12 mai 2007

UNE HISTOIRE d' ALYAH d' ETHIOPIE.

Une histoire d'alyah d'Ethiopie:
"Je suis l'enfant que vous avez amené du désert"
Par NEHAMA DOUEK , YEDIOT AHARONOT.

A première vue, il est difficile de déceler le lien unissant
le pilote israélien chevronné à l'immigrant d'Ethiopie
assis près de lui.
Le général Dan Ganot, commandant du département des ressources
humaines de l'armée de l'air, faisait partie de l'équipage de
l'avion qui a sauvé Naftali Avraham dans le désert soudanais
et l'a transporté en Israël.
Vingt ans plus tard, une rencontre entre le pilote de haut rang et l'immigrant éthiopien, devenu depuis ingénieur dans l'armée de l'air, a permis de découvrir d'étonnantes similarités entre leurs deux vies.
De telles similarités ne peuvent voir le jour que dans une imagination fertile ou dans la réalité si particulière d'Israël.

Par Nehama Douek, Yediot Aharonot

Lorsque l'on est assis en face du général Dan Ganot (50 ans), commandant du département des ressources humaines de l'armée de l'air, et du capitaine Naftali Avraham (39 ans), ingénieur dans l'aviation militaire, il est difficile de discerner la moindre ressemblance entre eux.
L'un, pilote et Israélien de longue date, est rond, plein d'entrain et toujours souriant, tandis que l'autre est maigre, introverti et plutôt sérieux.
Quelques heures passées en leur compagnie suffisent cependant pour découvrir que leurs deux biographies ne sont pas seulement intriquées l'une dans l'autre, mais aussi remarquablement similaires.
Seule une société d'immigrants comme notre société israélienne, peut fournir des histoires aussi émouvantes où la biographie du sauveteur et celle de la personne secourue sont à la fois aussi différentes et aussi semblables.
Dans les années 80, Israël a entamé sa campagne d'acheminement des Juifs éthiopiens vers Israël. Au-delà des actions bien connues, comme les opérations Salomon et Moïse, il y eut aussi des opérations secrètes, dont les noms de code étaient inspirés de programmes de télévision ou de films. L'une d'elles était l'opération "Schtroumpf bleu" ("Dardass Kahol").
Les avions cargos de l'armée de l'air s'envolaient en direction du Soudan, où des groupes de réfugiés éthiopiens, qui avaient accompli à pied le dangereux périple de leur village jusqu'à la frontière soudanaise, attendaient, dans des camps de transit, les appareils qui devaient venir les prendre pour les amener à Sion.
En 1984, Dan Ganot était un jeune navigateur qui se préparait à terminer son service militaire et avait été accepté à la faculté de médecine de l'Université hébraïque de Jérusalem.
"J'avais remarqué que des préparatifs spéciaux étaient en cours dans notre escadrille", se souvient-il. "
Lorsque l'on m'a demandé de rempiler, j'ai expliqué à mes supérieurs que j'avais été admis à la faculté de médecine.
Je leur ai dit que s'ils désiraient me voir rester dans l'aviation,
ils devaient me promettre de me faire participer aux prochaines opérations spéciales."

Schtroumpf bleu
L'opération en préparation dans l'escadrille de Dan Ganot s'appelait "Schtroumpf bleu".
Fidèles à leur promesse, ses supérieurs le choisirent pour être le navigateur de l'avion qui se trouvait en tête de formation.
Dan Ganot : "Le trajet était long et comprenait le survol de territoires ennemis. J'ai un souvenir très précis des premiers instants qui ont suivi notre atterrissage au Soudan.
La nuit était très noire, nous étions plongés dans l'obscurité et le désert. Le bruit des moteurs avait rompu le silence et soulevé un nuage de poussière. Et là, dans un coin, j'ai distingué un groupe de gens qui semblaient terrifiés. Je ne sais pas s'ils avaient peur du drôle d'oiseau qui venait de se poser, ou du bruit et de la poussière."
Naftali Avraham : "Je n'ai pas oublié la date : c'était le 3 mars 1984. J'avais presque 14 ans. Je me souviens de l'avion que j'ai vu atterrir, du bruit et de la poussière. Je me souviens aussi de l'intérieur de l'appareil. Il n'y avait pas de sièges, il n'y avait que des cordes tendues le long des parois, auxquelles les membres de l'équipage se tenaient lorsqu'ils venaient nous aider.
Nous sommes restés assis en silence durant tout le voyage et nous avons connu une joie sans limite lorsque nous nous sommes posés en Israël".
Ganot : "Ils étaient montés à bord de l'appareil sans le moindre bagage."
Avraham : "On nous avait dit de ne rien prendre avec nous afin de laisser de la place pour un maximum de personnes."
Ganot : "Le vol du retour était compliqué.
J'ai participé à plusieurs opérations de ce type, et des bébés sont nés à plusieurs reprises durant le vol du retour.
Nous avons même suggéré à nos supérieurs de nous faire accompagner par des gynécologues et non par des généralistes.
Je me souviens du silence et de la dignité des immigrants.
Je me souviens de l'odeur qui restait dans l'avion lorsqu'ils étaient descendus, un mélange de sueur et de terre, et un relent de poussière dû au long périple qu'ils avaient effectué dans le désert. C'était l'odeur de l'effort. Je suis convaincu que si les jeunes pilotes que nous étions alors avaient su quel immense effort ils avaient dû accomplir pour en arriver là, nous aurions attaché une bien plus grande valeur encore à ces opérations."
Avraham : "Dites-moi, quel sentiment cela donne de participer à une telle mission ? Que ressentiez-vous lorsque le danger était passé et que vous aperceviez la frontière israélienne ?"
Ganot : "Durant le vol, tout le monde est absorbé par son travail et cherche à accomplir sa tâche le mieux possible.
Je me souviens qu'un jour nous nous sommes dit qu'en arrivant, nous survolerions Jérusalem, au lieu d'emprunter le couloir aérien normal. Une fois nous avons même décrit un cercle complet au-dessus de la ville."
Avraham : "Quel dommage que vous ne nous l'ayez pas dit.
Cela nous aurait vraiment réjoui."
Ganot : " Nous avions l'impression de prendre part à ce qui se passait de plus important au monde à ce moment-là.
J'avais le sentiment qu'il s'agissait de l'essence même des objectifs professionnels de Tsahal, de sa fonction la plus importante, rassembler les exilés 40 ans après la création de l'Etat.
Je ne connais aucun autre pays qui s'aventure jusqu'à un lointain désert pour ramener ses enfants à la maison.
C'était un peu comme si je refaisais encore et encore mon aliya".
Cette rencontre avec Naftali Avraham est extrêmement émouvante pour le général Ganot.
Pendant un moment, le pilote israélien, l'officier supérieur s'est trouvé ramené des décennies en arrière, à l'époque où il avait six ans, au jour où des soldats de la Securitate, la police secrète roumaine, ont fait irruption dans la maison où il vivait avec sa famille et examiné les murs à l'aide d'un puissant aimant, à la recherche de bijoux cachés ou d'argent. Les policiers cassèrent des objets, chamboulèrent toute la maison et emmenèrent son père pour lui faire subir un interrogatoire.
Oui, il se souvient de tous ces événements, même si, avec le temps, il a appris à les refouler. Il n'a pas non plus oublié que lorsqu'il était couché, ses parents allumaient la radio pour écouter "La Voix d'Israël" ("Kol Israël").
Il se souvient des bips qui précédaient le bulletin d'information. Lorsque, bien plus tard, il a demandé à ses parents pourquoi ils n'écoutaient ces émissions qu'après l'avoir mis au lit, ils lui ont expliqué qu'ils ne voulaient pas mettre l'enfant qu'il était alors dans une situation où il serait obligé de mentir pour les protéger de la Securitate, s'il était interrogé.
La famille de Dan Ganot est l'une de celles pour la libération desquelles Israël a payé une rançon.
Le gouvernement roumain avait permis à son grand-père,
l'un des leaders de la communauté, de partir pour Israël et lui avaient promis que son fils et son petit-fils seraient autorisés à le suivre. En fin de compte, cet engagement ne fut pas tenu. La famille fut exilée pour dix ans à la frontière russo-roumaine, où ses parents travaillèrent comme médecins jusqu'à ce qu'Israël demande leur libération et celle d'une autre famille, qu'il obtint dans le cadre d'un accord lié à la signature d'un contrat de fourniture de fer conclu par les Roumains avec les Britanniques.
Ganot : " Je suis arrivé en Israël le 3 septembre 1962.
J'avais six ans. Deux jours plus tard, j'entrais au CP. Je ne savais pas un mot d'hébreu. Les autres enfants me prenaient pour un retardé mental et me frappaient. Pendant plusieurs jours, je suis rentré à la maison plein de bleus et de coups, et j'étais très malheureux. Ma mère m'a expliqué que cela faisait partie de la vie et que je devais rendre les coups, pour leur montrer que j'étais fort. Le lendemain, lorsqu'ils ont commencé à me frapper, j'ai répliqué, et à, partir de ce moment-là on m'a respecté. Deux mois plus tard, je parlais l'hébreu.
En 1984, lorsque les responsables de Tsahal m'ont demandé de rester encore un peu de temps à l'armée, j'ai d'abord hésité.
Puis je me suis souvenu qu'Israël avait payé pour que mes parents puissent faire leur aliya, et j'ai décidé de rester à l'armée pour aider à amener d'autres Juifs en Israël."

Périple dans le désert
L'histoire de l'aliya de Naftali Avraham a commencé lorsqu'il avait 13 ans, quand une rumeur faisant état de la possibilité de gagner Israël en passant par le Soudan atteignit son village.
Ses parents repoussèrent cette possibilité mais leur fils, qui se nommait alors Fentahon, ne renonça pas. Il persuada ses parents de le laisser partir. Son père lui donna sa bénédiction et un peu d'argent pour le voyage. Il partit à pied vers la frontière soudanaise, avec un groupe d'amis qui comprenait notamment quatre filles de 12-13 ans et deux garçons plus âgés, d'environ 18 ans. Ce périple qui devait durer une semaine se transforma en plusieurs mois de cauchemar, au cours desquels ils furent attaqués par des voleurs et se heurtèrent à des soldats qui tentèrent de violer les filles du groupe. Ils réussirent à les en empêcher en leur affirmant que les filles étaient leurs épouses et que l'une d'elle était musulmane. En outre, l'un des membres du groupe fut atteint de déshydratation et il fallut porter un blessé. Ils étaient aussi menacés par les animaux sauvages et souffraient de la soif, qui faillit les emporter. " Avant notre départ, mes parents m'avaient acheté des chaussures All-Star. Lorsque nous sommes arrivées dans le camp au Soudan leurs semelles étaient complètement usées", se souvient Naftali.
A cette époque, Naftali était un garçon de 13 ans, seul, sans parents ni famille. " Le jour même, on nous annonça qu'un avion était attendu. On nous amena en camions dans un aéroport de fortune. Il faisait nuit noire. Les avions surgirent soudain de nulle part, faisant un bruit inimaginable. On nous fit monter à bord des appareils et nous nous envolâmes quelques minutes plus tard.
Nous étions assis par terre et nous nous tenions très fort les uns aux autres. Je me souviens que le sol était couvert de plastique et que nous étions entourés par le personnel de sécurité.
Nous avons reçu à boire et à manger, et je n'oublierai jamais le goût de cette nourriture."
Ganot : " Alors que j'étais dans l'avion, en 1962, en route pour Israël, j'ai reçu un chewing-gum, enveloppé dans un papier jaune. Un chewing-gum Alma. Je n'avais jamais rien mangé d'aussi merveilleux auparavant, ni depuis lors, j'en sens encore le goût. Lorsque nous avons atterri à l'aéroport Ben Gourion, mes parents se sont dirigés vers la sortie, et à travers la vitre, ils ont vu les membres de leur famille qui les attendaient. Ils se sont mis à pleurer tous les deux et je me souviens combien cela m'a angoissé. Un enfant se sent désemparé lorsque ses parents éclatent en sanglots, il ne comprend pas pourquoi ils pleurent".
Avraham : " Dites-moi, vous n'avez jamais ressenti la moindre nostalgie ? J'ai commencé à regretter la maison dès l'instant où nous avons atterri. Jusqu'alors toutes mes forces étaient consacrées à la lutte pour la survie. Mais dès mon arrivée, j'ai commencé à regretter tout ce que j'avais quitté, mes parents, le paysage…"
Ganot : "Je n'avais aucun regret. Je luttais aussi pour survivre.
J'ai longtemps refusé de retourner en Roumanie.
Voilà cinq ans, bien des années après mon arrivée en Israël,
j'ai conduit une délégation de Tsahal en Roumanie.
J'ai exigé d'arriver en uniforme et je me suis obstiné à ne prendre qu'une valise de 12 kilos, le poids du bagage que mes parents avaient été autorisés à emporter lorsque nous avons quitté ce pays. C'était pour moi une victoire personnelle. Mes parents ne sont jamais retournés en Roumanie."
Avraham : "Parfois, les enfants doivent faire face à une épreuve bien plus difficile que la simple lutte pour la survie.
Un enfant déraciné reste sans racines et il doit en développer de nouvelles, il doit apprendre un nouveau code de comportement et se familiariser avec le nouvel environnement culturel dans lequel il devra se mouvoir. C'est vraiment dur."

