ::
Blog : www.terredisrael.com -

Conférence 2004 d’Herzliya le 16 décembre 2004

Mesdames et messieurs,

C’est un plaisir et un honneur pour moi d’être votre invité aujourd’hui.
Je remercie Uzi Arad de cette invitation,
qui m’a donné l’occasion de revenir en Israël.
Je sais le très grand prestige de votre conférence pourtant de création récente. S’il n’y avait la francophilie d’Uzi Arad, qui connaît bien la France
pour y avoir vécu à plusieurs reprises,
j’aurais été étonné de cette invitation.
Après tout, je ne suis plus ministre et je suis français.
Finalement je n’en suis que d’autant plus libre pour évoquer
avec vous quelques grands sujets.

Puis-je d’abord vous dire ma conviction que la politique internationale,
la diplomatie, les relations entre les Etats doivent gagner en transparence, en simplicité, en sincérité. Si l’on veut que les peuples comprennent les enjeux, y adhèrent, les partagent il faut qu’ils puissent appréhender les éléments de chaque situation. Le parler vrai, le parler simple, le parler direct va devenir un impératif de la scène internationale comme il l’est devenu de la scène nationale. Obtenir des résultats, affronter des réalités, se dire des choses me semble une méthode toujours préférable à celle qui consiste à contourner les problèmes, à emprunter un langage codé et à imaginer que le temps, comprenez la perte de temps, finit toujours par arranger les choses.

La diplomatie ne peut plus être une affaire de spécialistes dans un monde interdépendant où tous nous dépendons de chacun. Les limites entre ce qui est international et ce qui est national s’estompent. Les mêmes règles doivent donc s’appliquer. La démocratie a ses exigences et au premier rang la transparence. La diplomatie n’a rien à redouter de cette dernière.

Puis-je ensuite défendre l’idée que dans le monde multipolaire qui est le nôtre depuis la chute du mur de Berlin, il n’y a plus de pays qui sous prétexte qu’il soit petit par la taille, par l’économie ou par la démographie puisse accepter que d’autres parlent en son nom ou que lorsqu’il parle sa voix ne soit pas respectée. Je ne suis pas venu en Israël pour donner des conseils, d’ailleurs à quel titre. Je suis venu pour écouter, pour comprendre et pour partager. Je sais, ce ne sont que des mots. On ne partage pas la souffrance et la peur de l’extérieur. Mais c’est ma façon de vous dire que la souffrance et parfois la peur du peuple israélien sont des éléments de sa dignité. C’est pour cela que vous devez bénéficier du respect du monde pour cette démocratie que vous avez réussi à construire ici.

Je sais très bien qu’au-delà des grandes déclarations d’amitié entre Israël et la France, il y a eu entre nous beaucoup de malentendus qui ont pu conduire à des incompréhensions. Vous aimez la France, mais vous doutez que la réciproque soit vraie. En particulier, pourquoi cacher les choses ? Vous êtes inquiets de la vague d’actes d’antisémitisme qu’a connu la France ces dernières années. Disons même les choses comme elles sont : selon un sondage de mai 2004, 86 % des Israéliens interrogés pensent que les Français sont antisémites. Vous le voyez, c’est ma manière de faire. Je dis les choses telles qu’elles sont. J’essaye d’établir un diagnostic sans complaisance. C’est la seule solution pour trouver les bonnes réponses et surtout rétablir la confiance.

Alors je vous demande de me croire lorsque j’affirme que la France n’est pas antisémite même si hélas il y a de l’antisémitisme en France. Ceux qui me connaissent savent que la première chose que j’ai faite lorsque je suis devenu en 2002 ministre de l’Intérieur de la République française, ce fut de reconnaître l’ampleur du problème, qui avait trop longtemps été sous-estimé. Nier le problème, c’était ajouter à la souffrance de ceux qui avaient été agressés l’humiliation de se voir dénier le statut de victime.

J’ai demandé aux services de police d’harmoniser leurs statistiques avec celles des organisations juives de France.

J’ai ensuite fait protéger par la police les synagogues et les écoles juives. J’ai demandé aux forces de police d’agir sans faiblesse, de ne rien laisser passer, et j’ai fait poursuivre ceux qui s’étaient rendus coupables d’actes antisémites.

De même je n’ai pas accepté que l’on outrage le drapeau d’Israël : ceux qui au cours d’une manifestation l’ont souillé d’une croix gammée ont été mis à la disposition de la justice qui les a condamnés à de la prison ferme. Cette stratégie de refus de toute complaisance a fini par porter ses fruits puisque ceux qui avaient tenté de détruire un local de la synagogue de Montpellier ont été condamnés à des peines allant jusqu’à quatre ans de prison ferme, comme ceux qui avaient tenté de détruire la synagogue de Cronenbourg, en Alsace. Cette année-même, le tribunal correctionnel de Dijon a condamné un homme qui avait tenu des propos antisémites à deux mois de prison ferme. Et dernièrement, le jeune homme de 22 ans qui avait profané le mémorial de Fleury-devant-Douaumont dans la Meuse a été condamné à deux ans de prison dont un an de prison ferme.

Enfin à l’initiative du parlementaire Pierre Lellouche, nous avons à l’unanimité de toutes les forces politiques françaises aggravé les peines punissant les infractions à caractère raciste ou antisémite. Vous le voyez, c’est maintenant la France entière qui est engagée dans la lutte contre l’antisémitisme. Nous le devons à tous ceux qui ont disparu dans l’horreur de la Shoah, comme à tous ceux qui en sont revenus. Nous vous le devons.

J’ajoute deux choses. La première, c’est que l’antisémitisme ne s’explique pas puisqu’il est inexcusable. Il se combat. Chercher à expliquer l’inexplicable, c’est se préparer à excuser l’inexcusable. La deuxième, c’est que la lutte contre l’antisémitisme n’est pas l’affaire des juifs de France. C’est l’affaire de tous les Français. Insulter un juif parce qu’il est juif, c’est insulter la république dans son ensemble. Et la république doit réagir, comme elle doit réagir contre toutes les formes de racisme et de xénophobie.

S’agissant de la diplomatie, je sais aussi que les Israéliens se demandent parfois si la France est toujours votre amie. Et je sais qu’alors qu’Israël a fait presque quotidiennement l’épreuve cruelle du terrorisme aveugle et barbare, vous avez eu le sentiment qu’en France, on restait trop insensible à votre souffrance, et qu’à tout le moins vous n’aviez pas toujours ressenti notre compassion.

Alors soyons clairs : la France n’a jamais transigé et ne transigera jamais avec la sécurité d’Israël. A nos yeux il n’y a pas plusieurs formes de terrorisme dont certaines seraient plus acceptables que d’autres : toutes sont abjectes. Je sais l’horreur de ces attentats : le Dolphinarium, Netanya, la pizzeria Sbarro, les deux enfants de Sderot… Nous sommes solidaires de la souffrance de vos victimes. Face à ce fléau commun, notre détermination est totale : rien n’excuse, rien n’explique un attentat.

Je n’oublie pas non plus que 27 Français ont été tués en Israël dans des attentats. Qu’il me soit donné ici l’occasion de redire ma compassion sans réserve pour toutes les victimes du terrorisme, et mon admiration pour le courage et la force de caractère des citoyens israéliens, qui font face à ce danger permanent et continuent de bâtir un grand Etat, une démocratie vivante et une économie vigoureuse. Je ne dis pas cela parce que je suis votre invité. Je le dis parce que je le pense !

Je voudrais aborder maintenant trois questions avec vous. Où en est la relation entre Israël et la France ? J’ai lu que des sondages récents montraient une faible sympathie des Israéliens pour les Français. Je le regrette, car malgré les désaccords, cette situation est à bien des égards paradoxale, c’est même un contre-sens. Il y a 80 000 Français et 500 000 francophones en Israël et 600 000 Français de culture ou de confession juive en France, qui représentent la troisième communauté juive au monde par le nombre, après les Etats-Unis et Israël.

L’histoire elle-même nous a davantage rapprochés qu’elle nous a séparés. C’est à Paris que Ben Gourion établit son quartier général après la deuxième guerre mondiale. C’est en combattant en Syrie au côté des forces françaises libres que Moshe Dayan perdit son œil. Nos soldats ont combattu ensemble en 1956. Et je sais d’expérience que nos services de renseignement travaillent très étroitement ensemble, y compris sur des missions difficiles. Quant aux liens économiques et commerciaux entre nos deux pays, ils sont chaque jour plus solides. Le commerce franco-israélien a quasiment doublé depuis le début des années 1990, atteignant aujourd’hui près de 2 milliards d’Euros. Nous constatons à la fois une forte progression de nos exportations vers Israël et de celles d’Israël vers la France. Et, preuve de la vitalité de l’économie israélienne, cette progression n’est pas limitée à tel ou tel secteur. Tout au contraire, elle concerne en pratique tous les secteurs d’activité.

Concrètement, les entreprises françaises qui ont fait le choix stratégique de s’implanter en Israël sont de plus en plus nombreuses ces dernières années : Veolia, Danone, Schneider, l’Oréal, Aventis, Alcatel, Vilmorin, Rhodia, … Dans le secteur bancaire : BNP-Paribas, Calyon, CIC, Dexia ou la Compagnie Edmond de Rothschild. Réciproquement, un véritable courant d’investissements israéliens en France tend désormais à se développer. C’est le cas en particulier dans l’électro-ménager, avec le rachat de Brandt par le groupe israélien ELCO, de la filiale française de Bayer par le groupe pharmaceutique israélien TEVA, ou plus récemment d’Allibert par le groupe israélien de plasturgie KETER.

Les investisseurs français ne doutent pas du potentiel de votre économie. Plus profondément encore, ils ont confiance en Israël et en sa population. Je citerai à cet égard deux projets exemplaires où nos entreprises se sont engagées.

En premier lieu, le groupe Véolia, avec ses partenaires israéliens, est en train de construire à Ashkelon une usine de dessalement d’eau de mer de 120 millions de mètres cubes, la plus grande du Moyen Orient, qui devrait être opérationnelle dès l’année prochaine. Par ailleurs, Alstom et Connex vont construire et exploiter, avec leurs partenaires israéliens, la première ligne de tramway de Jerusalem. Ces deux projets représentent chacun plusieurs centaines de millions d’Euros d’investissements et sont parmi les plus importants d’Israël en termes d’infrastructures publiques : il n’y a pas je crois de meilleure illustration de l’intensité et de la qualité de notre coopération.

Je souligne d’ailleurs que les entreprises françaises n’ont pas eu tort de faire le pari israélien puisque l’économie israélienne a retrouvé le chemin d’une croissance vigoureuse, qui avoisinera cette année les 4%. Je voudrais à cet égard saluer la courageuse politique de réformes structurelles mise en œuvre en Israël en termes de fiscalité, de transferts sociaux, de privatisations ou de réformes du système financier. Ces réformes sont le gage d’une meilleure compétitivité et d’une croissance durable.

Au-delà des malentendus de circonstance, la réalité, c’est que nous avons beaucoup en commun et que nous ne pouvons nous permettre des désaccords durables qui n’auraient comme résultat que de nuire à nos deux pays.

Comment pouvons-nous construire une relation désormais indispensable entre l’Europe et Israël ?

Là aussi, je veux parler librement. Je sais que l’Europe évoque encore parfois pour vous les souffrances indicibles du peuple juif, des persécutions du Moyen Age, de l’expulsion des Juifs d’Espagne et du Portugal en 1492, à la Shoah. Mais regardons en face les choses. Notre avenir est commun, car nous sommes voisins, et ni vous ni nous n’allons changer d’adresse. Nous partageons la même mer : la Méditerranée. Vos valeurs sont celles des Européens. Vous êtes plus proches de nous culturellement que de certains de vos voisins. L’Union européenne est votre premier partenaire économique : 40% de vos importations, 30% de vos exportations. Par ailleurs, et ce n’est pas rien, nous n’avons pas besoin de visa pour venir en Israël, et vous non plus pour venir dans l’espace Schengen. Alors, même si votre premier réflexe est de vous tourner vers les Etats-Unis, vous ne devez pas oublier l’Europe.

Quel est mon raisonnement ?

L’Europe doit être un pôle de stabilité pour elle-même, et un garant de stabilité pour les autres. L’Europe est une puissance économique qui peut vous aider à développer la croissance dans votre région, à faire reculer la pauvreté dont se nourrissent tous les extrémismes, à créer des intérêts entre vous et vos voisins qui mieux que tous les traités enracinent la paix. L’Europe ne doit pas, ne peut pas oublier qu’elle est une puissance méditerranéenne. Derrière la question de la Turquie, c’est en fait toute la problématique de nos rapports avec la Méditerranée qui se profile. Question vitale pour toute l’Europe du Sud mais également pour l’identité européenne qui doit tant à la civilisation méditerranéenne. C’est la raison pour laquelle je milite pour des partenariats privilégiés avec les pays de la région, au premier rang desquels j’inscris Israël. Cette solution me semble bien préférable à celle de l’adhésion à l’Union européenne.