La lutte pour la survie
Naftali Avraham fut envoyé à l'internat de Yemin Orde, dans les monts du Carmel. Il exigea d'être intégré dans une classe normale et convainquit ses camarades éthiopiens d'en faire autant.
"En Ethiopie, j'étais en troisième. Ici, ils m'ont mis en seconde après m'avoir fait passer quelques tests.
Peut-être qu'un jour j'aurai l'occasion de terminer ma troisième. C'est comme pour la Bar-Mitsva : lorsque mon fils aîné a célébré sa majorité religieuse, il y a quelques mois, je suis monté à la Tora avec lui car je n'avais jamais eu de Bar-mitsva.
Je l'avais ratée lorsque je m'étais enfui pour gagner Israël."
Ganot a été battu par ses camarades de classes et à l'internat, des enfants ont uriné sur le lit d'Avraham. "
Je pleurais chaque nuit, je ne comprenais pas où j'étais arrivé.
Et soudain au milieu de la nuit, des élèves plus anciens ont introduit un tuyau dans notre chambre et ouvert le robinet.
C'était vraiment une féroce lutte pour la survie.
Mais, comme cela arrive souvent chez les enfants, je suis très rapidement devenu ami avec le garçon qui avait ouvert le robinet. J'ai aussi d'extraordinaires souvenirs de mon professeur d'histoire, qui terminait son cours dix minutes avant la sonnerie et restait travailler avec moi pour me permettre de rattraper mon retard.
Je me souviens que j'obtenais 100 à toutes les compositions de grammaire hébraïque, mais mon professeur ne m'a mis que 85 lorsque je me suis présenté au baccalauréat, car elle ne pouvait pas croire que je savais aussi bien l'hébreu. Cela ne m'a pas empêché de terminer mes études secondaires avec d'excellentes notes et d'être accepté dans le programme universitaire de Tsahal (Atouda) pour faire des études d'ingénieur au Technion."
Après avoir achevé ses études, Naftali a été incorporé dans l'armée de l'air, qui l'avait amené en Israël, et c'est là que les vies d'Avraham et de Ganot se sont à nouveau croisées.
Avraham : "En tant que commandant de la section de l'infrastructure et des carburants, je préparais une conférence avec un pilote. Il me montra plusieurs films, dont l'un était consacré au transport des Juifs éthiopiens vers Israël.
Très ému, j'ai alors décidé de trouver un moyen de renouer avec cette opération. J'ai cherché les noms des pilotes et des membres de l'équipage de l'avion qui m'avait amené en Israël et je les ai notés sur une feuille blanche que j'ai pliée et placée dans la poche de gauche de ma chemise."
L'un des noms qui figuraient sur cette liste était celui de Dan Ganot. Un jour, Naftali Avraham aperçut celui-ci dans un couloir de l'état-major à Tel-Aviv et tenta de l'approcher. Mais Ganot était très occupé car il se préparait à prendre un nouveau poste, celui de commandant de la base aérienne de Hatserim, et il demanda à Avraham de le recontacter plus tard. Un peu gêné, celui-ci s'écarta, et huit ans s'écoulèrent avant que leurs chemins se croisent à nouveau. Cette fois, Avraham sortit la feuille de sa poche et la montra à Ganot. Les embrassades qui suivirent émurent aux larmes tous ceux qui y assistèrent. Ils passèrent plusieurs heures à se raconter leurs vies. Aujourd'hui, ils sont souvent invités à prendre la parole ensemble devant des soldats pour leur retracer leur expérience exceptionnelle. Mais c'est seulement au cours de cette interview que le général Ganot a évoqué pour la première fois les difficultés qu'il avait rencontrées comme enfant immigrant et de sa propre lutte pour la survie.
"Je suis stupéfait", s'est exclamé Avraham. "Je n'avais pas la moindre idée des épreuves que vous avez traversées."
"Ce n'est rien à côté de celles que vous avez connues", réplique Ganot en souriant. "Moi, je suis venu avec mes parents, alors que vous, jeune garçon, êtes arrivé seul. Vos parents n'ont immigré que dix ans plus tard et vous avez vécu seul toutes ces épreuves".
"Il y a eu beaucoup de nuits où mon oreiller était inondé de larmes", se souvient Avraham. "Je n'avais que 13 ans.
Aujourd'hui, j'ai un fils de cet âge et je pense souvent à tout ce que j'ai vécu quand j'avais son âge. Je ne le laisse même pas prendre le train tout seul."
Etes vous israélien ?
Ganot : "Je suis israélien et fier de l'être."
Avraham : " Je vis au moshav Yodfat et je suis marié à Morit
qui y est née.
J'ai trois enfants, qui sont un mélange israélo-éthiopien.
Est-ce que je me sens israélien ?
Certains affirment qu'à part la couleur de ma peau,
il n'y a rien d'éthiopien chez moi.
Mais comment mesure-t-on ces choses-là ?
Si c'est au fait que je rêve et que je compte en hébreu,
alors oui, je suis vraiment Israélien".

30 avril 2007

DECLARATION DE NAPOLEON BONAPARTE

DECLARATION DE NAPOLEON BONAPARTE
Le 20 Avril 1799.

Proclamation à la nation Juive Quartier général Jérusalem,
1er floréal, an VII de la République Française (20 avril 1799)

"Bonaparte, commandant en chef des armées de la République Française
en Afrique et en Asie, aux héritiers légitimes de la Palestine :


Israelites, nation unique que les conquêtes et la tyrannie ont pu,
pendant des milliers d'années, priver de leur terre ancestrale,
mais ni de leur nom, ni de leur existence nationale !

Les observateurs attentifs et impartiaux du destin des nations,
même s'ils n'ont pas les dons prophétiques d'Israël et de Joël,
se sont rendus compte de la justesse des prédictions des grands prophètes
qui, à la veille de la destruction de Sion,
ont prédit que les enfants du Seigneur reviendraient dans leur patrie
avec des chansons et dans la joie et que la tristesse
et que les soupirs s'enfuiraient à jamais. (Isaïe 35.10)

Debout dans la joie, les exiles !
Cette guerre sans exemple dans toute l'histoire,
a été engagée pour sa propre défense par une nation,
de qui les terres héréditaires étaient considérées
par ses ennemis comme une proie offerte à dépecer.
Maintenant cette nation se venge de deux mille ans d'ignominie.
Bien que l'époque et les circonstances semblent peu favorables
à l'affirmation ou même à l'expression de vos demandes,
cette guerre vous offre aujourd'hui, contrairement à toute attente,
le patrimoine israélien.

La Providence m'a envoyé ici avec une jeune armée,
guidée par la justice et accompagnée par la victoire.
Mon quartier général est à Jérusalem et dans quelques jours
je serais à Damas, dont la proximité n'est plus à craindre
pour la ville de David.

Héritiers légitimes de la Palestine !

La Grande Nation qui ne trafique pas les hommes
et les pays selon la façon de ceux qui ont vendu vos ancêtres
à tous les peuples (Joël 4.6) ne vous appelle pas à conquérir
votre patrimoine.
Non, elle vous demande de prendre seulement ce qu'elle a déjà conquis
avec son appui et son autorisation de rester maitre de cette terre
et de la garder malgré tous les adversaires.


Levez-vous !
Montrez que toute la puissance de vos oppresseurs
n'a pu anéantir le courage des descendants de ces héros
qui auraient fait honneur à Sparte et à Rome (Macchabée 12.15).
Montrez que deux mille ans d'esclavage
n'ont pas réussi à étouffer ce courage.

Hâtez vous !
C'est le moment qui ne reviendra peut-être pas d'ici mille ans,
de réclamer la restauration de vos droits civils,
de votre place parmi les peuples du monde.
Vous avez le droit à une existence politique
en tant que nation parmi les autres nations.
Vous avez le droit d'adorer librement
le Seigneur selon votre religion. (Joël 4.20)

Signé : Général BONAPARTE,
Commandant en Chef des Armées de la République Française
Déclaration datée du 1er Floréal 1799
et adressée à Moshe Najmiller.

Envoi de Georges Brandstatter.

27 avril 2007

DU BETON ....

DU BETON ARME
Jacques KUPFER

Ce Vendredi 26 Avril 2007

Les exemples de gouvernements corrompus mais néanmoins compétents
ne manquent pas sur terre.
Les gouvernements incompétents mais propres existent également.
Nous devons être le seul pays à avoir réussi le tour de force
d'un gouvernement totalement corrompu et complètement incompétent.
Face à l'apathie générale et au "on ne peut rien faire",
il est bon de suivre une cure de jouvence sioniste en retrouvant
nos pionniers de Judée Samarie et particulièrement mes amis de
Kyriat-Arba- Hébron.
En me rendant au Caveau des Patriarches,
j'ai pu admirer un nouvel Aron Kodesh,
une arche sainte splendide offerte par un philanthrope juif.
Elle est constituée de marbre, de bois précieux et de ferronnerie.
Une œuvre imposante qui correspond au style et à la grandeur unique du lieu.
Un monument plein de majesté appropriée à celle de cet endroit
unique pour un peuple unique et que le monde entier pourrait nous envier.
Je remarquai toutefois que ce monument était quelque peu surélevé.
Je me suis enquis de la raison et je fus informé que les autorités
avaient accepté la présence de cette arche sainte qu'à la condition
qu'elle fut placée sur roulettes!
Peut on de manière plus explicite déclarer que notre présence
dans la ville de nos pères est provisoire,
que notre Thora peut être déménagée et que notre sionisme est amovible.
Ce gouvernement et ceux qui l'ont précédé,
ont amené depuis Oslo, notre repli de la Terre ancestrale,
la destruction du Gouch Katif et considère notre présence en Israël
comme amovible. Sur des roulettes! C'est un message que nos ennemis arabes et nos excellents "amis" européens comprennent parfaitement.
Encore une Intifada, encore une guerre, encore quelques attentats
et les occupants sionistes mettront leurs biens sur roulettes et partiront.
Les arabes nous observent et leur chef terroriste de Damas prévoit
leur prochaine victoire due au défaitisme de notre peuple.
Les députés arabes de la Knesseth s'étonnent d'avoir eu peur de nos dirigeants militaires et de nos chefs de services secrets car en côtoyant ceux d'entre eux qui ont embrassé la carrière politique, ils se disent qu'il n'y avait aucune raison de craindre des individus aussi peu prestigieux. Notre ministre de la culture refuse de chanter la Hatikvah mais reste à son poste ministériel. La députée Sarsour déclare que "de même que les musulmans ont libéré Jérusalem des Croisés nous devons croire que nous pouvons libérer Jérusalem. Ce n'est pas un rêve impossible". L'autre député arabe A-Sanaa appelle le monde à boycotter Israël en raison de l'achat légal par les juifs d'une "maison à Hébron". Un tiers des universitaires arabes nie l'Holocauste ouvertement et les trois quarts sont opposés au sionisme. Ces arabes soutenus par leurs alliés de Chalom Akhchav réclament que Tsahal expulse les juifs de Hébron. Il est vrai que Tsahal semble se spécialiser dans l'éviction de Juifs, dans l'interdiction de constructions juives et dans le soutien aux thèses antinationales de manière explicite depuis Oslo. Nous avons donné à nos ennemis l'habitude d'une armée et d'une police opposée aux réalisations sionistes et se retirant, se repliant et acceptant humiliations et retenue.
Notre pauvre gauche s'extasie devant cette expression de la "démocratie" israélienne. En fait, ce serait confondre démocratie et masochisme maladif!

Cet "Aron Koddesh" du Caveau des Patriarches doit être scellé au sol avec du béton armé sous les yeux des arabes afin qu'ils comprennent que la présence éternelle et inamovible sur cette Terre n'est que la nôtre. C'est non seulement notre avenir que nous garantirons ainsi mais également notre sécurité.
Du béton et ils oublieront leur arrogance, leurs ricanements et leur barbarie. Du béton pour expliquer que rien n'enlèvera les Juifs du Hébron, rien n'enlèvera nos installations, rien ne fera bouger la Thora de sa place.
Ce sont les arabes qui réclament le Califat de Jérusalem, qui refusent de prêter serment à l'Etat Juif d'Israël, qui dansent sur les toits quand pleuvent des Scuds et des Kassam sur notre Terre, qui tiennent des propos antisémites à la Knesseth, qui expriment leur soutien aux assassins terroristes qui pullulent sur nos terres, ce sont ces arabes qu'il faut placer sur roulettes et pousser vers d'autres vents. Je verrai bien également notre gouvernement actuel placé sur roulettes et retrouvant l'anonymat où l'ineptie et l'incompétence ne prêtent pas à risque majeur.
Quant à nos édifices, nos lois, notre hymne, notre sionisme national, nos enseignements de la Thora: avec du béton armé.
Pour qu'un Solana, digne fils de cette Espagne inquisitrice et de cette Europe munichoise et amnésique, ne rêve pas d'un jour où nous devrions donner le Golan au dictateur de Damas et pour que disparaisse dans les poubelles de l'histoire, le cauchemar d'un état arabe terroriste sur Erets Israël.
Il reste peu de temps avant la prochaine guerre. Alors du béton armé. Vite. Jacques Kupfer

24 avril 2007

YOM HA'ATSMAOUT , CELEBRATION de L'ETAT JUIF RENOUVELE.

YOM HA'ATSMAOUT

Avec le rétablissement de l’Etat d’Israël en 1948,
l’indépendance juive perdue il y a 2 000 ans a été restaurée.
Le jour de l’Indépendance est la célébration de l’Etat juif renouvelé dans la terre d’Israël, berceau du peuple juif.

En ce lieu, le peuple juif a commencé à développer sa religion
et sa culture il y a près de 4000 ans.

En cette terre, le peuple juif a préservé une présence physique
continue, pendant des siècles comme Etat souverain, à d’autres époques sous domination étrangère.

A travers sa longue histoire, le désir de retourner en Israël a été le point focal de la vie juive.
Le jour de l'Indépendance, Yom Haatzmaout,
est célébré tous les ans selon le calendrier hébraïque le 5 Iyar,
date anniversaire de l’établissment de l'Etat d’Israël.

La veille de Yom Haatzmaout est dédiée à la mémoire de ceux qui donnèrent leur vie pour l’accomplissement de l’Indépendance d'Israël et pour la poursuite de son existence.

C'est le Yom Hazikaron, le « jour du souvenir »,
qui commence cette année le 4 Iyar au soir.( Dimanche 22 Avril 2007.)

C'est un jour de recueillement collectif et personnel où se mêlent douleur,
fierté et gratitude pour nos frères et soeurs tombés.

Yom Haatsmaouth est célébré cette année le 6 iyar, Mardi 24 Avril 2007.

( d'après www. modia.org )

23 avril 2007

Mardi 24 Avril 2007 , C'EST YOM HA'ASTMAOUT

Message d'Ehud Olmert
2007-04-23 20:00:00
"A l'occasion de Yom Ha'astmaout,

j'ai le grand plaisir à vous envoyer mes vœux chaleureux depuis Jérusalem,
le cœur vivant de l'Etat d'Israël et du peuple juif.

Né des cendres de l'Holocauste, l'établissement de l'Etat d'Israël dans notre patrie fut la réalisation d'un rêve soutenu depuis longtemps par la nation juive. Depuis 59 ans, avec l'aide indéfectible de nos frères et sœurs de Diaspora, nous avons bâti et développé un pays moderne et créatif.

Aujourd'hui, Israël est une contrée de paysages époustouflants et de métropoles animées, un pays dans lequel l'histoire ancienne est dignement préservée et exposée et qui nous place avec une fierté méritée à l'avant-garde du progrès et de l'essor technologiques.

Israël est un pays qui est arrivé à maturité économique malgré les menaces constantes.

Alors que nous nous consacrons pour les années à venir à consolider plus encore l'Etat d'Israël, nous comptons sur vous, nos frères et sœurs, pour prendre une part active à l'entreprise sioniste.

Nous avons fait du chemin, mais il y en a encore à réaliser,
particulièrement en Galilée et dans le Néguev.

Nous vous encourageons à visiter notre magnifique pays.
Nous souhaiterions intensifier le dialogue qui existe entre nous.

Ensemble, nous devons avancer à grands pas vers le futur.
Nous avons toujours eu besoin les uns des autres,
et nous défendrons toujours ensemble le peuple juif et l'Etat d'Israël.

Hag Sameach"

Ehud Olmert Jerusalem, Israel

AUJOURD'HUI YOM AZIKARONE , POUR NE JAMAIS OUBLIER

Lundi 23 Avril 2007 , C'est YOM AZIKARONE
POUR NE JAMAIS OUBLIER

ROHI Héros d'Israël
Par Marc Haviv pour Guysen Israël News

Dimanche 22 avril 2007 à 20:32


Rohi Klein avait 31 ans, il était marié et père de 2 petits garçons.
Il vivait dans le Yéshouv de Elie, en Judée Samarie.
Il avait d'abord étudié la Thora dans une Yéshiva avant de rejoindre
l'unité d'élite 51 des Golani.
C'était un garçon raffiné et bien dans sa tête.
La Terre et le peuple d'Israël étaient pour lui prioritaire.
L'amour d'un juif pour sa patrie.


Après avoir servi trois années dans Tsahal il continua à servir l'Etat d'Israël en devenant officier.
Revenu à la vie civile il fit des études pour devenir ingénieur en informatique.
C'est tout naturellement qu'il fut rappelé par Tsahal lors de la seconde guerre du Liban il y a tout juste 9 mois.
Le combat de Binj Bel fut le plus meurtrier de cette guerre au cours de laquelle huit soldats de Tsahal trouvèrent la mort.

Demain Lundi, je me souviendrais de Toi ROHI et de tous tes camarades,
je me souviendrais de ton sacrifice ultime, celui de ta vie,
pour sauver plusieurs de tes soldats.
Tu as sanctifié le Nom de D.ieu, comme il est écrit.

La bataille faisait rage, les grenades ennemies volaient partout,
dans les rues du bourg.
Tu avais envoyé AMIHAI contourner une rue pour prendre à revers les terroristes. Mais AMIHAI, au bout de quelques minutes a poussé un cri et tu as compris que quelque chose de grave était arrivé.
Ton objectif absolu était d'aller voir ce qui était arrivé à Amihai.
Tu l'as trouvé étendu, entouré de quelques soldats, il était blessé et tu as ordonné d'amener le brancard pour le sortir de cet enfer tout en ripostant au feu ennemi.
Tu l'as mis toi même sur le brancard et tu l'as porté avec un autre soldat.
Tout à coup, raconte l'autre soldat "En me baissant pour relever le brancard j'ai entendu un bruit juste derrière moi, là où était Klein. Puis je suis tombé" Je l'ai entendu crier juste avant, "Maman" puis dire "Shema Israel" avec une telle force dans la voix, comme quelqu'un qui veut se donner du courage"

ROHI venait de plonger sur une grenade qui a explosé sous lui.
Il a ainsi sauvé tous les soldats présents.
Un autre soldat arrivé juste à ce moment là. témoigne "J'ai vu Klein lorsqu'il était en train de se baisser pour prendre le brancard et puis je l'ai vu se jeter en avant, je n'avais pas encore compris ce qu'il était en train de faire. Je l'ai entendu crier "Shéma Israël". Trois secondes qui ont été comme une heure. Tout le monde hurlait tout autour "Klein a plongé sur une grenade".
Lorsque nous nous sommes approchés de lui, il a eu la force de crier qu'il fallait absolument s'occuper d'abord de AMIHAI ( REHAVIA )qui était déjà sur le brancard posé à côté de lui.. "Allez vous occuper de Rehavia, Allez vers Rehavia". Ces forces commençaient à disparaître mais presque machinalement il continuait à donner des ordres. Il fut adossé contre un mur par ses soldats, grièvement blessé mais conscient. Tout cela sous le feu nourrit de l'ennemi..
"Je me souviens encore, il était adossé contre le mur et essayait d'appuyer sur le bouton du Talkie Walkie et faisait son rapport " Klein est mort, Klein est mort plusieurs fois" Il était tout simplement en train de dire LUI MEME qu'il était mort!!! De suite après, ROHI KLEIN est tombé. Il a eu encore la force de transmettre l'appareil de liaison à son second.
Le second raconte" Il avait la hantise que les appareils de liaison puissent tomber aux mains de l'ennemi et qu'ils puissent les utiliser pour tromper nos forces.
ROHI a en fait absorbé tous les éclats de la grenade qui aurait fait beaucoup de dégâts dans un tel périmètre.

ROHI (mon berger en Hébreu), mon frère, mon fils, cela fait 9 mois que je pense à toi et tous ceux que j'ai vu de mes yeux vu, partir le sourire aux lèvres, le sentiment de force dans l'éclat de leurs yeux et qui ne sont jamais revenus. Tel un héros de la Thora, un soldat du roi DAVID, tu es mort pour que vivent tes frères.
Alors ce soir, demain, lorsque retentiront les sirènes, lorsque j'irais comme nous tous me recueillir devant les monuments de nos fils, lorsque je verrais les jeunes enfants de ceux qui sont tombés il y a à peine quelques mois, allumer la flamme pour leur père, alors je sais que je m'effondrerais en larmes, je sais que j'aurais mal dans mon âme.

L'année dernière, lorsque je voyais défiler les noms des 22309 soldats morts depuis la création de l'Etat, devant mon écran de télévision, j'avais prié pour que cette année on ne rajoute aucun nom. J'avais tord. 239 noms vont venir grossir cette liste. Jamais, nous ne laisserons quiconque dire du mal de nos enfants, de notre armée et de notre drapeau. Et si certain de nos dirigeants entachent notre drapeau, souillent l'honneur du peuple juif alors vous, juifs de part le monde, ne faites pas cas de cela, le peuple juif est beau et il est grand.
Lorsque vous douterez, pensez à ROHI KLEIN et à tous ces jeunes qui sont tombés. et soyez fier. N'oubliez pas, symboliquement de vous arrêter durant une minute, à 8H du matin, en allant amener les enfants à l'école. Ils vous poseront la question" Pourquoi tu t'arrêtes et tu te mets au garde à vous" Alors vous répondrez qu'il y a dans LEUR pays, en Israël, des grands frères qui se sont battus comme des héros, cet été. Et vous leur parlerez du sacrifice de ROHI, le berger d'Israël et de AMIHAI (qui veut dire mon peuple vit!!!). Il ne dort ni ne sommeille, le gardien d'Israël

Que leur sacrifice ne soit pas vain et que leur souvenir soit béni.
AMEN. G.C

19 avril 2007

UN SURVIVANT DE L' HOLOCAUSTE -CANAL INFOS-

De CANAL INFOS - 7 sur 7 .

Un survivant de l'Holocauste parmi les victimes de l'université


Le professeur Liviu Librescu a sauvé la vie de plusieurs étudiants.
Un professeur israélien d'origine roumaine, survivant de l'Holocauste,
a été tué dans la fusillade du campus de Virginia Tech,
après avoir sauvé auparavant la vie à ses étudiants,
a indiqué mardi une association d'amitié avec Israël.

Il sauve la vie d'étudiants
Dans un communiqué, l'organisation The Israel Project précise que le professeur Liviu Librescu, "un survivant de l'Holocauste, a sauvé la vie de plusieurs étudiants en bloquant la porte" de la salle où il donnait un cours, afin de permettre aux étudiants de se sauver par la fenêtre.

Enterré en Israël
Le tireur, qui a tenté sans succès d'entrer dans la salle, a fini par tirer en direction de la porte, tuant le professeur. Selon le communiqué, il sera enterré en Israël où il avait émigré en 1978 venant de Roumanie. Interrogé sur CNN depuis Israël, où il réside, son fils Joe Librescu a évoqué les derniers instants de la vie de son père dont il a connu les détails par des étudiants survivants. "Tous les étudiants, une vingtaine, sont sortis par la fenêtre et le professeur, 76 ans presque 77, rivé à la porte se faisait tuer", a-t-il dit.

Renommée internationale
Déporté par les nazis dans un camp de travail en Ukraine durant la Seconde Guerre mondiale, M. Librescu avait fait ses études à l'université Polytechnique de Bucarest. Enseignant à Virginia Tech depuis 1984, il avait atteint une renommée internationale pour ses travaux d'ingénierie et avait publié de nombreux ouvrages. (belga)

Canal Infos , 7 sur 7.

16 avril 2007

AUJOURD'HUI C'EST YOM HA SHOAH , POUR L'AMOUR DE COLETTE

AUJOURD'HUI : YOM HA SHOAH ,
POUR NE PAS OUBLIER...G.C.