L’Union fonctionnait déjà difficilement à 15, nous découvrons maintenant la difficulté de prendre des décisions à 25, et nous devons dès maintenant préparer un nouvel élargissement à la Bulgarie, la Roumanie et, très vite sans doute, la Croatie.

Mais tout nouvel élargissement, qu’il apparaisse légitime ou non au regard de l’histoire et de la géographie des nouveaux candidats, reviendrait à revoir nécessairement à la baisse les objectifs de l’Union européenne. Plus nous serons nombreux, moins nous serons intégrés. Moins nous serons intégrés, plus nous serons fragiles. C’est ce que je ne veux pas. L’Union européenne est un projet en soi. Elle ne doit pas être une simple zone de libre-échange. Le cadre européen doit nous permettre de bénéficier d’effets d’échelle et de partager des valeurs bien au delà du seul grand marché de 450 millions de consommateurs.

Je crois à la logique, à l’intérêt mutuel et surtout à la nécessité de Partenariats euroméditerranéens pour organiser la coopération autour de notre mer commune. D’ailleurs, les outils de coopération se sont multipliés depuis 10 ans : Fondation Anna Lindh pour le dialogue des cultures, Facilité euroméditerranéenne d’investissement et de partenariat, Fonds Meda, sans il est vrai que des résultats concrets puissent d’ores et déjà être valablement mis en avant.

Ma conviction est que nous devons ensemble être plus pragmatiques pour être plus efficaces. Nous, les Européens, nous avons entamé la construction européenne pour enraciner la paix. La première pierre de cet édifice, la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), était un projet extrêmement concret, avec une logique supranationale. Pourquoi ne pas imaginer pour vous et vos voisins immédiats une organisation régionale en charge de la gestion des ressources en eau ? Pourquoi ne pas réfléchir à des réseaux régionaux de transport, et concevoir des voies de communication entre Israël et ses voisins ? Nous devrions aussi favoriser l’intégration de la zone euroméditerranéenne par des grands projets régionaux dans le domaine des télécommunications. Israël, avec sa très grande compétence en matière de haute technologie, doit y prendre toute sa part.

Et, pour aller encore un peu plus loin, pourquoi ne pas envisager un marché commun de la Méditerranée de l’Est, avec Israël, le futur Etat palestinien et la Jordanie ? Pourquoi à plus court terme ne pas étendre à Israël le bénéfice de ce que les spécialistes appellent les « droits consolidés » et qui dans le cadre des dispositions de l’OMC permettront de créer entre l’Europe et les pays de la Méditerranée une zone de solidarité favorisée par des droits de douane réduits, pour mieux faire face à la concurrence de l’Asie ? De façon générale, lorsque les modalités d’une paix juste auront été agréées par chacun, c’est bien un véritable Plan Marshall européen qu’il faudra mettre en œuvre dans la région. On n’a jamais rien imaginé de mieux pour enraciner la paix que le développement d’intérêts économiques partagés et croisés.

Il m’apparaît légitime enfin que l’Union européenne accorde sa confiance et son aide en priorité à ceux de ses voisins dont les valeurs sont les plus proches des siennes. Je crois plus juste d’engager une coopération approfondie avec une démocratie vivante et stable qu’avec un régime autoritaire. Israël fait partie de ces pays avec lesquels l’Union européenne doit travailler plus étroitement. Elle le fait déjà dans un certain nombre de domaines, et notamment en matière de recherche et de technologie, puisque l’Europe lui a déjà ouvert son Programme Européen de Recherche et de Développement, et puisque Israël a décidé de s’associer au projet européen Galileo. Israël et ses entreprises seront associés au développement de ce projet destiné à doter l’Europe, en 2008, de son propre système de radionavigation par satellite à couverture mondiale, concurrent et complément du GPS américain. Tout ceci est bien, mais on doit faire beaucoup mieux encore. Dans la recherche-développement par exemple, que ce soit par l’échange scientifique ou par la création d’outils financiers adaptés aux entreprises naissantes, ou bien dans l’échange d’étudiants : j’appelle de mes vœux la création de cursus universitaires qui permettent aux jeunes d’obtenir leurs diplômes en alternant les études dans les universités européennes et dans les universités israéliennes.

Un lien renforcé nous permettrait de travailler ensemble plus étroitement sur un certain nombre de politiques communes. Nous devons aller beaucoup plus loin que l’accord d’association de 1995. Et à cet égard je souhaite faire une proposition de méthode. L’Union européenne a passé des accords d’association avec plusieurs pays. Je suggère qu’une revue de ces accords soit faite et que, secteur par secteur, l’Union européenne et Israël s’efforcent de rechercher le meilleur niveau d’association qui a été atteint. C’est un niveau exceptionnel de coopération qui serait ainsi atteint. Je me félicite que les négociations entre la Commission européenne et Israël aient enfin abouti il y a quelques jours à l’adoption du plan d’action pour la politique de voisinage avec Israël. Je serai toutefois attentif à sa portée réelle. Je souhaite que soit véritablement ouverte la possibilité pour Israël de prendre part aux programmes communautaires, de mieux participer au marché unique européen, et de bénéficier également des aides ciblées en matière d’énergie, de transport et de lutte contre les trafics et l’immigration illégale.

Alors bien sûr, ce rapprochement que nous appelons de nos vœux sera facilité par l’établissement d’une paix juste et durable dans la région. Soyez-en persuadés : rien de ce qui se passe dans votre pays n’est indifférent aux Européens en général et aux Français en particulier. Nous suivons de près la situation en Israël et au Moyen Orient.

Les Français comme leurs voisins sont également attentifs à la cause des Palestiniens. Acceptez que je vous dise quelques mots en ami sur ce sujet.

Ma conviction est non seulement que les Palestiniens dans leur majorité ont intérêt à la paix pour leurs enfants, mais surtout que cette paix n’est pas nécessairement lointaine. Et quoi que vous pensiez des Palestiniens, c’est finalement avec eux que vous ancrerez la sécurité dans une paix juste. Cette paix sera juste parce qu’elle sera négociée, et parce que vos ennemis d’hier comme vous y trouveront leur compte.

Les Palestiniens vont choisir leur nouveau dirigeant. J’imagine bien que vous, qui avez toujours vécu en démocratie, avez des opinions bien arrêtées sur la personnalité des candidats déclarés. Mais quel que soit celui que les Palestiniens élisent, il sera pour vous le bon interlocuteur pour bâtir la paix. Il sera le bon partenaire parce qu’il sera celui que les Palestiniens auront choisi démocratiquement, et le peuple a toujours raison lorsqu’il s’exprime par la voie des urnes. La démocratie, ce n’est pas que les élections, mais sans les élections, il n’y a pas de démocratie. Il est essentiel pour vous comme pour eux que ces élections se déroulent dans la transparence, et que chaque Palestinien puisse s’exprimer en toute liberté. Cela suppose de votre part des gestes pour faciliter l’exercice du vote, et donc pour faciliter la circulation des candidats et des électeurs.

Je veux rendre hommage au Premier ministre d’Israël, Ariel SHARON, qui a eu le courage politique et physique de prendre une décision historique et de s’y tenir. Rares sont les hommes politiques qui prennent le risque d’aller un moment contre leur camp, contre leurs alliés, contre leurs ministres, pour imposer une idée qu’ils croient juste. C’est une opportunité pour Israël. Ce n’est pas la première fois qu’un grand chef de guerre –et Ariel SHARON est le héros de toutes les guerres d’Israël- deviendrait un faiseur de paix.

Je sais que pour les 8.000 Israéliens qui sont installés a GAZA, qui y ont travaillé la terre et l’ont faite prospérer, partir sera un déchirement. Je sais qu’il y a des enjeux bien plus importants que ceux que nous pouvons connaître en Europe, nous qui avons la chance de vivre en paix avec nos voisins. Mais je connais l’esprit de raison du peuple israélien, qui, est comme bien des peuples, en avance sur certaines de ses élites, puisqu’il soutient le plan de retrait de GAZA à une très large majorité.

Mais la sincérité m’oblige à rappeler que vous n’aurez pas réglé le problème de votre coexistence avec les Palestiniens quand vous vous serez retirés de Gaza. Il vous faudra encore aider vos voisins à se constituer en un État viable du point de vue économique, un Etat dont ils ont besoin du point de vue politique. Il faudra aussi trouver une solution pour la Cisjordanie. La situation ne pourra durablement rester ce qu’elle est aujourd’hui. Personne ne saurait perdre de vue cette réalité fondamentale : un peuple occupé ne renoncera jamais, quoi qu’il endure, l’histoire le montre.

Mesdames et Messieurs, je suis venu en ami d’Israël.
J’arrive maintenant au terme de mon voyage chez vous.
J’ai beaucoup appris en me confrontant à la géographie des lieux
et au peuple israélien.
Je vous souhaite le meilleur pour les mois et les années qui viennent.
Ne l’oubliez jamais. La paix chez vous,
c’est davantage de paix dans le monde.
Ce que vous réussirez pour vous, vous le réussirez pour le monde.

Source site : UMP

( Blog : www.terredisrael.com )

15 mai 2007

INTERWIEW du GRAND RABBIN de FRANCE : JOSEPH -HAIM SITRUK

Interview du Grand Rabbin de France, Joseph Haïm Sitruk
« La vie devant soi »
jeudi 2 novembre 2006
par Olivia Cattan
" JUDEOCITE "

Dans son dernier ouvrage, « rien ne vaut la vie »,
ce n’est pas le grand Rabbin de France, Joseph Haïm Sitruk,
qui s’exprime mais l’homme de réflexion, militant,
et proche de son peuple qui nous livre sa vie :
ses souvenirs d’enfance à Tunis, son amour pour sa femme,
son attachement à Israël, ses épreuves, sa nouvelle vision du monde.
Suite à une attaque cérébrale et à une miraculeuse guérison,
il a éprouvé le besoin de s’adresser à sa communauté afin de partager
son expérience et « la guider sur le chemin de la lumière ».
C’est un rescapé de la prière, revenu une deuxième fois à la vie
qui nous enseigne que RIEN NE VAUT LA VIE.

Olivia Cattan :
Dans votre livre, « RIEN NE VAUT LA VIE »,
vous dévoilez presque sans pudeur, votre intimité familiale,
votre côté humain, oubliant presque votre fonction
de Grand Rabbin de France, est-ce votre terrible accident
qui vous a poussé à prendre la plume ?

Grand Rabbin Joseph Sitruck :
J’ai eu envie d’écrire ce livre afin de raconter cette brisure mais aussi cette expérience unique que je venais de vivre. J’avais envie de partager ce moment d’exception avec les gens de la communauté afin de les remercier du soutien qu’ils n’ont cessé de me donner. Je voulais aussi donner du courage à ceux qui autour de moi sont malades, handicapés, à ceux qui parfois baissent les bras. Je ne voulais pas mettre en avant le grand rabbin dans sa fonction, mais l’homme que je suis. Je voulais que les gens se rendent compte que je suis un homme avant tout avec son propre parcours et ses épreuves, un homme proche de son peuple. J’aimerais que mon expérience serve d’exemple à beaucoup d’autres. Cela ne me gêne pas de me dévoiler et de parler de ma vie personnelle. D’après la Thora, lorsque l’on est un homme public, comme je le suis depuis 30 ans, on a plus de vie privée. Il y a un épisode dans le Talmud qui raconte qu’un jour, le Rav Kahanan a trouvé un de ses élèves, sous son lit, dans sa chambre à coucher. Il lui demande alors mais qu’est-ce que tu fais là ? L’élève lui répond, c’est la Thora, je suis venu apprendre. En d’autre terme, un Maître n’a rien a cacher à ses élèves. Un bon Rav fait parti de la vie des autres. J’espère que le récit de ma vie en animera et en illustrera d’autres.

O.CATTAN :
Vous dites avoir entendu lors de votre accident, le bruissement d’ailes des anges, devant en quelque sorte votre survie au miracle de D et à la force de la prière collective de la communauté juive ?

Ce livre est tout d’abord le témoignage de ma gratitude à l’égard de D. Les médecins ont fait un travail fantastique mais c’est la main de D qui les a guidé. La prière de mes proches et de tout ceux qui m’ont manifesté sans relâche leur affection ont participé à modifier le décret divin. Grâce à leur insistance fervente, ces fidèles ont réussi à toucher D. Le monde tient par le souffle des enfants qui récitent la Thora.

O.CATTAN :
Parlons de vos souvenirs d’enfance et de « Tunis, une ville que l’on porte en soi », que pensez-vous de ce « retour aux sources » des juifs séfarades et de ces pèlerinages actuels ?

La Tunisie n’est pas un paradis perdu ni un endroit où je préconise de vivre, la page est tournée. J’ai gardé de cette enfance, passée à Tunis, des souvenirs heureux, probablement idéalisés. Lors de mon dernier voyage, à l’occasion d’un pèlerinage sur la tombe d’un très grand maître, le Rabbin Haï Taïeb, j’ai découvert surtout que l’émotion y était intacte et qu’il n’y avait pas d’érosion dans le temps. Les parfums, les couleurs ont ressuscité des émotions que j’avais enfouies en moi depuis mon enfance. ce n’est pas le décor ni le paysage qui me parlait mais ce que j’y avait connu.