Pour l’Amour de Colette
Par Sylviane CUARTERO pour Guysen Israël News

Samedi 14 avril 2007 à 21:29

Le jeudi 27 janvier 1944, 96 Juifs, hommes, femmes et enfants
sont arrêtés en Haute-Marne au cours d’une rafle…
Sur ces 96 Juifs, 15 sont âgés de moins de 18 ans…
Dans la soirée, c’est le départ de la gare de Saint-Dizier pour
la prison de Châlons sur Marne…
Le 29 janvier, les « raflés » quittent Châlons pour Drancy…
Le 10 février, ils quittent Drancy pour le camp d’Auschwitz,
c’est le convoi N° 68…
Parmi eux, Colette ROZEN, 12 ans, de Saint-Dizier…

J’aimerai vous parler de Colette, cette petite fille de 12 ans
que j’ai vue en photo avec son petit chien noir et blanc.
Elle est entrée dans mon cœur et ne l’a jamais quitté,
de façon si soudaine, si inattendue…

Son regard semblait si triste et si grave, et elle m’observait
avec ses grands yeux interrogateurs, ses beaux yeux d’où émanaient
une telle profondeur, comme s’ils pressentaient une funeste tragédie.
He bien, cette petite fille habitait à Saint-Dizier,
la ville où je suis née, où j’ai vécu.
Et je n’avais jamais entendu parler de Colette, jamais !

Oh mon D-ieu, nous pensons connaître l’ « Histoire »,
celle qui nous communique des chiffres comme celui de 6 millions de Juifs exterminés lors de la seconde guerre mondiale,
celle qui nous enseigne des dates, des évènements, des lieux…

Il y a seulement cinq ans, Colette, que j’ai appris ton histoire,
dans une revue qui parlait du calvaire des familles juives de Haute-Marne.
J’ai alors réalisé que l’ « Histoire » n’était pas loin de nous ni anonyme, comme on aimerait le croire pour se donner bonne conscience.
Mais elle est là, à côté de nous, tout près de chez nous,
avec des visages, des moments de rire et de joie, des familles,
des noms, des maisons, des lieux, des souffrances…

On a voulu gommer à jamais tous ces visages,
toutes ces vies en nous cachant ce passé si présent.
Mais aujourd’hui, c’est comme un cri désespéré qui monte du plus profond de mon âme et qui monte des entrailles de la terre, et c’est le cri de souffrance de l’Eternel qui nous supplie :

NE LES OUBLIEZ PAS

Quand j’ai vu ton visage pour la première fois, Colette, et avant même d’avoir lu ton histoire, mon cœur s’est déchiré en une souffrance et une douleur indescriptible, et je me suis mise à sangloter. Pendant près d’une semaine, je n’ai pas arrêté de pleurer en revoyant sans cesse ton visage et tes grands yeux empreints de fatalité. En même temps, je ressentais un tel désespoir mêlé d’un sentiment terrible d’impuissance…

Je ne supportais pas que cette petit Colette, qui avait vécu dans la même ville que moi, reste ainsi dans l’anonymat. J’avais envie que le monde entier connaisse Colette, son visage, ses beaux yeux, que le monde entier comprenne le calvaire qu’elle et sa famille avaient enduré, que le monde entier l’aimât comme je l’aimais !

Depuis ce jour où j’ai vu son visage pour la première fois, je n’ai jamais pu l’oublier, et il m’arrive encore fréquemment de penser à elle, comme en ces instants où à travers mes larmes, je vais vous relater son histoire.

Pour l’Amour de Sion,
Je ne peux me taire

En 1930, Mordka et Bayla ROZEN quittent Lodz, leur ville natale en Pologne, pour venir en France. Ils arrivent à Paris, puis de la capitale partent pour Saint-Dizier en Haute-Marne. Le couple trouve à se loger dans une maison qui compte déjà trois locataires.

Monsieur ROZEN s’établit comme tailleur d’habits à son domicile. En 1931, la naissance de Colette vient égayer le foyer. Puis en 1939, la petite Anette vient au monde, alors que la guerre est déclarée. Le sort de la France sera bientôt identique à celui de la Pologne. Lorsque Anette atteint son premier anniversaire, les nazis occupent notre région depuis plus de cinq mois. De son côté, le gouvernement de Vichy a promulgué dès le 3 octobre, le « premier statut des Juifs ».

Les nuages s’amoncellent sur la France, annonciateurs d’orages imminents et dévastateurs.

Le 19 juillet 1942, les gendarmes arrêtent 4 personnes juives à Saint-Dizier, dont les parents de Colette et Anette. Au moment de son arrestation, Monsieur ROZEN tente de fuir de son domicile et se fait une entorse. Sous bonne escorte, il est conduit ainsi que son épouse à l’hôpital de Saint-Dizier. Les proches voisins et Colette viennent leur rendre visite. Les voisins, deux couples non-juifs, proposent de prendre en charge les fillettes le temps nécessaire. Monsieur et Madame ROZEN, très touchés, donnent immédiatement leur accord. Ils se disent très sensibles à ces gestes qui viennent du cœur.

La décision de transférer Madame ROZEN à la prison de Châlons sur Marne intervient en fin d’après-midi. Malgré la blessure qui le fait souffrir, son mari insiste pour partir avec elle afin, écrira-t’il « de supporter ensemble notre grande peine de la séparation de nos petites chéries… »

De la prison de Châlons, Monsieur ROZEN adresse plusieurs lettres passées clandestinement aux deux familles d’accueil. Dans la première, on peut notamment lire ceci : « Vous ne pouvez pas imaginer à quel point nous sommes heureux dans notre malheur, que les filles soient en de si bonnes mains. Je tiens à vous exprimer notre profonde reconnaissance pour votre bonté. »

Le mardi 21 à l’aube, il écrit à la famille adoptive de Colette : « J’espère que Colette n’aura pas besoin de porter l’insigne (l’étoile jaune), vu que nous ne sommes plus là. Elle n’attirera pas l’attention des gens… »

Le jeudi 23, il annonce leur départ de Châlons : « Après avoir passé 4 jours ici, dans des conditions supportables, nous nous préparons à partir demain matin à 6 heures, vers le camp de Drancy. De là, nous serons dirigés par la suite à notre destination définitive que je crois être la Pologne… »

Il adresse également une lettre destinée à ses filles, lettre de recommandations à Colette, une lettre testament d’où émanent toute l’émotion bouleversante et l’affection, dictée par ce qu’il devine et pressent… La dernière correspondance, une carte, est rédigée de Drancy par Mme ROZEN, aux deux familles d’accueil : « Je suis très heureuse de pouvoir vous écrire quelques mots. On se prépare à partir demain matin. Où ? Comment vont mes petites filles, ma chère petite Nanette et Colette ? J’ai beaucoup de courage malgré tout. Au revoir. »

Les époux ROZEN partent du camp de Drancy pour Auschwitz, le 27 juillet 1942, une semaine après leur arrestation à Saint-Dizier, d’où ils ne sont jamais revenus…

La famille d’accueil d’Anette déménage deux fois, et emmène la fillette. Et c’est certainement cela qui a permis de lui sauver la vie.

De son côté, Colette s’entend très bien avec sa famille d’adoption, bien que souffrant de la séparation d’avec ses parents, et du fait de n’avoir plus aucune nouvelle. Le 2 juillet 1943, elle écrit une lettre qui traduit son angoisse : « La mère de Mme D. m’a dit qu’elle avait écrit au comité Israélite de Paris pour essayer d’avoir des nouvelles de sa fille qui est juive. Il regrette de ne pouvoir dire où elle était. Cà va bientôt faire un an le 19 juillet, que papa et maman sont partis… »

A la rentrée des classes d’octobre 1943, Colette est scolarisée à Wassy. Elle ne porte pas l’étoile jaune. L’une de ses camarades s’appelle Eliane…

Et arrive ce jour maudit, jeudi noir des Juifs de Haute-Marne, le 27 janvier 1944. Une grande rafle est opérée dans le département, ayant pour but, d’arrêter tous les Juifs qui s’y trouvaient encore. 96 arrestations ont lieu dans des conditions lamentables, par les gendarmes. La petite Colette, 12 ans, n’y échappe pas, les gendarmes viennent la chercher… dans la salle de classe ! Il y a un an et demi que ses parents ont été arrêtés…

Ultimes lignes écrites par Colette à ses parents adoptifs, de la prison de Châlons sur Marne :

Chers parents,

Nous sommes arrivés à Châlons à 23 H 30.
J’ai eu beaucoup de chagrin à vous quitter. Je pense sans cesse à Anette. Pourtant, il faut que j’ai du courage pour accomplir une tâche aussi lourde. J’espère vous revoir bientôt car vous savez, je souffre d’être loin de vous. C’est un sort bien injuste pour moi. Nous sommes à la prison de Châlons. Ils nous ont mis 8 dans la même cellule.
Cette nuit était très froide, j’étais couchée sur une paillasse avec l’autre petite fille. Nous ne savons pas quand nous partirons. J’espère vous donner encore une fois de mes nouvelles. Oh pourvu que je revienne, la vie ne sera pas rose.
Alors à bientôt, mille tendresses et baisers à toute la famille.
Colette qui vous aime.

Le 28, à 18 H du soir. En dernière minute, nous apprenons que nous allons partir pour Paris dans un train. On nous a dit de mettre les bagages aux bagages, mais moi je les garde.
Quelle vie. Je vous écrirai de Drancy si je peux. Tâchez de pouvoir m’envoyer un colis. Je regrette de n’avoir pas pris ma robe marron. Mes provisions s’épuisent et j’ai déjà faim. Ah, que je vais être malheureuse !

Soixante ans plus tard…

Le 27 janvier 2004, une journée du souvenir a eu lieu à Saint-Dizier, très sobre, très émouvante, à l’occasion du 60ème anniversaire de la grande rafle du jeudi 27 janvier 1944 opérée dans toute la Haute-Marne.

Anette, la petite sœur de Colette, était présente. Elle est l’unique survivante d’une famille décimée. Nous nous voyons régulièrement depuis plusieurs années, et une profonde affection réciproque est née entre nous à travers le souvenir de Colette. Bouleversée, elle me confie : « J’ai ouvert votre courrier ce mardi et je ne puis vous dire l’émotion que j’ai eue. J’ai gardé la dernière lettre de Colette comme un trésor, pour ne jamais oublier cette petite fille qui était ma sœur, et qui, avec ses pauvres mots, essaie de transcrire son chagrin, son angoisse et son désir de vivre… Vos démarches me touchent et me font du bien. »

Eliane M., la camarade de classe de Colette, était là elle-aussi. Elle était tellement émue qu’elle arrivait à peine à parler. Elle réussit au prix d’une violente émotion à me relater ce dont elle avait été témoin : « Jamais je ne pourrai oublier ce jour terrible, même soixante ans après j’en suis encore bouleversée. J’étais dans la même classe que Colette. Elle était très discrète, nous ne savions pas qu’elle était juive. Elle ne portait pas l’étoile jaune. J’ai gardé intact le souvenir de ce triste jeudi 27 janvier 1944. Colette fut arrêtée à Wassy, les gendarmes sont venus la chercher à l’école. Elle a essayé de se sauver… mais en vain ! Elle a été ramenée à Saint-Dizier au domicile de ses parents adoptifs pour prendre quelques vêtements et provisions, le tout mis dans une petite valise. On sait la suite : Châlons, Drancy, convoi 68… Auschwitz… »

Elle s’interrompt un instant les yeux inondés de larmes, puis comme dans un souffle, elle me dit tout bas : « Colette ne portait pas l’étoile jaune, quelqu’un l’a dénoncée… mais il ne faut surtout pas reparler de cela… »

Si je vous ai partagé toutes ces choses, c’est parce qu’elles me submergent comme un torrent impétueux. Vous les confier me fait du bien, car je ressens que l’espace d’un instant, votre cœur a vibré et s’est ému…
Pour l’amour de Colette
" Sylviane CUARTERO "

05 avril 2007

HATIKVA

Hatikva

Aussi longtemps qu'en nos coeurs,
Vibrera l'âme juive,
Et tournée vers l'Orient
Aspirera à Sion

Notre espoir n'est pas vain,
Espérance bimillénaire,
D'être un peuple libre sur notre terre,
Le Pays de Sion et Jérusalem.

01 avril 2007

UN GALA POUR LE NORD a HAIFA

UN GALA POUR LE NORD

par Caroll Azoulay pour Guysen Israël News

Jeudi 29 mars 2007 à 12:56


Pour Mme Loan FORGERON, Consule de France à Haifa,
le Nord est probablement l’une des plus belles régions de l’Etat hébreu,
mais également l’une des plus négligée.

Si la deuxième guerre du Liban a attiré le feu des projecteurs
sur la souffrance des populations victime des tirs de roquettes
du Hezbollah, la fin des hostilités n’a malheureusement pas transformé
la donne sociale de ce Nord, victime d’une pauvreté endémique que l’on préfère oublier.
"Quelle injustice ! " déplore la Consule qui, en poste depuis 18 mois,
s’évertue à rappeler l’exemplarité de cette région dans laquelle cohabitent pacifiquement juifs arabes druzes chrétiens et bédouins.