O.CATTAN
: Vous écrivez : « Juifs, Chrétiens, Musulmans, une évidence s’impose, ce qui nous rapproche est plus grand que ce qui nous sépare », de Marseille à Tunis, vous décrivez une entente idyllique entre les différentes communautés, n’est-ce pas une vision un peu loin de la réalité ?

Si l’on mettait au placard tous les extrémismes, il n’y aucune raison pour que fondamentalement les masses du monde musulman et du monde juif ne puisse s’entendre. Dans le fond, nous sommes proches et nous avons beaucoup de choses à partager. Il suffit d’aller au-delà de nos querelles.

O.CATTAN
: Concernant le dialogue judéo-chrétien, vous avez condamné les propos du pape Benoît XVI qui, lors de son voyage à Auschwitz, a attribué la responsabilité des crimes nazis à « un groupe de criminels » ayant abusé du peuple allemand…

J’ai été très déçu par ce discours qui semblait dédouaner le peuple allemand de sa responsabilité dans les crimes nazis. Je pense qu’une marche silencieuse aurait été plus à propos. J’ai été surpris de voir qu’il existait encore cette valse hésitation de l’Eglise qui tout en reconnaissant la Shoah, veut la récupérer d’abord puis la minimiser et taire son caractère spécifique. La démarche du Pardon de l’Eglise vis à vis du Peuple juif était très belle. En dire trop c’est retrancher. Comme je l’ai déjà dit, quelque part l’Eglise ne se sent pas à l’aise avec cet épisode, il y a eu un silence coupable. Aujourd’hui, il ne faudrait pas qu’il y ait des paroles accablantes.

O.CATTAN : Face au meurtre antisémite d’Ilan Halimi et aux derniers incidents de la milice noire Tribu Ka, venue menacer les commerçants juifs de la rue des rosiers, comment pouvez-vous tout au long de votre ouvrage être si optimiste ?

Je suis inquiet pour la France. Notre pays, notre civilisation, est capable encore de sécréter de telles choses. Pourtant, je suis d’un optimisme délibéré. Je crois en la force de la Parole et en la vertu de l’Education. Un temps viendra où la violence, le racisme et l’antisémitisme seront éradiqués du monde. Les Prophètes le disent, Isaï en particulier, quand il disait, il y a 2600 ans : « on enterrera les armes et on remplacera les glaives ». Un juif ne peut pas être pessimiste.

O.CATTAN : Certains médias ont affirmé que devant la peur de l’antisémitisme, l’électorat juif voterait pour une droite radicale, comme celle de De Villiers, qu’en pensez-vous ?

Je crois qu’il n’y a pas d’électorat juif et qu’il y en aura jamais. Les juifs ont tous des convictions politiques différentes. Nous vivons dans un pays laïque où la liberté d’opinion demeure une liberté fondamentale. Nous vivons dans une Démocratie où l’on ne demande pas aux urnes, quelle est votre religion. Certains juifs sont inquiets mais je ne crois pas que les faits récents et dramatiques auront une influence sur leur vote.

O.CATTAN : La Thora est un monde de liberté mais aussi de responsabilité, en tant que juif quelle devoir avons- nous de plus que les autres ?

D- nous a confié la Thora donc nous bénéficions peut-être plus que les autres de son écoute. Il nous a dit : « Je vous ai donné un beau cadeau, ne le négligez pas ». Cela même nous confère des devoirs. Cela veut dire que s’il y a des guerres dans le monde, des souffrances, des famines, nous en sommes un peu responsables. De ce fait, tout ce qui se passe dans le monde me concerne et rien ne m’indiffère. Notre rôle à jouer est majeur.

O.CATTAN : Les juifs, Peuple du livre sont « le Peuple de la prophétie qui a diffusé la parole des Prophètes », le Verbe est-il suffisant pour faire face à nos maux d’aujourd’hui ?

Lorsque vous regardez autour de nous, les gens sont d’une inquiétude extrême. Le progrès de la communication nous permet d’être au courant, en direct, de toutes les catastrophes qui se déroulent dans le monde et tout cela nous paralyse. Grâce à la Thora, un juif peut être heureux tout le temps sans être affecté par les évènements. Voilà notre force. Notre religion donne à l’homme, un projet de vie au dessus des circonstances. L’évènement ne doit pas nous importer par son déroulement mais par son sens.

O.CATTAN : Vous écrivez : « Un juif ne peut pas faire l’impasse de la Terre d’Israël », comment gérer notre double attachement sans être déchiré ?

Nous pouvons nous rendre tant que nous le voulons en Israël. Malgré les incertitudes face aux menaces iraniennes et au conflit israélo-palestinien, Israël nous offre des sujets de satisfaction. Il s’y passe des choses merveilleuses, au niveau de la Recherche, des Universités…Je ne vis pas la vie en Diaspora comme un déchirement ni un traumatisme. Le Rabbi Yehuda Halevy disait : « je suis en Occident mais mon cœur en Orient ». Chaque chose est une étape. Il faut vivre au jour le jour en appréciant son bonheur et se dire que demain il y en aura d’autres.

O.C : Concernant Israël, vous parlez du fossé entre la ville de Bnéï Brack, ville d’étude et de prière et Tel Aviv, ville moderne et matérielle, pourquoi parler de fossé entre religieux et laïques, au lieu d’y voir des richesses complémentaires ?

Au niveau du Prisme moral, Tel Aviv et Bnéï Brack sont à l’opposé. Tel Aviv est la capitale de la Gay Pride. C’est une ville aux quartiers mal famés où malheureusement de nombreux méfaits sont commis. Bnéï Brack, se consacre à la prière et au service divin, c’est une ville étrangère au bruit et à la fureur du monde, détachée des contingences matérielles. Je suis triste de voir que des frontières invisibles séparent des villes aussi proches. Mais Israël reste un pays merveilleux qui me bouleverse, quelque soit le lieu.

O.CATTAN : N’est-il pas temps que les religieux lèvent les yeux de leurs livres de prières pour aller partager leur savoir avec les autres, pour qu’ils se confrontent à la dure réalité de la société israélienne ?

Nous sommes d’accord sur ce point. Il serait bien, pour combler ce fossé, que les Rabbanim des Yeshiva de Bnéï Brack jouent un peu « au missionnaire » en faisant partager leur savoir, leur sagesse et leurs acquis. J’espère que leur richesse irradiera les habitants de Tel Aviv.

O.CATTAN : Vous qualifiez de « barbare, les mots : orthodoxes, libéraux, religieux, non-religieux », disant qu’avant « tout le monde acceptait l’autre tel qu’il était », unifier les différents courants du Judaïsme, fait-il parti de votre fonction de Grand Rabbin de France ?

Je suis par ma culture et ma nature un homme de consensus. Le grand responsable de l’état actuel des choses c’est la civilisation occidentale cartésienne qui a besoin de classer, de nommer les choses. Elle a pénétré tous les compartiments de la société y compris la Religion et elle a contribué au fossé naturel qui s’était crée. Je crois en la vertu de l’amour. En me levant chaque matin, je récite ce passage : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même » et je réaffirme chaque jour que j’aime tous mes frères juifs.

O.CATTAN : Lorsque vous évoquez la femme, vous dîtes qu’une femme doit se couvrir la tête « par pudeur », que les hommes et les femmes doivent être impérativement séparés à la synagogue, cette vision stricte de la femme n’est-elle pas réductrice ?

La Thora, qui est un univers normatif, a fixé des règles. La chevelure est un des atours les plus évidents de la femme, il est donc important que la femme se couvre la tête afin de ne séduire que son mari et pas les autres hommes. Le soucis de la Thora c’est de ne pas percevoir quelqu’un par son aspect physique. Ce qui me scandalise dans le monde actuel, c’est que l’on fasse de la femme un objet, que l’on dénude. L’homme a réussi à faire de la femme ce qu’il voulait et la femme a laissé faire. L’attirance des sexes et le besoin de séduction qui existe des deux côtés joue un rôle majeur. Mais en déshabillant la femme, on la déprécie. Le vêtement est une manière de mettre un écran entre l’homme et la femme, pour apprendre à chercher autre chose.

O.CATTAN : C’est aussi ce que prétendent les femmes musulmanes qui se voilent…

Nous n’allons pas si loin. La Thora ne veut pas avilir ni contraindre la femme. Nous portons à la femme beaucoup plus de considération et la femme juive qui obéit à ces préceptes est épanouie.

O.CATTAN : Depuis votre attaque cérébrale, votre rapport au temps
a changé, comment le définissez-vous ?

Dans le Talmud, la tradition dit que un homme qui a atteint l’age de 60 ans a vécu la majeure partie de sa vie, puisqu’il a le droit à 120 ans. Depuis toujours, j’avais une sorte d’intuition et je savais que j’aurais du mal à atteindre mes 60 ans. Lorsque j’ai eu mon accident, à 57 ans, j’ai eu l’impression d’un mur, d’une étape à franchir pour accéder et recommencer une nouvelle vie. Une fois ce cap passé, j’étais terriblement soulagé. J’étais comme quelqu’un qui arrive le vendredi à l’approche du Chabbath et qui rentre dans un temps où la montre n’existe pas, où l’on accède à une nouvelle dimension. Les 26 jours de coma sont semblables aux 9 mois de la conception, c’est une deuxième naissance que D m’a offert. Depuis ce saut qualitatif dans un autre temps, je vis dans un temps messianique. Une épreuve peut paradoxalement devenir une chance. Aujourd’hui, je prend le temps de faire les choses qui me plaisent et qui me captivent. Je fais tout difficilement mais au lieu de me plaindre de mon état, je fais les choses avec bonheur. J’ai acquis un sens plus aigu de ce don de D qu’est la vie et j’ai le sentiment de participer au temps biblique de la Création.

O.CATTAN : Pour affirmer cette re-naissance, vous avez même changé de nom…

En effet, le prénom Haïm a été ajouté à mon nom. Je repars de zéro, c’est une façon de me projeter dans une autre vie comme quelqu’un de différent.

O.CATTAN : Vous dites que « Hachem ne retire jamais un homme de ce monde tant qu’il a quelque chose à faire », que vous reste-t-il à accomplir ?

Je ressens le temps comme une mission. Lorsque j’étais à l’hôpital, il y a eu un événement qui m’a particulièrement ému. Après deux mois et demi en réanimation, l’équipe de médecins était réuni pour me dire au revoir. Le chef de service fait un discours en mon honneur et me dit : « si D vous a laissé en vie, c’est que vous avez sûrement quelque chose à faire, est-ce que cela ne serait pas pour que les mères israéliennes et les mères palestiniennes arrêtent de pleurer leurs enfants ? vous avez peut-être un rôle à jouer pour la Paix entre ces deux peuples ? » Cela faisait deux mois que je n’avais pas parlé, j’étais sur une chaise roulante et je lui ai répondu : « J’ai sûrement encore des choses à faire et je fais confiance à D pour me le dire. Concernant ce que vous évoquiez, c’est vrai qu’il faut oeuvrez pour la Paix mais comme le disait le Prophète Isaï : « Aimer la vérité et la Paix ». Il ne pourra jamais y avoir de Paix si il n’y a pas de vérité, alors comme on ment sur Israël, la paix n’est pas encore devant nos portes. Si l’on veut faire la Paix, il faut d’abord rétablir la vérité. J’ai su, à ce moment là, que j’étais guéri.


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Messages de forum :
« La vie devant soi »
lundi 7 mai 2007
par BETTY ARTICLE QUI APPORTE BEAUCOUP DE SERENITE ET DE FOI ET SURTOUT D’ESPOIR ET A ISRAEL ET AUX MALADES ET GRACE AU RAV SITRUCK IL NOUS DONNE DE LA FORCE POUR CONTINUER QUELQUESOIT NOTRE STATUT ET NOS MOYENS. BRAVO ET MERCI POUR CES VERITES.



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« La vie devant soi »
jeudi 1er mars 2007
par judith L’oeuvre du rav Sitruck n’est pas seulement une autobiographie, c’est surtout un moyen de répandre la sagesse de la Thora. Elle est une sorte de réponse à l’oeuvre d’Annaëlle Chimoni, la petite fille autiste et handicapée qui a "écrit" son livre grace à un appareil spécial mais qui n’a pas survécu à cette étrange maladie neurologique. Le rav Sitruck, lui a survécu à une attaque cérébrale et comme tous les survivants, il possède cette force particulière, propre à ceux qui reviennent de loin. Sa sagesse était déjà grande avant cet accident, aujourd’hui, elle s’est amplifiée et magnifiée car elle est celle d’un homme qui revient d’un grand voyage vers l’autre monde : le monde de la vérité.

Rien ne vaut la vie

12 mai 2007

ISRAEL VERITABLE PROTOTYPE DE DEMOCRATIE

Israel,
un pays qui est un véritable prototype de démocratie
par Ftouh Souhail , Tunis
www.terredisrael.com

Chalom chers amis

La Commission Winograd et les affaires qui pèsent aujourd’hui sur le schéma politique israélien sont en très mauvaise posture, mais elle relève une vérité fondamentale, pour nous qui vivons hors d’Israël : vous avez un pays qui est un véritable prototype de démocratie.

Prochainement donc des changements se produiront chez vous alors que le monde musulman depuis CasaBlanca à Jakarta, continuera son long sommeil pour se lever sur un avenir plus sombre .

La seule chose qui me console c'est que dans ce pays on peut s'attaquer à un chef de gouvernement et à certains de ses proches. Ce qui prouve le rôle d’une justice libre et impartiale que vous avez et qui devrait servir d'exemple.

Concernant vos ennemis extérieurs et intérieurs l'heure du règlement se rapproche.

L'affaire de ce député Bishara qui a vendu des secrets au Hezbollah pendant la dernière guerre, tout en étant payé par l'état d'Israël de par ses fonctions, mérite plus d’attention par mes médias, que les règlements de comptes politiques contre un premier ministre qui n’a fais que défendre son peuple contre la barbarie du Hezbollah

L’intelligence de ce député arabe avec un pays comme la Syrie, est une honte pour ceux qui sont content de profiter de Votre démocratie pour mieux Vous trahir. Lui comme beaucoup d’autres crachent sur un pays qui leur laisse la liberté d'expression et font ce qu'ils ne pourraient pas faire dans tous les Etats qui Vous entourent .Cette trahison ne servira certainement pas à ces quelques lâchent qui vivent le jour sous la parapluie de la démocratie israélienne et creusent des mines, le soir, sous les pieds des israéliens.

Il est temps qu'en parles ouvertement, car de plus en plus d'évènements démontrent que la population arabe israélienne montre son vrai visage et ne veut surtout pas s'intégrer car une nouvelle fois ils sont manipulés et seront de toutes façons victimes de leur trahisons.

Un ami en Israël m’a fait savoir qu’au moment de la cérémonie du souvenir pour les soldats et les victimes du terrorisme, (yom Hazikaron) des arabes israéliens lancent le feu d'artifice à Haïfa et dans d'autres endroits pour bien montrer a quel point ils ne respectent la mémoire des victimes et cela en plein coeur de votre pays.

Alors il est temps que commence vraiment une idée chez la majorité d'israéliens qu'il faudra bientôt faire le ménage. Les grands perdants se sera cette population arabe israélienne qui est sûrement celle qui vit le plus librement au moyen-orient. Il leur faut choisir maintenant. !

Concernant les organisations terroristes et l'Iran une confrontation est inévitable.

Bien des surprises les attendent et s'ils pensent qu'Israël est affaibli ils en seront pour leurs frais.

Alors que la commission Winograd tombe sur un chef de cabinet, qui n’avait de tort que de vouloir défendre son peuple, une prochaine guerre syro iranienne du Hezbollah contre Israël se mettra en place sous le nez d'une FINUL qui, trop occupée à surveiller et dénoncer les survols israéliens, ferme les yeux sur ce qui se passe autour d'elle et laisse faire sans mot dire !

Une nouvelle Guerre peut-être imposée à Israël, à replacer cette fois dans un contexte de déstabilisation de la région par une République islamiste se voulant nucléaire, et généreuse avec ses alliés en Syrie et au Liban

Violant allégrement la résolution 1701 des Nations Unies d'août 2006, Syrie et Iran continuent à réarmer le Hezbollah. La frontière syro-libanaise est bel et bien une passoire par laquelle ont dores et déjà transité la moitié au moins des missiles à courte portée dont disposait le Hezbollah avant l'été 2006.

L’Iran continue à manoeuvrer également dans les Territoires palestiniens et la caricature du pauvre Palestinien, affamé de surcroît, armé de seules pierres, combattant un « occupant » israélien surarmé pour retrouver sa liberté, ne peut plus être de mise que chez les propagandistes d'une idéologie victimaire n'ayant rien à voir avec la réalité sur le terrain.

Enfin la commission de Winograd aurait du réfléchir sur les responsables de la situation de violence engendrée par les groupes terroristes qui continuent à tiré des dizaines de roquettes dans le sud du pays, sur les populations israéliennes depuis le début de l'année, faisant morts et blessés, et détiennent toujours le soldat Guilad Shalit enlevé le 25 juin dernier.

Cordial chalom

Ftouh Souhail , Tunis

UNE HISTOIRE d' ALYAH d' ETHIOPIE.

Une histoire d'alyah d'Ethiopie:
"Je suis l'enfant que vous avez amené du désert"
Par NEHAMA DOUEK , YEDIOT AHARONOT.

A première vue, il est difficile de déceler le lien unissant
le pilote israélien chevronné à l'immigrant d'Ethiopie
assis près de lui.
Le général Dan Ganot, commandant du département des ressources
humaines de l'armée de l'air, faisait partie de l'équipage de
l'avion qui a sauvé Naftali Avraham dans le désert soudanais
et l'a transporté en Israël.
Vingt ans plus tard, une rencontre entre le pilote de haut rang et l'immigrant éthiopien, devenu depuis ingénieur dans l'armée de l'air, a permis de découvrir d'étonnantes similarités entre leurs deux vies.
De telles similarités ne peuvent voir le jour que dans une imagination fertile ou dans la réalité si particulière d'Israël.

Par Nehama Douek, Yediot Aharonot

Lorsque l'on est assis en face du général Dan Ganot (50 ans), commandant du département des ressources humaines de l'armée de l'air, et du capitaine Naftali Avraham (39 ans), ingénieur dans l'aviation militaire, il est difficile de discerner la moindre ressemblance entre eux.
L'un, pilote et Israélien de longue date, est rond, plein d'entrain et toujours souriant, tandis que l'autre est maigre, introverti et plutôt sérieux.
Quelques heures passées en leur compagnie suffisent cependant pour découvrir que leurs deux biographies ne sont pas seulement intriquées l'une dans l'autre, mais aussi remarquablement similaires.
Seule une société d'immigrants comme notre société israélienne, peut fournir des histoires aussi émouvantes où la biographie du sauveteur et celle de la personne secourue sont à la fois aussi différentes et aussi semblables.
Dans les années 80, Israël a entamé sa campagne d'acheminement des Juifs éthiopiens vers Israël. Au-delà des actions bien connues, comme les opérations Salomon et Moïse, il y eut aussi des opérations secrètes, dont les noms de code étaient inspirés de programmes de télévision ou de films. L'une d'elles était l'opération "Schtroumpf bleu" ("Dardass Kahol").
Les avions cargos de l'armée de l'air s'envolaient en direction du Soudan, où des groupes de réfugiés éthiopiens, qui avaient accompli à pied le dangereux périple de leur village jusqu'à la frontière soudanaise, attendaient, dans des camps de transit, les appareils qui devaient venir les prendre pour les amener à Sion.
En 1984, Dan Ganot était un jeune navigateur qui se préparait à terminer son service militaire et avait été accepté à la faculté de médecine de l'Université hébraïque de Jérusalem.
"J'avais remarqué que des préparatifs spéciaux étaient en cours dans notre escadrille", se souvient-il. "
Lorsque l'on m'a demandé de rempiler, j'ai expliqué à mes supérieurs que j'avais été admis à la faculté de médecine.
Je leur ai dit que s'ils désiraient me voir rester dans l'aviation,
ils devaient me promettre de me faire participer aux prochaines opérations spéciales."

Schtroumpf bleu
L'opération en préparation dans l'escadrille de Dan Ganot s'appelait "Schtroumpf bleu".
Fidèles à leur promesse, ses supérieurs le choisirent pour être le navigateur de l'avion qui se trouvait en tête de formation.
Dan Ganot : "Le trajet était long et comprenait le survol de territoires ennemis. J'ai un souvenir très précis des premiers instants qui ont suivi notre atterrissage au Soudan.
La nuit était très noire, nous étions plongés dans l'obscurité et le désert. Le bruit des moteurs avait rompu le silence et soulevé un nuage de poussière. Et là, dans un coin, j'ai distingué un groupe de gens qui semblaient terrifiés. Je ne sais pas s'ils avaient peur du drôle d'oiseau qui venait de se poser, ou du bruit et de la poussière."
Naftali Avraham : "Je n'ai pas oublié la date : c'était le 3 mars 1984. J'avais presque 14 ans. Je me souviens de l'avion que j'ai vu atterrir, du bruit et de la poussière. Je me souviens aussi de l'intérieur de l'appareil. Il n'y avait pas de sièges, il n'y avait que des cordes tendues le long des parois, auxquelles les membres de l'équipage se tenaient lorsqu'ils venaient nous aider.
Nous sommes restés assis en silence durant tout le voyage et nous avons connu une joie sans limite lorsque nous nous sommes posés en Israël".
Ganot : "Ils étaient montés à bord de l'appareil sans le moindre bagage."
Avraham : "On nous avait dit de ne rien prendre avec nous afin de laisser de la place pour un maximum de personnes."
Ganot : "Le vol du retour était compliqué.
J'ai participé à plusieurs opérations de ce type, et des bébés sont nés à plusieurs reprises durant le vol du retour.
Nous avons même suggéré à nos supérieurs de nous faire accompagner par des gynécologues et non par des généralistes.
Je me souviens du silence et de la dignité des immigrants.
Je me souviens de l'odeur qui restait dans l'avion lorsqu'ils étaient descendus, un mélange de sueur et de terre, et un relent de poussière dû au long périple qu'ils avaient effectué dans le désert. C'était l'odeur de l'effort. Je suis convaincu que si les jeunes pilotes que nous étions alors avaient su quel immense effort ils avaient dû accomplir pour en arriver là, nous aurions attaché une bien plus grande valeur encore à ces opérations."
Avraham : "Dites-moi, quel sentiment cela donne de participer à une telle mission ? Que ressentiez-vous lorsque le danger était passé et que vous aperceviez la frontière israélienne ?"
Ganot : "Durant le vol, tout le monde est absorbé par son travail et cherche à accomplir sa tâche le mieux possible.
Je me souviens qu'un jour nous nous sommes dit qu'en arrivant, nous survolerions Jérusalem, au lieu d'emprunter le couloir aérien normal. Une fois nous avons même décrit un cercle complet au-dessus de la ville."
Avraham : "Quel dommage que vous ne nous l'ayez pas dit.
Cela nous aurait vraiment réjoui."
Ganot : " Nous avions l'impression de prendre part à ce qui se passait de plus important au monde à ce moment-là.
J'avais le sentiment qu'il s'agissait de l'essence même des objectifs professionnels de Tsahal, de sa fonction la plus importante, rassembler les exilés 40 ans après la création de l'Etat.
Je ne connais aucun autre pays qui s'aventure jusqu'à un lointain désert pour ramener ses enfants à la maison.
C'était un peu comme si je refaisais encore et encore mon aliya".
Cette rencontre avec Naftali Avraham est extrêmement émouvante pour le général Ganot.
Pendant un moment, le pilote israélien, l'officier supérieur s'est trouvé ramené des décennies en arrière, à l'époque où il avait six ans, au jour où des soldats de la Securitate, la police secrète roumaine, ont fait irruption dans la maison où il vivait avec sa famille et examiné les murs à l'aide d'un puissant aimant, à la recherche de bijoux cachés ou d'argent. Les policiers cassèrent des objets, chamboulèrent toute la maison et emmenèrent son père pour lui faire subir un interrogatoire.
Oui, il se souvient de tous ces événements, même si, avec le temps, il a appris à les refouler. Il n'a pas non plus oublié que lorsqu'il était couché, ses parents allumaient la radio pour écouter "La Voix d'Israël" ("Kol Israël").
Il se souvient des bips qui précédaient le bulletin d'information. Lorsque, bien plus tard, il a demandé à ses parents pourquoi ils n'écoutaient ces émissions qu'après l'avoir mis au lit, ils lui ont expliqué qu'ils ne voulaient pas mettre l'enfant qu'il était alors dans une situation où il serait obligé de mentir pour les protéger de la Securitate, s'il était interrogé.
La famille de Dan Ganot est l'une de celles pour la libération desquelles Israël a payé une rançon.
Le gouvernement roumain avait permis à son grand-père,
l'un des leaders de la communauté, de partir pour Israël et lui avaient promis que son fils et son petit-fils seraient autorisés à le suivre. En fin de compte, cet engagement ne fut pas tenu. La famille fut exilée pour dix ans à la frontière russo-roumaine, où ses parents travaillèrent comme médecins jusqu'à ce qu'Israël demande leur libération et celle d'une autre famille, qu'il obtint dans le cadre d'un accord lié à la signature d'un contrat de fourniture de fer conclu par les Roumains avec les Britanniques.
Ganot : " Je suis arrivé en Israël le 3 septembre 1962.
J'avais six ans. Deux jours plus tard, j'entrais au CP. Je ne savais pas un mot d'hébreu. Les autres enfants me prenaient pour un retardé mental et me frappaient. Pendant plusieurs jours, je suis rentré à la maison plein de bleus et de coups, et j'étais très malheureux. Ma mère m'a expliqué que cela faisait partie de la vie et que je devais rendre les coups, pour leur montrer que j'étais fort. Le lendemain, lorsqu'ils ont commencé à me frapper, j'ai répliqué, et à, partir de ce moment-là on m'a respecté. Deux mois plus tard, je parlais l'hébreu.
En 1984, lorsque les responsables de Tsahal m'ont demandé de rester encore un peu de temps à l'armée, j'ai d'abord hésité.
Puis je me suis souvenu qu'Israël avait payé pour que mes parents puissent faire leur aliya, et j'ai décidé de rester à l'armée pour aider à amener d'autres Juifs en Israël."