"Lors de réunions de travail avec mes collègues de l’ambassade,
je répète souvent que le Nord fait effectivement bien partie d’Israël.
En France, il y a Paris puis la province, et en Israël il y a Tel Aviv et Jérusalem, puis le reste du pays que l’on oublie.

Le Nord en vaut pourtant la peine.
C’est une région attachante et porteuse d’espoir.
Il n’y a aucun autre endroit en Israël où il existe une coexistence
aussi pacifique que dans le Nord" affirme Loan Forgeron.

Selon elle, le Nord possède d’innombrables avantages touristiques,
agricoles, ethniques et industriels "mais est parallèlement exposé à une paupérisation galopante qui frappe notamment les familles monoparentales,
les personnes âgées et les handicapés".

Afin de tenter d’apporter un soutien aux personnes les plus défavorisées,
la diplomate a créé en novembre 2005 l’AFSNI
(Association Française de Solidarité du Nord d’Israël),
une organisation caritative rassemblant l’ensemble des villes du nord.

Apolitique, l’association regroupe les représentants des communautés
françaises de Akko, d’Afoula, de Haïfa, de Kiriat Shmona, de Naarya,
de Hadera, de Safed et Tibériade et complète le dispositif d’aide
déjà existant au Consulat afin de venir en aide aux familles
franco israéliennes qui sont dans le besoin.
On évalue à environ 10 000 le nombre de franco Israéliens installés
dans le nord, et à une cinquantaine le nombre de familles aidées en nature
(bon d’achat, vêlement ou autre) ou en argent par l’AFSNI.

"La population (française NDLR) du Nord est moins fortunée
que celle de Tel-Aviv ou de Jérusalem et pendant la guerre, par exemple,
ce sont justement les personnes les plus démunies qui n’ont pu quitter leurs habitations pour aller se mettre à l’abri dans des régions moins exposées"
explique L. Forgeron.

Le consulat, qui dispose d’un budget annuel d’environ 80 000
à 100 000 euros alloué par le ministère des Affaires Étrangères,
gère tout au long de l’année les situations sociales critiques
des Français du Nord d’Israël, mais c’est encore insuffisant,
d’où la création d’une association extérieure telle que l’AFSNI
pour renforcer les structures déjà existantes.

"L’année dernière, le budget du Consulat est exceptionnellement passé
de 100 000 euros à 150 000 euros en raison de la guerre.
Par ailleurs, les collectivités locales françaises ont versé 100 000 euros supplémentaires qui ont servi à la reconstruction de structures associatives, scolaires ou privées détruites par les tirs de Kassam.
Pour autant, les familles défavorisées continuent à avoir besoin
de notre soutien au quotidien, d’où la nécessité de se mobiliser
sans relâche" indique L.Forgeron qui organise,
le 5 avril prochain, un grand gala de solidarité en faveur de la communauté française du Nord d’Israël.

Le gala, auquel assistera l’ambassadeur de France en Israël,
Jean-Michel Casa, donnera l’occasion de participer à un concert
exceptionnel du chanteur israélien Avi Toledano.

"Il s’agit du premier gala de bienfaisance après la guerre du Liban,
et nous espérons que le produit des ventes de billets,
qui sera intégralement versé à l’AFSNI (dont les membres sont tous bénévoles), permettra de venir aider toutes les familles franco israéliennes
démunies du Nord."

Vous pouvez contribuer à cette œuvre sociale et ce, de plusieurs manières :

- Acquérir auprès du CCF de Haïfa des billets (70 NIS par personne)
- Acquérir auprès du CCF de Haïfa des billets pour des personnes en difficulté
(70 NIS par personne),
- Envoyer un don par chèque, à l’ordre de l’AFSNI.

(POSSIBILITE DE FAIRE UN CHEQUE DE DON A l’ORDRE DE L’AFSNI –
A ENVOYER AU CCF – 6 RUE ELIAHOU HAKIM – HAIFA 35430 –
TEL : 04 – 831 23 33)


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30 mars 2007
VISION DE LA GEOPOLITIQUE AU PROCHE ORIENT.

VISION DE LA GEOPOLITIQUE AU PROCHE ORIENT
Une certaine vision de la géopolitique au proche-orient
Par webmaster, samedi 24 mars 2007
www.terredisrael.com

Une mouche tombe dans une tasse de café :
- l'anglais - jette le café et s'en va
- l'américain - enlève la mouche et boit le café
- le chinois - mange la mouche et jette le café
- le japonais boit le café avec la mouche, un supplément gratuit
- l'israélien - vend le café a l'américain, la mouche au chinois et avec l'argent achète
une nouvelle tasse de café
- le palestinien - accuse Israël d'agression pour avoir mis la mouche dans son café,
appelle a l'aide l'ONU, demande un prêt a la Communauté Européenne pour acheter
une nouvelle tasse de café, utilise l'argent pour acheter des explosifs,
puis fait sauter la cafeteria où l'anglais, l'américain, le chinois et le japonais s'évertuaient
a expliquer à l'israélien qu'il a avait été trop agressif...


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REVISIONNISTE et NEGATIONNISTE

REVISIONNISTE et NEGATIONNISTE

Par André NAMIECH, dimanche 25 mars 2007
Révisionnistes et négationnistes…
www.terredisrael.com -

Les révisionnistes et les négationnistes fleurissent en ce moment sur la toile Internet.
Ils se délectent de caricatures infâmes et de slogans antijuifs qui, s’ils avaient trouvé les équivalents
contre les déviations de l’Islam, auraient provoqué des « soulèvements populaires
et planétaires » que tout le monde a déjà pu constater récemment.

On doit alors se poser la question :
Qu’est-ce qui motive ces gens à nier et à rejeter l’évidence de la Shoah qui, malheureusement,
a des preuves irréfutables et dont certains survivants peuvent encore témoigner de l’horreur et
de la barbarie humaine?

La réponse à cette question est à chercher dans un conflit interne et psychologique qui serait dévastateur
si ces « malades mentaux » atteints d'une judéophobie pathologique, ne cherchaient pas à évacuer de leur conscience ce poids insupportable et la part de responsabilité qui leur incombe…

De quoi s’agit-il ?

- Est-il supportable de découvrir soudain que la « culture » et les «croyances » qu’on vous a inculquées
depuis votre enfance, se révélaient mensongères et infondées ?

- Est-il supportable que ce peuple juif, sur qui on faisait porter tous les malheurs du monde
et qu’on croyait avoir éliminer mentalement et physiquement, après 2000 ans d’injures,
de maltraitances et d’opprobres, renaissait soudain de ses cendres, encore plus fort qu’avant ?

Reconnaître ces faits, c’est donner raison aux prophètes juifs qui avaient prédit la résurrection
du peuple juif et de l’Etat d’Israël après les longues années d’exil…
C’est reconnaître surtout que Dieu n’a pas abandonné ce peuple et que son Alliance
avec lui était toujours vivante.

Pour les négationnistes et les révisionnistes, ces faits évidents les placent devant un dilemme :

- Soit, ils se bouchent les yeux et les oreilles et continuent à s’accrocher à leur vieille planche
de « salut » qui prend l’eau de toutes parts et qui ne tardera pas à couler infailliblement;

- Soit, ils reconnaissent qu’on les a trompés, et dans ce cas, ils devraient affronter cette nouvelle
situation avec courage et honnêteté… Mais ils n’ont ni le courage ni l’honnêteté indispensables
à l’homme qui doit pouvoir se regarder en face, dans un miroir et se dire appartenir encore
à l’espèce humaine, plutôt qu’à la barbarie bestiale « tapie à leur porte ».

Dans ce même registre psychologique, le journal « La tribune de Genève » du 24 mars 2007,
a fait paraître un article intitulé: « Le Hamas a recours à des enfants pour servir sa cause »…

Cet article rapporte l’incroyable propagande que diffusent des chaînes de télévision du Proche Orient.
Il s’agit dans ce cas, d’une mère de deux enfants âgés de 5 et 3 ans,
qui s’était faite exploser en Israël, le 14 janvier 2004,
entraînant dans sa mort, quatre soldats israéliens.

L’interviewer demande aux enfants :
Où est allée votre mère ?
Réponse des enfants :
Au Paradis…
Nouvelle question :
Voulez-vous aller rejoindre votre maman et la revoir ?
Réponse des enfants :
Oui… (On devine la suite…)

Voilà comment sont « éduqués » des enfants encore aujourd’hui, dans certaines régions
de notre planète, par des groupes fanatiques.

On se souviendra aussi que, pour se donner « bonne conscience », l’Europe et l’ONU ont versé de l’argent pendant des années à ces organisations, sous « couvert » de les aider à se développer ;
alors que tout le monde savait que cet argent était utilisé pour financer ce genre "d'éducation..."

Mais surtout, ce reportage met en évidence le côté mortifère d’une « religion »
qui loue les « martyrs » et qui, paradoxalement, ne cesse de clamer :
« Dieu est miséricordieux et compatissant »…

N’est-ce pas là un problème psychique qui dépasse tout entendement vis-à-vis de nos valeurs morales qui cherchent à promouvoir la paix et l’amour du prochain pour faire accorder nos idées, nos paroles et nos actes?

Je pense aussi que l’une des causes de ces « attitudes maladives » est la Jalousie…

Un journaliste palestino-israélien Anton Shamas avait écrit dans un journal israélien,
un article où il disait que « l’aventure sioniste s’était soldée par un échec »…

Voici la réponse que lui a faite Yossy Lapid :

« Ce que ne peut supporter le monde arabe,
c’est le fait que, à la lumière des réalisations du sionisme, en Israël,
après moins de soixante ans d’existence, les échecs arabes apparaissent si humiliants et si déprimants :


- Il n’existe aucune démocratie arabe avec la liberté d’expression et de droits civiques ;


- Il y a un milliard de musulmans qui prient tous le même prophète Mohamed ;
et tous, tant qu’ils sont, ne peuvent pas résoudre le problème des égouts à Gaza…


- Depuis quarante sept ans, les Palestiniens se sont préparés à l’indépendance,
et pourtant ils ne se sont toujours pas mis à ramasser les ordures ménagères à Jéricho…


- Malgré tous les revenus du pétrole dont ils disposent, les pays arabes ne sont pas parvenus
à construire l’hôpital de Deir El Balah…


- Tous les robinets en or massif d’Arabie Saoudite et tous les jacuzzis du Koweit
ne suffisent pas à fournir de l’eau potable à Jabalyia…


C’est bien ce qui exaspère les musulmans.

Et pour conclure, Yossy Lapid, s’adressant à son homologue palestino-israélien ,
lui dit :
« Allons, tu sais tout cela, et c’est bien ce qui t’exaspère. C’est l’envie qui te dévore et qui t’égare… »

Combien sont-ils encore dans le monde, à s’égarer de la sorte et à être dévorés par la jalousie?
Malheureusement beaucoup…
Ils n’arrivent pas à identifier les vrais coupables de leur triste sort…
et s’acharnent à reporter la haine d’eux-mêmes et de leur aveuglement sur les autres…


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30 mars 2007

VISION DE LA GEOPOLITIQUE AU PROCHE ORIENT.

VISION DE LA GEOPOLITIQUE AU PROCHE ORIENT.
Une certaine vision de la géopolitique au proche-orient
Par webmaster,

Une mouche tombe dans une tasse de café :
- l'anglais - jette le café et s'en va
- l'américain - enlève la mouche et boit le café
- le chinois - mange la mouche et jette le café
- le japonais boit le café avec la mouche, un supplément gratuit
- l'israélien - vend le café a l'américain, la mouche au chinois
et avec l'argent achète une nouvelle tasse de café
- le palestinien :
- accuse Israël d'agression pour avoir mis la mouche dans son café,
appelle a l'aide l'ONU, demande un prêt a la Communauté Européenne
pour acheter une nouvelle tasse de café,
utilise l'argent pour acheter des explosifs,
puis fait sauter la cafeteria
où l'anglais, l'américain, le chinois et le japonais s'évertuaient
a expliquer à l'israélien qu'il a avait été trop agressif...

REVISIONNISTES ET NEGATIONNISTES

REVISIONNISTES et NEGATIONNISTES
Par André NAMIECH, dimanche 25 mars 2007
Points de vue sur terredisrael.com -

Les révisionnistes et les négationnistes fleurissent en ce moment sur
la toile Internet.
Ils se délectent de caricatures infâmes et de slogans antijuifs qui,
s’ils avaient trouvé les équivalents contre les déviations de l’Islam,
auraient provoqué des « soulèvements populaires et planétaires »
que tout le monde a déjà pu constater récemment.

On doit alors se poser la question : Qu’est-ce qui motive ces gens à nier
et à rejeter l’évidence de la Shoah qui, malheureusement, a des preuves irréfutables et dont certains survivants peuvent encore témoigner
de l’horreur et de la barbarie humaine ?

La réponse à cette question est à chercher dans un conflit interne
et psychologique qui serait dévastateur si ces « malades mentaux »
atteints d'une judéophobie pathologique, ne cherchaient pas à évacuer
de leur conscience ce poids insupportable et la part de responsabilité
qui leur incombe…

De quoi s’agit-il ?

- Est-il supportable de découvrir soudain que la « culture »
et les «croyances » qu’on vous a inculquées depuis votre enfance,
se révélaient mensongères et infondées ?

- Est-il supportable que ce peuple juif, sur qui on faisait porter
tous les malheurs du monde et qu’on croyait avoir éliminer mentalement et physiquement, après 2000 ans d’injures, de maltraitances et d’opprobres,
renaissait soudain de ses cendres, encore plus fort qu’avant ?

Reconnaître ces faits, c’est donner raison aux prophètes juifs
qui avaient prédit la résurrection du peuple juif et de l’Etat d’Israël
après les longues années d’exil… C’est reconnaître surtout que Dieu n’a pas abandonné ce peuple et que son Alliance avec lui était toujours vivante.

Pour les négationnistes et les révisionnistes,
ces faits évidents les placent devant un dilemme :

- Soit, ils se bouchent les yeux et les oreilles et continuent
à s’accrocher à leur vieille planche de « salut » qui prend l’eau
de toutes parts et qui ne tardera pas à couler infailliblement;

- Soit, ils reconnaissent qu’on les a trompés, et dans ce cas,
ils devraient affronter cette nouvelle situation avec courage
et honnêteté…
Mais ils n’ont ni le courage ni l’honnêteté indispensables à l’homme
qui doit pouvoir se regarder en face,
dans un miroir et se dire appartenir encore à l’espèce humaine,
plutôt qu’à la barbarie bestiale « tapie à leur porte ».

Dans ce même registre psychologique, le journal « La tribune de Genève »
du 24 mars 2007, a fait paraître un article intitulé:
« Le Hamas a recours à des enfants pour servir sa cause »…

Cet article rapporte l’incroyable propagande que diffusent des chaînes
de télévision du Proche Orient.
Il s’agit dans ce cas, d’une mère de deux enfants âgés de 5 et 3 ans,
qui s’était faite exploser en Israël, le 14 janvier 2004,
entraînant dans sa mort, quatre soldats israéliens.

L’interviewer demande aux enfants :
Où est allée votre mère ?
Réponse des enfants :
Au Paradis…
Nouvelle question :
Voulez-vous aller rejoindre votre maman et la revoir ?
Réponse des enfants :
Oui… (On devine la suite…)

Voilà comment sont « éduqués » des enfants encore aujourd’hui,
dans certaines régions de notre planète, par des groupes fanatiques.

On se souviendra aussi que, pour se donner « bonne conscience »,
l’Europe et l’ONU ont versé de l’argent pendant des années
à ces organisations, sous « couvert » de les aider à se développer ;
alors que tout le monde savait que cet argent était utilisé pour financer
ce genre "d'éducation..."

Mais surtout, ce reportage met en évidence le côté mortifère d’une
« religion » qui loue les « martyrs » et qui, paradoxalement, ne cesse de clamer : « Dieu est miséricordieux et compatissant »…

N’est-ce pas là un problème psychique qui dépasse tout entendement
vis-à-vis de nos valeurs morales qui cherchent à promouvoir la paix
et l’amour du prochain pour faire accorder nos idées,
nos paroles et nos actes?

Je pense aussi que l’une des causes de ces « attitudes maladives »
est la Jalousie…

Un journaliste palestino-israélien Anton Shamas
avait écrit dans un journal israélien, un article où il disait que
« l’aventure sioniste s’était soldée par un échec »…

Voici la réponse que lui a faite Yossy Lapid :

« Ce que ne peut supporter le monde arabe, c’est le fait que,
à la lumière des réalisations du sionisme, en Israël,
après moins de soixante ans d’existence, les échecs arabes apparaissent
si humiliants et si déprimants :


- Il n’existe aucune démocratie arabe avec la liberté d’expression
et de droits civiques ;


- Il y a un milliard de musulmans qui prient tous le même prophète Mohamed ;
et tous, tant qu’ils sont, ne peuvent pas résoudre le problème des égouts à Gaza…


- Depuis quarante sept ans,
les Palestiniens se sont préparés à l’indépendance,
et pourtant ils ne se sont toujours pas mis à ramasser les ordures
ménagères à Jéricho…


- Malgré tous les revenus du pétrole dont ils disposent
les pays arabes ne sont pas parvenus à construire
l’hôpital de Deir El Balah…


- Tous les robinets en or massif d’Arabie Saoudite
et tous les jacuzzis du Koweit ne suffisent pas à fournir
de l’eau potable à Jabalyia…


C’est bien ce qui exaspère les musulmans.

Et pour conclure, Yossy Lapid, s’adressant à son homologue
palestino-israélien , lui dit :
« Allons, tu sais tout cela, et c’est bien ce qui t’exaspère.
C’est l’envie qui te dévore et qui t’égare… »

Combien sont-ils encore dans le monde,
à s’égarer de la sorte et à être dévorés par la jalousie?
Malheureusement beaucoup…
Ils n’arrivent pas à identifier les vrais coupables de leur triste sort…
et s’acharnent à reporter la haine d’eux-mêmes
et de leur aveuglement sur les autres…

ISRAEL : LA TERRE DE LA REPARATION

vendredi 30 mars 2007

Israël : la terre de la réparation
Par André NAMIECH, vendredi 30 mars 2007
" TERREDISRAEL.com "

ISRAEL:TERRE DE LA REPARATION.

Certaines personnes sont venu en Israël (et viennent encore),
non pas pour donner le meilleur d’elles-mêmes pour le bien du pays
et se ses habitants, mais pour exploiter à leur avantage personnel,
et par tous les moyens possibles (mêmes les plus condamnables),
tous les profits qu’elles peuvent en tirer.
C’est pourquoi nous apprenons souvent, grâce aux médias,
les méfaits que telles ou telles personnes ont commis.
Pour beaucoup de gens honnêtes, cela provoque non seulement
un grand malaise, mais surtout une grande déception, voir même
un désespoir par rapport à l’image idéale qu’elles se faisaient d’Israël... _ « Comment, se disent-elles, peut-on commettre, même en Israël, des vols, des assassinats, des abus de pouvoir, des corruptions ? Comment peut-il y avoir encore des gens malhonnêtes, après ce que le peuple juif a vécu et souffert ? Cela voudrait dire qu’Israël est devenu un pays comme les autres ? Qu’est-ce qui distingue encore Israël du reste du monde ?

En posant cette question, il m’est venu la réponse du rav Nachman de Breslav (Sepher Eretz Israël) qui disait : «La terre d’Israël est le lieu où doit se faire l’essentiel de la réparation de tous les mondes et de toutes les âmes, car c’est là que se trouve l’essentiel du dévoilement du divin dans le monde (Extrait du livre « Le Retour d’Israël et l’Espérance du monde » de Abraham Livni).

C’est ainsi qu’on peut comprendre qu’il ne pourrait y avoir de possibilités de réparation, si tout le monde était déjà parfait, si tout se passait dans les meilleures conditions, si les rapports entre les hommes étaient fraternels, si l’honnêteté et la bonté régnaient en maîtres dans le monde…

Il serait naïf de croire que par un simple « coup de baguette magique », les mauvais penchants de l’homme pouvaient disparaître, sans efforts et sans mérite.

Dans un article paru dans la revue « Shalom » de mars 2007, Emmanuel Halpérin écrit : « Il est incontestable que l’ère des pères fondateurs et de leurs disciples a pris fin et que le niveau moyen du leadership politique laisse à désirer… mais ce n’est pas non plus l’égout sans fond que certains ont décidé de dénoncer… S’il y a quelque chose de pourri au sein de la classe politique, l’odeur qui en émane provient des travaux de nettoyage et de réfection en cours. Car la Société se défend et sait faire preuve d’efficacité… »

Voilà qui est encourageant car, toutes ces « affaires » n’auraient pu être dénoncées s’il n’y avait pas eu en Israël des juges, des policiers et des institutions nationales qui confirment qu'en Israël, nul ne peut déroger à la Justice et aux Lois, quelque soit sa fonction, son statut ou son rang…

Emmanuel Halpérin conclut son article ainsi :
« Quand on sait d’où l’on vient, quand on mesure le chemin parcouru,
comment douter de la capacité de cette société dynamique à surmonter
ses peurs et ses insuffisances ? Lucidité et volonté ne lui font pas défaut… »

En cette veille de Pessah, rappelons-nous que, lorsque les enfants d’Israël se trouvaient devant la mer rouge, après leur sotie d’Egypte, et qu’ils avaient derrière eux l’armée du Pharaon qui voulait les exterminer, la Torah nous dit : « Qu’ils eurent foi en Dieu »… C’est alors que des miracles peuvent se produire pour renverser des situations qui semblent parfois désespérées pour Israël…

Hag Saméah
WWW.TERREDISRAEL.com -

24 mars 2007

ISRAEL C'EST CELA.....

ISRAEL C'EST CELA.....
Vous trouverez, ci-dessous, la réponse de Yossef Lapid
a un article d'Anton Shamas, auteur palestino israélien,
parue dans le numéro de Yom Haatzmaout
de l' hebdomadaire tel-avivien.
Une réponse particulièrement brillante et réaliste, qui remet
les choses à leur place !
L' auteur palestino-israélien, connu pour l'égalité
de sa plume, écrivait:

«Mesdames et Messieurs,
le moment est venu, en ce jour de fête, de reconnaitre
avec une totale franchise, sans sentiments de honte,
ni en baissant les yeux, que toute cette affaire s'est mal terminee.
L'aventure sioniste s'est soldée par un échec total".

Réponse de Yossef Lapid

"Shamas, mon ami,
Le sionisme est la plus grande "success story" du XXe siècle.

a.). Cinquante ans après la défaite de Hitler
et du Mufti de Jérusalem,
le sionisme vit et prospère au coeur du Moyen-Orient,
dans un Etat de 4 millions et demi de Juifs, dont la survie
pouvait faire doute, à un moment donné.
b.). La langue hébraïque (une des merveilles du sionisme)
a fait l'union des Sabras ( Israeliens nes dans le pays )
et des réfugiés des camps, des Sefarades et des Juifs
d'Orient et d'Occident.
c.) . En un demi-siècle et en partant pratiquement de zéro,
les sionistes ont forge un Etat qui lance ses propres
satellites dans l'espace et approvisionne la marine americaine
en avions-espions sans pilote.
d.). Un Etat qui exporte des progiciels compliqués et enseigne
aux Latino-Américains comment faire pousser des melons.
e.). Un Etat qui exporte tous les mois des produits, pour une
valeur de plus d' un milliard de dollars, vers l'Europe
occidentale, les Etats-Unis et meme le Japon.
f.). Une démocratie exemplaire, où les ministres craignent
les contrôles de comptes et ou les juges ne craignent que D-ieu .
g.) . Un Etat qui a produit une armée considérée comme l'une
des meilleures du monde.
h.). Un Etat où il y a peu de crimes de sang, mais beaucoup
de bons concerts.
I.). Où les fidèles de toutes les religions jouissent de la liberté
de culte, et où les non-croyants sont également
les bienvenus.
j.). 10% des citoyens du pays sont de nouveaux immigrants.
k.). 89% estiment que, malgré toutes les difficultés
(et l'Agence Juive), C'est un pays ou il fait bon vivre.

Voilà un Etat où un Anton Shamas est libre,
un jour de fête nationale ( israelienne ), de publier
une virulente attaque contre tout ce qui est cher aux Juifs
vivant dans ce pays.