Périple dans le désert
L'histoire de l'aliya de Naftali Avraham a commencé lorsqu'il avait 13 ans, quand une rumeur faisant état de la possibilité de gagner Israël en passant par le Soudan atteignit son village.
Ses parents repoussèrent cette possibilité mais leur fils, qui se nommait alors Fentahon, ne renonça pas. Il persuada ses parents de le laisser partir. Son père lui donna sa bénédiction et un peu d'argent pour le voyage. Il partit à pied vers la frontière soudanaise, avec un groupe d'amis qui comprenait notamment quatre filles de 12-13 ans et deux garçons plus âgés, d'environ 18 ans. Ce périple qui devait durer une semaine se transforma en plusieurs mois de cauchemar, au cours desquels ils furent attaqués par des voleurs et se heurtèrent à des soldats qui tentèrent de violer les filles du groupe. Ils réussirent à les en empêcher en leur affirmant que les filles étaient leurs épouses et que l'une d'elle était musulmane. En outre, l'un des membres du groupe fut atteint de déshydratation et il fallut porter un blessé. Ils étaient aussi menacés par les animaux sauvages et souffraient de la soif, qui faillit les emporter. " Avant notre départ, mes parents m'avaient acheté des chaussures All-Star. Lorsque nous sommes arrivées dans le camp au Soudan leurs semelles étaient complètement usées", se souvient Naftali.
A cette époque, Naftali était un garçon de 13 ans, seul, sans parents ni famille. " Le jour même, on nous annonça qu'un avion était attendu. On nous amena en camions dans un aéroport de fortune. Il faisait nuit noire. Les avions surgirent soudain de nulle part, faisant un bruit inimaginable. On nous fit monter à bord des appareils et nous nous envolâmes quelques minutes plus tard.
Nous étions assis par terre et nous nous tenions très fort les uns aux autres. Je me souviens que le sol était couvert de plastique et que nous étions entourés par le personnel de sécurité.
Nous avons reçu à boire et à manger, et je n'oublierai jamais le goût de cette nourriture."
Ganot : " Alors que j'étais dans l'avion, en 1962, en route pour Israël, j'ai reçu un chewing-gum, enveloppé dans un papier jaune. Un chewing-gum Alma. Je n'avais jamais rien mangé d'aussi merveilleux auparavant, ni depuis lors, j'en sens encore le goût. Lorsque nous avons atterri à l'aéroport Ben Gourion, mes parents se sont dirigés vers la sortie, et à travers la vitre, ils ont vu les membres de leur famille qui les attendaient. Ils se sont mis à pleurer tous les deux et je me souviens combien cela m'a angoissé. Un enfant se sent désemparé lorsque ses parents éclatent en sanglots, il ne comprend pas pourquoi ils pleurent".
Avraham : " Dites-moi, vous n'avez jamais ressenti la moindre nostalgie ? J'ai commencé à regretter la maison dès l'instant où nous avons atterri. Jusqu'alors toutes mes forces étaient consacrées à la lutte pour la survie. Mais dès mon arrivée, j'ai commencé à regretter tout ce que j'avais quitté, mes parents, le paysage…"
Ganot : "Je n'avais aucun regret. Je luttais aussi pour survivre.
J'ai longtemps refusé de retourner en Roumanie.
Voilà cinq ans, bien des années après mon arrivée en Israël,
j'ai conduit une délégation de Tsahal en Roumanie.
J'ai exigé d'arriver en uniforme et je me suis obstiné à ne prendre qu'une valise de 12 kilos, le poids du bagage que mes parents avaient été autorisés à emporter lorsque nous avons quitté ce pays. C'était pour moi une victoire personnelle. Mes parents ne sont jamais retournés en Roumanie."
Avraham : "Parfois, les enfants doivent faire face à une épreuve bien plus difficile que la simple lutte pour la survie.
Un enfant déraciné reste sans racines et il doit en développer de nouvelles, il doit apprendre un nouveau code de comportement et se familiariser avec le nouvel environnement culturel dans lequel il devra se mouvoir. C'est vraiment dur."

La lutte pour la survie
Naftali Avraham fut envoyé à l'internat de Yemin Orde, dans les monts du Carmel. Il exigea d'être intégré dans une classe normale et convainquit ses camarades éthiopiens d'en faire autant.
"En Ethiopie, j'étais en troisième. Ici, ils m'ont mis en seconde après m'avoir fait passer quelques tests.
Peut-être qu'un jour j'aurai l'occasion de terminer ma troisième. C'est comme pour la Bar-Mitsva : lorsque mon fils aîné a célébré sa majorité religieuse, il y a quelques mois, je suis monté à la Tora avec lui car je n'avais jamais eu de Bar-mitsva.
Je l'avais ratée lorsque je m'étais enfui pour gagner Israël."
Ganot a été battu par ses camarades de classes et à l'internat, des enfants ont uriné sur le lit d'Avraham. "
Je pleurais chaque nuit, je ne comprenais pas où j'étais arrivé.
Et soudain au milieu de la nuit, des élèves plus anciens ont introduit un tuyau dans notre chambre et ouvert le robinet.
C'était vraiment une féroce lutte pour la survie.
Mais, comme cela arrive souvent chez les enfants, je suis très rapidement devenu ami avec le garçon qui avait ouvert le robinet. J'ai aussi d'extraordinaires souvenirs de mon professeur d'histoire, qui terminait son cours dix minutes avant la sonnerie et restait travailler avec moi pour me permettre de rattraper mon retard.
Je me souviens que j'obtenais 100 à toutes les compositions de grammaire hébraïque, mais mon professeur ne m'a mis que 85 lorsque je me suis présenté au baccalauréat, car elle ne pouvait pas croire que je savais aussi bien l'hébreu. Cela ne m'a pas empêché de terminer mes études secondaires avec d'excellentes notes et d'être accepté dans le programme universitaire de Tsahal (Atouda) pour faire des études d'ingénieur au Technion."
Après avoir achevé ses études, Naftali a été incorporé dans l'armée de l'air, qui l'avait amené en Israël, et c'est là que les vies d'Avraham et de Ganot se sont à nouveau croisées.
Avraham : "En tant que commandant de la section de l'infrastructure et des carburants, je préparais une conférence avec un pilote. Il me montra plusieurs films, dont l'un était consacré au transport des Juifs éthiopiens vers Israël.
Très ému, j'ai alors décidé de trouver un moyen de renouer avec cette opération. J'ai cherché les noms des pilotes et des membres de l'équipage de l'avion qui m'avait amené en Israël et je les ai notés sur une feuille blanche que j'ai pliée et placée dans la poche de gauche de ma chemise."
L'un des noms qui figuraient sur cette liste était celui de Dan Ganot. Un jour, Naftali Avraham aperçut celui-ci dans un couloir de l'état-major à Tel-Aviv et tenta de l'approcher. Mais Ganot était très occupé car il se préparait à prendre un nouveau poste, celui de commandant de la base aérienne de Hatserim, et il demanda à Avraham de le recontacter plus tard. Un peu gêné, celui-ci s'écarta, et huit ans s'écoulèrent avant que leurs chemins se croisent à nouveau. Cette fois, Avraham sortit la feuille de sa poche et la montra à Ganot. Les embrassades qui suivirent émurent aux larmes tous ceux qui y assistèrent. Ils passèrent plusieurs heures à se raconter leurs vies. Aujourd'hui, ils sont souvent invités à prendre la parole ensemble devant des soldats pour leur retracer leur expérience exceptionnelle. Mais c'est seulement au cours de cette interview que le général Ganot a évoqué pour la première fois les difficultés qu'il avait rencontrées comme enfant immigrant et de sa propre lutte pour la survie.
"Je suis stupéfait", s'est exclamé Avraham. "Je n'avais pas la moindre idée des épreuves que vous avez traversées."
"Ce n'est rien à côté de celles que vous avez connues", réplique Ganot en souriant. "Moi, je suis venu avec mes parents, alors que vous, jeune garçon, êtes arrivé seul. Vos parents n'ont immigré que dix ans plus tard et vous avez vécu seul toutes ces épreuves".
"Il y a eu beaucoup de nuits où mon oreiller était inondé de larmes", se souvient Avraham. "Je n'avais que 13 ans.
Aujourd'hui, j'ai un fils de cet âge et je pense souvent à tout ce que j'ai vécu quand j'avais son âge. Je ne le laisse même pas prendre le train tout seul."
Etes vous israélien ?
Ganot : "Je suis israélien et fier de l'être."
Avraham : " Je vis au moshav Yodfat et je suis marié à Morit
qui y est née.
J'ai trois enfants, qui sont un mélange israélo-éthiopien.
Est-ce que je me sens israélien ?
Certains affirment qu'à part la couleur de ma peau,
il n'y a rien d'éthiopien chez moi.
Mais comment mesure-t-on ces choses-là ?
Si c'est au fait que je rêve et que je compte en hébreu,
alors oui, je suis vraiment Israélien".

30 avril 2007

DECLARATION DE NAPOLEON BONAPARTE

DECLARATION DE NAPOLEON BONAPARTE
Le 20 Avril 1799.

Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem,
1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799)

"Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française
en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :


Israelites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu,
pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale,
mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations,
même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël,
se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes
qui, à la veille de la destruction de Sion,
ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie
avec des chansons et dans la joie et que la tristesse
et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaïe 35.10)

Debout dans la joie, les exiles !
Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire,
a été engagée pour sa propre défense par une nation,
de qui les terres héréditaires étaient considérées
par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer.
Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie.
Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables
à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes,
cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente,
le patrimoine israélien.

La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée,
guidée par la justice et accompagnée par la victoire.
Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours
je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre
pour la ville de David.

Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes
et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres
à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir
votre patrimoine.
Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis
avec son appui et son autorisation de rester maitre de cette terre
et de la garder malgré tous les adversaires.


Levez-vous !
Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs
n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros
qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Macchabée 12.15).
Montrez que deux mille ans d'esclavage
n'ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez vous !
C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans,
de réclamer la restauration de vos droits civils,
de votre place parmi les peuples du monde.
Vous avez le droit à une existence politique
en tant que nation parmi les autres nations.
Vous avez le droit d'adorer librement
le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

Signé : Général BONAPARTE,
Commandant en Chef des Armées de la République Française
Déclaration datée du 1er Floréal 1799
et adressée à Moshe Najmiller.

Envoi de Georges Brandstatter.

27 avril 2007

DU BETON ....

DU BETON ARME
Jacques KUPFER

Ce Vendredi 26 Avril 2007

Les exemples de gouvernements corrompus mais néanmoins compétents
ne manquent pas sur terre.
Les gouvernements incompétents mais propres existent également.
Nous devons être le seul pays à avoir réussi le tour de force
d'un gouvernement totalement corrompu et complètement incompétent.
Face à l'apathie générale et au "on ne peut rien faire",
il est bon de suivre une cure de jouvence sioniste en retrouvant
nos pionniers de Judée Samarie et particulièrement mes amis de
Kyriat-Arba- Hébron.
En me rendant au Caveau des Patriarches,
j'ai pu admirer un nouvel Aron Kodesh,
une arche sainte splendide offerte par un philanthrope juif.
Elle est constituée de marbre, de bois précieux et de ferronnerie.
Une œuvre imposante qui correspond au style et à la grandeur unique du lieu.
Un monument plein de majesté appropriée à celle de cet endroit
unique pour un peuple unique et que le monde entier pourrait nous envier.
Je remarquai toutefois que ce monument était quelque peu surélevé.
Je me suis enquis de la raison et je fus informé que les autorités
avaient accepté la présence de cette arche sainte qu'à la condition
qu'elle fut placée sur roulettes!
Peut on de manière plus explicite déclarer que notre présence
dans la ville de nos pères est provisoire,
que notre Thora peut être déménagée et que notre sionisme est amovible.
Ce gouvernement et ceux qui l'ont précédé,
ont amené depuis Oslo, notre repli de la Terre ancestrale,
la destruction du Gouch Katif et considère notre présence en Israël
comme amovible. Sur des roulettes! C'est un message que nos ennemis arabes et nos excellents "amis" européens comprennent parfaitement.
Encore une Intifada, encore une guerre, encore quelques attentats
et les occupants sionistes mettront leurs biens sur roulettes et partiront.
Les arabes nous observent et leur chef terroriste de Damas prévoit
leur prochaine victoire due au défaitisme de notre peuple.
Les députés arabes de la Knesseth s'étonnent d'avoir eu peur de nos dirigeants militaires et de nos chefs de services secrets car en côtoyant ceux d'entre eux qui ont embrassé la carrière politique, ils se disent qu'il n'y avait aucune raison de craindre des individus aussi peu prestigieux. Notre ministre de la culture refuse de chanter la Hatikvah mais reste à son poste ministériel. La députée Sarsour déclare que "de même que les musulmans ont libéré Jérusalem des Croisés nous devons croire que nous pouvons libérer Jérusalem. Ce n'est pas un rêve impossible". L'autre député arabe A-Sanaa appelle le monde à boycotter Israël en raison de l'achat légal par les juifs d'une "maison à Hébron". Un tiers des universitaires arabes nie l'Holocauste ouvertement et les trois quarts sont opposés au sionisme. Ces arabes soutenus par leurs alliés de Chalom Akhchav réclament que Tsahal expulse les juifs de Hébron. Il est vrai que Tsahal semble se spécialiser dans l'éviction de Juifs, dans l'interdiction de constructions juives et dans le soutien aux thèses antinationales de manière explicite depuis Oslo. Nous avons donné à nos ennemis l'habitude d'une armée et d'une police opposée aux réalisations sionistes et se retirant, se repliant et acceptant humiliations et retenue.
Notre pauvre gauche s'extasie devant cette expression de la "démocratie" israélienne. En fait, ce serait confondre démocratie et masochisme maladif!

Cet "Aron Koddesh" du Caveau des Patriarches doit être scellé au sol avec du béton armé sous les yeux des arabes afin qu'ils comprennent que la présence éternelle et inamovible sur cette Terre n'est que la nôtre. C'est non seulement notre avenir que nous garantirons ainsi mais également notre sécurité.
Du béton et ils oublieront leur arrogance, leurs ricanements et leur barbarie. Du béton pour expliquer que rien n'enlèvera les Juifs du Hébron, rien n'enlèvera nos installations, rien ne fera bouger la Thora de sa place.
Ce sont les arabes qui réclament le Califat de Jérusalem, qui refusent de prêter serment à l'Etat Juif d'Israël, qui dansent sur les toits quand pleuvent des Scuds et des Kassam sur notre Terre, qui tiennent des propos antisémites à la Knesseth, qui expriment leur soutien aux assassins terroristes qui pullulent sur nos terres, ce sont ces arabes qu'il faut placer sur roulettes et pousser vers d'autres vents. Je verrai bien également notre gouvernement actuel placé sur roulettes et retrouvant l'anonymat où l'ineptie et l'incompétence ne prêtent pas à risque majeur.
Quant à nos édifices, nos lois, notre hymne, notre sionisme national, nos enseignements de la Thora: avec du béton armé.
Pour qu'un Solana, digne fils de cette Espagne inquisitrice et de cette Europe munichoise et amnésique, ne rêve pas d'un jour où nous devrions donner le Golan au dictateur de Damas et pour que disparaisse dans les poubelles de l'histoire, le cauchemar d'un état arabe terroriste sur Erets Israël.
Il reste peu de temps avant la prochaine guerre. Alors du béton armé. Vite. Jacques Kupfer

24 avril 2007

YOM HA'ATSMAOUT , CELEBRATION de L'ETAT JUIF RENOUVELE.

YOM HA'ATSMAOUT

Avec le rétablissement de l’Etat d’Israël en 1948,
l’indépendance juive perdue il y a 2 000 ans a été restaurée.
Le jour de l’Indépendance est la célébration de l’Etat juif renouvelé dans la terre d’Israël, berceau du peuple juif.

En ce lieu, le peuple juif a commencé à développer sa religion
et sa culture il y a près de 4000 ans.

En cette terre, le peuple juif a préservé une présence physique
continue, pendant des siècles comme Etat souverain, à d’autres époques sous domination étrangère.

A travers sa longue histoire, le désir de retourner en Israël a été le point focal de la vie juive.
Le jour de l'Indépendance, Yom Haatzmaout,
est célébré tous les ans selon le calendrier hébraïque le 5 Iyar,
date anniversaire de l’établissment de l'Etat d’Israël.

La veille de Yom Haatzmaout est dédiée à la mémoire de ceux qui donnèrent leur vie pour l’accomplissement de l’Indépendance d'Israël et pour la poursuite de son existence.

C'est le Yom Hazikaron, le « jour du souvenir »,
qui commence cette année le 4 Iyar au soir.( Dimanche 22 Avril 2007.)

C'est un jour de recueillement collectif et personnel où se mêlent douleur,
fierté et gratitude pour nos frères et soeurs tombés.

Yom Haatsmaouth est célébré cette année le 6 iyar, Mardi 24 Avril 2007.

( d'après www. modia.org )

23 avril 2007

Mardi 24 Avril 2007 , C'EST YOM HA'ASTMAOUT

Message d'Ehud Olmert
2007-04-23 20:00:00
"A l'occasion de Yom Ha'astmaout,

j'ai le grand plaisir à vous envoyer mes vœux chaleureux depuis Jérusalem,
le cœur vivant de l'Etat d'Israël et du peuple juif.

Né des cendres de l'Holocauste, l'établissement de l'Etat d'Israël dans notre patrie fut la réalisation d'un rêve soutenu depuis longtemps par la nation juive. Depuis 59 ans, avec l'aide indéfectible de nos frères et sœurs de Diaspora, nous avons bâti et développé un pays moderne et créatif.

Aujourd'hui, Israël est une contrée de paysages époustouflants et de métropoles animées, un pays dans lequel l'histoire ancienne est dignement préservée et exposée et qui nous place avec une fierté méritée à l'avant-garde du progrès et de l'essor technologiques.

Israël est un pays qui est arrivé à maturité économique malgré les menaces constantes.

Alors que nous nous consacrons pour les années à venir à consolider plus encore l'Etat d'Israël, nous comptons sur vous, nos frères et sœurs, pour prendre une part active à l'entreprise sioniste.

Nous avons fait du chemin, mais il y en a encore à réaliser,
particulièrement en Galilée et dans le Néguev.

Nous vous encourageons à visiter notre magnifique pays.
Nous souhaiterions intensifier le dialogue qui existe entre nous.

Ensemble, nous devons avancer à grands pas vers le futur.
Nous avons toujours eu besoin les uns des autres,
et nous défendrons toujours ensemble le peuple juif et l'Etat d'Israël.

Hag Sameach"

Ehud Olmert Jerusalem, Israel

AUJOURD'HUI YOM AZIKARONE , POUR NE JAMAIS OUBLIER

Lundi 23 Avril 2007 , C'est YOM AZIKARONE
POUR NE JAMAIS OUBLIER

ROHI Héros d'Israël
Par Marc Haviv pour Guysen Israël News

Dimanche 22 avril 2007 à 20:32


Rohi Klein avait 31 ans, il était marié et père de 2 petits garçons.
Il vivait dans le Yéshouv de Elie, en Judée Samarie.
Il avait d'abord étudié la Thora dans une Yéshiva avant de rejoindre
l'unité d'élite 51 des Golani.
C'était un garçon raffiné et bien dans sa tête.
La Terre et le peuple d'Israël étaient pour lui prioritaire.
L'amour d'un juif pour sa patrie.


Après avoir servi trois années dans Tsahal il continua à servir l'Etat d'Israël en devenant officier.
Revenu à la vie civile il fit des études pour devenir ingénieur en informatique.
C'est tout naturellement qu'il fut rappelé par Tsahal lors de la seconde guerre du Liban il y a tout juste 9 mois.
Le combat de Binj Bel fut le plus meurtrier de cette guerre au cours de laquelle huit soldats de Tsahal trouvèrent la mort.

Demain Lundi, je me souviendrais de Toi ROHI et de tous tes camarades,
je me souviendrais de ton sacrifice ultime, celui de ta vie,
pour sauver plusieurs de tes soldats.
Tu as sanctifié le Nom de D.ieu, comme il est écrit.

La bataille faisait rage, les grenades ennemies volaient partout,
dans les rues du bourg.
Tu avais envoyé AMIHAI contourner une rue pour prendre à revers les terroristes. Mais AMIHAI, au bout de quelques minutes a poussé un cri et tu as compris que quelque chose de grave était arrivé.
Ton objectif absolu était d'aller voir ce qui était arrivé à Amihai.
Tu l'as trouvé étendu, entouré de quelques soldats, il était blessé et tu as ordonné d'amener le brancard pour le sortir de cet enfer tout en ripostant au feu ennemi.
Tu l'as mis toi même sur le brancard et tu l'as porté avec un autre soldat.
Tout à coup, raconte l'autre soldat "En me baissant pour relever le brancard j'ai entendu un bruit juste derrière moi, là où était Klein. Puis je suis tombé" Je l'ai entendu crier juste avant, "Maman" puis dire "Shema Israel" avec une telle force dans la voix, comme quelqu'un qui veut se donner du courage"

ROHI venait de plonger sur une grenade qui a explosé sous lui.
Il a ainsi sauvé tous les soldats présents.
Un autre soldat arrivé juste à ce moment là. témoigne "J'ai vu Klein lorsqu'il était en train de se baisser pour prendre le brancard et puis je l'ai vu se jeter en avant, je n'avais pas encore compris ce qu'il était en train de faire. Je l'ai entendu crier "Shéma Israël". Trois secondes qui ont été comme une heure. Tout le monde hurlait tout autour "Klein a plongé sur une grenade".
Lorsque nous nous sommes approchés de lui, il a eu la force de crier qu'il fallait absolument s'occuper d'abord de AMIHAI ( REHAVIA )qui était déjà sur le brancard posé à côté de lui.. "Allez vous occuper de Rehavia, Allez vers Rehavia". Ces forces commençaient à disparaître mais presque machinalement il continuait à donner des ordres. Il fut adossé contre un mur par ses soldats, grièvement blessé mais conscient. Tout cela sous le feu nourrit de l'ennemi..
"Je me souviens encore, il était adossé contre le mur et essayait d'appuyer sur le bouton du Talkie Walkie et faisait son rapport " Klein est mort, Klein est mort plusieurs fois" Il était tout simplement en train de dire LUI MEME qu'il était mort!!! De suite après, ROHI KLEIN est tombé. Il a eu encore la force de transmettre l'appareil de liaison à son second.
Le second raconte" Il avait la hantise que les appareils de liaison puissent tomber aux mains de l'ennemi et qu'ils puissent les utiliser pour tromper nos forces.
ROHI a en fait absorbé tous les éclats de la grenade qui aurait fait beaucoup de dégâts dans un tel périmètre.

ROHI (mon berger en Hébreu), mon frère, mon fils, cela fait 9 mois que je pense à toi et tous ceux que j'ai vu de mes yeux vu, partir le sourire aux lèvres, le sentiment de force dans l'éclat de leurs yeux et qui ne sont jamais revenus. Tel un héros de la Thora, un soldat du roi DAVID, tu es mort pour que vivent tes frères.
Alors ce soir, demain, lorsque retentiront les sirènes, lorsque j'irais comme nous tous me recueillir devant les monuments de nos fils, lorsque je verrais les jeunes enfants de ceux qui sont tombés il y a à peine quelques mois, allumer la flamme pour leur père, alors je sais que je m'effondrerais en larmes, je sais que j'aurais mal dans mon âme.

L'année dernière, lorsque je voyais défiler les noms des 22309 soldats morts depuis la création de l'Etat, devant mon écran de télévision, j'avais prié pour que cette année on ne rajoute aucun nom. J'avais tord. 239 noms vont venir grossir cette liste. Jamais, nous ne laisserons quiconque dire du mal de nos enfants, de notre armée et de notre drapeau. Et si certain de nos dirigeants entachent notre drapeau, souillent l'honneur du peuple juif alors vous, juifs de part le monde, ne faites pas cas de cela, le peuple juif est beau et il est grand.
Lorsque vous douterez, pensez à ROHI KLEIN et à tous ces jeunes qui sont tombés. et soyez fier. N'oubliez pas, symboliquement de vous arrêter durant une minute, à 8H du matin, en allant amener les enfants à l'école. Ils vous poseront la question" Pourquoi tu t'arrêtes et tu te mets au garde à vous" Alors vous répondrez qu'il y a dans LEUR pays, en Israël, des grands frères qui se sont battus comme des héros, cet été. Et vous leur parlerez du sacrifice de ROHI, le berger d'Israël et de AMIHAI (qui veut dire mon peuple vit!!!). Il ne dort ni ne sommeille, le gardien d'Israël

Que leur sacrifice ne soit pas vain et que leur souvenir soit béni.
AMEN. G.C

19 avril 2007

UN SURVIVANT DE L' HOLOCAUSTE -CANAL INFOS-

De CANAL INFOS - 7 sur 7 .