Shamas sera peut-être capable de nous pardonner tout cela.
Mais ce qu'il ne peut pas supporter, c'est le fait que,
présentés à la lumière des réalisations du sionisme,
les échecs arabes apparaissent si humiliants et déprimants.
a.). Combien y a t il de Palestiniens, mon ami ?
un million ? deux ? trois ?

b.) . Et combien d'Etats arabes t'entourent ? -
Vingt ? Vingt pays de rois et de dictateurs,
de terreur et d'effusion de sang.
c.). Il n'existe pas une seule démocratie Arabe avec liberté
d'expression et droits civiques.
d.). Tu nous parles de l'échec de l'Etat d'Israël.
Comparé à qui, à quoi ?
A l'Algérie ? A l'Egypte ? A l'Irak ?
e.). Combien y a-t-il d'Arabes entre l'Océan Atlantique et
le Golfe Persique ? - Cent millions ? Deux cents millions ?
f.). Et combien y a-t-il de musulmans ? - Un milliard !
et ils prient tous le même Allah,
au nom du même prophète, Mahomet.
Et tous, tant qu'ils sont, ils ne peuvent pas résoudre
le problème des égouts a Gaza !!.
Depuis 47 ans, vous vous êtes préparés à l'indépendance
palestinienne, et pourtant vous ne vous êtes toujours pas
mis à ramasser les ordures menageres à Jericho.
Malgré tout le pétrole du monde,
vous n'êtes pas parvenus à mobiliser la fraternité Arabe
necessaire pour construire l'hôpital, à Deir El Balah .
Et tous les robinets en or massif d'Arabie Saoudite
et tous les jacuzzis du Koweit ne suffisent pas a fournir
de l'eau potable à Jabalyia.
Ceci dit, mon ami - tu le sais bien, n'est-ce pas ?
- si un million de Juifs vivaient à Gaza, cette ville
deviendrait un paradis sur terre.
A ce moment-là, les ouvriers palestiniens feraient la queue
( au passage d' Erez ) pour y travailler.
S'il y avait dans le monde un milliard de croyants juifs,
les Juifs de Gaza n'auraient pas besoin d'aumônes onusiennes.
Les Juifs du monde prendraient soin des Juifs de Gaza,
et Gaza serait depuis longtemps la perle de la Méditerranée.
Allons, tu sais tout cela, Anton Shamas,
et c'est bien ce qui t'exaspere.
C'est l'envie qui te dévore et qui t'égare.
Ainsi, vois-tu, le moment est venu de conclure avec
une totale franchise, sans sentiment de honte,
ni en baissant les yeux:
cela n'a pas marché, toute cette affaire.
L'aventure palestinienne s'est soldée par un échec total."
Yossi Lapid ___________________________________________________________________________
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23 mars 2007

A LA DERNIERE MINUTE....

À la dernière minute...


A la dernière minute, je me suis dépêchée de me rendre
au magasin à rayons pour faire mes emplettes de Noël.
Quand j'ai vu tout le monde qu'il y avait,
je me suis mise à maugréer.
"Je vais passer un temps interminable ici et j'ai encore
tant de choses à faire, Noël commence vraiment à devenir une corvée.
Ce serait tellement bien de me coucher et de me réveiller seulement après...
Mais je me suis fait un chemin jusqu'au département des jouets et là,
j'ai commencé à maugréer contre le prix des jouets en me demandant si
les enfants joueraient vraiment avec.
Je me suis retrouvée dans l'allée des jouets.

Du coin de l'oeil, j'ai remarqué un petit bonhomme d'environ 5 ans qui tenait une jolie petite poupée contre lui... Il n'arrêtait pas de lui caresser les cheveux et de la serrer doucement contre lui. Je me demandais à qui était destinée la poupée. Puis le petit garçon se retourna vers la dame près de lui : Ma tante, es-tu certaine que je n'ai pas assez de sous? La dame lui répondit avec un peu d'impatience: "Tu le sais que tu n'as pas assez de sous pour l'acheter". Puis sa tante lui demanda de rester là et de l'attendre quelques minutes. Puis elle partit rapidement.

Le petit garçon tenait toujours la poupée dans ses mains.
Finalement, je me suis dirigée vers lui et lui ai demandé à qui il voulait donner la poupée. "C'est la poupée que ma petite soeur désirait plus que tout pour Noël. Elle était sûre que le Père Noël lui apporterait. Je lui dis alors qu'il allait peut-être lui apporter. Il me répondit tristement: "Non, le Père Noël ne peut pas aller là où ma petite soeur se trouve maintenant. Il faut que je donne la poupée à ma maman pour qu'elle lui apporte", Il avait les yeux tellement tristes en disant cela. "Elle est partie rejoindre Jésus. Papa dit que maman va aller retrouver Jésus bientôt elle aussi, alors j'ai pensé qu elle pourrait prendre la poupée avec elle et la donner à ma petite soeur. Mon coeur s'est presque arrêté de battre. Le petit garçon a levé les yeux vers moi et m'a dit: "J'ai dit à papa de dire à maman de ne pas partir tout de suite. Je lui ai demandé d'attendre que je revienne du magasin. "Puis il m'a montré une photo de lui prise dans le magasin, sur laquelle il tenait la poupée en me disant : "Je veux que maman apporte aussi cette photo avec elle, comme ça, elle ne m'oubliera pas. J'aime ma maman et j'aimerais qu'elle ne me quitte pas mais papa dit qu'il faut qu'elle aille avec ma petite soeur" Puis il baissa la tête et resta silencieux.

Je fouillai dans mon sac à mains, sortis une liasse de billets et demandai au petit garçon: "Et si on recomptait tes sous une dernière fois pour voir ?" "Ok" dit-il "Il faut que j'en aie assez" Je glissai mon argent avec la sienne et nous avons commencé à compter. Il y en avait amplement pour la poupée et même plus. Doucement, le petit garçon murmura: "Merci Jésus pour m'avoir donné assez de sous. Puis il me regarda et dit: "J'avais demandé à Jésus de s'arranger pour que j'aie assez de sous pour acheter cette poupée afin que ma maman puisse l'apporter à ma soeur. Il a entendu ma prière. Je voulais aussi avoir assez de sous pour acheter une rose blanche à ma maman mais je n'osais pas lui demander. Mais il m'a donné assez de sous pour acheter la poupée et la rose blanche. Vous savez, ma maman aime
tellement les roses blanches..."

Quelques minutes plus tard, sa tante revint et je m'éloignai en poussant mon panier. Je terminai mon magasinage dans un état d'esprit complètement différent de celui dans lequel je l'avais commencé. Je n'arrivais pas à oublier le petit garçon. Puis, je me suis rappelée un article paru dans le journal, quelques jours auparavant et qui parlait d'un conducteur en état d'ivresse qui avait frappé une voiture dans laquelle se trouvait une jeune femme et sa fille. La petite fille était morte sur le coup et la mère gravement blessée. La famille devait décider s'ils allaient la faire débrancher du respirateur. Est-ce que c'était la famille de ce petit garçon?

Deux jours plus tard, je lus dans le journal que la jeune femme était morte. Je ne pus m'empêcher d'aller acheter un bouquet de roses blanches et me rendre au salon mortuaire où était exposée la jeune dame. Elle était là, tenant une jolie rose blanche dans sa main, avec la poupée et la photo du petit garçon dans le magasin. J'ai sorti du salon en pleurant, sentant que ma vie changerait pour toujours. L'amour que ce petit garçon avait pour sa maman et sa soeur était tellement incroyable. Et en une fraction de seconde,
un conducteur ivre lui a tout enlevé.

Espérant que ce message puisse rejoindre quelqu'un dans son coeur et son esprit,
juste assez pour l'empêcher de conduire après avoir pris de l'alcool

Les amis sont des anges qui nous soulèvent quand
nos ailes n'arrivent plus à se rappeler comment voler...

16 mars 2007

BORDEAUX FEVRIER 1942

Bordeaux Février 1942.
Une jeune femme, encombrée d'un étui de violoncelle
qu 'elle serre maladroitement contre elle, monte dans le
tramway de Pessac à Bordeaux. Elle se dirige vers l' avant
du tram, là où restent toujours des places libres,
en provoquant sur son passage les quolibets obscènes des
ouvriers de la base de sous-marins et les grognements
des autres passagers, endormis et frigorifiés, qu'elle
heurte de son volumineux bagage.
Elle finit par s'asseoir près d'une fenêtre, tenant
toujours son étui de violoncelle serré contre son corps.
En face d'elle, un jeune homme portant des lunettes de myope
l'a observée pendant qu'elle s'asseyait mais, par timidité,
il a détourné la tête dès que le regard de la jeune femme
a croisé le sien et il semble maintenant complètement absorbé
par la banlieue bordelaise qui défile.
À son tour, elle l'observe et, très vite, s'aperçoit
que le jeune homme la regarde dans le reflet de la vitre
du tramway. Par jeu et par défi, elle le regarde à son tour
dans le même reflet et lui sourit. Le garçon rougit mais
continue à faire semblant de regarder dehors.
Alors, de son index ganté de laine, sur la buée de la vitre,
juste à la hauteur des yeux du jeune homme, elle écrit
son prénom : Clara.
Lui, écarlate, parvient à rester imperturbable, et ne
la regarde même pas lorsque, arrivée au conservatoire,
elle descend du tramway.
Le lendemain matin, les ouvriers de la base de
sous-marins reprennent de plus belle leurs commentaires grossiers
sur le passage de Clara. L'un d'entre eux, un petit bonhomme à
casquette, aux joues couperosées, écarte de façon obscène ses
jambes en bleu de travail pour imiter la position
des violoncellistes.
Mais Clara est déjà assise en face du jeune homme aux
lunettes de myope. Juste au moment où il va recommencer son
manège de la veille et se mettre à regarder le paysage,
elle lui dit bonjour d'une voix enjouée.
Alors il la regarde. Alors ils se regardent.
Interminablement. Et sans dire un mot, juste dans ce regard
échangé, ces deux-là se racontent, ils s'offrent leurs enfances,
ils ne se connaissaient pas mais se savent déjà et se boivent des yeux.

Elle bougea la première comme on brise un cristal.
Elle lui tendit la main, mais en faisant ce mouvement, le bras
de l'étui de violoncelle se déplaça et l'étoile apparut.
Le jeune homme rougit en lui serrant la main, comme
s'il l'avait vue nue.
Gênée de le gêner, elle lui parla.
Elle étudiait le violoncelle au conservatoire de Bordeaux
et avait constitué avec d'autres élèves un orchestre à cordes.
Elle lui montra la partition sur laquelle elle travaillait.
Il ne connaissait rien à la musique, alors elle lui expliqua
qu'il s'agissait d'un quatuor de Haydn,
appelé l'Empereur, devenu l'hymne allemand.
A cette évocation, il ne put s'empêcher de regarder
l'étoile jaune, et lui dit : « Ça doit être un très beau morceau
pour que vous l'aimiez malgré tout... »
Elle répondit : « Il n'y pas d'autre mélodie au monde. »
Elle était arrivée.
Comme elle allait se lever, il lui attrapa la main,
dans un geste de brutale tendresse, en criant presque :
« Attendez... »
Il avait trop de choses essentielles à lui dire, alors
il balbutia : « Je veux que vous sachiez que... J'aimerais
tant vous regarder dormir et puis... et puis, tout doucement,
soulever votre visage, retourner votre oreiller
et vous reposer tout doucement du côté frais... »
C'était puéril... c'était puéril, mais Clara était
en larmes en descendant du tramway.
Le lendemain, le jeune homme entendit roter puis rire
les ouvriers de la base sous-marine, mais attendit en vain la jeune fille.
Il ne la vit pas non plus le lendemain...
Ni les jours suivants...
Au bout d'une semaine, il descendit du tramway à
l'arrêt du conservatoire et alla demander au concierge
s'il connaissait une amie à lui, qui se prénommait Clara
et jouait du violoncelle.
Le vieux Monsieur lui expliqua que les miliciens étaient
venus, et qu'ils avaient emmené les juifs, même des enfants,
mais ils avaient un ordre officiel de Papon, précisa-t-il.
Le jeune homme, dévasté, se fit la remarque idiote
que la loge sentait l'urine de chat.
« Vous êtes de la famille de Clara Kaplan ? »
demanda le concierge.
Il s'entendit répondre : « Nous allions nous marier »
, alors le vieux Monsieur qui sentait l'urine de chat
lui remit le violoncelle dans son étui.

Après avoir eu les mains brisées
par des gardiennes polonaises,
Clara Kaplan mourut à Ravensbrück en avril 1944.

L'autre soir, à la télévision, on nous montra l'arrivée
en hélicoptère de Maurice Papon à la prison de Fresnes.
Dans la foule massée devant la maison d'arrêt,
on voyait un vieux Monsieur portant des lunettes de myope
qui attendait, anachronique, face aux Terminators
du cordon de C.R.S.
Quand l'hélicoptère amenant l'immonde se posa dans la cour
sous les huées des voleurs d'autoradios, le vieux Monsieur leva
les bras et tendit très haut un carton sur lequel,
d'une écriture appliquée, avec des pleins et des déliés,
il avait juste écrit « Clara » .
Et je vous jure qu'à cet instant, devant ma télévision,
j'ai entendu un violoncelle qui jouait l'hymne allemand
et une voix de jeune fille qui disait :
« Il n'y a pas d'autre mélodie au monde. »

Guy Carlier -

Je vous ai apporté mes radios, lettres et chroniques

14 mars 2007

JUIFS , DEBOUT

Parution dans le dernier Numero de l' IMPACT

JUIFS, DEBOUT !
Jacques KUPFER.