Un survivant de l'Holocauste parmi les victimes de l'université


Le professeur Liviu Librescu a sauvé la vie de plusieurs étudiants.
Un professeur israélien d'origine roumaine, survivant de l'Holocauste,
a été tué dans la fusillade du campus de Virginia Tech,
après avoir sauvé auparavant la vie à ses étudiants,
a indiqué mardi une association d'amitié avec Israël.

Il sauve la vie d'étudiants
Dans un communiqué, l'organisation The Israel Project précise que le professeur Liviu Librescu, "un survivant de l'Holocauste, a sauvé la vie de plusieurs étudiants en bloquant la porte" de la salle où il donnait un cours, afin de permettre aux étudiants de se sauver par la fenêtre.

Enterré en Israël
Le tireur, qui a tenté sans succès d'entrer dans la salle, a fini par tirer en direction de la porte, tuant le professeur. Selon le communiqué, il sera enterré en Israël où il avait émigré en 1978 venant de Roumanie. Interrogé sur CNN depuis Israël, où il réside, son fils Joe Librescu a évoqué les derniers instants de la vie de son père dont il a connu les détails par des étudiants survivants. "Tous les étudiants, une vingtaine, sont sortis par la fenêtre et le professeur, 76 ans presque 77, rivé à la porte se faisait tuer", a-t-il dit.

Renommée internationale
Déporté par les nazis dans un camp de travail en Ukraine durant la Seconde Guerre mondiale, M. Librescu avait fait ses études à l'université Polytechnique de Bucarest. Enseignant à Virginia Tech depuis 1984, il avait atteint une renommée internationale pour ses travaux d'ingénierie et avait publié de nombreux ouvrages. (belga)

Canal Infos , 7 sur 7.

16 avril 2007

AUJOURD'HUI C'EST YOM HA SHOAH , POUR L'AMOUR DE COLETTE

AUJOURD'HUI : YOM HA SHOAH ,
POUR NE PAS OUBLIER...G.C.

Pour l’Amour de Colette
Par Sylviane CUARTERO pour Guysen Israël News

Samedi 14 avril 2007 à 21:29

Le jeudi 27 janvier 1944, 96 Juifs, hommes, femmes et enfants
sont arrêtés en Haute-Marne au cours d’une rafle…
Sur ces 96 Juifs, 15 sont âgés de moins de 18 ans…
Dans la soirée, c’est le départ de la gare de Saint-Dizier pour
la prison de Châlons sur Marne…
Le 29 janvier, les « raflés » quittent Châlons pour Drancy…
Le 10 février, ils quittent Drancy pour le camp d’Auschwitz,
c’est le convoi N° 68…
Parmi eux, Colette ROZEN, 12 ans, de Saint-Dizier…

J’aimerai vous parler de Colette, cette petite fille de 12 ans
que j’ai vue en photo avec son petit chien noir et blanc.
Elle est entrée dans mon cœur et ne l’a jamais quitté,
de façon si soudaine, si inattendue…

Son regard semblait si triste et si grave, et elle m’observait
avec ses grands yeux interrogateurs, ses beaux yeux d’où émanaient
une telle profondeur, comme s’ils pressentaient une funeste tragédie.
He bien, cette petite fille habitait à Saint-Dizier,
la ville où je suis née, où j’ai vécu.
Et je n’avais jamais entendu parler de Colette, jamais !

Oh mon D-ieu, nous pensons connaître l’ « Histoire »,
celle qui nous communique des chiffres comme celui de 6 millions de Juifs exterminés lors de la seconde guerre mondiale,
celle qui nous enseigne des dates, des évènements, des lieux…

Il y a seulement cinq ans, Colette, que j’ai appris ton histoire,
dans une revue qui parlait du calvaire des familles juives de Haute-Marne.
J’ai alors réalisé que l’ « Histoire » n’était pas loin de nous ni anonyme, comme on aimerait le croire pour se donner bonne conscience.
Mais elle est là, à côté de nous, tout près de chez nous,
avec des visages, des moments de rire et de joie, des familles,
des noms, des maisons, des lieux, des souffrances…

On a voulu gommer à jamais tous ces visages,
toutes ces vies en nous cachant ce passé si présent.
Mais aujourd’hui, c’est comme un cri désespéré qui monte du plus profond de mon âme et qui monte des entrailles de la terre, et c’est le cri de souffrance de l’Eternel qui nous supplie :

NE LES OUBLIEZ PAS

Quand j’ai vu ton visage pour la première fois, Colette, et avant même d’avoir lu ton histoire, mon cœur s’est déchiré en une souffrance et une douleur indescriptible, et je me suis mise à sangloter. Pendant près d’une semaine, je n’ai pas arrêté de pleurer en revoyant sans cesse ton visage et tes grands yeux empreints de fatalité. En même temps, je ressentais un tel désespoir mêlé d’un sentiment terrible d’impuissance…

Je ne supportais pas que cette petit Colette, qui avait vécu dans la même ville que moi, reste ainsi dans l’anonymat. J’avais envie que le monde entier connaisse Colette, son visage, ses beaux yeux, que le monde entier comprenne le calvaire qu’elle et sa famille avaient enduré, que le monde entier l’aimât comme je l’aimais !

Depuis ce jour où j’ai vu son visage pour la première fois, je n’ai jamais pu l’oublier, et il m’arrive encore fréquemment de penser à elle, comme en ces instants où à travers mes larmes, je vais vous relater son histoire.

Pour l’Amour de Sion,
Je ne peux me taire

En 1930, Mordka et Bayla ROZEN quittent Lodz, leur ville natale en Pologne, pour venir en France. Ils arrivent à Paris, puis de la capitale partent pour Saint-Dizier en Haute-Marne. Le couple trouve à se loger dans une maison qui compte déjà trois locataires.

Monsieur ROZEN s’établit comme tailleur d’habits à son domicile. En 1931, la naissance de Colette vient égayer le foyer. Puis en 1939, la petite Anette vient au monde, alors que la guerre est déclarée. Le sort de la France sera bientôt identique à celui de la Pologne. Lorsque Anette atteint son premier anniversaire, les nazis occupent notre région depuis plus de cinq mois. De son côté, le gouvernement de Vichy a promulgué dès le 3 octobre, le « premier statut des Juifs ».

Les nuages s’amoncellent sur la France, annonciateurs d’orages imminents et dévastateurs.

Le 19 juillet 1942, les gendarmes arrêtent 4 personnes juives à Saint-Dizier, dont les parents de Colette et Anette. Au moment de son arrestation, Monsieur ROZEN tente de fuir de son domicile et se fait une entorse. Sous bonne escorte, il est conduit ainsi que son épouse à l’hôpital de Saint-Dizier. Les proches voisins et Colette viennent leur rendre visite. Les voisins, deux couples non-juifs, proposent de prendre en charge les fillettes le temps nécessaire. Monsieur et Madame ROZEN, très touchés, donnent immédiatement leur accord. Ils se disent très sensibles à ces gestes qui viennent du cœur.

La décision de transférer Madame ROZEN à la prison de Châlons sur Marne intervient en fin d’après-midi. Malgré la blessure qui le fait souffrir, son mari insiste pour partir avec elle afin, écrira-t’il « de supporter ensemble notre grande peine de la séparation de nos petites chéries… »

De la prison de Châlons, Monsieur ROZEN adresse plusieurs lettres passées clandestinement aux deux familles d’accueil. Dans la première, on peut notamment lire ceci : « Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes heureux dans notre malheur, que les filles soient en de si bonnes mains. Je tiens à vous exprimer notre profonde reconnaissance pour votre bonté. »

Le mardi 21 à l’aube, il écrit à la famille adoptive de Colette : « J’espère que Colette n’aura pas besoin de porter l’insigne (l’étoile jaune), vu que nous ne sommes plus là. Elle n’attirera pas l’attention des gens… »

Le jeudi 23, il annonce leur départ de Châlons : « Après avoir passé 4 jours ici, dans des conditions supportables, nous nous préparons à partir demain matin à 6 heures, vers le camp de Drancy. De là, nous serons dirigés par la suite à notre destination définitive que je crois être la Pologne… »

Il adresse également une lettre destinée à ses filles, lettre de recommandations à Colette, une lettre testament d’où émanent toute l’émotion bouleversante et l’affection, dictée par ce qu’il devine et pressent… La dernière correspondance, une carte, est rédigée de Drancy par Mme ROZEN, aux deux familles d’accueil : « Je suis très heureuse de pouvoir vous écrire quelques mots. On se prépare à partir demain matin. Où ? Comment vont mes petites filles, ma chère petite Nanette et Colette ? J’ai beaucoup de courage malgré tout. Au revoir. »

Les époux ROZEN partent du camp de Drancy pour Auschwitz, le 27 juillet 1942, une semaine après leur arrestation à Saint-Dizier, d’où ils ne sont jamais revenus…

La famille d’accueil d’Anette déménage deux fois, et emmène la fillette. Et c’est certainement cela qui a permis de lui sauver la vie.

De son côté, Colette s’entend très bien avec sa famille d’adoption, bien que souffrant de la séparation d’avec ses parents, et du fait de n’avoir plus aucune nouvelle. Le 2 juillet 1943, elle écrit une lettre qui traduit son angoisse : « La mère de Mme D. m’a dit qu’elle avait écrit au comité Israélite de Paris pour essayer d’avoir des nouvelles de sa fille qui est juive. Il regrette de ne pouvoir dire où elle était. Cà va bientôt faire un an le 19 juillet, que papa et maman sont partis… »

A la rentrée des classes d’octobre 1943, Colette est scolarisée à Wassy. Elle ne porte pas l’étoile jaune. L’une de ses camarades s’appelle Eliane…

Et arrive ce jour maudit, jeudi noir des Juifs de Haute-Marne, le 27 janvier 1944. Une grande rafle est opérée dans le département, ayant pour but, d’arrêter tous les Juifs qui s’y trouvaient encore. 96 arrestations ont lieu dans des conditions lamentables, par les gendarmes. La petite Colette, 12 ans, n’y échappe pas, les gendarmes viennent la chercher… dans la salle de classe ! Il y a un an et demi que ses parents ont été arrêtés…

Ultimes lignes écrites par Colette à ses parents adoptifs, de la prison de Châlons sur Marne :

Chers parents,

Nous sommes arrivés à Châlons à 23 H 30.
J’ai eu beaucoup de chagrin à vous quitter. Je pense sans cesse à Anette. Pourtant, il faut que j’ai du courage pour accomplir une tâche aussi lourde. J’espère vous revoir bientôt car vous savez, je souffre d’être loin de vous. C’est un sort bien injuste pour moi. Nous sommes à la prison de Châlons. Ils nous ont mis 8 dans la même cellule.
Cette nuit était très froide, j’étais couchée sur une paillasse avec l’autre petite fille. Nous ne savons pas quand nous partirons. J’espère vous donner encore une fois de mes nouvelles. Oh pourvu que je revienne, la vie ne sera pas rose.
Alors à bientôt, mille tendresses et baisers à toute la famille.
Colette qui vous aime.

Le 28, à 18 H du soir. En dernière minute, nous apprenons que nous allons partir pour Paris dans un train. On nous a dit de mettre les bagages aux bagages, mais moi je les garde.
Quelle vie. Je vous écrirai de Drancy si je peux. Tâchez de pouvoir m’envoyer un colis. Je regrette de n’avoir pas pris ma robe marron. Mes provisions s’épuisent et j’ai déjà faim. Ah, que je vais être malheureuse !

Soixante ans plus tard…

Le 27 janvier 2004, une journée du souvenir a eu lieu à Saint-Dizier, très sobre, très émouvante, à l’occasion du 60ème anniversaire de la grande rafle du jeudi 27 janvier 1944 opérée dans toute la Haute-Marne.

Anette, la petite sœur de Colette, était présente. Elle est l’unique survivante d’une famille décimée. Nous nous voyons régulièrement depuis plusieurs années, et une profonde affection réciproque est née entre nous à travers le souvenir de Colette. Bouleversée, elle me confie : « J’ai ouvert votre courrier ce mardi et je ne puis vous dire l’émotion que j’ai eue. J’ai gardé la dernière lettre de Colette comme un trésor, pour ne jamais oublier cette petite fille qui était ma sœur, et qui, avec ses pauvres mots, essaie de transcrire son chagrin, son angoisse et son désir de vivre… Vos démarches me touchent et me font du bien. »

Eliane M., la camarade de classe de Colette, était là elle-aussi. Elle était tellement émue qu’elle arrivait à peine à parler. Elle réussit au prix d’une violente émotion à me relater ce dont elle avait été témoin : « Jamais je ne pourrai oublier ce jour terrible, même soixante ans après j’en suis encore bouleversée. J’étais dans la même classe que Colette. Elle était très discrète, nous ne savions pas qu’elle était juive. Elle ne portait pas l’étoile jaune. J’ai gardé intact le souvenir de ce triste jeudi 27 janvier 1944. Colette fut arrêtée à Wassy, les gendarmes sont venus la chercher à l’école. Elle a essayé de se sauver… mais en vain ! Elle a été ramenée à Saint-Dizier au domicile de ses parents adoptifs pour prendre quelques vêtements et provisions, le tout mis dans une petite valise. On sait la suite : Châlons, Drancy, convoi 68… Auschwitz… »

Elle s’interrompt un instant les yeux inondés de larmes, puis comme dans un souffle, elle me dit tout bas : « Colette ne portait pas l’étoile jaune, quelqu’un l’a dénoncée… mais il ne faut surtout pas reparler de cela… »

Si je vous ai partagé toutes ces choses, c’est parce qu’elles me submergent comme un torrent impétueux. Vous les confier me fait du bien, car je ressens que l’espace d’un instant, votre cœur a vibré et s’est ému…
Pour l’amour de Colette
" Sylviane CUARTERO "

05 avril 2007

HATIKVA

Hatikva

Aussi longtemps qu'en nos coeurs,
Vibrera l'âme juive,
Et tournée vers l'Orient
Aspirera à Sion

Notre espoir n'est pas vain,
Espérance bimillénaire,
D'être un peuple libre sur notre terre,
Le Pays de Sion et Jérusalem.