"Nous devrions mettre de côté notre combat interne
et ne lever nos armes que contre l'occupation israélienne".
Cette déclaration suivie d'un éloge appuyé au terroriste
Ahmed Yassin fut le prélude à une importante constatation :
"les fils d'Israël sont mentionnés (dans le Coran)
comme ceux qui corrompent l'humanité sur terre".
Ces propos ont été tenus devant une meute de journalistes
étrangers et israéliens qui ont titré leur reportage
"Appel à l'union nationale".
Il faut préciser que ces paroles n'émanent pas du chef
du Hamas à Gaza mais ont été tenus par le négationniste
Mahmoud Abbas à Ramallah! Celui qui s'exprime ainsi
ouvertement est celui que nous appelons dans notre élan
autodestructeur un "modéré", celui auquel le gouvernement
Olmert a autorisé l'envoi d'armes et de munitions,
celui pour lequel nous avons débloqué cent millions
de dollars et pavé la route pour l'octroi de subsides américains

Quel enthousiasme pour nous apprendre que les deux
branches d'assassins se sont réconciliées à La Mecque
(comme si quelque chose de positif était déjà venu
ou pouvait provenir de cette ville!).
En fait, la seule différence essentielle entre le chef
des terroristes du Fatah et celui du Hamas est que
le premier porte une cravate et que le second n'a pas encore
appris à en nouer une.
Il y a d'ailleurs une corde qui a fait ses preuves à Bagdad
et qui remplirait parfaitement cette fonction.

Et notre ministre de l'environnement,
Gideon Ezra, propose de libérer le criminel Arabe Barghouti
condamné plusieurs fois à perpétuité pour crimes
(reconnus même par nos juges si modérés
en ce qui concerne les affaires arabes).

Pendant ce temps les Kassam pleuvent sur Israël mais "sans victimes ni dégâts matériels". L'honneur national étant mort à Oslo, l'apathie générale et l'anesthésie qui ont frappé notre peuple permettent de considérer les attaques contre le territoire national comme un événement mineur. Aucun pays au monde ne l'aurait toléré tout en l'affublant du sinistre patronyme de "cessez-le-feu"!

Les travaux de la rampe menant à notre Mont du Temple sont stoppés par des émeutiers arabes et les instructions du maire de Jérusalem. Le fait que des Juifs entreprennent des rénovations dans leur capitale, près du lieu le plus saint de notre peuple risquerait de donner prise aux protestations des indonésiens et même des malaysiens! Il est vrai que depuis que nos grands rabbins ont jugé utile de siéger avec le clergé musulman pour décréter que la sainteté de Jérusalem ne pouvait tolérer de défilé homosexuel, les arabes pensent avoir des droits identiques ou plutôt supérieurs à ceux des juifs dans notre capitale. Le premier ministre d'Israël, Ehud Olmert, ou plutôt son premier sinistre, a autorisé des Turcs à venir contrôler les travaux abandonnant ainsi encore un pan supplémentaire de notre souveraineté et invitant de futures pressions sur l'Etat. Nous revoilà sous la tutelle ottomane avec à la tête de la délégation turque, un adepte du Hamas.

Notre future ministre de la culture et des sciences est un Arabe travailliste qui aurait l'avantage ainsi d'apporter les voix arabes du parti travailliste à notre ministre de la défense Amir Peretz. Toute protestation serait bien entendu considérée comme raciste et susceptible de poursuites. Notre culture juive est en de bonnes mains…sans parler de notre éducation avec une ministre de "Chalom akhchav".

Des Juifs sont expulsés de maisons juives à Jérusalem et Hébron pour complaire à la cinquième colonne Arabe du pays et des bruits de démantèlement futur bruissent dans les couloirs ministériels.

Le Hezbollah a reconstruit son potentiel militaire, ses caches d'armes débordent mais grâce à ce gouvernement inapte, nous avons désormais entre les terroristes et Tsahal des unités de la Finul et de l'armée libanaise. Les conditions posées par la résolution de l'ONU ne sont respectées que dans la mesure où elles nuisent à l'Etat Juif.

Et nous continuons de mariner dans notre inconscience absolue en regardant sombrer notre capacité de réflexion, de réaction et de défense. Dans n'importe quel pays du monde, une telle situation créée par un gouvernement Kleenex qui ne servira même pas une fois entière, aurait entraîné le peuple dans la rue.

Incompétence et corruption dans toutes les sphères de la vie publique caractérisent notre mode de fonctionnement. Il est temps de se réveiller, d'injecter une dose massive de sionisme et de judaïsme pour assurer la pérennité de notre destinée.
Ce peut être le rôle des Juifs de France.
Alors, Juifs, debout!

Jacques Kupfer
Membre de l'Exécutif Sioniste Mondial
pour le Likoud Mondial.

11 mars 2007

" JONATHAN " ROMAN de CLAUDE LEIBENSON

« Jonathan », roman de Claude Leibenson

Par Nicole Benaim pour Guysen Israël News

Jeudi 8 mars 2007


Ce roman a été inspiré par des faits réels.
Il témoigne de la vie d’une yeshiva* en Ukraine
au début du 20ème siècle.
Les différents courants de la pensée juive qui s’inscrivent
dans une époque tourmentée par les pogroms, y sont analysés .
« Jonathan » est aussi un roman d’amour qui s’achève avec
le départ du héros pour la Palestine.

Dans le tradition des romans en langue Yiddish,
Claude Leibenson nous fait pénétrer avec sensibilité et
justesse dans l’univers disparu des shtetls, ces bourgades
d’Europe Centrale et d’Europe de l’Est habitées par des
Juifs, avec leurs codes, leurs croyances, leurs souffrances.
Le monde juif du début du 20ème siècle est en pleine mutation,
avec l’espoir d’un avenir meilleur. On lit ce livre
d’aventure, lumineux et poétique d’une seule traite.

Un voyage peuplé de souvenirs
L’action se situe durant l’automne 1901,
dans un village d’Ukraine. Le héros Jonathan a 14ans.
Son père, talmudiste fervent, décide de l’envoyer étudier
à la yeshiva de Mir. Jonathan se destine au rabbinat.
Jonathan quitte son village natal, sa douce mère inquiète,
son père qu’il admire sans réserves et Rachel,
petite voisine orpheline de mère adoptée par les parents
de Jonathan, Rachel à laquelle il racontait des légendes
dont celle du roi Salomon.
Il part dans la charrette du paysan Fédor, va découvrir
émerveillé les champs de blé et de tournesol jaunes
car il ne connaît même pas les environs de sa maison.

Une yeshiva en Ukraine

Nous allons suivre Jonathan jusqu’à la yeshiva de Mir,
partager les émotions de cet adolescent pur et fragile,
élevé jusque là dans la prière et la crainte tout à la fois
méprisante et respectueuse des femmes.
Durant de longs mois il lit, traduit et commente le Talmud
avec d’autres garçons sous la direction chaleureuse
du Rosch (le maître).
Dans cet univers clos, ascétique, règne l’enthousiasme
et la joie. L’enseignement religieux y est fondé
sur le respect, la noblesse des rapports humains et la
transmission d’une pensée juive profonde.
Durant ses études Jonathan nouera une amitié solide
avec Johanan.
Ce dernier l’entraînera dans des séances secrètes
d’initiation aux mystères de la Kabbale.

Un environnement hostile

Mais Jonathan découvrira aussi le monde extérieur hostile
aux Juifs, le lynchage massif spontané ou prémédité des Juifs
avec destruction de leurs biens, maisons, boutiques,
centres religieux. En réaction à ces pogroms, vont s’affirmer
des courants de pensée opposés entre Juifs :
le Bund, mouvement socialiste révolutionnaire et le Sionisme .
En ce début du 20ème siècle,
l ‘idéologie sioniste se développe en Europe, malgré
l’opposition de la grande majorité des Juifs.
Jonathan va aussi rencontrer l’Amour avec Yoelle
et son destin va basculer. Après de nombreuses aventures,
il quittera l’Ukraine pour Jérusalem.

Dans la lignée d’écrivains juifs

Nous sommes dès la première page, plongés dans l’univers des écrivains de langue yiddish tels Chalom Aleikem, Isaac Barshevis Singer ou Israël Joshua Singer, pour ne citer que ceux-la.
Très vite nous comprenons que si le thème est semblable, si l’humour et la tendresse sont présents, le propos est ici différent . Il s’agit certes d’un roman, mais l’auteur travaille en anthropologue.
La vie dans une école juive d’Ukraine au début du 20éme siècle est minutieusement relatée . Claude Leibenson décrit avec enthousiasme et retenue ses protagonistes. Sont balayées les images de vieux juifs obscurantistes, distribuant un enseignement obsolète. Ici tout est lumière et exercices d’intelligence dans une atmosphère de paix et d’harmonie.
Dans ce monde en pleine mutation, Claude Leibenson centre l’intérêt sur les différents courants de la pensée juive qui se révèlent à Jonathan : le Bund, le Hassidisme, le Sionisme . Son érudition se rapportant à la vie et à la mystique juives est remarquable.

Tous les personnages deviennent attachants et familiers. On perçoit une grande authenticité qui vous émeut. De fait, le grand-père de l’auteur Claude Leibenson a été élève de la yeshiva de Mir en 1905, et les détails de la vie quotidienne , les pogroms nombreux en 1905, les séances d’initiation à la Kabbale sont tirés du récit de souvenirs.

L’auteur découpe son ouvrage en récits courts et denses, très imagés, d’une écriture cinématographique.
La simplicité voulue et le grand dépouillement contrastent avec, par instants, des passages lyriques et poétiques.

A l’intention des non initiés au Judaïsme.
*Yeshiva : école dans laquelle est dispensé un enseignement lié à l’étude du Talmud .
Talmud : recueil des lois et traditions juives accumulées de 200 ans avant JC à 500 après et leurs commentaires

Petit lexique des courants de la pensée juive
au début du 20ème siècle
en Europe Centrale et en Europe de l’Est.

Le Bund
Union générale des travailleurs de Lituanie, de Pologne et de Russie, parti politique socialiste juif, fondé à la fin du 19ème siècle dans l’Empire de Russie, s’est battu pour l’émancipation des travailleurs juifs dans le cadre d’un combat pour le socialisme. A pris part à la guerre civile aux côtés des bolcheviks et une grande partie de ses militants se ralliera au communisme. Le Bund a toujours été opposé au sionisme.

Le Sionisme
En 1896 Théodore Herzl écrit Der Judenstadt, l’Etat juif, texte fondateur du sionisme. La déclaration de Bâle en 1897 promulguera la création d’un foyer national juif, prélude à la fondation de l’Etat d’Israël le 14 mai 1948.
Le Hassidisme
Mouvement religieux juif fondé au 18ème siècle en Biélorussie et en Ukraine. Les hassidim organisés en communautés, insistent sur la communion joyeuse avec Dieu, en particulier par le chant et la danse.

La Kabbale
Tradition mystique philosophique et initiatique juive. Elle est présentée comme la Loi orale secrète donnée à Moïse sur le mont Sinaï en même temps que la Torah. Elle propose ses réponses aux questions essentielles concernant l’origine de l’univers, le rôle de l’homme et son devenir. Le Zohar est l’ouvrage majeur de la mystique juive, texte fondamental de la Kabbale.

Claude Leibenson est docteure en lettres. Elle a enseigné à Paris IV puis travaillé dans une grande galerie d’art moderne. Jonathan est son premier roman. Elle a publié chez l’Harmattan un essai : « Images de feu, images de sang dans le monde de Garcia Lorca » Elle achève un autre essai sur « le Féminin dans l’Art occidental »

Source

Claude Leibenson Jonathan. Des steppes d’Ukraine aux portes de Jérusalem, la cité bleue. L’harmattan. Collection Roman historique. 2006.

En marge du roman, Claude Leibenson explique :

La Yechiva de Mir a une histoire extraordinaire. C’était l’une des écoles juives les plus célèbres sous le régime tsariste. Durant la deuxième guerre mondiale, pour fuir les Nazis, qui pénétraient dans chaque village d’Ukraine et en tuaient systématiquement tous les habitants juifs, certains étudiants et leurs professeurs obtinrent en 1940, grâce au consul japonais Sugihira Senpo, un visa pour se rendre à Shanghai en transitant par Kobe. Ce consul qui a reçu le titre de « Juste des nations » en 1985 en Israël a ainsi délivré, contre la volonté de son gouvernement, 6000 visas et sauvé autant de vies.

C’est ainsi que fut fondée la nouvelle Yechiva de Mir à Shanghai.
En 1942, la venue en Asie de Joseph Meisinger, surnommé le « boucher de Varsovie », mettra à nouveau ces immigrés en danger de mort.
A la fin de la guerre, peu à peu, les étudiants et leurs maîtres, sont rentrés en Europe. Actuellement, deux « yeshiva de Mir » existent : l’une à Jerusalem , l’autre à New-York.
Lu sur GUYSEN " ISRAEL NEWS "