01 avril 2007

UN GALA POUR LE NORD a HAIFA

UN GALA POUR LE NORD

par Caroll Azoulay pour Guysen Israël News

Jeudi 29 mars 2007 à 12:56


Pour Mme Loan FORGERON, Consule de France à Haifa,
le Nord est probablement l’une des plus belles régions de l’Etat hébreu,
mais également l’une des plus négligée.

Si la deuxième guerre du Liban a attiré le feu des projecteurs
sur la souffrance des populations victime des tirs de roquettes
du Hezbollah, la fin des hostilités n’a malheureusement pas transformé
la donne sociale de ce Nord, victime d’une pauvreté endémique que l’on préfère oublier.
"Quelle injustice ! " déplore la Consule qui, en poste depuis 18 mois,
s’évertue à rappeler l’exemplarité de cette région dans laquelle cohabitent pacifiquement juifs arabes druzes chrétiens et bédouins.

"Lors de réunions de travail avec mes collègues de l’ambassade,
je répète souvent que le Nord fait effectivement bien partie d’Israël.
En France, il y a Paris puis la province, et en Israël il y a Tel Aviv et Jérusalem, puis le reste du pays que l’on oublie.

Le Nord en vaut pourtant la peine.
C’est une région attachante et porteuse d’espoir.
Il n’y a aucun autre endroit en Israël où il existe une coexistence
aussi pacifique que dans le Nord" affirme Loan Forgeron.

Selon elle, le Nord possède d’innombrables avantages touristiques,
agricoles, ethniques et industriels "mais est parallèlement exposé à une paupérisation galopante qui frappe notamment les familles monoparentales,
les personnes âgées et les handicapés".

Afin de tenter d’apporter un soutien aux personnes les plus défavorisées,
la diplomate a créé en novembre 2005 l’AFSNI
(Association Française de Solidarité du Nord d’Israël),
une organisation caritative rassemblant l’ensemble des villes du nord.

Apolitique, l’association regroupe les représentants des communautés
françaises de Akko, d’Afoula, de Haïfa, de Kiriat Shmona, de Naarya,
de Hadera, de Safed et Tibériade et complète le dispositif d’aide
déjà existant au Consulat afin de venir en aide aux familles
franco israéliennes qui sont dans le besoin.
On évalue à environ 10 000 le nombre de franco Israéliens installés
dans le nord, et à une cinquantaine le nombre de familles aidées en nature
(bon d’achat, vêlement ou autre) ou en argent par l’AFSNI.

"La population (française NDLR) du Nord est moins fortunée
que celle de Tel-Aviv ou de Jérusalem et pendant la guerre, par exemple,
ce sont justement les personnes les plus démunies qui n’ont pu quitter leurs habitations pour aller se mettre à l’abri dans des régions moins exposées"
explique L. Forgeron.

Le consulat, qui dispose d’un budget annuel d’environ 80 000
à 100 000 euros alloué par le ministère des Affaires Étrangères,
gère tout au long de l’année les situations sociales critiques
des Français du Nord d’Israël, mais c’est encore insuffisant,
d’où la création d’une association extérieure telle que l’AFSNI
pour renforcer les structures déjà existantes.

"L’année dernière, le budget du Consulat est exceptionnellement passé
de 100 000 euros à 150 000 euros en raison de la guerre.
Par ailleurs, les collectivités locales françaises ont versé 100 000 euros supplémentaires qui ont servi à la reconstruction de structures associatives, scolaires ou privées détruites par les tirs de Kassam.
Pour autant, les familles défavorisées continuent à avoir besoin
de notre soutien au quotidien, d’où la nécessité de se mobiliser
sans relâche" indique L.Forgeron qui organise,
le 5 avril prochain, un grand gala de solidarité en faveur de la communauté française du Nord d’Israël.

Le gala, auquel assistera l’ambassadeur de France en Israël,
Jean-Michel Casa, donnera l’occasion de participer à un concert
exceptionnel du chanteur israélien Avi Toledano.

"Il s’agit du premier gala de bienfaisance après la guerre du Liban,
et nous espérons que le produit des ventes de billets,
qui sera intégralement versé à l’AFSNI (dont les membres sont tous bénévoles), permettra de venir aider toutes les familles franco israéliennes
démunies du Nord."

Vous pouvez contribuer à cette œuvre sociale et ce, de plusieurs manières :

- Acquérir auprès du CCF de Haïfa des billets (70 NIS par personne)
- Acquérir auprès du CCF de Haïfa des billets pour des personnes en difficulté
(70 NIS par personne),
- Envoyer un don par chèque, à l’ordre de l’AFSNI.

(POSSIBILITE DE FAIRE UN CHEQUE DE DON A l’ORDRE DE L’AFSNI –
A ENVOYER AU CCF – 6 RUE ELIAHOU HAKIM – HAIFA 35430 –
TEL : 04 – 831 23 33)


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30 mars 2007
VISION DE LA GEOPOLITIQUE AU PROCHE ORIENT.

VISION DE LA GEOPOLITIQUE AU PROCHE ORIENT
Une certaine vision de la géopolitique au proche-orient
Par webmaster, samedi 24 mars 2007
www.terredisrael.com

Une mouche tombe dans une tasse de café :
- l'anglais - jette le café et s'en va
- l'américain - enlève la mouche et boit le café
- le chinois - mange la mouche et jette le café
- le japonais boit le café avec la mouche, un supplément gratuit
- l'israélien - vend le café a l'américain, la mouche au chinois et avec l'argent achète
une nouvelle tasse de café
- le palestinien - accuse Israël d'agression pour avoir mis la mouche dans son café,
appelle a l'aide l'ONU, demande un prêt a la Communauté Européenne pour acheter
une nouvelle tasse de café, utilise l'argent pour acheter des explosifs,
puis fait sauter la cafeteria où l'anglais, l'américain, le chinois et le japonais s'évertuaient
a expliquer à l'israélien qu'il a avait été trop agressif...


18:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Voter pour cette note

REVISIONNISTE et NEGATIONNISTE

REVISIONNISTE et NEGATIONNISTE

Par André NAMIECH, dimanche 25 mars 2007
Révisionnistes et négationnistes…
www.terredisrael.com -

Les révisionnistes et les négationnistes fleurissent en ce moment sur la toile Internet.
Ils se délectent de caricatures infâmes et de slogans antijuifs qui, s’ils avaient trouvé les équivalents
contre les déviations de l’Islam, auraient provoqué des « soulèvements populaires
et planétaires » que tout le monde a déjà pu constater récemment.

On doit alors se poser la question :
Qu’est-ce qui motive ces gens à nier et à rejeter l’évidence de la Shoah qui, malheureusement,
a des preuves irréfutables et dont certains survivants peuvent encore témoigner de l’horreur et
de la barbarie humaine?

La réponse à cette question est à chercher dans un conflit interne et psychologique qui serait dévastateur
si ces « malades mentaux » atteints d'une judéophobie pathologique, ne cherchaient pas à évacuer de leur conscience ce poids insupportable et la part de responsabilité qui leur incombe…

De quoi s’agit-il ?

- Est-il supportable de découvrir soudain que la « culture » et les «croyances » qu’on vous a inculquées
depuis votre enfance, se révélaient mensongères et infondées ?

- Est-il supportable que ce peuple juif, sur qui on faisait porter tous les malheurs du monde
et qu’on croyait avoir éliminer mentalement et physiquement, après 2000 ans d’injures,
de maltraitances et d’opprobres, renaissait soudain de ses cendres, encore plus fort qu’avant ?

Reconnaître ces faits, c’est donner raison aux prophètes juifs qui avaient prédit la résurrection
du peuple juif et de l’Etat d’Israël après les longues années d’exil…
C’est reconnaître surtout que Dieu n’a pas abandonné ce peuple et que son Alliance
avec lui était toujours vivante.

Pour les négationnistes et les révisionnistes, ces faits évidents les placent devant un dilemme :

- Soit, ils se bouchent les yeux et les oreilles et continuent à s’accrocher à leur vieille planche
de « salut » qui prend l’eau de toutes parts et qui ne tardera pas à couler infailliblement;

- Soit, ils reconnaissent qu’on les a trompés, et dans ce cas, ils devraient affronter cette nouvelle
situation avec courage et honnêteté… Mais ils n’ont ni le courage ni l’honnêteté indispensables
à l’homme qui doit pouvoir se regarder en face, dans un miroir et se dire appartenir encore
à l’espèce humaine, plutôt qu’à la barbarie bestiale « tapie à leur porte ».

Dans ce même registre psychologique, le journal « La tribune de Genève » du 24 mars 2007,
a fait paraître un article intitulé: « Le Hamas a recours à des enfants pour servir sa cause »…

Cet article rapporte l’incroyable propagande que diffusent des chaînes de télévision du Proche Orient.
Il s’agit dans ce cas, d’une mère de deux enfants âgés de 5 et 3 ans,
qui s’était faite exploser en Israël, le 14 janvier 2004,
entraînant dans sa mort, quatre soldats israéliens.

L’interviewer demande aux enfants :
Où est allée votre mère ?
Réponse des enfants :
Au Paradis…
Nouvelle question :
Voulez-vous aller rejoindre votre maman et la revoir ?
Réponse des enfants :
Oui… (On devine la suite…)

Voilà comment sont « éduqués » des enfants encore aujourd’hui, dans certaines régions
de notre planète, par des groupes fanatiques.

On se souviendra aussi que, pour se donner « bonne conscience », l’Europe et l’ONU ont versé de l’argent pendant des années à ces organisations, sous « couvert » de les aider à se développer ;
alors que tout le monde savait que cet argent était utilisé pour financer ce genre "d'éducation..."

Mais surtout, ce reportage met en évidence le côté mortifère d’une « religion »
qui loue les « martyrs » et qui, paradoxalement, ne cesse de clamer :
« Dieu est miséricordieux et compatissant »…

N’est-ce pas là un problème psychique qui dépasse tout entendement vis-à-vis de nos valeurs morales qui cherchent à promouvoir la paix et l’amour du prochain pour faire accorder nos idées, nos paroles et nos actes?

Je pense aussi que l’une des causes de ces « attitudes maladives » est la Jalousie…

Un journaliste palestino-israélien Anton Shamas avait écrit dans un journal israélien,
un article où il disait que « l’aventure sioniste s’était soldée par un échec »…

Voici la réponse que lui a faite Yossy Lapid :

« Ce que ne peut supporter le monde arabe,
c’est le fait que, à la lumière des réalisations du sionisme, en Israël,
après moins de soixante ans d’existence, les échecs arabes apparaissent si humiliants et si déprimants :


- Il n’existe aucune démocratie arabe avec la liberté d’expression et de droits civiques ;


- Il y a un milliard de musulmans qui prient tous le même prophète Mohamed ;
et tous, tant qu’ils sont, ne peuvent pas résoudre le problème des égouts à Gaza…


- Depuis quarante sept ans, les Palestiniens se sont préparés à l’indépendance,
et pourtant ils ne se sont toujours pas mis à ramasser les ordures ménagères à Jéricho…


- Malgré tous les revenus du pétrole dont ils disposent, les pays arabes ne sont pas parvenus
à construire l’hôpital de Deir El Balah…


- Tous les robinets en or massif d’Arabie Saoudite et tous les jacuzzis du Koweit
ne suffisent pas à fournir de l’eau potable à Jabalyia…


C’est bien ce qui exaspère les musulmans.

Et pour conclure, Yossy Lapid, s’adressant à son homologue palestino-israélien ,
lui dit :
« Allons, tu sais tout cela, et c’est bien ce qui t’exaspère. C’est l’envie qui te dévore et qui t’égare… »

Combien sont-ils encore dans le monde, à s’égarer de la sorte et à être dévorés par la jalousie?
Malheureusement beaucoup…
Ils n’arrivent pas à identifier les vrais coupables de leur triste sort…
et s’acharnent à reporter la haine d’eux-mêmes et de leur aveuglement sur les autres…


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